SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Et la CFDT qui a laissé faire et accompagne ces contre-réformes va sans doute en appeler à la "conscience" des chefs d'entreprise  pour essayer de faire croire qu'elle se soucie du sort des travailleurs frappés par les licenciements.

La clarté doit être faite sur les orientations qui conduisent à livrer les salariés à la loi du profit!

Pimkie, PSA, Carrefour ...

 

 

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Téléperformance menacée par les ruptures conventionnelles collectives

Sous prétexte d'une baisse des activités chez les opérateurs des télécoms, qu'il s'agisse de SFR, Orange ou Bouygues Télécom, Téléperformance, leader mondial des centres d'appel prestataires, a annoncé le 10 janvier dernier l'ouverture de négociations de départ volontaire, en usant de la rupture conventionnelle collective (RCC), issue des Ordonnances Macron. 240 salariés pourraient être concernés. Pour la FAPT-CGT, Téléperformance France profite de la faille offerte par la réforme du Code du travail pour s'éviter un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), ou encore un PDV (plan de départs volontaires) pour éviter de devoir justifier du motif économique.


Avec une RCC, Téléperformance évite ainsi d'en passer par un congé de reclassement. Ce droit, proposé dans le cadre d'un PSE ou d'un PDV, est d'une durée de quatre à douze mois, avec un maintien du salaire à hauteur de 65 % du brut. « Durant cette période, le salarié bénéficie d'un suivi avec une antenne de reclassement pour définir et aboutir à un projet de reconversion professionnelle. » La CGT refuse de négocier une RCC et dénonce l'objectif de la direction de se séparer à bas coût d'une partie de ses salariés.
En 2016, Téléperformance enregistrait une année record en réalisant un chiffre d'affaires de 3,6 milliards d'euros, en croissance de + 7,4 %. À Téléperformance France, les effectifs baissaient de 20 % entre 2014 et 2016.

PAR FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Carrefour : 10 000 suppressions d’emplois selon la CGT

Malgré un chiffre d'affaire annuel en hausse, la nouvelle direction de carrefour, avec à sa tête Alexandre Bompard, prépare un plan de licenciement massif, dont les détails n'ont pas encore été annoncés. La CGT estime à 10 000 minimum le nombre d'emplois concernés. Le syndicat FO, majoritaire chez Carrefour, a annoncé une grève le 8 février.

Le nombre d’emplois menacés par ce plan de licenciement est consternant : sur les 115 000 salariés du groupe, ce sont près de 10% qui sont concernés selon la CGT. La direction, qui n’a toujours pas commenté ce chiffre, garde le silence sur le nombre d’emplois qui vont sauter. Le groupe, pour justifier ce plan de licenciement massif, a invoqué une "année globalement difficile", alors même que le chiffre d’affaires de l’enseigne a augmenté de 3% en 2017, atteignant plus de 88 milliard d’euros.

Alexandre Bompard, est présenté dans la presse comme le sauveur de la Fnac, dont il est l’ancien PDG, et se mettrait maintenant au travail pour "sauver" Carrefour, soi-disant en perdition face à ses concurrents, Leclerc en tête. Mais qu’en est-il réellement ? Quand il était PDG de la Fnac, celui-ci avait licencié près de 850 salariés, le nombre de postes supprimés s’élevant à près de 2000 si l’on compte les départs anticipés, les pré-retraites et les non-remplacements de postes. Les salaires avaient également été gelés, et les cotisations patronales revues à la baisse. Pendant ce temps, Alexandre Bompard, qui recevait déjà un salaire de 1,8 million par mois, s’est vu récompensé d’un "complément de salaire" en 2015, atteignant la somme de 11,6 millions d’euros. Une provocation pour l’ensemble des travailleurs de la Fnac. Médiapart y avait consacré un article, décrivant une situation sociale tendue, avec des burn-out et des départs fréquents.

C’est à une direction capable de licencier des milliers de personnes pour les profits d’un groupe multimilliardaire que les travailleurs de Carrefour vont devoir faire face. Le syndicat FO a déjà appelé à la grève le 8 février.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Pendant que Macron vante ses contre-réformes, la CGT Toyota Onnaing expulsée par la police

Un coup de com’ presque parfait. Avant de recevoir le gotha des multinationales à Versailles, Macron a fait un crochet à l’usine Toyota Onnaing. Son objectif : dérouler un scénario sans anicroche pour y vendre l’industrie made in Macron. Mais pour réaliser ce film de bien mauvaise facture, Macron a coupé une scène au montage : celle des militants de la CGT Toyota Onnaing expulsés et empêchés d’entrer dans leur propre usine par la police…

« Les flics nous repoussent à l’extérieur de l’usine, on ne peut même pas aller travailler alors qu’on était dans notre local ». Bizarrement, la scène n’a pas fait le tour des médias. Plus encore, la scène a même été coupée au montage. Pourtant, pendant que Macron « visite » l’établissement des ouvriers, militants de la CGT, sont interdits et empêchés par la police de rejoindre leurs postes de travail dans leur propre usine. « Nous sommes repoussés par la police dans un coin du parking », est-il postée dans une vidéo partagée plus de 4 000 fois sur la page Facebook de la CGT Toyota Onnaing.

Comme, on peut le voir dans la vidéo, les travailleurs sont bousculés et encerclés de force. « Interdits de travailler par la police » affirme un militant de la CGT. « Il a peur de quoi Macron », interpelle un travailleur ? « Il a peur des ouvriers de la CGT chez Toyota qui prennent leur poste », répond un autre. « On va être en sécurité sur le rond-point », ironise un travailleur. « Ils vont nous mettre en sécurité autour du rondpoint », surenchérit un autre. « Ce n’est pas interdit de filmer » ? « Non pas encore », se rectifie le militant.

Pourtant, le travailleur n’était…pas si loin de la vérité. Des médias, pas forcément anticapitaliste, ont été tout simplement empêchée d’envoyer des photographes, comme la Voix Du Nord. Surement que le président des riches avait peur que les médias relaient des « fake news » ? C’était donc les seuls grands médias à sa botte qui semblaient autorisés à filmer le scénario écrit par avance Bien cadré, la zone est quasi militarisée. Bloqué par les CRS, les manifestants sont interdits d’accéder aux alentours de l’usine. Les huées qui suivent généralement Macron n’ont pas eu lieu. Cela aurait fait tâche.

Mais à l’intérieur de l’usine, l’ambiance est tout autre. Le président des riches, transpirant de son mépris de classe, joue son cinéma. « Si Toyota décide d’investir 300 millions et créer 700 CDI ici, c’est parce que vous êtes bons », a lancé Emmanuel Macron aux salariés de Toyota. Les salariés acquiescent... Le public, semble-t-il, a été trié sur le volet. « C’est tout simplement magnifique ! En France, c’est tellement rare », s’est félicité Philippe Christmann, 56 ans, chef de chantier d’une société sous sous-traitante. Plus que jamais, les scènes sont caricaturales.

Du côté des militants expulsés, la police a quasi interdit le rassemblement, appelé à 13h, ce lundi, par l’UD CGT du Nord, l’UL CGT de Valenciennes, l’UL CGT d’Onnaing et la CGT Métallurgie 59/62 pour s’opposer à la politique antisociale, anti-ouvrière de Macron qui « ne fera qu’engendrer licenciements, fermetures d’entreprises, casse et privatisation des services publics, des retraites, de l’assurance chômage ». Parmi les militants, Eric Pecqueur, secrétaire général de la CGT Toyota Onnaing, déjà très durement réprimé par la direction de Toyota, convoqué pour un tract, menacé de licenciement.

Par ailleurs, il a dénoncé la direction de Toyoto et Macron qui « utilisent les ouvriers et les chômeurs pour s’offrir une campagne de pub gratuite », en manifestant avec une dizaine de militants CGT devant l’entrée de l’usine, entourés de CRS. Il ajoute : « et puis il faut relativiser. Quatre cent millions d’euros pour vous et moi, cela semble beaucoup, mais pour Toyota cela ne représente que neuf jours de bénéfices. Et il en reste après 356. Les 700 emplois, ce sont des promesses pour le moment. Une goutte d’eau dans l’océan du chômage dans la Région Nord-Pas-de-Calais ».

Non, ce lundi, Macron n’a amené aucune bonne nouvelle aux travailleurs de Toyota qui souffrent quotidiennement de l’esclavage moderne et du modèle de la flexibilisation. Tout au contraire, c’est une scène particulièrement éclairante des rapports de classes qui s’est jouée ce lundi. D’un côté, Macron au service de la direction de Toyota, les forces de polices qui répriment, de l’autre, les militants combatifs qui osent relever la tête. C’est classe contre classe.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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La Société Générale annonce une nouvelle rupture conventionnelle collective

Alors que PSA signait la première rupture conventionnelle collective vendredi, la Société Générale a annoncé qu’elle entamait elle aussi une telle procédure, afin de supprimer des centaines de postes dans le cadre de sa restructuration.

Après PSA et Pimkie, c’est au tour de la Société Générale de se saisir de l’outil créé par Macron, afin de faciliter les 900 suppressions de postes annoncées en novembre 2017. La Rupture Conventionnelle Collective (RCC) permet de faciliter les licenciements massifs en évitant un coûteux plan de sauvegarde de l’emploi souvent attaché aux licenciements économiques.

Il y a quelques semaines, la procédure lancée chez Pimkie, portant sur 208 licenciements, avait échoué suite à un refus des syndicats. Ces derniers doivent être majoritairement d’accord pour que la RCC puisse avoir lieu, or, dans le cas de Pimkie, même la très pro-patronale CFDT s’est prononcée contre ce plan social déguisé. Du côté de PSA en revanche, la RCC a joué son rôle en entérinant la suppression de 1300 postes vendredi dernier.

Avec trois projets déjà lancés, la Rupture Conventionnelle Collective semble donc correspondre aux attentes des patrons français en termes de facilitation des licenciements. Une harmonie toute naturelle, entre le MEDEF et sa courroie de transmission, le gouvernement Macron.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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photo d'illustration (source: pixabay)

photo d'illustration (source: pixabay)

A l’initiative d’Emmanuel Macron s’est tenu à Paris les 13 et 14 décembre 2017, le « One Planet Summit » pour aborder encore une fois l’avenir climatique de la planète. Cette rencontre qui regroupait chefs d’Etats, industriels, scientifiques, personnalités (représentants qui, sinon eux - mêmes). Tous ont expliqué, une nouvelle fois, que nous sommes tous responsables du réchauffement du climat, qu’il faut nous unir pour sauver la planète terre, que le clivage ne passe plus entre exploiteurs et exploités, que la lutte de classe n’a plus lieu d’être.

 

Tous cela repeint à la couleur verte, comme ces entreprises (1), ces gouvernants tel Angela Merkel qui après avoir fermé les centrales nucléaires remet en route celles au charbon, voire à la lignite, ce qui fait de l’Allemagne le pays européen le plus pollueur. Aucun engagement pris par les états lors des conférences précédentes n’a été respecté. En revanche les capitalistes sont bien présents pour avancer leurs solutions, sources de nouveaux profits.

 

Deux forums aux noms significatifs.

Le premier se nomme « French Business Climate Piedge » et rassemble les grands groupes industriels et financiers, le second organisé par le Ministère des finances et la place financière de Paris, Paris Europlace, se nomme « Climate Finance Day »,   a été salué par Nicolas Hulot.

 

Leur idée est d’émettre des « obligations vertes », qui sont des dettes en principe destinées à la réalisation de projets environnementaux et achetées par des Etats. Mais qui dit dette, dit intérêts. Le capitalisme ne donne pas, il prête et cela doit lui rapporter.

 

Le journal « les Echos » ne s’y trompe pas. A la veille de ce sommet il écrit sous le titre « Climat, le formidable pouvoir de la finance » : « Et ils (les financiers) savent désormais qu’ils ont tout à y gagner. Pas seulement pour verdir leur image. Mais parce toutes les études montrent que la prise en compte des critères environnementaux est le gage d’une meilleure performance économique et boursière dans la durée….ce n’est pas seulement la planète qui en profite, ce sont leurs portefeuilles qui affichent les meilleurs rendements ». Le journal conclu « L’argument des bénéfices sonnants et trébuchants ne doit pas être le seul. Mais ce n’est évidemment pas le moins porteur ». Tout est dit en quelques phrases.

 

L’avenir de la planète ne peut pas être laissé dans les mains des capitalistes.

L’inquiétude des peuples est légitime vis-à-vis de l’avenir. D’autant que pour les médias chaque catastrophe naturelle à une réponse toute trouvée : le réchauffement climatique. Alors que les responsables de ce réchauffement  sont les capitalistes eux-mêmes par l’exploitation qu’ils font de la planète pour multiplier leurs profits. Aujourd’hui, le pétrolier Total vient, avec un pétrolier russe, d’inaugurer une usine de gaz liquéfié dans l’océan Arctique. Le gaz sera évacué par une flotte de méthaniers brise-glace, chose qui aurait été impossible sans ce réchauffement et le recul de la banquise dont nous serions tous responsables.

   

Nous pourrions multiplier les exemples. Constatons une fois de plus, qu’aujourd’hui comme hier et demain seul le profit immédiat et maximum guide le capitalisme et les gouvernements à son service.

 

Les véritables écologistes sont ceux qui ont mis la lutte contre le capitalisme au cœur de leur analyse et de leur action politique. C’est ce que nous faisons. Rejoignez- nous pour donner plus de force à ce combat.

 

(1)   Au cours de ce sommet, l’entreprise Paprec (1,5 milliard de chiffre d’affaire, 8000 salariés en France) s’est distinguée en distribuant une luxueuse brochure sur son activité de ramassage des déchets et leur tri.

Le 18 décembre dernier l’Union départementale CGT de Seine-Saint-Denis appelait à un rassemblement devant le dépôt de La Courneuve de Paprec.  La raison ? La réintégration du délégué CGT que la direction   veut licencier. Des conditions de travail telles que l’absence de vestiaires pour les chauffeurs, des toilettes indignes,  des chauffeurs obligés de conduire des camions en surcharge et sans respect des limitations de vitesse, le tri sur des tapis en marche  et pour les salariés qui protestent, la seule réponse de l’encadrement « De toute façon, t’as pas le choix ».           

 

SOURCE :

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Loïc de Jolie Môme en procès contre le MEDEF ce jeudi : soutenons-le !

Loïc, intermittent du spectacle membre de la compagnie Jolie Môme, fait partie de ces têtes combatives sur lesquelles le MEDEF et la justice de classe ont décidé de s'acharner, pour s'en prendre au mouvement social dans son ensemble. C'est pourquoi nous sommes tous concernés et nous invitons à le soutenir nombreux lors de son procès qui aura lieu ce jeudi 25 janvier au TGI de Paris, après plusieurs reports.

Illustrations : Gil

Nous publions ci-dessous la vidéo de son intervention au meeting du Front Social ce samedi au théâtre de la compagnie Jolie Môme à Saint-Denis : « Si on y va jeudi matin c’est évidemment pour demander ma relaxe, ça m’arrangerait bien parce que sachant que je suis innocent, je ne vois vraiment pas pourquoi je serais condamné, même à quelque chose d’infime, de ‘symbolique’ comme ils disent parfois. Non, aucune condamnation n’est symbolique, toute condamnation est réelle et n’est pas acceptable. Donc c’est non seulement pour demander ma relaxe mais aussi parce que grâce à vous, on dispose d’un large soutien et on veut en faire profiter tous les camarades (…). Tous les militants, toutes les personnes poursuivies aujourd’hui par la justice, par le patronat, pour faits de grève, de manifestation, d’actions, de rébellion, pour avoir relevé la tête… oui ils ont raison d’avoir relevé la tête, aucun d’entre nous ne doit être condamné ».

Signer l’appel "Tout le monde déteste le MEDEF.

Communiqué du 11 janvier 2018
Solidarité avec Loïc ! – RDV le 25 janvier

Loïc Canitrot est poursuivi suite à l’occupation du MEDEF du 7 juin 2016. Il est faussement accusé de « violences en réunion » par un cadre du syndicat patronal.

Avril 2016 : syndicats de salariés et d’employeurs du spectacle sont parvenus à un accord sur l’assurance chômage pour les intermittents, artistes et techniciens. Seuls la CFDT et le MEDEF refusent de ratifier son entrée en vigueur.
Juin 2016 : une centaine d’intermittents et d’opposants à la Loi

Travail-n°1 s’invitent au siège du MEDEF. Propositions en main, ils réclament un régime d’indemnisation mieux adapté à leurs métiers et des allocations décentes pour tous les chômeurs. Loïc, membre de la Compagnie Jolie Môme, militant syndical, co-fondateur de Nuit Debout, est parmi eux.

Il est mobilisé depuis des années pour les droits des sans papiers, des élèves de Seine Saint Denis, et ceux des intermittents du spectacle. Figure emblématique des luttes, Loïc est connu pour son sang froid, sa détermination et sa sérénité en toute occasion.

ACCUSATION

Entrés sans difficulté par la porte principale, les manifestants sont aussi déterminés que calmes. Le directeur de la sécurité du MEDEF, quant à lui, « pète les plombs ».

Il injurie les manifestants, puis frappe Loïc d’un coup de pied aux testicules, s’enferme dans son bureau, appelle la police et porte plainte au motif mensonger d’un coup de poing de Loïc contre lui…

Arrêté, Loïc passe de victime à suspect, puis présumé coupable, au cours de ses 48 heures de garde à vue.

SOUTIEN

L’appel de la Compagnie Jolie Môme, de la CGT Spectacle, de la Coordination des Intermittents et Précaires d’IDF et de l’UD-CGT-93, ce procès, qui a fait l’objet de multiples reports, mobilise de nombreuses organisations syndicales et politiques, des personnalités du mouvement associatif et du spectacle, et des milliers d’individus qui ont signé l’appel “Le Medef nous les brise”.

Frédéric Lordon, Denis Gravouil et Arlette Laguillier viendront témoigner à l’audience.

EN VÉRITÉ

Personne n’a porté de « coup de poing » à ce monsieur malgré ses insultes et sa violence. Le Medef ment, le Medef frappe,

le Medef se croit tout permis, y compris de tenter d’instrumentaliser la police et la justice pour réprimer et intimider ses opposants politiques. Mais surtout, le Medef est le premier coupable des violences sociales qui s’exercent quotidiennement contre les chômeurs et les travailleurs !

Un an et demi plus tard, le soutien s’est élargi et la détermination à lutter et gagner est tout aussi vive.

CRIMINALISATION DU MOUVEMENT SOCIAL

Des procès très politiques visent des militants suite au mouvement du printemps 2016, et suite
au soutien apporté aux réfugiés ou à la tension croissante dans les quartiers populaires. Toutes ces intimidations et répressions ne sont que des attaques contre les libertés d’opinions et d’expressions.

Nous manifestons et manifesterons une solidarité sans faille envers tous ces inculpés.

Pour la relaxe de Loïc accusé par le Medef,
contre les répressions politiques,
pour la séparation du Medef et de l’Etat :

RENDEZ-VOUS JEUDI 25 JANVIER A 8H devant le tribunal correctionnel de Paris, M° Cité.

Compagnie Jolie Môme – CGT spectacle – Coordination des Intermittents et Précaires Idf – CNT Spectacle – UD CGT93

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
source : SINÉ MENSUEL vu sur Facebook

source : SINÉ MENSUEL vu sur Facebook

PAR EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Entretien enregistré le 3 Août 2017 produit par la Radio Insoumise depuis le Discord Insoumis, avec la sociologue et ancienne directrice de recherche au CNRS Monique Pinçon-Charlot.

 

PAR EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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photo d'illustration (capture d'écran bfm tv)

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Quand Le Maire supprimait 603 postes dans la sécurité alimentaire

 

Les syndicats des services de contrôle sanitaire dans l’agroalimentaire, dont les équipes sont en sous-effectifs, vivent mal le scandale Lactalis et l’intoxication de nourrissons qu’il a causée. Et encore plus mal les leçons données par le ministre de l’Économie Bruno Le Maire. Quand il était ministre de l’Agriculture, il a supprimé plus de 600 postes dans leurs rangs.

 

Le scandale du lait infantile contaminé à la salmonelle laisse un goût amer aux fonctionnaires chargés des contrôles dans l’industrie agroalimentaire.

[…]

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PAR EL DIABLO

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Un bagne appelé Fiat : récit d’une journée de travail dans les usines WCM 4.0

Fiat Chrysler, à Pomigliano d’Arco, la grosse usine automobile de la banlieue de Naples. Présentée comme l’usine du futur par le patron du groupe, c’est en réalité un bagne des temps modernes. C’est ce que décrit un ouvrier de production dans cette correspondance ouvrière oubliée sur le journal en ligne de nos camarades de la Fraction Internationaliste Révolutionnaire d’Italie, La Voce delle Lotte.

 

Je me lève à cinq heures du matin. Je dois pointer dans une heure. Juste le temps de déjeuner, prendre une douche et aller à l’usine.

Un rapide « salut » aux copains et la chaîne commence : plus de 120 voitures. Je dois être attentif pour ne me tromper à aucune étape, sinon je vais causer des problèmes à mes collègues et, dans le cas où cela arriverait, le chef est toujours prêt à me rappeler à l’ordre.

Il y des rumeurs de plans de licenciements et si je fais la moindre erreur je pourrais bien figurer sur la liste, ou, si je n’en fais pas partie, je pourrais être obligé d’aller travailler à l’usine de Cassino [à 100 km au Nord de Naples]. Ce qui serait pire. 120 voitures et puis la chaîne s’arrête. Pendant les dix minutes de pause j’espère ne pas avoir besoin d’aller aux toilettes, sinon je ne pourrai même pas fumer tranquillement.

Pendant ces 600 secondes de pause que j’attends toujours avec impatience, il y a d’autres collègues qui continuent à bosser. Peut-être est-ce une erreur de m’arrêter, je serai vu comme un fainéant par les chefs qui circulent dans les ateliers, mais je n’en peux plus. Il faut que je fasse une pause.

A 8 h 10 il faut que je sois de retour à mon poste de travail. [Comme dit le nouveau slogan publicitaire Fiat] « Siamo quello che facciamo » ; « Nous sommes ce que nous faisons » Encore 120 voitures annoncées. Problème technique, la chaîne se bloque. C’est pas plus mal ! Je peux reprendre mon souffle et me dégourdir un peu. Il faut aussi que je fasse un peu le ménage au niveau de mon poste de travail sur la chaine. Le système WCM [système de production « World Class Manufacturing »] exige que mon poste de travail soit mieux rangé que ma propre maison. Espérons que la pause forcée soit brève, autrement je vais devoir renoncer à la pause repas.

Après un quart d’heure : la ligne reprend !

Nous avons produit 16 voitures de moins, je n’aurais très probablement pas ma pause repas – quand nous produisions l’Alfa Romeo, il y avait davantage d’ouvriers à la chaine et on avait un objectif de 100 voitures de moins par équipe. Le samedi je restais à la maison. Le repos compensatoire de la semaine à venir me fait bien rire. Six jours d’affilés à la chaine de montage t’épuisent. Dans cinq ans j’en aurai quarante.

Le chef d’équipe arrive pour nous avertir que pendant la prochaine pause de 10 minutes 5 voitures vont sortir : il tâte le terrain pour voir qui est disposé à rester sur poste. Pas mal de mes collègues ont l’habitude de travailler pendant la pause. Je lui dis ne pas vouloir rester parce que j’ai des besoins physiologiques et il hausse les épaules, en me regardant de travers. Et puis bientôt c’est la pause en question. On sort. On est 5 à sortir. Les autres, ceux qui restent travailler nous regardent avec surprise. Il n’y a pas de quoi. On n’est pas en train de débrayer. On sort juste pour souffler un peu.

Il y a la queue pour les toilettes ; la queue pour le café ; je n’ai pu fumer que la moitié de ma cigarette parce que je n’ai même pas eu le temps de la terminer avant de reprendre. Je retourne au travail et j’entends dire que la demi-heure de pause repas sera utilisée pour rattraper les voitures manquantes.

Je pense que la situation est devenue insoutenable. Mes collègues le pensent aussi, tout le monde se plaint mais personne ne réagit. Les syndicats qui ont signé la convention collective sont les complices volontaires des décisions de la direction, tous les accusent, certains ont déchiré leur carte d’adhérent, d’autres ont adhéré à la FIOM [la fédération des métallos de la CGIL, la principale confédération italienne], le seul syndicat qui n’est pas d’accord avec l’entreprise. Je le ferais bien aussi, mais j’ai peur. Je dois payer le crédit de la maison, ma femme ne travaille pas tout le temps et il faut de l’argent pour élever les gosses. Je pense souvent qu’avec ce rythme et dans cette ambiance d’oppression psychologique je vais y laisser ma peau. C’est déjà arrivé à un collègue. Travailler avec un tel niveau de stress, ce n’est pas bon pour la santé.

Une autre fournée de 120 voiture, ou un peu plus. La chaine s’arrête à nouveau. On a 8 minutes pour souffler un coup. Je fume deux cigarettes, l’une après l’autre. La ligne repart. Il ne reste plus qu’une heure et demie. Deux en fait.

Je n’ai rien mangé depuis ce matin et je commence à avoir le tournis. Avant la période de Cassa Integrazione [chômage technique imposé], on mangeait à onze heures, le matin. La pause servait à souffler un peu, pour reprendre des forces avant la dernière ligne droite. Mais depuis, quelqu’un a décidé que tout allait changer. « Sur le site de Melfi, [la seconde usine du groupe Fiat dans le Sud de l’Italie], la pause repas, c’est à la fin de l’équipe. Si les collègues de Melfi réussissent à tenir le coup, il n’y a pas de raisons que ce soit différent ici ». Avant on s’appelait Alfa Romeo. AlfaSud. Maintenant on s’appelle FCA. Le monde a changé. Et les marchés aussi.

Il y a quelques années il y avait 15.000 personnes qui travaillaient dans cette usine. Aujourd’hui on doit être à peine plus de 30% . Certains collègues ne travaillent que quelques jours par mois parce que la production de la Panda n’occupe pas l’ensemble des installations. Sans compter qu’il y a plus d’ateliers vides que d’ateliers qui tournent.

Fini. Je suis enfin sur le parking. J’ai pu acheter un paquet de chips au distributeur pour calmer la faim. Quand je mets la clef dans le contact, une sensation étrange s’empare de moi : je me rends compte qu’on n’est que mercredi, et qu’il me reste encore trois jours à travailler pour finir la semaine. La semaine prochaine je ne ferai que cinq jours au lieu de six, mais sur l’équipe de l’après-midi. A moins que ça ne change au dernier moment. Ou alors que l’on m’appelle pour m’envoyer travailler à Cassino.
« Siamo quello che facciamo ». « Nous sommes ce que nous faisons de nous ».

Trad. JM et CT

Crédits photos : La Voce delle Lotte

PAR revolutionpermanente

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800 licenciements à l’usine Bosch d’Onet-le-Château ?

L'intersyndicale regroupant SUD, CGT, CFE/CGC et CFDT a exprimé son « inquiétude » quant à l'avenir de l'usine Bosch d'Onet-Le-Château, en Aveyron. Premier employeur privé du département avec 1 600 salariés, la direction pourrait licencier jusqu'à 800 personnes. Les syndicats craignent un « désastre économique ».

Sous prétexte de satisfaire les exigences écologiques de la demande, l’entreprise Bosch a décidé de moderniser une des deux lignes de production dans son usine d’Onet-le-Château afin de fabriquer des injecteurs diesel nouvelle génération. A terme, la technologie actuelle doit « disparaître à l’horizon 2020/2021 », explique Julien Rul de SUD dans les colonnes du Parisien. La modernisation de la chaîne de production entraînerait un sureffectif de « 350 à 450 » salariés. D’après le syndicaliste, si il n’y a aucun investissement ce sont « 700 à 800 » personnes qui se retrouveraient « sur la paille », et cela mettrait en jeu « la pérennité du site ».

Pascal Raffanel syndiqué à la CFE-CGC, pointe également dans le Parisien l’importance de ce site pour la région. Il représente « 8500 à 10 000 emplois indirects sur un bassin de vie de 80 000 habitants », ce qui correspondrait à « la fermeture d’Airbus pour la région toulousaine ou la disparition de Peugeot sur la région de Sochaux ».

Le diesel, une excuse pour licencier massivement

Le site d’Onet-le-Chateau, près de Rodez, est la première usine qui est touchée directement par le « DieselGate ». En France, ce sont 50 000 personnes qui travaillent sur le diesel rien que pour l’entreprise Bosch, il faut rajouter à cela ceux concernés dans les autres boîtes comme PSA ou Renault.

Or , comme l’a souligné la préfète au syndicaliste il y a une « volonté affichée du gouvernement de sortir du diesel ». Dans La Dépêche, le délégué syndical CFE CGC a déclaré qu’« on a très bien perçu le message ». Il ne faudra donc pas s’attendre à une poussée de solidarité de la part du gouvernement. Le gouvernement a, à de nombreuses reprises, dénoncé le diesel comme responsable de tous les maux. « À plusieurs reprises, Bruno Le Maire et d’autres ont dit que le diesel tuait 50 000 personnes par an en France. C’est faux, c’est la pollution de l’air dans sa globalité qui tue autant de monde » explique le syndicaliste. En 2016, l’agence de Santé publique a estimé que les particules fines faisaient au moins 48 000 morts par an, le diesel qui a sa part de responsabilité dans la production de particule fine n’en est pas le seul responsable. Si le gouvernement se laisse aller à ce genre d’exagérations c’est bien qu’il y a anguille sous roche.

« Nous avons peur qu’ils profitent du diesel bashing pour délocaliser alors que les résultats dans le monde sont très bons. Pour Bosch, la France est le 2e marché européen en chiffre d’affaires mais ne représente qu’1 % des investissements mondiaux ». Il n’y a donc pas à douter des intentions de la direction de Bosch et du gouvernement. L’intersyndicale demande depuis près de 5 ans à ce que la production du site soit diversifiée, demande qui est restée lettre morte. Le dieselgate et l’impact qu’a le diesel sur l’environnement a fait que la part des achats de véhicules diesel sur l’ensemble des ventes de véhicule neufs est passé de 73% à 47% en 5ans. Et cela va, sans aucun doute, aller de mal en pis avec la hausse de la fiscalité sur le gazole qui est le carburant des moteurs diesel.

Bruno Le Maire en défenseur de l’emploi ?

Invité sur Europe1 ce vendredi, Bruno Le Maire a expliqué qu’il allait discuter avec le président de Bosch. « Je vais discuter longuement avec lui, et je vais lui faire deux demandes. La première, c’est qu’il fasse un nouvel investissement sur l’une des deux lignes de production qu’il y a à Rodez. Pour l’instant, ce n’est pas prévu, mais je souhaite que le président de Bosch prenne une décision claire. La deuxième chose que je souhaiterais obtenir de lui, c’est la diversification de l’activité de Bosch à Rodez. Aujourd’hui, ils font des injecteurs pour des voitures diesel. Je pense que ça ne suffira pas à garantir la charge de travail de l’usine ». Un discours très édulcoré qui ne vise qu’a tenter de canaliser un potentiel mouvement de type GM&S et non pas mettre la pression sur Bosch. Il n’a rien dit sur les licenciements. Comme pour les GM&S, les salariés de Bosch n’ont rien à attendre du gouvernement.

GM&S et Bosch, deux cas identiques

Le rapprochement entre le cas de GM&S et Bosch est intéressant puisqu’il y a beaucoup de points communs. GM&S était l’un des principaux employeurs privés dans une région à fort taux de chômage. Les deux entreprises sont des sous-traitant dans l’automobile. Dans les deux cas, les syndicats ont décidé de demander au gouvernement d’intervenir en leur faveur. Cela n’avait pas porté ses fruits pour GM&S, on ne voit pas pourquoi cela en serait autrement avec Bosch. Ces derniers ont demandé au gouvernement de faire pression sur PSA pour qu’ils achètent 30% de ses injecteurs dans l’usine. En accord avec le gouvernement, PSA et Renault avaient passé pour 22 millions de commandes à GM&S ce qui n’avait pas permis de sauver les emplois mais plutôt de favoriser une reprise du site. Autant dire que cette stratégie est d’ores et déjà limitée car elle laisse l’avenir des salariés dans les mains d’un gouvernement qui n’a de cesse de favoriser les licenciements.

D’ailleurs, les salariés de Bosch doivent avoir en tête la venue de Macron en Août 2016 lorsqu’il était ministre de l’économie. Accueilli par des sifflets, il avait tenté d’expliquer que le diesel « reste au cœur de la politique industrielle française » et que « l’avenir du diesel passe par l’innovation . On voit ce qu’il en est un an et demi après.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

CSE SNCF : Vers la fin du syndicalisme chez les cheminots ?

Depuis le 16 Janvier, les fédérations syndicales cheminotes, sont convoquées en table ronde pour discuter du futur accord de mise en place, du Comité Social et Economique (CSE), nouvelle instance « représentative » du personnel, issue des ordonnances de la Loi Travail XXL, venu supprimer les CE, DP et CHSCT dans l’entreprise.

Crédits photos : René Clément, La Bataille du Rail (1946)

Les ordonnances débarquent dans les entreprises

Si les ordonnances ratifiées depuis le mois d’octobre, ont commencé à être appliquées dans de nombreuses entreprises, certaines d’entre elles voient le jour en ce début d’année et annoncent déjà un désastre dans d’importants secteurs ouvriers, comme les ruptures conventionnelles dans la métallurgie chez PSA. Cependant, celle qui va complètement redéfinir le visage des luttes futures est bel et bien l’ordonnance de mise en place des CSE en lieu et place des instances CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail), DP (Délégués du personnel) et CE (Comité d’entreprise). Si le gouvernement Macron laisse aux entreprises jusqu’à 2019 pour se mettre en place et lancer les discussions avec les organisations syndicales, à la SNCF la direction n’a pas perdu de temps en présentant ce mardi 16 Janvier un projet de mise en place qui annonce définitivement la fin du syndicalisme comme nous avons pu le connaître jusqu’à présent.

Le projet de la direction

La SNCF présente un projet annonçant en tout 29 CSE pour représenter les 160 000 cheminots de la SNCF, là où existaient plus de 200 instances, entre CE, CHSCT et DP. Lorsqu’on zoom sur le projet afin de prendre un exemple, nous voyons que le secteur Réseau IDF, où il y avait plus d’une trentaine de CHSCT, et une dizaine d’instances DP, la direction annonce 1 seul et unique CSE pour plus de 10 000 cheminots. Une chambre d’enregistrement, voilà ce que va devenir le syndicalisme à la SNCF.

Le gouvernement annonçait cette ordonnance comme une avancée pour le dialogue social, la présentant comme une fusion des instances existantes. La réalité, nous la connaissions et nous la voyons aujourd’hui se matérialiser avec la disparition de presque 80% des instances locales qui défendaient les cheminots et leurs droits.

Mais la direction ne s’arrête pas là et attaque également le nombre d’heures syndicales qui auparavant avoisinait les 2 millions, toutes organisations confondues, et qui passera avec ce projet à environs 750 000 heures, soit une baisse de 63 %. On peut voir ce chiffre comme une somme énorme, sauf qu’elle n’est rien, répartie pour l’ensemble des syndicalistes qui tournent dans les chantiers pour faire le travail syndical pour plus de 150 000 cheminots.

Quelle conséquence pour les cheminots ?

Avec la disparition des instances locales, prévues chacune pour être au plus près des salariés, afin de trouver un appui et une défense dans son secteur, c’est le syndicalisme de proximité qui va mourir. Laissant les cheminots seuls pour se défendre face aux milliers de chefs et dirigeants de l’entreprise. On pourrait se dire que s’il y a de bons syndicalistes, les instances sont finalement peu importantes. Sauf que ces instances, en plus de donner un temps pour protéger les salariés, mais aussi des mandats qui permettent d’agir, sont aussi importantes pour protéger les syndicalistes. La disparition de ces instances représentatives du personnel (IRP) va donc pousser de nombreux ouvriers à abandonner tout militantisme syndical. Car lorsque les syndicalistes étaient « protégés » par la loi, ils subissaient une répression sévère, avec des procédures de licenciement qui vont aux prud’hommes. Dans les pires cas de harcèlement, des syndicalistes ont été poussés au suicide, comme le camarade Edouard Postale, délégué Sud Rail sur le secteur de Saint Lazare qui a mis fin à ses jours en mars 2017, après une procédure disciplinaire de plusieurs années. Quand on connaît la répression patronale que fait subir la direction SNCF aux délégués, surtout dans une période où la SNCF avance à marche forcée vers l’ouverture à la concurrence, et le futur projet de réforme des retraites, on doute que la direction soit tendre avec des syndicalistes non protégés.

On se demande donc comment feront les cheminots demain pour faire une réclamation à la direction, demander à un délégué de contrôler des anomalies sur sa paye, ou encore sur des problématiques de reclassement ou d’inaptitude médicale, comme ils pouvaient le faire jusqu’à présent avec les membres CHSCT. Ce projet attaquera de plein fouet les cheminots les plus précaires, subissant souvent des suppressions de poste et des réorganisations, comme au commercial ou dans les technicentres. Mais ce seront surtout les milliers de femmes cheminotes, souvent discriminées dans leur déroulement de carrière, ou ayant besoin d’accompagnement lors des périodes prénatales qui seront seules pour réclamer des horaires aménagés lors d’une grossesse ou un temps partiel pour l’éducation d’enfants.

Cette nouvelle instance qui n’en est pas une, mais un simple comité privé de tout pouvoir réel pour protéger les travailleurs, ne sera qu’une instance d’accompagnement patronal, poussant ses élus loin du terrain, avec des taches incommensurables, tant le périmètre qu’ils doivent couvrir sera gigantesque. Avec les autres ordonnances venant verrouiller encore plus les choses, comme le referendum d’entreprise ou la possibilité de faire passer des accords d’entreprises sans majorité, on doute encore de la possibilité d’exercer un vrai syndicalisme combatif en étant élu dans ce comité. On aura le droit donc à un dialogue social unilatéral, laissant le patron ayant tout pouvoir pour massacrer les cheminots sans résistance.

Des conséquences contre les usagers et le droit du travail

Certains se réjouissent déjà de la perte de la capacité d’action des syndicats cheminots, et notamment le gouvernement et le patronat, qui ne perdent jamais une seconde pour qualifier Sud Rail ou la CGT cheminots de « preneurs d’otages ». Car si on peut être « envieux » de leur pouvoir d’action, lorsqu’ils sont en grève, les cheminots se sont toujours battus en premier pour la préservation d’un service public de haut niveau. Dans une période où Guillaume Pepy garde les pleins pouvoirs et la confiance du gouvernement pour mener à bien le projet de réforme et de privatisation du rail, les millions de voyageurs verront rapidement leurs conditions de voyage se dégrader. Car la réalité est bien celle-là : tuer tout rapport de force pour accélérer la privatisation, qui amènera une hausse fulgurante des prix à l’image des entreprises ferroviaires privées en Angleterre. Mais cela va aussi amener une augmentation des fermetures de lignes, de gares et de guichet voyageur. La SNCF vient d’annoncer la fermeture de nombreuses agences SNCF locales, sous prétexte de baisses d’affluence. Si ces fermetures concernent les emplois des cheminots, elles concernent également les voyageurs habitués à passer par les guichets pour leurs réservations, afin de profiter d’un service et de conseil, que ne leur offrira aucune plateforme internet. On voit donc qu’attaquer le syndicalisme à la SNCF c’est attaquer l’ensemble des salariés mais aussi l’ensemble des voyageurs.

La fin du syndicalisme va-t-il annoncer le réveil des cheminots ?

Nous l’avions déjà critiqué dans un article dédié au dialogue social, mais le syndicalisme tel qu’il a évolué au fil du temps dans les entreprises et également à la SNCF, a laissé très peu de place à l’émergence d’un syndicalisme « lutte des classes » comme nous avons pu le connaître lors des grandes grèves de 1995. Le dialogue social pré-ordonnances a consisté à occuper complètement les syndicalistes par des négociations dans des salles de réunions, coupés de tout rapport de force à la base. Cette suppression de nombreuses instances de dialogue avec le patron, ouvrira-t-elle une brèche vers un militantisme de terrain beaucoup plus combatif faute de cadre de « dialogue social » ? Mais au-delà de ça, sans que l’on puisse avoir la certitude, il est possible que cette nouvelle configuration pousse non seulement les cheminots mais les travailleurs en général, à se confronter directement aux choix politiques des patrons. On l’a vu, à l’image de la grève d’ONET qui a été déclenchée par l’ordonnance sur la fin de la primauté du contrat de travail, le nombre de mouvements durs et locaux va se démultiplier. On espère donc revoir comme dans les périodes les plus combatives du mouvement ouvrier, des débrayages de travailleurs, et l’organisation de comité de grève et d’usine. Les patrons vont peut-être devoir s’attendre à gérer directement la colère des travailleurs sans organisations pour tempérer les choses ou dialoguer pour mettre fin à une grève. Cette ordonnance qui dans un premier temps va certes affaiblir la protection des travailleurs et le respect du droit du travail, risque néanmoins de se retourner contre le gouvernement macron et le patronat dans son ensemble, voyant se développer l’auto-organisation des ouvriers et le retour d’une prise de conscience militante et politique dans les secteurs d’avant-garde du prolétariat, mais pas seulement. Ce n’est évidemment pas une certitude, et cela n’enlève en rien la nécessité de combattre et se battre contre cette attaque sans précédent contre les droits d’organisation des travailleurs, mais cela peut être à double tranchant pour le patronat qui aujourd’hui n’hésite pas à se réjouir de la suppression des IRP.

Que font les organisations syndicales ?

On se demande donc ce qu’attendent les organisations syndicales pour réagir et contrer ce projet. Si le mouvement contre les ordonnances, laisse actuellement les syndicats encore en chaos, très peu ont déjà tiré le bilan pour changer de méthode à l’image de la CGT cheminot qui appelle à une manifestation le 8 Février prochain. Alors que ce projet de CSE à la SNCF est imposé aux cheminots, que l’ensemble des métiers est attaqué et que la réforme des régimes spéciaux de retraites arrive au printemps, une grève reconductible sans précédent est plus que jamais nécessaire à la SNCF. La CGT cheminot, première organisation syndicale, ne prévoit rien d’autre qu’une manifestation sans grève nationale et sans intersyndicale pour lutter, là où des grèves de 24h n’ont pas marché. Il y a donc de quoi douter de toute possibilité de voir le projet présenté par la direction de la SNCF changer si le rapport de force n’évolue pas rapidement.

C’est donc aux cheminots et aux militants syndicaux combatifs de prendre leur destin en main, pour préparer la lutte contre l’attaque de leurs acquis sociaux et la casse du service public. Heureusement, de nombreux secteurs de la CGT et Sud Rail s’organisent dans différentes régions à travers des préavis locaux qui trouvent un succès auprès des cheminots, tant par l’organisation d’assemblées générales qui rassemblent de nombreux cheminots, que par le type de mouvement novateur, à l’image de la grève victorieuse du Bourget que nous avions couvert il y a un an.

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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