SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Samsung : 140 postes supprimés d’ici janvier

Alors que l'entreprise réalise plus de 300 milliards de dollars de chiffre d'affaires par an, Samsung décide de licencier d'un seul coup d'un seul près de 140 postes en CDI chez un de ses nombreux sous-traitants français.

Coup dur pour la fin de l’année chez le sous-traitant Impact Field Marketing lié à Samsung depuis plus de 10 ans. 140 CDI de commerciaux vont être rompus d’ici le début de l’année 2018. Alors que Samsung, fait pression sur ces mêmes salariés pour la période des fêtes de fin d’année, ces derniers savent par avance que leur destin au sein de l’entreprise est scellé, ils devront partir.

La direction peut avancer des arguments de restriction budgétaire, de compétitivité, il paraît compliquer de croire de tels arguments, quand on sait qu’il s’agit de l’une des plus grosses entreprises capitalistes au monde, qui engrange des centaines de milliards de dollars par an. Alors que cette même direction félicitait ces travailleurs de leurs résultats, et des qualités de leur service pendant ces dix dernières années, elle n’hésite pas à rompre leurs CDI. Une énième vague de licenciements qui révèle le visage impitoyable du patronat.

Même si une grève semble n’être que la seule solution dans cette situation, la tradition anti-syndicale chez Samsung est forte. L’entreprise interdit purement et simplement les syndicats, et exerce une forte pression auprès de ses sous-traitants à ce sujet.

Nous condamnons fermement Samsung, l’argument de licenciement économique est insensé en vue des recettes de l’entreprise. Nous soutenons les travailleurs victimes de ces licenciements, et soutiendrons toute action visant à défendre ces 140 CDI, et à condamner cette manœuvre qui jette des familles entières dans la précarité.

Crédits image : REUTERS/KIM HONG-JI

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Ex-FRALIB : des ouvriers patrons, ça peut marcher ? [Les terriens du dimanche - le 19 novembre 2017]
 
A VOIR ABSOLUMENT

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Chez Amazon, on instaure la délation rémunérée entre salariés

A Lauwin-Planque, l'entreprise Amazon vient de lancer un jeu permettant aux salariés de dénoncer leurs chefs, si ceux-ci ont « failli » dans l'application des mesures de sécurité.

A l’heure où la loi travail XXL supprime le CHSCT (Comité d’Hygiène, de Sécurité et des conditions de travail), Amazon innove dans la lutte contre « les manquements aux mesures de sécurité ». C’est ainsi que l’entreprise de Lauwin-Pla a lancé un jeu-concours sordide… basé sur la délation !

Celui-ci donnant la possibilité à un salarié de remplir un coupon où l’on peut inscrire le nom de son chef si ce dernier commet une faute ne respectant pas les normes de sécurité au sein de l’entreprise. Ce coupon fera gagner au salarié des points, qui seront cumulables et permettront à ce dernier de gagner des « cadeaux » si son taux de dénonciation est important. Un système qui permet donc toutes les dérives.

Au-delà du fait qu’Amazon, se montre fermé à toute amélioration des conditions de travail de ses salariés, avec une hausse des salaires par exemple, l’entreprise préfère s’amuser à instaurer le jeu de la « carotte et du bâton » auprès de ses salariés. D’autant plus que cette initiative, si elle s’avère « convaincante » pour la direction, risque de se généraliser auprès des différents sites Amazon, voire vers d’autres entreprises. De plus, si la délation ne concerne pour l’heure que les normes de sécurité et dans le sens ouvriers-chefs, il ne fait guère de doute qu’il ne s’agit que d’un premier pas, extrêmement glissant et malsain, qui pourrait se généraliser et qu’il convient de combattre sans réserve.

Crédits photo : MAXPPP

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

SOURCE : Le site LE COMPTOIR

https://comptoir.org/2017/11/17/michel-etievent-la-secu-a-ete-entierement-batie-dans-un-pays-ruine-grace-a-la-seule-volonte-militante/

Avec Macron, la privatisation de la Sécu est en marche forcée : augmentation de la CSG (contribution sociale généralisée), milliards d’euros “économisés” (et lits d’hôpitaux en moins), chasse aux fraudeurs, augmentation du forfait hospitalier… Pour comprendre pourquoi on devrait défendre la Sécurité sociale avec acharnement plutôt qu’accepter béatement sa destruction méticuleuse, nous revenons sur les conditions de sa création et son histoire avec Michel Étiévent – historien militant né dans la même maison que l’homme à l’origine de la Sécu – dans le numéro deux de notre revue. Construite envers et contre le Capital dans un pays ruiné par la guerre, la Sécurité sociale est probablement le service public qui a le plus changé la vie des Français au siècle dernier.

Le Comptoir : Comment les gens se soignaient-ils en France avant la création de la Sécurité sociale en 1945 ?

Michel Étiévent : En 1938 en France, il y a sept millions de salariés. Cinq millions d’entre eux n’ont aucune protection sociale. Les deux millions restants ont de vagues assurances sociales. Celles-ci sont nées en 1930 et s’apparentent plutôt à de l’aumône. Certains ont aussi de vagues mutuelles mais elles sont épuisées à la moindre épidémie de grippe. La majorité des gens ne se soignent pas et attendent la mort. C’est l’insécurité totale du lendemain. Cinq millions de salariés n’ont pas de retraite non plus. La seule retraite à l’époque, c’est le cimetière. On imagine la rupture qu’apportât la Sécurité sociale en amenant simplement de la dignité. La Sécu, au final, ce n’est rien d’autre que le droit de vivre.

En 1945 en France, le taux de mortalité infantile est de 100 pour 1 000. Neuf ans après seulement l’institution de la Sécu, on passe à 30 pour 1 000. De 1915 à aujourd’hui, on a gagné près de trente années d’espérance de vie. On le doit essentiellement à la Sécu qui a apporté à tous la possibilité de se soigner et qui a mis à la disposition de tous les grands succès médicaux, comme la naissance de médicaments tels que la pénicilline, ou ceux pour soigner l’hépatite, qui ont pu sauver des vies.

« La Sécu, ce n’est rien d’autre que le droit de vivre. »

À la faveur de quoi le processus de création de la Sécurité sociale s’est-il enclenché ?

Après la guerre, le Conseil national de la résistance (CNR), un groupe de 18 jeunes résistants mené par Jean Moulin avant sa mort, a décidé d’en finir avec cette insécurité du lendemain. C’est l’idée de cotiser selon ses moyens et recevoir selon ses besoins. C’est le sens d’ailleurs de la première intervention d’Ambroise Croizat, ministre communiste de la Libération, à l’Assemblée nationale en 1945 : « Désormais, nous mettrons fin à l’insécurité du lendemain, nous mettrons l’homme à l’abri du besoin, nous ferons de la retraite non plus l’antichambre de la mort mais une étape de la vie et nous ferons de la vie autre chose qu’une charge et un calvaire. » Du programme rédigé par le CNR naît la fameuse ordonnance du 4 octobre 1945 qui institue la Sécurité sociale.

Qui est Ambroise Croizat ?

Ambroise Croizat est un fils d’ouvrier, un fils de manœuvre, qui naît le 28 janvier 1901 à Notre-Dame-de-Briançon, en Savoie. Très vite, Antoine Croizat, son père, comprend que si on veut améliorer les conditions de vie extrêmement dures des travailleurs, il faut se bouger. Il lancera une grève en 1906. Ce sont les prémisses des revendications pour la protection sociale. Il s’agit de changer les rythmes, d’avoir des conditions de travail plus décentes et surtout d’obtenir une caisse de secours, l’ancêtre de la Sécu en fait, qui amènerait une couverture en cas de maladie ou d’accident de travail, puisqu’à l’époque, il n’y avait rien. Il se fera licencier pour ça. La famille va alors partir pour Ugine avant de rejoindre Lyon. Ouvrier depuis ses 13 ans, Ambroise va devenir un syndicaliste important de la CGT [Confédération générale du travail, NDLR]. Il adhérera au Parti communiste en 1920. En 1936, il est secrétaire de la fédération nationale CGT des métaux et il devient alors député de Paris. C’est le Front populaire. Dans les batailles menées à l’époque, c’est lui, avec d’autres, qui imposera les 40 heures, les congés payés, les conventions collectives.

Suite au pacte germano-soviétique d’août 1939, le PCF est dissous et ses militants incarcérés, dont les 36 députés communistes de l’Assemblée nationale. Croizat est ainsi arrêté et sera déporté au bagne d’Alger par Pétain. Il est libéré en 1943, après le débarquement anglo-américain sur les côtes algériennes et marocaines, et il rejoint le général de Gaulle dont le gouvernement provisoire est alors à Alger. Il fera ainsi partie de la commission consultative du premier gouvernement provisoire de la France, qui est en lien avec le CNR fondé la même année. Croizat est nommé président de la commission Travail par de Gaulle et il est chargé de préparer clandestinement la mise en œuvre du programme social du CNR.

Michel Étiévent : « La Sécu a été entièrement bâtie dans un pays ruiné grâce à la seule volonté militante »

En 1945, à la Libération, et suite au succès du Parti communiste aux élections législatives, il est nommé ministre du Travail et de la Sécurité sociale. Il laissera un héritage social considérable : les retraites, les comités d’entreprise, la médecine du travail, le triplement du montant des allocations familiales, le doublement du congé maternité, la prévention dans l’entreprise, la reconnaissance des maladies professionnelles, et la mise en place de tous les statuts sociaux (de la fonction publique, des mineurs, d’électricien-gazier, etc.) avec Marcel Paul. Croizat a permis aux travailleurs d’avoir un rôle social, avec la création des comités d’entreprise notamment, dans la gestion et l’avenir de leur profession. Il va le payer très cher puisqu’il va mourir très jeune, en 1951. Il a 50 ans. Un million de personnes suivent le cortège dans les rues de Paris lors de son enterrement. C’est un enterrement à la Victor Hugo. Il n’y en a pas eu beaucoup. Les gens lui ont rendu hommage.

J’imagine qu’Ambroise Croizat n’a pas mené cet immense chantier seul. Sur le terrain, qui a bâti la Sécu ?

La Sécu va être bâtie par le peuple français, par un petit groupe de militants de base, essentiellement issus de la CGT en fait. Ces mêmes militants géraient la Sécu. La CGT avait d’ailleurs la majorité dans les conseils d’administration des caisses où 75 % des sièges étaient réservés aux travailleurs syndiqués et 25 % aux patrons. Ce sont donc des ouvriers comme Jolfred Fregonara, qui apparaît dans le film La Sociale, qui ont bâti en un temps très court la Sécu. On dit souvent que ça a pris 18 mois parce que ça correspond au temps qu’Ambroise Croizat, qui avait la maîtrise d’œuvre de ce chantier, est resté au gouvernement, mais en fait la création des caisses a eu lieu du 22 mai 1946 à août 1946. C’est un travail considérable. Ces militants vont construire 138 caisses de Sécu et 113 caisses d’allocations familiales, qui vont complètement changer la vie des gens. Il faut imaginer que les caisses de l’époque, c’est parfois une baraque en planches, parfois un wagon aménagé dans une gare, c’est un petite pièce ici ou là où des bénévoles, ramassent les feuilles de Sécu, payent les gens, etc.

On comprend l’enthousiasme indescriptible dans lequel ces militants ont bâti la Sécu, hors de leur temps de travail, pendant leur temps de congé et de manière totalement bénévole. Ils ont bouleversé la vie des Français en un temps très court, dans un pays totalement ruiné.

Au moment de la création de la Sécu, quelles ont été les résistances ?

Immédiatement, dès l’apparition de l’ordonnance d’octobre 1945 instituant la création de la Sécu, des défiances sont apparues. Elles viennent, naturellement, d’abord des patrons qui n’en veulent pas puisqu’il faut payer des cotisations sociales. Ensuite, ça vient de syndicats minoritaires, comme la CFTC [Confédération française des travailleurs chrétiens, NDLR], qui voulaient revenir aux anciennes caisses. Les oppositions proviennent évidemment des mutuelles dont la Sécu prend alors les biens puisque c’est elle qui va désormais tout gérer. Ça vient aussi des médecins, notamment du syndicat des médecins libéraux, qui s’opposent tout de suite à la Sécu parce qu’elle fixe leurs honoraires. Ils supportaient par ailleurs difficilement que la Sécu soit gérée par des ouvriers, qui plus est par des ouvriers de la CGT. Les assurances privées ont également lutté contre la Sécu, on comprend pourquoi. La droite française s’est battue farouchement bien qu’elle se refusait à le faire ouvertement puisque le rapport de force était contre elle. C’est d’ailleurs ce rapport de force au moment de la Libération qui a permis à la Sécu d’être mise en place : les cinq millions d’adhérents à la CGT, les 29 % d’adhérents au Parti communiste et les classes ouvrières sont sortis grandis de leur résistance alors que le patronat était totalement mouillé par la collaboration. Ce dernier pouvait difficilement dire quelque chose.

« Cotiser selon ses moyens et de recevoir selon ses besoins.« 

Quels sont les principes qui ont orienté la création de la Sécurité sociale ?

Illustration d’Héloïse Goude pour La Revue du Comptoir (n°2)

Il y en a quatre et ils ont tous été volés aujourd’hui.

Le premier, c’est l’unicité : dans une seule caisse, au plus proche des habitants, par département, on va grouper tous les risques sociaux (maladie, vieillesse, maternité). De la naissance jusqu’au décès, les gens peuvent disposer de tous leurs droits sur place et au même endroit.

Le deuxième grand principe au moment de la fondation de la Sécu, c’est celui de l’universalité. On le doit principalement à Croizat. Tout le monde sera soigné. Ceux qui ne le veulent pas, c’est parce qu’ils l’ont refusé, comme les fonctionnaires ou les cheminots qui ont décidé d’avoir leurs propres caisses.

Le troisième, et il constitue l’exception française, c’est la solidarité. La Sécu est financée essentiellement par la cotisation sociale par répartition et par solidarité, qu’on soit bien portant ou malade, vieux ou jeune, actif ou non actif. Ce qui est formidable dans la cotisation sociale, contrairement à l’impôt, c’est qu’elle va directement du cotisant au bien-être des gens. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle aujourd’hui, on voudrait supprimer les cotisations sociales, parce que cet argent ne passe par aucun actionnaire, aucune banque, il va directement aux gens qui en ont besoin.

Le dernier pilier de la Sécu, qui est à imputer à Croizat aussi, c’est la démocratie. Si on veut permettre l’accès au droit de la santé pour tous, il faut que l’institution soit gérée par les intéressés eux-mêmes. C’est l’idée des conseils d’administration à majorité ouvrière.

Comment la Sécurité sociale a-t-elle évolué depuis ?

Dès 1947, les mutuelles qui géraient certaines des anciennes caisses sont arrivées à imposer leur existence grâce au retour de la droite au pouvoir après l’expérience gaullo-communiste de 1945-47. Et puis, la même année, les Américains vont s’en mêler en proposant le plan Marshall, c’est-à-dire en offrant une aide financière colossale à condition qu’on arrête l’invention sociale. Les communistes sont alors évincés du gouvernement. Au même moment, la classe ouvrière va se diviser, notamment avec l’invention de FO [Force ouvrière, NDLR], qui est d’ailleurs directement le fruit de la CIA1 [Central intelligence agency, les renseignements américains, NDLR]. Elle est destinée à casser l’unité ouvrière de manière à ce que les caisses n’appartiennent plus entièrement à la CGT. Ça a notamment été reconnu par George Meany, le chef des syndicats américains, qui a financé FOi. Cette époque correspond aussi au début de la Guerre froide, où une répression formidable est menée contre les communistes mais aussi contre les syndicalistes – les grandes grèves de 1947 seront d’ailleurs durement réprimées.

Ce mouvement s’est amplifié avec les années puisque dès 1953, les premières vraies batailles contre la Sécu apparaissent. On essaye d’abord de miner la retraite des fonctionnaires. Puis, en 1959, on va essayer d’imposer ce qu’on appelle les franchises, c’est-à-dire que les gens ne seront remboursés qu’à partir d’une certaine somme dépensée en soins médicaux, à l’époque c’était 3 000 francs. L’opposition a été si forte qu’elles n’ont pas pu être mises en place.

En 1958, c’est la première attaque forte contre la Sécu par le général de Gaulle, pourtant porteur de l’idée en 1945 quoiqu’elle lui ait été imposée par le rapport de force. Les directeurs de caisses seront dès lors nommés et non plus élus. Puis, il revient sur l’idée même de Sécurité sociale en imposant les ordonnances Jeanneney d’août 1967. Celles-ci imposent le contrôle préalable des budgets et le paritarisme, supprimant ainsi la gestion de la Sécu par les travailleurs puisque 50 % des sièges du conseil d’administration passent alors aux mains des patrons, laissant 50 % aux ouvriers. Il suffira alors d’un syndicat patronal minoritaire (mais unique) pour faire basculer la gestion vers le patronat. De Gaulle casse aussi la Sécu en plusieurs branches : auparavant tout était lié, les accidents de travail, la maternité, la maladie, la vieillesse. C’est comme un saucisson, quand on le coupe c’est plus facile de le manger. Le principe de solidarité est supprimé.

« Aujourd’hui, alors que la France est la 5e puissance du monde, 32 % des Français hésitent ou renoncent à se soigner pour des raisons financières. »

Et puis, il y aura toute une succession d’attaques. Avec le plan Barre, l’État commence à vouloir faire des économies sur la Sécu. Le ticket modérateur – le reste à charge pour l’assuré – était très mince sous Croizat et, dès lors, il ne cessera plus d’augmenter sous tous les gouvernements successifs dans le sillage de la privatisation rampante de la Sécu via le contrôle de l’État. Rocard impose ensuite la CSG (Contribution sociale généralisée), qui est un impôt et plus du tout une cotisation sociale prélevée sur le salaire. Georgina Dufoix va essayer d’imposer des franchises dans les années 1980. Et l’ensemble des plans Juppé, Raffarin, Chirac vont allonger la durée de travail et de cotisation. Et ça continue jusqu’à aujourd’hui avec l’ANI (Accord national inter-professionnel) de 2013 que la CGT n’a pas signé mais que la CFDT [Confédération française démocratique du travail, NDLR] a avalisé. Celui-ci impose une mutualité dans l’entreprise et constitue une rupture d’égalité puisque tout le monde n’est pas concerné, mais uniquement ceux qui travaillent (vieux, chômeurs et précaires ne l’ont pas). La mutuelle est au choix du patron. L’ANI impose aussi une rupture de confidentialité dans la mesure où les patrons peuvent potentiellement connaître le profil pathologique de leurs employés. Tout ça participe à privatiser la Sécu.

Michel Étiévent : « La Sécu a été entièrement bâtie dans un pays ruiné grâce à la seule volonté militante »

Il ne faut pas oublier que la Sécu a été entièrement bâtie dans un pays ruiné grâce à la seule volonté militante. Aujourd’hui, alors que la France est la 5e puissance du monde, 32 % des Français hésitent ou renoncent à se soigner pour des raisons financières [chiffres Insee de 2007, NDLR]. Tout ça est imposé par les réductions budgétaires décidées par l’État et votées par les députés. Si on voulait en finir avec le “problème” du “trou” de la Sécu, pourtant, on le pourrait. Celui-ci est de 10 milliards d’euros et dû au fait qu’il y a de moins en moins de recettes. Ceci est notamment imputable à la baisse de l’emploi : alors que plus de trois millions de personnes ont été mises au chômage, 100 000 emplois en plus en France correspondraient à deux milliards de plus dans les caisses de la Sécu. Aujourd’hui, il y a 40 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales pour le patronat, obtenus par le chantage à l’emploi. Il y a 20 milliards de fraude aux cotisations, principalement obtenues par le travail au noir. Il y a 80 milliards d’évasion fiscale. Enfin, il y a 312 milliards d’euros de revenus financiers en France qui ne sont soumis à aucune cotisation sociale. L’État vient d’employer 270 personnes pour courir après les chômeurs. Est-ce qu’on ne pourrait pas plutôt employer ces gens-là pour courir après l’évasion fiscale, c’est-à-dire après les gens qui ne payent pas de cotisations ?

Le problème du prix des médicaments est scandaleux par ailleurs : un traitement pour l’hépatite C aujourd’hui coûte 100 dollars à la fabrication et est vendu 48 000 euros à la Sécu. On pourrait très bien créer un Pôle public du médicament avec des médecins et des usagers qui géreraient tout ça. Un autre moyen “d’économiser” serait de faire enfin de la prévention : par exemple, on connaît la toxicité de l’amiante depuis 1967 mais il a fallu attendre 1997 pour l’interdire. Entre temps c’est 30 000 morts et on en annonce 100 000 nouveaux. Il y aurait beaucoup de choses à faire avant de vouloir supprimer la Sécu. Il faudrait seulement un peu de courage politique. Et c’était la vertu cardinale de certains de nos représentants au moment de la Libération : ils plaçaient l’humain au centre de tout leur champ politique. Ce n’était pas les banques qu’ils voulaient sauver, c’était l’homme.

Note :

1 George Meany a déclaré peu après “l’opération” au club de presse de Washington : « Je suis fier de vous dire, parce que nous pouvons nous permettre de le révéler maintenant, que c’est avec l’argent des ouvriers de Detroit et d’ailleurs qu’il nous a été possible d’opérer la scission très importante pour nous dans la CGT, en créant le syndicat ami Force ouvrière. » (cité dans E… comme espionnage, de Nicolas Fournier et Edmond Legrand, éditions Alain Moreau, 1978).

PAR FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Durant 48 heures, Gérard FILOCHE a été l’objet d'une attaque ignoble sur son prétendu antisémitisme. C'était les 18 et 19 novembre 2017. Il s'explique ici

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Sur bien des points, et notamment sur la stratégie politique à adopter j'ai des désaccords avec G.Filoche, mais je milite pour le débat et dénonce tous les lynchages, hier contre JL Mélenchon, contre D.Obono, contre D.Simonnet, contre R.Garrido, aujourd'hui contre G.Filoche... peu importe! C'est un principe - Cela dit, il reste qu'à la fin si on veut battre Macron et son monde, il faudra que l'on se retrouve toutes et tous du même côté de la barricade sinon ...El Diablo

 

PAR EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

La réforme de Macron pour l’enseignement supérieur, le « plan étudiant », présenté le 30 octobre dernier, va être étudiée au parlement. « Pas de sélection, seulement une meilleure orientation pour plus de réussite » nous dit-on. Pourtant, la logique de cette loi c’est d’empêcher les enfants d’ouvriers de remplir les salles de classes pour qu’ils aillent plus rapidement là où on les veut… au boulot et mal payé !

Une crise créée de toutes pièces par les gouvernements successifs...

Macron avait donné le ton dès son arrivée au pouvoir : 331 millions de coupes budgétaires dans l’enseignement supérieur décidées en juillet. Les diverses attaques contre les budgets de l’enseignement au fil des ans, combinées au baby-boom des années 2000, ont abouti à un résultat prévisible : une rentrée des plus chaotiques.

Partout un manque de personnel dans l’éducation, amplifié par la suppression de dizaines de milliers de contrats aidés. Des classes surchargées à tous les niveaux, de l’école à la fac. Des collégiens dans l’attente pendant des semaines de leur affectation en lycée. Et 87 000 bacheliers qui, au terme de la procédure dite APB (la plateforme en ligne pour les inscriptions), n’avaient pas eu d’affectation.

Pour le gouvernement, ce problème s’est résolu de lui-même : une bonne partie des « sans-fac » ont renoncé à poursuivre des études pour des petits boulots. Pas de place pour tout le monde ? Le gouvernement précédent avait organisé un loto : la sélection par tirage au sort pour accéder à certaines formations universitaires.

…pour justifier des mesures d’urgence…

Le gouvernement dit maintenant vouloir en finir avec le hasard pour décider qui aura la possibilité de continuer ses études. Ce qui semblerait aller de soi… mais c’est pour mieux justifier la mise en place d’une sélection à l’entrée de la fac. Leur bac en poche, les lycéens devront encore prouver qu’ils ont le niveau pour prétendre à l’université. Sauf que les difficultés à poursuivre des études ne touchent pas tout le monde de la même manière. Aujourd’hui déjà, ce sont d’abord les élèves des lycées technologiques et professionnels qui sont les plus défavorisés face à la sélection post-bac. Seule une minorité d’entre eux accèdent aux formations techniques supérieures sélectives (BTS et IUT) qui permettent d’espérer un peu mieux que le SMIC.

Jusqu’en 2022 ce seront 40 000 lycéens de plus chaque année qui chercheront à obtenir un diplôme. Avec les moyens restreints et la sélection généralisée, l’avenir que l’on offre aux jeunes de milieu populaire, c’est plutôt Deliveroo, MacDo ou Lidl, quand ce n’est pas le chômage.

… qui perpétuent la ségrégation sociale

Dans une ruche chacun a sa place, et la reine des abeilles y veille. La sélection se joue bien avant le passage dans le supérieur. Dès l’école primaire, les élèves des quartiers populaires ont statistiquement très peu de chances d’accéder à l’université. L’école de la « méritocratie républicaine » est à l’image de cette société qui réclame des travailleurs « bon marché ». Pas question pour le gouvernement de dégager de réels budgets pour que les enfants d’ouvriers accèdent aux formations et aux études supérieures. Ce dernier « plan étudiant » de Macron et auquel il va ajouter une réforme du bac allant dans le même sens, c’est la dernière réforme qui s’ajoute à un système éducatif qui est tout sauf égalitaire, et totalement au service du patronat.

Que le président des riches ne soit pas trop confiant avec toutes ses réformes qui vont dans le même sens, comme celles du code du travail ou de l’assurance chômage. Il pourrait bien tomber sur un os et réveiller la colère sociale.

PAR CONVERGENCES REVOLUTIONNAIRES

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AVC d’Emeline à La Poste : Les plaintes classées sans suite... sans enquête ?

Malgré, les plaintes d’Émeline qui avait fait un AVC au travail, malgré un rapport accablant sur les conditions de travail de La Poste de Villeneuve-d'Ascq (Nord), malgré le témoignage d’un des directeur depuis muté, la justice n’a pas donné de suite à une plainte. Celle de Sébastien Carré, le membre du CHSCT et représentant de Sud-PTT qui avait porté secours à Émeline. Celui-ci avait porté plainte pour harcèlement envers deux de ses supérieurs hiérarchiques et entrave à l'exercice du droit syndical.

« On m’a dit de faire mon travail avant d’appeler les secours ». Le 19 février 2016, Émeline, 25 ans, ne se sent pas bien. Mais sa direction, n’écoutant que la productivité, lui demande tout de même de venir. De 6h à 9h du matin, sa situation aura le temps de s’aggraver. Mais malgré les maux de tête et l’absence de sensation dans une jambe, la direction lui demande de continuer le travail. Elle explique être allée les voir, à plusieurs reprises, sans conséquences. C’est seulement lorsqu’intervient Sébastien Carré, membre du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCST), que les secours seront appelée.

Émeline a été victime d’un accident vasculaire cérébral, elle at été ensuite placée en soins intensifs pendant 6 jours.

L’Assurance maladie, elle, n’a pas retenu pour l’AVC la qualification d’accident du travail.

Après cet accident qui aurait pu être encore plus dramatique, Sébastien entame en tant que membre du CHSCT, une enquête interne. Sauf que rien ne se passe comme prévu. Celui-ci est très vite mis à pied. Il entame ainsi aussi une plainte contre deux de ses supérieurs hiérarchiques et entrave à l’exercice du droit syndical. En effet, après l’AVC d’Émeline, il estime que tout a été fait pour l’empêcher d’enquêter sur les causes de cet accident et les responsabilités éventuelles.

Le CHSCT a tout de même pu mener une enquête plus large sur les conditions de travail dans ce centre de tri qui embauchait 101 personnes. Catéis, le cabinet d’expertise mandaté, décrit des conditions de travail très dures pour les salariés. « Un climat relationnel très dégradé et délétère où le jugement et la méfiance » prédominent, et où règne « une pression permanente pour produire coûte que coûte malgré les aléas et sans moyens supplémentaires, repoussant les agents dans leurs derniers retranchements en termes de santé ».

Le cabinet d’expertise pointe aussi des « pratiques managériales vécues par les agents comme une forme de persécution » : convocations répétées, obligation de garder le silence au travail, etc.`

Et comme souvent, lessalariés qui sont dans les organisations de défense des salariés sont particulièrement touchés. Ainsi le rapport décrit également des pressions subies par deux membres du CHSCT, telles des procédures disciplinaires à répétition. Elles « ont fait courir sur (l’un d’entre eux) un risque majeur de passage à l’acte » (suicide).https://www.ouest-france.fr/economie/entreprises/la-poste/nord-la-poste-mise-en-cause-dans-un-rapport-apres-l-avc-d-une-employee-5256857

Seulement de son côté la justice ne semble pas avoir autant travaillé pour la plainte de Sébastien.Sanctionné et muté, celui-ci était toujours dans l’attente de nouvelles. C’est peu après l’accident que Sébastien a déposé plainte : en mars 2016 ;le 26 juillet 2017, l’affaire a été classée sans suite. Seulement personne ne l’a averti, ils ont du eux-mêmes envoyer un courrier au procureur de Lille afin d’obtenir cette réponse.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

 

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Retraites complémentaires : syndicats et patronat entérinent la baisse des retraites et le recul de l’âge de départ

Après la hausse de la CSG, qui va déjà conduire à la réduction des pensions d’une grande partie des retraités, la fusion des caisses de retraites complémentaires des salariés du privé Agirc et Arrco, officialisée vendredi va provoquer une nouvelle baisse des retraites dès 2019.

Vendredi 17 novembre se concluaient les négociations entre le patronat et les syndicats concernant la fusion des deux caisses de retraites complémentaires du privé : l’Agirc (cadres) et de l’Arrco (salariés), qui sera effective à partir du 1er Janvier 2019. Cette fusion qu’on « justifie » par la nécessité de mettre en commun les réserves des deux caisses pour les renflouer va en réalité instaurer des reculs drastiques pour les 22 millions de travailleurs du secteur privé.

Vers une baisse de 9% sur 15 ans

Encore une fois le patronat, et ses relais médiatiques, qui savent bien défendre ses intérêts, ont une communication bien rodée : « Pas de baisse des pensions » titrent et sous-titrent maints organes de presse, larbins du capital. Il ne s’agirait que d’une sorte de fantaisie de la part de la CGT de prétendre le contraire : « il faut arrêter d’affoler les gens pour […] faire pression sur le monde politique » a déclaré le représentant du Medef Claude Tendil. Pourtant c’est bien une baisse de l’ordre de 9% des pensions sur à peine 15 ans qu’annonce une étude commandée par la CGT : pour 100 euros cotisés on passerait de 7,25 euros de pension aujourd’hui à 5,77 euros en 2033. En effet, « la valeur de service du point » sur lequel est calculé les pensions n’est absolument pas sanctuarisé, il pourrait donc baisser, ouvrant la porte à une diminution des pensions. Selon la CGT encore, le texte contient en outre « tous les ingrédients pour baisser de manière semi-automatique les pensions ». Étrangement les médias ont tout mis en avant parmi les mesures impliquées par l’accord sauf celle-ci…

Un recul forcé de l’âge de départ à la retraite

Une des mesures les plus ahurissantes de cet accord est celui du système des « bonus-malus ». Désormais un retraité qui prendra sa retraite à l’âge légal se verra amputé de 10% de sa retraite complémentaire ! Inversement ceux qui travaillent deux ans de plus que l’âge légal pourront voir leur retraite être majorée de 10%. Le coefficient pourra passer à 20% à partir de trois ans, et à 30% à partir de quatre ans. Dans cette configuration l’âge légal de départ à la retraite ne sera plus du tout appliqué pour les 22 millions de salariés du privé concernés par cette mesure. En effet quand on sait à quel point aujourd’hui les retraites sont trop faibles pour pouvoir permettre à l’immense majorité des personnes âgées de vivre dignement, on voit mal comment des retraités pourraient choisir de prendre leur retraite à l’âge légal. D’autant plus que les pensions vont être réduites dans les prochaines années. Ainsi l’âge de départ à la retraite dans le privé sera de fait reculé de plusieurs années. Ce qui exercera in fine également une pression pour que cela soit aussi appliqué dans le secteur public, et rendra très aisé pour le gouvernement de reporter dans la loi l’âge de départ.

Avec la collaboration des syndicats

Cette fusion des régimes de retraites résulte d’un accord signé en 2015 entre le patronat (Medef, U2P, CPME) et les syndicats (CFDT, CFE-CGC, CFTC). Si la CGT et FO n’ont finalement pas signé l’accord issu des négociations du vendredi 19 novembre, ils ont participé à toutes les négociations depuis octobre 2015. De la sorte, ils ont cautionné le processus de négociation aboutissant au projet du patronat de s’attaquer une fois de plus aux retraites. De la même manière qu’ils avaient déjà mené toutes les négociations avec le gouvernement concernant la loi travail XXL.

Ce nest quun début

Aujourd’hui ces premiers reculs ne sont que les prémices des contre-réformes déjà annoncées par Macron concernant les retraites. Les syndicats sont ainsi sur le point d’entamer les concertations avec le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Pauk Delevoye (la CFE-CGC le 21 novembre, FO et la CFDT le 27, la CFTC le 28) pour s’attaquer à la plus grosse part du gâteau : le régime universel.

Crédits photos : Philippe Huguen - AFP

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L'île au lagon connaît en ce mois de novembre plusieurs mobilisations sociales qui alertent toutes sur les manques importants dont souffre Mayotte.

Crédits photo : Le port de Longoni © Damien Gautreau

Damien Gautreau
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Mayotte est habituée aux mouvements sociaux. Enseignants, parents d’élèves, dockers, pompistes, ils sont nombreux à être coutumiers des manifestations et des barrages. En plus du manque d’infrastructures, l’île doit supporter un code du travail spécifique avec un SMIG à 7,37 euros. Ce mois de novembre ne marque donc pas que le début de la saison des pluies, il est aussi le point d’orgue de plusieurs mobilisations sociales.

Les salariés de Mayco, entreprise qui fabrique le Coca-Cola et autres sodas de la marque américaine pour Mayotte, sont en grève depuis le 27 octobre. Ils bloquent les accès à l’entreprise et ont organisé une opération escargot ce jeudi 16 novembre. Ils réclament une augmentation de salaire de 4% (déjà actée mais non appliquée) et le paiement des heures supplémentaires. Les négociations n’ont rien donné, la direction de l’entreprise attaque même les salariés en justice et demande que le blocage soit déclarer illégal.

L’entreprise Mayotte Chanel Gateway, qui opère au port de Longoni connaît elle aussi un mouvement de grève. Les salariés sont en conflit de longue date avec leur direction mais celui-ci s’est durci ces dernières semaines. Là aussi les salariés ont bloqué les accès jusqu’à ce qu’une décision de justice déclare ce blocage illégal. Depuis le 30 octobre le port est donc ouvert, sous surveillance de la gendarmerie, mais les salariés poursuivent leur mouvement de grève. Ce vendredi 17 novembre, des femmes sont venus à leur tour bloquer les accès au port, en soutient des grévistes, sans que les gendarmes n’interviennent. Là encore, le dialogue avec la direction de l’entreprise semble impossible.

Enfin, le CHM connaît lui aussi un mouvement de grève. Le vendredi 3 novembre les personnels de l’hôpital bloquent les entrées et ne garantissent que le service minimum. Le blocage va durer plusieurs jours et sera émaillé de violences, comme par exemple le mercredi 8 novembre. Les personnels réclament plus de moyens pour l’hôpital, une indexation à 53% (comme à La Réunion) et des primes de surcharge de travail. La grève se termine finalement le vendredi 10 novembre à l’issue d’une longue réunion qui débouche sur l’octroi d’une prime de 800 euros.
La tension sociale ne redescend donc jamais dans le 101ème département français où la situation catastrophique est constamment dénoncée, à l’image de la manifestation d’enseignants devant le vice-rectorat ce jeudi 16 novembre. L’île demeure le département le plus pauvre de France et se trouve être, paradoxalement, celui dans lequel l’État investit le moins ...

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Les syndicats ont approuvé un accord sur les mesures d'accompagnement d'un plan social, mais refusent les départs contraints. La rentabilité de la branche eau en France est en cause alors que le groupe engrange les nouveaux contrats à l'étranger.

 

Le groupe Veolia va supprimer des centaines d'emplois en France. Interrogé par RT le groupe précise que « les bouleversements que connaît le secteur de l’eau en France depuis quelques années ont entraîné une profonde mutation de [son] activité [...] et de ses modes de fonctionnement et que dans le même temps sa rentabilité s’est beaucoup dégradée ». Un « plan de sauvegarde de l'emploi » (PSE) avait été annoncé dès le 20 juin. Il prévoyait la suppression de 1 647 postes, dont déjà 97 vacants et des créations de postes en mobilité géographique ou fonctionnelle, soit, selon les informations communiquées par Veolia un sureffectif net de 572 salariés.

 

[…]

 

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

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Publié dans : #Réunions de CE et DP

https://www.synerj-health.com/files/company/8830e9b288e94f369dcbdad1eb2d4066/Library/illustrations/faq/13---boules-et-questions.jpg

Ci-dessous les questions de la CGT pour le prochain CE/DP de vendredi 24 novembre 2017 :

Questions CE :

Point sur le SUR ?

Volume a date

Volume pour 2018 hair/oral ?

Explication des attentes flacons pour le secteur shampoing ?

Effectif

Point sur les congés 2018, nous demandons une note de service de la direction claire et précise ?

Point pour les volumes usines décembre 2017 et janvier 2018

Point sur le poste de responsable Process dentaire

Fêtes de fin d’année

Présentation de l’encadrement aux membres élus du comité d’établissement.

Point sur les habillages ESSEL, présentation du plan d’action sur tous ces problèmes

Point sur la régularisation des jours fériés, comment se fera la régularisation, une prime globale ou au cas par cas ?

Point sur les embauches

Point sur les non conformités fournisseurs, la performance des fournisseurs et la gestion des stocks bloqués

 

Questions DP :

Quelle est la finalité du questionnaire lors de la visite médicale ?

Nous demandons plus de transpalette électrique et adapté aux palettes 100X120, afin de faciliter les taches des salariés !

Pour le bien-être de tous nous demandons une poubelle plus grande pour le week-end à la cantine.

Nous voudrions connaitre la liste des personnes que la direction souhaite voir partir (rupture conventionnelle) ?

Date de la prochaine commission cantine

Divers

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Voici la tant attendue vidéo, réalisée par la section Agit prop de la CGT Nouvelle Forge, qui revient sur la mobilisation du 16 novembre 2017 à Noyon contre les ordonnances Macron. Une fois de plus, aux côtés des camarades de l’intersyndicale, beaucoup de camarades de la CGT Nouvelle Forge étaient présents pour marcher sur Noyon.

Bon visionnage !

Veuillez cliquer sur le lien ci-dessous :

http://rutube.ru/video/7e06ec4ab7236ddde03987ce92244d84/

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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