SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Comment « bien » licencier : un ancien DRH se confie sur Envoyé Spécial

Comment licencier des milliers de personnes sans faire de vagues, sans ternir la réputation des entreprises, en permettant le maximum d’économies sur la misère des gens ? Comment pratiquer des licenciements abusifs sans qu’il n’y ait de suite ? Le 8 mars, France 2 diffusait une émission d’Envoyé Spécial autour de Didier Bille, ancien directeur des ressources humaines (DRH) de plusieurs multinationales. Les patrons et leurs agents d’exécution savent s’y prendre.

Directeur des Ressources Humaines : métier bien particulier consistant la plupart du temps à être grassement payé pour faire le sale boulot des entreprises. Une des tâches principales : réduire les effectifs soit, licencier les salariés en montant des dossiers en béton pour que ceux-ci aient le moins de recours possibles et que cela ne fasse pas de vagues. Et les techniques, exposées par un des fleurons du métier, Didier Bille, sont bien rodées. Dans son CV, celui-ci peut se targuer d’avoir travaillé pour 10 grandes multinationales (automobiles, pharmaceutiques..) et licencié près de 1000 salariés de manière illégale ou non, « abusive » (selon les lois en vigueur) ou pas.

« Vous faites ce qu’on attend de vous c’est-à-dire quelque chose qui ne laissera pas de trace, qui ne touchera pas l’entreprise et qui fera disparaître le salarié le plus vite possible. »

Trucs et astuces pour licencier quand l’entreprise n’a pas encore de fautes à faire endosser

Didier Bille nous livre ainsi ses petites astuces pour monter un dossier de toutes pièces contre un salarié qui n’a pas commis de faute qui pourrait lui être directement imputée pour justifier son licenciement par l’entreprise. Tout d’abord, un DRH peut « inventer de toutes pièces » mais attention, pour cela il lui faut être créatif et tout de même un peu crédible ! L’autre solution consiste à « exagérer » : un dossier rendu un peu en retard il y a quatre mois et c’est la porte lorsque l’entreprise n’a plus besoin de vous ! Quand vraiment, les patrons et les DRH n’ont rien à se mettre sous la dent, il reste possible de « scénariser » : prendre n’importe quels éléments, les mettre n’importe comment et raconter sa petite histoire... Dans tous les cas, l’important reste le moment de l’annonce. Là, surtout il faut trouver le bon moment, c’est-à-dire mettre l’employé en état de choc, lui apprendre qu’il n’a plus de boulot au moment où il s’y attend le moins. Cette technique permet de minimiser les réactions, du tout bénéf’ !

Tout d’abord, il faut rester sur le qui-vive et toujours penser sur le long terme : se préparer à un jour licencier. Certaines entreprises produisent des classements de leurs employés et les notent selon des critères tels que leur expertise, leur nombre d’années, leur comportement, leur résistance aux changements, etc. Ainsi, il peut être demandé aux DRH de sous-noter les salariés pour disposer plus tard d’éléments jouant en leur défaveur lors d’un licenciement, système appelé « sous-notation forcée ». Les salariés sont classés de 1 à 5 et, à 5, ont un gros risque de se faire licencier. Certaines entreprises demandent même de faire des groupes de salariés entre ceux à garder et ceux à jeter selon un pourcentage établi à l’avance. Par exemple, en demandant aux managers de trouver 5 % ou 10 % de personnes sous leurs ordres à virer et les forcer à mal les noter.

« Dans l’état d’esprit et dans la mentalité de beaucoup d’entreprises aujourd’hui, [...] on estime que les salariés doivent être constamment sous pression si on veut obtenir le meilleur d’eux, c’est-à-dire qu’ils doivent avoir en permanence deux choses : d’une part une carotte, en générale financière et d’autre part un gros bâton, c’est être un 5 ou autre chose. »

Tout un ensemble de pratiques qui permettent de licencier beaucoup mais petit à petit, parfait pour passer inaperçu. En effet, les licenciements au compte-goutte sont l’alternative parfaite aux plans sociaux qui coûtent de l’argent et ternissent quelque peu l’image des grosses firmes et cela prévient de tout mouvement social. Et rien de plus facile que de créer des motifs de licenciement quand l’objectif est donné (x personnes à virer sur x mois) : plus de pression et de harcèlement pour provoquer des « départs volontaires », ils commettront bien une faute en étant au bord de la dépression ! Mise en abîme : le reportage fait même état de managers ayant été licenciés car ils refusaient de licencier.

Techniques très utiles pour virer les syndicalistes ou aspirants !

Que de motivations à licencier pour les entreprises, et lorsqu’il ne s’agit pas de motivations financières sur le court terme, cela peut se faire pour se débarrasser des salariés troublions qui pourraient s’en prendre au bon fonctionnement de l’entreprise : les syndicalistes. Ainsi, un ancien ingénieur de NXP raconte avoir été pour la première fois très mal noté au moment où il avait voulu se présenter aux élections syndicales. Au final, il a été licencié avec des motifs minimes et mensongers. C’est que l’entreprise a un temps limité puisque que, si un salarié devient délégué du personnel, il est protégé, alors vite vite vite ! « Dès qu’il y a la moindre rumeur que quelqu’un pourrait se porter candidat, il n’y a pas de temps à perdre, il y a une course contre la montre. Tant que ce n’est qu’une rumeur, vous pourrez prétendre que vous ne la connaissiez pas », confie ainsi l’ancien as des licenciements.

En somme, un glaçant exposé des techniques patronales

Si le reportage livre un portrait de Didier Bille, il est clair que ce n’est ni un cas isolé ni un problème de personnalité. Les DRH jouent dans le camp des patrons et leur servent de fusible de décompression pour licencier massivement en se prémunissant de toute riposte collective. Individualiser et casser un maximum les salariés en se servant des lois bourgeoises faites pour eux, voilà le nerf de la guerre. Et il est certain que plus les travailleurs sont précaires, moins les patrons s’embarrassent de pros des licenciements. Savoir jouer avec les lois pour masquer des licenciements « abusifs », voilà une partie de la stratégie patronale. L’autre partie résidant dans le fait de nous faire croire que certains licenciements seraient justifiés quand ils répondent à chaque fois à leur besoin d’augmenter leurs profits !

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Les retraites des agriculteurs devaient augmenter… Macron l’empêche au Sénat

Après qu'Emmanuel Macron, au Salon de l'Agriculture, ait justifié ses attaques contre les cheminots par la précarité et les faibles retraites des agriculteurs, le gouvernement a bloqué cette semaine un projet de loi visant à augmenter la retraite des exploitants agricoles.

Mercredi dernier au Sénat, devait être voté un projet de loi proposé par le PCF pour modifier le montant minimal de la retraite des agriculteurs : de 75 % du SMIC net (environ 890 euros pour une retraite complète), il se voyait rehausser à 85 %. Un exploitant agricole à la retraite qui toucherait moins que ce montant seuil, reçoit une retraite complémentaire obligatoire (RCO) pour l’atteindre. Le vote au Sénat était une pure formalité, l’ensemble des groupes politiques s’accordant sur ce texte, déjà voté à l’Assemblée Nationale en février de l’année dernière alors que le PS y détenait encore la majorité. Le gouvernement a pourtant suscité la colère des sénateurs en amendant la loi et en convoquant l’alinéa 3 de l’article 44 de la constitution. Cet article, aussi appelé « vote bloqué », permet au gouvernement de faire voter un texte en bloc en ne retenant que ses propres amendements ou ceux qu’il a accepté. Or, l’amendement ajouté dernièrement par le gouvernement concernait le délai d’application de la loi qui se voit repoussé en... 2020 ! Ainsi les sénateurs se voient contraints de voter le texte alors applicable à cette date ou alors de voter contre. Les sénateurs ont été unanimes à condamner un « coup de force du gouvernement ». Alors que les agriculteurs connaissent des conditions de vie toujours plus dures, qu’ils sont le secteur le plus à risque en ce qui concerne le suicide au travail (un exploitant agricole se suicide tous les deux jours), que le capitalisme agraire les pousse à toujours plus s’étendre pour survivre, à s’endetter pour des terres, des infrastructures, des machines, des produits phytosanitaires, des semences, le gouvernement juge qu’une augmentation de la retraite des exploitants agricoles n’est pas assez urgente au point de la retarder de deux ans.

Dans le cadre de sa réforme des institutions parlementaires, qui vise notamment le droit d’amendement, Macron et ses ministres envoient un message fort en piochant allégrement dans l’arsenal le plus autoritaire de la Vème République. Entre les ordonnances utilisées pour la loi Travail XXL et prévues pour les attaques contre les cheminots et les usagers du rail, l’article 44.3 utilisée au Sénat, et sa politique autoritaire en ce qui concerne la presse ou les migrants, Macron revêt les plus beaux atours du bonapartisme républicain. Il faut dire qu’avec le passage de la loi Macron avec l’article 49.3, alors qu’il était ministre de l’Économie de Hollande, ses débuts en politique ont été placés sous une bonne étoile !

Alors qu’il était interpellé par un cheminot au Salon de l’Agriculture sur la casse du statut, Emmanuel Macron a affirmé être contraint de changer le statut des cheminots puisque les agriculteurs n’ont parfois pas de retraite. Outre cette manœuvre particulièrement basse qui consiste à diviser pour mieux régner, on peut constater que Macron n’a que faire d’améliorer dans l’immédiat la condition des agriculteurs. Si le gouvernement retarde l’actuel projet de loi, c’est parce qu’une réforme globale des retraites est en chantier. À l’image de la logique de la bourgeoisie incarnée par Macron qui veut que les travailleurs bénéficiant encore de protections soient tenus responsables de ceux qu’elle exploite le plus, cette réforme s’effectuera en nivelant toujours plus par le bas : pas sûr que les agriculteurs y gagnent ; et si c’était le cas ce serait au prix de voir leur misère économique utilisée pour justifier la précarité de tout le reste de la population, au profit du patronat et des plus fortunés. Il est évident que lorsque les capitalistes donnent à un endroit, c’est qu’ils prennent plus ailleurs.

Avec Macron au pouvoir, les gros bonnets de l’industrie agroalimentaire peuvent dormir sur les deux oreilles ! les agriculteurs eux n’ont pas fini de se saigner pour les profits de Lactalis, Bigard, Leclerc... Ces mêmes entreprises qui font leur beurre sur la prolétarisation des agriculteurs, sur la destruction de l’environnement et qui n’hésitent pas à mettre en jeu la santé de toute la population et, en particulier, des personnes les plus précaires.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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montage d'illustration

montage d'illustration

Le fossé social se creuse en France à un niveau si inquiétant que seule une nouvelle révolution française paraît apte à inverser la tendance.

 

En France, le chômage et la précarité continuent de frapper un pourcentage important de la population. Chiffres du chômage en décembre 2017 :

6 614 400 inscrits à Pôle emploi (catégories A, B, C, D, E).

 

Et pendant ce temps-là :

Les bénéfices des entreprises du CAC 40 sont en hausse de 21,6 %.

« Les entreprises du CAC 40 ont dégagé plus de 90 milliards d’euros de bénéfices en 2017.

Les entreprises du CAC 40 ont dégagé l’an dernier plus de 90 milliards d’euros de bénéfices net cumulés, un chiffre en forte progression comparé à 2016, selon un décompte provisoire réalisé vendredi 3 mars par l’AFP. »

 

En France, la dégradation des conditions de travail dans  les grandes entreprises atteint de telles proportions qu’il se manifeste depuis plusieurs années par à une vague de suicides et de burn-out parmi les salariés.

 

Et pendant ce temps-là :

En un an, la fortune de Bernard Arnault fait un bon colossal de 71,5 % ! En un an, la fortune de Bernard Arnault a augmenté de 30 milliards de dollars !

 

« Avec une fortune estimée à plus de 72 milliards de dollars, Bernard Arnault est désormais le 4ème homme le plus riche de la planète. En un an, son patrimoine a enregistré un gain historique de plus de 71% ! »

 

La désintégration du tissu social français est devenue telle que plus aucunes négociations paritaires, plus aucunes manifestations entre Bastille et République, plus aucunes protestatios d’opposition politique dans un Parlement cadenassé par le pouvoir, n’apparaissent en mesure d’inverser cette régression sociale historique.

Reste une révolution dont il y a fort à parier hélas qu’elle ne se fera pas dans une atmosphère franchement détendue et paisible. Alea jacta est.

 

LIEN VERS L’ARTICLE ORIGINAL CI-DESSOUS :

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PAR FSC

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Macron veut la casser en mettant gravement en cause son financement par les cotisations sociales et hypocrisie majeure en essayant de faire croire aux salariés que c'est le chemin pour une augmentation des salaires.

Tour de passe passe dans le même temps où il aggrave par ses mesures l'écart entre les revenus du capital et ceux du travail.

Revenons aux principes de la sécu mise en place par Ambroise CROIZAT !

SOURCE : le site confédéral de la CGT

PAR FSC

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Vous savez à quoi on reconnaît un riche ? C'est quelqu'un qui ne nettoie pas ses toilettes lui-même. Et le plus souvent, c'est une femme, précaire, qui le fait. Retrouvez mon discours de défense de la proposition de loi du PCF contre la précarité des femmes, la Journée des Droits des Femmes, à l'Assemblée nationale. Bon visionnage !

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Au prétexte d'étendre l'assurance-chômage aux indépendants et aux salariés démissionnaires. Le gouvernent prépare une réforme profonde du système et envisage de durcir, encore plus, le contrôle des chômeurs. Denis Gravouill, dirigeant de la CGT décrypte cet accord et nous livre l'analyse de la CGT

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Réforme institutionnelle : le gouvernement veut restreindre le droit d’amendement des parlementaires

Ordonnances pour la loi travail XXL, ordonnances pour la réforme du rail... Macron n'aime pas vraiment la démocratie en bon néo-libéral qui préfère que les décisions importantes se passent en dehors de toute controverse. C'est l'esprit de la dernière déclaration du gouvernement à propos de son projet de réforme constitutionnelle : le pouvoir entend désormais limiter le droit d'amendement des parlementaires.

« Efficacité », c’est le maître mot des représentants de LREM. Le travail parlementaire est long et la majorité confortablement installée entend le rendre plus rapide et tant pis si la démocratie en fait les frais. La réforme de la constitution voulue par le chef de l’Etat et dont les contours commencent à se dessiner plus précisément depuis qu’Edouard Philippe reçoit les chefs des différents groupes à l’Assemblée, prévoit déjà la réduction du nombre de parlementaire d’un tiers, ce qui ne ferait que renforcer l’exécutif, déjà très fort sous la Vème République.

Les réactions qu’avaient suscité les premières informations émanant de cette réforme polarisait les débats autour d’un possible recours au référendum de la part du chef de l’Etat. En effet, ayant besoin de l’appui des 3/5 des parlementaires à l’Assemblée et au Sénat, mais ne disposant de cette majorité nécessaire que par des alliances avec le Centre et LR, Macron et son gouvernement agitent le spectre d’une consultation directe des électeurs. C’est cette option qui semble de plus en plus envisagée à moins que les dernières mesures annoncées ne soient qu’un effet d’annonce destiné à sondé le terrain pour faire passer le reste, mais le gouvernement ne nous a pas vraiment habitué à reculer quand il veut réformer.

Les deux nouveaux projets de réforme anti-démocratiques que le gouvernement envisage visent à limiter le droit d’amendement proportionnellement à la taille du groupe parlementaire et d’éliminer des séances publiques les amendements déjà rejetées en commission. Ces deux mesures techniques touchent au plus profond de l’exigence démocratique car elles réduisent considérablement le pouvoir de l’opposition. En effet, la liberté d’amender, droit imprescriptible et personnel des parlementaires, se verraient limiter en fonction de l’appartenance à un groupe parlementaire. La majorité étant en règle générale d’accord avec le texte voté n’aurait alors plus à accorder un temps de débat superflux aux amendements des autres représentants.

Tout d’abord, la restriction du nombre d’amendement en fonction de la taille du groupe parlementaire ne peut que difficilement trouver de fondement constitutionnel. En effet, comment fixer le quota d’amendements autorisé par un groupe sans fixer un plafond arbitraire ? Didier Maus, professeur de droit constitutionnel à l’université Aix-Marseille souligne qu’une telle mesure serait « anticonstitutionnelle car totalement contraire au principe de la liberté d’expression des parlementaires ».

Ensuite, le rejet des amendements écarté en commission lors des séances collectives serait dans la pratique totalement impossible à mettre en œuvre car tous les parlementaire ont, en théorie, un égal droit d’amender un texte de loi. Il faudrait alors contrevenir à ce droit en plus de faire la chasse à toute redite entre les séances de commission et les séances publiques, ce qui ne serait pas très « efficace » pour parler comme LREM.

Toujours est-il que ce nouveau cap franchi dans ce projet de réforme de la Constitution indique clairement l’objectif anti-démocratique que vise Macron et son gouvernement. En réduisant le pouvoir des parlementaires en flattant un anti-parlementarisme primaire, le président ne vise qu’à renforcer le pouvoir de l’executif, caractéristique inhérente au bonapartisme. Cependant, si la voie de l’affrontement direct avec le Sénat et avec LR, agitée par la menace de plus en plus présente du recours au référendum, se dessine avec plus de précision, il faut prendre en compte que le gouvernement ne dispose que d’une faible base dans la population. Les attaques anti-sociales dont les effets dans le mode du travail vont bientôt se faire sentir une fois que les ordonnaces seront appliquées, couplées à l’attaque en règle contre les cheminots et les enseignants rendent hasardeuses l’initiative référendaire.

Crédits : POOL NEW / REUTERS

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Airbus annonce 3 700 licenciements pour 2018 (malgré les 2.9 milliards de bénéfice)

Alors qu'il vient de réaliser un bénéfice de 2,9 milliards d'euros en 2017 et la plus grosse commande de l'aviation commerciale en vendant d'un coup 430 appareils à l'américain Indigo Partners, Airbus s'apprête à un nouveau plan social. Les baisses de cadences sur l'A380 et l'A400M auront sûrement raison de 3700 emplois en France, en Allemagne, en Grande-Bretagne et en Espagne. Les profits valent toujours plus que nos vies.

L’avionneur européen Airbus n’en est pas à son premier plan de restructuration. Alors que le plan Gemini prévoit un plan de suppression d’emplois de 1164 postes en Europe, dont 639 en France, Airbus réalise des bénéfices non négligeables sur l’année 2017 et affiche un carnet de commande généreusement fourni qui taquine les 1000 milliards d’euros. Comme le souligne le président exécutif d’Airbus, Thomas Enders, « Nous avons surpassé tous nos indicateurs clés pour 2017, grâce à de très bonnes performances opérationnelles, en particulier au dernier trimestre ». Il peut aussi se féliciter d’une hausse de 8% du cours de son action en Bourse suite à la divulgation de ses bons résultats. Mais rien n’y fait, le profit l’emporte toujours sur les vies humaines et l’avionneur envisage de licencier jusqu’à 3700 agents supplémentaires pour faire face aux baisses de cadence sur l’A380 et l’A400M.

Depuis quelques années, l’A380 peine à trouver acheteur au point que les chaînes de montage tournent au ralenti. Même la commande de 36 avions par la compagnie du Golfe Emirates ne semble pas suffire à faire prendre son essor à l’A380. Autre point noir au tableau, l’avion militaire A400M accumule les retards et les défauts techniques, ce qui rend sa production coûteuse et incertaine. Et même si le constructeur rattrape largement ses marges par ses ventes des autres modèles, Airbus a ainsi annoncé ce mercredi à Toulouse, où est situé le siège de l’entreprise, vouloir procéder à quelques 3700 suppressions de postes le tout « de manière responsable » afin de « trouver les meilleures solutions possibles pour ses employés ». En réalité, l’entreprise compte procéder à un redéploiement de ses effectifs vers des modèles d’avions qui ont le vent en poupe comme l’A320, de l’A330 ou encore de l’A350 dont les commandes sont « en forte hausse ».

Toutefois, derrière cette opération zéro licenciements en apparence se cache une réalité tout autre, celle des départs en retraite avec des postes qui ne seront pas renouvelés et celle des sous-traitants qui se verront remercier par des « fins de mission » qui vont accentuer la précarité de ceux qui subissent déjà les conditions de travail les moins sûrs. Jean-Marc Escourrou, secrétaire FO confirme que la direction ne réalisera pas de licenciements secs parmi ses employés mais qu’elle va taper dans le « flex, c’est-à-dire les intérims et les sous-traitants ».

Ainsi, les sites espagnols, allemands (Brême et Augsbourg) et britanniques (Filton) risquent d’être les plus touchés. En tête, l’Allemagne avec 1900 postes supprimés, suivie par l’Espagne où le nombre de postes supprimés devrait s’élever à 850. Le site du Filton, en Grande-Bretagne, qui assure la production de l’A400M, voit ses effectifs fondre de 450 postes. Quant à la France, elle va perdre 470 postes sur les chaînes et les programmes, selon les informations de Force Ouvrière. Contrairement à la doxa capitaliste, chez Airbus, on voit bien que les profits, et la bonne santé des entreprises, ne sont en rien une source d’emploi et d’amélioration des conditions de travail des salariés. Bien au contraire, pour Airbus, la vie des salariés constituent une simple variable d’ajustement, et c’est de cette exploitation toujours accrue par l’accélération des cadences et la réduction des postes qui est la source de leur bonne santé financière.

La menace qui pèse sur les salariés sous-traitants d’Airbus montre bien le rôle que joue l’externalisation pour les grandes entreprises : la division de la main d’œuvre et de sa potentielle force de contestation. La situation chez Airbus montre l’enjeu qu’il y a à construire des passerelles syndicales entre les salariés de l’entreprise donneuse d’ordre et les sous-traitants, ainsi qu’entre les salariés par delà les frontières, pour faire reculer ces géants de l’exploitation et de la destruction de vie humaines.

Crédits photo : © John Macdougall/AFP

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Bernard Arnault , 4ème fortune mondiale, gagne 3,5 millions de dollars par heure !

D'après le magazine Forbes, Bernard Arnault est passé 4ème fortune mondiale, avec un capital atteignant les 72 milliard de dollars, soit une augmentation de 70% par rapport à 2016. "Je n'ai rien inventé, les cheminots m'ont tout appris" aurait-il déclaré, humble.

3,5 millions par heure, c’est le salaire qu’a touché Bernard Arnault pendant cette année 2017. Depuis cette révélation, les accusations de "privilégié" à son encontre pleuvent sur le "premier de cordée » passé de 11e à 4e fortune mondiale, qui s’en défend : "un peu plus de 3 millions par heure, ça peut paraître beaucoup. Mais il ne faut pas oublier que cette somme comprend les allocation familiales, et les allocations transports, il faut bien que je puisse prendre un yacht pour me rendre à mon travail !". "Et puis il faut compter les heures supplémentaires ! Je travaille près de 36 heures par jour !" aurait-il ajouté. Loin de cacher son salaire, celui ci l’assume pleinement : "C’est la preuve que la théorie du ruissellement marche : les retraités et les cheminots gagnent certes beaucoup d’argent, mais au final tout cet argent finit dans ma poche".

Interrogé sur son implication dans l’affaire des Panama Papers, celui-ci aurait également déclaré : "vous savez, le gouvernement ne dit rien, alors bon, c’est que ça doit pas être illégal..." avant de conclure : "et puis de toute façon tout le monde le fait".

A l’heure où les cheminots, les fonctionnaires, les étudiants, sont taxés de "privilégiés" pour mieux justifier la casse de leurs droits et mieux les exploiter, le classement de Forbes liste une poignée de personnes dont les comptes bancaires à eux seuls suffiraient à éponger la fameuse dette de la SNCF.

Crédits : @ Martin BUREAU / AFP

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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8 mars, c'est la communiste Clara Zetkin qui en 1910 à Copenhague , lors de la 2ème conférence internationale des femmes socialistes, propose, pour la première fois, d’organiser une Journée internationale des femmes

Comme la plupart des commentateurs en cour ne le rappelleront pas.

La petite musique distille des intentions proclamées mensongères et toujours démenties du" on va voir ce qu'on va voir" , "les inégalités de salaire homme-femme vont être réduites" d'ici la fin du quinquennat de Macron, car bien sûr, là contrairement à la casse de la SNCF il faut prendre son temps!

Promesses mensongères qui ne disent jamais comment on va s'y prendre ALORS que le capitalisme financier adossé à la concurrence de TOUS contre TOUS fonctionne comme une énorme machine à fabriquer, creuser et décupler les inégalités de revenus, et les inégalité tout court !

C'est ce qu'à son corps défendant une émission comme "C dans l'air" sur la 5 produite par le richissime Lagardère où défilent et campent de nombreux et ardents tenants du capitalisme a illustré lors de sa diffusion du mercredi 7 mars : "Milliardaires : les nouveaux maîtres du monde" à partir des données produites par le classement des 500 plus grandes fortunes mondiales par la revue Forbes.

EXTRAITS avec des éclairs de réalité :

Les plus grosses fortunes du monde ont vu leurs richesses augmenter de 18% l'an dernier

208 milliardaires possèdent à eux seuls 7500 milliards d'euros

Philippe de Sertine  entre autre directeur de l'institut de haute finance s'émerveille  : les 18% de hausse des grande fortunes  ça s'appelle aussi  la bulle sur les actifs financiers inimaginable pour le commun des mortels (c'est la France plus l'Allemagne en produit intérieur brut ); on a plus 800 euros par seconde durant toute une année.

Emerveillement car ces empires n'existaient pas il y a 20 ans, on vit une époque incroyable!

Et comment expliquer cet écart entre une croissance globale à 4%et les 18% pour les grandes fortunes?

François Lenglet éditorialiste multicarte : : C'est cet écart qui est frappant parce que la croissance de la planète c'est 4% en 2017 et donc  17/18% pour la valorisation du capital, 4 fois supérieure; il y a une décorrélation complète entre l'économie réelle et l'économie financière ...

Et Macron continue de plus bel !

Christine Kerdellant Directrice de la rédaction de L’Usine nouvelle et L’Usine digitale :

"Il y a peut-être une chose qui étonne les téléspectateurs, dans ce classement il n' y a pas de footballeurs ... ou de chanteur, tout simplement parce que un homme seul ne peut pas bâtir une fortune comme ça, c'est un homme qui possède une entreprise donc qui fait travailler des milliers, voire des dizaines de milliers qui travaillent pour lui, qui vendent des sacs, des téléphones etc ... ce ne sont pas de hommes seuls, ce sont des entreprises qui ont ces fortunes là ..."

LE NOMBRE DE MILLIARDAIRES

François Lenglet ; oui de plus en plus nombreux, c'est exactement le même phénomène 

Eric Tréguier Journaliste à Challenges

En France, Il y a 20 ans il y avait 11 milliardaires dans le classement, aujourd'hui ils sont 88.

L'ensemble de ces 11 milliardaires à l'époque pesaient 80 milliards de  , aujourd'hui l'ensemble de nos 88 milliardaires français pésent 570 milliards ...

c'est-à-dire ils ont fait FOIS 7 tandis que la richesse de la France n'a fait que doubler (fois 2) dans la même période.

Philippe Dessertine :

"la question des inégalités revient : en même temps vous avez 8 millions de pauvres en France, c'est un vrai souci à l'échelle mondiale : la démultiplication de milliardaires s'accompagne aussi d'un élargissement terrible de la fourchette. On est avec de pus en plus de gens qui sont exclus ... c'est compliqué à gérer et ça peut effectivement conduire à des votes extrêmes ... on met des milliers de milliards, ça va sur la sphère économique, ça profite par conséquent à un très petit nombre de possédants d'actions, c'est pas les salaires, ce sont les actions qui vous rendent riches "

Ayons ces données en tête.

Leur souci ce n'est pas de réduire les inégalités, mais de neutraliser voire tuer les résistances à ces évolutions inacceptables fruits de décisions politiques à l'échelon national, européen, mondial.

Ne cédons pas à la propagande sur ce qui serait la volonté du pouvoir actuel de réduire les inégalités de manière générale ou d'agir pour l'égalité salariale homme/femme.

Tout cela c'est de la poudre aux yeux.

Toutes les mesures prises par Macron jusqu'ici ou envisagées dans un proche avenir : casse du code du travail, casse des services publics, cadeaux aux plus riches avec la réduction de l’impôt sur les fortunes (ISF), pénalisation des plus humbles comme avec l'augmentation de la CSG pour les retraités au dessus de 1200 euros ... vont dans le sens del'aggravation des tendances lourdes à l'accroissement des inégalités.

Pour les femmes aussi au delà des ronds de jambes et des mises scènes médiatiques!

Comme le passé le prouve il n'y aura pas de ruissellement de la croissance de la grande richesse vers la grande masse de la population : mensonge !

Et le véritable combat pour l'égalité de genre dans toutes ses dimensions passe inéluctablement par le combat contre l'explosion des inégalités de revenu et par conséquent contre le système qui les produit, les entretient et les défend bec et ongles : le capitalisme!

PAR FSC

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Cancers en série chez des salariés d’Orange exposés à la radioactivité

Depuis les années 1970 des dizaines de milliers de travailleurs des PTT – employés ensuite par France Télécom, puis Orange – ont été en contact avec des éléments radioactifs mortels, ayant causé des grandes vagues de cancers, et de décès. Ce, alors que leur direction était depuis les premiers temps alertée sur les risques encourus.

Une enquête de Médiapart ces derniers jours a apporté de nouveaux éléments à un scandale sanitaire de premier ordre, déjà mis au jour en 2013 par la revue Santé et Travail : des dizaines de cancers chez des travailleurs des télécoms chargés d’installer les lignes téléphoniques, des années 1970 à aujourd’hui. Pendant cette période de nombreuses études scientifiques ont permis de prouver la dangerosité des matériaux manipulés par les employés, et leur lien direct dans les cancers.

En cause : des parafoudres radioactifs manipulés par les employés des télécoms

Les responsables des cancers sont les parafoudres (ou parasurtenseurs) : des petits tubes de quelques centimètres de long qui servent à protéger les lignes téléphoniques des incendies, coupures de courant, électrocutions, etc. en améliorant la résistance. Mais radioactifs, ils émettent des gaz cancérogènes. À partir des années 70 on y a particulièrement recours dans le cadre de l’équipement de toute la France en lignes téléphoniques. Des dizaines de milliers de personnes, alors employées par les PTT – appelées les « lignards » – chargées de mettre en place les lignes, sont en contact direct avec les parafoudres radioactifs. Il en faut quatre pour chaque ligne au moins. Cela représente entre 20 et 80 millions de parafoudres qui sont passés entre les mains des agents sans avertissement. Ce, alors que le Centre national d’études des communications (CNET) avait déjà alerté sur la sécurité des employés dès 1974.

Le ministère alerté dès les années 70

En 1977 le ministère des télécommunications est informée par l’APRI (Association pour la protection contre les rayonnements ionisants) de la dangerosité des matériaux. À partir de là « la Direction générale des télécommunications interdit l’usage des parafoudres à radioéléments, mais n’en préconise pas le retrait systématique et va écouler ses stocks » explique Médiapart.

Des cancers, et décès à la chaîne chez les « lignards »

Dans les années 2000, des cancers commencent à être déclarés par vagues. Jean-Michel Duport, agent des lignes de Riom-ès-Montagnes (Cantal), est diagnostiqué en 2005 d’un cancer de la thyroïde. À sa suite, en 2006, 12 autres employés des PTT, annoncent des cancers ; onze meurent dans les années qui suivent. Un CHSCT (Comité local d’hygiène et du personnel), composé de syndicalistes, se met en place en Auvergne pour enquêter sur l’affaire. Personne ne soupçonne au départ les parafoudres comme responsables des cancers. Grâce à l’aide d’Henri Pézerat, toxiocologue qui a mis au jour le scandale de l’amiante, et du médecin du travail des Télécom Christian Torrès, le CHSCT finit en 2008 seulement, par découvrir la responsabilité des parafoudres radioactifs.

Le médecin leur révèle alors le cas d’une agence des Télécom de la Croix-Rousse à Lyon, où une dizaine de cancers du sein ont été déclarés par des employées dans les années 90. De même ils découvrent une plainte contre X de la part de la CFDT de Saint-Nazaire, suite au décès de cancers, de cinq jeunes lignards entre 1989 et 1995. Le plus vieux avait 37 ans.

France Télécom, mise en garde, ne donne d’abord pas de suite

En 1998, après la révélation des cancers de la Croix-Rousse, l’affaire avait déjà été médiatisée : France Télécom avait été prévenue, comme le démontre un certain nombre de courriers, mais sans aller plus loin. « Ce dossier gêne et dérange plus qu’il n’intéresse. » écrit le responsable national des questions de santé au travail du secteur nantais de France Télécom dans un courrier. L’entreprise commande alors une étude réalisée par l’Inserm (Institut national de la santé) qui révèle une surmortalité par cancer chez les agents des lignes. 2010, 29 cancers sont découverts à Béziers et Bédarieux chez des employés ou ex-employés.

… puis ordonne le retrait des parafoudres radioactifs sans protection suffisante

France Télécom, finit en 2001 par se rendre à l’évidence, et recommande le retrait des éléments radioactifs, lors des opérations de maintenance. Cependant elle juge l’exposition des agents, en charge de ces manipulations, anodine. Le CHSCT d’Auvergne va mener une bataille contre France Télécom pour faire nettoyer réellement le réseau, qui sera victorieuse en 2015 avec la mise en demeure d’Orange par l’inspection du travail d’« enfin lancer un plan de retrait massif ».

Les agents de télécommunication plus exposés que les travailleurs du nucléaire

Les parafoudres, nous explique Médiapart, sont particulièrement concentrés « dans le répartiteur du central téléphonique, une pièce sécurisée généralement située au rez-de-chaussée du bureau de poste communal (17 000 parafoudres dans un grand répartiteur, 3 000 dans un petit ». C’est les agents qui travaillent à ce niveau qui sont les plus exposés : bien au-dessus des limites autorisées. Ainsi pour les travailleurs du nucléaire « l’accumulation de dose » est limitée à 100 mSv sur 5 ans : pour les agents cette dose est montée jusqu’à 221 mSv.

« Cela coûte moins cher d’exposer les salariés à un risque mortel que de prendre les précautions qui les en protégeraient »

Selon une enquête de la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité), les travailleurs d’Orange ou sous-traitants, qui travaillent dans les dépôts de parafoudres, ont dépassé en une à deux heures la dose annuelle de radioactivité tolérée pour le public ! Alors que, comme le souligne Anne Thébaud-Mony, chercheuse interrogée par Sciences et Avenir , il serait possible d’empêcher ce type d’exposition dangereuse pas les mesures techniques adéquates, par exemple des masques avec cartouche à charbon actif. Mais comme le souligne la chercheuse, « cela coûte moins cher d’exposer les salariés à un risque mortel que de prendre les précautions qui les en protégeraient ».

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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