SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Airbus Nantes. Un travailleur licencié pour avoir dessiné son mal-être

Se faire renvoyer le lendemain de Noël pour quelques coups de crayon, c’est possible. C’est ce qui est arrivé à Greg, salarié d’Airbus à Nantes souffrant de problèmes de santé, qui a dessiné des caricatures de sa direction.

Cela faisait près de 15 ans qu’il travaillait à Airbus Nantes lorsque Greg, 39 ans, a reçu une lettre de licenciement, le 26 décembre 2017. Un cadeau de Noël empoisonné, pour cet ajusteur-monteur qui a pour seul tord d’avoir exprimé sa souffrance en dessins.

En effet, Gregory, syndiqué à la CGT, était « en cours de reconnaissance pour maladie professionnelle » explique le syndiquat, et il « vivait très mal le fait d’être changé de poste régulièrement ». L’une de ses caricatures est un autoportrait, dessiné en plongée – comme s’il était écrasé par un poids invisible – des larmes roulant sur ses joues. La légende « ouvrier sérieux, travailleur, innovant ; abimé physiquement mais toujours pertinent ; cherche poste désespérement » est on ne peut plus explicite quant à son ressenti.

« J’ai bénéficié d’un mi-temps thérapeutique puis d’un poste à temps plein moins fatiguant, sur une ligne de production » explique-t-il aux journalistes de Ouest-France. « Je demandais un autre poste aménagé. Au cours de la dernière entrevue, on m’a dit qu’il n’y avait plus rien pour moi. J’ai alors fait deux dessins. » Et c’est le deuxième dessin qui est particulièrement mis en cause.

On y voit un homme avec un sourire diabolique jetant à la poubelle des ouvriers souffrant de TMS (troubles musculo-squelettiques) dans une poubelle avec la mention « non recyclable ». Une caricature qui représente un responsable des ressources humaines, interlocuteur direct de Greg, qui lui a même confié les deux dessins pour lui exprimer son mal-être. « Deux jours plus tard, on me proposait un poste au service qualité, pour trois mois. Je me suis dit que mes dessins avaient servi, qu’on m’avait compris ». Mais par la suite, il est convoqué à un entretien préalable à son renvoi.

La direction d’Airbus a en effet totalement réécrit l’histoire en pretextant la défense du cadre caricaturé par Greg, tellement blessé par le dessin qu’il se serait mis en arrêt de travail. « Il ne peut être accepté que l’expression des salariés, qu’elle soit verbale ou qu’elle passe par le dessin, puisse avoir pour objet ou pour effet de placer les interlocuteurs dans une situation de mal-être et de trouble » justifie Airbus dans un communiqué. Un motif apparemment suffisant pour renvoyer un ouvrier qui travaille à Airbus depuis 15 ans. Mais la firme ne dit mot, en revanche, sur les cadences toujours plus féroces imposées à ses salariés, et découlant sur un mal-être tel que celui exprimé par Greg depuis des mois.

L’affaire devrait être portée aux prud’hommes, et en attendant, la colère contre la violence de ce licenciement s’organise. Une page Facebook de soutien à Greg a été créée et la CGT appelle à débrayer devant le site Airbus Nantes, ce jeudi 18 janvier en fin de matinée.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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http://www.quickanddirtytips.com/sites/default/files/images/6053/question.jpg

Voici les questions de la CGT pour le prochain CE/DP :

Questions CE :

Volume a date SHAMPOING/DENTAIRE

Part de marché shampoing/dentifrice

Effectif

Point sur les embauches

Point sur les CDI-I et le nombre de CDI-I dans l'usine ?

A quand le changement des aérothermiques (chauffage) ?

Impacte sur les volumes de la ligne 16 suite aux problèmes technique de la fardeleuse ?

Date commission intéressement ?

Calendrier date réunion pour tous les élus ?

 

Questions DP :

De quel droit le responsable de production se permet de mettre en cause les restrictions du médecin du travail ?

Quel est le but de demander les diplômes des salariés de la maintenance ?

Les intérimaires qui étaient présents lors du test de 3 semaines sans appro, peuvent-ils bénéficier de la prime de 100€ comme le personnel Unilever ?

Ci-dessous l'ordre du jour CE/DP vendredi 19 janvier 2018

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Billet d’humeur. Chômage : de quel côté est la honte ?

De quoi au juste sont coupables les chômeur·euse·s pour ainsi éprouver de la honte ?

C’est que l’expérience de l’injustice dont ils·elles sont victimes est sans cesse transformée par les discours dominants en une défaillance morale de leur part. Non seulement les chômeur·euse·s seraient responsables de leurs propres maux, mais ils seraient de surcroît coupables de nombreux autres : fainéants, paresseux, assistés etc – quand ils ne se taillent pas carrément au Bahamas.

Je ne souhaite sérieusement à personne de souffrir les affres du chômage : désocialisation, perte d’identité sociale, précarité socio-économique accrue. Sa réalité, loin de relever de « l’assistanat », a tout du calvaire. Sans compter que le chômage et la précarité touche en particulier des populations déjà fragilisées : femmes, jeunes, populations racisées...

Car la stigmatisation accrue dont sont victimes les chômeur·euse·s, en plus d’être abjecte dans ses présupposés moraux, est totalement infondée économiquement.

Le premier point que je veux évoquer est celui-ci : le chômage est un problème structurellement induit par la nature même du capitalisme. Rien de neuf ici, Marx l’expliquait déjà : plonger une armée de gens dans la misère sociale est inscrit dans la tendance même du capitalisme – et le meilleur moyen d’accroître la pression sur les travailleurs pour leur faire accepter des conditions de travail de plus en plus ignominieuses.

Tout.e chômeur·euse a déjà fait l’expérience de cette réalité pourtant déniée par les théoriciens bourgeois de l’économie : tu refuses de travailler plus que prévu ? Pas grave, un·e autre chômeur·euse est prêt.e à faire plus, et à moindre coût.

On appelle ça tantôt « le marché du travail », tantôt, plus sobrement, « la réalité. »

Ce point appelle le second : moraliser et individualiser le problème du chômage constitue un déni de réalité. Le chômage est un problème structurellement induit par la nature même du système capitaliste – et ceci il faut le marteler. Le contrôle n’y changera rien. Tout ceci relève de la propagande patronale adoptée par un gouvernement au service des intérêts bourgeois.

Les chiffres l’indiquent : même si tous les emplois étaient pourvus, le nombre de chômeur·euse·s seraient encore légion. Donc l’argument de la fainéantise, en plus d’être moralement ignoble, ne tient pas économiquement.

De quoi accuse-t-on exactement les chômeur·euse·s, de ne pas assez « se bouger le cul » pour chercher un travail qui n’existe pas ?

Et quand on parle de travail, de quel travail parle-t-on ?

Car il est nécessaire de rappeler encore une fois le genre de travail qui est proposé aux personnes aux chômages – du moins celles et ceux peu qualifié·e·s : horaires de travail indécents, conditions inqualifiables, pressions de la direction, salaires ridicules…

Ces « emplois » sont en réalité des machines à fabriquer de la précarité – et des individus brisés par la violence économique. Alors quand un·e chomeur·euse refuse – légitimement – d’accepter un travail ignominieux et indécent économiquement, le·la voilà immédiatement culpabilisé·e : « t’as pas honte de refuser un boulot ? »

Non. Il ne faut pas avoir honte de refuser un travail indécent.

Alors de quel côté est la honte ?

Du côté de ces moralisateurs petits-bourgeois arrogants qui fustigent les chômeur·euse·s, du côté des patrons et des politiques qui ne proposent aux hommes et aux femmes que des conditions de travail inhumaines relevant de l’exploitation – mieux, qui gèrent l’exploitation – ou du côté des chômeur·euse·s qui subissent de plein fouet la violence de l’exploitation capitaliste ?

Ce qui me mène au dernier point : qui sont les vrais assistés ?

La fraude au RSA coûte 800 MILLIONS d’euros par an, celle sur l’impôt sur les sociétés 27 MILLIARDS.

La fraude aux allocations chômage coûte 39 MILLIONS d’euros, celle sur la fraude fiscale 60 MILLIARDS.

L’ISF a été supprimé, faisant économiser 68.000 euros à la Ministre du travail – par ailleurs coupable de 671 infractions au Code du travail du temps où elle dirigeait Business France - et pendant ce temps le Gouvernement supprime les APL et stigmatise les personnes au chômage.

Qui ne respecte pas la loi ?

Qui sont les vrais parasites ?

Qui sont les vrais fainéants qui vivent de l’exploitation des travailleurs ?

La classe bourgeoisie est, a toujours été, et restera toujours une classe parasitaire qui prospère par l’exploitation la plus crue, la plus violente, la plus immorale qui soit.

Alors, qui doit avoir honte ?

Le « marché du travail », pas plus que le chômage, ne constitue une « réalité ». C’est le produit d’un rapport de forces qu’il faut savoir poser – afin de s’y opposer. Ce qu’il faut, c’est rendre cette « réalité » inacceptable – car inacceptable, elle l’est au plus haut point.

Chômeurs, chômeuses : n’ayez plus honte, car la honte n’est pas de votre côté.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Grève à ONET : « Maintenant ils savent qu’ils ne vont pas nous faire ce qu’ils veulent. »

Entretien. Ils sont 84 à s’être mis en grève contre la société de sous-traitance Onet et la SNCF, du 2 novembre au 15 décembre derniers, pour leurs conditions de travail. Une lutte pour la dignité contre ce géant du nettoyage, qu’ils ont remportée au bout de 45 jours. Oumou, agent du nettoyage, travaille depuis 18 ans pour la SNCF et revient sur cette grève victorieuse dont elle et ses collègues tirent des enseignements précieux, pour elles et eux, et pour l’ensemble des travailleurEs.

Source

Est-ce que tu peux nous raconter comment a débuté la grève ?

On est parti en grève le 2 novembre. On nous a annoncé que le marché allait être repris par Onet. On avait déjà entendu parler d’eux avant, et pas en bien, par rapport à leurs méthodes avec leurs salariés. Ils étaient à peine arrivés qu’ils ont décidé d’attaquer en introduisant dans nos contrats la clause de mobilité pour leur permettre de pouvoir nous envoyer travailler où ils veulent, quand ils veulent. On a dit non cette fois. Onet, quand ils sont arrivés, ont dit « vous ne nous connaissez pas encore, mais ne vous inquiétez pas, vous allez nous connaître. » Ils nous ont vraiment dit ça ! On a compris que c’était une menace, et ça ne nous a pas plu. Cette phrase est beaucoup revenue ensuite dans les assemblées générales. Les grévistes, ce sont beaucoup de salariéEs qui travaillent depuis 10, 20, 30 ans, et c’était une marque de mépris total.

Qu’est-ce qui vous a fait tenir pendant 45 jours ?

Voir qu’ils voulaient nous marcher dessus comme ça dès le début alors qu’ils ne nous connaissaient pas, ça a joué un rôle important. Si on ne se battait pas, on allait vite voir ce qui allait nous arriver. Certains collègues dans les AG répétaient souvent que, si on perdait là, après ça allait être comme ça pendant 5 ans, qu’il fallait qu’on se fasse respecter dès maintenant. Si on ne se battait pas contre leurs attaques contre nos contrats, ça voulait dire plus de vie, rentrer chez toi et être tellement fatiguée que tu ne peux plus rien faire. Mais être femme de ménage, ce n’est pas être des moins que rien. Ça, c’est quelque chose qu’on a compris grâce à la grève. Notre travail, c’est important, sans nous, les gares sont sales. C’est nous qui faisons tout ça. Et ceux qui travaillent dans les bureaux, si on n’est pas là, leur bureau est sale, ils ne peuvent pas travailler. Notre travail a de la valeur et peut être plus que le leur, parce que sans nous, les gens ne peuvent pas utiliser les gares, aller dans leurs bureaux, voyager dans de bonnes conditions.

Et puis, on savait qu’on était dans notre droit, qu’on avait raison comme a dit Audrey Vernon dans la vidéo qu’elle a fait pour nous soutenir. Et nous, on aime travailler mais il ne fallait pas nous provoquer, on était dans notre droit, on a rien lâché, on a tenu jusqu’au bout. J’y pense tout le temps à la grève, maintenant, on n’oubliera pas tout ça, qu’on a été tous ensemble et que c’est comme ça qu’on a gagné. On n’y serait pas arrivé sans les soutiens, sans l’aide de Sud Rail, de Patrick, Laura, Anasse, Fabien, et tous les gens, beaucoup de monde, qui venaient chaque jour sur le piquet, nous apporter de la nourriture, nous soutenir quand on en a eu besoin. Comme j’arrête pas de le dire, on ne vous dira jamais assez merci.

Vous travaillez dans plusieurs endroits différents, 75 gares en tout, la sous-traitance est un secteur très éclaté, comment avez-vous fait pour vous organiser ?

On travaille dans 75 gares, on ne se connaissait pas entre nous. Mais les chefs d’équipes et les délégués qui sont sur les différentes lignes communiquaient entre eux et, en même temps, chacun communiquait avec les salariés de son secteur. Surtout, dès le début de la grève, on a mis en place des assemblées générales tous les matins à Saint-Denis où venaient tous les salariés, pour qu’on décide collectivement de ce qu’on allait faire, si on continuait ou pas la grève. On faisait des tours dans les gares ensuite, on allait parler aux collègues. On s’appelait tous les jours en fait. Parfois, en AG, c’était compliqué parce que certains pensaient qu’il ne fallait pas quitter les gares car on bloquait nos gares pour qu’ONET et la SNCF ne viennent pas les nettoyer. On se retrouvait dans le local le matin, on était tous très différents mais on a appris à s’écouter, à faire ensemble. On a réussi à rester tous ensemble. On était uni, on avait un même but, on arrivait à s’expliquer pour se comprendre, et on a gagné. En fait j’ai appris beaucoup de choses : à vivre ensemble, qu’on peut avoir différents caractères, éducations, opinions, mais qu’on peut bâtir quelque chose ensemble.

Par rapport à la caisse de grève qui vous a permis d’atteindre environ 80 000 euros, de pouvoir obtenir chacun l’équivalent d’un salaire après deux mois de grève : en quoi était-ce important ?

Au début, on n’avait pas eu l’idée, on ne savait pas ce que c’était une caisse de grève. C’est après que les cheminots sont venus qu’on a mis ça en place. On a vu que c’était important, on ne pensait pas qu’on en aurait besoin au début. Mais après, franchement merci à tous ceux qui nous ont soutenus, parce que deux mois sans un sou c’est pas possible avec les factures, le loyer. C’est vraiment incroyable, surtout que cet argent, on sait qu’il vient de gens qui veulent nous aider, qu’ils ont donné ça en soutien à notre grève, et ça c’est très fort.

Vous avez organisé plusieurs actions, repas de solidarité avec des personnes, des collectifs, qui vous ont apporté leur soutien. Est-ce qu’il y a des moments de solidarité qui vous ont marqués ?

Ça m’a marqué quand on faisait des barbecues et que les gens venaient acheter des sandwichs qu’on préparait nous-mêmes, on donnait juste un bout de pain avec une merguez et ils te donnaient 20 euros pour quelque chose d’insignifiant, juste pour nous aider. La bande dessinée d’Emma, la dessinatrice, aussi ça m’a beaucoup marqué. Je me suis rendu compte que le travail qu’on fait est important. Elle a donné de la valeur à notre travail, ça nous a fait du bien. Cette bande dessinée, on va l’accrocher dans tous les locaux où on peut, pour que tous les collègues la voient, même pour nos futurs collègues qui n’ont pas fait la grève avec nous, ceux qui vont arriver, il faut qu’ils sachent ce qui s’est passé, ce qu’on a réussi à faire.

Vous avez gagné cette grève dans une période où il n’y a pas beaucoup de victoires. Que voudriez-vous dire aux salariéEs qui, comme vous, voient leurs droits attaqués, sont méprisés par leur direction ?

Personne ne nous considérait avant cette grève. Mais maintenant, s’ils veulent nous marcher sur la tête, on les fera redescendre sur terre. Avant, les chefs ne nous adressaient pas un sourire, pas un bonjour, mais maintenant ils nous connaissent, ils savent qu’ils ne vont pas nous faire ce qu’ils veulent.

Propos recueillis par Laura Varlet

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Accroissement de richesse ... pour les riches

Réduction pour les plus pauvres!

Voilà la réalité de ses choix politiques et budgétaires

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SOURCE France info

Selon une étude de l'Observatoire français des conjonctures économiques, les ménages les plus aisés devraient profiter pleinement des réformes sur la fiscalité du capital mobilier.

Emmanuel Macron se défend d'être le "président des riches", mais ses mesures budgétaires vont bien bénéficier en particulier aux plus aisés. Selon une étude de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), les mesures du budget 2018 pour les ménages n'auront quasiment pas d'effet sur leur pouvoir d'achat cette année mais permettront une augmentation générale des niveaux de vie en 2019. Et à chaque fois, ce sont les plus aisés qui en profiteront le plus.

Selon cette étude, les mesures votées dans le cadre de la loi de finances pour 2018 ne feront augmenter le pouvoir d'achat des ménages que de 200 millions d'euros cette année. En revanche, "la montée en charge des mesures fiscales et les nouvelles revalorisations de prestations" devraient permettre "d'accroître le pouvoir d'achat de plus de six milliards d'euros" en 2019, estime le think tank, classé à gauche.

En 2019, "les 2% les plus riches capteraient 42% des gains"!

Toutefois, que ce soit en 2018 ou en 2019, les principaux bénéficiaires de ces mesures seront les ménages les plus aisés, qui devraient profiter pleinement des réformes sur la fiscalité du capital mobilier (transformation de l'impôt sur la fortune en impôt sur la fortune immobilière, mise en place d'un prélèvement forfaitaire unique de 30%). En 2019, "les 2% les plus riches capteraient 42% des gains à attendre de la mise en place des mesures", indique le document.

En 2018, les mesures auront un impact nul sur le pouvoir d'achat des classes moyennes. En revanche, les ménages les plus pauvres et la tranche de ceux qui se situent juste en dessous des 5% les plus aisés verront leur niveau de vie se réduire. Pour les ménages les plus pauvres, les revalorisations des minima sociaux prévues fin 2018 "ne compensent pas les hausses de la fiscalité indirecte" sur le tabac et l'énergie cette année.

L'exécutif, accusé par ses opposants d'avoir construit un budget "pour les riches", défend de son côté des mesures qui doivent selon lui améliorer le pouvoir d'achat des Français. Selon des études d'opinion, les Français considèrent de leur côté que la politique d'Emmanuel Macron avantage les grandes fortunes.

PAR FSC

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Pas d’immunité ouvrière pour Philippe Poutou et ses camarades de Ford

Philippe Poutou est le seul ex candidat à la présidentielle menacé de perdre son emploi. C’est aussi l’ouvrier qui expliquait face à Marine Lepen, Fillon, Macron et les autres que contrairement aux privilèges des politiciens bourgeois et des classes dominantes, les travailleurs ne pouvaient pas jouir d’une « immunité ouvrière ». Et pour cause …

Philippe Poutou est le seul ex candidat à la présidentielle menacé de perdre son emploi. C’est aussi l’ouvrier qui expliquait face à Marine Lepen, Fillon, Macron et les autres que contrairement aux privilèges des politiciens bourgeois et des classes dominantes, les travailleurs ne pouvaient pas jouir d’une « immunité ouvrière ». Et pour cause …

Ce lundi 15 janvier, Philipou Poutou et ses camarades syndicalistes de Ford étaient convoqués devant la cour d’appel à la 28ème chambre du Tribunal correctionnel de Paris. En effet, ils ont fait appel de la condamnation prononcée en juin dernier pour « dégradations en réunion ».

Face à cette « qualification juridique », un rappel des faits s’impose. Les camarades sont poursuivis par Ford pour avoir manifesté dans le Mondial et de l’automobile en 2012 et 2014 et envahi le stand du constructeur automobile en jetant des confettis. Une action qui intervient dans le cadre d’une longue lutte contre les licenciements que prépare l’usine, encore actuelle aujourd’hui. Si assassiner un militant écologiste provoque un non lieu, défendre son emploi entraîne une condamnation nette, quand bien même la direction a été incapable de démontrer la réalité des « dégradations ». Des convocations qui tombent, au moment où la CGT Ford essaye de relancer la mobilisation face à de nouvelles menaces de licenciement.

Le constat est ainsi clair : contre la lutte des classes, se dresse la justice de classe. Plusieurs organisations politiques, syndicales ou associatives se sont rassemblées pour exprimer leur solidarité. Le NPA bien sur, mais aussi la CGT HPE, actuellement en lutte aux côtés des grévistes de l’hôtel Holiday Inn Clichy, la CGT spectacles, la CGT Métallurgie, OCLMVP, le Front social... A l’heure où Macron accentue sa politique de casse du code du travail, la répression s’abat sur les militants, chez Ford, mais aussi à la Poste, à PSA, et ailleurs. Alors, soutenons Philippe, ses camarades, tous les syndicalistes et militants menacés !

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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LA FRANCE DE MACRON : La TAXE D’HABITATION supprimée…Mais remplacée par un NOUVEL IMPÔT !

La taxe d'habitation sera remplacée par un nouvel impôt

La ministre auprès du ministre de l'Intérieur, Jacqueline Gourault, a indiqué ce jeudi [11/01/2018] que la disparition de la taxe d'habitation donnerait lieu à la création d'un nouvel impôt qualifié de "plus juste".

 

La taxe d'habitation, qui devrait être supprimée pour tous à l'horizon 2020, sera remplacée par un nouvel "impôt plus juste", a indiqué jeudi Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb.

 

"Il faut parler de réforme fiscale et d'impôt plus juste", a déclaré jeudi Jacqueline Gourault lors de l'émission "Questions d'info" LCP-franceinfo-Le Monde-AFP. La disparition de la taxe d'habitation étant prévue sur trois ans, "il y aura bien évidemment besoin de ressources pour les collectivités locales", a-t-elle précisé.

 

[…]

 

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photo d'illustration (source:thetruthaboutcars.com)

photo d'illustration (source:thetruthaboutcars.com)

Pour une fois l'oligarchie française n'en est pas à citer en exemple l'Allemagne. C'est que :

La semaine de 28 heures est au cœur d'une grève en Allemagne

C'est qu'aussi le patronat allemand a jugé excessives les revendications des travailleurs.

Et sur le site de la Confédération Européenne des Syndicats on ne voit toujours pas de déclaration de soutien à la lutte engagée en Allemagne.

Est-ce que cela fera de la peine à Bruxelles et à la commission européenne comme ne cadrant pas avec les directives austéritaires ?

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Sur Boursier.com :

La semaine de 28 heures au cœur d'une grève en Allemagne

Le puissant syndicat IG Metall réclame des hausses de salaires et une réduction du temps de travail hebdomadaire, à 28 heures.

 

Le mouvement doit durer au moins une semaine, à l'initiative du syndicat le plus puissant en Europe... Les salariés de l'industrie allemande ont entamé de nouveaux débrayages lundi, notamment dans les secteurs de la métallurgie, de l'automobile et de l'électronique, à l'appel du syndicat IG Metall qui réclame des hausses de salaires et une réduction du temps de travail hebdomadaire, à 28 heures.

 

La centrale syndicale du pays revendique une hausse de 6% des salaires cette année pour 3,9 millions de salariés de l'industrie.

 

Le patronat a rejeté cette demande, la jugeant excessive, et se dit prêt, pour l'heure, à consentir à une augmentation de 2%, assortie d'une prime exceptionnelle de 200 euros au premier trimestre.

 

IG Metall réclame aussi que les salariés postés ou ayant des charges familiales aient la possibilité de passer de 35 heures à 28 heures hebdomadaires avec le droit de revenir à un temps plein au bout de deux ans. Le syndicat allemand veut que les employeurs contribuent à compenser la perte de salaire induite par une baisse du temps de travail.

 

Calendrier de négociations

 

Les ouvriers du service de nuit chez Kirchhoff, fournisseur de pièces pour automobiles, dans le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, ont débrayé lundi, tout comme les salariés du fabricant de matériel agricole Claas, indique IG Metall.

A Berlin, 400 ouvriers du fabricant d'ascenseurs OTIS devaient débrayer lundi matin, et d'autres entreprises devaient suivre le mouvement dans la journée, a ajouté le syndicat.

 

Des négociations ont été fixées au 11 janvier pour les salariés dans le Bade-Wurtemberg, Land où sont basées de grandes entreprises comme Volkswagen, Daimler ou Bosch.

 

En Bavière, les négociations doivent reprendre le 15 janvier. Quant au Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, où des sociétés comme ThyssenKrupp ont leur siège, il doit suivre le 18 janvier.

 

SOURCE :

 

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Dans notre société capitaliste, les scandales alimentaires se succèdent et l'affaire Lactalis, le dernier en date mais pas le dernier, montre une fois de plus que le profit passe avant la sécurité alimentaire. Ce qui devrait être un devoir absolu pour l'Etat responsable de la DGCCRF. Or, ce même pouvoir, qu'il soit de gôche ou de droite, a supprimé le nombre de fonctionnaires dans ce service, diminué leurs prérogatives et laissé les entreprises se contrôler elles-mêmes. Et une fois de plus, les marchands du Temple parlent d'erreurs et présentent leurs plus plates excuses. C'est cela le capitalisme libre et non faussé, système qui n'est pas amendable mais à annihiler.

Pour ceux qui ne le savent pas, la DGCCRF dépend du Ministre de l'économie, hier Emmanuel Macron sous la drauche socialiste, aujourd'hui Bruno Lemaire, sous la droite et la droite de Macron.

DGCCRF signifie Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes. Elle est chargée, ouvrez le ban: de veiller aux conditions des échanges marchands entre les entreprises afin d’assurer la loyauté des transactions à l’égard des consommateurs. Dans ce cadre, elle assure trois grandes missions : la régulation concurrentielle des marchés, la protection économique et la sécurité des consommateurs. Elle lutte aussi  lutte contre les ententes et les abus de position dominante, le contrôle des concentrations, la loyauté des relations commerciales entre fournisseurs et distributeurs, l'exercice d’une concurrence loyale dans l’accès à la commande publique. Fermez le ban. Dès lors, on comprend que l'Etat, au service exclusif du capitalisme, n'a pour ambition que de réduire à néant la DGCCRF pour que le Marché soit toujours plus libre et non faussé.

Lactalis a lui une position dominante. En effet, il est le premier géant laitier mondial. En France, mais pas que dans notre pays, pour augmenter ses profits, il pressure salariés, producteurs de lait et consommateurs, de plus sans souci aucun de la sécurité alimentaire. Selon le dogme capitaliste: business is business.

Le groupe, qui n'appartient qu'à une seule et même famille, a déjà été condamné: en 2000 pour "fraude sur le lait et publicité mensongère", il coupait 70% du lait récolté avec de la flotte. En 2008, il est accusé de recycler du frontom périmé et de les avoir vendu. En 2012, il est accusé de vendre du lait stérilisé UHT pour du lait frais pasteurisé: fraude découverte par la DGCCRF, mais classée sans suite faute de vide réglementaire. En 2015, il est condamné à une amende de 56,1 millions d'euros pour entente illicite sur le prix des yaourts vendus sous marques de distributeurs.

Lesdits distributeurs ont été reçus hier à l'apéro par le ministre de l'économie capitaliste. Ils ont vendu des produits Lactalis qui auraient dus être retirés de la vente dans leur enseigne. Ils ont été blanchis par Bruno Lemaire, lequel n'a surtout pas mis en cause la responsabilité de l'Etat. Le seul coupable: Lactalis.

Lactalis s'en fout un petit peu. Sa fraude de 2008 lui avait permis de générer 10 millions d'euros d'affaires. Et il poursuit pépère son petit bonhomme de chemin. Bien qu'empêtré dans un nouveau scandale sanitaire, début janvier 2018, ce n'est pas vieux, il a racheté une marque de yaourt étranger qui fait de lui le number 4 du yaourt à marques chez Donald Trump.

Et 66 pays sont concernés par le lait infantile Lactalis contaminé à la salmonellose...

Allez, un petite image pour conclure et bien le bonjour à la FNSEA, le syndicat patronal de l'agriculture:

Lactalis: les marchands du Temple plus blancs que du lait de vache
PARLE BLOG DE ROGER COLOMBIER
 

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Rébellion

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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