SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
« Beaucoup sont morts rongés par le charbon et l’amiante ». Le destin de privilégiés du rail

Un cheminot retraité a écrit cette lettre poignante à François de Closets, ce journaliste qui avait accusé les cheminots de « prendre dans ces conditions les Français en otage » sur LCI il y a quelques semaines. Sa lettre ouverte est en train d’inonder les réseaux sociaux, comme une remise au point tranchante sur les conditions de travail des cheminots, dont on mentionne si peu toutes les vies brisées à l’ouvrage.

Crédit photo : Film "La bête humaine", Jean Renoir, 1938

Charles Nouailhetas
à Monsieur François de Closets,

J’ai travaillé sur les locomotives à vapeur de fin 1957 à mars 1967 et occupé le grade de MECRU (mécanicien de route) au dépôt parisien des Batignolles (là où fut tourné ’’La bête humaine’’) de février 1962 à juin 1981. Voyez-vous, le privilégié que j’étais est resté 14 années supplémentaires à un grade lié à la traction vapeur qui n’existait plus avant d’être promu au grade de CRRUP (conducteur de route principal).

Durant les années passées sur les locomotives à vapeur, j’ai perçu la fameuse prime charbon qui correspondait mensuellement à environ 15 euros d’aujourd’hui. Ceux qui m’apprirent alors ce très dur métier la percevaient aussi. Nombre d’entre eux avaient combattu ’’les armes à la main’’ comme ils disaient, l’envahisseur nazi. Jojo Mahieux avait même été promu ’’compagnon de la libération’’ par De Gaulle. Mais pour ’’toucher’’ la prime charbon, il fallait effectivement ’’brasser’’ des tonnes de ce minerai, avaler sa poussière qui tourbillonnait en continu sous l’abri, avaler aussi les fibres de l’amiante qui entourait tous les tubes et constituait les torchons servant à manier le ringard. Et pour quelques malheureux francs de l’époque, la plupart de ces travailleurs admirables sont morts prématurément, rongés par le charbon et l’amiante !

Lorsque vous avez publié votre livre ’’Toujours plus’’ au début des années 80, j’avais été outré, comme tous les anciens de la vapeur, par votre façon indigne de présenter les quelques retraités survivants de ce travail qui percevaient alors une infime partie de cette prime charbon dans leur pension, comme étant des privilégiés accrochés à des avantages dont la cause avait disparue depuis 20 ans !

Aujourd’hui, vous remettez ça. Trop c’est trop. Le seul pour qui cette prime charbon a été un privilège c’est vous. Elle a dû vous rapporter des millions pendant que mes camarades de la vapeur mourraient les uns après les autres pour avoir été exposés au charbon et à l’amiante dont vos poumons n’ont sans doute jamais connu les ravages. Puisque vous êtes ce que l’on présente comme un journaliste très compétent, communiquez sur le montant de cette prime et sur l’espérance de vie de ceux qui l’ont perçue. Vos lecteurs et auditeurs découvriront alors une réalité à l’opposé de ce que vous cherchez à démontrer depuis tant d’années et qui vous rapporte tant d’argent.

Vous êtes un falsificateur, un manipulateur grassement rémunéré pour participer à la démolition d’un service public où la conscience professionnelle est infiniment plus développée que celle que vous démontrez dans votre domaine d’activité.
En écrivant ce billet, j’ai, encore une fois, une pensée émue pour mon camarade Gérard Couëdel, décédé il y a 2 ans, rongé par le charbon et l’amiante. Il était un des derniers à percevoir quelques centimes d’euros pour cette prime à travers sa retraite. Désormais, autour de moi, c’est quasiment le désert parmi les anciens vaporeux. C’est pourquoi, pour eux, que je m’insurge contre vous. Vous êtes l’être le plus abject qu’il m’ait été donné de rencontrer. Vous êtes un charognard.
Soyez assuré de mon plus profond mépris.

Charles Nouaihetas

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Ministres, actionnaires, PDG... combien nous coûtent les véritables privilégiés ?

Alors que les cheminots, comme avant chaque attaque les concernant, subissent une véritable cabale médiatique contre leur statut, les montrant du doigt comme des nantis, il convient de regarder d’un peu plus près les fiches de paie et les avantages dont bénéficient ceux qui sont à la manœuvre dans cette bataille médiatique.

Le président de la république

Alors c’est sûr que par rapport à un patron du CAC 40 il n’est pas tant payé que ça, mais il est quand même largement au-dessus du salaire moyen des français. Mais cet argent là, ce n’est que de l’argent de poche puisque tout est payé (loyer, électricité, transport, …) par le contribuable. Pire, même la première dame, que personne n’a élue, coûte un bras aux Français en gardes du corps, transports, etc. Et même en retraite, les anciens présidents de la république continuent de coûter la peau des fesses aux Français : en plus de leur pension (normal) cumulable avec d’autres retraites, comme celles de député ou encore conseiller général (là ce n’est pas normal : est-ce que le Français moyen qui ferait 15 métiers différents au cours de sa carrière pourrait toucher 15 retraites différentes à taux plein ?). Un président de la république à la retraite peut continuer aussi d’avoir des gardes du corps, du personnel de service, une voiture de fonction avec chauffeurs, un appartement de fonction, … Mais rassurons-nous : 5 ans après la fin de son mandat il cessera d’avoir un accès gratuit illimité à la SNCF. Encore heureux. Pendant que le Français moyen paie le train pour aller travailler, à quel titre pourrait-il le prendre gratuitement pour ses loisirs ? S’il est encore trop tôt pour évaluer le coût de Hollande depuis son départ de l’Elysée, d’après différentes sources, les anciens présidents de la république VGE, Chirac et Sarkozy coûtent près de 10 millions d’euros par an au contribuable, à eux 3.

Les ministres

Si la retraite à vie des ministres est une légende, ils ont toutefois le droit de conserver leur salaire de ministre pendant 3 mois après la cessation de fonction, tant qu’ils n’ont pas retrouvé un emploi. Cependant, d’une part, de nombreux ministres récupèrent un poste d’élu une fois qu’ils quittent un gouvernement, ce dont de nombreux chômeurs aimeraient bien pouvoir profiter après un licenciement économique, par exemple, et d’autre part les anciens premiers ministres ont officiellement droit à un secrétaire et une voiture de fonction avec chauffeur, et plusieurs anciens « simples » ministres ont aussi une voiture de fonction avec chauffeur, soi-disant pour raison de sécurité.

Les députés

Ils ont déjà une indemnité parlementaire permettant de mieux vivre que l’immense majorité des français : 7209,74€ brut mensuel, auxquels peuvent s’ajouter entre 692 et 7267€ d’indemnités de fonction. Ils bénéficient en outre d’une avance mensuelle de frais de mandat de 5373€ et d’un crédit mensuel de 10581€ affectés à la rémunération des collaborateurs, hors cotisations sociales, prises en charge par l’assemblée. Ils ont en plus des avantages en nature : circulation illimitée sur le réseau SNCF en 1ère classe, des voitures avec chauffeur pour se déplacer dans Paris et l’Ile-de-France, carte nominative sur demande pour circuler en IDF sur le réseau RATP et Transilien, 80 déplacements aériens par an de ou vers leur circonscription et 12 hors circonscription, un bureau individuel à l’assemblée, un équipement informatique, téléphonique et connexion internet, etc etc. La liste des avantages des députés est tellement longue… Ils peuvent également rafler 57% de l’indemnité parlementaire à la fin de leur mandat pendant 24 à 30 mois le temps de trouver un vrai travail. Quant à leur retraite, s’ils ont supprimé le régime complémentaire facultatif, ultra avantageux, en 2017, il n’en reste pas moins que nombre de Français aimeraient bien avoir le montant de leur pension.

Les actionnaires des grosses entreprises, et en particulier du CAC 40

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Près de 100 milliards d’euros de bénéfice net pour les seules entreprises du CAC 40 en 2017. Et après on nous dit qu’il faut faire des efforts (déremboursement de médicaments, recul de la retraite, augmentation de la CSG, augmentation de la TVA, fermeture de classes, d’hôpitaux, …) alors que ces entreprises ont gagné à elles seules près de 25 fois le montant du déficit de la sécurité sociale sur la même année. Et dans ce moment-là ce sont bien évidemment les actionnaires qui en profitent, puisque sans créer la moindre richesse, en parasitant celles créées par les travailleurs, ils ont touché plus de 44,3 milliards juste pour le CAC 40. Et ils prévoient déjà une augmentation à 46,8 milliards pour 2018. N’ayez crainte, les entreprises du CAC 40 se portent bien. Même très bien. Au moins nous savons où est l’argent qui manque tellement aux français dont les fins de mois arrivent de plus en plus tôt. A ce jeu, il n’est pas étonnant de constater que les fortunes des Français les plus riches, hormis 3 milliardaires, ont toutes augmenté. Ils représentent le luxe (LVMH, L’Oréal, Kering, Channel …), comme quoi ce n’est pas la crise pour les riches, l’armement (Dassault), l’énergie, ou encorel’agro-alimentaire(Lactalis). A noter que la quasi-totalité des médias audiovisuels leur appartiennent. Ainsi il leur est facile de pointer les chômeurs, les malades, ou encore les cheminots en les traitant de privilégiés.

Les journalistes

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Ceux qui passent leur temps à cracher leur venin sur chaque « privilégié » désigné par le pouvoir en place suivant les contre-réformes à passer bénéficient d’une niche fiscale de 7650€ par an à déduire de leur revenu imposable pour « frais inhérents à leur fonction ». S’il est vrai que pour des journalistes faisant un réel travail de terrain cette niche fiscale peut paraître justifiée, pour d’autres elle paraît totalement surréaliste. Les présentateurs de JT touchent entre 15000€ et 45000€ mensuels suivant les chaînes (hors extras) et on peut se demander quels sont leurs frais mis à part du maquillage ou le transport domicile-travail, que paie chaque Français sans avoir de niche fiscale à sa disposition.

Les PDG

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Leur mission est de distribuer des dividendes auxactionnairesparasites cités ci-dessus au détriment de l’emploi. Carlos Tavares (PSA), pourtant l’un des PDG les « moins bien payés » du secteur automobile, perçoit plus de 5 million d’euros annuels. Carlos Ghosn (Renault) est lui rémunéré plus de 7 millions d’euros annuels. Les patrons de Carrefour et de Sanofi sont eux à plus de 9 millions d’euros annuels. Tout ça pour passer les ouvriers à la moulinette pour obtenir plus de productivité. Conséquences : plus de plans sociaux, des licenciements et des suicides en cascade. On peut également citer M. Spinetta : avant d’être le signataire du rapport commandé par le gouvernement pour taper sur la SNCF, les cheminots et le service public et certainement déjà écrit d’avance, il a eu [une carrière au service du patronat déjà bien remplie-http://www.revolutionpermanente.fr/Qui-est-Jean-Cyril-Spinetta-l-homme-qui-veut-detruire-la-SNCF-et-le-statut-de-cheminot]

Enfin, rappelons que parmi ceux qui veulent déglinguer les cheminots, nous trouvons M. Pépy, Mme Borne et Mme Pénicaud. Voilà un trio d’incompétents privilégiés : M. Pépy, président du directoire de l’EPIC SNCF et PDG de l’EPIC SNCF Mobilités est rémunéré 450000€ annuels pour un travail qui ne doit pas trop le fatiguer puisqu’il se permet de cumuler 2 postes de président. De plus, il restera dans l’histoire de la SNCF comme le seul président à avoir connu 3 grandes catastrophes ferroviaires en 3 ans tout en restant en poste. Enfin, il a accompagné toutes les réformes qui ont démoli le service public et supprimé des postes de cheminots. Ce n’est pas pour rien qu’il a été mis en place par Sarkozy et maintenu par ses successeurs. Mme Borne, actuellement ministre chargée des transports, a sa place ici, car elle se permet à chaque gros incident (Montparnasse, 2 fois et Saint Lazare) de convoquer M. Pépy, comme si ça allait changer les choses, alors qu’elle-même a été directrice de la stratégie de la SNCF de 2002 à 2007, et donc que si le réseau ferré est dans cet état en France et en particulier en banlieue parisienne, elle n’a pas besoin de convoquer Pépy pour en connaître la raison : la coupable est déjà dans son bureau. Comme pour beaucoup dans ce gouvernement, son incompétence lui a valu un portefeuille ministériel. Enfin, Mme Pénicaud, actuelle ministre du travail et destructrice du code du travail en 2017, a un patrimoine évalué par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (donc certainement sous-évalué) à 7,5 millions d’euros. Elle a pu bénéficier ainsi de la suppression de l’ISF et va économiser 62000€ par an. Mais pas seulement : ses contrats d’assurance vie de près de 6 millions d’euros qui étaient taxés au titre de l’ISF ne le seront plus au titre de l’IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière qui a remplacé l’ISF). Elle passe ainsi de plus de 7 millions déclarés à l’ISF après abattement à 1,250 million déclarés à l’IFI. Elle n’est donc pas imposable à ce nouvel impôt qui se déclenche précisément à … 1,3 million. Hasard ? Mais ce n’est pas tout. Elle s’est fait plus de 1 million d’euros sur le dos des salariés de Danone. Alors qu’elle était en poste en tant que DRH de Danone, elle a revendu ses stock-options après l’annonce de 900 suppressions d’emplois et réalisé ainsi une superbe plus-value. La malhonnêteté de cette femme n’est plus à prouver.

La classe politique n’est qu’un ramassisdeparasites au service du patronat et vivant au crochet des travailleurs en prétendant diriger la France en leur nom. Les vrais privilégiés ne sont pas ceux qui subissent les foudres médiatiques en continu mais bien ceux qui sont nourris à rien faire parles travailleurs, et leurs chiens de garde placés à des postes clefs pour s’assurer que le peuple ne relève pas la tête.

Crédits Photo : CC0 Public Domain

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Mayotte : un mois et demi de grève générale, l’État français répond par la répression

Après un mois et demi de grève générale, le gouvernement a finalement envoyé la ministre de l’outre-mer à Mayotte. Elle est arrivée ce lundi 12 mars à Mamoudzou, le chef-lieu du « département », dans un climat hostile.

Quel est l’état de la grève après un mois et demi ?

La mobilisation dure à Mayotte depuis le 20 février, menée par une intersyndicale (rassemblant CGT Ma, CFDT, Solidaires, SNUipp, FO, FAEN, CFE-CGE et la Confédération syndicale des familles...) ainsi que des collectifs d’associations mahoraises. Des grèves et blocages paralysent l’île. Le port principal de l’île ainsi que les routes sont bloqués, les écoles fermées, le ramassage des ordures interrompu.... Des manifestations, ainsi que des opérations escargots sont organisées régulièrement. Une situation que cette colonie française a déjà connu à plusieurs reprises depuis sa « départementalisation » en 2011. Ainsi cette même année un grand mouvement contre la vie chère avait eu lieu, suivi en 2016 d’une nouvelle mobilisation d’ampleur. En novembre 2017 des premières opérations de blocages et des grèves avaient eu lieu, pour des augmentations de salaire, notamment dans l’usine Mayco, fabriquant du Coca-Cola, le Centre Hospitalier de Mayotte (CHM) pour plus de moyens, les salariés du port de Longoni, etc.

Ces larges et fréquents mouvements de protestation ne sont pas étonnants dans ce territoire, qui s’il a acquis le statut de département français, n’en reste pas moins une colonie moderne, où les habitants continuent à ne pas posséder les mêmes droits que les citoyens hexagonaux. A Mayotte les allocations y sont par exemples moins importantes, tout comme le salaire minimum, qui ne s’élève qu’à 7,37 euros, et les travailleurs sont soumis à un code du travail spécifique.

Une mobilisation aux mots d’ordre ambigus

La mobilisation rassemble des secteurs et organisations aux revendications distinctes. Les collectifs d’associations de citoyens mettent en avant la « lutte contre l’insécurité », et des mots d’ordre réactionnaires pour y remédier, demandant des renforts policiers et une politique plus répressive vis-à-vis des étrangers. L’intersyndicale elle exige des moyens pour les services publics, l’éducation, la santé, les infrastructures routières, etc. En tout elle avance le chiffre de 1,8 milliards d’euros d’investissements.

Ce lundi de rentrée scolaire, une grève illimitée était appelée par le syndicat de l’éducation FSU, pour la création de postes, d’enseignants et de personnels, la construction d’établissement, un plan de rénovation. « Il n’y avait à peu près aucun élève dans les établissements scolaires qui étaient ouverts aujourd’hui et autant d’enseignants » d’après Quentin Sedes, le secrétaire généal CGT Educ’Action Mayotte.

Détournement sécuritaire

La mobilisation a démarré sur des revendications contre l’insécurité, considérable sur l’île : suite à l’attaque d’une école par une bande armée. Depuis le début du conflit gouvernement et médias mettent en avant ce seul aspect de la mobilisation, en lui donnant un contenu particulièrement réactionnaire.

Belle aubaine en effet pour l’État français, soutenu par la presse dominante, que de se saisir de la colère des mahorais contre la misère et la violence qu’elle engendre inéluctablement, pour la mettre sur le dos de l’immigration des Comoriens, et autres archipels voisins. Tout à la fois la question de l’insécurité et de l’immigration devient un argument pour renforcer son tournant sécuritaire, dans un contexte où sur le territoire hexagonal Macron est en train de mener une offensive raciste et xénophobe contre les migrants ; un prétexte pour ne pas répondre aux exigences des mahorais de moyens et d’infrastructures suffisantes ; et un moyen de légitimer l’envoi de troupes supplémentaires pour raffermir la main de fer de l’impérialisme français sur son vassal insulaire.

Des troupes de gendarmeries envoyées à Mayotte

Les seules propositions du gouvernement pour répondre aux demandes des mahorais sont l’envoi de renforts armés : bien pratique pour l’État français qui souhaite mettre fin au plus vite à cette crise potentiellement explosive. Ainsi aujourd’hui Annick Girardin s’est rendue à Mayotte en compagnie, entre autres, d’un général, — Lambert Lucas, le commandant de la gendarmerie d’outre-mer — pour mieux organiser la répression du mouvement ?

La ministre a annoncé l’instauration d’une zone de sécurité prioritaire (ZSP) de l’envoi de nouveaux escadrons de gendarmeries. Trois ont déjà été envoyés, et de nouveaux arrivent mardi. Lundi matin, comme on peut le dire dans Le Monde, « alors que la quasi-totalité des barrages installés sur les principaux axes routiers du territoire avaient été levés pendant le week-end pour permettre à la population de se ravitailler et de vaquer à ses occupations, les gendarmes mobiles sont intervenus à 4 heures du matin pour dégager le barrage maintenu au rond-point stratégique à l’entrée du port de Longoni », sous ordre du Préfet. Soi-disant pour laisser passer les camions de livraison, alors que les manifestants expliquent qu’ils les laissent déjà passer.

Un nouveau statut pour l’hôpital pour lutter contre la venue d’étrangers

Le deuxième grand axe annoncé par la ministre de l’outre-mer aujourd’hui, qu’elle confirmait dans une interview à France Info lundi, est la création d’un nouveau statut juridique « extra-territorial » pour l’hôpital de Mamoudzou, et notamment sa maternité.

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Grivaux expliquait il y a quelques jours la fonction de ce statut « qui permettrait de faire que les naissances qui s’y passent ne permettent pas obligatoirement d’obtenir la nationalité française ». Une mesure qui s’apparente à celle que proposait il y a une semaine le président de Les Républicains, Laurent Wauquiez, en visite à Mayotte.

© AFP

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Un climat social dégradé depuis plus d’un an, cumulé aux intentions de la direction d’instaurer un CSE «à la lettre», ont déclenché le mécontentement des salariés de la Tour. Sous la menace d’une grève, avec un préavis déposé le 19/2, la direction a cédé sur la quasi-totalité des revendications CGT. Un accord a été signé garantissant :

  • Le maintien à 32 représentants du personnel, ce qui équivaut au nombre d’IRP d’une entreprise de 1000 à 5000 salariés, pour Macron… l’effectif de la Tour est de 315 !!!
  •  Nombre d’heures de délégation identique
  • Annualisation et mutualisation des heures de délégation Titulaire et suppléant
  • Le maintien des prises en charge des expertises demandées par les IRP, par l’employeur.
  • Elections repoussées à décembre 2018, malgré une tentative de la direction de les imposer en juin, période où les effectifs titulaires sont plus fluctuants.

Une belle victoire qui donne confiance en l’action collective et syndicale, à partager et faire connaitre auprès de nos bases, de nos syndiqués et au-delà ! Seul le rapport de force des salariés a une fois encore, permis d’inverser la volonté du gouvernement et du patronat. Pour rappel à la Tour Eiffel : c’est 1 salarié sur 2 qui est syndiqué dont plus de 130 à la CGT !!!

Un grand bravo à nos camarades !

RAPPEL :

Afin d'affaiblir le mouvement syndical en tout cas celui qui conteste sa politique Macron et ses exécutants ont fait figurer dans les ordonnances la fusion des instances de représentation du personnel antérieures : comité d’entreprise, CHSCT, délégués du personnel et délégués syndicaux

 

PAR FSC

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SOURCE : l'émission  de Daniel Mermet

https://la-bas.org/la-bas-magazine/chroniques/Les-Britanniques-veulent-renationaliser-leur-rail

 La situation est alarmante, pour ne pas dire intenable. ». Voilà ce qu’a dit le Premier ministre Édouard Philippe pour expliquer sa réforme de la SNCF [1]. La ficelle est connue : on dépeint une situation catastrophique pour mieux justifier une réforme qui démantèle un peu plus un service public.

On connaissait le trou de la Sécu, voilà maintenant la dette de la SCNF ! Et avec la dette revient bien sûr le fameux « statut » des cheminots, ces odieux « privilégiés » : « je peux pas avoir d’un côté des agriculteurs qui ont pas de jours fériés, etc., qui auront parfois pas de retraite, et dire : "le statut des cheminots, il faut pas le changer" », a dit le président Macron au Salon de l’agriculture. Et quand il évoque le « statut des cheminots », il ne parle évidemment pas des 35 000 euros mensuels du président du directoire de la SNCF, Guillaume Pépy.

En Grande-Bretagne, après que Margaret Thatcher et John Major ont privatisé les chemins de fer, des Britanniques constatent aujourd’hui l’inefficacité des compagnies privées et demandent, soutenus par Jeremy Corbyn, le leader du Parti travailliste… la renationalisation du rail.

PAR FSC

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Augmentation de la CSG, c’est sur la pension brute et c’est brutal !

LA PENSION, L’HEURE DES BRUTES !

La CSG a été augmentée bien plus qu’annoncé.

Selon les services de propagande officielle, son taux passe de 6,60% à 8,30% sur les pensions supérieures à 1 200 euros, un seuil à peine plus élevé que celui de la pauvreté monétaire, 1 015 euros. La retraite moyenne nette est de 1 300 euros mensuels.

- La vérité, c’est que l’augmentation de la CSG a été appliquée sur le montant brut de la pension ! Soit 1,83% au lieu du 1,7% annoncé. Soit 329,40 euros annuels - 27,45 mensuels sur la pension du seuil minimal.

  • - De plus, la personne seule, dotée d’une pension de 1 000 euros, bénéficiant d’une pension de réversion de 500 euros, passe à la caisse.
  • - Le retraité auquel le régime général octroie moins de 1200 euros, mais qui dépasse le seuil par sa complémentaire, y passe aussi.
  • - un couple avec 2 pensions inférieures au SMIC, passe à la CSG !

Cette brutalisation des anciens salariés suit de près celle infligée le 22 mars 2014 :

  • - Une cotisation chômage à hauteur de 2,4% est prélevée sur les retraités de plus de 65 ans.

Que les vieux deviennent un péril pour Macron ! RDV le 15 mars pour commencer !

PAR LA lacgt44

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UNION EUROPÉENNE : les CHÔMEURS de plus en plus pauvres, surtout en ALLEMAGNE

La baisse du chômage en Europe, à son niveau le plus bas depuis la crise de 2008, cache des statistiques plus sombres : ceux qui restent à l’écart de l’emploi vivent de plus en plus mal, notamment en Allemagne, champion de la flexibilité du travail.

 

En Europe, les indicateurs du chômage sont au beau fixe. Selon la dernière livraison d’Eurostat, le bureau de statistiques basé au Luxembourg, le taux de chômage parmi les 28 a baissé de 8% de janvier 2017 à janvier 2018, pour s’établir à 7,3%. C’est son plus bas niveau depuis la crise financière de 2008. A 8,6 %, il est également en forte baisse dans les 19 Etats membres de la zone Euro. 

Mais les quelque 18 millions de femmes et d’hommes sans travail dans l’Union européenne (UE) sont de plus en plus exposés au «risque de pauvreté». Un indicateur qui désigne un niveau de revenu équivalent à 60% du salaire médian, comparable au terme plus connu de «seuil de pauvreté».

Et sur ce point, la tendance est à l’aggravation continue depuis une quinzaine d’années. Selon une autre livraison statistique du même institut le risque de pauvreté est passé dans l’UE et la zone euro de respectivement 40% et 37% en 2005 à 48,7% dans les deux ensembles fin 2016.

 

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

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Sur la réforme de la SNCF, le premier ministre Édouard Philippe a annoncé, lundi 26 février, qu’il allait recourir aux ordonnances. Mais, négociée ou pas, c’est bien contre le fond de cette réforme que les cheminots et tous les salariés devront lutter.

Édouard Philippe nous a vanté les effets bénéfiques de l’ouverture à la concurrence, « chez nos voisins ». Au Royaume-Uni, 20 ans après la privatisation de British Rail, le prix des billets a explosé, des trains sont supprimés, les effectifs du personnel sont réduits. Les Britanniques déboursent chaque mois six fois plus que les Français, simplement pour se rendre sur leur lieu de travail. Voilà l’avenir ! Et pour le justifier, tous les bobards sont permis.

Qui veut tuer son train l’écrase sous les charges

Prétexte no 1 : la dette de la SNCF bien sûr, 50 milliards ! À peine ce qui s’échappe chaque année avec l’évasion fiscale. La dette, ce sont d’abord les investissements dans les infrastructures, coûteuses parce que les sous-traitants privés accumulent les dépassements, systématiquement payés par la SNCF. Ensuite le renouvellement du réseau : les frais ont augmenté parce que rien n’a été fait pendant 30 ans, période où on supprimait 100 000 postes de cheminots, avec des résultats comme l’accident de Brétigny en 2013. Tout cela n’empêche pourtant pas la SNCF de faire des bénéfices : ils ont triplé cette année (1,3 milliard) avec une progression de la fréquentation.

Attaquer les uns pour mieux nous écraser tous

Prétexte no 2 : le fameux « statut » des cheminots. Le seul « avantage » du statut, c’est la sécurité de l’emploi, du moins de ne pas se faire virer du jour au lendemain (car quand même, il y a près de 500 licenciements « disciplinaires » par an). Une sécurité relative en échange de laquelle tout le reste est raboté, à commencer par les salaires. Les cheminots commencent souvent sous le Smic, d’où les primes que la direction est obligée de consentir. Le régime de retraite, quant à lui, autorise à partir cinq ans plus tôt… mais avec la même durée de cotisation et la même décote : 43 ans, sinon c’est le minimum vieillesse !

Quant aux 9 000 kilomètres de lignes (un tiers du réseau) que le rapport Spinetta veut supprimer, le gouvernement prétend ne pas suivre le rapport… mais veut laisser la charge financière de ces lignes aux Régions, qui n’en ont pas les moyens. Après les déserts médicaux et la fermeture des hôpitaux, c’est le tour du réseau ferroviaire : tout un programme pour le service public !

Départs « au forçariat » pour tout le monde !

Le statut est surtout un obstacle aux licenciements collectifs. Le rapport Spinetta voudrait que la SNCF puisse « recourir pendant deux ans à la procédure des plans de départs volontaires ». Du genre de ceux qu’on pratique dans l’automobile et qui sont généralisés par la loi travail. C’est cela le véritable objectif de la réforme. La SNCF veut manier du licenciement collectif comme le PDG du groupe PSA, qui a annoncé, il y a quelques semaines, encore 2 200 suppressions d’emplois à PSA, ou comme le gouvernement qui souhaite 120 000 départs prétendus « volontaires » dans la fonction publique !

Comme le redoute le patronat, les cheminots ne seront pas isolés !

Il n’y a pas que les cheminots à être en colère contre la dégradation de leur salaire et de leurs conditions de travail. Il y a toute la fonction publique, dont hospitalière. Il y a le monde de l’éducation, dont une bonne partie de sa jeunesse. Mais aussi dans le secteur privé.

Le 22 mars, les cheminots, la fonction publique et les jeunes sont appelés à la grève et à manifester. Ce sera un premier rendez-vous. Mais leur colère aura mille raisons de se joindre à celle des grévistes d’Air-France, des salariés de Tupperware à Joué-lès-Tours qui viennent d’être jetés dehors, de ceux de Ford à Blanquefort menacés du même sort. Sans oublier la colère des trois millions et demi de chômeurs que compte le pays.

PAR convergencesrevolutionnaires

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SOURCE : INVESTIR

SOURCE : INVESTIR

Peu de mouvement dans le peloton de tête du classement des milliardaires mondiaux concocté par les équipes internationales de Forbes si ce n’est la montée en puissance de Jeff Bezos, le chef d’orchestre d’Amazon, qui chasse Bill Gates du trône avec une fortune estimée à 112 milliards de dollars. Si Warren Buffet complète le podium,  la quatrième place échoit à Bernard Arnault avec une fortune estimée à 72 milliards de dollars.

Bernard Arnault, quatrième homme le plus riche du monde. A 72 milliards de dollars, sa fortune estimée par les équipes internationales de Forbes dépasse celle de Mark Zuckerberg et se compare à celles de Warren Buffett (84 milliards de dollars) et Bill Gates (90 milliards de dollars). Seul Jeff Bezos trône au-dessus des 100 milliards de dollars (112 milliards, précisément). 
Françoise Bettencourt Meyers, deuxième femme la plus riche du monde. A 42,2 milliards de dollars, l’héritière de l’Oréal se fait coiffer au poteau par Alice Walton (46 miliards de dollars), héritière de la chaîne américaine de supermarchés Wal-Mart. Mais, dix-huitième fortune mondiale, elle dépasse, par exemple, le discret fondateur d’Alibaba Jack Ma. La France peut aussi se targuer d’avoir réussi à placer deux de ses enfants parmi les vingt premiers du palmarès Forbes. L’Allemagne ? Aucun. La Grande-Bretagne ? Zéro. L’Italie ? Niente. Tout juste l’Espagne en place-t-elle un, le Mexique un autre, l’Inde un encore, la Chine deux.

 

Hors des Etats-Unis, les grandes fortunes mondiales sont autant françaises que chinoises. Et alors ? Alors, sur la quarantaine de milliardaires que Forbes recense dans l’Hexagone, plus du tiers sont des entrepreneurs qui ont créé leur fortune eux-mêmes. Parfois, comme Bernard Arnault, fils d’industriels, mais souvent issus de « rien » : Francis Holder, boulanger fils de boulanger… Clément Fayat, fils de maçon… Mohed Altrad, immigré fils de bédouins… Carrie Perrodo, née Ka Yee Wong, mannequin à Singapour. Le rêve américain ? Non. La France.

 

Retrouvez  le Top 20 des milliardaires mondiaux ci-dessous.

Classement Prénom / NomFortune en dollars Nationalité
#1Jeff Bezos$112 MdsAméricaine
#2Bill Gates$90 MdsAméricaine
#3Warren Buffett $84 MdsAméricaine
#4Bernard Arnault$72,2 MdsFrançaise
#5Mark Zuckerberg$71 MdsAméricaine
#6Amancio Ortega $70 MdsEspagnole
#7Carlos Slim Helú $67,1 MdsMexicaine
#8Charles Koch $60 MdsAméricaine
#9David Koch$60 MdsAméricaine
#10Larry Ellison$58,5 MdsAméricaine
#11Michael Bloomberg$50 MdsAméricaine
#12Larry Page$48,8 MdsAméricaine
#13Sergey Brin$47,5 MdsAméricaine
#14Jim Walton$46,4 MdsAméricaine
#15S.Robson Walton$46,2 MdsAméricaine
#16Alice Walton$46 MdsAméricaine
#17Ma Huateng$45,3 MdsChinoise
#18Françoise Bettencourt Meyers$42,2 MdsFrançaise
#19Mukesh Ambanio $40,1 MdsIndienne
#20Jack Ma $39 MdsChinoise 

PAR FORBES

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Salariés-ées, votre implication est aujourd’hui plus que nécessaire !

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Pour Edouard Postal, cheminot qui s’est suicidé le 10 mars 2017 : ni oubli, ni pardon !

Le 10 mars est un triste anniversaire pour les cheminots. Ce matin, c’est avec amertume et colère que les cheminots de la gare Saint-Lazare ont rendu hommage à leur collègue Edouard Postal, qui s’est suicidé en se jetant sous un train un an plus tôt, le 10 mars 2017.

Le syndicat SUD Rail avait confectionné une banderole rappelant la responsabilité de la SNCF et réclamant justice pour Edouard. « Nous nous sommes retrouvés devant la gare Saint-Lazare avec la banderole, raconte un militant SUD Rail. Ensuite une vingtaine de cheminots ont progressé vers le quai 1, vers l’endroit où Édouard s’est suicidé. Nous avons planté la banderole et écouté un discours de David Michel [secrétaire Sud Rail], puis nous nous sommes recueillis et avons ensuite fait du bruit avec l’aide d’un collègue mécanicien, pour nous rappeler au bon souvenir de la direction. Enfin nous nous sommes dispersés afin de rejoindre le syndicat et évoquer chacun avec nos mots ce qui nous rapprochait d’Edouard ».

Comme nous le disions il y a un an, « le cas d’Edouard, poursuivi par sa direction en raison de son activité en défense de ses collègues, n’est malheureusement pas isolé. Ce crime qu’est la mort d’Edouard, ne doit pas rester impuni, et la direction de la SNCF est responsable. Il est temps que les cheminots expriment leur colère pour que cette politique de répression et de casse du service public s’arrête. Cela doit se faire par le seul langage que comprend la direction, celui de la grève et la révolte. Pas un travailleur de moins ! »

Edouard, à jamais dans nos mémoires !

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
3 millions : le salaire du PDG d’ING, augmenté de 50% après avoir licencié 7000 salariés

Ralph Hammers, le directeur général de la banque ING, se voit récompensé pour avoir mené un plan de licenciements massif dans ses filiales aux Pays-Bas et en Belgique. Son salaire annuel monte à 3 millions d'euros. Une augmentation qui passe mal.

Ce n’est une surprise pour personne, les patrons s’engraissent sur le dos de leurs employés. C’est ce que confirme une énième fois le rapport annuel 2017 d’ING. Celui-ci décrit l’augmentation de 50% de la rémunération de son PDG, Ralph Hammers, comme une nécessité pour avancer et se maintenir dans le classement des chefs d’entreprises les mieux payés.

La banque internationale fait donc monter le salaire de son PDG de 1,75 millions à 3 millions d’euros. Belle récompense que voilà pour celui qui est à l’origine de la restructuration de l’entreprise en 2016 ayant causé le licenciement de 7000 employés en Belgique et aux Pays Bas.

Une telle augmentation directe est illégale au Pays-Bas, car les lois néerlandaises fixent un plafond de 20% de bonus. Mais le patronat n’a que faire de ces lois « liberticides » pour leurs intérêts et trouve toujours moyen de s’arranger. Ainsi, c’est par le biais d’actions à hauteur de 50% de son revenu fixe annuel que Ralph Hamers recevra son augmentation.

S’attendant à ce que l’annonce cause des remous dans la société auprès des employés, la direction d’ING a sorti un communiqué en interne en direction des employés mettant sur la table l’importance de « retenir à coup sûr les personnes les plus compétentes aux postes de direction ». Pas sûr que cela suffise, étant donné que même la classe politique s’est sentie obligée de « dénoncer » cette augmentation cynique.

En effet, du côté des partis libéraux, la décision est jugé excessive, à l’instar de Wopke Hoekstra, ministre des Finances, membre du parti Appel Chrétien-Démocrate. Pour comprendre pourquoi des libéraux voient d’un mauvais œil l’augmentation d’un PDG, il faut prendre en compte le fait qu’ING a été renfloué par l’État en 2008. Pas moins de 10 milliards d’argent public ont été versé à la banque. Pas sûr que l’électeur néerlandais apprécie la « réussite » du PDG. Wopke Hoekstra pense que cette augmentation n’aidera pas à restaurer la « confiance fragile » des néerlandais dans le secteur bancaire. Les parlementaires réclament donc une audition de Ralph Hammers courant Avril.

Si le licenciement de 7000 employés ne pose pas de problème aux politiques et à la direction d’ING, il doit questionner la société sur les pratiques des requins financiers qui ont quémandé de l’argent public pour survivre et s’augmenter de manière indescente tout en poussant dans la précarité des milliers de personnes. 50% d’augmentation pour 7 000 licenciements, c’est une belle récompense mais on peut également penser que cette augmentation servira aussi à motiver le PDG pour les licenciements futurs puisqu’il est prévu, notamment, que d’ici 2021, le nombre d’agences ING en Belgique passent de 650 à 196.

Crédit photo : dessin issu des humeurs d’OLI

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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