SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Licenciements : avec la rupture conventionnelle collective, le nombre de PSE baisse

Depuis janvier 2018, le nombre de plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) a baissé de 24,5 %. Mais d’autres outils sont à disposition des employeurs pour réduire leurs effectifs. Outre les plans de départs dits volontaires, les chefs d’entreprise jouissent depuis le 23 décembre 2017 d’un nouvel outil : la rupture conventionnelle collective (RCC). Lundi, le ministère du Travail a dévoilé quelques chiffres d’un bilan portant sur les six premiers mois d’application de cette nouvelle mesure.

La rupture conventionnelle collective, c’est en quelque sorte lorsqu’un patron décide de supprimer des postes de travail, et qu’à la fin, ce sont des salariés qui « choisissent volontairement de partir ». Un tour de passe-passe tout droit sorti du nouveau monde pour cette mesure adoptée par ordonnance l’an dernier lors de la réforme du Code du travail. Car, contrairement à la rupture conventionnelle individuelle, la RCC est exclusivement à l’initiative de l’employeur qui fixe seul le nombre de postes concernés. En langage de l’ancien monde : des licenciements. La RCC présente également l’avantage pour les employeurs de s’exonérer de motifs économiques pour supprimer du personnel et de comporter moins d’obligations de reclassement des salariés. Seule contrainte : signer un accord majoritaire avec les représentants du personnel.

Depuis le début de l’année, le ministère du Travail a comptabilisé 66 ouvertures de dossier de rupture conventionnelle collective. En tout, 40 ont été homologués, 17 sont en attente, un a été rejeté par la Direccte et 11 ont échoué, dont celui de Pimkie transformé en plan de départs volontaires faute d’accord avec la majorité des syndicats. Dans le même temps, le nombre de plans de sauvegarde de l’emploi est passé de 370 à 280. S’agit-il d’un transfert pur et simple d’un dispositif à l’autre ? Les RCC sont-elles des plans de licenciement au rabais permettant aux entreprises d’échapper aux PSE comme le dénonçaient les syndicats de salariés au moment de l’adoption du dispositif ? Du côté du ministère du Travail, aucune conclusion n’est formulée pour le moment. Celles-ci sont renvoyées à une évaluation ultérieure confiée à France stratégie, l’organisme chargé des expertises rattaché au cabinet du Premier ministre.

Pourtant le caractère avantageux pour l’employeur de la rupture conventionnelle comparée au plan de sauvegarde de l’emploi est évident. La procédure est bien plus rapide. Deux à trois mois en moyenne, négociations obligatoires et homologation par la Direccte incluses. Elle est également plus simple et surtout moins susceptible d’ouvrir un contentieux au tribunal. Une sécurisation pour les employeurs. L’absence d’obligation de motivations économiques et son coût moindre en mesures de reclassement en font un dispositif plus que séduisant. La baisse du nombre de PSE n’est donc pas vraiment surprenante, même s’il n’est pas encore formellement établi qu’elle intervienne au bénéfice des RCC.

Une aubaine pour les grandes entreprises ?

Par contre, son utilisation est surtout le fait de grands groupes. Le ministère n’a pas communiqué le nom des 40 entreprises ayant validé leur RCC sur les 66 ayant engagé la procédure. Pour autant, nombre d’entre elles sont connues. L’enseigne Pimkie, appartenant au groupe Mulliez, et le groupe PSA ont inauguré le nouveau dispositif dès la publication de son décret d’application fin décembre 2017. Si aucun accord n’a été trouvé chez Pimkie, les syndicats de PSA ont validé la suppression de 1300 postes, à l’exception de la CGT. Le Figaro, détenu par le groupe Dassault et les Inrock propriété de Mathieu Pigasse (banque Lazard) ont réduit leurs effectifs respectivement de 40 et 25 salariés en début d’année.

Autre dégraissage massif : la Société Générale avec 2135 départs. Là, ce sont la CFE-CGC, la CFTC et la CGT qui ont validé la RCC pendant que la CFDT et FO refusaient de signer. D’autres multinationales se sont engouffrées dans l’alternative aux PSE. Cette année, IBM a supprimé 94 emplois, Dunlop 88 dans son usine de Montluçon, l’équipementier automobile coréen Hanon Systems 54 dans son usine de Charleville-Mézières. De son côté, l’américain Carlson Wagonlit Travel s’est séparé de 62 salariés pendant qu’Odo BHF supprimait 50 postes en intégrant en son sein Natixis. Le groupe Total n’est pas en reste en se délestant de 16 personnes dans sa filiale toulousaine Sunpower alors que Teleperformance a supprimé 226 emplois. Seules entreprises de taille plus modeste bien qu’implantées à l’international à figurer dans la liste : Photonis et Alès Groupe qui comptent chacune un millier de salariés.

Exception à la règle, sur les 14 sociétés répertoriées, le groupe d’assurance Aon à Angoulême, une entreprise de moins de 200 salariés. Elle a sollicité 38 départs volontaires. À Teleperformance, le nombre de « candidats au départ » a été plus important que celui fixé par l’entreprise. Un des partants, Wahab a témoigné pour Libération. Avec sept années passées chez Teleperformance, il décrit « des années de pure survie », des conditions de travail dégradées, des horaires changeant en permanence et des objectifs inatteignables. Presque un « autolicenciement volontaire » en langage du nouveau monde.

Publié par rapportsdeforce.fr

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Marianne, 25 septembre 2018

Le Laboratoire sur les inégalités mondiales, notamment dirigé par Thomas Piketty, a actualisé les données sur les inégalités du système de prélèvement. Alors que la progressivité s’était améliorée entre 2013-2016, elle s’est détériorée depuis l’arrivée de Macron. En moyenne, les 5 034 Français les plus riches ont chacun économisé 253 800 euros.

La récente note de la Fondation Jean Jaurès avait, croyait-on, fini d’enfoncer le clou. Intitulée Réforme de la fiscalité du capital: la sécession des riches, elle dénonçait un coût de « 4,5 milliards d’euros par an au budget de l’État » mais surtout le fait que « ces mesures profitent principalement à moins de 400 000 ménages parmi les plus riches« . « Il s’agit de la baisse d’impôt par contribuable la plus forte jamais réalisée en France« , pouvait-on lire. Soit une économie de 10.000 euros par an, tout de même, pour chaque ménage appartenant aux quelque 1% les plus riches. Mais depuis les recherches de Thomas Piketty et de ceux qui on repris le flambeau comme Gabriel Zucman – un de ses anciens thésards aujourd’hui professeur à Berkeley – on sait qu’il est nécessaire de sortir une loupe pour regarder comment cela se passe précisément au sein même de cette population des 1%. Les plus riches des plus riches y sont vernis.

C’est ce que permet la dernière publication du Laboratoire sur les inégalités mondiales que Marianne a pu consulter. Si le document s’attache d’abord et avant tout à identifier comment les inégalités de revenus sont atténuées par les prélèvements sociaux fiscaux au cours du temps, et réalise une comparaison entre la France et les Etats Unis, il permet également de calculer le montant du cadeau d’Emmanuel Macron à ceux qui occupent les avant-postes des premiers de cordée. En effet, les chercheurs Antoine Bozio, Bertrand Garbinti, Jonathan Goupille-Lebret, Malka Guillot et Thomas Piketty ont établi qu’au terme des réformes principalement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et de l’impôt sur les revenus mobiliers, les 0,01% les plus riches ont vu leurs contributions totales passer de 52% en 2016 à 46,6% en 2018.

253.800 euros par tête de pipe

Oui, mais qui et combien ? Marianne, qui a pu obtenir des données complémentaires, a effectué les calculs et en livre les plus significatifs. Il s’agit donc de quelque 5.034 personnes situées parmi les 0,01% les plus riches, c’est-à-dire gagnant plus de 2 millions d’euros de revenus annuels. Pour eux, cette baisse de 5,4 points se traduit en monnaie sonnante et trébuchante. Chacun a réalisé une économie de près de 253.800 euros. Et probablement le double pour un couple, puisque l’échantillon s’intéresse à des individus et non à des ménages. Au total, ce sont 1,27 milliard d’euros que ces 5.034 bienheureux ont capté sur l’enveloppe de 4,5 milliards pour les 1% des ménages riches (qui correspondent, eux, approximativement, à 550.000 personnes).

Les 1% les plus riches ont bénéficié de 4,5 milliards d’euros. Parmi eux, les 0,01% les plus riches en ont capté 1,27 milliard…

Ces ultra-riches qui carburent à 4,7 millions d’euros de revenu par an en moyenne et par tête de pipe, vont donc voir leur pouvoir d’achat croitre sensiblement : près de 5%. Contrairement aux quelques euros de pouvoir d’achat distribués au reste de la population, ces 253.800 euros auront du mal à être mangés par la hausse du gasoil et du tabac. C’est tout le pari Jupitérien que de voir cette avant-garde des premiers de cordée réinvestir leur magot dans l’économie productive et de la faire ruisseler vers le bas. Mais il pourrait être douché par la volonté de réinvestir dans la bourse ou même dans la pierre et de faire grossir un patrimoine qui, à l’instar de ce qui s’est passé sur les revenus, s’est aussi concentré sur le haut de la distribution.

En favorisant par une politique fiscale accommodante cette dynamique d’accumulation du patrimoine, et des revenus qui s’en dégagent, Emmanuel Macron fera sans doute le bonheur de nombreux de ses donateurs pour la campagne présidentielle. Mais il pourrait définitivement perdre le soutien de ceux des Français, encore protégés par le système de redistribution, comme les retraités et les fonctionnaires, qui avaient permis son élection et qui finance par leurs efforts ce formidable cadeau…

Par Emmanuel Lévy

Publié par anti-k.org

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Des ouvriers sur le chantier du stade Al-Wakrah en février 2018 (KARIM JAAFAR / AFP)

D’anciens employés de l’entreprise de construction Mercury MENA aurait des arriérés de salaire de plus de 10 mois.

Par L’Obs Publié le 26 septembre 2018 à 10h54

Des dizaines d’étrangers travaillant sur l’un des chantiers du Mondial 2022 de football au Qatar n’ont pas été payés depuis des mois, a dénoncé mercredi 26 septembre Amnesty International dans un nouveau rapport.

L’organisation de défense des droits de l’homme affirme que des ressortissants du Népal, d’Inde et des Philippines ont des arriérés de salaires de 1.700 euros, non payés par la compagnie d’ingénierie Mercury Mena. Pour certains, cela représente l’équivalent de 10 mois de salaire. L’ONG a établi son rapport après avoir interrogé 78 travailleurs de l’entreprise, mais elle estime que le nombre de personnes touchées pourrait atteindre des centaines.

Système de la « kafala »

L’ONG estime que le système dit de la « kafala » a rendu possible l’exploitation par différentes sociétés de ses employés étrangers. Il permet aux entreprises d’interdire à ses employés de changer d’employeur ou de quitter le pays. De leur côté, les autorités qataries affirment avoir commencé à démanteler ce système et mettre beaucoup d’efforts en œuvre pour l’amélioration des conditions de travail des ouvriers immigrés.

Amnesty estime que le non-paiement des salaires a « ruiné des vies » et appelle le gouvernement du Qatar à verser leurs salaires à ces travailleurs. « En veillant à ce qu’ils reçoivent leurs salaires, le Qatar peut montrer qu’il est sérieux dans (sa volonté affichée) d’améliorer les droits des travailleurs », a déclaré Steve Cockburn, directeur des questions mondiales à Amnesty International.

« Le temps presse »

Selon l’ONG, certains travailleurs ont été autorisés à quitter le Qatar, mais à leurs propres frais. L’un d’eux, Ernesto, un contremaître en tuyauterie des Philippines, qui n’a pas reçu de salaire pendant quatre mois, a déclaré qu’il était maintenant plus endetté qu’à son arrivée dans le Golfe. Certains Népalais non rémunérés ont dû retirer leurs enfants de l’école, déclare encore Amnesty International.

Début septembre, le Qatar avait annoncé qu’il supprimerait les visas de sortie pour les travailleurs étrangers désirant quitter le pays, mais aucune date d’entrée en vigueur de cette mesure n’a été communiquée. Pour May Romanos, l’auteure principale de l’enquête d’Amnesty International, « il y a quelques améliorations, quelques réformes, mais c’est lent […] et le temps presse ».

L.D. avec AFP

Publié par anti-k.org

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Les Etats-Unis confrontés à la multiplication des grèves
Les Etats-Unis confrontés à la multiplication des grèves
Les Etats-Unis confrontés à la multiplication des grèves

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Les frais de santé vont augmenter de 6 euros pour les patients

Bientôt, la participation forfaitaire du patient chez le médecin passera de 18 à 24 euros pour les consultations dont le tarif est supérieur à 120 euros. En marche vers la casse de la santé.

Crédit photo : Fotolia

Ce mardi, le budget de la Sécurité sociale pour 2019 était présenté par le gouvernement et alors qu’il y a quelques jours un plan santé synonyme d’austérité était dévoilé, cette fois on apprend que les frais chez les médecins seront augmentés.

Aujourd’hui pour un acte dont le tarif est supérieur à 120 euros, le patient ou sa complémentaire santé doit payer 18 euros qui sont à sa charge. Ce coût s’applique pour presque toutes les consultations à plus de 120 euros, à quelques exceptions près par exemple pour les femmes enceintes ou les personnes atteintes de maladies chroniques. L’objectif de la ministre de la santé ? Faire passer cette participation de 18 à 24 euros.

La quasi-totalité des frais des opérations lourdes dépassent les 120 euros, il s’agit donc d’une augmentation généralisée de leur coût. Une fois de plus, ce sont les personnes précaires, ne pouvant pas se payer des cliniques privées, qui en récolteront les conséquences. Les ouvriers, et notamment les ouvrières, qui en plus d’endurer des conditions de travail épuisantes sur le moment sont ceux qui développent le plus de maladies sur le long terme, subiront donc de plein fouet cette augmentation. Aujourd’hui, 5% ne peuvent pas se payer une complémentaire santé, et chez les 20% les plus pauvres, ce taux monte à 12%.

Dans 9 cas sur 10, le paiement est pris en charge par les différents complémentaires santés. Mais cela ne signifie pas que les patients ne subiront pas cette hausse. Selon la direction de la Mutualité, qui estime 40 millions par année le coût de cette mesure, les cotisants doivent s’attendre à une élévation des cotisations des assurés.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Rentrée chaotique : dans les lycées pleins à craquer, la mobilisation s’étend

Des salles de classes bondées, des couloirs « comme à Châtelet », une cour de récré digne d’un quai de RER à l’heure de pointe… A trois semaines de la rentrée, de nombreux lycées se sont mobilisés contre la hausse des effectifs, des locaux inadaptés et étriqués, des conditions de reprise chaotiques. De son côté, Jean-Michel Blanquer parle de supprimer 2 600 postes dans le secondaire. L’éducation secondaire sacrifiée ?

Créteil (Val-de-Marne), début septembre. Manif du lycée Suger devant le Rectorat.

A la rentrée 2017 déjà, sur fond de suppression de l’Education Prioritaire pour les lycées, de nombreux établissements, de Seine-Saint-Denis notamment s’étaient mobilisés contre la hausse des effectifs dans les classes et les postes supprimés. En jeu : la sortie des lycées des Zones d’Education Prioritaire, transformées en Réseaux d’Education Prioritaire (REP et REP+) centrés sur les collèges et les écoles. En cette rentrée, les taquets des effectifs en classe sautent, alors que la génération « baby boom » des années 2000 arrive dans le secondaire : + 48 500 élèves en 2016, + 30 500 en 2017 pour les lycées généraux et technologiques ; + 26 000 en 2017 et + 29 500 en 2018 pour le collège. Y compris en REP et REP+ où les seuils d’effectifs sont d’ordinaire limités à 25 élèves, les classes de collèges ne sont plus épargnées. Dans ce contexte la grogne gagne de nombreux établissements. Dans les lycées, elle s’exprime par de nombreux mouvements de grève et de mobilisation depuis la rentrée.

« La cour de récré, c’est comme le quai du métro à l’heure de pointe »

En Seine-Saint-Denis, département où la pression démographique est forte, plusieurs établissements connaissent une rentrée chaotique. Au lycée Feyder, à Epinay-Sur-Seine (93), elle n’a tout simplement pas eu lieu dans les temps : pas d’emploi du temps, des listes de classes non-conformes et des locaux, en travaux, dans lesquels les élèves n’ont pas la place de circuler. Y compris les toilettes – 1 pour 1 000 élèves – laissent présager des conditions d’étude données aux élèves de cet établissement, déclassé des zones d’Education Prioritaire où les effectifs sont pléthores. « Avec cette grève, nous avons obtenu une classe supplémentaire pour prendre en charge les élèves de terminale ES en surnombre et nous avons pu éviter de passer à plus de 35 élèves par classe. » expliquent les enseignants dans une tribune d’alerte publiée dans Libération. Mais à trois semaines de la rentrée, les difficultés persistent et poussent les enseignants à maintenir leurs mobilisations pour exiger des moyens supplémentaires. « Ce n’est pas seulement notre lycée qui est en jeu. L’enjeu est politique et social. Qui se préoccupe de savoir si 1 700 élèves de Seine-Saint-Denis réussiront à travailler pendant trois ans (le temps de leur scolarisation en lycée pour les élèves entrant cette année en seconde) dans une ruine bruyante, entassés entre les tractopelles ? Qui se préoccupe de savoir comment ils vivent cette rentrée où on les malmène ? Peut-on imaginer une situation semblable au lycée Henri-IV ? » dénoncent-ils. « Comme à Epinay, à Sarcelles, au Blanc-Mesnil, à Nanterre, à Aulnay-sous-bois, les rentrées sont catastrophiques. »

Ce vendredi 21 septembre, au lycée Mozart du Blanc-Mesnil, des élèves ont bloqué leur lycée pour apporter leur soutien aux enseignants en grève. Le lycée a vu son nombre d’élèves augmenter de 40% en 4 ans. Au lycée Jean Zay à Aulnay, les enseignants se sont de nouveau mis en grève mardi 25 septembre après celle du 13 septembre : « Nous demandons toujours une augmentation des moyens proportionnelle à l’augmentation des effectifs » qui ont augmenté de 29,5 % en 4 ans, réclament-ils dans leur communiqué, où la goutte d’eau a été le non renouvellement d’un personnel de vie scolaire en poste depuis 10 ans.

Contrairement à la rentrée 2017, cette année, le mouvement de protestation, très important sur le département, dépasse largement les contours de la Seine-Saint-Denis.

Une grogne généralisée dans les lycées : sureffectifs, baisse du taux d’encadrement, locaux exigus

En Ile-de-France, le lycée Gustave Monod d’Enghien-les-Bains, est entré en grève lundi 24 septembre : le renvoi de deux surveillants « sans préavis et dans des conditions inhumaines inacceptables » a été la goutte de trop dans un établissement où les personnels réclament depuis la rentrée des moyens humains supplémentaires. Un mouvement de grève a également touché le lycée Joliot-Curie de Nanterre (92), le lycée polyvalent de Cachan (92), le lycée de l’Hautil à Jouy-le-Moutier (95), à Charenton (94). Y compris le lycée La Bruyère de Versailles est touché par un mouvement de grève pour cause d’effectifs pléthoriques, de locaux exigus et des problèmes d’encadrement.

Des grèves appelées en ordre dispersé

Face aux annonces de Blanquer d’une suppression de 2 600 postes dans le secondaire, les organisations syndicales enseignantes ont décidé d’appeler à la grève… mais en ordre dispersé. Jeudi 27 septembre, ce sont les enseignants des formations professionnelles qui sont appelés dans la rue contre la réforme qui les touche : celle- ci prévoit de supprimer 10 % du volume horaire d’enseignement. En conséquence, la formation, notamment généraliste, des élèves sera sacrifiée ; de nombreux postes prévoient d’être supprimés. Le 9 octobre, appelés par l’Intersyndicale de la Fonction Publique, aux côtés de leur collègues du secteur public, les profs pourront défiler contre le plan CAP 2022. Plutôt que de faire de ces dates, proches, des axes de mobilisation générales pour les enseignants, le SNES-FSU, le SGEN et l’Unsa, très certainement sous la pression des mobilisations en cours appellent, le 12 novembre à une mobilisation spécifique pour les lycées. Un horizon très lointain alors que se poursuivent localement des mouvements de grève dans les établissements et qu’il semble urgent de trouver des cadres d’élargissement commun pour mettre un coup d’arrêt à la saignée qui touche en particulier les lycées, mais plus largement l’éducation secondaire publique.

A peine sorties, les annonces du ministère de l’Education Nationale viennent se briser sur la réalité du terrain. Faire baisser les postes de personnel administratif et d’enseignants dans le secondaire sans augmenter les effectifs par classe ? L’équation, au demeurant absurde du point de vue des chiffres du chômage et de l’impératif d’un partage du travail, paraît impossible tandis que les effectifs dans les établissements continuent d’augmenter. Les enseignants du secondaire l’ont déjà compris. Reste à se saisir des mobilisations locales en cours pour généraliser le mot d’ordre des moyens supplémentaires et des conditions de travail et d’étude dignes pour les personnels de l’Education Nationale et les élèves.

Crédits : LP/Aurore Esclauze

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Libération, 26 septembre 2018

Selon un rapport du gouvernement remis aux députés, le nombre de redevables à l’impôt de solidarité sur la fortune n’a cessé de progresser sous le quinquennat Hollande.

On en sait plus sur les derniers jours de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Transformé depuis le vote du budget 2018 en simple «impôt sur la fortune immobilière» (IFI), cette contribution demandée aux plus fortunés du pays a connu sa dernière année en 2017. Alors, un rapport remis cette semaine aux députés de la commission des finances de l’Assemblée nationale sur le «plafonnement» de l’ISF (mesure que le Conseil constitutionnel avait obligé à mettre en place pour éviter un impôt «confiscatoire» lors de l’abaissement en 2012 du seuil d’entrée dans l’ISF par le nouveau pouvoir socialiste) en dit beaucoup sur nos plus fortunés.

Ainsi, l’an dernier, 358 198 personnes exactement étaient redevables de l’ISF. Ces derniers ont, détaille ce document, «déclaré» un «patrimoine net taxable» de 1 029 milliards d’euros ! Certes, le patrimoine net de l’ensemble des ménages français est estimé à quelque 11 000 milliards d’euros. Mais, selon l’économiste Pierre Madec de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), cela veut donc dire que «1,5% des contribuables les mieux dotés possèdent 9% du patrimoine net total».

Sous Hollande, 15% de «redevables ISF» en plus

Par ailleurs, selon ces données transmises par le gouvernement au Parlement, le nombre de redevables de l’ISF a très sensiblement augmenté entre 2013 et 2017, soit sous le quinquennat de François Hollande : on est passé de 312 406 à 358 198 personnes soumises à cet impôt sur la fortune, soit, avec 45 792 redevables supplémentaires, une hausse de 14,7%. «Ce qui montre bien que, en pleine période de crise, les riches continuent de s’enrichir fortement», s’insurge le député communiste du Nord Fabien Roussel.

Les plus fortunés ont profité de ce «plafond» imposé par le Conseil constitutionnel. Petit rappel : depuis 2013, si l’impôt sur le revenu et celui sur la fortune dépassent 75% des revenus perçus, alors le fisc rabote l’ISF. Résultat, les plus gros contribuables, mieux protégés que le bouclier fiscal mis en place par Nicolas Sarkozy, récupéraient une partie de leur ISF… voire ne payaient plus rien. «Sur les cinquante plus grandes fortunes françaises, onze ne payaient plus d’ISF grâce au plafonnement !» rappelle le député centriste Charles de Courson, partisan de la suppression de cet impôt.

L’Etat a rendu 1 000 euros par jour

En 2017, 11 514 personnes ont ainsi bénéficié de ce plafonnement : soit deux fois plus qu’en 2013. Au total, ces familles dont le patrimoine moyen était de 13,6 millions d’euros (+7% en quatre ans) ont vu diminuer, grâce au plafonnement, le montant moyen d’ISF net à payer : il était de 45 449 euros en 2017 contre 54 588 euros en 2013 (-16,7%). Sans le plafonnement, l’Etat aurait récupéré 1,3 milliard d’euros supplémentaires, c’est près de deux fois plus qu’en 2013 (708,6 millions). Mieux : si on regarde dans le détail, les 1 139 redevables de l’ISF gagnants ont été épargnés, en moyenne, de près de 365 000 euros chacun en 2017. L’Etat leur a donc rendu 1 000 euros par jour…

Ce même mécanisme a été maintenu pour le nouvel impôt sur la fortune immobilière. Avec une bonne nouvelle pour l’Etat sur ce sujet-là : l’IFI rapportera plus que les premières estimations réalisées l’an dernier par le gouvernement. Bercy tablait ainsi sur 850 millions d’euros quand l’ancien impôt sur la fortune a permis de récolter 4,2 milliards en 2017. Selon le quotidien les Echos, qui s’appuie sur les annexes du projet de loi finances adopté lundi en conseil des ministres, l’IFI rapportera finalement 1,2 milliard d’euros en 2018 et devrait amener 1,5 milliard dans les caisses l’an prochain. «Je n’ai jamais cru aux estimations du gouvernement, fait savoir le député Charles de Courson. Il était impossible que, dans le patrimoine des 300 000 plus fortunés français, l’immobilier représente seulement 20%.» Si les chiffres se confirment, la transformation de l’ISF en IFI n’aura donc pas coûté 3,4 milliards aux caisses de l’Etat mais 2,7 milliards à 3 milliards… tout de même.

Lilian Alemagna

Publié par anti-k.org

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La privatisation de la Française des jeux pourrait démarrer début 2019.

La Croix , 2018-09-25 11:00:47 Alain Guillemoles

Les députés vont entamer mardi 25 septembre en première lecture l’examen du « Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises ». Ce projet de loi vise à faciliter la croissance des entreprises avec prés de 70 mesures.

L’Assemblée nationale entamera ce mardi 25 septembre, à partir de 15 heures, l’examen en séance plénière de la loi Pacte, un texte important voulu par le gouvernement pour renforcer la croissance des entreprises et transformer l’économie.

Ce texte fleuve contient plus de 70 mesures qui touchent à une grande variété de domaines. Adopté en commission mi-septembre, il doit maintenant être abordé dans l’hémicycle. Les débats sont prévus pour durer au moins jusqu’au 4 octobre. Le gouvernement espère une adoption définitive avant la fin de l’année.

Le parlement s’attaque à la simplification du quotidien des entreprises

Faciliter le quotidien des entrepreneurs

Ce projet de loi, dont le nom complet est « Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises », prévoit en particulier d’alléger les obligations qui pèsent sur les entreprises. Actuellement, lorsqu’elles embauchent, elles se trouvent soumises à des impôts nouveaux et des règles plus contraignantes, en cas de franchissement d’un certain nombre de seuils (10 salariés, puis 20, puis 50…).

La loi Pacte prévoit de supprimer le seuil de 20 salariés et de donner un délai de cinq ans, après le franchissement d’un seuil, avant de se voir appliquer les nouvelles obligations.

Le texte prévoit également de supprimer le stage préalable à l’installation, obligatoire pour les artisans. Il crée un site Internet unique sur lequel accomplir les formalités afin de créer son entreprise.

Rapprocher les salariés de leur entreprise

Le projet de loi veut par ailleurs renforcer le lien des salariés avec leur entreprise en facilitant l’actionnariat et la participation. Il devrait notamment supprimer le « forfait social », la taxe de 20 % payée actuellement par les employeurs sur les produits d’épargne salariale pour les entreprises de 0 à 250 salariés en termes d’intéressement, et pour les entreprises de 0 à 50 salariés en matière de participation.

Il devrait dans le même esprit inscrire dans le Code civil le fait qu’une entreprise travaille non seulement dans l’intérêt de ses actionnaires, mais aussi de ses salariés et de l’environnement.

Autoriser les privatisations

Ce même projet de loi autorise la privatisation d’Aéroport de Paris (ADP) et de la Française des Jeux (FDJ). L’objectif de ces opérations est d’abonder le fonds de 10 milliards d’euros pour l’innovation de rupture, lancé début 2018.

En commission, les députés ont également ouvert la voie à un changement d’actionnariat de la Poste, pour permettre à la Caisse des dépôts de devenir majoritaire. Le gouvernement souhaite créer un grand pôle public de banque et d’assurance, en rapprochant CNP Assurances et La Banque postale.

La loi Pacte promet le grand retour des privatisations

Et des mesures techniques

Le texte prévoit enfin un grand nombre de mesures techniques pour faciliter les levées de fonds en crypto-monnaies, autoriser les expérimentations de voitures autonomes, raccourcir la durée des soldes à 4 semaines au lieu de six, exercer un contrôle plus étroit sur les investissements étrangers en France..

Selon une note du Trésor début septembre, la loi Pacte pourrait avoir un effet positif sur la croissance française de 0,3 point de pourcentage à l’horizon 2025, voire près d’un point à long terme. L’essentiel de ce bénéfice viendrait de l’effet de la suppression des seuils.

Alain Guillemoles

Publié par anti-k.org

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Mais pour l'immense majorité du peuple de France, le premier factotum de Manu 1er, Edouard Philippe, l'a annoncé: des milliards et des milliards d'euros seront économisés en 2019. Et pas touche aux cadeaux offerts aux riches, aux actionnaires et au patronat. On est de droite et de droite ou on ne l'est pas.

Malgré l'inflation pointant vers les 2%, gel ou quasiment gel des allocations familiales, des APL et des pensions de retraite. Soit 3 milliards d'euros d'économies.

Baisse de 1, 16 milliard d'euros dans l'argent public alloué au logement.

Réduction drastique des contrats aidés. Seulement 130 000 seront budgétisés, ils étaient 320 000 en 2017.

Fermeture des agences de l'administration fiscale et fin de l'accueil sans rendez-vous dans les trésoreries.

190 millions d'euros en moins dans l'audiovisuel public et fermeture d'ici 2020 de France Ô et de France 4.

Suppression de milliers de postes dans la fonction publique, notamment 1 800 dans l'éducation nationale,  2 000 dans les douanes et le fisc.

Comme de bien entendu la progression du pouvoir d'achat restera gelé pour les fonctionnaires et les retraités. Sans oublier dans ce qui reste du service public et le secteur privé.

Je ne sais pas vous, mais le 9 octobre 2018:

Budget 2019: champagne, et du millésimé, pour les riches, les actionnaires et le patronat!

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Turquie. 600 travailleurs en grève sur le chantier de l’aéroport d’Istanbul arrêtés et mis en prison !

Une grève a éclaté ce vendredi à Istanbul sur le chantier de ce qui doit être le plus grand aéroport du monde. Les travailleurs protestent contre des conditions de travail esclavagistes et pour ne pas avoir été payés. Erdogan a répondu en envoyant sa police qui a arrêté et mis en prison derechef les 600 travailleurs en grève. Dans un contexte de crise de la monnaie turque qui fragilise Erdogan, un réveil de la lutte des classes pourrait venir ébranler l'ordre de plus en plus autoritaire imposé en Turquie.

Vendredi 14 septembre, une grève éclate sur la chantier d’Istanbul/Ankara, travaillant sur ce qui est sensé être le plus grand des aéroports du monde. Un projet mégalomaniaque, à l’image de Erdogan et ses méga projets du même type, des projets qui requièrent beaucoup de liquidités.

Or la Turquie traverse une importante crise monétaire des suites de la chute de la livre turque, situation aggravée par la crise diplomatique ouverte par les Etats-Unis du fait de la détention du pasteur américain Bronson accusé de terrorisme par Erdogan. Face à cela, des mesures comme l’augmentation des taux d’intérêt par la banque centrale ont permis un moment d’enrayer la chute précipitée de la livre turque.

Pourtant, cela n’a pas été suffisant et avec une inflation à deux chiffres qui rognent le pouvoir d’achat, de nombreuses entreprises ont cessé de payer leurs ouvriers. C’est notamment le cas de l’aéroport où la grève a été déclenchée. La crise économique qui sévit dans la pays a mis en faillite des sous-traitant qui ont quitté l’aéroport sans payer les ouvriers, aggravant le nombre d’accidents.

Mais face à la menace de récession et faillites en chaine, il faudra bien plus à classe ouvrière que des discours sur Dieu et l’indépendance de la banque centrale pour continuer à travailler sans être payés dans les pire conditions, digne de l’esclavagisme, et dans un contexte de répression menée par régime autoritaire en guerre.

Un concentration ouvrière importante pour un aéroport gigantesque

Une vraie ville sur le chantier, avec environ 35 000 personnes sur place, dont 3000 ingénieurs et personnels administratifs, dans des conditions de travail qui tuent des travailleurs. C’est d’ailleurs ces conditions qui ont entrainé l’accident de deux salariés tombés du toit, ainsi que de la collision entre deux navettes de bus transportant des salariés du chantier, faisant 17 blessées. Cet accident s’inscrit dans un contexte de mortalité très importante où les autorités dénombrent depuis le début de chantier en 2015 vingt-sept morts, chiffre contesté par les syndicats qui parlent de 400 travailleurs qui auraient perdu la vie dans des accidents ou suite à des problèmes de santé liés aux conditions de travail.

600 ouvrier arrêtés en répression pour mener la grève

Comme la défense des intérêt de la la classe ouvrière n’est pas au goût du patronat, le gouvernement, par le biais d’une décision de justice, a fait arrêter les 600 ouvriers en grève manifestant contre les conditions de travail sur la chantier de l’aéroport. Ils ont été placé en détention le samedi matin même. La réaction des ouvriers ne s’est pas faite attendre : le samedi dans la soirée ils ont manifesté par solidarité pour libérer leurs camarades emprisonnés. Si 160 grévistes ont été libérés, il n’ont toujours aucune nouvelle des leurs camarades restés derrière les barreaux.

Mais malgré la répression policière et les gaz lacrymogènes, la lutte va continuer. Les tensions vont continuer à s’accentuer en Turquie. Entre la crise monétaire, l’inflation et l’esclavage des salariés, des affrontements vont en découler.

La lutte des classes pourrait faire trembler les piliers du pouvoir de Erdogan ébranlé par la crise de la monnaie turque. Le mouvement des travailleurs en lutte devront néanmoins rompre avec toute la clique nationaliste rangée derrière le discours guerrier de Erdogan et qui les mène a la mort. Les travailleurs doivent maintenant étendre leur lutte à l’ensemble des secteurs ouvriers qui, comme eux, ne veulent pas crever sur l’autel du capital ou sous celui du régime autoritaire d’Erdogan.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

LONDRES (Reuters) - Les dirigeants d'Unilever sont montés au créneau mardi pour défendre leur projet de supprimer le siège social de Londres et de faire de Rotterdam le seul quartier général du géant anglo-néerlandais de biens de consommation courante, qui suscite une opposition croissante.

Unilever défend son projet de transfert aux Pays-Bas
Les dirigeants d'Unilever sont montés au créneau mardi pour défendre leur projet de supprimer le siège social de Londres et de faire de Rotterdam le seul quartier général du géant anglo-néerlandais de biens de consommation courante, qui suscite une opposition croissante. /Photo d'archives/REUTERS/Brendan McDermid
© Brendan McDermid
 

Le fabricant des savons Dove, des thés Lipton ou encore des glaces Ben & Jerry's, est confronté aux critiques des actionnaires en Grande-Bretagne, dans un contexte de débats incessants sur la manière de sortir de l'Union européenne.

Dans une offensive de charme coordonnée, le président Marijn Dekkers s'est exprimé dans le Daily Telegraph, tandis que le directeur financier Graeme Pitkethly a lui choisi l'émissio "Today", sur BBC Radio 4, pour défendre ce projet.

Les deux dirigeants ont souligné que le groupe restait engagé en Grande-Bretagne puisque 60% de ses activités étaient gérés depuis Londres, tout en répétant les raisons pour lesquelles, selon eux, ce transfert profitera à l'entreprise et à ses actionnaires.

"(Avec ce transfert), la capacité à gérer plus dynamiquement notre portefeuille de marques de bien des façons va se renforcer et c'est un avantage qui profite à tous les actionnaires", a déclaré Graeme Pitkethly.

David Cumming, directeur des investissements actions chez Aviva Investors, un des 20 principaux actionnaires d'Unilever, a déclaré à la BBC que, selon lui, Unilever s'installait aux Pays-Bas pour mieux se protéger après l'OPA hostile, qui a échoué l'année dernière, de 143 milliards de dollars de son concurrent américain Kraft Heinz.

Graeme Pitkethly a répondu que "la meilleure protection [était] une solide performance".

Les actionnaires se prononceront sur ce transfert à la fin du mois d'octobre. Jusqu'à présent, quatre des 20 plus grands d'entre eux, dont Aviva, ont exprimé leur inquiétude ou leur opposition. Ils contrôlent ensemble 5,5% de l'entité britannique, selon des données Thomson Reuters.

Unilever a déclaré ce mois-ci que la simplification de sa structure, consistant à passer d'une maison mère faite de deux entités juridiques britannique et néerlandaise à une seule société holding, serait bouclée en décembre au moment de la cotation du nouveau groupe.

 

(Martinne Geller; Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)

Publié par usinenouvelle.com

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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