SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
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Selon les informations du JSL et de Ouest France, le tribunal de Chalon-sur-Saône a condamné ce jeudi 4 janvier 2018 un jeune SDF de 24 ans à trois mois de prison avec sursis et à 210 heures de travaux d’intérêt général pour avoir, selon son propre aveux, « volé des sandwiches et des mini-pizzas dans la poubelle, des canettes de soda et une nappe pour [se] couvrir quand il fait froid » après s’être « introduit dans la réserve du magasin [Atac de Buxy], le 28 décembre et le 1er janvier ». La première fois, il avait agi avec deux personnes âgées de 17 ans ; la seconde, il avait agi seul [...]

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Les premiers licenciements en rupture conventionnelle collective commencent !

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Les ordonnances MACRON devaient faciliter l’emploi… Comme l’avait dénoncé la CGT, c’est tout le contraire qui se passe.
L’idée que licencier plus facilement aiderait à lutter contre le chômage pourrait être risible si elle n’allait pas encore provoquer des drames humains…

L’encre des textes de loi sur l’élargissement des modalités facilitant les ruptures conventionnelles a tout juste eu le temps de sécher que de nombreuses entreprises s’en servent dès aujourd’hui pour « dégraisser » leurs boîtes. C’est la première mesure de la loi MACRON à se mettre en place, mesure qui du reste, n’était pas prévue dans le projet initial.
Elle permet d’écarter toutes les règles du licenciement économique collectif en cas de plan de départs volontaires et, notamment, elle permet à l’employeur de se soustraire à la mise en place d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE).

Ce dispositif est le moyen de contourner la procédure de licenciement économique.
Avec la rupture conventionnelle collective, l’employeur n’aura plus l’obligation de justifier de difficultés économiques et de favoriser le reclassement des salariés licenciés. Ainsi, les garanties contenues dans les procédures de licenciements économiques sont éclatées.
Cela va fragiliser tout le marché du travail puisque les verrous posés par la loi en matière de rupture des contrats de travail sautent. De ce fait, le CDI n’a plus qu’une valeur symbolique de sécurité pour le salarié.
Quelle aubaine !
C’est un boulevard pour certaines entreprises qui pourront se « débarrasser » à moindre coût de salarié-e-s ayant de l’ancienneté et donc considéré-e-s comme « trop payé-e-s » et recruter en même temps des précaires, corvéables et jetables, pratique qui va assurément accélérer la perte des compétences, qualifications et savoir-faire.

Ce dispositif est un recul supplémentaire pour les droits des travailleurs.
Aujourd’hui, PSA, qui affiche 1,5 milliard de bénéfices au 1er semestre 2017 annonce 2200 suppressions d’emploi dont 1300 ruptures conventionnelles collectives et 900 congés seniors et 208 ruptures conventionnelles chez Pimkie, chaîne dépendante du groupe Mulliez regroupant un ensemble de grandes enseignes. Demain, ce seront Le Figaro, Les Inrocks, sans oublier d’autres marques de prêt-à-porter dont Jules, Bizzbee, Brice, etc.

La CGT se bat pour un code du travail du XXIème siècle avec des propositions concrètes, réfléchies, réalisables.
Autre exemple de ce que propose la CGT : un Nouveau statut du travail salarié (NSTS) qui concerne l’ensemble du salariat, du privé comme du public, quel que soit la taille de l’entreprise ou le service pour celles et ceux qui sont en emploi. Il permettra à chaque salarié-e, de la sortie du sys¬tème scolaire à la fin de sa carrière professionnelle, de disposer d’un certain nombre de droits cumulatifs et progressifs, transférables d’une entreprise à l’autre, d’une branche à l’autre, opposables à tout employeur. Ils constitueront un socle commun de droits interprofessionnels, base de la construction de tout statut et convention collective, dans le respect de la hiérarchie des normes et du principe de faveur.

Pour la CGT, la lutte contre les Ordonnances Macron ne fait que commencer.

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DIRECT. Massacre de l’emploi : PSA vise 2.150 suppressions d’emplois en 2018

Ordonnances Macron. La direction du groupe PSA projette au moins 1.250 ruptures conventionnelles collectives en France pour l'année 2018. A ces départs « RCC » doivent s'ajouter 900 congés senior. Au total, PSA entend donc obtenir plus de 2.150 suppressions de postes.

Saint-Ouen et Poissy en première ligne

2.150 suppressions d’emplois. C’est un nouveau plan de massacre de l’emploi annoncé par le direction du groupe PSA. Un savant mélange entre 1 250 ruptures conventionnelles collectives, application directe des ordonnances Macron, et 900 « congés séniors » pour licencier les CDI, les vieux et les handicapés à bas coût.

Pour le moment, les « négociations » sont toujours en cours et la direction n’a pas donné de données précises site par site. Elle compte devrait le faire en comité d’entreprise extraordinaire le 19 janvier. Selon Les Echos, les unités de Saint-Ouen et de Poissy, en région parisienne, devraient être mises particulièrement à contribution.

Contrer ce plan de licenciement, les syndicats doivent s’opposer !

Ce plan de licenciement est à visée politique. Tavares compte ainsi impulser un plan de licenciement « dernier cri », dans l’un des secteurs clés de l’industrie hexagonale : la métallurgie. Ce plan, le patronat compte généraliser à l’ensemble d’un secteur déjà sinistré et soumis, à une importante exploitation, des cadences infernales, une énorme souffrance au travail.

Contre PSA et son plan de licenciement made in Macron, ce dont il s’agit pour l’ensemble des organisations syndicales, c’est de construire une riposte globale. Pour cela, le préalable nécessaire, même si non suffisant, c’est d’exiger de l’ensemble des syndicats de s’opposer à cet accord !

Une victoire face à ces plans de licenciements, comme ceux qui touchent PSA, pourrait être une première étape pour faire reculer le camp d’en face et donner confiance à la classe ouvrière. Une victoire mettrait un coup d’arrêt à la mise en œuvre des ruptures conventionnelles collectives chez PSA comme chez Pimkie. En ce sens, cette lutte contre les licenciements doit être une bataille de l’ensemble du monde du travail et de la jeunesse.

Comme lors de la grève contre la fermeture de PSA Aulnay, sans nous pas de bagnoles !

Plus encore, cette bataille contre les licenciements à PSA, c’est aussi un combat pour dire stop à la société que Macron compte nous imposer, cette société où les licenciements seront aussi simples qu’un bonjour, cette société où la précarité devient la norme.

Ce dont nous avons besoin, ce n’est pas de la précarité, mais des embauches en CDI pour tous !

Crédits photos : Jean-Claude Coutausse / french-politics pour Le Monde

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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PSA : Tous les syndicats doivent s’opposer aux licenciements made in Macron. Pour de nouvelles embauches en CDI !

Au siège social du groupe à Poissy, ce mardi, la direction du groupe PSA compte présenter aux syndicats un nouveau plan de massacre de l’emploi. L’objectif, trouver, au plus vite, dans la journée un accord « majoritaire » sur les conditions de la première rupture conventionnelle collective de l’ère Macron. Plus que jamais, contre ce nouveau plan de licenciement, l’ensemble des syndicats doivent faire bloc contre la direction de PSA, et ses licenciements made in Macron.

Pour PSA, le millésime 2017 s’annonce comme un grand cru. Après des profits records en 2016, le géant hexagonal de l’automobile compte présenter un nouveau record de profits cette année, début mars. Pour éviter de télescoper cette annonce, avec le plan massif de suppressions d’emplois, Carlos Tavares s’est décidé à se lancer dans un sprint pour massacrer l’emploi chez PSA et ses sous-traitants.

L’objectif : mettre en œuvre l’accord sur le plan de licenciements, aussi vite que possible, et ce dès le 1er février prochain. Selon LCI, un plan de 2000 à 3000 suppressions d’emplois pourrait être soumis à signature le soir même.

Un plan massif de suppressions d’emploi éminemment politique

L’annonce, ce mardi, par la direction du groupe PSA de cette première rupture conventionnelle collective (RCC) revêt un caractère éminemment politique. D’abord, parce qu’il s’agit pour Carlos Tavares d’appliquer la première rupture conventionnelle collective de l’ère Macron, l’une des mesure phares des ordonnances Travail, première loi anti-ouvrière du président des riches.

Déjà sous Hollande, le fleuron jadis de l’industrie française, en grande difficulté en 2012, avait fait l’objet des premières « expérimentations » des accords de compétitivité. De la sorte, cela avait encouragé par la suite le dialogue social ancienne mouture dans les grandes entreprises en « difficulté », comme chez Renault. On parlait des accords d’entreprise dits « défensifs ».

De façon analogue, la volonté d’appliquer les ordonnances travail, dans cette même entreprise du CAC40, un géant de l’automobile, dont les profits sont records, vise à donner le manuel d’utilisation des lois Macron, et plus encore, à encourager l’ensemble du grand patronat hexagonal à massacrer l’emploi, et ce quand bien même les profits sont monstres, les usines tournent à plein régime 24h sur 24h, samedis et jours fériés.

Licencier surtout les CDI, les vieux et les handicapés pour mieux précariser

Chez PSA, on est habitué aux plans de licenciements. D’ailleurs, la direction du groupe tente de dénier toute nouveauté à cette mesure. « PSA a déjà recours à un dispositif de départs volontaires, dans le cadre du Daec - dispositif d’adéquation entre les emplois et les compétences -, déjà approuvé par une majorité de syndicats en juin 2014 », explique un porte-parole du constructeur.

Dans un certain sens, l’on peut trouver un fond de vérité à ces affirmations de PSA tant, depuis 2013, ce sont près de 25000 emplois CDI supprimé sur les sites en France. À cette course de fond, engagée depuis plusieurs décennies, Tavares compte s’engager pour des raisons politiques dans un sprint de 2 000 à 3 000 suppressions de postes.

Des licenciements, qui visent, en premier lieu, les ouvriers industriels en CDI, plutôt âgés ou encore les handicapés, ainsi que les travailleurs malades, qui ne peuvent plus tenir les cadences. Comme l’affirme d’ailleurs Les Echos, les employeurs comptent user des RCC afin de gérer « leur pyramide des âges ».

En clair, il s’agit de licencier les CDI, les salariés qui ont une certaine « stabilité », pour embaucher des jeunes avec des contrats précaires. Et c’est quasiment une caricature. D’un côté, le licenciement de plusieurs milliers de travailleurs en CDI, dans le même temps, PSA a annoncé le recrutement de 600 intérimaires pour son site d’Hordain/Sevelnord.

Trahir ou combattre ? Tous les syndicats doivent s’opposer !

Face à ce nouveau massacre de l’emploi, les déclarations de certains syndicats, hormis la CGT, sous-entendent qu’ils vont signer l’accord. Force Ouvrière et la CFDT, dans la continuité des politiques collaborationnistes ouvertes de Laurent Berger, et de Jean-Claude Mailly, pour l’heure, ne semblent pas s’opposer aux plans de départs en tant que tel.

Christian Lafaye, de FO ne notait « rien de nouveau sous le soleil » et ne redoutait pas de plan de départs massif car « c’est difficile d’aller plus bas ». Pour la CFDT, il n’y « a pas de problématique particulière, sauf éventuellement sur les conditions financières de départ », selon Franck Don. En somme, cela sous-entend qu’aussi bien FO que la CFDT pourrait bien apposer leur signature à l’accord.

De son côté, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a dénoncé, bien que bien tardivement, ce lundi, sur France Info le plan de PSA. Accusant la direction de vouloir « transformer les CDI en précaires », il a expliqué que contrairement aux « plans de sauvegarde de l’emploi », les entreprises pourront immédiatement recruter de nouveaux candidats aux postes laissés par les « volontaires ». Bien que très tardive, une dénonciation correcte, mais, pour l’heure, aucun de plan de bataille annoncé, et moins que le minimum syndical en terme de communiqué.

Préparer un véritable plan de bataille : une tâche de l’ensemble du mouvement ouvrier !

Ce plan de licenciement est à visée politique. Tavares compte ainsi impulser un plan de licenciement « dernier cri », dans l’un des secteurs clés de l’industrie hexagonale : la métallurgie. Ce plan, le patronat compte généraliser à l’ensemble d’un secteur déjà sinistré et soumis, à une importante exploitation, des cadences infernales, une énorme souffrance au travail.

Contre PSA et son plan de licenciement made in Macron, ce dont il s’agit pour l’ensemble des organisations syndicales, c’est de construire une riposte globale. Pour cela, le préalable nécessaire, même si non suffisant, c’est d’exiger de l’ensemble des syndicats de s’opposer à cet accord !

Cette bataille, dans le cadre d’une guerre généralisée que nous déclare le grand patronat, Macron à son service, est d’autant plus importante que ce plan de licenciement « made in Macron » donnera le ton de la future application des ordonnances travail entreprise par entreprise.

Une victoire face à ces plans de licenciements, comme ceux qui touchent PSA, pourrait être une première étape pour faire reculer le camp d’en face et donner confiance à la classe ouvrière. Une victoire mettrait un coup d’arrêt à la mise en œuvre des ruptures conventionnelles collectives chez PSA comme chez Pimkie. En ce sens, cette lutte contre les licenciements doit être une bataille de l’ensemble du monde du travail et de la jeunesse.

Comme lors de la grève contre la fermeture de PSA Aulnay, sans nous pas de bagnoles !

Plus encore, cette bataille contre les licenciements à PSA, c’est aussi un combat pour dire stop à la société que Macron compte nous imposer, cette société où les licenciements seront aussi simples qu’un bonjour, cette société où la précarité devient la norme.

Ce dont nous avons besoin, ce n’est pas de la précarité, mais des embauches en CDI pour tous !

Crédits photos : (JACKY NAEGELEN / REUTERS )

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Pour une fois l'oligarchie française n'en est pas à citer en exemple l'Allemagne.

c'est que :

La semaine de 28 heures est au coeur d'une grève en Allemagne

C'est qu'aussi le patronat allemand a jugé excessives les revendications des travailleurs.

Et sur le site de la Confédération Européenne des Syndicats on ne voit toujours pas de déclaration de soutien à la lutte engagée en Allemagne.

Est-ce que cela fera de la peine à Bruxelles et à la commission européenne comme ne cadrant pas avec les directives austéritaires ?

 

**************

 

(Boursier.com) —

Le mouvement doit durer au moins une semaine, à l'initiative du syndicat le plus puissant en Europe... Les salariés de l'industrie allemande ont entamé de nouveaux débrayages lundi, notamment dans les secteurs de la métallurgie, de l'automobile et de l'électronique, à l'appel du syndicat IG Metall qui réclame des hausses de salaires et une réduction du temps de travail hebdomadaire, à 28 heures.

La centrale syndicale du pays revendique une hausse de 6% des salaires cette année pour 3,9 millions de salariés de l'industrie.

Le patronat a rejeté cette demande, la jugeant excessive, et se dit prêt, pour l'heure, à consentir à une augmentation de 2%, assortie d'une prime exceptionnelle de 200 euros au premier trimestre.

IG Metall réclame aussi que les salariés postés ou ayant des charges familiales aient la possibilité de passer de 35 heures à 28 heures hebdomadaires avec le droit de revenir à un temps plein au bout de deux ans. Le syndicat allemand veut que les employeurs contribuent à compenser la perte de salaire induite par une baisse du temps de travail.

Calendrier de négociations

Les ouvriers du service de nuit chez Kirchhoff, fournisseur de pièces pour automobiles, dans le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, ont débrayé lundi, tout comme les salariés du fabricant de matériel agricole Claas, indique IG Metall.

A Berlin, 400 ouvriers du fabricant d'ascenseurs OTIS devaient débrayer lundi matin, et d'autres entreprises devaient suivre le mouvement dans la journée, a ajouté le syndicat.

Des négociations ont été fixées au 11 janvier pour les salariés dans le Bade-Wurtemberg, Land où sont basées de grandes entreprises comme Volkswagen, Daimler ou Bosch.

En Bavière, les négociations doivent reprendre le 15 janvier. Quant au Land de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie, où des sociétés comme Thyssenkrupp ont leur siège, il doit suivre le 18 janvier.

PAR FSC

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Emmanuel Macron a présenté cette semaine ses vœux à la presse. Les journalistes du Média lui répondent. 
« Le macronisme montre son vrai visage : répressif et autoritaire »

PAR EL DIABLO

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photo d'illustration (source: revue Ballast)

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Derrière « 1336 » se cache un décompte des jours de lutte, ceux passés de la fermeture de l’usine Fralib jusqu’à la fin du conflit entre Unilever et les ouvriers du groupe fabriquant les thés Lipton et Éléphant. 1336 est aujourd’hui la nouvelle marque des thés produits par la SCOP qu’ils ont créée en 2015. 1336 (parole de Fralibs) raconte ce combat de David et Goliath modernes. Après Paroles de Stéphanois, Philippe Durand prête sa voix à ces hommes et femmes qui, attachés à leur travail et refusant la fatalité, ont fait plier le géant économique. Le comédien donne corps aux rencontres qu’il a faites, aux interviews qu’il a menées auprès des Fralibs dans leur usine, à Gémenos près de Marseille, en gardant leurs paroles intactes. Cette épopée sociale, humaine, retrace les grands faits de cette aventure collective et rend un vibrant hommage au courage et à la pugnacité de ces ouvriers sauvant leur emploi et un savoir-faire artisanal.

 

Maison des métallos
94 rue Jean-Pierre Timbaud, Paris 11ème

Métro : ligne 2 : arrêt Couronnes - ligne 3 : arrêt Parmentier
Autobus ligne 96

 

du 9 au 13 janvier 2018
mardi, mercredi et vendredi à 20h
jeudi et samedi à 19h

durée : 1h35 - à partir de 15 ans - Tarifs de 5 à 9 euros

 

TOUS LES INFOS EN LIEN CI-DESSOUS :

 

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par Rachel Knaebel

Fin décembre, un procès inédit a débuté en Argentine : d’anciens cadres de la multinationale automobile Ford sont jugés pour leur complicité avec l’appareil répressif de la dictature militaire argentine (1976-1983), durant laquelle 30 000 personnes ont disparu et 15 000 ont été exécutées.

D’anciens dirigeants de la filiale argentine de Ford de l’époque sont soupçonnés d’avoir facilité la séquestration et la torture de 24 ouvriers d’une des usines Ford du pays. « Trois délégués syndicaux n’ont jamais été retrouvés, précise le journal Le Monde.

Quelques jours avant le début du procès argentin, au Brésil, le constructeur automobile allemand Volkswagen présentait les résultats d’une recherche sur sa collaboration avec l’appareil répressif de la dictature militaire brésilienne cette fois (1964-1985), avec ses 20 000 personnes torturées et quelques centaines de morts et « disparus ». Des témoignage recueillis dans le cadre de la Commission vérité sur les crimes de la dictature brésilienne ont révélé que des ouvriers de Volkswagen avaient été arrêtés, frappés et séquestrés sur leur lieu de travail avant d’être envoyés dans des centres de tortures et en prison.

Dénoncer les syndicalistes au nom du progrès

Des responsables de Volkswagen transmettaient aux organes de répression du régime des rapports sur ses ouvriers syndicalistes (voir ici et ). C’est suite à ces accusations que l’entreprise a initié cette recherche historique, confiée à un historien indépendant. L’auteur de l’étude est finalement arrivé à la conclusion qu’« une collaboration a eu lieu entre certains vigiles de Volkswagen do Brasil et la police politique, du Dops, du régime militaire ». Mais qu’« il n’y avait pas de preuve claire que cette collaboration se basait sur une action institutionnelle du côté de l’entreprise ».

Dans les années 1960, la filiale brésilienne de Volkswagen est la plus grande appartenant au constructeur hors de l’Allemagne, et la cinquième plus grande entreprises brésilienne. L’historien Christopher Kopper souligne d’une part que le directeur de Volkswagen Brésil de l’époque, Friedrich Schultz-Wenk (émigré allemand arrivé au Brésil en 1949), « n’a pas du tout été effrayé par le putsch de 1964 ». « Il y a réagi au contraire de manière très positive, euphorique », écrit-il. « Schultz-Wenk saluait l’emprisonnement des leaders syndicaux et des sympathisants de fait ou supposés des communistes », ajoute l’étude.

« En 1972 j’ai été emprisonné au sein du site de Volkswagen. »

Celui qui lui a succédé à la tête de la filiale brésilienne de Volkqwagen en 1972, Werner P. Schmidt, est même cité, en 1973, dans article du journal allemand Süddeutsche Zeitung. Il y assure que la « fermeté » du régime était nécessaire au progrès : « “Bien sûr”, dit l’homme entre deux gorgées de jus de tomate, “la police et les militaires torturent les prisonniers pour obtenir des informations importantes, bien sûr on ne fait même plus de procès aux subversifs politiques, on les tue immédiatement, mais une information objective doit ajouter à cela que sans fermeté, on irait pas de l’avant. Et on va de l’avant“. »(Voir la citation complète ici).

L’étude détaille plusieurs exemples concrets de collaboration entre Volkswagen et l’appareil répressif. « Le premier travailleur de Volkswagen emprisonné a été arrêté le 29 juin 1972. Le même jour, la police arrêtait l’outilleur Lucio Bellentani. Le 2 août, l’outilleur Antonino Torino, le 8 août le fraiseur Geraldo Castro del Pozzo, le contremaître Heinrich Plagge et la secrétaire Annemarie Buschel », énumère l’étude. « En 1972 j’ai été emprisonné au sein du site de Volkswagen, avait témoigné Lúcio Bellentani en 2012 devant la commission de la vérité de São Paulo. J’étais au travail et deux individus avec des pistolets automatiques sont venus, me les ont collés dans le dos et m’ont posé des menottes. Il était environ 23 heures. Dès que je me suis retrouvé dans le local de sécurité de Volkswagen, la torture a commencé. J’ai reçu tout de suite des coups. Ils voulaient savoir s’il y avait d’autres membres du parti (communiste) chez Volkswagen. » 

Impunité

Le même jour, l’ouvrier est envoyé dans un centre de torture du Dops. S’ensuivent « deux heures de coups ». L’homme a ensuite passé six mois dans ce centre de la police politique, a attendu un an un procès, puis a été libéré, faute d’éléments contre lui. « Le témoignage de Lucio Bellentani accable le vigile de Volkswagen, conclut l’historien. Il aurait pu empêcher les mauvais traitement dans les locaux de Volkswagen. » Le chercheur précise aussi : « Quand le chef de la sécurité de Volkswagen, Ademar Rudge a informé le chef du personnel, le chef de la production, et le directeur, le 9 septembre 1974, du déroulement d’une assemblée syndicale et de la participation de travailleurs de Volkswagen, une copie de ce rapport a manifestement été envoyé, comme de routine, à la police politique »

Il est toutefois peu probable qu’un procès ait jamais lieu contre d’anciens responsables de Volkswagen au Brésil, comme c’est le cas actuellement à l’encontre de ceux de Ford en Argentine. La loi d’amnistie brésilienne de 1979 a permis d’un côté l’amnistie des exilés et prisonniers politiques, mais empêche toute poursuite judiciaire à l’encontre des responsables de la répression durant la dictature militaire.

Rachel Knaebel

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Photo : DR

PAR multinationales.org

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DIRECT. Avec les ordonnances Macron, Pimkie annonce 208 suppressions d’emplois au CEE

Dans l'après midi, la direction de Pimkie a annonce 208 suppressions d'emplois au CEE. Ce sont en tout 83 postes supprimés dans 37 magasins, 31 salariés sur le site de Neuvième en Ferrain, ainsi que 41 postes en logistique et de 53 au siège international.

Nous republions l’article publié fin décembre intitulé Pimkie : Avec la rupture conventionnelle « collective » de Macron, la direction licencie en masse

C’est le cadeau de Noël de la direction de Pimkie à ses 1700 employés. Celle-ci a annoncé vouloir présenter d’ici le 8 janvier un plan de suppressions de poste, qui pourrait concerner 200 personnes selon des sources officieuses. Or, cette restructuration va se faire selon une nouvelle disposition, la rupture conventionnelle collective, introduite par le gouvernement dans le code du travail avec ses ordonnances début septembre. Il s’agira donc de la première application de cette mesure depuis la réforme du code du travail.

La rupture conventionnelle était entrée en vigueur depuis 2008. Censée permettre de mettre fin à un CDI à l’amiable sur la base de l’accord des deux parties, celle-ci a fréquemment été utilisée pour camoufler des licenciements. Dans le cas de sa modalité dite « collective », dont rêvait le MEDEF depuis des années et introduite par les ordonnances, l’opération est encore plus explicite. Il s’agit de simplifier les procédures de licenciement, jusqu’à les rendre simples comme bonjour.

Pour être mis en œuvre, la rupture conventionnelle collective doit obtenir l’accord majoritaire des syndicats de l’entreprise. Pour l’instant, seule la CGT a réagi à son annonce, en annonçant, par la voix de l’élue au CE Pimkie, Valérie Pringuez (CGT) : « Aujourd’hui, il n’est pas imaginable que la CGT signe ».

En cas d’accord, la direction de Pimkie va pouvoir éviter de se lancer un plan de licenciements économiques qui est bien plus difficile à mettre en œuvre que la rupture conventionnelle collective. Dans le cas d’un PSE par exemple, l’entreprise doit justifier ses pertes, verser des sommes plus importantes aux personnes licenciées et les employés licenciés ont beaucoup plus de recours à leur disposition pour faire annuler la procédure.

Et pour trouver les 200 salariés prêts à accepter cette rupture conventionnelle, les méthodes de ces grands groupes sont bien connues : agiter le spectre de la survie de l’entreprise, pressuriser les salariés, menacer leur progression professionnelle voire pire… Autant de moyens dont usent les patrons pour forcer la main aux salariés et leur faire accepter une rupture à l’amiable ou un départ « volontaire ». D’autant plus que dans le cas de la rupture conventionnelle, les salariés qui partent ont le droit à une indemnité chômage.

Cette mise en application concrète des ordonnances montre bien, qu’au contraire de la propagande gouvernementale visant à faire croire qu’elle faciliterait l’embauche et la création d’emplois, c’est bien pour faciliter des attaques tous azimuts contre les travailleurs que la réforme du travail a été faite. Ces plans de licenciement déguisés en ruptures conventionnelles collectives pourraient rapidement se multiplier pour faire passer des suppressions d’emplois dans d’autres groupes.

Crédits photos : AFP / DENIS CHARLET

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Des travailleurs nord-coréens exploités en Pologne pour 300 euros par mois

Environ 500 travailleurs détachés Nord-coréens seraient employés par les sociétés et compagnies polonaises pour travailler dans des chantiers navals, des fonderies, des fabrications de containers ou dans des usines de Pologne, et obligés d’envoyer leur salaire à l’État nord-coréen.

En Pologne, les travailleurs détachés nord-coréens ont le statut « d’esclave d’état », envoyé par la Corée du Nord, travaillant 10 à 12h par jour, 6 jours par semaine, dans des conditions infâmes. Ils n’ont aucune possibilité d’échapper à ces pratiques car ils sont surveillés nuit et jour par des gardes du régime à qui les travailleurs ont été obligés de donner leur passeport.

Ces travailleurs seraient rémunérés en moyenne entre 300 et 500 euros par mois, dont 90% reviendrait au gouvernement de Pyong Yang. On compte plus de 2 milliards d’euros de bénéfice qui viendraient des travailleurs détachés envoyés dans toute l’Europe. La Corée du Nord chercherait à compenser l’impact des sanctions infligés par les Nations Unies en récupérant des devises fortes.

Tout ceci se passe sous l’œil complice des entreprises, des syndicats et du gouvernement polonais. En effet, c’est plus de 40 autorisations de travail qui ont été délivrées à des nord-coréens par l’administration du pays. L’ambassade polonaise à Pyongyang, vieil héritage du bloc communiste, aurait délivré près de 200 permis de travail durant le premier semestre de 2017, alors même qu’elle avait déclaré ne plus fournir de visa depuis 2016.

Récupération de devises d’un côté en réduisant en esclavage une partie de sa population, main d’œuvre pas chère et très malléable de l’autre, un deal macabre entre la Corée du Nord et la Pologne qui serait loin de se limiter à ce pays de l’Union européenne.

Crédit Photo : Janek SKARZYNSKI/AFP

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REMARQUES SUR LES MÉDIAS : en regardant le JT de France 2 du 3 janvier 2018...[Par Philippe ARNAUD]


Le journal télévisé de 20 h de France 2 de ce jour annonce en entrée, comme deuxième sujet, après la tempête : "Votre salaire va augmenter ; vous le découvrirez à la fin du mois, c'est l'effet de la baisse des cotisations chômage et maladie. Nous verrons qui en bénéficiera le plus". 

Le sujet.
Anne-Sophie Lapix : "Dans quelques semaines, les employés recevront leur tout premier bulletin de salaire de l'année 2018 et une bonne surprise les attend : une petite hausse du chiffre du bas. Elle est due à la baisse des cotisations-chômage et maladie, atténuée malgré tout par la hausse de la CSG. Reportage dans une entreprise de Laurent Desbonnet et Olivier Gardette."
 

Le Reportage.

"L'heure des calculs dans cette entreprise pour établir les prochaines fiches de paye. Car ce mois-ci plusieurs lignes vont bouger. La CSG, d'abord, va augmenter : plus 1,7 point. Une hausse qui sera plus que compensée par des baisses de cotisations : moins 0,75 points pour la maladie et pour l'assurance-chômage moins 1,45 point. Résultat : une augmentation du salaire net. Un changement simple et rapide, selon le patron."


Le patron : "Pour nous, ça ne nous coûte rien. C'est quelque chose qui me semble très positif puisque encore une fois, ça donne du pouvoir d'achat aux salariés sans peser sur les entreprises."


Le journaliste : "Pour ce salarié, par exemple, payé 1275 euros nets, une augmentation d'environ 8 euros par mois. Dans cette agence de photo et vidéo, c'est donc une bonne nouvelle."


Un salarié : "C'est toujours bon à prendre, c'est toujours du pouvoir d'achat supplémentaire. Donc.. non, non, je suis pour..."


Le journaliste : "Et les cotisations baisseront à nouveau en octobre prochain".


Anne-Sophie Lapix : "Bonsoir Jean-Paul Chapel. Évidemment, on a envie de savoir combien la réforme peut nous faire gagner."


Jean-Paul Chapel : "Alors, effectivement, première étape en janvier. Pour un salarié au SMIC, le gain de pouvoir d'achat sera de 7,34 euros nets par mois grâce à la baisse de cotisations. Il bénéficiera par ailleurs de la revalorisation du SMIC en début d'année. Deuxième étape en octobre. Là, le salaire net va augmenter de 14,23 euros, 14 euros supplémentaires. Au total, la réforme représentera donc un gain de 21,57 euros pour un smicard. La baisse des cotisations est proportionnelle au salaire. Donc, pour un employé qui gagne deux fois le SMIC, c'est un peu plus de 2300 euros nets par mois, le gain en janvier sera de 14,86 euros. En octobre, il verra son salaire net augmenter encore : 28,47 euros.


Anne-Sophie Lapix : " Il y a quand même des Français qui vont perdre, dans la réforme ?"


Jean-Paul Chapel : "Oui, les très hauts revenus [sur l'écran : très hauts revenus, à partir de 32 000 euros par mois] perdent un petit peu puisque la baisse des cotisations est plafonnée mais les grands perdants sont les retraités. Hausse de la CSG sans baisse de cotisation. Alors pour une pension de 1400 euros, c'est la moyenne en France, la baisse sera de de 23,80 euros par mois pour une personne seule. Au-dessous de 1200 euros par mois, ils ne perdront rien. Quant aux fonctionnaires, ils ne perdront rien mais ils ne gagneront rien. La réforme sera neutre pour eux".


Remarque liminaire. Anne-Sophie Lapix utilise le terme "employé", qui désigne une catégorie de salariés exerçant plutôt un travail intellectuel que manuel (donc qui s'oppose au terme ouvrier), et non le terme de "salarié", qui désigne la très grande majorité des actifs français, quel que soit leur genre de travail, et qui représente un statut juridique. Ce glissement de termes, apparemment anodin, suggère deux choses : d'abord que, pour Anne-Sophie Lapix, les ouvriers ont disparu du paysage, et, d'autre part, que le statut s'efface devant le type d'activité exercé (ouvrier, employé du commerce, fonctionnaire). Ce qui ouvre la porte à toute une série d'activités... bien moins encadrées et protégées : auto-entrepreneur, prestataire payé à la tâche, chauffeurs "ubérisés", etc.


Remarque 1. Cette somme de 21,57 euros dont va "bénéficier" un smicard (et encore, en fin d'année) est à mettre en regard du cadeau fiscal que le gouvernement offre aux 1000 premiers contributeurs de l'ISF, soit 400 millions d'euros, c'est-à-dire 400 000 euros par foyer fiscal. Ce qui, par rapport à un SMIC brut (1498,47 euros), représente 22 ans et 3 mois de salaire. Si on calcule le "gain" d'un smicard sur un an, ce gain est de 258,84 euros. Emmanuel Macron fait donc un cadeau aux très riches qui représente plus de 1545 fois le cadeau fait aux pauvres...


Remarque 2. La somme de 21,57 euros, "généreusement" accordée par M. Macron aux smicards représente 72 centimes d'euro par jour sur un mois de 30 jours, c'est-à-dire pas même le prix d'une baguette ! C'est ce qu'un clochard peut se payer, pour ne pas mourir de faim, quand il a collecté toutes les pièces jaunes de sa sébile. [Et, bien entendu, j'exclus la tranche de jambon...].

Remarque 3. Dire que les salariés vont y gagner est une double supercherie : d'abord parce que les cotisations (maladie, retraite, chômage, prestations familiales) sont aussi une partie intégrante du salaire. C'est du salaire socialisé, du salaire différé, que le salarié touche quand il est malade, quand il est licencié ou quand il prend sa retraite. On dit qu'on va augmenter les salariés alors qu'on ne fait que prendre de l'argent dans leur poche gauche pour le leur glisser dans leur poche droite. Même un enfant de CM1 le comprendrait... [Mais cette atteinte aux prestations sociales fait partie d'une opération idéologique de longue haleine qui vise à délégitimer toutes les prestations sociales comme étant des dépenses publiques "indues"].

Remarque 4. C'est aussi une supercherie car cela signifie que lorsque les salariés seront remboursés, ils seront moins pris en charge, moins bien remboursés et, quand ils seront au chômage, qu' ils toucheront moins d'indemnités et moins longtemps. Ou, s'ils souscrivent à des assurances privées (ce qui est des buts à long terme de la manœuvre), qu'ils les paieront bien plus cher. Comme cela se pratique, par exemple, aux États-Unis...

Remarque 5. Jean-Paul Chapel prend comme référence le montant moyen de la retraite, ce qui, là aussi, est une supercherie. Alors que la véritable valeur référence est la médiane des pensions de retraite (50 % de retraités touchent plus et 50 % touchent moins). Or, en règle générale, la médiane est toujours plus basse que la retraite. 

Remarque 6. Lorsque Jean-Paul Chapel dit que les très hauts revenus vont perdre, il se moque du monde [et il s'en rend bien compte d'ailleurs, puisqu'il tempère par "un petit peu" et qu'il se garde de dire à combien est ce plafonnement]. En fait, les très hauts revenus ne perdent rien du tout, car, pour eux aussi, on baisse les cotisations ! Donc, eux aussi y gagnent... mais moins que ce qu'ils pourraient gagner. Lorsqu'on augmente tout le monde, et les riches encore plus que les autres, une diminution potentielle de cette augmentation ne peut pas être considérée comme une perte ! C'est une perte par rapport à un gain hypothétique, pas par rapport à un revenu réel.


Remarque 7. Lorsque Jean-Paul Chapel dit que la réforme sera neutre pour les fonctionnaires, il suscite indirectement une jalousie latente envers les fonctionnaires (d'ailleurs bien entretenue par la presse de droite), car l'opinion majoritaire va moins retenir l'idée que les fonctionnaires ne gagneront rien que celle qu'ils ne perdront rien (par rapport au très grand nombre de ceux qui perdront quelque chose), notamment les retraités à 1400 euros, somme qui n'est tout de même pas une fortune...


Remarque 8 et dernière. Présenter ces "augmentations" comme des gains est une malhonnêteté lorsqu'on fait la liste de tout ce qui va augmenter en début d'année : le prix du gaz (pour se chauffer, se laver, laver les vêtements et la vaisselle et faire la cuisine), le prix des carburants, notamment du diesel, pour garnir les réservoirs des pauvres qui habitent loin des villes. Le prix du contrôle technique des voitures, le prix des amendes de stationnement irrégulier, le prix des parcmètres, et toutes les taxes indirectes (lesquelles sont des taxes sur les pauvres) qui vont dévorer - et bien au-delà - les gains "mirifiques" présentés par les journalistes lors de ce sujet en trompe-l’œil...


Je vous saurais gré de vos remarques, rectifications, compléments et critiques.
Bien à vous et bonne année 2018 !

 

Philippe Arnaud,

AMD (Amis du Monde Diplomatique) de Tours

PAR EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Emploi : le constat de l'échec de la politique de François Hollande et Emmanuel Macron

Juste pour celles et ceux qui s'extasient sur les résultats en termes d'emplois qu'auraient apporté finalement (mais trop tard pour lui) la politique de François Hollande et de son conseiller puis ministre de l'économie Emmanuel Macron avec le Pacte de responsabilité et le CICE + 4 réformes en quatre ans (avant les ordonnances qui poursuivent la même politique) pour libéraliser le marché du travail et faciliter les licenciements...

Grâce à cette politique courageuse menée avec beaucoup de continuité pendant tout le quinquennat et poursuivie aujourd'hui avec détermination par Emmanuel Macron, la France a été au troisième trimestre 2017 l'un des pays d'Europe qui, sur un an, a créé le moins d'emplois...

L'emploi est reparti en effet quasiment partout en Europe grâce surtout au bas prix du pétrole et des matières premières combiné à la politique monétaire expansive de la BCE. Mais dans ce contexte général il n'y a aucune valeur ajoutée repérable aux politiques publiques spécifiquement françaises. Au contraire même puisque la France se retrouve nettement en dessous de l'Allemagne où la demande intérieure est soutenue par la forte hausse des bas salaires qui résulte de l'introduction d'un SMIC et quasiment au niveau du Royaume Uni qui commence à être très affecté par le Brexit.

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Se syndiquer CGT ?

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