SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
RÉFORME  MACRON… LES  VICES  CACHÉS  de la  RETRAITE  par  POINTS !

La réforme voulue par le président de la République consiste à uniformiser le système de retraite en créant un régime, par points, à cotisation définie. « 1euro cotisé donnera les mêmes droits à tous ».

 

Derrière ce discours faussement égalitaire se cachent la baisse du montant des retraites (probablement 15% à 20% en moins) et la fin des mécanismes de solidarité.

 

La baisse pour tous, voilà la conception élyséenne de l’égalité ! Ne plus être solidaire avec celles et ceux qui, dans leur trajectoire de vie, n’ont pas toujours pu cotiser, voici un autre trait caractéristique de la politique du président des riches.

 

CI-DESSOUS, EN LIENS, des précisions sur ce qui attend ceux qui sont encore au boulot… Mais aussi ceux qui sont actuellement retraité(e)s !

 

DE BONNES RAISONS POUR

ÊTRE MOBILISÉ(E)S DES LA RENTREE !

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Trop proche de ses collègues, un manager viré par sa hiérarchie

Trop proche de ses collègues pour les diriger selon sa direction, un manager d'une société de maintenance de chauffage a été licencié. La décision a été confirmée par la cour de Cassation, qui conclut à une « inaptitude professionnelle ».

A l’ère de la pratique du team-building, ces séances payées par les entreprises – souvent des start-up – censées permettre une meilleure cohésion entre petit chef et subordonnés, un manager d’une entreprise de maintenance de chauffage a été licencié pour avoir été un peu trop proche de ceux à qu’il a pour rôle d’ordonner. Le licenciement ayant eu lieu en 2013, celui-ci a été confirmé par la cour de cassation dernièrement. Les fait reprochés à l’ancien manager : une proximité assumée entre lui et les collègues qu’il dirige, le rendant « inapte » professionnellement ».

Mais inapte à quoi exactement ? Les liens tissés avec ses employés étaient vus d’un mauvais œil par sa direction car ceux-ci pouvaient rendre le manager inapte à exercer sa fonction. C’est à dire inapte à contrôler le travail des employés, à les fliquer, à exiger des comptes sur leur activité, donc inapte à les exploiter au profit de l’entreprise.

En dernière instance, cette affaire met un peu plus en relief l’hypocrisie ambiante d’une société qui se veut flambant neuve mais qui pratique encore les rites de l’ancien monde. Si Macron et ses confrères qui se réclament d’une libération du travail promeuvent ce modèle, c’est en ayant connaissance de la nature insidieuse de l’exploitation. Preuve en est, tout écart à la règle est sévèrement réprimé par les instances mêmes qui se font le chantre de ces modèles néolibéraux.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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McDonald’s France. Derrière le sourire du clown, l’envers du décor

Alors qu'un employé d'un McDonald's a voulu s'immoler à Marseille, nous republions cet article sur l'envers du décor chez la célèbre chaîne de fast-food. Précarité, système de franchise, fraude fiscale et conditions de travail exécrables au menu.

Crédits photo : Andy Wong

80 % de CDI, et une précarité galopante. Un système économique basé sur le système de franchise, qui ouvre les portes à la fraude fiscale ou bien encore des conditions de travail tout à fait exécrables, l’envers du décor chez McDonald’s en France rend extrêmement cynique le sourire du clown de la multinationale.

Un système économique basé sur la franchise… et la fraude fiscale

Selon les chiffres fournis par McDonald’s France, on dénombre aujourd’hui environ 1380 restaurants de la multinationale sur le territoire. Un empire colossal, dont le chiffre d’affaire en 2015 en France de 912965300 €, tandis que la société revendique près de 2 millions de repas servis tous les jours.

Mais la caractéristique phare du système économique à la sauce McDonald’s réside dans son réseau de franchise, qui n’est certes plus aujourd’hui une particularité de la multinationale mais dont elle a été une pionnière en France. En effet, 80% des restaurants en France appartiennent à plus de 310 franchisés. Le deal consist à reverser une redevance d’exploitation entre 10 et 20% du chiffre d’affaires hors taxe afin de jouir en toute tranquillité de la marque, de l’exclusivité des recettes et noms de burgers. Un système ingénieux qui permet à la multinationale non seulement d’encaisser des sommes substantielles tout en ne supportant pas les coûts, mais qui permet en outre de bénéficier de l’investissement direct des franchisés : en effet, il faut débourser environ 750 000€ pour obtenir le sésame, au bout d’une formation de 12 mois divisés en 5 sessions. Une force de frappe considérable, qui a permis de dégager un chiffre d’affaire de 4 milliards 600 millions d’euros en 2014.

Ce montage à la fois ingénieux et passablement obscur permet à la multinationale non seulement de « sous traiter » mais aussi de faciliter les montages financiers les plus économiquement rentables pour la firme. C’est ainsi qu’en avril 2016, la multinationale a ainsi subi un redressement fiscal de 300 millions d’euros suite à la plainte pour blanchiment de fraude fiscale déposée par les délégués syndicaux de McDonald’s et leur avocate Eva Joly. Une sanction qui, si elle a égratigné l’image du géant du fast-food, n’aura en aucun cas freiné ses velléités explicites, McDonald’s étant l’une des figures de proue du dossier Luxleaks, en bénéficiant des taux d’impositions ridiculement bas en cours au Luxembourg pour ses bénéfices réalisés sur le sol hexagonal.

80% de CDI… une précarité galopante et des conditions de travail extrêmement dures

C’est ainsi que McDonald’s ne comptent pas moins de 70 000 salariés (en moyenne, 54 par restaurant), dont 80% des contrats en CDI. Un chiffre qui peut paraître colossal, mais qui masque en réalité mal la situation de turn-over permanent dans les différents restaurants hexagonaux.


Répartition des salariés McDonald’s par ancienneté. Source Statista.com

Des statistiques qui en disent long sur la politique de McDonald’s. En effet, les conditions de travail extrêmement difficiles et la précarité qui touche les salariés de la firme pousse ces derniers à ne pas s’éterniser outre mesure dans les restaurants. Plutôt que de payer diverses primes de fin de CDD, il est donc plus économique d’embaucher directement en CDI et d’attendre non pas des licenciements, mais des démissions pures et simples ne représentant aucun coût supplémentaire. Et étant donné que la main d’œuvre est disponible à foison avec les quelques 6 millions de chômeurs officiellement recensés, le risque de tomber en « pénurie » de travailleurs est proche de 0.

En terme de salaire et autre primes, McDonald’s est particulièrement dur en affaire. Les mouvements de 2016 dans les restaurants de la firme, tout comme ceux de 2017, dénoncent l’absence de prime de participation, de 13e mois, ou bien encore de majoration pour le travail le dimanche et de nuit. A l’heure actuelle, les salariés ne gagnent que le SMIC hôtelier (9,67€/h) et sont incités à travailler en temps partiel, et ce dès l’embauche. Une situation ubuesque donc, où un ensemble de travailleurs ne touche qu’environ 900€ par mois tout en terminant à des heures parfois extrêmement tardives, le tout masqué par une prétendue sécurité de l’emploi… qui ne tient en réalité qu’à la résistance des travailleurs à des cadences infernales, des conditions de travail exécrables, des coups de pressions multiples et à une précarité galopante, comme l’illustre le témoignage que nous avions publié surRévolution Permanenteen juin 2015.

Salariat étudiant : de la carotte au coup de bâton

Toujours selon le site internet Statistica.com, 60% des salariés McDonald’s en France ont entre 18 et 24 ans. Une proportion extrêmement élevée qui s’explique par le fait que peu de personne ne s’éternise dans cette entreprise, mais qui a aussi une autre explication : de fait, McDonald’s axe sa stratégie de recrutement en visant avant tout les étudiants, qui sont 50% à travailler en parallèle de leurs études, et qui représentent un ensemble salarial malléable à souhait, qui n’a potentiellement « pas le choix » et subit plus docilement des conditions de travail exécrables étant donné qu’il ne s’agit que d’une courte période de leur vie professionnelle

Sur les 69 000 salariés de l’enseigne, nous avons beaucoup de jeunes et d’étudiants qui, même s’ils sont en CDI, restent sur de courtes périodes avant de poursuivre leurs études. C’est pourquoi, nous avons chaque année besoin de renouveler largement nos effectifs.

McDonald’s en 2013

Un système de turn-over qui permet également de ne pas laisser se cristalliser les colères qui peuvent éclater, notamment du au fait de l’absence relative de structures syndicales au sein des restaurants McDonald’s. Selon le site Digischool, il est proposé aux étudiants des contrats « à temps partiel. En général, 20h ou 10h par semaine, ce qui vous laisse le temps de suivre vos études à côté. Vous serez payé au SMIC horaire » Or, comment préparer sereinement un examen si on bosse la veille jusqu’à tard le soir ? Comment peut on suivre convenablement un cour à 8 heures du matin quand on finit le travail à 2, voire 3 heures ? Le revers de la médaille, et le retour de bâton, est souvent violent, s’accompagnant soit d’une démission, soit d’arrêt des études voire de burn-out pur et simple.

Un exemple riche en enseignements...

C’est ainsi que derrière le sourire du clown, l’envers du décor dévoile sans retenu la réalité d’un mode de production et de sur-exploitation que les sphères dominantes entendent généraliser très largement. Il est important de voir que l’exemple de McDonald’s n’est évidemment pas une exception à la règle, avec bien évidemment une logique économique générale semblable dans l’ensemble des entreprises de restauration rapide mais aussi plus largement généralisable à l’ensemble des emplois précaires. Le premier enseignement réside donc dans le fait que le problème pour combattre un système aussi huilé et n’offrant que de difficiles perspectives de lutte pour changer la donne dépasse largement le seul cas de McDonald’s, et que les combats qui se mènent au sein de ces restaurants entrent plus largement dans une sphère de lutte qui englobent l’ensemble du « précariat ».

Le deuxième enseignement, c’est que l’exemple McDonald’s est particulièrement significatif des intérêts communs de la jeunesse scolarisés, notamment étudiantes, et des travailleurs. C’est bel et bien l’extrême précarité d’une partie de la jeunesse estudiantine qui pousse des milliers d’étudiants dans ces secteurs du travail précarisés, ayant un impact sur la sélection sociale sur les bancs universitaires. Très concrètement, il s’agit donc de voir la nécessité pour de larges secteurs de la jeunesse de se lier aux batailles des travailleurs, ici auprès de ce « précariat » dont ils sont, de surcroît, une part significative.

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Arrêt maladie pris en charge par les entreprises : une nouvelle étape dans la démolition de la Sécurité Sociale

Selon le journal les Echos, on apprend que le gouvernement entend faire passer une mesure qui déplacera la prise en charge de l’arrêt maladie par la Sécurité Sociale directement aux entreprises. Si les principales organisations patronales se sont insurgées d'une telle mesure qui leur « couterait » 900 millions d'euros, en réalité ce sont toujours bien les salariés qui paieront en dernière instance, car nul doute que les entreprises poursuivront leur chasse aux arrêts maladies pour réduire les coûts.

Loin d’être anodine, cette mesure est la première entaille dans le corps de la Sécurité Sociale, prélude à un renforcement continuel du pouvoir du patronat. Prendre la mesure réelle de l’ampleur de l’attaque est fondamental pour comprendre ce qui se joue dans cette mesure et dans la transformation des rapports de force entre les classes qui est en train de se produire.

Les entreprises pour remplacer la sécurité sociale ? Vers une traque aux arrêts maladies

En effet, jusque là, au-delà de 3 jours de délai de carence, le salarié est entièrement pris en charge par la Sécurité sociale à hauteur de 50 % de son salaire. Ce qui se profile, c’est le remplacement de la Sécurité Sociale, acquis social de haute lutte, et son remplacement progressif par les entreprises. Comme le précise les Echos, journal du patronat : « Demain, selon ce qui se dessine, les employeurs devraient payer à place de la Sécurité sociale les indemnités maladie pour une certaine durée, au-delà du délai de carence, mais pas forcément sur 100 % du salaire ».

C’est ce qui fait que les principales organisations patronales, et même certains syndicats, dont la CFDT, s’opposent à cette mesure : pour les premiers il s’agirait de faire payer aux entreprises un cout dont "elle ne sont pas responsables", tandis que pour la CFDT, selon des propos rapportés par Les Echos : « Marylise Léon, une de ses secrétaires nationales, dénonce une mesure qui va stigmatiser les salariés les plus fragiles et qui risque d’être contre-productive en matière de prévention. »

Ce que ne précise toutefois pas les Echos, c’est que ce « coût pris en charge par les entreprises », comme tous les coûts, sera pourchassé pour être réduit le plus possible. La prochaine étape sera donc la traque aux arrêts maladies, et le flicage généralisé et renforcé des salariés, qui se fera sous le prétexte de la réduction des coûts et de la chasse "aux abus". Ainsi, ce que les salariés auront perdu avec la destruction de la Sécurité Sociale leur sera doublement repris par cette traque au sein de l’entreprise, effectuée sous le pouvoir patronal. C’est bel et bien le salariat, et non la bourgeoisie dans son ensemble, qui perd dans cette mesure.

Ainsi, sous couvert de la rhétorique de « responsabilisation » et de « décentralisation », il s’agit en fait de renforcer l’autorité patronale en déplaçant le pouvoir de décision là où le rapport de force est le plus défavorable aux employés : au sein même de l’entreprise. Pour Macron, cette mesure s’inscrit dans sa volonté de transformer le modèle social français en détruisant les acquis sociaux et renforcer le pouvoir du capital, cooptant au passage les corps intermédiaires à son projet hégémonique après les avoir malmenés au cours de la première année de son quinquennat.

Des mesures à remettre dans le contexte de la « Révolution passive » du macronisme

Selon un porte-parole du Gouvernement, «  Le système actuel, "illisible et déresponsabilisant, [...] encourage l’arrêt de travail de complaisance ». Ce même argument de « responsabilisation » est avancée encore par Sophie de Menthon, haute représentante de la haute bourgeoisie patronale : « Ce n’est quand même pas de leur faute si les minima sociaux sont plus motivants que métro boulot dodo, au fond on les comprendrait presque avec tout ce qu’ils perdent comme avantages en travaillant. »
L’idée d’individualiser les rapports salariaux pour mieux les soumettre à l’autorité du patron n’est pas neuve, et ne sort pas de nulle part. Elle s’inscrit dans la continuité de la philosophie macronienne qui consiste à transformer durablement l’équilibre capital-travail, en faveur du premier, au sein de la société civile, sous couvert d’une rhétorique de « décentralisation » et de « responsabilisation ». 

Ce discours idéologique doit être replacé plus largement dans le cadre de la « Révolution Passive » opérée par Macron et qui consiste à détruire de façon définitive les acquis du mouvement ouvrier en s’attaquant à la Sécurité Sociale. Comme la définit Gramsci : « On peut appliquer au concept de révolution passive... le critère interprétatif des modifications moléculaires qui en fait modifient progressivement la composition antérieure des forces et deviennent donc la matrice de nouvelles modifications. ». Gramsci, Cahiers de Prison.

Ces « modifications moléculaires » s’appliquent tout à fait à cette mesure, qui déplace progressivement le rapport de force antérieur, où les acquis de la Sécurité Sociale sont démolis, pour avancer vers un nouveau rapport de force qui place le salarié entièrement sous l’autorité du patron, et ainsi pousser plus avant la destruction du modèle social français.

On ne doit toutefois pas comprendre le terme « Révolution Passive » au sens d’une révolution « pacifique », qui se ferait sans recourir à l’usage de la force, ou encore « qui se ferait tout seule » et sans heurts ni conflits. La Révolution Passive doit être ramenée à la transformation de l’équilibre des forces entre les classes sociales, et au rôle central de l’Etat comme « arbitre » - arbitre en faveur de la bourgeoise - des conflits de classe sous couvert de neutralité. On voit dans cette mesure combien le rôle de l’Etat est de plus en plus évident et sa façade de neutralité explose : prétextant la « décentralisation », cette mesure sur l’arrêt maladie vise en fait à transférer directement aux patrons eux-mêmes un acquis essentiel du mouvement ouvrier qu’est la Sécurité Sociale. La « transformation du modèle social » prônée par Macron consiste à détruire les instances collectives de négociation – certes réformistes, mais qui permettent de « limiter » l’exploitation – pour avancer vers un modèle « contractuel » où le salarié est de plus en plus isolé et à la merci du patron – et ce dans la droite lignée de l’inversion de la hiérarchie des normes instaurée par la loi El Khomri et qui fait primer les accords d’entreprise sur la Loi.

Sauter par-dessus les corps intermédiaires ou les coopter ? Macron en recherche d’alliés pour le « volet social » de son quinquennat

Cependant, pour mener à bien sa Révolution Passive, Macron a tenté jusque là de sauter par-dessus les corps intermédiaires, et notamment les syndicats, voire de leur marcher explicitement dessus par moments. Or cela n’est pas sans contradictions pour Macron. Les prochaines réformes qui s’ouvrent s’annoncent en effet à haut risque pour le gouvernement, avec notamment celle des retraites et de l’assurance chômage, nécessitant ainsi d’agréger des alliés à son projet de transformation du modèle social français. Le tournant tactique opéré par Macron après un an de quinquennat prend ainsi le visage d’une cooptation générale des corps intermédiaires – et plus seulement de négociations individuelles avec chaque organisme – sur la base d’un projet idéologique de « co-gestion », doublement décliné dans la thématique de la « décentralisation » et de la « responsabilisation ». 

Ce sont les réactions tant des corps intermédiaires que de la majorité même du gouvernement qui sont à l’origine de ce tournant tactique de Macron, qui est en recherche d’alliés pour la second partie de son quinquennat – le « volet social » – alors que la macronisme connait un épuisement prématuré. " On ne peut ouvrir trop de fronts, se faire trop d’ennemis susceptibles d’unir leurs forces d’opposition et de blocage", écrit un éditorialiste des Echos, conscient de l’enjeu de Macron de trouver des relais dans la société civile. «  Après une première année de mandat déjà riche, une deuxième s’ouvre et toute la difficulté sera de continuer à réformer et à exiger des efforts alors que les sacrifices demandés en début de quinquennat seront loin d’avoir porté leurs fruits. » 

En effet, d’une part les corps intermédiaires eux-mêmes ont réagi à la tentative du macronisme de se passer d’eux : «  Laurent Berger n’a ainsi pas du tout apprécié de s’être fait "empapaouter" sur les ordonnances sur le Code du travail, avec la suppression de l’instance de dialogue social chez les franchisés. Et il ne s’est pas privé de le dire à Macron. » précise ainsi le Journal du Dimanche. D’autre part, le risque est important pour Macron de se passer durablement d’un relais stratégique du pouvoir de la bourgeoisie en se coupant des corps intermédiaires, affaiblissant ainsi sa capacité de réformes, d’autant que l’image du président des riches lui colle à la peau et que sa côte de popularité a continué de faiblir ces dernières semaines.

Une mesure qui révèle des contradictions au sein de la bourgeoisie

D’un certain point de vue, la réaction des patrons contre cette mesure pourrait laisser croire que Macron « fait enfin payer les entreprises », et que c’est au tour des entreprises et de la bourgeoisie elle-même de mettre la main à la poche, suggérant que Macron ne serait pas tant le Président des riches. Or rien n’est plus faux. Les apparences sont trompeuses : «  de même que dans la vie privée on distingue entre ce qu’un homme pense et dit de lui-même de ce qu’il est et fait en réalité, de même, et à plus forte raison, convient-il, dans les luttes historiques, de distinguer la rhétorique et les chimères d’une part, de leur véritable nature et leurs véritables intérêts d’autres part, et ce qu’ils s’imaginent être et ce qu’ils sont réellement.  » Karl Marx, le 18 Brumaire de Louis-Napoléon Bonaparte.

En effet, derrière les conflits tactiques qui peuvent surgir au sein de différentes fractions de la bourgeoisie, conflits arbitrés par l’Etat bourgeois lui-même, ce sont les intérêts de la classe bourgeoise qui sont défendus, et dont l’intérêt essentiel repose sur l’exploitation des salariés qui paieront la facture. 

Car la bourgeoisie n’est pas un groupe monolithique. Comme toute classe, elle est hétérogène dans ses intérêts et sa conscience, et si en dernière instance son intérêt essentiel repose sur l’exploitation du travail d’autrui, ses intérêts à court-terme peuvent parfois diverger et entrer en conflits : " le président de la République n’est en effet pas à l’abri de certaines contradictions", écrit un édito du journal les Echos. « Il pousse pour les baisses de charges qui frappent le travail, mais son gouvernement envisage de mettre davantage à contribution les entreprises pour assumer le coût des arrêts maladie. »

Ainsi, pour la bourgeoise d’affaires, représentée par le MEDEF et autres organisations patronales, c’est une hausse intolérable de coûts qui grève leur compétitivité – c’est-à-dire leur capacité à s’imposer contre la concurrence d’autre capitalistes – à l’heure où les entreprises réclament une baisse accrue des charges. 

Pour le gouvernement, en revanche, il s’agit tout d’abord de minimiser ses dépenses et réduire le budget public. Mais plus fondamentalement, l’Etat bourgeois, dont Macron est le représentant, est « l’arbitre » des intérêts de la bourgeoise dans son ensemble ; c’est l’Etat qui est le garant des intérêts stratégiques de long-terme de toute la classe bourgeoise et arbitre entre les différentes fractions. Il arrive parfois en effet que les intérêts tactiques et stratégiques de la bourgeoisie puissent se court-circuiter, d’où l’apparence de désaccords entre différentes franges en son sein. Cela signifie simplement que la bourgeoisie, tout en étant en accord sur les fondements de sa domination – exploiter les salariés –, ne forme pour autant pas un tout homogène et figé ; des intérêts doivent être arbitrés, des conflits au sujet de la meilleure méthode pour assurer leur pouvoir peuvent survenir. Et c’est justement au rôle de l’Etat bourgeois qu’incombe de servir d’arbitre entre ces conflits au sein de la bourgeoisie lorsqu’ils surviennent.

Pour que la concurrence au sein de la bourgeoisie ne vire pas au pugilat, se fasse de manière "harmonieuse" et dans l’intérêt de toute leur classe contre toutes les autres, il leur faut un pouvoir supérieur capable de décider et faire en sorte que les intérêts privés de chaque fraction de la bourgeoisie deviennent l’intérêt collectif de leur classe dans son ensemble, comme les parents d’une grande famille assurent la survie de chacun de ses enfants en les ramenant à l’intérêt général et de long-terme de la famille. L’Etat est ainsi le « capitaliste collectif idéal  », selon la formule d’Engels. Que l’Etat lui-même démolisse la Sécurité Sociale devient ainsi compréhensible : l’Etat n’est tout simplement pas "neutre".

Comme l’écrit Ernest Mandel « L’autonomie du pouvoir d’Etat dans la société bourgeoise, elle-même conséquence de la prédominance de la propriété privée et de la concurrence capitaliste, doit cependant rester seulement relative, précisément à cause de cette prédominance. Les décision du « capitaliste collectif idéal » transcendant ne sont pas neutres vis-à-vis des intérêts concurrentiels opposés des « nombreux capitaux ». Toute décision douanière, fiscale, ferroviaire, budgétaire de l’Etat réagit sur la concurrence, modifie la redistribution de la plus-value sociale, favorise tel ou tel groupe capitaliste et contraint, de ce fait, tous les groupe qui exercent une activité politique, non seulement au sens de l’articulation de leurs vues spécifiques sur les intérêts d’ensemble de la classe, mais aussi au sens de la défense conséquente de leurs intérêts particuliers... « la juxtaposition d’une articulation privée des intérêts de classe bourgeois, et de la centralisation croissante des décisions politiques dans les sommets de l’appareil d’Etat proprement dit, conduit à une « synthèse », par l’union personnelle entre les grands trusts et les hauts fonctionnaires du gouvernement, qui devient la règle dans de nombreux pays. »  Mandel, Le Troisième Age du Capitalisme, Tome 3, p. 201.

Aussi, loin d’être banale ou de « profiter aux salariés », cette mesure est la première tentative de la bourgeoisie pour détruire la Sécurité Sociale et le modèle social français, en vue d’imposer durablement un nouveau rapport de forces général entre le capital et le travail. Prendre la mesure réelle de l’ampleur de l’attaque que constitue cette mesure est donc nécessaire pour comprendre ce qui se joue en profondeur et être capable de contre-attaquer.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Fusion des aides sociales : 3,5 millions de ménages vont subir une baisse de revenus

Selon un rapport interne, révélé par Le Monde, la fusion des aides sociales provoquerait une baisse de revenus pour 3,5 millions de ménages. Et bien sûr, les dégâts se font particulièrement ressentir pour les plus précaires.

Crédits : LCI

Alors qu’Emmanuel Macron avait déclenché la polémique, avec son mépris de classe habituel, en estimant que les minimas sociaux coûtent « un pognon de dingue », il semble que l’on puisse avoir un aperçu de la concrétisation concrète de la « punchline ». En effet, selon un rapport interne que c’est procuré le journal Le Monde, remis en juin, la fameuse fusion des aides sociales, labélisé ASU (allocation sociale unique) devrait faire des dégâts, et toucher de plein fouet les ménages les plus modestes. Les hypothèses formulées convergeant sur le fait que l’ASU devrait remplacer le revenu de solidarité active (RSA), l’allocation de solidarité spécifique (ASS), la prime d’activité, les aides au logement (AL), l’allocation adulte handicapé (AHH), l’allocation de solidarité pour les personnes âgées (ASPA) et l’allocation supplémentaire d’invalidité (ASI).

Ainsi, ce sont 3,55 millions de ménages qui vont subir une baisse de revenus avec la mise en place de cette ASU. Pire, 1,5 million d’entre eux, seront privés de toute aide. Mais lorsque l’on se penche plus précisément dans le détail, on voit dans un premier temps que ce sont les plus précaires qui payent le prix fort. Ainsi, ce nouveau système ferait deux fois plus de perdants que de gagnants chez les chômeurs longue durée, idem pour les bénéficiaires des aides au logement. A l’inverse, Macron semble vouloir privilégier une partie de sa base sociale qu’il avait ulcéré avec la hausse de la CSG. En effet, il y aurait 3,3 fois plus de gagnants que de perdants chez les bénéficiaires de l’ASPA. De plus, les fluctuations sont sensibles selon la configuration familiale, notamment en ce qui concerne le taux de pauvreté. Ainsi, si les familles monoparentales et les couples avec un ou deux enfants verraient leur situation légérement s’améliorer, les personnes isolées, elles, seraient particulièrement impactées, avec une hausse de 1,6% du taux de pauvreté.

Si, du côté du gouvernement, on affirme que rien n’est encore tranché, ce rapport interne en dit long sur la politique qu’entendent mener Macron et ses ministres. D’une part, chercher à reconquérir une partie de sa base sociale avec un soit disant « tournant social » tout en piochant directement dans les poches des plus précaires, donc celles et ceux qui ont précisément le plus besoin des diverses aides sociales. Il faut dire qu’en terme de casse des acquis sociaux, le gouvernement s’est fixé un objectif ambitieux à l’échelle du quinquennat : 60 milliards d’économies d’ici à 2022.

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SOURCE : L'Humanité du 9 août

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Sans commentaires !

 

 

 

 

 

Frais bancaires

 

+ 13%

 

 

 

 

 

Carburant

 

+ 12%

 

 

 

 

 

PV de stationnement

 

+ 130%

 

 

 

 

 

Assurances

 

+  3 à 5%

 

 

 

 

 

Mutuelle

 

+ 5 %

 

 

 

 

 

Timbres Poste

 

+ 10 %

 

 

 

 

 

Carte grise

 

+ 15 %

 

 

 

 

 

Tabac

 

+ 10 %

 

 

 

 

 

 

 

 

Abonnement bus

 

+ 3 %

 

 

 

 

 

Péage routier

 

+ 1,3 %

 

 

 

 

 

Gaz

 

+ 7 %

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Forfait Hospitalier

 

+ 15 %

 

 

 

 

 

Abonnement Vélib

 

+ 30 %

 

 

 

 

 

Contrôle technique automobile

 

+ 23 %

 

 

 

 

 

Cantine scolaire

 

+ 1 à 3 %

 

 

 

 

 

Fioul domestique

 

+ 36 %

 

 

 

 

 

Electricité

 

+ 17 %

 

 

 

 

 

CSG

 

+ 21,7 %

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SMIC

 

+ 1,2 %

 

 

 

 

 

Retraite

 

- 1, 7 %

 

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Grève générale dans les plantations de thé. Mardi 7 août, des centaines de milliers d’ouvriers dans l’est de l’Inde ont entamé une grève pour obtenir une augmentation de 50 cents par jour. « Plus de 400 000 ouvriers de quelque 370 plantations participent à cette grève de trois jours » dans l’Etat du Bengale Occidental, a précisé le président du comité central du syndicat des ouvriers du thé.

« Le salaire minimum journalier d’un ouvrier à la plantation est de 169 roupies (2,46 dollars). Nous avons demandé une augmentation de 20% à 203 roupies (2,96 dollars) », a-t-il ajouté. Les grévistes n’ont pour l’instant pas perturbé le travail dans les plantations de Darjeeling, célèbres pour leur thé exporté à travers le monde.

Une vingtaine de syndicats locaux soutiennent la grève

Selon les médias, une vingtaine de syndicats locaux soutiennent la grève. Les syndicats espèrent exercer la pression maximale sur les propriétaires pendant la période de mousson quand la production atteint des sommets et les pertes financières seraient les plus importantes.

« Nous sommes sensibles à la question et essayons de trouver une solution pour augmenter le salaire minimum des ouvriers », a déclaré à la presse un ministre régional, Gautam Dev. Vestiges de la période coloniale britannique, les plantations de thé font régulièrement les gros titres de la presse indienne en raison des conflits salariaux et des mauvaises conditions du travail.

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Et l'agression macronienne contre TOUS nos conquis doit être stoppée !

 

Publié par FSC

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De la part de la CGT cheminots de Versailles

 

Encore un rappel salutaire sur les acquis des grèves conduites par la CGT au cours du XX ème siècle, avec un nécessaire focus sur les congés payés (veille de chassé-croisé des vacances d été oblige !) :

- 1936 : Suite à la grève générale et plus de 10000 entreprises occupées dans le pays, signature des accords Matignon entre la CGT et le CGPF (ancêtre du MEDEF) qui inaugure le mouvement avec, entre autres, la mise en place de 15 jours de CONGÉS PAYÉS.

- 1945 : Les 3 semaines de congés payés sont acquises, entre autres, grâce à la place de la CGT dans la résistance et donc au Conseil National de la Résistance, qui prend en charge le pays à la libération.

- 1961/1964 : Obtention de la 4 ème semaine de congés payés dans certains secteurs, grâce à des grèves des mineurs, des métallurgistes et des cheminots.

- 1968 : Suite à la grève générale de mai (plus de 9 millions de grévistes !), avec le retour des occupations d usines dans le pays, signature du constat de Grenelle qui, entre autres, généralise la 4 ème semaine de congés payés (5 ème semaine chez les cheminots !).

- 1981 : suite à l application du "programme commun", co-signé par la CGT, la 5 ème semaine de congés payés est généralisée (les 28 jours pour les cheminots).
 
 
Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Le temps des vacances

Personne n’a autant besoin de vacances que celui qui vient d’en prendre. ( De Elbert Hubbard )

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

L’autorité de la concurrence vient de sanctionner le groupe Fnac-Darty par une amende de 20 millions d’euros pour le non-respect des engagements pris, suite au rachat par la Fnac de Darty. Cette sanction est la première infligée à une entreprise conditionnant une opération de concentration.


En l’espèce, en 2016, lors de l’autorisation du rachat par la Fnac de Darty, le groupe était tenu de céder 6 de ses magasins afin de pouvoir valider le rapprochement des deux enseignes. Or, 3 des 6 magasins n’ont pas été cédés dans le temps imparti à des repreneurs agréés, alors que la Fnac avait une obligation de résultat et non de moyen.

Ainsi, cette sanction illustre et justifie tout le scepticisme et les réserves que la CGT avait témoigné lors du rapprochement de ces deux géants, avec une direction de la Fnac dans l’incapacité de respecter ses propres engagements.
Une fois encore, la Fédération CGT Commerce et Services réaffirme son soutien aux salariés impactés par la cession de leur magasin, qui, contrairement à ce que sous-entend leur direction, ne sont pas des marchandises.

L’autorité de la concurrence est une autorité administrative indépendante (AAI) crée par la loi de modernisation de l’économie d’août 2008. Elle est spécialisée dans l’analyse et la régulation du fonctionnement de la concurrence sur les marchés, pour la sauvegarde de l´ordre public économique.

PAR LA CGT

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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