SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Supra Obernai : la direction suspend la procédure de licenciement des élus CGT

 

Suite aux pressions et nombreuses interpellations de la CGT, dont celle du Secrétaire Général de la Fédération des travailleurs de la métallurgie, la direction de Supra, entreprise installée à Obernai (Bas-Rhin), a fini par céder en entamant une procédure de suspension du recours au Ministère du travail concernant le licenciement de deux élus CGT.

Cette procédure visait à contester la décision de la DIRECCTE qui refusait le licenciement de ces deux salariés protégés qui avaient mené une bataille exemplaire pour la défense des emplois.

Pour rappel, Supra, fabricant de poêles à bois et à granulés et de chauffages d’appoint à Obernai, était sous le coup d’un Plan de Sauvegarde de l’Emploi annoncé début 2017 qui devait aboutir à la suppression de 76 à 90 postes sur les 171. En avril 2017, les salariés et les élus avaient réussi à faire passer les mesures d’accompagnement de 200 000 à 1 250 000 euros ! Sur la somme, 500 000€ ont été attribués pour une prime additionnelle divisée équitablement par le nombre de salariés licenciés.

Un coup que n’a sûrement pas digéré l’entreprise détenue depuis 2011 par le fonds d’investissement français Perceva. Au final, ce sont 68 salariés qui ont été licenciés en mai dernier. Après quatre mois de retard, la direction a payé la prime de licenciement supplémentaire aux salariés licenciés de Supra. Ce montant de 6570 € a été acquis grâce aux mobilisations du personnel pendant le PSE (3 grèves et une manifestation devant le Tribunal de Saverne) pour exiger que Perceva paie.

"Depuis, nous avons découvert que Perceva, fonds de retournement, était très proche de la Banque Publique d’Investissement. Il n’y a pourtant aucune volonté de maintenir l’activité de l’entreprise, bien au contraire", explique Vincent Debats, délégué CGT chez Supra, qui fait partie des deux salariés protégés concernés à l’origine par le licenciement.

La direction a en effet réembauché avec des contrats précaires (CDD et Intérim) les salariés qu’elle avait licenciés. Ils font le même travail mais avec des salaires beaucoup plus bas et sans ancienneté, sans prime de transport, sans leurs acquis. La direction manipule également les horaires de travail en essayant de faire travailler des heures en plus sans paiement des heures supplémentaires.

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Construction EUROPÉENNE: la chute des emplois à moyen salaire

La construction européenne a entraîné un appauvrissement généralisé. Une nouvelle preuve parmi d’autres : la chute des emplois à moyen salaire.

Entre 1993 et 2010, France, en Allemagne et partout ailleurs dans l’UE, la proportion des emplois à moyens salaires (middle paying) s’est effondrée, comme le démontre le graphique ci-dessous.

 

Source du graphique : Why are there still so many jobs ?

Source du graphique : Why are there still so many jobs ?

Entre 1993 et 2010, la proportion des emplois à moyen salaire s’est effondrée en France de 8,6 % !

Autrement dit :

En France, les classes moyennes se sont beaucoup appauvries. Les classes moyennes rejoignent de plus en plus les classes sociales les plus pauvres (low paying).

En Allemagne, la proportion des emplois à moyen salaire a baissé de 6,7 %. (Rappel : en septembre 2017, l’extrême-droite a obtenu 94 députés au parlement en Allemagne. Je dis bien : 94 députés.)

[...]

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source : bastamag - pour agrandir le texte : lien ci-dessous:

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Par Agnès ROUSSEAUX

Dix milliardaires ont pris le contrôle d’une grande partie des médias français. Ces oligarques, venus du BTP, de l’armement, du luxe ou de la téléphonie, ont accaparé les grands quotidiens nationaux, les chaînes de télévision et les radios, pour asseoir leur influence. Avec à la clé, conflits d’intérêts, censures, pressions, licenciements, ingérence malsaine... Cette concentration des moyens de production de l’information entre les mains de quelques-uns met en péril l’indépendance de la presse dans notre pays. Et porte ainsi atteinte au fonctionnement démocratique. Comment garantir la liberté de l’information et le pluralisme de la presse ? Résumé d’une situation critique, à l’occasion de la campagne #LibertéEgalitéInformés.

 

À qui appartient la presse française ?

 

Le secteur de la presse en France est un grand Monopoly. Tout s’achète, tout se vend, les journaux, les télés, les radios. Quelques milliardaires se partagent le gâteau. Résultat : 90 % des quotidiens nationaux vendus chaque jour appartiennent à 10 oligarques ! D’après les calculs de Basta !, les mêmes possèdent des télévisions et radios qui totalisent respectivement 55% et 40% des parts d’audience [1]. Vous avez donc une grande probabilité de lire, regarder ou écouter chaque jour des médias qui appartiennent à ce petit cercle de milliardaires.

 

[…]

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Des manifestants ont essayé de faire irruption au bureau de l’Union de la confédération générale des travailleurs grecs, à Athènes, en signe de protestation contre la restriction du droit de grève décidée par le gouvernement.

 

PAR EL DIABLO

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Muriel Pénicaud, ministre du Travail, a de quoi se féliciter des premiers mois de Macron : pour elle, la suppression de l’impôt sur la fortune, ce seront 49 000 € économisés en 2018. Pour les autres ministres millionnaires (ils sont douze en tout), l’année doit bien commencer aussi.

Bonne année les riches !

Que les gouvernements gouvernent pour les riches, ce n’est pas nouveau. Mais celui-là ne cherche même pas à s’en cacher.

Au classement du niveau de vie des 1 % les plus riches dans l’Union européenne, la France est deuxième derrière la Norvège. Au classement mondial des milliardaires de Bloomberg, le français Bernard Arnault arrive 6e, avec une fortune de plus de 60 milliards de dollars (soit 20 milliards de plus que l’année précédente). Les « experts » parlent de 2017 comme d’une « belle année boursière », riche en dividendes et profits.

Et pour assister les riches, il faut bien prendre aux pauvres. La hausse de la CSG, en ce début 2018, va signifier une substantielle perte de revenus pour de nombreux retraités. Les tarifs du gaz grimpent : 7 % de hausse. Même le prix des timbres s’envole (de 4,7 %). Le Smic, pas du tout : sa hausse au 1er janvier est de 18 € brut par mois, c’est-à-dire 1,24 % seulement.

Faciliter les licenciements, s’en prendre aux chômeurs

Cela va de pair avec toutes les attaques contre les travailleurs mises en œuvre par Macron. Les mesures des ordonnances travail visent, entre autres, à rendre les licenciements plus faciles, à bon marché, pour le plus grand profit des actionnaires. Jusqu’à inventer les « ruptures conventionnelles collectives » qui, d’après la ministre Pénicaud (ancienne DRH de Danone), auraient le mérite d’éviter le « traumatisme du licenciement ». Autant dire qu’il s’agit d’un moyen pour les patrons de se débarrasser de salariés et à moindres frais.

En même temps, le gouvernement prépare une réforme de l’assurance chômage pour soumettre les demandeurs d’emplois à plus de contrôles et les contraindre à accepter n’importe quel emploi. Une façon d’exercer une pression supplémentaire à la baisse sur les salaires.

Haro sur les plus pauvres !

Les plus vulnérables ne sont pas du tout épargnés par le gouvernement. Plus personne à la rue avant la fin 2017, avait promis Macron en juillet. Une promesse restée sans lendemain, comme l’ont rappelé avec force les associations à la fin de l’année écoulée. Le ministre Christophe Castaner n’a pas hésité à rendre les SDF responsables de rester à la rue, car « ils refuseraient d’être hébergés ». « Ça suffit, maintenant », lui a répondu la Fondation Abbé Pierre.

Les migrants sont aussi une cible du gouvernement. Au harcèlement policier permanent et aux procès contre ceux qui viennent en aide aux migrants, se rajoute un projet de loi en préparation durcissant encore les conditions d’accès au droit d’asile et multipliant les possibilités d’expulsions. Au point que Christian Estrosi, le maire LR de Nice et ancien ministre de Sarkozy, a affirmé que, sur cette question, la droite n’était jamais allée aussi loin que Macron.

Nos vœux pour 2018

Puisque c’est la période des bonnes résolutions, en voici une pour 2018. Celle de préparer la riposte du monde du travail. D’être aussi fermes dans la défense de nos intérêts de travailleurs que Macron et son équipe l’est pour ceux des patrons et des riches.

Il y a cinquante ans, en mai 1968, la grève générale faisait trembler De Gaulle. Il y a encore plus de raisons de se battre en 2018 !

PAR CONVERGENCESREVOLUTIONNAIRES

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Merci la CFDT ! Un décret ouvre la voie aux licenciements dans l’Hôpital public

C'est une information révélée par Force Ouvrière et qui devrait faire grand bruit : alors que les personnels hospitaliers souffrent de conditions de travail extrêmement difficiles dues, entre autres, au manque de personnel, voilà que le gouvernement ressort un décret dans les tiroirs depuis 1986. L'objectif ? Faciliter les licenciements dans les hôpitaux publics !

30 ans après la loi, un décret appliqué grâce au concours... de la CFDT

Dans un arrêté du 25 octobre 2017 passé relativement inaperçu, le Conseil d’État avait exhorté le gouvernement à faire paraître un décret datant de 1986. Et selon les informations divulguées par le syndicat Force Ouvrière, Macron et ses ministres s’apprêtent à passer à l’action.

Dans les faits, il s’agit d’activer un levier institutionnel ouvrant enfin, pour les classes dominantes, la possibilité de procéder à des licenciements économiques dans les hôpitaux publics. Il aura fallu, pour déchaîner cette puissante attaque contre les personnels hospitaliers qui croulent aujourd’hui sous des horaires démentiels par manque de personnels, le concours de la CFDT. En effet, la confédération de Laurent Berger a déposé une saisine qui reprochait au gouvernement de ne pas vouloir prendre ce décret. Une trahison à la hauteur de la réputation de spécialiste de la collaboration de classe qui colle, à juste titre, à la peau de la direction de la CFDT.

Dans un quotidien marqué par les suicides et les burn-out, les personnels hospitaliers voient désormais poindre le spectre du chômage et de la précarité

Le quotidien des personnels hospitaliers est sous le feu des projecteurs depuis plusieurs années. Burn-out et suicides en cascade ont en effet mis en lumière des conditions de travail insoutenables, rendues d’autant plus difficiles qu’elles se couplent à un manque de personnel criant. Les horaires démentiels et les capacités d’accueil insuffisantes sont des souffrances autant pour les personnels que pour les patients.

La mise en œuvre de cette loi permettant d’introduire (un peu plus) les logiques libérales au fonctionnement des hôpitaux est en ce sens une mesure littéralement criminelle contre les travailleurs hospitaliers. Elle aggrave la tendance de destruction du système de santé public par l’érosion progressive, fonctionnant quasi exclusivement sur la pressurisation jusqu’à la moelle des personnels. En somme, davantage de burn-out, davantage de suicides... et une précarisation croissante.

Cette attaque est aussi violente qu’insultante. Exigeons des embauches massives dans les hôpitaux, la baisse du temps de travail et l’augmentation des salaires !

Mais il est aussi notable de voir que de nombreuses luttes ont fleuri dans les hôpitaux, notamment dans le public, ces dernières années. De la grève de 51 jours (dont 11 de grève de la faim) des travailleuses de la clinique du Pont de Chaume en décembre 2015 à la récente victoire des grévistes de pédopsychiatrie à Toulouse, les exemples de luttes partielles se sont multipliés à mesure que la situation devenait de plus en plus critique pour le personnel.

Afin de pouvoir entamer un bras de fer avec le gouvernement et stopper la dynamique allant à toujours plus de dégradations des conditions de travail en milieu hospitalier, l’attaque à venir nécessite une réaction d’ensemble. Un mouvement transversal au secteur public et au secteur privé, cherchant la convergence avec d’autres secteurs et sujets sociaux, comme l’attaque contre l’assurance chômage, et exigeant une inversion des logiques actuelles au vu de l’état dans lequel se retrouvent, aujourd’hui, les hôpitaux.

Bien sûr, il faut exiger l’abrogation pure et simple de la loi de 1986, afin d’empêcher son application par l’activation de levier institutionnel gardé au chaud depuis plus de 30 ans. Mais la situation actuelle n’est pas non plus supportable et nécessite un plan d’embauche massif dans le secteur de la santé, avec une diminution du temps de travail et une augmentation des salaires. Des revendications qui peuvent être portées, dans un mouvement de soutien actif, par l’ensemble des classes populaires et laborieuses pour un service public de santé de qualité.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Assurance chômage. Au siège du MEDEF, gouvernement et syndicats négocient…

Il fait peu dire que le gouvernement n'est pas avare d'effort pour détruire les droits des salariés. Après un début de quinquennat en fanfare, c'est désormais à l'assurance chômage que le président des riches s'attaque. Une première réunion de négociations avec les syndicats avait lieu ce jeudi. Tout un symbole : c'est au siège du MEDEF que les discussions ont eu lieu.

Crédits photo : Corentin Fohlen. Divergence

Pour l’assurance chômage, Macron joue la carte du dialogue social

On le sait, Emmanuel Macron est déterminé à poursuivre sur sa lancée de 2017. Alors qu’une dizaine de réformes sont d’ores et déjà prévues pour le 1er semestre 2018, le gouvernement s’attaque à l’assurance chômage. De premières discussions avaient eu lieu au Ministère du Travail à la mi-décembre. Ce sont les premières négociations qui ont débuté ce jeudi... au siège du Medef.

18, c’est le nombre de « partenaires sociaux » appelés à la table des négociations. Alors que Macron avait joué la carte du « bulldozer » pour son début de mandat, c’est une autre option que le « président des riches » entend utiliser pour mener la bataille de l’Assurance chômage : celle du dialogue social. Une opération à risque, puisqu’il s’agit en définitive de s’attaquer à un (très) gros morceau : la sécurité sociale. Pour ce faire, c’est non seulement une stratégie plus douce qui est employée, mais également plus ciblée : seuls les salariés du privé sont visés. On le voit, Macron entend prendre toutes les précautions possibles, au vu de sa marge de manœuvre relativement réduite, pour éviter tout envenimement de la situation sur le terrain de la lutte des classes. Ou, a minima, de jouer la carte de l’isolement des secteurs, par la traditionnelle découpe public/privé.

Mirage d’avancée sociale et véritable attaque contre les classes populaires

Le gouvernement met en avant ce qui est bien trop hâtivement qualifié « d’avancée sociale » : l’ouverture de l’Assurance chômage aux démissionnaires. Un épouvantail agité qui illustre à merveille les « précautions » d’un président dont la côte de popularité, selon les médias dominant, serait en hausse, et qui en dit long sur les contradictions qui s’approfondissent depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron, qui a objectivement gagné une bataille à la rentrée sociale avec la loi travail XXL, mais qui dans le même temps cristallise les colères, comme en témoigne l’étiquette de « président des riches » qui lui colle à la peau.

Mais bien sûr, ce sont les contreparties de cette « avancée » qui permettent de mettre en lumière l’ampleur de l’attaque. Tout d’abord, la « traque aux chômeurs », dénoncée par la CGT comme étant « prendre le problème dans le mauvais sens » et avec laquelle Macron vise à réduire de 50% les indemnités mais aussi, et surtout, une suppression pure et simple des cotisations sociales. C’est-là une réforme appelée de ses vœux depuis des décennies par le grand patronat et qui lancerait les grandes manœuvres en termes de destruction du modèle de la sécurité sociale dans son ensemble.

La « vigilance » des syndicats ne suffit pas. Il faut quitter la table des négociations et préparer la riposte

Pour l’heure, la CGT, FO et la CFDT ont annoncé rester « vigilants » sur le dossier de l’assurance chômage, estimant que des « réformes » sont nécessaires tout en insistant sur la nécessité de mettre en place des mesures compensatoires. En bref, les principales centrales syndicales sont décidées à jouer le jeu du « dialogue social » avec le gouvernement.

Il s’agit là d’une composante importante pour Macron. La participation des centrales syndicales aux négociations, dans le cadre du processus de casse de la sécurité sociale, est en effet indispensable pour éviter le scénario d’une mobilisation massive de contestation dans la rue, qui serait une véritable épreuve pour un gouvernement très largement détesté au sein des classes laborieuses et populaires.

C’est pourquoi il est indispensable de quitter la table des négociations et de commencer à préparer la riposte, avec un plan de bataille unitaire qui a tant fait défaut lors du mouvement contre la Loi travail et à la rentrée sociale de 2017. A l’heure où, dans les facs, des débuts de contestation pointent leur nez, du Mirail à Paris 1, chez les étudiants et personnels, il s’agit d’œuvrer à une riposte d’ensemble du monde du travail et de la jeunesse contre l’offensive libérale d’Emmanuel Macron.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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La robotisation de la société passe aussi par là.

Une intelligence artificelle pré-sélectionne les candidats chez Unilever et modifie la nature des recrutements.

Retrouvez cet article et l'info alternative sur : http://www.contre-info.com

Retrouvez cet article et l'info alternative sur : http://www.contre-info.com

« Depuis plus de dix ans, l’entreprise américaine HireVue propose à ses clients de faire passer des entretiens de recrutement à distance, par vidéo. Sa plateforme a aujourd’hui évolué, et les candidats doivent désormais s’isoler face à leur ordinateur et convaincre… une intelligence artificielle. Celle-ci analyse leurs traits et leur gestuelle grâce à la reconnaissance faciale. Le géant de la grande consommation Unilever, qui se veut « le pionnier du recrutement par intelligence artificielle » dresse auprès de Business Insider le bilan d’un an d’expérimentation, et assure avoir observé une augmentation « significative de l’embauche de candidats non-blancs ». […] Pour espérer avoir un poste dans l’entreprise, les candidats – à des postes de débutants- doivent passer plusieurs étapes de sélection. Ils sont d’abord pré-sélectionnés par les recruteurs sur des sites comme Linkedin et Twitter. Deuxième étape : jouer pendant vingt minutes à 12 jeux basés sur la neuroscience sur la plateforme Pymetrics, dont est partenaire Unilever. Si leurs résultats correspondent au profil requis, ils peuvent passer par l’étape de sélection suivante. C’est là qu’intervient l’intelligence artificielle. Les candidats doivent répondre en vidéo face caméra à des questions du type : « Décrivez une situation dans laquelle vous avez utilisé efficacement vos compétences de raisonnement pour gérer quelque chose de nouveau ou d’inconnu ». Leurs réponses sont analysées par les algorithmes de reconnaissance faciale, qui vont distinguer la position des yeux, le sourire, les mouvements de tête, et ainsi tenter de déceler l’enthousiasme d’un candidat. L’idée étant qu’un candidat qui semble enthousiaste par sa gestuelle devrait être à l’aise dans des relations avec la clientèle. Une fois ces analyses réalisées, l’intelligence artificielle note les candidats avec un système d’étoiles. Une étoile : peut mieux faire. Cinq étoiles : au top. Le recruteur ne se donnera pas la peine de regarder le dossier d’un potentiel nouveau salarié si l’intelligence artificielle l’a mal noté. Cette technique d’embauche a débuté avec la branche d’Amérique du Nord d’Unilever de juillet 2016 à juin 2017, et a été menée par la suite dans 68 pays. Au total, 250 000 candidats y ont eu droit. » Source et suite Usbek & Rica
 

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Relaxe pour Philippe Poutou et ses camarades syndicalistes de Ford !

Criminalisation syndicale. Trois militants CGT Ford Blanquefort dont Philippe Poutou, ex-candidat à la présidentielle pour le NPA, sont convoqués devant la Cour d'appel du Tribunal correctionnel pour "dégradations en réunion" suite aux poursuites engagées par Ford. Leur faute : avoir manifesté lors du Mondial de l'Automobile 2012 et 2014 devant le stand du constructeur automobile. Nous relayons ici le communiqué de presse du NPA.

Crédit Photo : Photothèque Rouge/JMB

Lundi 15 janvier, Philippe Poutou et deux militants de la CGT de Ford Blanquefort sont convoqués devant la cour d’appel à la 28ème chambre du Tribunal correctionnel de Paris.

Cette convocation résulte du pourvoi en appel effectué par ces militants suite aux condamnations prononcées en juin dernier pour « dégradations en réunion  ». Ces condamnations consistent en des amendes avec inscription au casier judiciaire.

Les poursuites avaient été engagées à la demande de Ford à la suite de manifestations dans le Mondial de l’automobile en 2012 et 2014, lors desquelles le stand du constructeur automobile avait été envahi avec projection de confettis et collage d’autocollants. La direction a pourtant été dans l’impossibilité de démontrer réellement des dégradations, ni d’indiquer des coupables.

Mais pour la justice, la présomption de culpabilité est de mise pour celles et ceux qui s’opposent aux reculs sociaux. Au moment où cette même justice vient de prononcer un non-lieu pour le gendarme responsable de la mort de Rémi Fraisse, nous devons mettre un coup d’arrêt aux poursuites et condamnations des militantEs qui résistent au gouvernement et au patronat.

De PSA à La Poste en passant par Ford et bien d’autres, cette politique répressive accompagne licenciements et suppressions de postes. Ces deux offensives réactionnaires doivent être combattues de front, dans l’unité la plus large.

Un rassemblement est organisé le lundi 15 janvier à partir de 8h30, devant le Palais de justice de Paris, 10 boulevard du Palais, Paris 1er.

Montreuil, le 10 janvier 2018

Source : le site du NPA

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Succession de Gattaz : Berger veut donner un « coup de main » au MEDEF

Laurent Berger, leader de la CFDT, s'est demandé ce mercredi si le Medef n'aurait pas besoin d'un « coup de main » pour assurer la succession de Pierre Gattaz qui s'annonce encore indécise. Après avoir appuyé et déroulé le tapis rouge à Macron et à ses ordonnances, les annonces d’une collaboration toujours plus ouverte avec le patronat ne sont pas anodines.

Dans un entretien aux journaux du groupe Ebra, Laurent Berger a jugé bon de donner son avis sur la succession de Pierre Gattaz, actuel président du MEDEF, qui doit intervenir en juillet 2018. « Au Medef, cela fait deux fois que des gens qui nous expliquent tout connaître de l’entreprise et du management se prennent les pieds dans le tapis au moment de choisir leur président...", a-t-il commencé.

« Ils ont peut-être besoin d’un coup de main. On ne leur donnera pas pour le Medef, mais dans les entreprises, nous sommes légitimes à le faire », a continué M. Berger, montrant que l’idée n’est pas forcément que de l’ironie, mais répond à une politique de « codétermination » qu’il exige de longue date. Comme l’affirme L’Opinion, « déçue de ne pas avoir assez été écoutée lors de la négociation sur les ordonnances sur la question de la codétermination, la CFDT pousse en ce sens. »

Et Macron, avec la nouvelle loi Le Maire, pourraient bien accéder à cette demande en impliquant davantage les représentants syndicaux dans la gouvernance des entreprises. « L’Elysée a conscience que cela redonnerait le sourire à Laurent Berger, le secrétaire général de la confédération. Le patronat, en revanche, freine des quatre fers. Mais le Medef est empêtré dans la succession de Pierre Gattaz… », continue l’Opinion.

C’est en ce sens, que Berger s’est même risqué à donner un nom quant à la succession de Pierre Gattaz. M. Berger a qualifié le patron de Michelin de "quelqu’un de bien". "La CFDT côtoie Jean-Dominique Senard chez Michelin : tout n’est pas merveilleux, mais il a une vraie politique du dialogue social et il accepte d’écouter les autres", souligne-t-il toujours dans l’entretien. Ainsi, bien plus que de l’ironie, tout en ayant conscience des contradictions quant à la guerre de succession au sein du MEDEF. Après avoir donné un cadeau au secteur de la Chimie, en acceptant un salaire minimum en dessous du SMIC, Berger met la pression au patronat.

Non content de voir la CDFT s’intéresser à ses affaires, le MEDEF a compris le sérieux de la proposition et a répondu sèchement sur Tweeter. « Nous n’avons besoin d’aucun coup de main », a répondu sur l’organisation patronale. « Nos présidents sont élus. Pour un unique mandat de 5 ans non renouvelable et non rémunéré. On ne parle pas de succession », a ajouté le Medef. Le MEDEF, et ses différentes franges du patronat sont en dispute. De sorte que le MEDEF a refusé en décembre de modifier les règles régissant l’élection de son président, écartant de facto une candidature du patron de Michelin.

Pour terminer, Berger a embarqué dans sa tirade, la direction Force Ouvrière, qu’il semble voir dans le même état d’esprit. « Je constate qu’hier à la CFDT, et maintenant à Force ouvrière, la transition se fait dans la clarté », a-t-il insisté. Qu’on se rassure, le successeur de Mailly, Pascal Pavageau compte bien imprimer une politique toujours plus ouvertement de collaboration de classe, lui qui a affirmé dernièrement que le « syndicalisme ne se résume pas aux grèves »…

Crédits Photos : © Sipa Press

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Tunisie : deuxième jour de révolte contre les mesures austéritaires du gouvernement

Sept ans après la révolution, la Tunisie connaît une nouvelle poussée de fièvre sociale une semaine seulement après le soulèvement en Iran. Après une première nuit d’affrontement avec les forces de répression et la mort d’un manifestant dans la nuit de lundi à mardi, les travailleurs, la jeunesse et les classes populaires tunisiens se sont levés une seconde fois contre les mesures austéritaires du gouvernement.

Crédits photos : Sofiene Hamdaoui / AFP

La hausse des prix due à une augmentation de la TVA en Tunisie ne passe pas. Les mesures d’austérité que le gouvernement a prise le premier janvier dans son budget afin de répondre à la baisse de fréquentation touristique, à l’inflation et au recul des investissements étrangers ont déclenché la colère des secteurs les plus précaires de la population tunisienne, en particulier dans la jeunesse et dans les villes situées dans les terres, traditionnellement plus pauvres.

Dans la nuit de lundi à mardi, une première vague d’affrontement entre les manifestants qui s’opposent au gouvernement et à ses réformes avait déjà fait un mort en marge des rassemblements dans la ville de Tebourba, à l’ouest de Tunis. L’enterrement de l’homme mort lors de la première journée de contestation mardi après-midi a mis des centaines de jeunes dans la rue, décidés à ne pas laisser faire le gouvernement.

La réponse des autorités, qui essaient tant bien que mal de criminaliser le mouvement de protestation en le faisant passer pour un mouvement de casseurs, a été aussi brutale que les manifestants sont déterminés. Aux côtés de la police, l’armée à été mobilisée dans plusieurs villes. Résultat : plusieurs dizaines de personnes ont été blessés et plus de 200 manifestants ont été arrêtés par les forces de répression lors des affrontements qui se sont déroulés dans plusieurs villes du pays.

A Tunis, mais aussi à Meknassy, Sidi Bouzid, Kasserine, Gafsa ou encore à Tebourba, des manifestations pacifiques ont démarré le 8 janvier, notamment à l’appel de l’opposition coalisée au sein du Front Populaire. Etat d’urgence oblige, ces mouvements ont été massivement réprimés par les forces de l’ordre, à grands renforts de gaz lacrymogènes. Dans la nuit du 9 au 10 janvier, des agences, des magasins et des petits commerces ont été pillés à Tebourba comme à Tunis. Plusieurs postes de police ont été attaqués à Bouhsina et à Beja, tandis que deux synagogues brûlaient à Djerba. Le pays entier a été parcouru d’échauffourées, et la police tunisienne annonce compter 49 blessés dans ses rangs.

Au-delà des scènes de pillages qui ont eu lieu, le politologue Selim Kharrat estime que les manifestants veulent envoyer « un message politique de la part d’un pan de la population qui n’a plus rien à perdre et qui se sent ignoré  ». En effet, le gouvernement de Youssef Chahed tente de contenir une situation explosive et sur laquelle il a peu de prise. Coincé entre les islamistes d’Ennahda qui critiquent ceux qui «  fournissent une couverture politique justifiant les actes de violence et de vandalisme » et une opposition qui ne contrôle pas le mouvement tout en tentant de le pacifier, le gouvernement tunisien espère sortir la tête de l’eau par la répression.

Le feu continue de se propager, notamment grâce à l’appel aux rassemblements le 12 janvier lancé par le collectif « Fech Nestanaou » (Qu’attendons-nous ?). Ce groupe d’activistes semble solidement coordonné alors que plusieurs de ses membres ont été interpellés à travers le pays à cause de leurs tracts. L’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), centrale syndicale favorable au gouvernement Chahed, a même exprimé sa claire opposition à la loi de Finances. À leurs voix se joignent celles du parti Bani Watani ou encore du Courant Démocratique pour dénoncer l’incapacité et la corruption des dirigeants. Pour le fondateur de ce dernier, les jours du gouvernement sont comptés.

Depuis la chute de Ben Ali le 14 janvier 2011, rien n’a finalement changé du point de vue de la contestation sociale ; les revendications portent toujours sur l’emploi, et ainsi le niveau de développement des services publiques et de l’industrie, et plus largement sur la justice sociale et les libertés civiles. À sept ans de la révolution, la Tunisie et notamment les couches les plus précarisées de sa population mènent une lutte féroce qui si, elle parvient à faire reculer le gouvernement et ses lois d’austérités, pourrait avoir des conséquences sur l’ensemble des travailleurs de la région, notamment au Maghreb.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Suppressions d'emplois chez PSA : "Il faut un plan d'embauche massif en CDI" car "Peugeot est riche à milliards", estime la CGT

Jean-Pierre Mercier, délégué central CGT du groupe PSA, a demandé, mardi sur franceinfo, que le groupe PSA mette en place un plan d'embauche massif en CDI dans ses usines.

Jean-Pierre Mercier, délégué central CGT du groupe PSA, le 23 mai 2014, sur le site de PSA à Poissy (Yvelines).
Jean-Pierre Mercier, délégué central CGT du groupe PSA, le 23 mai 2014, sur le site de PSA à Poissy (Yvelines). (MAXPPP)

"C'est complètement inacceptable. On ne peut pas imaginer que la direction de PSA continue à vouloir supprimer des milliers d'emplois dans un groupe qui accumule des milliards de bénéfices", a dénoncé, mardi 9 janvier sur franceinfo, Jean-Pierre Mercier. Pour le délégué central CGT du groupe PSA, "il faut un plan d'embauche massif en CDI dans les usines de PSA puisque Peugeot est riche à milliards."

PSA s'apprête à supprimer 2 200 emplois cette année, dont 1 300 en ruptures conventionnelles collectives. Des négociations sont en cours sur le site de Poissy (Yvelines) entre direction et syndicats. Les ruptures conventionnelles collectives sont entrées en vigueur le 1er janvier dernier. Après Pimkie, c'est PSA qui s'empare de ce nouvel outil prévu par les ordonnances réformant le Code du travail. 

franceinfo : Comment réagissez-vous à l'annonce du projet de PSA qui prévoit de supprimer 2 200 emplois cette année ?

Jean-Pierre Mercier : Pour nous, c'est complètement inacceptable. On ne peut pas imaginer que la direction de PSA continue à vouloir supprimer des milliers d'emplois dans un groupe qui accumule depuis plusieurs années des milliards de bénéfices. On s'attend à ce que la direction annonce le 1er mars un nouveau record historique de bénéfices. On parle de plusieurs milliards. Les usines PSA tournent en surrégime. On travaille les jours fériés, les samedis matins, pendant les pauses, les heures supplémentaires. Ce n'est pas possible ! Il faut un véritable plan d'embauche massif en CDI dans les usines de PSA puisque Peugeot est riche à milliards. Il faut embaucher les intérimaires qui composent presque 90% des lignes de production dans certaines usines, il faut embaucher les chômeurs en CDI. C'est comme ça qu'on luttera contre le chômage.

PSA annonce dans le même temps 1 300 embauches en CDI. N'est-ce pas suffisant ?

Nous sommes très loin du compte, car les énormes besoins en main d'œuvre sont sur les lignes de production et dans la fabrication. Sur ces 1 300 embauches en CDI il n'y en aurait que 400 destinés aux usines du groupe en France. A la production, on est très loin du compte. On est encore sur un solde très négatif sur l'emploi. La direction creuse encore le fossé et le sous-effectif sur les usines de PSA. On ne peut pas continuer dans cette direction. Le gouvernement accompagne ces grands groupes industriels multimilliardaires qui suppriment les emplois, c'est un véritable scandale ! On va demander à l'entreprise d'arrêter de supprimer des emplois. La direction a supprimé en cinq ans, près de 25 000 emplois en CDI. Aujourd'hui, ceux qui restent ont une charge de travail qui a explosé. Il y a tous ces intérimaires, ces milliers de jeunes qui ne demandent qu'à être embauchés pour avoir un vrai contrat, un vrai salaire pour pouvoir vivre.

Que pensez-vous de la mise en œuvre des ruptures conventionnelles collectives. Qu'est ce ça change selon vous ?

Cela change à la fois pour le salarié et pour l'employeur, qui n'a plus aucune obligation de justifier économiquement un plan de suppressions d'emplois. Pour lui, c'est le jackpot. Il peut à la fois accumuler des milliards de bénéfices et continuer très tranquillement à supprimer des centaines, des milliers d'emplois. Pour le salarié, on a bien compris qu'il y avait des interrogations, car quand il va partir avec une rupture conventionnelle collective, il semblerait que le délai de carence pour s'inscrire à Pôle emploi serait multiplié par deux. On passerait d'un mois et demi à trois mois de délai de carence. Ce ne sont pas les mêmes avantages pour le salarié qui voudrait partir d'une manière volontaire de l'entreprise. Chez PSA, c'est de moins en moins volontaire.

PAR FRANCETVINFO

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