SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Licencié pour fait de grève, il est l’un des premiers à voir ses indemnités réduites par la loi travail XXL

Il a été licencié le lendemain de Noël. Triste cadeau de sa direction, Sébastien Hiriart a été viré car il était le dernier à avoir eu son CDI car avec le plafonnement des indemnités prud'homales des ordonnances de Macron, il ne touchera que 3,5mois d'indemnité maximum contre 6 minimum précédemment. Derrière cette décision il y a également la question de la répression syndicale.

Nominée pour les prix de l’éco néo-aquitains, la société basque Sokoa,leader français de construction de siège de bureau, va dépasser cette année un taux de croissance de plus de 11 %. Elle emploie 250 salariés et s’attaque au marché des États-Unis et du Moyen-Orient. Malgré cette réussite économique, la direction de la boite a décidé de licencier Sébastien Hiriart sous le motif officiel de manque de productivité, une première pour l’entreprise basque. Un licenciement qui passe mal pour l’ensemble des salariés. D’autant plus que, comble de l’ignominie, « il faut savoir que la notification de licenciement a été reçue alors que l’entreprise est fermée toute la semaine de Noël ».

En effet, selon Heren Muruaga, délégué syndical LAB à Sokoa, « le conflit est latent depuis l’ouverture des négociations annuelles obligatoires. Pour nous, avec ce licenciement, on entend faire peur à tout salarié susceptible de contester ou perturber les décisions prises par la direction. » Le syndicat, depuis fin décembre, se mobilise avec des salariés contre le licenciement abusif de l’ouvrier de production. « On reproche à Sébastien Hiriart de ne pas atteindre les objectifs fixés. En quarante-six ans d’existence, c’est la première fois que cette entreprise procède à un licenciement pour manque de productivité. Alors qu’un rapport réalisé en 2015 par des experts nommés par le CHSCT remet en cause la méthodologie utilisée par la direction pour le calcul des temps de production et met en évidence les effets négatifs que ces nouveaux temps de production peuvent engendrer sur la santé. ».

En 2008, Sokoa plutôt habitué à surfer des vagues de croissance à deux chiffres, a vu son chiffre d’affaires fondre de 20 %. « Oubliés les 40 millions d’euros de chiffre d’affaires, explique Jean-Michel Berra, directeur général. Du jour au lendemain, à cause de la crise économique et de son impact sur notre marché, notre activité a connu un sérieux trou d’air. L’export, qui pesait jusqu’à 25 % de notre chiffre d’affaires, est passé à 15 %». En 10 ans, la boite a remonté la pente pour retrouver sa croissance. Pour se faire, ils ont mis en place de nouveaux modes de management de la performance, des lignes de production semi-automatisées. Et ça au détriment des ouvriers qui ont vu croître leur obligation de rendement qui, selon le CHSCT, est « souvent irréalisable ». L’exemple de Sébastien Hirirart est parlant « les taux qui lui étaient imposés étaient bien trop élevés pour les atteindre » s’insurge Heren Muruaga.

Un licenciement qui a deux intérêts

Ce licenciement est un coup double pour la société Sokoa qui licencie à moindre frais et qui surtout envoie un message au reste des employés chez qui la grogne monte. Pour Heren Muruaga, les coïncidences entre la situation de Sébastien Hiriart et les mesures prises par le nouveau gouvernement, notamment le plafonnement des indemnités prud’homales, ne sont pas le fruit du hasard.
« Il travaille à Sokoa depuis sept ans, dont cinq en intérim. C’est l’un des employés avec le moins d’ancienneté. Pour nous, le calcul quant aux indemnités à verser est évident. Avant les ordonnances sur le Code du travail, il aurait pu toucher jusqu’à six mois de salaire minimum, pour un licenciement abusif. Désormais, c’est seulement 3,5 mois maximum. »

Une lutte qui commence

Les ouvriers se sont organisés en assemblée générale ce mercredi matin et ont décidé de créer une caisse afin d’aider leur collègue à aller aux prud’hommes. Heren Muruaga explique qu’ « Il hésitait à s’engager. Ce n’est d’ailleurs pas étonnant puisqu’on constate une forte baisse des saisines aux prud’hommes. Mais nous lui avons signifié que ce n’est pas son seul procès, mais notre procès à tous. Au vu de la situation, nous pensons même requalifier le terme de licenciement abusif en licenciement discriminatoire ». Pour les salariés, ce licenciement est une attaque collective et la réponse doit l’être tout autant.
Étant donné que Sokoa reproche à Sébastien Hiriart d’avoir pris part à un mouvement de grève en 2017 dans le cadre des négociations annuelles obligatoires, « d’autres ouvriers peuvent potentiellement être menacés ».
C’est pour cela que des actions sont également faites par les ouvriers. Ils ont interpellé les élus lors d’un conseil municipal.
En soutien à leur ancien collègue, les ouvriers de Sokoa, ont déposé un tas de charbon devant l’entreprise accompagnés d’Olentzero, personnage de la culture et la tradition basque. Le charbon est signe d’une vie latente et symbolise le soleil qui va recommencer à chauffer la terre après l’hiver. Olentzero, c’est la certitude que jamais le Soleil ne s’éteindra. Deux symboles qui montre la détermination des ouvriers qui promettent à la direction le réveil de la lutte et que ça pourrait bien chauffer prochainement.

Crédits photo : LAB

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Ce vendredi, les organisations syndicales FNIC-CGT, CFE-CGC et FO ont dénoncé dans un communiqué commun la signature d’un accord de branche entre la CFDT et le patronat. L’accord prévoit notamment un salaire minimum en deçà du SMIC.

La CFDT a habitué le patronat a être conciliante, à se plier à toutes leurs exigences, à promouvoir le profit du patronat plutôt que l’amélioration des conditions de travail, mais en décembre dernier, le syndicat, par le biais de sa branche Chimie, a ajouté une ligne de plus à son CV. En effet, la FCE-CFDT, la fédération de la chimie, a signé il y a moins d’un mois un acteur avec le patronat concernant les minimum salariaux qui fixe le salaire minimum dans la chimie en dessous du SMIC !.

Plus précisément, l’accord prévoit une augmentation des minima salariaux de 1,1 % pour l’année 2018, en deux temps (d’abord en janvier puis en avril), alors que la revalorisation annuelle du SMIC (qui n’est pas une augmentation mais qui correspond à l’inflation) est de 1,24 % cette année. C’est à dire que dans la chimie, le salaire minimum sera de 9,82€ de l’heure en janvier quand le SMIC sera de 9,88€ de l’heure, soit 0,6 % de moins ! La signature de l’accord par la CFDT, datée du 21 décembre est intervenue alors que le gouvernement avait déjà annoncé la hauteur de la revalorisation du SMIC, ce qui montre la volonté consciente de la CFDT de tirer vers le bas les salaires de la branche.

Cet accord a cependant été dénoncé par les autres centrales syndicales, à savoir la FNIC-CGT, la CFE-CGC et FO-Chimie, qui ont d’ores et déjà appelé à une journée de grève contre ces reculs le 18 janvier. D’autant que l’accord ne signe pas que des reculs sur le taux horaire : comme l’explique le communiqué des trois fédérations, « les représentants patronaux, avec la caution de la CFDT qui est restée seule à la table des négociations, ont refusé la négociation pour intégrer dans la structuration du salaire minimum hiérarchique, les primes d’ancienneté et les primes liées aux conditions et rythme de travail (prime de nuit, dimanche, férié, etc.). ». C’est à dire que ce qui peut, dans certains cas, représenter 35 % du salaire, n’est même pas intégré à ce nouvel accord, ouvrant la porte à des attaques locales d’autant plus fortes.

Cet accord scélérat n’est pas le premier signé par la direction de la CFDT. De plus, il intervient dans le cadre d’un débat public organisé par les factions les plus dures du patronat, qui aimeraient voir le SMIC disparaître dans sa forme actuelle pour trouver des formes beaucoup plus souples permettant d’exploiter encore plus leurs salariés. Dans ce contexte, l’exemple de la chimie leur donne un argument de plus pour dire que « la flexibilité est possible ». Une phrase dont la seule signification est : « nous aimerions moins vous payer pour plus de travail ».

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Que tout pouvoir se prétende prendre des décisions au nom de l'intérêt général, c'est un classique parce qu'aucun pouvoir ne peut gouverner longtemps sans approbation populaire.

C'est au fond ce qui explique la propagande gouvernementale largement relayée par les médias dominants chargés d'assurer le service après vente d'autant que plus que jamais le fossé entre ce qui est proclamé et la réalités des choix et décisions en faveur des plus riches n'a été aussi grand.

Pour construire l'indispensable rassemblement des victimes de ces choix il est donc aussi plus que jamais nécessaire de mettre à nu le fond de ces orientations!

PAR FSC

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SOURCE : France 3 Région

Un ciel gris et une ambiance pesante pour les salariés de Peugeot Citroën. Ils craignent pour leur avenir : la direction s'apprête en effet à supprimer des postes. "Ils sont déçus, il y a de la colère", explique Cédric Brun, délégué CGT. "Aujourd'hui ce qui est visé, ce sont les CDI. PSA, comme les autres grandes entreprises n'ont qu'une seule idée : supprimer du CDI pour mettre du précaire à la place."
PSA veut profiter du nouveau code du travail pour réduire ses effectifs, via la rupture conventionnelle collective. Une nouvelle procédure qui permet à l'employeur de se séparer de salariés sans justification économique, et sans passer par un plan social

"On a transformé le monde du travail en far-west"


Pour Julien Poix, militant de la France Insoumise, cet outil est dangereux dans une région déjà touché par le chômage de masse. "On a transformé le monde du travail en far-west. Tout est permis, les patrons peuvent se comporter en shérifs, et vous avez des gens qui, du jour au lendemain, sous prétexte d'une baisse de profit dans une entreprise, vont pouvoir planifier un licenciement", explique le militant. "Si on affaiblit l'industrie automobile ici, c'est le chômage qui va repartir à la hausse."

Pour le gouvernement au contraire il s'agit de relancer l'activité en améliorant la flexibilité de l'emploi. Mais dans l'ancien bassin minier encore marqué par la disparition des aciéries, on s'inquiète de voir d'autres groupes utiliser cette procédure pour licencier. "J'ai été moi-même chef d'entreprise; je sais ce que c'est que la flexibilité et je sais ce que ça ne marche pas forcément comme on pourrait le souhaiter", explique Ludovic Zientek, maire DVG de Bouchain.

"En tout cas il y a déjà de la flexibilité avec les emplois interim, et ce n'est pas pour autant que ça a créé énormément d'emplois. Là encore, on n'a pas suffisamment mesuré les garde-fous, qui doivent être également du côté des bénéfices. On ne peut pas indéfiniment accumuler des bénéfices et affaiblir un salarié, ce n'est plus possible"

Pour l'instant aucune information n'a été donnée concernant le nombre de salariés qui pourrait être concerné par cette rupture conventionnelle. Avant tout départ, les syndicats devront donner leur accord. Une réunion de négociation aura lieu le 9 janvier prochain.

PAR FSC

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VIDEO. Pour Pénicaud, les ruptures conventionnelles collectives sont "un atout de plus pour salariés et syndicats"

Mépris de classe. Au micro de RTL, Muriel Pénicaud a affirmé ce matin que les "ruptures conventionnelles collectives" sont "un atout de plus pour salariés et syndicats". Après avoir gagné des dizaines de milliers d'euros avec la suppression de l'ISF, puis avoir affirmé que "aucune ordonnance ne va dans le sens de la précarité", la ministre du travail se fout une fois de plus du monde du travail.

Nous republions ci-dessous un article publié en fin d’Année 2017. Depuis PSA a annoncé des licenciements à la chaîne via ces même ordonnances collectives....

Pimkie : Avec la rupture conventionnelle « collective » de Macron, la direction licencie en masse

La chaîne de prêt-à-porter féminin du groupe Mulliez présentera le 8 janvier aux salariés un projet de suppressions de postes. Selon certaines sources, cela pourrait concerner 200 personnes. Un projet de licenciement en masse qui va être permis par la mise en place de la « rupture conventionnelle collective » instaurée par les ordonnances.

C’est le cadeau de Noël de la direction de Pimkie à ses 1700 employés. Celle-ci a annoncé vouloir présenter d’ici le 8 janvier un plan de suppressions de poste, qui pourrait concerner 200 personnes selon des sources officieuses. Or, cette restructuration va se faire selon une nouvelle disposition, la rupture conventionnelle collective, introduite par le gouvernement dans le code du travail avec ses ordonnances début septembre. Il s’agira donc de la première application de cette mesure depuis la réforme du code du travail.

La rupture conventionnelle était entrée en vigueur depuis 2008. Censée permettre de mettre fin à un CDI à l’amiable sur la base de l’accord des deux parties, celle-ci a fréquemment été utilisée pour camoufler des licenciements. Dans le cas de sa modalité dite « collective », dont rêvait le MEDEF depuis des années et introduite par les ordonnances, l’opération est encore plus explicite. Il s’agit de simplifier les procédures de licenciement, jusqu’à les rendre simples comme bonjour.

Pour être mis en œuvre, la rupture conventionnelle collective doit obtenir l’accord majoritaire des syndicats de l’entreprise. Pour l’instant, seule la CGT a réagi à son annonce, en annonçant, par la voix de l’élue au CE Pimkie, Valérie Pringuez (CGT) : « Aujourd’hui, il n’est pas imaginable que la CGT signe ».

En cas d’accord, la direction de Pimkie va pouvoir éviter de se lancer un plan de licenciements économiques qui est bien plus difficile à mettre en œuvre que la rupture conventionnelle collective. Dans le cas d’un PSE par exemple, l’entreprise doit justifier ses pertes, verser des sommes plus importantes aux personnes licenciées et les employés licenciés ont beaucoup plus de recours à leur disposition pour faire annuler la procédure.

Et pour trouver les 200 salariés prêts à accepter cette rupture conventionnelle, les méthodes de ces grands groupes sont bien connues : agiter le spectre de la survie de l’entreprise, pressuriser les salariés, menacer leur progression professionnelle voire pire… Autant de moyens dont usent les patrons pour forcer la main aux salariés et leur faire accepter une rupture à l’amiable ou un départ « volontaire ». D’autant plus que dans le cas de la rupture conventionnelle, les salariés qui partent ont le droit à une indemnité chômage.

Cette mise en application concrète des ordonnances montre bien, qu’au contraire de la propagande gouvernementale visant à faire croire qu’elle faciliterait l’embauche et la création d’emplois, c’est bien pour faciliter des attaques tous azimuts contre les travailleurs que la réforme du travail a été faite. Ces plans de licenciement déguisés en ruptures conventionnelles collectives pourraient rapidement se multiplier pour faire passer des suppressions d’emplois dans d’autres groupes.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Une partie de la presse signale que Muriel Pénicaud va largement bénéficier des largesses pour les riches  de la nouvelle version de l'impôt sur la fortune : la bagatelle de 62.000 euros par an !

Interpellée ce jeudi matin sur France inter par les auditeurs - pas par la rédaction de la matinale, bien trop polie pour cela avec les invités gouvernementaux- rompue aux mensonges et aux contorsions comme il se doit des représentants et membres de l'oligarchie, elle a répondu qu'elle allait investir ladite somme dans des entreprises à travers un fonds qui soutient l'économie sociale et solidaire.

REMARQUES :

  • Rien ne prouve -sans doute au contraire- que ces investissements s'ils sont effectivement actés ne lui rapportent à leur tour de nouveaux profits à l'instar de ses actions chez Danone (1,13 million d'euros sur ses stock-options)
     
  • Par ailleurs on ne peut éviter de remarquer la différence fondamentale de traitement entre le gratin et le menu peuple : pour le premier c'est liberté totale, de simples appels, incitations ...
    pour le second c'est le brandissement de la sanction, la chasse aux fraudes comme dans le cas des chômeurs.

Décidément -en dehors du doute fondamental sur la possibilité d'un ruissellement possible des largesses accordées aux riches et au patronnat- avec la bourgeoisie c'est toujours le deux poids deux mesures !

PAR FSC

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Communiqué de la CGT Police suite à l'agression violente contre deux fonctionnaires de police à Champigny-sur-Marne.

Ne laissons pas nos adversaires faire dire à L’agression de Champigny ce qu’elle ne dit pas, pour que la souffrance des agentes et agents en charge des forces de l’ordre ne soit pas instrumentalisés à des fins violentes.

Si cette agression suscite de l’émotion alors tant mieux, mais alors qu’elle serve au moins les intérêts des principaux intéressées : ces citoyennes et citoyens, trop souvent oubliés derrières les uniformes. Celles et ceux que les français appellent les flics, les poulets, les keufs, la flicaille…

Celles et ceux dont les missions quotidiennes illustrent de la manière la plus crue l’injonction contradictoire d’une société schizophrène où l’on essaie de faire coexister le contrat social humaniste et les lois violentes du libéralisme.

S’il est un métier qui éprouve de plein fouet les sophismes de notre société, c’est bien le nôtre : non, la protection des intérêts financiers et privés ne permettent pas de préserver les droits fondamentaux de chacune et chacun !

S’il est un métier qui peut témoigner du lien qui existe entre domination et violence, c’est bien le nôtre : celui du riche sur le pauvre, celui de l’homme sur la femme, celui des parents sur leurs enfants.

Tous les jours, nous sommes les témoins impuissants et corrélativement les victimes de la violence des systèmes de dominations capitaliste qui créent de l’injustice dans les foyers, dans la rue, dans les tribunaux, dans les prisons.

Comment ne pas souffrir quand on nous demande à la fois de faire preuve de plus d’humanité et d’empathie et de faire l’usage de la violence de sang-froid, de protéger les plus faibles et de protéger les puissants, d’être plus efficace avec de moins en moins de moyens et de temps.

Nous sommes les fusibles de la folie des choix politiques de notre société et c’est tout à fait insoutenable !

Si l’affaire de Champigny fait naître de la compassion, alors qu’elle serve aux femmes et aux hommes, utilisés comme fusibles par les dominants.

Que cette émotion permette l’amélioration de leurs conditions de travail aux fins qu’elles ne portent plus atteinte à leur santé et à leurs droits fondamentaux.

Que l’opinion publique se transforme en volonté générale, car ces femmes et ces hommes sont muselés (ils n’ont pas de droit de grève et jouissent de droits syndicaux limités), ils ne jouissent d’aucune protection juridique (car sujets à des règles dérogatoires du droit commun). Mobilisez-vous pour que les conditions de travail des policiers progressent : les moyens matériels (locaux insalubres, matériels obsolètes, absence de soutien psychologique et de formations adaptées) mais aussi les missions (pouvoir faire de la prévention, et des missions uniquement portées vers l’intérêt général).

Rappelons que le taux de suicide est 40 % plus élevé que la moyenne de la population, qu’une des rares études datant de 2012 faisait déjà apparaître que 40% des policiers se trouveraient en état de Burn Out élevé. (Pas surprenant : 20 millions d’heures supplémentaires)

Si l’affaire de Champigny réveille de la colère, qu’elle s’oriente vers les vrais responsables : les dominants.

L’Ironie intolérable serait que cette agression soit instrumentalisée pour légitimer des politiques violentes dont les objectifs sont de diviser le peuple et accroître les inégalités.

Alors que les bilans de fins d’années révèlent l’obscénité du pillage d’une poignée d’oligarques (les milliardaires se sont enrichis de 1000 milliards de dollars en 2017 !) et font naître un vent de légitime colère chez le peuple, la peur gagne les dominants. Il faut à la fois détourner l’attention mais aussi trouver un moyen de privatiser la force publique (permettre aux agents de sécurité privés de porter des armes)…

Si l’affaire de Champigny appelle un besoin de justice alors qu’elle pousse la société à rechercher les causes réelles de la violence. Comment expliquer un tel acte sans tomber dans des réponses trop faciles ? N’avons-nous pas tous une part de responsabilité ?

Il n’y a pas de « faillite morale » dans une société qui cherche à comprendre les causes de la violence qu’elle produit au lieu de chercher des boucs émissaires et qui croit fermement dans le progrès !
 
PAR FSC

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Grève à l’aéroport d’Orly : les bagagistes disent non à la nouvelle convention et à la baisse de salaire

Cela fait une semaine que les bagagistes de l'aéroport d'Orly sont en grève. Employés de l'entreprise sous-traitante Orly flight services, ils luttent contre le changement de convention collective, qui aboutit à une baisse de salaire. Une lutte qui s’inscrit contre l’application d’une modalité de la loi travail.

"C’est un mouvement illimité pour améliorer les conditions de travail de la profession et revaloriser notre salaire" Jamal Ghaddari, délégué syndical Sud aérien

Depuis le 26 décembre, à l’appel des syndicats Sud Aérien, UNSA et FO, 95% des 300 bagagistes de l’aéroport d’Orly font grève 5 heures par jour, soit 2h30 le matin et le soir. Et pour cause : l’entreprise sous-traitante compte changer leurs convention, ce qui aboutira a une perte d’environ 400€ par mois par employé, ainsi que la perte de plusieurs de leurs acquis. On a ici l’un des nombreux exemples de ce que la politique de Macron veut dire pour les travailleurs : des patrons tout-puissants.

Une direction qui méprise les grévistes

La direction de Orly flight service, au mépris des grévistes, n’a accepté un rendez vous pour négocier que le lundi 15, soit près de 20 jours après le début de la grève, laissant les grévistes dans l’attente. En parallèle, pour tenter de briser la grève, l’entreprise a engagé des intérimaires afin de remplacer une partie des postes, violant ainsi le droit de grève des bagagistes d’Orly. Malgré cela, d’importants retards et des perturbations se font sentir, ce qui ne manque pas de faire pression sur le groupe.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Le gouvernement supprime les intances représentatives du personnel à la SNCF

En septembre 2017, le pouvoir actuel s'était voulu rassurant envers les cheminots: les ordonnances réactionnaires du président Macron ne s'appliqueraient pas à la SNCF fractionnée en 3 par l'ancien pouvoir socialiste et écologiste. Ce 19 décembre 2017, le DRH de ladite SNCF a convoqué les syndicats pour une "lecture partagée" des dites ordonnance. En fait de nouvelle organisation du dialogue social et économique dans l'entreprise ferroviaire, les CE, les DP et les CHSCT sont supprimés. C'est là un véritable recul historique.

Cheminot, usager, entends-tu le vol noir des prédateurs du secteur privé au-dessus du rail public?

Le gouvernement supprime les intances représentatives du personnel à la SNCF
PAR EL DIABLO

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Macron est Président depuis Mai dernier.

Homme des multinationales capitalistes, il a succédé à un Hollande usé pour accélérer la réalisation des objectifs du capitalisme. C’est maintenant à Macron de le faire. Il veut mettre en adéquation tous les secteurs de la vie nationale avec les exigences du Capital..

 

Que s’est- il passé depuis mai ?

 

Dès septembre en accord avec le patronat, il a imposé avec les ordonnances qui cassent le code du travail. Le patronat s’est engouffré sans tarder pour profiter du boulevard que lui offre la nouvelle loi. Dans nombre d’entreprises les conditions de travail sont déjà de plus en plus insupportables avec l’augmentation des cadences de travail. Bien mieux, déjà pour accroître leurs profits, réduire leurs dépenses, les multinationales préparent des suppressions massives d’emplois en se servant de la loi.

 

2 exemples :

 

-Pimkie – de la branche « prêt à porter » appartenant à l’empire Mulliez (qui comprend Auchan – Décathlon – Boulanger…. 86 milliards de chiffre d’affaire) s’apprête à annoncer début janvier un plan de suppression de 200 à 250 emplois en France, des fermetures de magasins, en se servant de la « nouvelle rupture conventionnelle collective ».

-PSA, Peugeot –Citroën qui a déjà supprimé 3.000 emplois en 2017 – 25.000 depuis 2013, veut réduire encore les effectifs en se servant aussi de la « rupture conventionnelle collective sans avoir à montrer que sa situation économique est difficile. Les licenciements sont facilités, c’est un recul très important pour les droits des travailleurs.

 

Macron a réduit considérablement les cotisations sociales, les impôts des entreprises, supprimé l’ISF, réduit les dépenses publiques, sociales, de santé, des collectivités locales dans le budget 2018 et augmenté la CSG pour les retraités. L’INSEE a calculé que les hausses et les baisses de taxes et impôts divers prévus dans le budget 2018 allaient coûter cher aux ménages : ils amputeront leur pouvoir d’achat de 4,5 milliards d’euros !

 

-La réforme de l’assurance de chômage est en cours. On annonce un durcissement du contrôle et des sanctions pour les demandeurs d’emplois : suppression d’allocations aux chômeurs qui refusent 2 offres d’emplois « jugées raisonnables » Par qui, par le patronat ! Réduction de la moitié des allocations durant 2 mois pour insuffisance de recherche d’emploi ! Chaque chômeur serait astreint à un rapport mensuel d’activité. Macron voudrait imposer comme en Allemagne et en Angleterre des mini jobs avec un salaire de misère aux privés d’emplois. Les chômeurs qui ont acquis des droits en payant des cotisations sociales lorsqu’ils travaillaient les verraient considérablement reculer.

 

Le journal « Les Echos » annonce  : le nombre de chômeurs de longue durée continue de progresser, la précarité, le nombre de contrats courts à activité réduite à 78h. par mois- augmente fortement ( +9,2% sur 1 an).

 

Dès janvier Macron annonce deux autres réformes, en particulier celle de la formation professionnelle et l’apprentissage dont il veut confier le pilotage aux entreprises capitalistes qui décideraient des formations uniquement en fonction de leurs besoins.

 

Face à cette offensive qui s’amplifie, du capital avec son pouvoir, des luttes continuent à grandir dans les entreprises (voir sur notre site l’hebdo du 18 au 23 décembre).

 

A la SNCF, contre la marche à la privatisation qui s’accompagne de fermetures de guichets, de gares, de lignes, de dégradation du service public ( on a vu les graves problèmes ces dernières semaines), La CGT appelle à une grande manifestation nationale à Paris le 8 février 2018.

 

-Les EHPAD (établissements pour personnes âgées dépendantes) seront en grève le 30 janvier à l’appel des fédérations de la Santé, de l’Action sociale et des Services Publics CGT – FO – CFDT- UNSA – CFTC, contre la baisse des dépenses publiques décidée par le gouvernement, la dégradation des conditions de soins et des conditions de travail des personnels.

 

-Des actions sont annoncées dans les raffineries, le Commerce

 

La lutte est décisive. La lutte partout dans les entreprises, les grèves , les manifestations interprofessionnelles, tous ensemble pour stopper l’offensive de Macron, stopper le patronat capitaliste dans les entreprises, c’est indispensable.

La lutte politique est capitale. Les méfaits du capitalisme que nous voyons chaque jour se développer sous nos yeux dans notre pays comme dans le monde entier, confirment qu’aucun aménagement n’est possible entre exploiteurs et exploités.

Lutter tous ensemble de plus en plus fort, pour abattre le capitalisme, prendre aux multinationales capitalistes le pouvoir économique, financier, politique et construire une société socialiste au service du peuple est plus que jamais d’actualité.

 

SOURCE:

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62 000 € d’économies pour Muriel Pénicaud grâce à la réforme de l’ISF

La réforme de l’ISF, un beau cadeau aux plus riches, qui bénéficie notamment à Muriel Pénicaud, ministre du Travail, mais aussi à d’autres membres du gouvernement.

Il y a quelques mois, la garde rapprochée de Macron, le gouvernement, les députés, se voyaient défendre la réforme de l’ISF contre vents et marées, un beau cadeau aux plus riches. Si l’impôt de solidarité sur la fortune était déjà limité à l’origine et avait été attaqué fortement par les gouvernements précédents, Macron lui avait assené le coup de grâce en défiscalisant tous les biens meubles. Ainsi, les yachts, jets privés et autres lingots d’or ne sont plus concernés par le nouvel IFI (impôt sur la fortune immobilière).

En décortiquant les déclarations de patrimoine de plusieurs ministres, on comprend d’autant plus leur intérêt à soutenir cette réforme pourtant controversée. En première ligne des grands gagnants : Muriel Pénicaud, ministre du Travail. En effet, cette dernière a déclaré le plus gros patrimoine, à savoir 7,7 millions d’euros. Mais seuls 18% de son patrimoine net est composé de biens immobiliers. Le reste de sa fortune – près de 6 millions d’euros – est constitué de contrats d’assurance vie et de liquidités principalement. Ainsi, avec le nouvel IFI, la somme imposable s’élève à seulement 1,25 millions, alors que le seuil de déclenchement de l’impôt est de… 1,3 millions. Grâce à la réforme de l’ISF, la ministre va donc économiser environ 62 000 euros.

Mais elle n’est pas la seule a qui profite ce petit coup de pouce du gouvernement. D’après des calculs similaires, Nicolas Hulot, disposant d’une fortune de plus de 7 millions d’euros va faire quelques économies aussi. Même si à peine la moitié de son patrimoine était anciennement soumis à l’ISF, le ministre de la Transition écologique et solidaire va encore faire quelques économies : environ 10000 euros d’impôt lui seront épargnés avec l’IFI.

Idem pour Françoise Nyssen, ministre de la culture, dont le patrimoine confortable de plus de 5 millions d’euros est composé en grande partie de biens professionnels – et donc déjà exempté de l’ancien ISF, mais qui va quand même économiser 3000 euros grâce à la réforme.

En d’autres termes, ceux qui nous enjoignent le plus à nous serrer la ceinture depuis le début du quinquennat font partie de ceux à qui cette politique pro-patronale bénéficie le plus.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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SOURCE : le site confédéral de la CGT

 
Onze salarié·e·s de l'Holiday Inn de Clichy (92) sont en grève depuis presque 3 mois pour obtenir leur internalisation, le respect de leurs contrats de travail, la suppression de la clause de mobilité, l'augmentation des qualifications et des salaires, le paiements des heures travaillées et supplémentaires et le versement de primes de panier et de 13e mois.

Ils ont organisé un piquet de grève devant l'hôtel : voilà qui déplait au maire LR Rémi Muzeau, qui a pris un arrêté pour interdire toute manifestation sur ce lieu... et fait intervenir police municipale et police nationale.

Cet arrêté, illégal, va être contesté par les syndicats CGT et CNT qui soutiennent les grévistes, et appellent à un rassemblement le mercredi 3 janvier devant l'Holiday Inn de Clichy, pour une manifestation vers le commissariat puis la mairie.

PAR FSC

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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