SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Quand les patrons de Castorama se barricadent par peur des salariés

Scène surréaliste à Templemars, dans le Nord, près de Lille, vendredi : alors que l’entreprise menace de délocaliser près de 750 emplois en Pologne, les syndicats avaient appelés à un rassemblement devant l’entreprise. Face à cela, la direction s’est barricadée dans ses locaux.

Ils ont peur des salariés en colère.

Et pour cause : c’est 750 familles qui risquent d’être détruire par la délocalisation de leurs services.

Ils ont peur des salariés en colère.

Dans leur peur, ils se protègent derrière une justice à leur service : huissiers pour les constats de violences, avocats, numéros de la police, de la préfecture, du commissariat local.

Ils ont peur des salariés en colère.

Alors ils se barricadent, contrôlent les entrées toutes les heures, font venir des maîtres chiens, garent leurs voitures un peu plus loin, prévoient des vigiles en plus et de quoi résister en cas de siège.

Ils ont peur des salariés en colère.

Pour diviser leurs ennemis, ils mentent : ils disent que les syndicalistes vont brûler les voitures des salariés, qu’ils sont des casseurs, qu’ils sont infiltrés par l’extrême droite d’Hénin-Beaumont…

Ils ont peur des salariés en colère.

Parce que ce ne sont que des familles qui demandent à garder leur emplois, pendant ceux qui se barricadent touchent des dividendes et ont des voitures de fonction à 60 000 €.

Ils ont peur des salariés en colère.

Et c’est une première victoire : la peur change de camp quand ceux qui pensaient toujours gagner s’aperçoivent que le rapport de force est en leur défaveur.

Ils ont peur des salariés en colère.

Et ils ont raison.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Une étudiante témoigne des conditions de travail dans les sociétés du nettoyage

Alors que les salarié d'Onet de la gare du Nord sont en grève depuis presque un mois, nous avons rencontré Nathalie (le prénom a été changé) une étudiante qui travaille l'été pour une société de nettoyage afin de payer ses études. Témoignage d'une jeunesse confronté très tôt à la précarité du travail.

Crédits photos : © maxppp

Révolution Permanente : Comme 75% des étudiants, tu travailles l’été pour pouvoir payer tes études. Job souvent précaire , toi tu as été engagé comme agent d’entretien. C’est donc pour une société de nettoyage, sous-traitante d’Airbus, que tu as été embauchée au mois d’août. Peux-tu nous décrire tes conditions de travail ?

Nathalie : Le travail est assez pénible pour différentes raisons : d’abord, parce qu’on est mal payé mais surtout par ce que la direction cherche à faire le maximum d’économies sur notre dos en nous donnant le travail de plusieurs personnes. Et le pire, c’est que les supérieurs qui arrivent à économiser des postes d’agents d’entretien en répartissant la charge de travail sur les autres employés touchent une prime ! Faire plus en moins de temps… En plus c’est très physique, car les bâtiments sont très grands et qu’il faut tirer ou porter des charges lourdes. D’ailleurs beaucoup de collègues, qui sont là depuis des années, ont des problèmes de santé parfois très invalidants, comme des douleurs musculaires ou articulaires.

RP : Qu’est ce qui a été le plus difficile à vivre pour toi ?

N : Sans hésitation, c’est le mépris de classe et étant donné que c’est un secteur qui emploi beaucoup de femme, le sexisme. On nettoie les sanitaires (toilettes, lavabos, …) mais aussi des bureaux, et beaucoup de salariés d’Airbus n’ont aucun respect pour ce qu’on fait. On est juste des petites mains qui doivent se faire discrètes mais efficaces, et qu’on doit voir le moins possible. On ne fait que du ménage, alors on est déjà pas grand-chose, mais le fait d’être aussi une femme n’arrange pas l’affaire. Mais c’est sans doute encore plus difficile pour toutes celles que j’ai côtoyé, qui travaillent là à l’année, et qui sont d’origine immigrée. Certaines ont la « chance » d’avoir un CDI, mais sont usées par la charge de travail, pour d’autres, c’est toujours la crainte de savoir si son CDD va être renouvelé. Et forcément dans ces cas-là, on est obligé de montrer patte blanche : nettoyer vite et bien, et subir les remarques déplacées de cadres d’Airbus pour qui nous ne sommes que des larbins.

RP : Actuellement on constate que ce secteur se mobilise. Que ce soit les femmes de chambre de l’hotel Campanile Tour Eiffel il y a quelques mois ou bien plus récemment celle de Airbus à Toulouse ou celle qui se déroule en ce moment à ONET Paris-Nord , il y a une véritable envie d’en découdre. Qu’en penses tu ?

N : Je pense que c’est une très bonne chose et que ça montre surtout qu’on est plus prêt à tout accepter et que nous aussi on peut relever la tête. La plupart de ces travailleurs subissent déjà la précarité alors il est essentiel qu’ils se mobilisent pour que les patrons ne dégradent pas encore plus leurs conditions de travail. A croire que c’est toujours les salariés qui coûtent trop cher à l’entreprise, et que c’est à eux de faire des efforts sur leurs conditions de travail, mais si on pouvait voir les comptes, je pense qu’on verrait vite que de l’argent il y en a, mais que les patrons se l’accaparent. Onet vient de racheter une boîte au Brésil qui a fait 80 millions de bénéfice l’an passé, je ne pense pas qu’ils connaissent la crise par contre nous on la subit. En plus dans ces grèves, il y a quelques chose d’extrêmement positif, c’est la dénonciation de la sous-traitance. A chaque fois qu’une société de nettoyage perd un chantier celle qui le récupère vire les CDD, essaye de rogner quelques acquis , quelques avantages que les salariés pouvaient avoir avec la société précédente. Et ça on n’en peut plus, on en veut plus.
Ce que je tiens à souligner c’est le cas de harcèlement sexuel à ONET de Paris-Nord, je trouve que ces femmes qui ont osé briser l’omerta sont très courageuses. Dans ce genre d’affaire on a toujours peur de pas être cru, ou encore de subir des menaces et des sanctions. Ce qui a été le cas pour Karima notamment, qui déjà victime d’agressions et d’humiliations, a été licenciée car son patron préférait couvrir les agissements scandaleux des chefs plutôt que prendre son parti. On fait du ménage parce qu’on est des femmes mais on se fait aussi agressée parce qu’on est une femme.

RP : Comment des étudiants comme toi peuvent soutenir les grévistes d’ONET ?

N : En allant les soutenir sur les piquets de grève, ou encore en popularisant leurs actions grâce aux réseaux sociaux par exemple, mais surtout en participant à leur caisse de grève. Je sais que des cheminots ont apporté leur soutien et ça me semble aussi important que des étudiants le fassent également. On pense souvent que les étudiants n’ont pas les mêmes préoccupations que les travailleurs, qu’ils profitent de leur jeunesse de manière un peu insouciante. Mais ils ne faut pas oublier que plus de la moitié d’entre eux travaillent à l’année pour payer leurs études, que le monde du travail, l’exploitation, la précarité ils connaissent aussi. Nous aujourd’hui, on se bat contre Macron qui veut faire de la sélection à l’entrée de l’université, mais on se bat aussi contre sa loi travail qui fragilise nos conditions de travail. Comme on dit étudiants et travailleurs, même combat !

Le lien vers la caisse de grève, pour y contribuer en ligne : www.lepotcommun.fr/pot/smk9h0kl ou par chèque à l’ordre du syndicat SUD-Rail de Paris Nord à l’adresse du syndicat :39 Bis Boulevard de la Chapelle 75010 Paris.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Frais de mandat députés : ils ne seront contrôlés qu’une fois en cinq ans !

Nouveau coup de com’ pour redorer l’image de Macron et des députés : le changement de statut de leurs frais de mandat – venant compléter leur gracieuse indemnité – qui pourront désormais, de manière très ponctuelle (si ce n’est inexistante), être contrôlés : c’est l’arbre qui cache la forêt des détournements de fonds publics légalisés.

De l’IRFM à l’AMFM : des députés toujours aussi grassement payés

Ratifiée par le bureau de l’Assemblée nationale ce 29 novembre et entrant en vigueur le 1er janvier 2018, la réforme prévoit de substituer l’avance mensuelle sur les frais de mandat (AMFM) à l’indemnité représentative de frais de mandat (IRFM). Cette réforme est censée couronner la fameuse moralisation de la vie politique, promulguée à la mi-septembre par Macron où celui-ci annonçait notamment : « l’impossibilité de ne pas rendre compte de ses indemnités est aujourd’hui promulguée ».

Des déclarations hypocrites et une réforme inoffensive pour le porte-monnaie des députés. Le montant des frais de mandat reste inchangé : 5 373 euros par mois, net d’impôts, pour couvrir toutes les dépenses de l’activité du député. Auxquels il faut bien entendu ajouter les indemnités des députés s’élevant en moyenne à 5 000 euros/mois, net d’impôts et les enveloppes permettant la rémunération des collaborateurs qui frisent les 10 000 par mois.

Ce qui change (ou pas), c’est la manière dont cette somme de 5 373€, rebaptisée pour l’occasion AMFM, pourra être perçue. Les députés devront, à partir du 1er janvier, conserver tous les justificatifs de leurs dépenses pour être en capacité de rendre des comptes devant la déontologue de l’Assemblée. Deux trois hics face à cette réforme, outre les sommes astronomiques que les élus conserveront en poche pour leurs bons plaisirs.

Un contrôle qui n’en est pas un et 600€ d’argent de poche

Si on revient sur le projet initial, une des options avancées était que cette somme ne soit pas versée en amont des dépenses, comme cela sera le cas, mais qu’elle prenne la forme d’un remboursement après présentation des justificatifs. Piste écartée. «  Les notes de frais, ce serait une véritable usine à gaz, inapplicable avec les moyens de l’Assemblée. Et je préfère recruter 150 infirmières ou policiers, plutôt que 150 fonctionnaires chargés de contrôler les députés !  » nous dit le député LREM Sylvain Maillard. Quand il est écrit que «  Le coût du recours par un député à un comptable pour tenir et vérifier le relevé de ses frais est pris en charge directement par l’Assemblée nationale  », on voit que ce n’est pas l’Assemblée qui va contrôler ses députés mais que ce sont ces derniers qui vont se contrôler eux-mêmes… une gageure vu les comportements des Balkany et autres fraudeurs. Et si à un moment l’idée était avancé que ces revenues soient imposables, ça non plus, ça ne passe pas.

Avec l’IRFM, il n’y avait pas de contrôlé exigé au niveau l’utilisation de ces frais de mandat, ce qui avait pu donner des affaires comme celle de Pascal Terrasse en 2012 qui avait profité de cet argent pour se payer des vacances en famille. Avec l’AMFM, les députés pourront être soumis à un contrôle devant la déontologue de l’Assemblée. Sauf que ce contrôle n’aura lieu qu’une fois durant leur mandat. Il s’agira d’un contrôle annuel, où il n’y aura qu’une très faible proportion de députés passés au crible, 120 par an. Après quoi, pas de problème pour utiliser frauduleusement cet argent. De plus, aucune précision n’est donnée sur la façon dont se déroulera ce « contrôle en cours d’exercice ». Ainsi, il ne s’agit pas vraiment de justifier des dépenses, mais d’être en capacité d’assurer leur traçabilité, une fois durant le mandat. Et « Les députés ne sont pas tenus de fournir au déontologue des informations confidentielles couvertes par un secret protégé par la loi ou relatives à l’identité de tierces personnes », ce qui laisse énormément de marges à tout type de manœuvre.

L’autre petit détail qui coince ce sont les 600€/mois d’argent de poche qui pourront déroger aux règles fixées par l’arrêté et pour lesquels le député n’aura donc pas besoin d’apporter de justificatifs de dépense. Un « droit à l’erreur » qui s’étend à la caste politicienne, histoire d’être un peu souple. L’AFP a en effet rapporté que «  l’objectif est d’avoir une « souplesse », par exemple lorsque (les députés) font des dépenses en liquide lors d’une fête de village dans leur circonscription  ». De quoi célébrer dignement la fête de l’asperge la saison prochaine.

Une clarification sur les frais autorisés pour une extension du pouvoir d’achat des députés ?

Le bureau de l’Assemblée a ainsi dressé la liste des possibles/pas possibles au niveau des dépenses prises en charge (avec ce demi-smic de marge). Nuitée d’hôtels, repas (pris en charge pour les stagiaires), déplacements, l’achat d’un véhicule avec tous les frais d’utilisation, location d’un pied-à-terre à Paris, etc, etc. Là encore, des points ne sont vraiment pas clairs, comme par exemple le fait que les repas pris en charge puissent être « dans le cadre de l’exercice de son mandat ou de son activité politique ». Pour ce qui est de l’achat d’un véhicule, il n’y a plus de durée limite pour en acheter un avant la fin de son mandat, etc...

Ce qui, n’est pas pris en charge par l’Assemblée, ce sont : les prêts, dons, cotisations à des partis politiques déclarés ou à un candidat à une élection ; les dépenses liées aux impôts sur le revenu et les amendes pénales ; les dépenses liées à une activité dépourvue de liens directs avec le mandat parlementaire ou l’activité politique ; ainsi que les dépenses pouvant avoir pour effet l’augmentation du patrimoine personnel du député, de ses proches, ou de ses collaborateurs.

Mais dans les frais effectivement pris en charge par l’Assemblée, une ambiguïté perdure pour ce qui est de la manière de les prendre en charge, comme le fait remarquer un article du blog de Mediapart. En listant ainsi les dépenses des frais de mandat, il est mentionné qu’elles peuvent être remboursées, réglées directement par l’Assemblée nationale et faire l’objet d’avances. Or comme l’AMFM est bien une avance, les dépenses directement prises en charge par l’Assemblée ou par la suite remboursées pourraient très bien être une extension du paiement des frais. « Autrement dit, formellement, le montant de l’IRFM et celui de l’AMFM sont les mêmes ; mais substantiellement, un député peut imputer beaucoup plus de frais avec « son » AMFM, dès lors qu’un certain nombre d’entre eux sont directement assumés par l’Assemblée nationale ou remboursés sur justificatifs. »

François de Rugy estime que la question des justificatifs est « un faux débat », alors même que c’est ce qui est attendu de tous les employés. Sauf que pour lui : «  Ce n’est pas comparable avec un salarié d’une entreprise. En revanche, c’est comparable avec une profession libérale, et là, nous appliquons des règles qui sont même plus strictes.  ». Alors que cette réforme n’est qu’une parade pour assurer le service après-vente du programme Macron en surfant sur le ras-le-bol face au traitement des députés, et pour ainsi formaliser et officialiser un non-contrôle des dépenses de l’argent des caisses publics. Durant la campagne présidentielle, en pleine affaire du PenelopeGate, Philippe Poutou avait avancé l’idée (au combien saugrenue pour les macronistes !) que les députés et tous les élus et fonctionnaires soient élus, mandatés et révocables, avec comme rémunération celle d’un salaire moyen, c’est à dire 1800€. On en est loin.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Le gouvernement donne des « kits de licenciement » aux patrons pour leur éviter les vices de forme

L’expression « gouvernement du MEDEF » n’aura jamais été autant d’actualité : la ministre du travail a envoyé vendredi 1er décembre 6 modèles types de lettres de licenciements, pour permettre aux patrons de licencier en toute impunité.

L’ancienne DRH de Danone, aujourd’hui ministre du travail, n’a pas oublié d’où elle venait : le ministère du travail a adressé aux partenaires sociaux un projet de décret pour les ordonnances XXL, concernant les modes de licenciements. C’est donc six lettres-types que les syndicats ont reçus vendredi matin, qui étaient déjà prévues dans les ordonnances et qui révèlent une fois de plus le but de cette loi : faciliter les licenciements à tout prix.

Fabrice Angéi, de la CGT, dénonce « un kit clé en main pour licencier en toute impunité. […] Grosso modo, tout est pré-rédigé et il n’y a plus qu’à mettre le nom de la personne dont on souhaite se séparer ». Si le ministère assure qu’il s’agit avant tout de permettre de dynamiser l’emploi, il s’agit en réalité d’un moyen pour éviter que tout salarié conteste son licenciement.

En effet, le ministère a prévu 6 lettres types, qui seront des formulaires Cerfa, en fonction des motifs de licenciement : disciplinaire (c’est à dire pour faute) ; inaptitude ; non-disciplinaire ; économique individuel ; économique pour des petits licenciements collectifs (entreprises jusqu’à 50 salariés) et pour de grands licenciements (plus de 10 licenciements sur une même période de 30 jours dans une entreprise de plus de 50 salariés). Six modèles que les patrons utiliseront sûrement dès demain avec des effets qui seront immédiats. Car après cette première lettre, l’employé n’aura que quinze jours pour demander une lettre complémentaire pour préciser le motifs du licenciement (qui ne sera plus forcément indiqué sur la première), d’autant plus que le patron aura un « droit à l’erreur » si sa lettre est mal rédigée.

Un mois avant Noël, l’enfant gâté qu’est le patronat français est une nouvelle fois brossé dans le sens du poil. Un cadeau presque trop gros pour être vrai, qui devrait assurer un certain amour des petits patrons envers le président de la République.

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Une pétition sur Change.org à l'initiative de professionnels du diabète, de la nutrition et de patients et consommateurs dénonce les «tentatives de brouillage» notamment de Coca-Cola, Nestlé, Mars, Mondelez, Pepsico et Unilever.

Une pétition dénonce les «manoeuvres» de six géants de l'agroalimentaire pour contrecarrer le logo 5 couleurs, le Nutri-Score, étiquetage nutritionnel choisi par la France pour mieux informer les consommateurs sur la qualité nutritionnelle des aliments.

Lancée vendredi 1er décembre, via le site Change.org, par la Société française de santé publique (SFP), la pétition intitulée «Oui au Nutri-Score. Non aux tentatives de brouillage de certains industriels» réunit plus de vingt sociétés savantes (diabète, pédiatrie...) et associations de terrain (addiction, diététiciens-nutrition), de patients/usagers (Ligue contre le cancer) et de consommateurs (UFC-Que Choisir, CLCV, Foodwatch France).

Elle a déjà recueilli près de 150 signatures individuelles, essentiellement de professionnels de santé et d'experts. Parmi ces derniers, le Pr André Grimaldi (diabétologue), le Dr Irène Frachon et le Pr Serge Hercberg, président du Plan national nutrition santé (PNNS) qui avait proposé dès 2014, ce logo français combattu par les industriels.

Choix du gouvernement validé par l'Europe

«Nous condamnons avec force toutes les tentatives de brouillage de cette initiative, en particulier la position de grandes multinationales (Nestlé, Coca-Cola, PepsiCo, Mars, Mondelez et Unilever) qui refusent le Nutri-Score et appellent, notamment en France via la Fédération des produits de l'épicerie et de la nutrition spécialisée Alliance 7, à utiliser un autre système, basé sur une approche par portions, beaucoup moins claire pour les consommateurs et source de confusion» déclarent-ils.

Le choix de ce logo, qui vise aussi à inciter les industriels à améliorer la composition de leurs produits, a été fait par le gouvernement et validé par l'Europe sur la base de travaux scientifiques reconnus, rappelle la pétition.

Ils précisent que ce logo a reçu l'aval de la Commission européenne le 25 octobre, tandis que l'arrêté gouvernemental le reconnaissant comme «le seul modèle officiel d'étiquetage nutritionnel simplifié» était signé le 31 octobre.

Une étiquette conçue pour comparer

En mars, les grandes firmes internationales, surnommées les «big 6», Coca-cola, Nestlé, Mars, Mondelez, Pepsico et Unilever avaient annoncé leur intention d'utiliser leur propre système d'étiquetage.

Cette vignette Nutri-score (ou Nutriscore, ou logo 5 couleurs ou «5C») permet de comparer (à l'aide d'une échelle de couleurs et de lettres allant de A à E) différentes versions d'un même produit manufacturé (céréales du petit-déjeuner, pizzas, biscuits, desserts lactés, plats cuisinés, conserves, etc.) et d'acheter le plus équilibré, le moins gras, le moins sucré et moins salé.

Les distributeurs Intermarché, Leclerc et Auchan, et le groupe agroalimentaire Fleury Michon ont promis en avril de l'afficher rapidement sur leurs produits en signant une «charte d'engagement» avec le ministère de la Santé.

Cet étiquetage reste facultatif, en raison de la réglementation européenne actuelle. Mais selon la pétition, «un tel logo (...) devrait être rendu obligatoire en Europe».

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Victoire à ONET-Fameck (Moselle) : la déléguée syndicale réintégrée grâce à la mobilisation

Depuis le 17 novembre, Hélène Azevedo, salariée chez l’entreprise de nettoyage ONET Service de Moselle et déléguée syndicale Force Ouvrière était en mise à pied conservatoire – sans salaire – et menacée de licenciement pour avoir dénoncé les méthodes de son employeur. Face à la mobilisation, la direction a décidé, ce mercredi, de revenir sur sa décision.

Une victoire qui en appelle d’autres

Lundi 27 novembre, près de 70 salariés et militants syndicaux de l’entreprise de nettoyage ONET ont débrayé et se sont rassemblés devant les bureaux d’ONET à Fameck (en Moselle) pour dénoncer la mise à pied d’une collègue, Hélène Azevedo, depuis le 17 novembre dernier et les menaces de licenciement à son encontre. Les « fautes graves » qui lui ont été reprochées lors de son entretien se sont avérées fausses et sans fondement. Hélène Azevedo, secrétaire, n’a pas accordé des primes à des salariés sans autorisation de ses supérieurs hiérarchiques. Devant le soutien des salariés et des militants syndicaux, au vu de la défense d’Hélène Azevedo, la direction a finalement retiré ses accusations.

En vérité, c’est moins son travail en tant que secrétaire que sa position de déléguée syndicale pour Force Ouvrière et ses activités syndicales dans l’entreprise ONET qui était dans le viseur de la direction. En effet, la procédure de mise à pied d’Hélène Azevedo tombe pile au moment de montée de la contestation au sein de l’entreprise, sur fond de dégradation des conditions de travail, d’augmentation de la précarité, de suppression d’emploi – thèmes sur lequel la délégué syndicale désignée comme conseillère prudhommales pour 2018 – était également montée au créneau.

Pression, trajets, « travail infernal »

Le 22 novembre dernier, le ras-le-bol des conditions de travail a poussé à un appel à la grève : manque de matériel sur les lieux de travail dispersés sur l’ensemble du département, trajets permanents et temps de transport non rémunéré, pression pour signer de nouveaux contrats et adopter de nouveaux horaires… à Fameck, comme à Paris-Nord où la grève des salariés de l’entreprise H.Reinier, filiale d’ONET, dure depuis près d’un mois, les conditions de travail à ONET ne cessent de se dégrader, les méthodes de management sont de plus en plus agressives.

A Paris-Nord, les agents du nettoyage se battent justement contre l’instauration de la mobilité de « chantier » (lieu de travail) – possibilité de faire changer de lieu de travail sans que celui-ci soit fixé par le contrat – qui a causé la colère des salariés d’ONET-Fameck, pour la hausse du panier repas (de 1 euros 90 ! à 4 euros), pour l’application à leur contrat de la Convention Collective du Ferroviaire, et non celle du nettoyage, moins favorable. Une grève exemplaire contre la précarité et l’exploitation, pour des conditions de travail dignes, qui touche 100% du personnel travaillant sur Gare du Nord.

Pression, imposition de la mobilité, travail infernal et paye de misère, à Fameck comme à Paris-Nord, la serpillère brûle entre la direction d’ONET et ses salariés. Le cas d’ONET-Fameck montre que devant la mobilisation des salariés, la direction peut plier. Une victoire qui en appelle une autre à Paris-Nord, où la pression ne cesse de monter. Le syndicat SUD-Rail vient d’appeler les cheminots à se mettre en grève aux côtés des grévistes d’ONET la semaine prochaine pour exiger leurs intégrations à la SNCF, entreprise donneuse d’ordre, et de leur accorder les conditions de travail allant avec.

Crédits @Philippe Neu

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Plus de jus ! Les travailleurs de l’énergie privent TF1 et Canal + d’électricité ce jeudi 30 novembre

Même si les médias tentent de cacher une mobilisation d’ampleur dans le secteur de l’énergie ce jeudi 30 novembre, la coupure de Boulogne-Billancourt avec pour cible les groupes TF1 et Canal + n'a pu être invisibilisée… Les grévistes ne se sont pas privés de la mettre en avant.

Après les travailleurs du secteur pétrolier, la semaine dernière, ceux de l’énergie étaient mobilisés au niveau national ce jeudi 30 novembre, à la fois contre les ordonnances Macron mais également pour lutter offensivement pour leurs statuts et leurs salaires. Des actions sont sorties du lot plus que d’autres à l’image de la coupure de Canal+, TF1 et BFM TV, chaînes symboles d’un système à deux vitesses. Les chaînes prises pour cible ne l’étaient pas par hasard, ce sont celles qui représentent le plus l’information du côté du patron, celles qui n’ont de cesse d’alimenter l’image d’un syndicalisme preneur d’otages. Comme pour leur dire « à bon entendeur », la CGT énergie a donc choisi de faire une démonstration de force et de s’en prendre à ceux qui n’ont de cesse d’invisibiliser ou de stigmatiser leurs luttes.

Ils s’agissait, jeudi, pour les travailleurs de l’énergie, de reprendre la main sur leur outil de travail pour faire entendre leur colère. Les principales cibles de la journée ont été des groupes privés comme les usines d’armement Hérakles et EADS-Astrium, ou Arkema, qui sont tombées dans le noir. Le PDG d’EDF Jean-Bernard Lévy, en visite au palais des congrès à Bordeaux, s’est lui aussi retrouvé dans la pénombre. Coupure en eau de plusieurs clients industriels à Grenoble. Partout en France des baisses de charge ont également eu lieu.

Pour exemple, côté Normandie, 150 énergéticiens (dont les agents de la centrale nucléaire de Paluel) déterminés à agir contre les attaques ont visé les zones industrielles caennaises. Aéroport, Enedis, l’armée, zones commerciales, sont également tombées dans la pénombre.

Malgré cette journée de démonstration de travailleurs coordonnés au niveau national et organisés autour d’un même but, les revendications n’ont pu être satisfaites. Les réponses aux négociations ont été bien en deçà des demandes. Parmi elles, une demande d’augmentation de 2,8% sur les salaires et les pensions à laquelle la direction du groupe répondait par 0,2%. Les revendications vont donc dans le sens de l’unification des travailleurs de l’énergie puisque les augmentations sont demandées pour l’ensemble des travailleurs du secteur, de même qu’un même statut pour les internes et les externes c’est-à-dire les salariés qui travaillent dans les entreprises issues des deux entreprises « historiques » EDF et GDF mais également pour les salariés des filiales qui ne bénéficient pas aujourd’hui du même statut.
Après la journée de jeudi et pour se faire entendre, une mobilisation de plus grande importance se prépare chez les travailleurs de l’énergie pour le jeudi 7 décembre. A n’en pas douter, elle fera des étincelles !

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Ce n’est pas de chance pour notre gouvernement qui souhaitait masquer l’évolution du chômage, en ne communiquant que les chiffres publiés par l’Insee tous les trois mois.

Une augmentation de 64 000 chômeurs (au sens du BIT) en trois mois, soit + 0.2%, nous confirme que la partie n’est pas gagnée face à la pression inexorable du capitalisme. Le chômage des seniors est lui aussi en hausse de + 0.1%. Quant aux chômeurs de longue durée, ils sont 46 000 de plus, soit une hausse de + 0.2%.

Le sous-emploi, gangrène du système, est aussi en augmentation de 0.1%. Ciment de la précarité et de la misère, celui-ci sera le combat de la CGT lors des mois et des années à venir. Nous ne pouvons pas accepté que ces modes d’emploi soient utilisés simplement dans le but de faire varier la courbe du nombre des chômeurs. On demande aux privés d’emploi de choisir entre le chômage et la misère dans l’emploi, c’est inacceptable.

L’assurance chômage, aujourd’hui financée par les cotisations des salariés, permet à ceux-ci de bénéficier d’une allocation lorsqu’ils sont dans des difficultés d’emploi. Ces allocations sont le fruit de négociations entre les organisations syndicales et les organisations patronales.

Demain, si les cotisations sociales sont supprimées pour être remplacées par la CSG, les chômeurs deviendront des assistés, soumis au bon vouloir du politique qui soutiendra en priorité le capitalisme et la fuite des capitaux des plus favorisés.

La CGT sera des plus intransigeante pour se battre aux côtés des privés d’emploi, pour un emploi qui leur permette de vivre dignement.



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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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