SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Nous savons bien comment en matière de droit des travailleurs, de mouvements sociaux les médias mainstream se comportent en adversaires.

En conséquence la bataille est décisive pour une véritable information respectueuse des réalités du monde du travail et des enjeux au moment de l'offensive générale contre les conquis.

La mise valeur répétée, insistante de la CFDT et de ses orientations, le dénigrement du mouvement syndical et des mouvements sociaux et de la CGT en particulier participent de cette désinformation pour neutraliser les travailleurs et leur faire accepter les régressions, la remise en cause des garanties, les licenciements low cost ...

A contrario, le sondage ci-après analysé par Jacques Sapir constitue un signe de résistance au formatage des esprits et un point d'appui pour une contre-offensive!

QUI POSSĚDE LES MEDIAS EN FRANCE ?

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SOURCE : le site Les Crises :

https://www.les-crises.fr/russeurope-en-exil-le-pluralisme-voila-lennemi-par-jacques-sapir/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+les-crises-fr+%28Les-Crises.fr%29

La prise d’antenne par RT-France, le lundi 18 décembre 2017, a suscité beaucoup d’intérêts chez les téléspectateurs, mais aussi bien des critiques et des commentaires dans le monde des médias. On avait observé le même phénomène, mais l’hystérie antirusse en mois lors du lancement de Le Médias quelques jours auparavant. Ces comportements sont révélateurs de la perte de confiance dans ce que l’on appelle les « médias traditionnels » ou « mainstream ». Cette perte de confiance peut d’ailleurs se mesurer dans divers sondages. Mais, derrière cette perte de confiance se profile aussi un autre problème : celui de la censure dont des sources d’informations qui ne sont pas alignées sur la « pensée unique » font l’objet. Une censure que certains, auto-proclamés « spécialistes de la Russie » aimeraient bien voir appliquer à RT-France semble-t-il.

Un bilan « globalement négatif »

Un sondage, donc, a été réalisé par l’IFOP-Fiducial  et portait sur Les moyens de l’audiovisuel public et les menaces pesant sur la liberté d’expression. Les résultats de ce sondage sont extrêmement intéressants. Il montre tout d’abord que les réponses distinguent bien les menaces dans les médias traditionnels et celles pesant sur les « réseaux sociaux ».

Tableau 1

« Diriez-vous qu’aujourd’hui en France, la liberté d’expression est

menacée… ? » (en % des réponses)

 Dans les médias dits traditionnels: (télévision, radio, presse)Dans la société d’une manière généraleSur les réseaux sociaux
Oui, tout à fait252417
Oui, plutôt424330
TOTAL: Oui676747
Non, plutôt pas272740
Non, pas du tout6613
TOTAL Non333353

On voit que, pour les personnes ayant répondu au sondage, les menaces se concentrent ainsi sur les « médias traditionnels » et dans la société. Ce qui est aussi très intéressant est le nombre très faible de personnes répondant qu’il n’y a pas « du tout » de menaces sur la liberté d’expression : 6% de l’échantillon.

Cela se comprend au vu des affaires qui ont agitées la sphère médiatiques ces derniers mois, comme, et ce n’est qu’un exemple, le licenciement abusif de Mme Aude Lancelin du Nouvel Observateur, fait pour lequel ce journal a bien été condamné, en première instance, à une amende de 90 000 euros.

Comment se répartissent les opinions

Le deuxième point intéressant est la répartition par « préférences partisanes » de ces réponses. On constate que les sympathisants de France Insoumise et du Front National considèrent massivement quant à eux que la liberté d’expression est menacée. Les pourcentages pour les sympathisants du PS ou des « Républicains » sont proches de la moyenne nationale cependant, et l’on peut penser que si on retirait de l’échantillon les sympathisants FI et FN, le taux de réponses dépasserait en fait la moyenne nationale. En fait, seuls les sympathisants du parti au pouvoir LREM ne considèrent qu’à 44% (ce qui reste cependant un chiffre élevé) que la liberté d’expression est menacée.

Figure 1

Répartition par préférences partisanes

Il y a donc bien un problème avec la liberté d’expression en France, ou à tout le moins il y a bien une perception de ce problème, perception qui devient d’autant plus forte que l’on se trouve exclu du pouvoir.

Ce n’est pourtant pas le seul problème.

Si l’on regarde maintenant la structure par âge des réponses, on constate que les moins de 35 ans sont de loin les plus nombreux à penser que la liberté d’expression est menacée. Ils sont 78% à le penser (contre 67% en moyenne pour l’échantillon) et même 84% pour la tranche 18 à 24 ans.

Figure 2

Répartition par âge

La perte de confiance des moins de 35 ans dans les « médias traditionnels » apparaît donc comme massive.

Enfin, si l’on regarde les Catégories Socio-Professionnelle et l’origine régionale, les résultats ne sont pas moins intéressants.

Figure 3

Répartition par CSP et par régions

(sources des figures 1, 2 et 3: https://www.fiducial.fr/fr/Actualites-FIDUCIAL/Les-moyens-de-l-audiovisuel-public-et-les-menaces-pesant-sur-la-liberte-d-expression )

On constate que les salariés du secteur privé et les chômeurs sont les plus nombreux à penser que la liberté d’expression est menacée, ce qui traduit l’engagement d’une grande partie des « médias traditionnels » pour les réformes comme la « loi travail », réformes qui sont perçues comme des menaces directes pour ces populations. De même, les populations vivant en province, et dans des communes rurales ou des petites villes, semblent aujourd’hui bien plus sensibles aux menaces pesant sur la liberté d’expression que celles vivant dans l’agglomération parisienne.

On peut supposer que c’est bien la « France périphérique » qui se sent exclue des « grands médias ».

Un sentiment justifié ?

Ce sentiment de menaces pesant sur la liberté d’expression et d’opinion rejoint d’autres sondages quant à la confiance que faisaient les français à diverses institutions. Les journalistes, et plus généralement les « médias », arrivent à un niveau particulièrement bas.

Le manque de pluralisme de la presse (écrite ou audio-visuelle) explique très probablement ce phénomène. Ce manque de pluralisme ne s’exprime pas uniquement par l’exclusion des « voix dissonantes », mais aussi par des commentaires toujours orientés dans le même sens, et surtout par la confusion constante entre le commentaire et l’information elle-même. De trop nombreux « journalistes » se transforment en commentateurs. Cela est probablement à relier à l’extrême concentration de la presse en France et au fait que la plupart des organes dits « d’information » appartiennent à un groupe réduit d’oligarques.

Mais, ce phénomène, qui est à l’origine de la décision de créer Le Média, ou qui est avancé par les responsables de la chaîne RT-France pour justifier de sa création, n’est pas le seul. Le développement de médias ou de quasi-médias « non-conventionnels », développement qui est une réaction à la situation étouffante dans les médias conventionnels, a engendré aussi une forme de réaction de la part des tenants de la pensée unique. On a assisté aussi, sous couvert de lutter contre la « radicalisation » et le « terrorisme » à la montée d’une forme de censure touchant aussi les médias non-conventionnels. On pourrait ainsi rattacher à cette forme insidieuse de censure celle qui a frappé mon carnet RussEurope publié jusqu’au 26 septembre sur hypotheses.org.

C’est dans ce contexte qu’il convient donc d’apprécier la levée de bouclier dans les milieux médiatiques contre tant Le Média que contre RT-France. On est plus ici dans la défense d’une rente que dans celle de la liberté d’expression. Et, la concentration de ses attaques montrent bien la peur de ceux qui avaient pris l’habitude de « désinformer en paix » et qui se voient potentiellement confrontés, que ce soit dans le monde des médias conventionnels ou dans celui des médias dits « non-conventionnels » à une offre pluraliste. C’est bien en réalité la peur du pluralisme qui anime ces censeurs, qu’ils soient virtuels ou effectifs.

Jacques Sapir

PAR FSC

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La propagande gouvernementale et médiatique consistait, consiste à présenter la "nécessité" de la contre-réforme du code du travail comme une condition des créations d'emplois et de lutte contre le chômage.

Comme pour tout ce qui concerne les contre-réformes l'enfumage, l'hypocrisie et le mensonge sont de mise.

Sitôt les décrets consécutifs à la loi rédigés le patronat et les entreprises se saisissent des nouvelles possibilités offertes par le pouvoir pour procéder non à des créations d'emplois, mais à des licenciements massifs AUX MOINDRES FRAIS avec les ruptures conventionnelles collectives .

Et Pimkie, PSA s'engoufrent dans la brêche!

Car auparavant :

Jusqu’à présent, pour se séparer d’un grand nombre d’employés, il fallait ouvrir un plan de départ volontaire (PDV) : les bénéficiaires qui le souhaitaient quittaient l’entreprise avec un contrat de sécurisation professionnelle et un suivi renforcé jusqu’à ce qu’ils retrouvent un emploi. Après l’ouverture du PDV, les dirigeants ne pouvaient pas embaucher de nouvelles personnes durant un an. Ce n’est désormais plus obligatoire.

Il y aurait paraît-il des garde-fous mis à ces nouvelles menaces qui planent sur les salariés.

D'abord le volontariat des salariés (ils doivent acquiescer aux propositions patronales) et ensuite ces propositions doivent recueillir l'avis majoritaire des syndicats.

En réalité d'abord SEUL le chef d'entreprise peut prendre l'initiative d'un plan de ruptures conventionnelles collectives .

 

Et par ailleurs et surtout, les négociations ouvertes par cette initiative patronale se déroulent dans le huis clos de l'entreprise, c'est à dire avec toutes les possibilité de pression, de chantage, de corruption et d'utilisation des divisions syndicales et en particulier de l'esprit de soumission des syndicats se réclamant du réformisme et prêts à tout accepter tout en dressant de soit-disant lignes rouges.

Travaux pratiques, on en a tout de suite l'illustration avec la réaction de la CGC chez PSA

Selon Franck Don, délégué syndical CFTC, le DAEC et les plans de départs volontaires sont « populaires parmi les salariés de l’entreprise, y compris chez les adhérents de la CGT ». Mais, ajoute-t-il, « nous n’accepterons pas de modifications dans le montant des indemnités versées aux partants ni de changement dans les dispositifs d’accompagnement […]. Il ne doit pas s’agir de donner de l’argent aux personnes pour aller à Pôle emploi », prévient le syndicaliste.

Décidément la lutte contre les ordonnances est bien toujours à l'ordre du jour dans chaque entreprise confrontée à ces plans de licenciement ET dans la nécessaire convergence des luttes à construire.

Et relevons que chez PSA la CGT est en ordre de bataille :

Pour la CGT, en revanche, hors de question de signer cet accord. « Selon mes calculs, nous avons perdu 25 000 salariés depuis 2012, peut-être davantage (…) », assure Jean-Pierre Mercier, délégué central CGT PSA. « Sur certaines lignes de montage, les intérimaires représentent 90 % des effectifs. (…) Dans une entreprise qui fait des milliards de bénéfices, une telle politique est inacceptable », fait-il valoir.

PAR FSC

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A TOUS

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Le président de la République, Emmanuel Macron, a confirmé, mercredi 27 décembre, que le gouvernement réfléchissait à durcir le contrôle des chômeurs.

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, visite les locaux d\'une agence Pôle emploi de Lyon, le 4 août 2017.
La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, visite les locaux d'une agence Pôle emploi de Lyon, le 4 août 2017. (ROMAIN LAFABREGUE / AFP)

C'est "normal" et cela ne présente "rien de choquant". Emmanuel Macron a confirmé, mercredi 27 décembre au micro de LCI, que le gouvernement envisageait de durcir le contrôle des chômeurs, une promesse de campagne dont Le Canard enchaîné venait de dévoiler les grandes lignes. "Je n'accepte aucun discours qui consiste à réduire les femmes et les hommes qui sont au chômage à des gens qui frauderaient, ce n'est pas vrai", a cependant précisé le chef de l'Etat.

Que prévoit le gouvernement ?

Dans son édition de mercredi, Le Canard enchaîné révèle le contenu d'une note confidentielle du ministère du Travail. Selon cette note, des demandeurs d'emploi pourraient voir leurs allocations chômage réduites de 50% pendant deux mois, en cas de recherche d'emploi insuffisante, d'un refus de formation ou d'un refus de deux offres de postes jugées raisonnables. Si le demandeur d'emploi réitère ces manquements et refus, ses allocations seraient supprimées pendant deux mois.

Toujours selon cette note, rédigée par un ancien cadre du Medef, le directeur de cabinet de la ministre Muriel Pénicaud, chaque demandeur d'emploi devra remplir un "rapport d'activité mensuel". Il y renseignera l'ensemble des démarches qu'il a effectuées. Objectif officiel : favoriser son retour à l'emploi.

Qu'est-ce que ça changerait ?

Actuellement, un chômeur peut voir son allocation réduite de 20% pendant deux à six mois en cas de recherches d'emploi insuffisantes ou de refus de formation. Si les manquements sont répétés, l'allocation baisse de moitié pendant deux à six mois, puis est éventuellement supprimée définitivement.

Elle peut également être suspendue pendant deux mois si le demandeur d'emploi refuse à deux reprises une offre raisonnable d'emploi. Et si ce refus se répète, l'allocation est supprimée pendant deux à six mois, voire définitivement.

Emmanuel Macron en avait-il parlé pendant la campagne ?

Oui. Dans le programme du candidat, on pouvait lire que "la contrepartie" des "droits nouveaux" –à savoir l'assurance-chômage pour les salariés qui démissionnent, pour les indépendants et les professions libérales– "sera un contrôle accru de la recherche d’emploi, pour lequel les moyens de Pôle emploi seront renforcés et les sanctions rendues justes et crédibles".

"Si plus de deux emplois décents, selon des critères de salaire et de qualification, sont refusés, ou que l'intensité de la recherche d'emploi est insuffisante, alors les allocations seront suspendues", poursuivait le texte. En février, dans un entretien aux Echos, le candidat annonçait aux chômeurs que "les prestations seront strictement conditionnées à vos efforts de recherche, avec un contrôle drastique"

Depuis ses vacances à Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées), le chef de l'Etat a confirmé les pistes évoquées dans Le Canard enchaîné et sa promesse de campagne, arguant que "c'est ce que font tous les pays qui nous entourent". "C'est beaucoup d'investissements dans les personnes, beaucoup de formation, mais aussi de la rigueur", a déclaré Emmanuel Macron. Combien coûte la fraude ?

Le 22 novembre, Pôle emploi a dressé le premier bilan du contrôle des chômeurs, entamé fin 2015 : 269 000 contrôles ont eu lieu, aboutissant à 14% de sanctions. Ce qui signifie que 86% des chômeurs se conforment à leurs obligations. En 2015, dans son dernier rapport disponible en ligne, la Délégation nationale à la lutte contre la fraude (DNLF) estime que cette fraude fait perdre 111,2 millions d'euros à Pôle emploi. Un chiffre bien moins élevé que la fraude fiscale, qui atteignait, en 2015, 7,84 milliards d'euros, pénalités comprises. Quant à l'évasion fiscale, elle représente chaque année pour l'Etat un manque à gagner estimé entre 60 et 80 milliards d'euros selon le ministère de l'Economie.

Quelles sont les réactions ?

Ce projet du gouvernement a été rapidement critiqué par la gauche et le Front national. Sur Twitter, le Parti socialiste y a vu la main de Pierre Gattaz, le patron du Medef.

L'ancien candidat à la présidentielle du PS, Benoît Hamon (aujourd'hui leader de Génération.s), a lui comparé Emmanuel Macron à l'ancienne Première ministre conservatrice britannique Margaret Thatcher.
Député de La France insoumise, Adrien Quatennens a dénoncé sur franceinfo "un gouvernement de fainéants qui préfère s'attaquer aux chômeurs plutôt que de s'attaquer au chômage". "Il faut créer de l'emploi. C'est absurde de vouloir accroître les contrôles sans penser à la relance de l'activité", a ajouté le député du Nord. Enfin, le Front national, par la voix de son porte-parole Jordan Bardella, rejette, lui aussi, cette "suspicion généralisée" sur "des victimes du chômage de masse". Il plaide à la place pour "un ciblage des fraudeurs notoires".

Ces nouvelles mesures de contrôle des chômeurs trouvent toutefois grâce aux yeux de Lionnel Luca, maire Les Républicains de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes). Selon lui, Emmanuel Macron "gagne des points sur sa droite" parce qu'il "est dans le pragmatisme, et il ne s'embarrasse pas d'a priori idéologiques". "Pour le moment, Emmanuel Macron va jusqu'au bout de ce qu'il a dit", a estimé le maire de Villeneuve-Loubet, interrogé par franceinfo.

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Que nous réservent le Président Dictateur Général Macron et son DRH, E. Philippe, pour 2018 ?

Le 4 décembre dernier, Jean-Jacques Bourdin piégeait le député LREM Hervé Berville sur le plateau de BFMTV, en l’interrogeant sur la reconduction de la « prime de Noël ». Une prime dont l'élu des Côtes-d'Armor ne semblait pas avoir la connaissance. Nous publions ici cette réponse d’Aurélien Perrot, cheminot à Trappes et militant CGT, sur les « cadeaux » que nous prépare en revanche le gouvernement de Macron.

Une nouvelle preuve, s’il en fallait encore, que la plupart de l’oligarchie politique ne vit pas dans le même monde que le reste de la population, plus communément appelé plèbe. En effet, il semblerait que M. Berville n’ait pas beaucoup de personnes dans son entourage qui bénéficient de cette fameuse prime de Noël. Il est choquant qu’un représentant du peuple ignore les quelques mesurettes mises en place pour aider les plus démunis. Rappelons que cette prime est versée dans la semaine précédant Noël aux personnes bénéficiaires de certains minima sociaux, en fonction du nombre d’enfants à charge dans le foyer. Une aide qui, même si on peut regretter son montant d’autant plus faible qu’il a été gelé cette année, a le mérite d’exister et de survivre à chaque gouvernement depuis 1998.

En plus de démontrer l’incompétence et la déconnexion de la réalité de ceux qui sont sensés nous représenter, cela démontre également le mépris de classe dont ils peuvent faire preuve. On lui parle de prime, il se pose directement la question si lui, en tant que député, y aurait eu droit. A gerber…

Les surprises du gouvernement pour 2018 : continuer à voler les pauvres pour donner aux riches

C’est l’occasion de voir, en guise de cadeau de Noël, ce que le Président Dictateur Général, M. Macron, et son DRH, M. Philippe, nous réservent pour l’année 2018. Pendant que le DRH vole (ou vole, ce qui dans son cas est identique) pour 350 000€ (à peu près 25 années de SMIC) pour gagner 2 heures, que des centaines de milliards vont dans des paradis fiscaux, parfois même dans l’union européenne complice, on préfère rechercher un SDF qui a eu la chance de trouver 300 000€. Bonne chance à lui en espérant qu’il ne se fasse pas choper avant d’avoir tout dépensé. Et le PDG va nous expliquer, ou plutôt va expliquer à ceux qui auront la naïveté de se trouver devant leur poste de télévision au plus mauvais moment, qu’il va falloir faire des efforts, qu’on vit au-dessus de nos moyens, il va falloir se serrer la ceinture et les coudes, etc. Autrement dit qu’il va continuer à voler les pauvres pour donner aux riches.

Alors pour gagner du temps, nous allons résumer ce qui nous attend pour cette nouvelle année afin de commencer à construire une réelle opposition (une vraie, pas celle qui discute de la couleur du papier toilettes de l’assemblée autour du champagne et des petits fours). Car pour gagner contre cet ennemi commun, c’est par millions que nous devrons déferler dans la rue.

- La suppression des cotisations sociales et salariales pour l’assurance chômage et l’assurance maladie. Attention : danger. S’ils la présentent comme une mesure en faveur du pouvoir d’achat des Français, il s’agit en fait d’un tour de passe-passe qui aboutit au hold-up du siècle. En effet les cotisations qui vont d’abord diminuer avant de disparaître au cours de l’année 2018 proviennent du travail des salariés et à ce titre sont payées par les patrons pour l’ensemble des salariés afin de faire face à toutes les difficultés que réserveront la vie (chômage, maladie, vieillesse). En supprimant cette cotisation, le gouvernement se sert dans nos poches pour augmenter soi-disant notre pouvoir d’achat. Un peu comme s’il avait vidé notre livret A pour nous filer un treizième mois. Une mesure que le patronat applaudit d’autant plus qu’il la demande depuis 1945 (l’assurance chômage, crée en 1958, a été inclus dans la sécurité sociale depuis).Une mesure qui va aboutir au financement de plus en plus important par l’impôt de la sécurité sociale et non plus par les cotisations sociales. De Gaulle, par ordonnance du 21 août 1967, avait déjà diminué le poids des syndicats dans la gestion de la sécurité sociale en passant de la gestion par des représentants élus par les assurés au paritarisme entièrement biaisé par les divisions des syndicats orchestrées par le patronat et le gouvernement, alors que le patronat se présente uni. C’est pourquoi dans ce cas le paritarisme, qui pourrait sembler plus juste si on ne l’explique pas, est en fait une mesure qui donne la majorité au patronat pour imposer sa gestion de la sécurité sociale (déremboursements, attaques sur les chômeurs, recul de la retraite, …). Macron va pouvoir achever son œuvre en virant totalement les syndicats de la gestion de la sécurité sociale en prétextant que puisque c’est l’état qui paie (comprenez : nos impôts) alors c’est l’état qui décide (ah ben non c’est plus nous c’est eux).

- On était habitué à ce qu’il n’y ait pas de « coup de pouce », même symbolique, au SMIC. 2018 ne fera pas exception à la règle : le SMIC aidera à survivre mais toujours pas à vivre. D’autant que la soi-disant augmentation du pouvoir d’achat due à la suppression des cotisations sociales est déjà « compensée » par une perte de pouvoir d’achat, réelle celle-là, due à l’augmentation de la CSG. Et même ceux qui n’auront pas « bénéficié » de la supercherie sur les cotisations sociales subiront cette perte directe de rémunération. Exception pour les retraités gagnant moins de 1289€ ou 1394€ par mois suivant les cas : le gouvernement estime sans doute qu’avec une pension d’un de ces montants on vit confortablement. Venant d’un gouvernement dont les députés n’arrivent pas à boucler leurs fins de mois avec 5000€ par mois, qui regrettent de ne pas pouvoir s’acheter une Porsche mais qui trouvent que les smicards sont trop payés, plus rien ne nous étonne.

- Préparez-vous à ce que la cotisation de votre mutuelle fasse un bond en 2018. Explications : à force de faire des cadeaux au patronat, sous forme d’exonérations de cotisations à la sécurité sociale, cette dernière se retrouve avec un déficit qui n’existerait pas si tous les patrons payaient leurs cotisations. Ça, ce n’est pas nouveau. Ce qui l’est, en revanche, c’est la nouvelle façon que le gouvernement a trouvé de nous faire les poches : rendre les mutuelles obligatoires (vu que l’état casse la sécurité sociale en remboursant de moins en moins de médicaments ou de prestations médicales, elles étaient déjà fortement conseillées), puis leur laisser une facture de près de 1 milliard d’euros pour 2018 : 180 millions pour les nouvelles rémunérations des médecins traitants, 73 millions pour la revalorisation des tarifs des consultations, 60 millions pour la revalorisation des rémunérations des pharmaciens et 577 millions d’augmentation des dépenses de santé. Evidemment, ces dépenses seront payées par les adhérents des mutuelles. Les plus modestes n’auront pas forcément les moyens de payer et devront peut-être renoncer à se soigner.

- Le gouvernement s’apprête à nouveau à diviser les Français en s’attaquant aux régimes spéciaux de retraite, toujours sous couvert d’égalité. Mais pourquoi veulent-ils toujours égaliser par le bas et jamais par le haut ? La réponse est simple : eux, ils l’ont la conscience de classe et ils ne veulent que nous diviser pour nous faire la peau. Mais la seule division qu’il doit y avoir, c’est celle entre la classe ouvrière et la bourgeoisie.

- Le seul cadeau de Noël, pour revenir à notre sujet principal, est pour ceux qui paient l’ISF. Enfin, ceux qui le payaient et qui auraient dû le payer encore. La baisse des impôts sur les sociétés semble en bonne voie également. La transformation de notre pays en paradis fiscal pour les riches est en marche.

Néanmoins, il est important de continuer à se battre contre les ordonnances qui ont démocratiquement été passées à coups de matraques cet automne, même si elles ont été ratifiées par le parlement. Il est bon de rappeler aux députés LREM qu’ils n’ont aucune légitimité : ils n’ont été élus que parce qu’une immense majorité des électeurs a rejeté les partis traditionnellement au pouvoir, ainsi que le parti fasciste, et grâce à une très forte abstention. Nous avons plus de légitimité qu’eux. Ce que ce parlement a fait, la rue le défera.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Christian Nibourel, un patron multirécidiviste, bientôt à la tête du Medef ?

C'est l'un des prétendants les plus sérieux pour succéder à Pierre Gattaz à la tête du syndicat des patrons, mais voilà, Christian Nibourel est entaché par de multiples condamnations en justice pour sa gestion de Accenture France. Entre les heures supplémentaires non-payées et le non-respect de la durée minimale de repos hebdomadaire, on n'en attendait pas moins de quelqu'un qui souhaite devenir patron des patrons.

Président d’une société de conseil qui compte parmi les leaders du marché, président du groupement des industries et services et membre du comité exécutif du Medef, le profil de Christian Nibourel a tout pour faire de lui un futur dirigeant du Mouvement des entreprises de France. Son sérieux est vanté et ses contributions écrites ravissent les patrons tant il maîtrise les éléments de langage néo-libéraux à grand coup de « nouvelles synergies entres les acteurs de l’économie ». Pas étonnant qu’il se soit vu confier la tête du groupe de travail sur « Inventer l’entreprise du futur » en 2013 aux côtés de Fleur Pellerin alors chargée des PME et de l’innovation numérique.

Cependant, Christian Nibourel possède aussi quelques travers qui lui font oublier la synergie entre collaborateurs et l’entreprise du futur pour revenir aux bonnes vieilles méthodes à l’ancienne à commencer par l’exploitation de ses salariés. En effet, la société de conseil de Nibourel n’en est pas à sa première condamnation par la justice. Depuis quelques mois, les procès fleurissent et montrent une gestion des employés qui ne s’embarrasse pas de respecter le code du travail.

Le 4 septembre dernier, Accenture France a été condamné pour « non-attribution ou attribution non-conforme de congés annuels » et « emploi de salariés sans respect de la durée minimale de repos hebdomadaire [et] quotidien » ainsi que pour « mise en place illégale du travail de nuit ». Un palmarès que Nibourel voulait manifestement encore étoffer puisqu’il vient encore d’être de nouveau condamné pour avoir enfreint la convention collective auprès de 1980 de ses employés. En effet, la CGT d’Accenture France a révélé que les modalités de décompte du temps de travail des employés n’étaient pas fiables en plus d’être à l’avantage de l’employeur, une technique bien connue pour obtenir des heures supplémentaires non payées. Sourd aux avertissements de l’inspection du travail, l’entreprise de Nibourel a été condamnée le 21 décembre dernier par le tribunal de police.

Nul doute que Nibourel assurerait une succession honorable à Gattaz. Entre le « patron de choc » comme les médias le surnomment, qu’il a été, et le patron multirécidiviste qu’incarne Nibourel, la continuité serait assurée.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Les médias relaient lourdement :

RTL

Chômage : le nombre de demandeurs d'emploi en baisse de 0,8% en novembre

La France comptait, fin novembre, 29.500 personnes en moins sur les listes de Pôle Emploi, selon les chiffres publiés ce mercredi 27 décembre. Au total, 3.45 millions de personnes recherchaient un travail.

HUFINGTON POST

Chiffres du chômage: baisse de 0,8% du nombre de chômeurs inscrits à Pôle Emploi en novembre

Après une baisse historique en septembre, le nombre de demandeurs d'emploi avait augmenté en octobre.

LE MONDE

Le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) a reculé de 29 500 en métropole, soit une baisse de 0,8 % en un mois (– 2,4 % sur un trimestre)

Mais quand on va au-delà des titres qui confortent la politique du pouvoir on trouve les aveux suivants dans Le Monde même par exemple :

"Le gros point noir des données dévoilées mercredi porte sur le chômage de longue durée : il continue de prendre de l’ampleur, le nombre de personnes (relevant des catégories A, B et C) qui recherchent un emploi depuis au mois un an s’élevant désormais à 2,686 millions sur toute la France, soit un accroissement de 0,6 % en un mois et de 4,3 % en un an."

et

"A court terme, cependant, l’Insee table sur un reflux extrêmement modeste du nombre de demandeurs d’emploi. Dans sa note de conjoncture, qui a été diffusée le 19 décembre, l’Institut pense que le taux de chômage devrait atteindre 9,4 % de la population active à la mi-2018, « soit 0,1 point de moins qu’un an plus tôt ». L’embellie franche et massive n’est pas encore pour demain."

L'autre donnée majeure des évolutions récentes montrant que le "recul" du chômage des catégories concernées est réalisé au profit de contrats courts ou très courts.

"La catégorie B, des emplois les plus courts, demeure sur une pente ascendante (+2,2% sur un mois, +4,2% sur un an). La catégorie C, concernant les actifs avec un emploi de plus de 78 heures par mois, n'est pas en reste (+0,6% sur un mois, +9,2% sur un an). En prenant en compte l'ensemble des catégories A, B et C, Pôle Emploi recensait ainsi 5.611.400 inscrits."

Autrement dit le recul partiel du chômage s'effectue au profit de la nette croissance des emplois précaires!

Car tel est le fonds de la politique macronienne de "lutte" contre le chômage de masse : faire baisser les statistiques, pratiquer la chasse aux chômeurs,  faire croître massivement la précarité!

Autrement dit pour le capital le chômage de masse est une condition d'existence de la production capitaliste et l'affichage de la lutte contre ledit chômage une mise en scène!

 

« Si l’accumulation, le progrès de la richesse sur la base capitaliste, produit donc nécessairement une surpopulation ouvrière, celle-ci devient à son tour le levier le plus puissant de l’accumulation, une condition d’existence de la production capitaliste dans son état de développement intégral. Elle forme une armée de réserve industrielle qui appartient au capital d’une manière aussi absolue que s’il l’avait élevée et disciplinée à ses propres frais. Elle fournit à ses besoins de valorisation flottants, et, indépendamment de l’accroissement naturel de la population, la matière humaine toujours exploitable et toujours disponible. »

Karl Marx, Le Capital, Chapitre 25

ET

MARX Le Capital Chapitre XXV page 457 sur l'armée de réserve du capital

 

PAR FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
La hausse de la précarité comme tendance lourde et les sanctions pour les aggraver

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Les nouveaux chiffres du chômage montrent une baisse de la catégorie A (-0,8 % sur 1 mois, -2,4 % sur 3 mois) mais somme toute minime sur un an à -0,1 %.
La catégorie B a baissé sur 3 mois (-2,4%) mais continue d’augmenter sur 1 an (+ 4,2 %).
On relève surtout une explosion de la catégorie C, celle des demandeurs d’emploi ayant travaillé plus de 78 heures dans le mois, avec plus + 4,5% sur 3 mois et + 9,2% sur 1 an.
La timide reprise économique s’accompagne de ce que nous dénonçons depuis désormais des années : la reprise de l’emploi se fait par les emplois précaires.
Et si le chômage des jeunes a tendance à légèrement baisser (-4,2% sur 3 mois et -1,6% sur 1 an), celui des seniors continue d’exploser (+1,1% sur 3 mois) et plus 5,5 % sur 1 an.
Les intentions du gouvernement pour durcir le contrôle des chômeurs ne feraient qu’aggraver cette augmentation de la précarité, encore une fois au profit des employeurs déjà largement gâtés en « flexibilité » par les ordonnances Macron.
La CGT ne laissera pas le gouvernement et le patronat insulter et culpabiliser les demandeurs d’emploi. Ces derniers ne demandent qu’à être accompagnés pour retrouver des emplois durables et pas des petits boulots destinés à confisquer encore plus les richesses produites par le travail de toutes et tous !

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Derrière l'emphase compassionnelle la dure réalité des choix de classe.

Derrière  la proclamation solennelle de la lutte contre le chômage, la stigmatisation des chômeurs :

CASTANER comme porte-parole alors du gouvernement, parlant des allocations chômage :

«C'est une forme de liberté. Mais la liberté, c'est vers quelque chose. Ce n'est pas de se dire: “Finalement, je vais bénéficier des allocations-chômage pour partir deux ans en vacances”».

Deux ans en vacances avec une allocation moyenne nette de 847 euros comme le rappelle Benjamin Amar de l'Union départementale CGT du Val de Marne !!!!

44% seulement des sans emploi étant par ailleurs couverts par lesdites allocations!

Et Macron lui-même parlant des "multi récidivistes du refus" !

Mesures envisagées et révélées par le Canard enchaîné  et que Challenge résume ainsi :

Le gouvernement envisage de durcir certaines sanctions dans le cadre de la future réforme de l'assurance chômage, assure le Canard enchaîné daté du 27 décembre, citant une note confidentielle du ministère du Travail.

Actuellement, en cas de recherche d'emploi insuffisante ou de refus de formation, un chômeur peut voir son allocation réduite de 20% pendant deux à six mois. En cas de manquement répété, l'allocation baisse de moitié pendant deux à six mois, voire est supprimée définitivement.

En cas de refus à deux reprises d'une offre raisonnable d'emploi, l'allocation est suspendue pendant deux mois. Si le refus se répète, elle peut être supprimée pendant deux à six mois, voire définitivement. Selon la note citée par l'hebdomadaire satirique, une recherche insuffisante, un refus de formation ou un refus de deux offres d'emploi jugées raisonnables, entraînerait une réduction des allocations de 50% pendant deux mois. En cas de récidive, elles seraient supprimées pour une durée de deux mois.

En outre, chaque demandeur d'emploi devra remplir un "rapport d'activité mensuel", listant l'ensemble des démarches effectuées pour favoriser son retour à l'emploi, selon cette note rédigée par Antoine Foucher, directeur de cabinet de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et ancien cadre du Medef. Pierre Gattaz, numéro un du Medef, avait suggéré en octobre un contrôle "journalier", "hebdomadaire" ou "mensuel" des demandeurs d'emploi, suscitant un tollé.La négociation sur la réforme de l'assurance chômage doit débuter le 11 janvier et s'achever mi-février.

Aucun hasard donc dans tout cela, les négociations entre "partenaires sociaux" où le partenariat pouvoir macronien/MEDEF est déjà en place, ne servant qu'à couvrir une offensive qui se poursuit contre le monde du travail et les conquis sociaux!

Le débat sur LCI de novembre dernier :

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
EN MÊME TEMPS

La désormais fameuse formule du « en même temps » censée concilier l’inconciliable atteint ses limites.

En même temps, il est évidemment inconcevable de réduire les APL des sans-dents et se voter en parallèle 1 200 € d’allocation logement mensuelle spéciale députés !

En même temps, il est inconcevable de prôner la coupe des budgets de l’État et dépenser 450 000 € pour gagner deux heures sur un trajet d’avion.

En même temps, il est inconcevable de dire qu’avec 5 000 € net par mois, les fins de mois sont difficiles et en même temps s’opposer à toute augmentation du SMIC !

En même temps, il est inconcevable de dire que l’on va "renouveler la politique" et augmenter les salaires de 40 % des "grands élus" (maires des grandes villes, présidents de Région, président des Conseils Départementaux).

Au-delà de l’indécence, c’est bien sûr une provocation sociale hallucinante et/ou une déconnexion du réel très prononcée !!!

PARLACGT44

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Noël des grévistes de McDo : 120 jours de grève - La-bas.org

Nous relayons ci-dessous un article et une interview des gréviste de McDo en grève depuis plus de 120 jours.

Source : La-Bas.org

Pour écouter l’interview : Lien vers le site

Que deviennent les grévistes de McDo que nous avions suivis en octobre dernier à Villefranche-de-Rouergue ?

Eh bien ils sont toujours en lutte contre leur direction et approchent d’autres records célèbres (3 mois pour les Goodyear, 3 mois pour les Conti…). Nous les avions suivis alors qu’ils n’en étaient « qu’à » 53 jours de grève, aujourd’hui, ils ont atteint 120 jours de lutte et il y a toujours aussi peu de monde pour en parler.

Le dialogue social et leurs revendications (augmentation salariale à 13 € de l’heure, 13ème mois, Tickets Restaurants, chèques vacances et arbre de Noël) n’ont pas vraiment changé, mais c’est surtout leur mode d’action qui a évolué. Des nouvelles de la lutte avec Quentin Leyrat, un des sept de Villefranche, toujours aussi heureux de recevoir notre (et votre) soutien en cette veille de Noël.

Le salariés du MacDonald’s de Villefranche-de-Rouergue sont en grève depuis le 23 août dernier. Pour les aider, vous pouvez adresser vos dons à l’adresse :
Union Locale CGT
26 rue Durand de Montlauzeur
12 200 Villefranche-de-Rouergue
contact : ulcgtviro@orange.fr

Journaliste : Sophie Simonot
Réalisation : Sylvain Richar

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Pimkie : Avec la rupture conventionnelle « collective » de Macron, la direction licencie en masse

La chaîne de prêt-à-porter féminin du groupe Mulliez présentera le 8 janvier aux salariés un projet de suppressions de postes. Selon certaines sources, cela pourrait concerner 200 personnes. Un projet de licenciement en masse qui va être permis par la mise en place de la « rupture conventionnelle collective » instaurée par les ordonnances.

C’est le cadeau de Noël de la direction de Pimkie à ses 1700 employés. Celle-ci a annoncé vouloir présenter d’ici le 8 janvier un plan de suppressions de poste, qui pourrait concerner 200 personnes selon des sources officieuses. Or, cette restructuration va se faire selon une nouvelle disposition, la rupture conventionnelle collective, introduite par le gouvernement dans le code du travail avec ses ordonnances début septembre. Il s’agira donc de la première application de cette mesure depuis la réforme du code du travail.

La rupture conventionnelle était entrée en vigueur depuis 2008. Censée permettre de mettre fin à un CDI à l’amiable sur la base de l’accord des deux parties, celle-ci a fréquemment été utilisée pour camoufler des licenciements. Dans le cas de sa modalité dite « collective », dont rêvait le MEDEF depuis des années et introduite par les ordonnances, l’opération est encore plus explicite. Il s’agit de simplifier les procédures de licenciement, jusqu’à les rendre simples comme bonjour.

Pour être mis en œuvre, la rupture conventionnelle collective doit obtenir l’accord majoritaire des syndicats de l’entreprise. Pour l’instant, seule la CGT a réagi à son annonce, en annonçant, par la voix de l’élue au CE Pimkie, Valérie Pringuez (CGT) : « Aujourd’hui, il n’est pas imaginable que la CGT signe ».

En cas d’accord, la direction de Pimkie va pouvoir éviter de se lancer un plan de licenciements économiques qui est bien plus difficile à mettre en œuvre que la rupture conventionnelle collective. Dans le cas d’un PSE par exemple, l’entreprise doit justifier ses pertes, verser des sommes plus importantes aux personnes licenciées et les employés licenciés ont beaucoup plus de recours à leur disposition pour faire annuler la procédure.

Et pour trouver les 200 salariés prêts à accepter cette rupture conventionnelle, les méthodes de ces grands groupes sont bien connues : agiter le spectre de la survie de l’entreprise, pressuriser les salariés, menacer leur progression professionnelle voire pire… Autant de moyens dont usent les patrons pour forcer la main aux salariés et leur faire accepter une rupture à l’amiable ou un départ « volontaire ». D’autant plus que dans le cas de la rupture conventionnelle, les salariés qui partent ont le droit à une indemnité chômage.

Cette mise en application concrète des ordonnances montre bien, qu’au contraire de la propagande gouvernementale visant à faire croire qu’elle faciliterait l’embauche et la création d’emplois, c’est bien pour faciliter des attaques tous azimuts contre les travailleurs que la réforme du travail a été faite. Ces plans de licenciement déguisés en ruptures conventionnelles collectives pourraient rapidement se multiplier pour faire passer des suppressions d’emplois dans d’autres groupes.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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