SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Des amendes pour lutter contre le harcèlement de rue ou l’instrumentalisation des violences sexistes

La question des femmes, l'une des « grandes causes du quinquennat », tombe à pic au moment où Macron est empêtré dans des affaires de copinages et de barbouzeries. Alors que l’année dernière l’ampleur du sexisme structurant notre société a été mise sur le devant de la scène, l’assemblée vient de voter une loi contre les violences sexistes et sexuelles qui n’est qu’un armada législatif au service de la répression, bien loin de la « cause des femmes ».

Ce mercredi, entre autres loi sur l’Avenir professionnel et loi Asile et immigration était aussi votée à l’Assemblée la loi portée par Marlène Schiappa contre les violences sexistes et sexuelles. Ce projet est mis en avant au moment où le gouvernement a grand besoin « d’air frais » après avoir été sérieusement déstabilisé par l’affaire Benalla. Cela faisait longtemps que cette loi était discutée, ce d’autant plus qu’il s’agissait d’un des projets phare du gouvernement étant donné qu’une partie du programme de Macron, son versant pseudo-social et progressiste, se centrait sur « la cause des femmes, numéro 1 du quinquennat ».

Après la publication d’une vidéo la semaine dernière où l’on pouvait voir une femme se faire violemment gifler pour avoir osé répondre à un homme qui l’insultait, Marlène Schiappa a sauté sur l’affaire ayant fait le buzz pour justifier le passage de cette loi. Une loi qui n’est pas seulement insuffisante pour protéger véritablement les femmes des violences sexistes et sexuelles, mais qui cache complètement la nature même de ce sexisme ordinaire, en appuyant tout simplement le tournant sécuritaire de l’État.

Le texte adopté comporte beaucoup moins de point que ce qui avait été proposé initialement. Le versant concernant la présomption de non-consentement lors d’une relation sexuelle entre un adulte et un jeune âgé de moins de 15 ans a aussi été supprimé. Preuve que pour les députés, moins de quinze ans ou non, les femmes sont donc « présumées consentantes » à toute relation sexuelle. Si le texte a été amputé de ce points, c’est sous le prétexte qu’une telle mesure pouvait aller à l’encontre de la présomption d’innocence inscrite dans la constitution. Dans le processus de discussion parlementaire, la proposition de requalifier le crime de « viol sur mineur » par « délit d’atteinte sexuelle avec pénétration » a aussi été, fort heureusement, ajournée. Le texte rallonge de 10 ans, le délai de prescription pour les crimes sexuels commis sur des mineurs.

Un autre sujet, pourtant extrêmement important pour toutes les personnes victimes d’agressions ou de viol a été évacué, c’est celui de la reconnaissance de l’amnésie traumatique, un phénomène qui se produit lorsque le cerveau enfouit complètement l’événement violent, à tel point que la victime n’a plus conscience, pendant des jours, des mois voire des années, de l’agression qu’elle a subie. Muriel Salmona, psychiatre et présidente de l’association Mémoire traumatique et Victimologie, expliquait ainsi au Monde : « pour se protéger de la terreur et du stress extrême générés par les violences, le cerveau disjoncte et déconnecte avec les circuits émotionnels et ceux de la mémoire ». La reconnaissance de ce phénomène psychique est pourtant centrale pour les victimes. En effet, face à la justice et à la police, les victimes de viol doivent souvent subir, en plus de leur, agression, de nombreuses remarques et soupçons. En raison de leur manque de réaction ou de souvenir, liés à l’amnésie traumatique, leurs viols peuvent être ainsi niés, ce qui peut décourager les victimes de porter plainte en l’absence d’une prise en compte de cet élément.

Des amendes pour pénaliser le harcèlement de rue : quand Schiappa mêle « cause des femmes » et « cause répressive » du gouvernement

Ce qui reste notamment du projet de loi, ce sont les amendes, de 90 à 750 euros – pouvant aller jusqu’à 3 000 euros en cas de récidive ou de circonstances aggravantes –, sensées prévenir le harcèlement de rue. Différent du harcèlement sexuel, le harcèlement de rue ou outrage sexiste est ainsi défini : « Imposer à une personne tout propos ou comportement à connotation sexuelle ou sexiste qui soit porte atteinte à sa dignité en raison de son caractère dégradant ou humiliant, soit crée à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante. »

De fait, il s’agit de contraventions qui ne pourront pas être l’objet d’une plainte ultérieure, mais qui seront appliquées lorsque les faits seront constatés par la police. Ces amendes laissent donc présager, et ce selon les souhaits de la ministre, d’un déploiement plus important de la police, et notamment de la « police de sécurité du quotidien » que Collomb veut mettre en place. Police qui reproduit elle-même les violences sexistes, avec de nombreux outrages, mais qui n’est jamais confrontée à la justice, patriarcale elle aussi. Se faire « protéger » par ses propres agresseurs, voilà toute la logique féministe du gouvernement qui vise par là même à renforcer la répression, notamment dans les quartiers populaires : imagine-t-on cette « police du quotidien » surveiller les violences sexistes dans les appartements feutrés du VIIème arrondissement ?

Par cette loi, le gouvernement choisit, encore une fois, de réduire les violences sexistes au harcèlement de rue. Toute la société est traversée par la violence patriarcale, les femmes la subisse, quand elles n’en meurent pas dans la rue, dans leur lieu de travail, dans leur maison, dans leurs lieux d’étude. Partout. Mais ces autres lieux où sévissent la violence patriarcale et les multiples formes qu’elles peut prendre sont évincés par cette loi pour ne laisser place qu’à celle, tout aussi réelle soit elle, des « violences de rue ». Si ces violences de rue sont bien existantes, particulièrement dans les quartiers populaires, la réduction des violences sexistes à celles-ci ne sert pour que le gouvernement qu’à mieux stigmatiser les jeunes des quartiers populaires, tout en proposant la répression comme seule réponse.

Ces mesures, que le gouvernement présentent comme « féministes », sont à mettre en regard avec la politique réelle du gouvernement : pendant que Macron dit que la question est une des « grandes causes du quinquennat », on ne peut que s’interroger sur les baisses d’aides aux associations des victimes de violences sexistes et sexuelles, tout comme les fermetures de centres IVG.
D’un côté l’État décide donc de se faire une nouvelle rentrée d’argent pour « lutter contre le harcèlement de rue », sans toucher bien évidemment aux causes de la reproduction des rapports sexistes, confiant aux mains de la police le soin de « régler » cette question, à coup, certainement, d’abus ; de l’autre, ce sont des moyens qui manquent dans les hôpitaux, pour les centres IVG, pour les associations prenant en charge les femmes victimes de violences sexistes et sexuelles.

La « cause des femmes » ne peut donc pas être isolée des autres « grandes causes » macroniennes : la Loi Travail XXL, le durcissement de la politique sécuritaire et migratoire, le manque de moyens structurel dans les services publics, qui touchent de plein fouet les secteurs les plus précarisés qui sont aussi les plus féminisés. De "grandes causes" qui, elles, ne font qu’accentuer la violence de ce système basé sur l’exploitation et les oppressions, et qui ne peuvent que conduire à d’autant plus de violences. Cette loi ne fait que révéler un peu plus qu’il n’y a pas un mais des féminismes et Marlène Schiappa est l’emblème de ce féminisme bourgeois qui instrumentalise la cause des femmes pour maintenir son ordre contre notre classe, et qui n’a rien d’une alliée pour les femmes. Face à cette société sexiste, seule une réponse collective, qui ne saurait être une réponse répressive, pourra être la solution.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Grève à la Tour Eiffel : la direction rompt les négociations

Alors que la direction de la société d’exploitation de la tour Eiffel (Sete) a suspendu les négociations avec les syndicats relatives à la réorganisation de la vente des billets pour ce monument, la CGT fustige ce projet qui met "les agents d’accueil à bout".

Mercredi après-midi, la direction de la tour Eiffel a fermé le monument emblématique de Paris, visité par plus de 6 millions de personnes par an.

La raison ? La suspension des négociations avec les syndicats, qui dénonçaient le projet de réorganisation de la vente des billets. En l’espèce, les syndicats ne contestent pas la décision de monter à 50% la proportion de tickets ouverts à la réservation par créneau horaire, mais le choix de la direction de réserver l’un des deux piliers d’entrée à l’accueil de ces visiteurs.

La conséquence ? L’accueil de ces visiteurs engendre des files d’attente « souvent totalement déséquilibrées », jusqu’à trois heures pour des billets classiques et une heure pour les billets horodatés. « Les files d’attente sont parfois monstrueuses » souligne le délégué syndical CGT de la société d’exploitation de la Tour Eiffel (SETE).

La conséquence de cette réorganisation de la vente des billets ? Une insatisfaction tant des clients que des employés : « au delà du gâchis généré en termes d’efficacité, insatisfaction des visiteurs (…) les agents d’accueil sont à bout » fustige un salarié.

Contre la malhonnêteté d’une direction qui essaye de faire porter la responsabilité de la fermeture de ce monument emblématique de la ville de Paris sur le dos des salariés, la CGT exige l’emploi davantage de personnel pour faire face à l‘afflux toujours plus important de visiteurs, ainsi que la réorganisation de la vente des billets, afin que les visiteurs ayant des billets classiques ne soient pas obligés d’attendre 3 heures dans une file d’attente.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Naval Energies, qui a annoncé un manque de soutien public, est la filiale de la société Naval Group, détenue à 60 % par l'État. Le président de la Région Normandie, Hervé Morin, se dit "terriblement déçu" de ce revirement de situation.

 

C'est un coup dur en Normandie. Le projet pilote de déploiement de sept hydroliennes au large de Cherbourg est remis en cause : Naval Energies a annoncé l'arrêt de ses investissements dans cette technologie. Une usine de 5.500 m² flambant neuve avait pourtant été inaugurée il y a à peine un mois et demi, mais elle ne produira rien pour le moment, faute de soutien public. 

 

(…)

 

LA SUITE DE L’ARTICLE EN LIEN CI-DESSOUS:

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ÉNERGIE : sans soutien de l'Etat, la première usine d’hydroliennes ferme après quelques semaines

 

Un site de fabrication d’hydroliennes, productrices d'énergie verte, ferme un mois et demi après son ouverture, faute de commandes de l'Etat. Une décision prise malgré des millions d'euros d'investissements, notamment publics, dépensés en pure perte.

 

Voilà des années qu'une filiale de Naval Group, Naval Energie, oeuvre à Cherbourg (Manche) pour mettre en place un site de fabrication d'hydroliennes, ces engins installés au fond de la mer qui produisent de l’électricité avec les courants marins.

 

(…)

 

LA SUITE DE L’ARTICLE EN LIEN CI-DESSOUS:

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Mais il faudra beaucoup plus que des mesures de répartition pour rétablir justice !

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Depuis le début de l’année, les principales fortunes françaises ont vu leurs richesses augmenter de 27,6 milliards de dollars, soit une hausse de 12,2%. Un record.

PAR FSC

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La tour Eiffel fait parler d'elle

Quand le Monde réaffirme et Libé confirme leurs déférences Quand le Monde réaffirme et Libé confirme leurs déférences

Vous rendez-vous compte, ils ont raison d'écrire en gros, faut dénoncer ! 

Benalla au pire de ses matraquages n'a jamais pris des milliers de touristes en otage. Il n'a jamais fait de la grève une arme de destruction massive de l'image de la France, lui.  voyez-le le 1er mai!

Mais que fait Hidalgo ! Martinez Trahison !

Au fait pourquoi sont-ils en grève ? 

Il faut aller vers les petits caractères, beaucoup plus avant dans les papiers pour apprendre que " Selon la direction, cela fait suite à la suspension des négociations avec les syndicats en début d’après-midi. "

Mais alors pourquoi un premier août fallait-il négocier ?

"Les syndicats CGT et FO dénoncent « des files d’attente parfois monstrueuses », générées selon eux par l’accueil des visiteurs munis de billets vendus en prévente, "

Les représentants du personnel ont constaté que l’ascenseur « dédié » aux visiteurs munis de billets acquis en prévente montait presque à vide lors de certains créneaux – soirée et début d’après-midi – ou était, au contraire, incapable d’absorber le flux aux horaires les plus demandés.

« Au-delà du gâchis généré en termes d’efficacité, insatisfaction des visiteurs (…) les agents d’accueil sont à bout », fustige la CGT, qui propose de permettre à tous « d’accéder aux deux piliers », avec « une file prioritaire » pour les billets achetés en prévente.

Donc les personnels seraient en grève pour permettre en particulier dans des conditions caniculaires un meilleurs service au visiteurs?

Mais alors (bis) c'est quelque part comme pour les musées et expositions une lutte pour du service public ? 

Mais alors (ter), question perfide de canaille le Rouge : la direction de la Tour n'aurait-elle pas derrière la tête une stratégie de type SNCF de dématérialiser le plus possible la billetterie (quitte à verser de confortables commissions aux tour-opérateurs (comme à la SNCF) pour fermer le plus possible de guichets (comme à EDF ou à la SNCF où à La Poste) pour économiser sur la salaires et ainsi gonfler les dividendes (c'est une société d'économie mixte qui verse dividendes à ses actionnaires publics et privés)

Le P-D-G est pourtant un révolutionnaire ! il est maire adjoint de Paris. Même qu'il est président d'un parti qui révolutionnaire lors de la construction de la tour est certes au gré du temps devenu plus sensible au vent dominant au point de s'appuyer franchement sur les critères de gestion privée ; il est président des Radicaux , mais de gauche!!.

Mais alors vu les revendications, la ville de gauche devraient soutenir les salariés de la Tour ?

Pas vue de communiqué du cabinet d'A Hidalgo allant dans ce sens.

Si vous le trouvez, La canaille sera preneur pour le publier

En attendant voici ce que vous ne trouverez pas dans le révérencieux journal de déférence, le communiqué de la CGT de la Tour Eiffel :

Grève annoncée à la tour Eiffel le 1er août LES RAISONS D'UNE COLÈRE

 Depuis le 2 juillet dernier, un dispositif de prévente permet aux visiteurs d'accéder à la tour Eiffel « sur rendez-vous » —à des créneaux horaires choisis. Déployé par la Société d'Exploitation de la Tour Eiffel (SETE), le projet vise à répondre à la volonté de la Ville de Paris d'un meilleur accueil des visiteurs de la tour (réduction des temps et files d'attente, satisfaction client). Seulement voilà : depuis son lancement, c'est l'inverse qui se produit : le process mis en œuvre par la SETE génère des files d'attentes parfois monstrueuses —et souvent totalement déséquilibrées. Au-delà du gâchis généré en termes d'efficacité (insatisfaction des visiteurs…) —et cela à l'une des périodes les plus importantes de l'année en termes de fréquentation—, les agents d'accueil sont à bout. Ce raté manifeste n'est pourtant pas une fatalité. Différentes solutions et options existent pour « corriger le tir ». Depuis plusieurs semaines, la CGT les défend. La direction de la SETE les refuse, persistant dans un process rigide démontrant jour après jour son inadaptation opérationnelle. Au bout du rouleau, les salariés de la tour Eiffel ont, par le biais de leurs organisations syndicales représentatives, déposé un préavis de grève pour le 1er août.

 Détails.

En soi, le projet était défendable : ouvrir 50% de la billetterie de la tour Eiffel à un système de prévente en ligne. L'idée : permettre aux intéressés de planifier leur visite par l'achat de billets prépayés les invitant à se présenter le jour dit à un horaire précis —formule censée leur éviter d'importants temps et files d'attente. Malheureusement, la solution mise en œuvre par la SETE depuis le 2 juillet dernier ne fonctionne pas. Ou, plus exactement, n'est pas adaptée aux contraintes d'exploitation du monument.

 Explications :

Le principe retenu par la direction consiste à dédier l'un des deux piliers d'accès à la tour (le pilier nord) aux seuls billets achetés en prévente, et un second pilier (le pilier ouest) à tous les autres visiteurs(1) .

 Problème :

dès le 2 juillet, jour de lancement, de très importantes distorsions apparaissaient dans les deux files d'attente. Loin d'être équivalents, les flux de visiteurs respectivement dédiés aux piliers nord et ouest génèrent depuis —et quotidiennement— de véritables inepties opérationnelles. A savoir : - certains créneaux horaires (soirée et début d'après midi) étant très peu réservés par la prévente, il est fréquent de voir l'ascenseur dédié monter quasiment à vide, alors même que des files d'attente parfois interminables se constituent sur le pilier ouest (jusqu'à trois heures d'attente) —voir vidéo jointe. - à l'inverse, lorsque certaines tranches horaires successives sont vendues « à plein » en prévente (en surcapacité évidente), c'est cette fois l'ascenseur du pilier nord qui est dans l'incapacité d'absorber le flux auquel il doit faire face. Les clients qui disposent de billets prévendus doivent ainsi souvent patienter plus d'une heure —et cela alors même qu'un système de rendez-vous sans file d'attente leur a été promis.

 Pour faire simple :

à une période où la tour Eiffel accueille 25000 visiteurs par jour, il n'est pas rare de voir l'un des deux ascenseurs ne transporter que 35% d'entre eux (et cela en montant quasiment à vide plusieurs heures par jour). A charge alors pour le second d'assurer, lui, la montée des 65% restants dans de bonnes conditions —ce qui est évidemment impossible.

 Au-delà de l'inefficacité de la solution déployée et des sentiments de gâchis, de frustration et d'insatisfaction qu'elle génère (parmi les visiteurs de la tour comme chez ses salariés), deux autres décisions de la SETE nourrissent également la déception et la colère des agents d'accueil(2) : - la suppression de la « caisse groupe », qui permettait auparavant de fortement faciliter l'accueil et la gestion des groupes(3) . - la réduction de la cellule dédiée au service et à l'accompagnement client sur site (c'était évidemment tout l'inverse qu'il aurait été judicieux d'anticiper et d'engager, ne serait ce que pendant la phase transitoire de calage et de consolidation de la nouvelle formule).

 Que faire ?

Loin de remettre en cause le principe même de la prévente, la CGT a, depuis plusieurs semaines, émis à la direction de la SETE plusieurs propositions : - D'abord, revenir sur le principe de séparation des deux flux—structurellement inadapté aux contraintes d'exploitation du monument. Comment ? En permettant à la totalité des visiteurs (billets prévendus ou non) d'accéder aux deux piliers —et cela avec une file prioritaire dédiée aux clients munis de billets achetés en prévente. - Ensuite, remettre à nouveau en place une caisse dédiée à l'accueil des groupes. - Enfin, renforcer l'équipe des agents d'accueil chargée du support et de l'assistance client sur le parvis.

 Face aux refus réitérés de la direction de la SETE de revoir le dispositif opérationnel, les organisations syndicales représentatives ont déposé un préavis de grève pour le 1er août. Ce préavis a volontairement été déposé très en avance, afin de laisser à la direction une grande latitude pour réagir. Encore une fois, le but n’est pas de revenir sur le principe d’une augmentation des ventes sur internet, mais bien de trouver des solutions opérationnelles permettant d’accueillir dignement nos visiteurs(4) —ce qui est l'essence même du projet souhaité par la Ville de Paris. La qualité d’accueil à la tour Eiffel est primordiale : elle est une vitrine hautement significative et symbolique du tourisme en France.

 (1) Trois des quatre piliers de la tour Eiffel sont équipés d'un ascenseur. En haute saison, les visiteurs sont accueillis et transportés au sein de deux de ces trois piliers. Le troisième reste alors « en secours » si nécessaire (panne d'un ascenseur, notamment).

 (2) Malgré beaucoup de bonne volonté, les agents d'accueil ne parviennent pas à gérer sereinement et efficacement les deux flux de visiteurs. Engagée suite à un droit d’alerte des délégués du personnel, une enquête conduite par la direction courant juillet a démontré l’état d'extrême fatigue physique et/ou morale des salariés en charge de l'accueil. (3) La suppression de la « caisse groupe » a notamment eu pour conséquence que les groupes sont désormais condamnés à stagner et patienter dans la file d'attente générale. Leur présence et leurs tailles parfois conséquentes impactent ainsi fortement l'accès de tous les autres visiteurs à l'ensemble des caisses (quatre caisses par pilier).

 (4) Au-delà des dysfonctionnements déjà évoqués, le dispositif actuel présente également l'inconvénient de renforcer la constitution de longues files d’attente à l’extérieur du périmètre de sécurité —générant ainsi des problèmes significatifs de sécurité et de nuisances pour les riverains. A signaler : contrairement à une explication relayée par la presse courant juillet, les importants travaux d'aménagement actuellement conduits (l'édification du mur de sécurité en verre dressé autour du parvis, notamment) ne sont en rien responsables des distorsions considérables existant entre les deux flux de files d'attente (prévente et vente directe).

 

Rédigé par Canaille Lerouge

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Par Kumaran Ira
Depuis le krach de 2008, les Français les plus riches ont triplé le pourcentage de l’économie qu’ils détiennent personnellement. De 2009 à 2018, leur fortune collective est passée de 10 à 30 pour cent du Produit Intérieur Brut (PIB) du pays, atteignant un niveau record de 650 milliards d’euros, selon le classement 2018 du magazine Challenges. La production nationale, quant à elle, n’a crû que de 12 pour cent.

Ce montant cumulé des 500 plus grandes fortunes de France est le produit de l’austérité sociale menée par les gouvernements successifs depuis 2008, pour détruire les acquis sociaux obtenus par les travailleurs à la Libération de l’Occupation nazie et du régime de Vichy.

L’accumulation de telles fortunes réfute tous les arguments selon lesquels il faudrait attaquer les salaires et les acquis sociaux parce qu’ils coûtent trop cher et qu’il n’y a pas assez d’argent. En fait, les réductions de salaires et la détérioration des conditions de travail ont servi à bâtir les fortunes obscènes d’une haute aristocratie financière ultra-réactionnaire.

Macron agrandit leurs fortunes en foulant aux pieds l’opposition de l’écrasante majorité des Français à sa politique de casse des services publics, de la santé, de l’éducation, des statuts des cheminots et des fonctionnaires, et des salaires et de l’emploi dans les entreprises via la loi travail. Sa dénonciation du « pognon de dingue » que la France dépenserait sur les services sociaux reflète l’arrogance et le sans gêne des banquiers et des ultra-riches qui dominent la France et l’Europe.

Selon un rapport publié par Bloomberg en mai, les treize personnes les plus riches de France se sont enrichies de 23,67 milliards d’euros depuis le début de 2018. Depuis janvier, les milliardaires français ont accru leur richesse de 12,2 pour cent et les 100 premières fortunes ont vu une hausse d’environ 15 pour cent en un an.

Parmi les milliardaires, on retrouve pour la deuxième année consécutive Bernard Arnault, propriétaire du groupe de luxe LVMH, en tête du classement, dont la fortune est passée de 18 à 73,2 milliards entre 2008 et 2018. Sa fortune est la première d’Europe et la quatrième mondiale. Arnault a vu sa fortune s'accroître de 19,1 milliards d'euros en un an, soit 52 millions d'euros par jour.

Avec 40 milliards d’euros, Alain et Gérard Wertheimer, les deux propriétaires de Chanel, passent de la 6ème à la 2ème place. Suivent ensuite les fortunes d’Axel Dumas, le gérant d’Hermès (39,6 milliards) et Françoise Bettencourt-Meyers, la propriétaire du groupe l’Oréal (39,3 milliards). En cinquième et sixième position, on retrouve Gérard Mulliez pour le groupe Auchan (38 milliards) et François Pinault (groupe de luxe Kering, 30,5 milliards).

Ces milliardaires ont bénéficié de réductions importantes de l’Impôt sur la fortune et de subventions de l’État au détriment des travailleurs qui créent les richesses.

La famille Arnault, qui a commencé par diriger une entreprise régionale de bâtiment, a constitué sa fortune en se servant de ses relations politiques et des subventions publiques pour restructurer et attaquer l’industrie du textile. Elle a finalement acquis LVMH dans les années 1980, laissant dans son sillage un cortège d’usines fermées et de communautés dévastées à travers le nord de la France. Cette région est devenue une base électorale du Front national néo-fasciste.

Arnault, qui est devenu fabuleusement riche en acquérant une marque de mode et de luxe après l’autre, a soutenu Macron l’année dernière.

La concentration historiquement sans précédent de la richesse au sommet de la société est un phénomène international. En 2017, 82 pour cent des richesses créées dans le monde ont été récupérées par les 1 pour cent les plus riches de la population mondiale; la moitié la plus pauvre de l'humanité n'a vu aucune augmentation de sa richesse.

Un rapport de Wealth-X montre que la population mondiale de milliardaires a augmenté de 15 pour cent depuis 2016, pour s’établir à 2.754 personnes, et que la richesse de ces milliardaires «a bondi de 24 pour cent à un niveau record de 9.200 milliards de dollars». C’est 12 pour cent du PIB annuel de toute la planète.

Par contre, partout dans le monde, les travailleurs et les masses démunies sont exclus des processus décisionnels des gouvernements. Alors que les États adoptent des politiques qui enrichissent des milliardaires, des millions de personnes passent sous le seuil de la pauvreté chaque année.

En 2010 déjà, en France, 62 pour cent des richesses était aux mains des 10 pour cent les plus riches des Français; les 50 pour cent les plus pauvres ne se partageaient que 5 pour cent du gâteau.

Un sondage Ifop pour Atlantico a découvert que plus d'un Français sur deux craint de tomber dans la pauvreté et que 55 pour cent des Français redoutent encore plus que par le passé de tomber sous le seuil de pauvreté. Selon Christophe Boutin, un politologue cité par Atlantico, « ce sont les retraités, avec leur score particulièrement bas, qui amènent ce résultat de 55 pour cent pour l’ensemble des Français, alors que les Français qui travaillent seraient plus proches d’une moyenne de 60 pour cent. » Cette proportion atteint 82 pour cent chez les chômeurs.

Le rapport de Challenges souligne que le capitalisme français — malgré ses prétentions à être un ordre social moins dur, plus prévenant et plus réglementé — est déchiré par les mêmes contradictions sociales insolubles que le capitalisme mondial dans son ensemble.

Les inégalités révélées dans ce rapport constituent une condamnation historique du capitalisme et des organisations qui se sont longtemps fait passer pour la “gauche” en France. A la Libération, le Conseil national de la Résistance a justifié la maintenance du capitalisme, malgré les crimes de la bourgeoisie fasciste en France et à travers l’Europe, en promettant que la France serait à jamais une République sociale. Les composantes staliniennes, social-démocrates et gaullistes du CNR promettaient toutes de mener l’élimination des « féodalités économiques et financières » en France.

Non seulement les féodalités financières ont survécu à la Libération, mais elles ont établi un degré d’hégémonie économique dont elles n’avaient pas joui depuis les plus sombres heures de la Grande Dépression des années 1930 et de la Deuxième Guerre mondiale. Face à la montée de ces fortunes politiquement illégitimes, les travailleurs ne trouveront finalement pas d’autre voie que d’exproprier ces biens mal acquis.

PAR EL DIABLO ET https://www.wsws.org

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source: www.disons.fr

source: www.disons.fr

Le recul de l'âge de la retraite à 62 ans coûterait cher aux Français

 

Un rapport de l'Assurance maladie détonne. Contrairement aux recommandations du MEDEF, faire travailler les citoyens de plus en plus longtemps pourrait s'avérer contre-productif financièrement. En cause : les dépenses liées aux arrêts maladie.

Repousser l'âge de la retraite, une mesure contre-productive ? Plus on travaille vieux, plus on coûte cher à la société : c'est en substance ce que révèle le rapport de l'Assurance maladie publié le 31 juillet. Dans celui-ci, on peut noter que la moyenne, pour les arrêts maladie indemnisés en 2016, est de 35 jours par an, toute catégorie d'âge confondue. Mais pour les salariés qui ont plus de 60 ans, ce nombre moyen explose à 76 journées.

Les différents graphiques montrent que plus un salarié avance en âge, et plus il voit sa moyenne de journées indemnisées progressivement augmenter. Toutefois, un écart se creuse après l'âge de 60 ans. En effet, pour les salariés qui ont entre 55 et 59 ans, la moyenne de journées indemnisées est de 52, soit, certes, 17 de plus que la moyenne, mais 24 de moins que les soixantenaires. «L’une des tendances de fond sur la période [2010-2016] est la croissance de la place des personnes de 60 ans et plus dans les arrêts maladie», explique ainsi le texte, qui relève que cette catégorie d'âge représente «7,7% des montants indemnisés en 2016 contre 4,6% en 2010».

Tout cela pourrait, selon le rapport, être une conséquence de la réforme des retraites de 2010, présentée par l'ancien ministre du Travail Eric Woerth, qui a porté de 60 à 62 ans l'âge de départ légal à la retraite : «L’évolution de la structure d’âge des arrêts peut être la conséquence des réformes des retraites car elles ont augmenté la participation des personnes les plus âgées au marché du travail. En effet, selon les données de l’Insee, le taux d’activité de la population des 55-64 ans est passé de 41,7 % au premier trimestre 2010 à 54,1% au dernier trimestre de 2016.» Le coût plus élevé d'un salarié sénior dans les dépenses de santé s'explique en outre par plusieurs facteurs. Plus le salarié vieillit, plus la durée de son arrêt est en moyenne long. Etant en fin de carrière, il bénéficie, en règle générale, d'un salaire également plus élevé qu'en début de vie active, ce qui implique des indemnités elles aussi supérieures. Par voie de conséquence, la tendance va naturellement à l'augmentation du coût des arrêts maladie et des arrêts de travail. Selon des chiffres donnés par le journal Les Echoscelui-ci est passé de 6,3 à 7,1 milliards d'euros entre 2013 et 2016. Pour les derniers chiffres disponibles, sur la période allant de juin 2017 à juin 2018, le montant s'élève à 10,4 milliards d'euros.

Un rapport qui contredit les projections néolibérales

Pourtant, certains tenants néolibéraux tentent d'insuffler l'idée que le système social ne pourrait tenir qu'en rallongeant la durée du travail. Le patronat avec le Medef ou l'institut néolibéral de l'Ifrap préconisent tous deux de repousser l'âge légal du départ à la retraite à 65 ans. Une perspective qui pourrait donc s'avérer coûteuse pour la société et risquée financièrement sur le long terme.

Emmanuel Macron avait promis, durant la campagne présidentielle, de préserver l'âge de la retraite à 62 ans pour la prochaine réforme du système, prévue pour 2019. Reste à savoir s'il cédera aux sirènes néolibérales ou s'il s'en tiendra au pragmatisme économique.

PAR EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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"Le jour où il y aura des morts prématurées, chez les patients comme chez le personnel, il faudra assumer"

Alors que le manque de moyens ne cesse de s’accroître dans les hôpitaux, nous relayons ci-joint le témoignage d'un infirmier relayé la semaine dernière par la CGT du CHU de Grenoble.

TEMOIGNAGE : DES INFIRMIERES DU CHU DE GRENOBLE FONT PART DE LEUR DESESPOIR FACE A LA SITUATION EN USLD et EHPAD

« Lettre à la direction du CHU de Grenoble Alpes concernant la situation catastrophique en gériatrie (Soins de Longue Durée et EHPAD)

Ceci est un cri d’alarme, un cri de désespoir, car nous n’avons plus le temps. Nous n’avons plus le temps de soigner ni de prendre soin, nous n’avons plus le temps d’exercer notre métier. En tant que soignants, nous sommes en première ligne. Nous subissons nous même et voyons les patients subir les conséquences délétères de la politique du chiffre qui est menée partout au CHU. L’EHPAD et le SLD sont des lieux de vie, les gens qui y vivent y subissent au quotidien, et ce jusqu’à leur mort, les conséquences de cette politique gestionnaire.

Régulièrement, mes collègues se retrouvent seul infirmier·ère pour 40 résidents. Avez-vous une idée de ce que cela signifie de travailler dans ces conditions ? A l’aide d’un calcul simple on se rend compte que, sur un service de 7 h30, une fois retirées les 30 minutes de transmissions orales, il ne reste à l’ infirmier·ère que 10,5 minutes par patient.

Mais ces 10,5 minutes ne sont même pas du temps de présence consacré à chaque patient, car il faut déduire le temps que l’infirmier-ère passe à : Vérifier les prescriptions, piler les médicaments si nécessaire (environ 1/4 des patients), valider les actes dans le logiciel, faire les transmissions avec le médecin, préparer les perfusions, faire les transmissions écrites, gérer les imprévus, répondre au téléphone et aux familles, ranger la pharmacie, etc. La situation des aides-soignants es n’est pas plus enviable, d’autant plus que si l’infirmier-ère n’a que peu de temps pour réaliser les soins qui lui sont propres alors il/elle n’en n’aura pas pour réaliser les soins d’hygiène et de confort avec les aides-soignants.

Les conséquences de ce manque de temps sur les patients ? De la douleur et de la souffrance provoquées par des gestes trop rapides des soignants, une douche par semaine au mieux, des pansements non renouvelés à temps, des escarres qui se développent par manque de temps avec les patients pour les mobiliser, des résidents réveillés très tôt pour pouvoir finir nos tours de soin, au détriment de leur santé et de leur confort, des pertes d’autonomie accélérées par manque de temps pour les accompagner dans les gestes de la vie quotidienne, gestes qu’on fait à leur place pour gagner du temps. Pour aller toujours plus vite, on les rend grabataires. Même d’un point de vue purement comptable cela n’a pas de sens : une fois grabataires, ces patients nécessitent encore plus de temps et de moyens.

Si on ne se fie qu’aux plannings, si on ne se fie qu’aux actes de soin dont la case « validé » a bien été cochée, alors on pourrait penser (le pensez-vous d’ailleurs ?) que tout va pour le mieux puisque « le travail est fait ». Alors oui, les cases, sont bien cochées, les médicaments sont donnés, les corps sont lavés mais à quel prix ? Au prix d’une maltraitance institutionnalisée qui est dirigée bien évidement contre les patients mais également contre les soignants qui se voient, malgré eux, collabo de cette politique du chiffre.

Ce sont nous, les ouvriers du soin qui en arrivons, malgré nous à maltraiter ces corps, à malmener ces gens pour qui le quotidien de leurs dernières années consiste à ne croiser que des personnes pressées, des personnes stressées qui n’ont pas le temps de prendre soin d’eux correctement.

Le jour où il y aura des morts, des morts prématurées, chez les patients comme chez le personnel, ce jour-là il faudra assumer, c’est-à-dire répondre de vos actes et en accepter les conséquences. Je dis cela non comme une menace mais comme une triste prémonition d’une conséquence de la politique actuelle.

Aujourd’hui quelques voix se lèvent mais globalement pourquoi ça continue de tourner ? Tout simplement parce que les principaux intéressés n’osent rien dire :

- Les patients sont bien souvent trop faibles pour dire quoi que ce soit et quand bien même : seraient-ils entendus ?
- Les familles quant à elles, se plaignent régulièrement auprès des soignants mais ne vont pas plus haut dans la hiérarchie, et de toute façon, ont-elles d’autres choix : qui est capable d’assumer à domicile un parent grabataire ? L’institution est pour eux la seule solution.
- Enfin, les soignants : complices malgré eux, ont bien souvent honte ou alors sont résignés. Epuisés par les efforts permanents qui leurs sont demandés (finir en retard, faire des heures supplémentaires, revenir sur les jours de repos, travailler en 12h, faire des « soirs-matins »...) et lorsque la colère éclate, malheureusement elle ne dépasse que rarement les murs des offices de soin.

Aujourd’hui si je vous écris cette lettre, c’est parce que je ne me reconnais plus dans la soignante que l’institution me force à être et je ne supporte plus l’impact que cela a sur ma vie. Je souhaite qu’un jour, je n’aille plus travailler en gériatrie avec « la boule au ventre » mais avec plaisir. Plaisir généré par la satisfaction de prendre soin, la satisfaction de faire le travail que j’aime et de le faire bien, la satisfaction d’apporter un peu de sourire, un peu de bonheur à ces personnes qui vivent leurs dernières années.

On ne compte plus les arrêts de travail et les départ pour Burn out, vous poussez le personnel à bout en ne leur donnant pas les moyens d’exercer leur métier correctement. Métier exigeant qui demande de l’attention et des responsabilités, la spécificité de chaque service requiert une expertise qui n’est plus reconnue. Le recours massif à l’interim le montre bien et crée un désengagement de la part du personnel.

Je ne cherche pas votre compassion, je ne me bats pas pour mon confort mais pour défendre un traitement digne des patients, une qualité de soin, cette même qualité qui fait tant votre fierté lorsqu’on voit apparaître le CHUGA dans le classement des meilleurs hôpitaux. Cette qualité dont vous vous vantez mais qui est illusoire, à force de réduction de personnel elle n’existe plus à l’hôpital et en gériatrie encore moins qu’ailleurs. »

DU PERSONNEL ET DES MOYENS VITE !!!!

La CGT du CHU de Grenoble – 04.76.76.51.03 – syndicatcgt@chu-grenoble.fr

Crédits photos : © Yann Gonon

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Après employés, ouvriers et retraités, Macron s’attaque maintenant aux cadres !

Après avoir cassé le code du travail, c’est désormais directement aux cadres qu’Emmanuel Macron s’en prend à travers toute une série de réformes s’attaquant, entre autres, à leurs droits et statuts. La dernière en date concerne directement les cadres en visant leur assurance-chômage. Voté à l’Assemblée nationale ce mercredi, malgré le rejet du texte par le Sénat, ce projet de loi sur l’avenir professionnel s’en prend à la durée tout comme aux montants de leurs indemnités.

Macron le président des riches jusqu’au bout !

Si de nombreux sondages pointent le fait que les réformes entreprises par le Président de la République apparaissent aux yeux de beaucoup de travailleurs comme profitant « aux plus favorisés », cela désigne avant tout les bénéficiaires de l’ISF et les plus riches qui étiquetés sous ce sigle. Ce sont, au travers de la réforme de l’ISF 3,2 milliards distribué directement aux riches.

L’allocation chômage s’apparente pour le gouvernement à des vacances payées

« L’assurance-chômage doit mieux favoriser le retour à l’emploi et le Président tient à ce qu’il y ait une vraie différence de revenus entre ceux qui travaillent et ceux qui sont au chômage », explique une source gouvernementale. Ainsi derrière ce phrasé, ce sont les « privilèges » des cadres qui sont dans la ligne de mire. Là encore, c’est de nouveau le discours du « privilégié » tant rabâché pendant la bataille du rail qui est de mise. En somme, la punch-line d’Olivier Besancenot, « on est tous le cheminot de quelqu’un » est particulièrement éclairante appliquée cette fois-ci aux cadres.

Les cadres et Macron

Si durant période électorale, Emmanuel Macron a abreuvé les « cadres » des discours métaphysiques dont elle raffole, avide d’idéaliser les rapports de domination de la société en les justifiant par une idéologie qui distillerait l’idée de l’universalité de la bourgeoisie. Pourtant, cette dénomination cache une grande hétérogénéité. Sous le sigle de cadre l’on entend par exemple, les ingénieurs informatiques qui sont particulièrement visées par la réforme ou encore des travailleurs passé cadre pour des raisons visant avant tout à les coopter et à imposer un rythme de travail plus élevé.

C’est sous le prétexte d’attaquer les cadres très supérieures que Macron attaque en définitive ceux, qui font partie intégrante du monde du travail, quand bien même il aurait, certes, des revenus souvent supérieurs à la moyenne du monde ouvrier et des employés. Encore une fois, Macron tend à creuser des divisions au sein même de la classe en divisant ceux qui sont au chômage et ceux en poste. Définitivement, le macronisme, c’est la précarité pour tous !

Crédits photos : afp.com/ludovic MARIN

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Loi Avenir professionnel : le CDI Intérimaire généralisé, la précarité institutionnalisée

Parmi les lourds projets que compte la loi Avenir professionnel aka Pénicaud II qui devrait être ré-examinée par l’Assemblée nationale ce mercredi, il y a le CDI Intérimaire, qui n’a de CDI que le nom, et qui est en passe d’être institutionnalisé et généralisé.

Crédit photo : xavierarnau

Le CDI Intérimaire, mis en place sous Hollande était né d’un accord de branche par la suite étendu par arrêté du Ministère du Travail. C’est en 2015, avec la loi Rebsamen qu’il s’était « popularisé », mais à titre expérimental, ayant une possible date d’expiration en décembre 2018. Pour ne pas perdre cet outil de précarisation des travailleurs très avantageux pour le patronat, Muriel Pénicaud l’a ajouté à sa loi Avenir Professionnel. Loi approuvée par l’Assemblée mardi dernier et rejetée par le Sénat mais qui doit refaire la navette pour que les députés donnent le dernier mot, en procédure accélérée.

Après avoir appris que le CDI-I figurait dans le projet de loi Avenir professionnel, Prism’emploi, le patronat de l’intérim avait ainsi déclaré dans un communiqué : « Il s’agit d’un palier important pour le développement de ce contrat qui garantit une sécurité d’emploi aux salariés intérimaires tout en contribuant à l’emploi durable ».

Le « CDI-I » est ainsi, depuis quatre années, la nouvelle poule aux œufs d’or pour le patronat. Les salariés qui sont embauchés par l’agence d’intérim peuvent effectuer des missions en étant payés au SMIC, durant le laps de temps s’écoulant entre chacune d’elle. Si durant les missions, ce sont les mêmes tarifs qui s’appliquent aux intérimaires « classiques », la prime de précarité de fin de mission, elle, saute complètement.

Ce qu’il y a de « CDI » dans le « CDI-I » ? Rien. Mis à part l’assurance – mais à quelles conditions ? – d’avoir un emploi. Et même plus d’un dans ce cas-là. Ce sont aussi évidemment les évolutions de carrière, et donc les augmentations, ainsi que les primes d’ancienneté qui disparaissent du tableau. Le versant « flexibilité », en revanche, est bien assuré puisque l’intérimaire à durée indéterminé est obligé d’accepter les offres d’emploi que lui impose l’agence d’intérim lorsque celles-ci sont dans son domaine de compétence ou d’expertise (3 types d’emplois déterminés avec l’agence à la signature du contrat).

Un avantage que voudrait mettre en avant le gouvernement est la question des congés payés, qui n’ont rien d’un avantage puisque le travailleur cotise pour se les payer. Des congés qui tendent à être d’autant plus imposés dans le cadre du CDI-I, la marge de manœuvre pour choisir quand les poser devenant ainsi extrêmement faible. Sans compter le mépris, l’instabilité et les conditions de travail très dures, avec un rythme qui change constamment.

Ce CDI Intérimaire n’est pas sans rappeler le CDI-projet porté par la ministre du Travail : dans les deux cas, il s’agit de contrats précaires, au niveau du travail comme des rémunérations, qui institutionnalisent cette précarité sans aucune contreparties financières. De la flexibilité en veux-tu en voilà – ou plutôt, en veux-tu ou pas, il n’y a que ça – qui voudrait en plus se payer le luxe d’apparaître comme une « réponse » à la précarité.

Sur le papier et dans les statistiques, quoi de mieux que de pouvoir classer de nouvelles franges de travailleurs précaires, plus de 36 000 CDI Intérimaires ayant été signés en quatre ans, dans la case « emplois stables », et de livrer les travailleurs à un taux d’exploitation toujours plus élevé. Du tout bénéf’ : possible coup de comm’ pour le gouvernement, et main d’œuvre très bon marché et ultra adaptable pour le patronat, avec des contrats les exonérant de plus en plus des charges. En somme une arnaque énorme portée aux nues par un discours vantant le « mieux que rien », le « plus stable que l’intérim », le tout par un gouvernement et un patronat qui cherchent à nous faire croire qu’il n’existe pas d’alternative.

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Mardi 31 juillet 2018 : l'explication de vote du groupe "La France Insoumise" par Mathilde Panot sur la motion de censure que “la France Insoumise” a déposée avec les groupes “Gauche Démocrate et Républicaine” et “Nouvelle Gauche”.

PAR EL DIABLO

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Alors qu'on focalise l'opinion sur l'affaire Benalla, le "gorille" de Macron, celui-ci s'en prend aux bénéficiaires de la pension d'invalidité qui travaillent et qui ne toucheront plus la prime d'activité.Suppression de la prime d'activité : les plus modestes touchés

APF France handicap

Depuis le 1er juillet 2018, les bénéficiaires de la pension d'invalidité qui travaillent ne touchent plus la prime d'activité. Alors que cette aide financière doit soutenir les salariés ayant un revenu modeste, sa suppression injuste laisse beaucoup de foyers dans des situations alarmantes. De nombreux témoignages affluent depuis le début du mois. 

Suppression de la prime d'activité : les plus modestes sont frappés

Même constat pour Sylvie, qui va perdre 160€ / mois et vivra désormais sous le seuil de pauvreté avec 900€ / mois
!
Des pertes de pouvoir d’achat importantes pour des personnes aux faibles revenus qui vont devoir sacrifier certaines dépenses élémentaires liées au logement, à l’alimentation ou encore à la santé.
 
 
 
sandrine.png
Sandrine perd 200 euros par mois
 
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Nadine perd 170€/mois
 
solange.png
Solange perd 107€/mois
 
 
 
Nous attendons donc du gouvernement qu'il apporte des solutions contre le non-recours aux aides sociales au lieu de supprimer celles qui ne seraient pas assez sollicitées.
 
L’association rappelle que cette mesure vient s’ajouter à la stagnation voire la dégradation des ressources des personnes en situation de handicap survenue ces derniers mois : la revalorisation annoncée de l’AAH (allocation adulte handicapé) ne concernera pas l’ensemble des bénéficiaires et n’interviendra totalement que fin 2019 ; par ailleurs les bénéficiaires de pension d’invalidité ont déjà été impactés par la hausse de la CSG.
 
Nous nous inquiétons également des autres annonces et projets en cours concernant les APL, les retraites et pensions de réversion ou encore les contrats aidés.
 
Alors que le Président de la République et le gouvernement affirment vouloir lutter contre la précarité, c’est l’accès aux droits qui est réduit pour de nombreuses personnes, les empêchant ainsi de vivre dignement. 
 
Nous attendons de cette stratégie de lutte contre la pauvreté des engagements ambitieux pour lutter enfin contre la pauvreté des personnes en situation de handicap.
 

Alors que le Président de la République est sur le point de présenter une stratégie de lutte contre la pauvreté, cette mesure inacceptable que nous dénonçons depuis plusieurs moisvient d'entrer en application. Avec une perte moyenne de 158€/mois la suppression de la prime d'activité pénalise de nombreuses personnes en situation de handicap aux revenus modestes et en fait même passer certaines sous le seuil de pauvreté !

Depuis quelques jours, nous avons été alertés par de nombreuses personnes qui viennent d'apprendre qu'elles ne bénéficiaient plus de la prime d'activité.
 
prime-activite.png
Sylvie perd 160€/mois, Lami perd 235 €/mois, Valérie perd 140€/mois, Sandrine perd 200€/mois...
 
Ainsi, Valérie, titulaire d’une pension d’invalidité et en emploi à temps partiel va perdre 140€ / mois, plus de 10% de ses ressources pour cette maman célibataire. Dénonçant un acharnement, elle a témoigné de sa situation dans un reportage pour le Journal de 20h de France 2 diffusé jeudi 12 juillet 2018.
 
PAR http://canempechepasnicolas.over-blog.com
 

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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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