SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

La divulgation des montages financiers du groupe d'électroménager n'étonnent pas vraiment les employés de l'usine de la Somme, qui va être délocalisée en Pologne.

Le site du groupe d\'électroménager Whirlpool à Amiens, en octobre 2017.
Le site du groupe d'électroménager Whirlpool à Amiens, en octobre 2017. (RADIO FRANCE / BENJAMIN ILLY)

Le groupe américain Whirlpool n'a pas échappé au scandale des "Paradise Papers". L'entreprise met tout en œuvre pour payer le moins de taxes possible, notamment en jouant sur les délocalisations. C'est justement ce qui est prévu pour l'usine d'Amiens, dans la Somme : un transfert de la production en Pologne. Sur place, les salariés réagissent avec lassitude.

L'optimisation fiscale, "un sport national"

Relève d’équipe à l’usine, ce mercredi 7 novembre : la porte à tambour en a le tournis. Les révélations sur la stratégie d’optimisation fiscale de Whirlpool viennent de tomber. Les salariés les découvrent, beaucoup ne sont pas encore au courant, mais ne semblent pas étonnés : "Comme toutes les autres entreprises de toute façon, chacun en profite comme il peut", souffle une employée en passant. "Tout ce qu’on sait, c’est qu’ils reçoivent des aides depuis des années de l’Etat français, c’est un sport national", ironise un autre.

Ce n’est qu’un épisode de plus dans la longue liste de rebondissements qui ont amené micros et caméras sur le parking de leur usine, où flottent toujours les drapeaux syndicaux. Frédéric, ouvrier depuis 23 ans chez Whirlpool, n’avait de toute façon plus confiance en la direction : "Tout était calculé avant. On est en train d’appauvrir la France, comme l’Angleterre, et puis après, ce sera autre chose encore."

De délocalisations en plans sociaux

L’usine est passée de 1 300 salariés au début des années 2000 à 300 CDI et 250 intérimaires aujourd’hui. Après une première délocalisation en Slovaquie, la direction de Whirlpool a donné le coup de grâce en janvier dernier, annonçant la fermeture du site et le départ de la production en Pologne en juin 2018.

Les bons calculs fiscaux de l’entreprise viennent s’ajouter à ces délocalisations au nom de la compétitivité. Patrice Sinoquet, représentant CFDT au CHSCT, a parfois l’impression de se heurter à un mur. "On a les preuves, dit-il, le problème, c’est que tout ça dure depuis une éternité. Et au final, personne ne fait rien. Ils vont encore s’en tirer correctement, comme tous les autres. C’est ça qui est navrant."

Y’en a marre ! C’est toujours les mêmes qui trinquent, qui taffent, et au final, dans cette boîte-là, en 25 ans, on n’a jamais fait de participation aux bénéfices. Simplement, il y en a qui se sont bien gavés sur notre dos.

Patrice Sinoquet, représentant CFDT

à franceinfo

Un plan de sauvegarde de l’emploi a été négocié pour fixer des primes de départ et un industriel picard s’est présenté pour reprendre le site. Mais cela n’efface pas l’amertume d’Antonia Abrunhosa, délégué CGT du personnel : "Dans l’usine, je pense que cela va être terrible, quand l’émission [de Cash Investigation, qui fait partie de l’ICIJ, le consortium de journalistes qui a révélé les « Paradise Papers », ndlr] va passer."

Quand les salariés vont voir ce que Whirlpool fait avec nos bénéfices, avec nos bras et notre sueur, ça va être chaud.

Antonio Abrunhosa, délégué CGT

à franceinfo

"On est les idiots du bas, comme Macron le dit. On ne va pas se révolter, puisqu’on n’est pas très intelligents, poursuit le syndicaliste avec ironie, on attend que tout le monde s’engraisse, et puis un jour, il y a quelqu’un qui va allumer la mèche et ça pètera de partout."

Après la mise au grand jour du circuit fiscal de Whirlpool par les "Paradise Papers", les syndicats de l’usine n’excluent pas de réclamer de nouvelles discussions. La direction de l’entreprise, contactée, nous a fait parvenir un communiqué de presse. Elle évoque "des pratiques normales de planification fiscale et financière".

PAR CGT COMPIEGNE FACEBOOK

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Un budget faramineux : le train de vie faste des députés à l’Assemblée

Florian Bachelier, premier questeur à l’Assemblée nationale, annonce vouloir réduire les dépenses. L’objectif ? Économiser 1 million d’euros… sur 550 millions, là où on apprend que l’argent public sert à rénover des espaces de travail pour 100 millions.

Un devis pour rénover une salle de bain à 30 000 euros ? Rien de moins étonnant lorsqu’il s’agit des dépenses de l’Assemblée nationale. Florian Bachelier, député LREM et premier questeur à l’Assemblée, semble pourtant découvrir le train de vie hors de prix que mènent ses homologues lorsqu’il reçoit cette note salée.

« Pour la première fois, nous allons donner un cap de réduction du budget de l’Assemblée » déclare-t-il au JDD, alors qu’il s’apprête à présenter un plan d’économie ce mercredi devant les députés. Mais c’est surtout l’occasion de découvrir en partie comment l’Assemblée dépense l’argent public qui lui est alloué.

Car les 30 000 euros de rénovation pour une salle d’eau de 9 mètres² dans un appartement privé du Palais Bourbon n’est que la partie visible de l’iceberg. Au total, le budget annuel de l’Assemblée national s’élèverait à 550 millions d’euros.

Un autre exemple ? L’Élysée avait vendu à l’Assemblée nationale un hôtel privé de 7158 mètres² en 2016 – l’hôtel Broglie. La transformation du lieu en espace de travail est estimée à… 100 millions d’euros !

Ainsi, si l’on pourrait se réjouir que les questeurs cherchent à faire des économies sur cet impressionnant budget, on est en droit de se demander si Florian Bachelier et consorts ne se moquent pas du monde. Car outre le fait que leur salaire respectif de questeur s’élève à 18 000 euros mensuels, leur objectif est d’économiser 1 million d’euros en 2017 et 10 millions en 2018. Sur 550 millions donc.

Crédits photo : AP/FRANÇOIS MORI

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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SFR : Une nouvelle vague de licenciements annoncée

Patrick Drahi, PDG d’Altice avait annoncé après son rachat de SFR en 2014 qu’il n’y aurait pas de licenciement massif pendant 3 ans. Son plan de licenciement de 3 000 salariés va maintenant pouvoir commencer.

En juillet dernier, le groupe annonçait la suppression de 5.000 postes d’ici 2019 sur la base notamment de « départs volontaires », donnant lieu à toutes sortes de pression managériales pour faire ‘volontairement’ fuir les employés.

Maintenant que le délai de trois ans est passé depuis le rachat de SFR par Altice, Drahi et consorts vont pouvoir s’en donner à cœur joie pour présenter un plan de licenciement, dans les règles de l’art, prévoyant 3 000 départs en plusieurs vagues. Licencier les travailleurs au compte gouttes, ou par petits groupes sur un temps assez long est une technique bien rôdée par le patronat puisque cela limite les réponses collectives et permet parfois, reste à voir la forme que prendra ce plan de licenciement, d’éviter un plan de sauvegarde de l’emploi, plus coûteux (même si cela est dérisoire par rapport aux bénéfices des actionnaires) pour le patronat.

Déjà, à la mi-septembre, les syndicats de la boîte avaient sorti un communiqué pour dénoncer le nombre d’entretiens préalables au licenciement chez SFR Distribution qui se multipliaient considérablement. Ce qu’ils dénoncent ce sont aussi les techniques managériales instaurant, en plus du plan annoncé, « un climat de terreur et de crainte [qui] s’amplifie » chez les salariés. Les syndicats en appellent aux employés pour faire remonter toutes les informations « pour faire reconnaître l’épuration de la masse salariale ».

Un plan de licenciement d’une telle ampleur, plongeant donc des milliers de salariés dans la précarité, va aussi avoir des impacts sur les « rescapés » qui devront assurer d’autant plus de tâches et seront soumis à encore plus de pression puisqu’ils devront effectuer le travail de leurs anciens collègues en plus du leur. Ces techniques managériales oppressantes, dans tous les secteurs et notamment ceux de la téléphonie, poussent des travailleurs dans la dépression, au burn-out, quand ce n’est pas au suicide.

Avec un chiffre d’affaires qui augmente en 2017 (+0,6 % au premier trimestre), le n°2 de la téléphonie, un opérateur qui investit massivement dans l’installation de la fibre pour redorer son image, compte donc engranger toujours plus en sacrifiant des milliers de salariés.

Crédits photo : PHILIPPE HUGUEN / AFP

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Solidarité avec les militants CGT de PSA Poissy !

Jeudi 16 novembre prochain, 9 militants CGT de l’usine PSA de Poissy comparaîtront au tribunal. Ils sont accusés d’une séquestration fictive d’un chef. En réalité un banal entretien pour demander le changement de poste d’un salarié en restriction médicale, ce qui a valu à chacun 9 heures de garde-à-vue.

Déjà, en juillet dernier, le secrétaire du syndicat avait été condamné à 6 mois de prison avec sursis pour des violences imaginaires.

PSA, le Medef et le gouvernement voudraient briser les syndicats combattifs et restreindre les libertés ouvrières. Un rassemblement aura lieu le 16 novembre à 11h à Versailles devant le tribunal de grande instance. Soyons nombreux à manifester notre soutien !

PAR FSC

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Cette citation de Victor Hugo convient parfaitement pour parler des "Paradise Papers"

Depuis quelques jours, les révélations des « Paradise Papers » sur l’optimisation fiscale des multinationales et des grandes fortunes font scandale.

Des chiffres faramineux commencent à être avancés aux minimum 20 milliards d’ € chaque année échapperaient à la solidarité nationale de notre pays.

Le gouvernement qui est au service des puissances financières, surfe sur le dumping fiscal mondial, au lieu de centrer son intervention sur la satisfaction des besoins sociaux.

Il facilite comme beaucoup d’autres la déréglementation et la mise en concurrence des salariés et des systèmes sociaux.

Cette même logique se traduit dans les entreprises par plus de pression sur les salariés et sur les capacités de production, par des fermetures des sites, des délocalisations, des attaques sur le droit du travail pour augmenter les profits.

Afin de réduire ou de ne pas payer l’impôt sur leurs profits, les entreprises font du lobbying auprès des États et ceux-ci mettent en place des dispositifs qui leurs permettent d’échapper à l’impôt soi-disant en toute légalité.

Pis encore, ces entreprises profitent souvent de multiples aides et exonérations fiscales et sociales.

Ce qui risque de se traduire d’ailleurs une nouvelle fois par un record en 2018 concernant le crédit d’impôt et divers dégrèvements accordés par l’état aux entreprises pouvant atteindre 172 milliards d’€.

Ces privilèges généreusement distribués aux fameux premiers de cordée, souvent les mêmes qui optimisent le rendement de leurs dividendes dans des paradis fiscaux, ont un cout en constante augmentation, une efficacité sur la création d’emploi totalement nulle, une traçabilité déficiente, et des contrôles inexistants

Nous le constatons encore une nouvelle fois, la richesse des plus riches ne sert pas à relancer l’économie, ni l’investissement, encore moins à moderniser nos services publics pour répondre aux besoins des populations ou améliorer l’existence des plus modestes.

Il faut tirer la leçon de cette réalité indéniable. L’État doit prendre toute sa responsabilité pour mettre fin à cette situation scandaleuse et revenir sur certaines décisions comme celles prises sur l’ISF qui relèvent de l’indécence.

Il est grand temps, qu’on demande des comptes aux entreprises, aux actionnaires, ou grands patrons qui ont profité de quelques aides que ce soient et pris dans les filets.

Il faut leur demander de rembourser les aides accordées, que des pénalités soient imposées comme tout citoyen qui aurait enfreint la loi, et que l’on renforce les services de l’état pour se donner les moyens de contrôler efficacement.

Au lieu d’orienter encore plus le système fiscal et social vers la satisfaction des détenteurs de capitaux, l’État doit opérer une véritable réforme fiscale pour plus de justice sociale et plus d’efficacité économique.

Le scandale des « Paradise Papers » confirme le bienfondé des mobilisations contre les ordonnances Macron comme les autres mesures antisociales car elles relèvent de la même logique qui est celle des paradis fiscaux.

Par ailleurs, nul hasard si dans le même temps l’activité et les résultats du contrôle fiscal en France dégringolent...

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Chez Go Sport, la répression patronale se généralise

Samedi 4 novembre, une bonne soixantaine de personnes ont répondu présentes à l'appel de trois salariés du magasin Go Sport de La-Chapelle-Saint-Aubin, près du Mans (72). Les deux salariés en grève exigent la levée des sanctions et la réintégration immédiate de leur collègue, qui subit les foudres du patron du magasin. Une méthode déjà utilisée ailleurs au sein du groupe Go Sport.

Réprimer les salariés qui se mobilisent : un classique chez Go Sport

Les témoignages des collègues de H. sont unanimes : les faits qui lui sont reprochés, à savoir un comportement violent lors d’une réunion, ne se sont pas produits. De la même façon, ses collègues, anciens collègues ainsi que de nombreux clients ont tenu à souligner le professionnalisme et l’implication de H. dans son travail.

Que se cache-t-il alors derrière ce licenciement ? Pour ses collègues, il est évident que H. est la cible d’une répression à peine déguisée, lié à ses interventions contre la dégradation des conditions de travail en magasin, le manque d’effectif et la pression imposée par la direction. Ces derniers temps, les arrêts maladie se sont en effet multipliés, au détriment de la santé des travailleurs et des conditions d’accueil des clients. Face à la détermination du patron qui cherche à maximiser les profits, l’alerte lancée en CHSCT n’a pas suffi à améliorer la situation : pour les salariés, c’est un climat de peur qui règne, alimenté par les menaces et le chantage à l’emploi exercé par la direction.

La répression des salariés « gênants » est en réalité un classique. Au sein du groupe Go Sport, un cas similaire s’est produit au magasin de La Part-Dieu, à Lyon, en juillet 2011. La détermination des salariés, en grève pendant cinq jours en pleines soldes d’été, avait alors permis la réintégration du salarié licencié. Là aussi, l’équipe subissait des conditions de travail dégradées dû au manque criant d’effectif.
C’est donc bien pour dénoncer l’ensemble de ce système et exiger la réintégration de H. qu’une grosse soixantaine de personnes, dont des militants de la CGT, de Solidaires, du Front Social, du NPA et de la FI, ont convergé devant le magasin de La-Chapelle-Saint-Aubin ce samedi 4 novembre.

« So-so-so, solidarité, avec la salariée réprimée ! »

S’il est probable que le caractère illégal du licenciement soit reconnu par les prud’hommes, la réussite du rassemblement de samedi est un début qui doit encourager l’ensemble des salariés du magasin à être solidaires de leur collègue face à la répression patronale.

Au-delà des seuls magasins Go Sport, les salariés en grève samedi ont appelé à la solidarité entre tous les travailleurs de la zone commerciale de La-Chapelle-Saint-Aubin, qui comprend de très nombreuses enseignes. Si la concurrence économique entre les enseignes existe, les seuls gagnants en sont certains patrons : leurs profits augmentent pendant que la concurrence est brandie auprès des travailleurs comme prétexte pour toujours plus de pression et de licenciements.

C’est ensemble qu’il sera possible d’empêcher de tels licenciements de se reproduire - d’autant qu’avec l’entrée en vigueur de la loi travail XXL, les indemnités correspondant à un cas comme celui de H. sont drastiquement plafonnées. C’est également ensemble, et ensemble seulement, qu’il deviendra possible d’exiger l’embauche de personnels supplémentaires.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Communiqué du groupe des député.e.s communistes

Annulation de la taxe sur les dividendes : la facture ne doit pas peser sur les Français.e.s
Note de Jean Paul Lecoq, député communiste de Seine Maritime

Créée sous Hollande avec un amateurisme édifiant, cette taxe de 3 % sur les dividendes qui a effectivement été collectée, doit désormais être remboursée aux actionnaires. Telle est la décision de l’Europe libérale que notre Conseil constitutionnel a suivi. Le gouvernement acquiesce bien entendu, trop content de faire ainsi un nouveau cadeau à la finance payé par tout le monde.

Au delà de cette décision, cela confirme les constats dressés. Notre pays regorge de richesses.

Car 10 milliards de taxe effectivement collectés à partir de 3 % des dividendes versés aux actionnaires, c’est une goutte d’eau dans cette fontaine des rémunérations financières. Et encore il s’agit de dividendes versés par 10 entreprises seulement pas par toutes les entreprises. Et d’après ce que l’on nous rabâche il n’y aurait plus d’argent pour financer les budgets publics, les salaires, les retraites ! Mensonge d’état.

Annulation de la taxe sur les dividendes : la facture ne doit pas peser sur les Français

Suite à la censure par le Conseil constitutionnel de la taxe de 3% sur les dividendes, la France est sommée de rembourser à des grands groupes dix milliards d'euros, intérêts compris. Le gouvernement propose pour pouvoir payer de modifier le budget et de créer une surtaxe exceptionnelle à l'impôt sur les sociétés, afin de récupérer 5 milliards d’euros. Les 5 milliards restant seront imputés au budget 2018, sous la forme d'un déficit. Autrement dit, ils seront à la charge des Français, auxquels on réclame ainsi de nouveaux sacrifices !

Cet après-midi, Fabien Roussel est intervenu dans l’hémicycle pour dénoncer ce dispositif de remboursement adressé à des entreprises qui seront peut-être citées demain dans les Paradise Papers.

Nous proposons de pérenniser la surtaxe à l'impôt sur les sociétés, pour éviter aux Français de subir une charge injuste, et réclamons un moratoire sur les intérêts. Nous demandons par ailleurs au gouvernement de surseoir à la suppression de l'ISF et à la mise en place du prélèvement forfaitaire unique sur le capital. Une solution toute trouvée pour récupérer dès 2017 les 5 milliards d’euros manquant.
 
PAR FSC

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Pour contrer la grave offensive de Macron contre la protection sociale un comité dit de Brétigny , 

Le COMITÉ NATIONAL DE RÉSISTANCE ET DE RECONQUÊTE (CNRR) Pour la défense des conquêtes arrachées en 1936 et 1945 s'esr créé.

Il invite à ce que chacun s'adresse à son député comme élément d'alerte de l'opinion publique plus généralement accompagné de la signature d'une pétition.

Se reporter également à l'article récent de Michel ETIEVENT dans l'Humanité :

http://www.frontsyndical-classe.org/2017/10/la-fin-des-cotisations-sociales-signera-la-mort-de-la-securite-sociale.html

****************

Pour s'adresser à son député l'adresse mail se trouve sur le site :

http://www2.assemblee-nationale.fr/qui

Lettre pouvant servir de modèle 

PAR FSC

 

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Depuis plus de 10 ans, le géant américain de la chaussure de sport a utilisé une série de montages financiers aux Pays-Bas pour échapper au paiement de plusieurs milliards d’euros d’impôts.

"Just do it" ("Ose !"). Le célèbre slogan de Nike pourrait parfaitement s’appliquer à sa façon d’utiliser au mieux l’optimisation fiscale au cœur de l’Europe.

En effet, selon les éléments livrés par les Paradise Papers, il apparaît que le leader mondial du marché de la chaussure de sport a mis au point des montages de plus en plus audacieux au fil de l’évolution de la législation contre l’évasion fiscale. En toute légalité.

En passant par les Bahamas

Quand vous achetez une chaussure Nike en Europe, l’argent passe par deux structures situées aux Pays-Bas : Nike European Netherlands BV (également appelée "NEON") et Nike Retail BV. Deux sociétés chapeautées par une entité baptisée Nike Europe Holding BV (NEH).

Pourquoi un tel dispositif ? En transférant l’argent de ses ventes européennes aux Pays-Bas, l’équipementier sportif - dont le chiffre d’affaire mondial atteint 31 milliards de dollars - paye moins que la moyenne de 25% d'impôt sur les bénéfices auquel sont soumises les entreprises en Europe.

Mais n’est pas tout. La marque américaine optimise ses revenus :

1 ─ En faisant baisser artificiellement ses profits. Nike fait payer un "droit d’exploitation" à ses vendeurs. Autrement dit, la firme américaine se paie à elle-même le droit d’utiliser sa marque. Soit un milliard d’euros de "royalties" en Europe.

2 ─ En transférant ses bénéfices dans un paradis fiscal. L’argent est envoyé aux Bermudes, où ces "royalties" ne sont pas taxées.

"Ce système est largement utilisé dans la zone euro par les multinationales, explique l’économiste Benoît Boussemart. L'entreprise de départ paye moins d’impôt parce qu’elle affiche une charge. Et l’entreprise d’arrivée ne paye pas d’impôt parce qu’elle bénéficie d’une fiscalité zéro sur les bénéfices."

Une structure à deux têtes

À partir de 2013, l’ONG Citizens for Tax Justice épingle Nike pour sa présence aux Bermudes, avec plus de 10 milliards de dollars offshore.

Dès lors, à partir de 2014, Nike va utiliser un système encore plus sophistiqué.

La marque américaine crée une nouvelle entité hollandaise : Nike Innovate CV. Derrière ces deux lettres, CV (Commanditaire Vernootschap c’est-à-dire en français Société en commandite), se cache un outil d’évasion fiscale redoutable. Le CV est une structure à double tête, qui permet à Nike de devenir "invisible" pour le fisc, dans les deux pays où elle est implantée. Aux yeux du fisc néerlandais, cette structure doit être taxée aux Etats-Unis, où la firme possède son siège social. Mais pour le fisc américain, elle doit être imposée aux Pays-Bas. Résultat : Nike Innovate CV ne paye pas un centime d’impôt.

Quant aux porteurs d’actions, les principaux bénéficiaires ne sont pas connus.

Dans un rapport publié en mai 2017 que nous avons pu consulter, l’ONG néerlandaise SOMO (Stichting Onderzoek Multinationale Ondernemingen - Fondation d'enquête sur les entreprises multinationales) s’inquiète de la mise en place de ce type de montages :

Ce système est principalement utilisé par des entreprises américaines. Pour identifier la manière dont les profits sont déplacés, il faudrait connaître l’identité de tous les propriétaires d’une société en commandite néerlandaise. Mais selon la loi, ces propriétaires ne doivent pas être rendus publics. Il est donc impossible d’identifier dans quel pays les propriétaires de ces sociétés en commandite sont établis, et donc combien d’impôt ils devraient payer.

"C’est un dispositif complètement opaque", s’insurge l’eurodéputé belge Vert, Philippe Lamberts, spécialiste des questions fiscales. "Si on ne connaît pas l’identité d’un contribuable, il est difficile de le taxer. Les Pays-Bas sont les champions d’Europe de ce genre de structures. C’est scandaleux !". Ce dispositif doit normalement être supprimé par les autorités néerlandaises, mais pas avant le 1er janvier 2020.

"À chaque fois que l’on avance dans la réglementation internationale, de nouvelles façons d’éviter l’impôt apparaissent avec des montages mis en place avec la complicité de certains pays", analyse le spécialiste des paradis fiscaux Eric Vernier.

"Les Pays-Bas sont aujourd’hui le paradis fiscal numéro un pour les centaines de milliards de dollars de profit réalisés par les multinationales américaines hors des Etats-Unis, explique l’économiste Gabriel Zucman. Ils se positionnent devant Les Bermudes, le Luxembourg, la Suisse, Hong Kong, Singapour ou les îles Caïmans…".

La réponse de Nike

Interrogé par mail à ce sujet, la direction de l’entreprise Nike nous a fait la réponse suivante : "Nike respecte pleinement la réglementation fiscale. Nous veillons rigoureusement à ce que nos impôts soient pleinement en conformité avec la gestion de notre entreprise et nos investissements. Le siège européen de Nike est basé aux Pays-Bas depuis 1999. Il emploie plus de 2 500 personnes qui supervisent les opérations de Nike, dans plus de 75 pays."

Précisons en effet que si Nike Europe échappe à l'impôt, en France, en 2016, la firme américaine a tout de même payé 2,5 millions d'euros au titre de l’impôt sur les sociétés.

Enfin, ironie de l’histoire, la firme créée par Phil Knight (28e fortune mondiale) et qui reste président du directoire de Nike, a également reçu plus de 160 000 d'euros grâce au crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), au titre de l’année 2015.

PAR FRANCECULTURE

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Ce dont le Medef rêvait, le gouvernement l’a fait. Sur son site « service-public.fr », l’administration a mis en ligne un « simulateur des indemnités en cas de licenciement abusif » à l’usage des patrons. C’est très simple d’usage. Si vous êtes un patron, vous saisissez l’ancienneté du salarié et la taille de l’entreprise (plus ou moins de 11 salariés), puis vous cliquez sur « calculer ». C’est tout. Vous avez ainsi le prix d’un licenciement. Pas cher. Et en bonus, le modèle type de la lettre de licenciement est en ligne sur le même site ! Le Medef salue évidemment cette « bonne initiative ». Combien de temps allons-nous l’accepter ?

C’est cadeau

Cette cynique calculatrice est le résultat des ordonnances de Macron. Elle définit le nouveau cadre légal concernant les indemnisations prud’homales en cas de licenciement abusif.

Il y est écrit à titre d’exemple que si un salarié licencié illégalement après 20 ans d’ancienneté dans une entreprise saisit les Prud’hommes, il aura droit à une indemnité comprise dans une fourchette de 3 mois de salaire à 15,5 mois maximum.

Il est donc logique que les patrons sortent les calculatrices (enfin, celle que le gouvernement met gracieusement à leur disposition) : si un travailleur coûte trop cher à leur goût car il a de l’ancienneté, ou s’il est souvent en arrêt maladie suite à un accident du travail par exemple, ou parce qu’il s’est cassé le dos durant ses nombreuses années de boulot… cela ne coûterait-il pas moins cher de le licencier, de payer cette petite indemnité, et en prendre un moins cher à la place, ou encore répartir son travail entre ses collègues restants ?

Nous-mêmes, ou nos collègues, sommes directement menacés par cet odieux calcul.

Durée des indemnités chômage raccourcie pour les seniors

Les travailleurs les plus âgés sont donc les plus menacés par ce changement. Et un nouvel obstacle s’oppose encore à eux. Depuis le 1er novembre est entrée en vigueur la nouvelle convention d’assurance chômage, signée sous Hollande.

Jusqu’à maintenant, la durée maximale d’indemnisation était de 36 mois pour les plus de 50 ans, contre 24 mois pour tous les autres. Désormais, ce plafond est ramené à 24 mois pour les personnes ayant entre 50 et 52 ans. Entre 53 et 54 ans, il est de 30 mois. Ce n’est qu’à partir de 55 ans que les 36 mois sont maintenus.

Donc un travailleur qui a bossé pendant 30 ans dans la même entreprise, licencié sans motif à l’âge de 50 ans, a droit à deux ans de chômage et 20 mois maximum d’indemnité. Et après ? Après gouvernement et patrons se fichent qu’on risque de finir nos jours dans la misère.

Mais puisqu’on nous dit que tout va bien !

Pourtant on nous répète à longueur de médias que tout va bien, puisque la croissance est repartie ! Oui, le PIB (produit intérieur brut) a encore augmenté, ce qui veut dire qu’on produit encore plus de richesses en France. À qui profite notre travail ? Pas à nous manifestement.

Se battre contre l’inacceptable

Dans toutes les entreprises, il faut donc nous attendre à voir des licenciements illégaux, encore plus qu’avant. Le peu de protections légales qui pouvaient faire hésiter les patrons a disparu. Ce que nous avons donc à opposer, c’est notre capacité à nous mobiliser à chaque fois que ça arrivera. Se battre ensemble, par la grève, dès qu’un de nos collègues sera menacé, ce sera se battre aussi pour la sauvegarde de notre propre emploi.

Cette nécessaire solidarité entre travailleurs, nous allons aussi l’exprimer lors d’une prochaine journée de mobilisation interprofessionnelle appelée par les syndicats CGT, FO, Solidaires et FSU le 16 novembre. Des journées isolées ne suffiront pas à faire plier le gouvernement sur ces ordonnances. Mais saisissons-nous de toutes les opportunités qui existent pour montrer qu’on n’est pas prêts à plier sous leurs sales calculs égoïstes.

PAR Convergences révolutionnaires

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PAR EL DIABLO

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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