SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Chine. Des étudiants arrêtés, accusés de… défendre les droits des travailleurs

L’activisme étudiant en défense des droits des travailleurs se répand dans le pays. Les autorités s’en inquiètent, les multinationales occidentales aussi.

Vendredi dernier les autorités chinoises ont arrêté plusieurs étudiants et ouvriers dans au moins trois villes différentes du pays (Pékin, Shanghai et Shenzhen). Des membres d’une ONG de la province de Guangdong ont également été arrêtés. Leur crime ? Défendre les droits des travailleurs.

Ce n’est pas la première fois que cela arrive en Chine ces derniers mois. Au début de l’été dernier 40 étudiants qui aidaient des ouvriers de Jasic Technology à Shenzhen à se syndicaliser avaient été arrêtés aussi. En juillet ce sont 30 ouvriers de cette même entreprise qui ont été enfermés pour les mêmes raisons, l’une des plus grandes traques contre des ouvriers de ces dernières années dans le pays.

Les autorités chinoises s’inquiètent du resurgissement d’un certain militantisme pro-ouvrier au sein des universités d’élite du pays. Les étudiants arrêtés se déclarent d’ailleurs « marxistes maoïstes ». En ce sens, Patrick Poon, chercheur à Amnesty International à Hong Kong déclarait au journal britannique The Guardian : « C’est ironique de voir comment les étudiants qui ont étudié et cru au marxisme sont arrêtés par les autorités chinoises pour soutenir les travailleurs, le principe fondamentale du marxisme ».

Selon des témoins, les étudiants ont été arrêtés et amenés par des hommes vêtus en noir qui les ont frappés avant de les amener en voiture. Le tout s’est déroulé avec la complaisance évidente des autorités universitaires, beaucoup des arrestations ayant eu lieu dans les cités universitaires mais aussi au sein des campus.

Rappelons qu’en Chine l’organisation syndicale et politique en dehors des organisations officielles est strictement interdite. Les syndicats ne sont rien d’autre que des polices de l’appareil d’Etat et des entreprises pour exercer un contrôle strict sur les ouvriers.

La bureaucratie étatique à la tête du gouvernement n’a strictement rien de « communiste » et voit au contraire dans la violation permanente des droits des travailleurs un pilier du régime et du « modèle » économique chinois.

L’activisme étudiant et ouvrier en faveur des droits des travailleurs est donc une nouvelle très inquiétante pour le pouvoir d’Etat… mais pas seulement. Même si les dirigeants occidentaux nous sortent de temps en temps leurs discours hypocrites sur les « droits démocratiques bafoués » en Chine, les multinationales impérialistes tirent un énorme profit du régime chinois de répression anti-ouvrière. Sans ce niveau de répression comment peut-on imaginer que cette masse géante et puissante puisse rester « endormie » ? La répression, la violation des droits démocratiques, sociaux, environnementaux sont des facteurs déterminants pour « l’attractivité » de la Chine et pour les profits des multinationales.

Les risques que font peser sur le régime chinois et sur les multinationales impérialistes l’activisme naissant de la jeunesse en direction de la classe ouvrière explique ainsi la nécessité pour les autorités de réprimer et mater tout germe de résistance. Une grande partie du futur de l’humanité toute entière se joue en Chine, parmi les travailleurs chinois.

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Journée du 17 novembre 2018 : l’appel du Front Syndical de Classe

Le 17 novembre est annoncée une journée de blocage pour protester contre l'augmentation du prix du carburant.

Lancée par des particuliers, l'initiative a connu un vif succès sur internet mais aussi sur les routes où on peut observer de nombreux gilets jaunes. Elle a aussi été préemptée par l'extrême-droite et/ou manœuvrée par le patronat des sociétés de transport espérant à terme de nouvelles concessions profitant aux lobbies routiers, tandis que les organisations syndicales et politiques progressistes sont restées très prudentes, certains mettant même l'accent sur le danger principal de l'extrême-droite.

Pour le Front Syndical de Classe, la colère exprimée est tout à fait légitime et il faut tout faire pour la généraliser et lui faire prendre une franche tournure de classe et de masse en lieu et place d'un discours « antifiscal ».

Oui, le gouvernement, les géants du pétrole et de la distribution, l'Union Européenne... organisent un véritable racket sur les usagers de l'automobile, pénalisant au passage les plus pauvres par l’intermédiaire de taxes qui constituent un impôt indirect, injuste par nature. En effet, ils ont tout fait pendant des années pour que les travailleurs s'équipent en véhicule. Aujourd'hui, ils mettent en évidence les dangers du diesel pour l'environnement et prennent ce prétexte pour taxer les automobilistes dont la plupart sont contraints d'utiliser leurs voitures au quotidien.

En réalité, le gouvernement, les multinationales, l'UE se moquent de l'environnement. Ce sont en effet les mêmes qui organisent le tout voiture et le tout camion, qui ferment les lignes de chemin de fer (remplacés par… les « cars Macron ») et imposent la privatisation de la SNCF, la dégradation du service (retards, suppressions de trains...) et la casse du fret ferroviaire. Derrière les effets d’annonce et la communication d’entreprise, les actes économiques et politiques font chaque jour la démonstration qu’il ne peut y avoir de transition énergétique et écologique dans un système par nature productiviste.

Les taxes sur le carburant ne sont en réalité qu'un moyen de plus pour compenser les cadeaux fiscaux sur les plus riches et sur les grosses entreprises, le tout au nom d'une contrainte budgétaire et d'une dette complètement illégitimes. Ces augmentations de taxes sur les produits pétroliers s’inscrivent dans une politique globale de diminution des impôts directs impulsée depuis plus de vingt ans par les institutions de la mondialisation libérale que sont L’Organisation Mondiale du Commerce, le Fonds Monétaire International et leur puissant relais dans l’espace européen, l’Union Européenne. Elles répondent à un objectif essentiel pour les classes dirigeantes : faire payer plus les travailleurs et soulager les grosses fortunes de leur contribution au financement de la solidarité nationale.

Oui, il y a nécessité à soutenir et amplifier la colère populaire en la tournant vers le bon objectif : le pouvoir du capital qui paupérise les travailleurs et les classes populaires.

Oui, le pouvoir d'achat est aujourd'hui un énorme problème pour des millions de personnes dans notre pays. Mais derrière le pouvoir d’achat, le problème de fond est celui de la rémunération de la force de travail, sans cesse tiré par le bas depuis près de 40 ans, grâce notamment au mécanisme institué de la « concurrence libre et non faussée » par l’ordre juridique de l’Union Européenne et au carcan de l’euro.

Oui, il faut une grande bataille pour l'augmentation des salaires, des pensions, des allocations… une grande bataille pour remettre le capital sous contrôle du peuple et ouvrir de véritables nouvelles perspectives de leur émancipation sociale et politique permettant de sortir du rapport d’exploitation capitaliste.

C’est en ce sens que le Front Syndical de Classe invite les travailleurs du public et du privé, les étudiants, les privés d’emploi, les retraités… à prendre une part active dans cette journée nationale d’action du 17 novembre 2018.

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A New-York, plusieurs milliers d'employés ont arrêté de travailler ce jeudi pour protester contre l'entreprise, accusée d'avoir dissimulé des cas de harcèlement sexuel en son sein même.

Jeudi 1er novembre, des milliers d’employés de Google ont quitté leurs postes en laissant le message suivant sur leur bureau : « Salut. Je ne suis pas à mon bureau parce que je vais participer, en solidarité avec d’autres employés de Google, à un rassemblement pour protester contre le harcèlement sexuel, les agressions sexuelles, le manque de transparence et une culture d’entreprise qui ne marche pas pour tout le monde. Je reviendrai à mon poste plus tard ».

Ce débrayage improvisé a eu lieu simultanément aux quatre coins du monde dans les différentes antennes de Google : à Dublin, Londres, Zurich, Singapour, Chicago, New York, Toronto, et même au siège social de Google en Californie ou à Tokyo où les manifestations sociales de ce genre sont rarissimes. L’événement, baptisé #GoogleWalkout a réuni pas moins de 17 000 participants à travers le monde, ce qui représente pas moins de 20% des 85 000 personnes employées au total par Google.

A l’origine de ce mouvement suivi mondialement, un article publié dans le New York Times jeudi 25 octobre. Cette enquête révélait que Google aurait étouffé plusieurs cas de harcèlement sexuel impliquant des cadres, le cas le plus important étant celui d’Andy Rubin, le créateur d’Android (le système d’exploitation utilisé sur les smartphones). Rubin a quitté l’entreprise en 2014 après qu’une employée a révélé qu’il l’avait forcée à lui faire une fellation. Or, le journal révèle que Google, en plus d’avoir fait passer cette affaire sous silence, aurait offert à Rubin à son départ une indemnité de pas moins de 90 millions de dollars ainsi qu’un message personnel de Larry Page, le fondateur de la plateforme.

Cette histoire n’est pas un cas isolé, et de nombreux autres cas d’agressions perpétrées par des cadres de Google ont été rapportés, bien que le cas de Rubin soit exceptionnellement scandaleux. Suite à cet article exposant des dizaines de cas, c’est pas moins de 48 personnes que Google s’est vu forcé de licencié, et cette fois sans indemnité de départ.

Cette action, bien qu’elle ait plus une valeur symbolique et bien qu’elle ne soit pas appelée à durer dans le temps, aura malgré tout permis de mettre en lumière cette facette que le géant de la technologie essayait de masquer. Les salariés, qui réclamaient lors de leurs rassemblements la fin de l’inégalité des salaires et des chances en plus d’une politique de transparence sur le harcèlement sexuel au travail et d’un dispositif permettant de signaler les agressions de manière sécurisées et anonyme, ont porté un sacré coup à l’entreprise.

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Malgré le déploiement de hordes de policiers et un Paris placé sous haute surveillance, Macron n’a pas réussi à museler complètement les manifestations d’hostilité et de dégoût face aux grands impérialistes réunis à Paris.

Une indignation que l’on voulait museler

Pour tous les représentants des mouvements, partis et associations luttant contre l’impérialisme, la guerre, les atteintes aux libertés démocratiques et toutes les formes de discrimination, la présence à Paris des Trump, Poutine, Netanyahou, Erdogan et compagnie constituait, en ce 11 novembre, une véritable provocation.

Malgré la pseudo couverture pacifiste du Forum pour la Paix qui s’est tenu à la Villette et auquel Trump n’a d’ailleurs pas participé, l’hypocrite commémoration de l’armistice de « la grande guerre » était clairement placée sous le signe du bellicisme. A commencer par la sortie de Macron qui, quelques heures à peine avant de recevoir Trump et Poutine, préconisait la constitution d’une armée européenne pour tenir tête à la Chine, à la Russie « et même » aux Etats Unis.

Ce concentré d’impérialismes rivaux, même d’inégale importance, organisé par un Macron puissance invitante cherchant toujours à se pousser du col sur le terrain de la politique internationale avait de quoi faire bouillir dans les rangs du mouvement ouvrier et de toutes ses organisations traditionnellement opposées aux guerres fratricides et à toutes les formes d’oppression.

Une mention spéciale en matière de détestation était d’ailleurs accordée à Trump qui, non content de représenter un impérialisme belliqueux dominant cumule les tares de racisme, xénophobie, machisme, LGTBphobie…

Tout avait donc été organisé, très à l’amont, pour museler une protestation qui promettait d’être vigoureuse. Interdiction du parcours en direction de l’ambassade des Etats Unis, puis transformation de l’autorisation de manifester en rassemblement. Large campagne médiatique pour agiter l’épouvantail des dangereux agitateurs cagoulés qui étaient censés, selon des sources secrètes, débarouler à plusieurs centaines. Intimidation grotesque par l’envoi de plusieurs milliers de policiers, au total, un policier, voire plus, par manifestant.

La résistance à la vie dure

Malgré un tel verrouillage des possibilités de s’exprimer, l’indignation et l’hostilité se sont frayé un chemin pour crier haut et fort. Ce fut d’abord, dès le matin, ces Femen arborant les slogans « fake peacemakers » et « hypocrisy parad » qui ont réussi à bloquer le convoi de Donald Trump avant son arrivée à l’arc de Triomphe et qui l’ont payé par plusieurs mises en garde à vue.

Ce sont plusieurs milliers de manifestants qui, malgré toutes les mesures de dissuasion, se sont rassemblés à la République pour exprimer toutes les raisons qu’ils avaient les un.e.s et les autres de conspuer ce rassemblement international de « fauteurs de guerre », de répression, voire d’extermination. Avaient répondu présents des militants de nombreuses organisations, BdS, NPA, Alternative libertaire, Paris against Trump, Palestine, Free Georges Abdallah, Act Up, des collectifs de défense des droits des LGBT comme Irrécupérables, des indépendants et de nombreux sans papiers.

Et puis ce fut, en fin de journée, cette tentative de rassemblement anti-Trump devant le sacré cœur et la violence des policiers frappant à coups de matraque dans le dos pour disperser les manifestants. Il fallait quand même bien servir à quelque chose.

Grande journée de l’hypocrisie

Ce qui est sûr, c’est que l’opération autour du centenaire de l’armistice, entamée il y a quelques jours par Macron n’est pas un triomphe. D’abord la tournée dans le nord et l’est de la France, puis l’hommage au Pétain de la première guerre mondiale et son rapide retrait, ensuite la curieuse annonce de sa volonté de créer une armée pour faire face à la Russie et aux-Etats-Unis quelques heures avant les flons flons du 11 novembre, et enfin les couacs de la journée de célébration parisienne. Si toutes ces péripéties n’ont probablement pas suffi à redorer le blason du président en perte de vitesse, elles ne sont en tout cas pas annonciatrices de lendemains enchantés, débarrassés des guerres et des oppressions.

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L’Humanité, 12 novembre 2018

Lors de la première séance de discussions, le patronat a mis sur la table une architecture d’indemnisation des chômeurs à deux étages qui entérinerait la fin du dispositif actuel.

La négociation Unédic entamée ce vendredi pourrait bien être la dernière du genre. Avant de discuter les paramètres d’indemnisation des demandeurs d’emploi, le patronat a posé sur la table une nouvelle architecture du système à deux étages. Si le gouvernement a acté le remplacement des cotisations salariales par la contribution sociale généralisée (CSG) pour financer l’assurance-chômage (les cotisations patronales restant, elles, en place – NDLR), sapant le dispositif actuel, le Medef a décidé de porter l’estocade. Il propose la mise en place d’un premier étage, soit une partie principale dite de solidarité, alimentée par l’impôt. Une seconde partie assurantielle recevant les cotisations patronales, réduite à la portion congrue, viendrait en complément. Ce qui aboutirait à un chamboulement de structure et de philosophie.

Pour justifier cette casse, le patronat s’abrite derrière la promesse non tenue de l’État. Alors qu’il s’était engagé à reverser une somme de CSG équivalente à celle des cotisations salariales supprimées pour alimenter l’assurance-chômage, le compte n’y est pas. Comme l’explique Hubert Mongon, négociateur pour le Medef : « Dans le projet de loi de finances, il manque 200 millions d’euros. Nous avons la démonstration grandeur nature que l’État ne compensera pas à l’euro près. » Le patronat veut donc assurer ses arrières en instaurant des cloisons étanches entre les deux étages. « Nous craignons que le report de charge n’aille de l’impôt vers les entreprises (comme celles-ci versent des cotisations patronales – NDLR), on est en droit de se demander si on va servir de variable d’ajustement. »

Une proposition floue qui a soulevé moultes interrogations

Le Medef a beau affirmer que la gouvernance paritaire (syndicat et patronat) de cet édifice à deux strates sera maintenue, cette proposition floue a soulevé moultes interrogations. Pour Marylise Léon, de la CFDT, « il faut travailler une autre articulation. Il n’y a pas de refus de principe mais beaucoup de questions ».

Refus catégorique en revanche du côté de Michel Beaugas, négociateur pour FO : « Nous ne sommes pas favorables à un tel dispositif, ça consisterait à réinventer l’assurance-chômage complémentaire comme dans les années 1970. On préfère continuer à gérer un système incluant la CSG, plutôt que d’avoir un dispositif alambiqué qui finirait par baisser les droits des chômeurs. » Car l’inquiétude se fait jour. Avec cette architecture, le Medef souhaiterait imposer une règle d’or pour la caisse alimentée par les cotisations patronales, soit l’impossibilité d’être en déficit. Ce qui finirait par se répercuter fatalement sur les demandeurs d’emploi…

« Le cœur du sujet devrait être la lutte contre la précarité »

Même opposition pour Denis Gravouil, représentant de la CGT : « Le Medef pensait qu’on était tous d’accord, mais nous avons des idées différentes… Avec ce système, nous aurons toujours certains chômeurs avec de très petites allocations. » En arrivant au siège de l’Unédic, ce vendredi, il avait d’ailleurs déchiré la lettre de cadrage imposée par le gouvernement, contraignant syndicats et patronat à réaliser 3,9 milliards d’euros d’économies au maximum sur trois ans. « Avec les catégories B et C de Pôle emploi qui continuent d’exploser, le cœur du sujet devrait être la lutte contre la précarité, via la taxation des ruptures conventionnelles, le déplafonnement des cotisations, la fin des inégalités salariales hommes-femmes… Pour l’instant, on n’est pas dans le dur des discussions », constate le cégétiste.

En attendant, l’ambiance tendue est encore montée d’un cran après les déclarations d’Emmanuel Macron. Le président s’est immiscé dans les débats en rappelant sa volonté d’imposer un bonus-malus d’ici au début de l’année pour sanctionner les entreprises abusant des contrats précaires. De quoi susciter une nouvelle fois l’ire du patronat. Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Medef, s’est empressé de tweetter : « Le bonus-malus imaginé par le gouvernement va détruire des CDD et des emplois intérim sans pour autant créer de CDI ! » Les discussions entre syndicats et patronat sont censées déboucher sur un éventuel accord à la mi-janvier. Prochaine séance de négociations, le vendredi 16 novembre.

Cécile Rousseau

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Retour sur les 5 assemblées générales de cette semaine :

Nous trouvons encourageant et motivant la réponse des salariés qui ont répondu présent à l’appel de la CGT pendant le temps de travail, pour parler de la situation de notre usine, pour nos conditions de travail, l’emploi et la reconnaissance.

Aujourd’hui, Il est clair qu’une bonne partie des salariés ont pris conscience du malaise qui se trame au sein de l’usine, seule notre direction est à mille lieues de tout ça, complètement déconnecté de notre réalité !

Face au rouleau compresseur qu’impose Unilever sur sa politique de réduction des coûts, les salariés n’ont plus d’autres choix de ce révolté et de recréer une cohésion, nous devons tous être solidaire, nous devons faire Masse.

Nous avons tous le choix de faire ou de ne rien faire, arrêtons de croire le discours fataliste de notre direction comme quoi les choses ne changeront pas ; nous, nous disons le contraire, nous avons tous une part de responsabilité de la situation actuelle, alors ensemble nous pouvons inverser cette tendance.

Pour rappel :

 « Les avancées sociales pour les travailleurs ne sont jamais tombées du ciel. Elles n’ont jamais été un cadeau du patronat ou de l’État à sa botte. Elles n’ont jamais été offerte par un tribun arrivé au pouvoir de n’importe quelle manière.
Les progrès, que ce soit en termes de salaires, de repos, de garanties pour leur santé ou leur retraite, ont toujours été acquis par l’organisation des travailleurs. Le rapport de force qu’elle crée permet de faire plier le patronat, soit directement par de grandes grèves, soit par la peur de celles-ci.
Sans nous, aucune richesse n’est produite, sans nous, ils ne sont rien. Ils le savent et manœuvrent continuellement pour nous empêcher de nous organiser, pour nous diviser, nous empêcher de gagner de nouveaux droits et nous reprendre ceux durement acquis. »Pour un meilleur avenir, pour nos enfants, recommençons à nous unir, préparons-nous, pour à nouveau frapper fort et reprendre ce qui nous appartient ! »

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Les GM&S demandent 7,4M aux constructeurs et ils ont bien raison

Les salariés et ex-salariées se battent sur tous les fronts, ils vont faire payer les patrons autant que possible, c’est 7,4 millions d’euros qu’ils demandent aux deux constructeurs Renaud et Peugeot, principaux clients de l’usine GM&S, en les assignant en justice.

Alors que le PSE (Plan de Sauvegarde des Emplois) a été récemment remis en cause au tribunal administratif de Bordeaux, les ouvriers licenciés de l’usine GM&S ainsi qu’une partie de ceux repris par LSI (La Souterraine Industrie), ont assigné en justice les deux constructeurs Renaud et Peugeot (PSA). Ce sont 85 licenciés ainsi que 33 encore en emploie qui revendiquent le droit à une indemnité, en pointant le fait que les constructeurs ont provoqué la chute de GM&S, les motifs sont plus précisément : « abus de position dominante » et « responsabilité pour faute ».

C’est une lutte de longue date qui se poursuit, en septembre dernier, une demande de conciliation a été faite, les ouvriers annonçaient déjà à l’époque qu’ils étaient prêts à aller jusqu’à l’assignation en justice. Devant la réponse du directeur juridique de PSA, Mark Rollinger, le 8 octobre, Maître Borie, avocat des GM&S rapporte que PSA : « considère avoir respecté ses engagements et être en mesure de s’en justifier  » mais estime que « le projet d’assignation en justice est un signal négatif, n’étant pas de nature à permettre au site de travailler avec de nouveaux clients et de se développer  ». Une réponse pleine d’hypocrisie. De son côté Renaud n’a même pas répondu à la proposition de conciliation.

La somme demandée ne vient pas de nulle part, c’est 80 000 euros pour chaque ouvrier licencié, ainsi que 20 000 pour ceux qui ont été repris après le PSE. L’avocat, M. Borie précise qu’en plus des 108 personnes actuellement engagés dans la procédure, d’autres comptent les rejoindre. Ces réparations sont évidemment légitimes, dans un communiqué de presse, M. Borie rappelle une nouvelle fois ce que cause les agissements du patronat, « Oui, nous attaquons PSA et Renault pour ce qu’ils nous ont fait subir depuis des années, les vies brisées, les carrières cassées, la souffrance des familles et sans oublier les conséquences psychologiques. Tout cela a été orchestré par les constructeurs automobiles, nous demandons réparation ! »

Cette forte détermination est démontrée à travers cette nouvelle procédure juridique, qui sera certainement très longue. Mais les GM&S sont connus pour leur combativité et ils le démontrent une nouvelle fois. Que ce soit sur la bataille concernant l’annulation du PSE, remportée en octobre dernier, dont nous n’avons pas encore les répercutions précises ou cette nouvelle assignation en justice. Les raisons pour poursuivre la bataille ne manquent évidemment pas, alors que les différents licenciements ont broyé de nouvelles vie, ceux qui ont pu être repris par LSI voient l’avenir d’un mauvais œil, nous avions écrit fin septembre dernier à ce sujet, autour des engagements du repreneur et des constructeurs qui n’étaient pas tenus.

La situation n’a pas évolué côté patronat, comme partout à l’image des Ford, les fermetures se poursuivent, mais les luttes qui vont avec également, dans un contexte de crise de plus en plus accentuée en France, la colère gronde.

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2 suicides en 15 jours chez les postiers de Dordogne

Une ambiance mortifère. Depuis sa privatisation, les suicides se multiplient à La Poste. En seulement deux semaines, 2 postières travaillant dans le même département, ont mis fin à leur jours.

Crédit photo : Eric Gaillard / Reuters

Le Mercredi 24 octobre, la première avait ouvertement désigné ses conditions de travail comme motif de son suicide. Exactement deux semaines plus tard, une postière de Saint Astier est aussi passée à l’acte. Le plus triste, c’est que cela n’a rien d’inédit. Les messages de détresses qu’ont laissé ces deux postières, ne font que rejoindre une situation déjà alarmante.

Déjà en 2016, 50 employés de La Poste avaient mis fin à leurs jours. Pour ce qui est des autres années, l’entreprise communique peu dessus, on devine bien pourquoi. Dans la lignée de France Télécom, les « restructurations » et méthodes de management détruisent postiers et postières. Les moins « solides » sont souvent pris pour cible tandis que les cadences de travail ne font qu’augmenter. Peu de CDI sont remplacés laissant la place à de la sous-traitance. Ceux encore titulaires voient leurs conditions de travail se dégrader et beaucoup craquent sous la pression...

La direction de La Poste, peut se dire « très attristée » par ces décès, mais ne remet aucunement en cause ses pratiques. Pour les postiers en deuil, seule proposition de la direction : une cellule d’écoute psychologique. Une situation alarmante à laquelle on ne peut répondre par des mesures « pansements ». L’Etat, qui reste encore aujourd’hui l’actionnaire majoritaire de La Poste (74%), reste très discret sur la question. A l’image de l’ancienne DRH Sylvie François en 2012, la direction cherche à se déresponsabiliser tout en maintenant sa politique destructrice.

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Réforme de l’assurance chômage : le début de négociations difficiles

Les négociations pour la réforme de l’assurance chômage ont commencé hier. Les organisations syndicales et patronales ont trois mois pour se mettre d’accord, ensuite le gouvernement tranchera. Macron qui cherche par tous les moyens à renouer avec une popularité qui a depuis longtemps disparu, menace le patronat de mettre en place le système de bonus malus par rapport à l’utilisation excessive de contrat court. La CGT a frappé un grand coup en déchirant la feuille de route du gouvernement mais continue malgré tout à négocier.

Crédit photo : AFP / Jean-Francois Badias

Huit réunions de négociations sont prévues entre le 9 novembre et le 15 janvier prochain entre les syndicats et le patronat. Le but de cette réforme ? Permettre de faire entre 3 et 4 milliards d’économie sur 3 ans.
Le gouvernement via une feuille de route a annoncé son plan : attaquer les chômeurs. En effet, d’après Macron et toute sa clique, le problème du chômage et du déficit de l’UNEDIC n’est autre que le chômeur en soit. Le marché du travail ne serait pas adapté et les contrats courts trop nombreux. Du coup quoi de mieux que de précariser encore un peu plus le chômeur pour favoriser une embauche sur le long terme ?

Les mesures à « négocier

Une chose est sûre : ces négociations ne seront pas de tout repos tant l’attaque est considérable. Il est question de refondre totalement l’assurance chômage. Il est question de revoir les règles autorisant les chômeurs à cumuler une activité réduite et une allocation chômage. Le gouvernement souhaite que ça ne soit plus le cas. Il veut revoir à la hausse le seuil minimal de temps de travail effectué pour recharger ses droits. Il souhaite également revoir les règles de calcul du salaire journalier qui déterminent le montant de l’allocation chômage. A travers ça, le but affiché par le gouvernement serait de favoriser les contrats à temps plein plutôt que les contrats courts. La mesure de dégressivité des allocations chômage est quant à elle justifiée comme une manière de favoriser le retour de l’activité à temps plein..

Pour résumer, le gouvernement de Macron souhaite que les travailleurs privés d’emploi ou qui n’ont que du travail à temps partiel ou bien des CDD de courte durée et à répétition se bougent afin de trouver des CDI, comme si cela dépendait du chômeur. Si c’est bel et bien le chômage de masse qui permet aux patrons d’utiliser des salariés kleenex ce n’est pas la faute du chômeur qui se voit obligé d’accepter des contrats en CDD ou à temps partiels parce que c’est tout ce qu’on lui propose et si il n’accepte pas on lui sucre ses indemnités. Pour faire des économies Macron veut tout simplement couper le robinet des allocations aux chômeurs. Si il enchaine des CDD il ne pourra pas recharger ses droits et gagnera moins d’indemnités chômage et donc sera obligé de prendre n’importe quel poste pour ne serait ce qu’avoir un revenu à peine suffisant pour survivre. Si Macron est une machine à radicalisation il est aussi une machine à précarisation.

Des syndicats à la table des négociations

La CGT a frappé fort d’entrée. Le négociateur du syndicat sur ce sujet, Denis Gravouil a déchiré la lettre de cadrage du gouvernement devant les caméras, expliquant qu’« Il n’est pas question de respecter les économies sur les droits des chômeurs » pourtant celui-ci reste autour de la table des négociations alors même qu’il n’y a rien à négocier.

Les autres syndicats ont quant à eux affirmé leur volonté d’aboutir et leurs lignes rouges à ne pas franchir. Le document en soit est une ligne rouge. Force Ouvrière a expliqué qu’il n’y avait que « deux épouvantails », « le bonus-malus côté employeurs et la dégressivité côté salariés ». La CFDT a expliqué que les trois mois de négociations étaient suffisants pour trouver un accord.

Macron en chute libre dans les sondages menace le patronat de mettre en place le bonus malus

Emmanuel Macron qui est au plus bas dans l’opinion (27% d’opinion favorable au dernier sondage) essaye tant bien que mal de se refaire une santé de popularité mais en vain. De fait, devant la grogne latente qui ne cesse d’exploser à intervalle régulier, il a déclaré ce vendredi à Lens qu’il comptait pénaliser les entreprises qui abuseraient des contrats courts si le patronat et les syndicats ne se mettaient pas d’accord.

Il essaye ainsi de se débarrasser de son image du président des riches. Une tâche difficile. D’autant plus que cette menace, qui représente un véritable repoussoir pour le patronat, a très peu de chance d’être mise en place. La preuve en est : cette dernière n’apparait même pas dans la lettre de cadrage du gouvernement. Si Macron n’a pas expliqué les détails d’une telle mesure, il a déclaré qu’elle aurait quand même pour but d’inciter les entreprises à avoir moins recours aux CDD. A une journaliste de France Inter, le président a en effet expliqué que « les entreprises qui favorisent l’emploi durable pour les gens et donc la stabilité, auront des bonus et celles qui font trop de contrats courts auront des malus ». Dans tous les cas, une telle mesure ne pourra empêcher les entreprises d’avoir recours de manière excessive aux CDD puisque cela reste, même avec des malus, beaucoup plus avantageux pour eux.

Depuis le début de son quinquennat, la politique de Macron, visant à casser le code du travail, les retraites, à miner le pouvoir d’achat avec la hausse de la CSG et des taxes, et parallèlement à ça à offrir des cadeaux aux plus riches avec la suppression de l’ISF, est profondément antisociale et sa tentative de se muer en défenseur des travailleurs précaires et des chômeurs n’est pas prêt de prendre.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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