SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Acte V : Malgré les stratagèmes du gouvernement, les gilets jaunes déterminés et décidés à défaire Macron

Recul de Macron, stratégie de la peur, union nationale et instrumentalisation de l'attaque de Strasbourg, déclinaison de cette politique sur le terrain de la violence physique contre les gilets jaunes et les lycéens. Tout au long de la semaine, le gouvernement et les médias ont mobilisé des moyens sans commune mesure pour empêcher les gilets jaunes de manifester. Pourtant, non seulement l'acte V a eu lieu envers et contre tout, mais encore, les gilets jaunes ont réaffirmé leur détermination à obtenir encore plus et défaire Macron. Si le gouvernement a voulu centrer sa bataille sur la place de Paris, c'est pour contrebalancer les nouvelles places fortes qui résistent, voire se renforcent, comme à Toulouse ou Bordeaux. Pour amplifier le mouvement, il va cependant falloir que d'autres secteurs rentrent dans la bataille et particulièrement le mouvement ouvrier.

Dans toute la France

Pour le gouvernement, l’objectif principal était de faire de l’acte V, une démonstration de l’essoufflement du mouvement des Gilets Jaunes. Si Macron était bien conscient que ses annonces du lundi ne permettraient pas, à elles seules, de faire rentrer à la niche les gilets jaunes, comme en témoigne le nombre toujours aussi impressionnant de forces de police déployées ce samedi, il a tout tenté pour scénariser cet essoufflement sur la scène de Paris. Tous les stratagèmes ont été utilisés, à une échelle plus importante encore que lors des derniers actes. D’abord, empêcher physiquement les gilets jaunes d’atteindre le lieu de la manifestation, aux alentours de Paris comme dans Paris même, ensuite, scinder et nasser les différents cortèges pour empêcher toute jonction et toute convergence. Ce qu’il visait : l’image de 500 manifestants se baladant sur des Champs Elysées quasiment désertés. Ça n’a pas été le cas.

Mais si le gouvernement et les médias ont choisi de s’appuyer sur Paris pour scénariser « l’essoufflement » - difficile, en effet, pour les Gilets jaunes de maintenir le même degré d’offensive face à l’Etat bardé de tous ses moyens répressifs avec ses blindés de guerre -, c’était pour mieux occulter l’amplification de la mobilisation dans d’autres régions de l’hexagone comme à Bordeaux,Toulouse>http://www.revolutionpermanente.fr/Direct-Nasses-lacrymogene-et-chars-deployes-La-repression-frappe-a-Toulouse], et à un niveau moindre Marseille. Un journal comme le 20 minute pourtant peu soupçonnable de bolchévisme, parle même de "raz de marée" à Bordeaux. Le Figaro tente, quant à lui, de montrer que la mobilisation a été plus importante à Bordeaux et Toulouse qu’à Paris. Les versions sont discordantes. Signe que les médias et le gouvernement ne sont pas si à l’aise que cela avec la mobilisation des gilets jaunes, loin de s’éteindre... comme ils le présageaient.

Les annonces d’Emmanuel Macron dans la semaine, proposant notamment une hausse du SMIC qui confine à l’enfumage, n’ont semble-t-il pas eu les effets escomptés pour réellement "rétablir l’autorité d’Etat". Sinon comment comprendre les injonctions d’Edouard Philippe et de Christophe Castaner, ministre de l’intérieur : "Les ronds-points doivent être libérés", au soir de la mobilisation. Si la mobilisation s’essoufflait, il n’y aurait pas eu besoin d’injonctions. Elles exprimaient au contraire une position défensive, une peur de voir le mouvement perdurer malgré le recul opéré par Macron.

Il est clair que le mouvement des gilets jaunes exprime une détermination toujours aussi forte et commence à élever son niveau de conscience, comme on a pu le voir avec des gilets jaunes imposant leur droit à manifester en forçant les cortèges ou encore, se mettant à genoux, place de l’Opéra, en solidarité avec les lycéens de Mantes la Jolie. Pour autant cela ne doit pas occulter la nécessité de trouver les moyens pour renforcer la mobilisation en la structurant plus encore par en bas en généralisant des organismes, comme les AG ou les comités d’actions. C’est la seule manière de convaincre plus largement, de contrer les stratagèmes du gouvernement, et surtout de maintenir le moral des troupes.

Plus encore, il est nécessaire que d’autres secteurs commencent à prendre la relève et entrent massivement en jonction avec les gilets jaunes. En effet, on a vu durant la journée beaucoup de gilets jaunes venir en relayer d’autres, signe que la fatigue peut commencer à peser. La responsabilité en revient essentiellement aux directions du mouvement ouvrier dont la politique a joué, en définitive, contre la dynamique de construction de l’acte V. Et ce n’est pas l’impréparation importante par la direction de la CGT de la "journée d’action" du 14 novembre qui aura prouvé le contraire. De même, si une journée de grève dure avait pu faire écho à la colère des gilets jaunes le 14 décembre, une tout autre dynamique d’entrainement aurait pu irriguer cet acte V.

C’est aussi sur le terrain de la mobilisation de la jeunesse étudiante et scolarisée qu’il s’agit de continuer à se mettre en mouvement pour rejoindre la dynamique du mouvement lycéen que le gouvernement tente inexorablement d’éteindre le plus vite possible.

Beaucoup de Gilets Jaunes se donnent déjà rendez-vous pour l’acte VI. Mais ils doivent être rejoints massivement par la population, au premier titre, par les secteurs stratégiques du mouvement ouvrier qui pourraient donner une autre dynamique au mouvement par la généralisation de la grève. Il faut éviter toute lutte par procuration. Si les gilets jaunes ont obtenu le premier recul du gouvernement, c’est qu’il a bien plus à perdre... Dans les structures syndicales, à la base, le monde du travail doit se mettre en action pour faire résonner la colère des gilets jaunes.


Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
VIDEO. Pour défendre leur droit à manifester, des gilets jaunes forcent un cordon de CRS

Les médias font tout pour accréditer le récit du retour au calme, filmant en contre-plongée des rues "désertes" et des commerces ouverts, comme si rien n'avait lieu pour l'acte V, comme si cette journée n'était que le fruit de "casseurs." En réalité, la mobilisation de masse ne faiblit pas malgré le dispositif de sécurité, comme le montrent ces gilets jaunes qui n'hésitent pas à casser le cordon de CRS pour manifester et rejoindre les Champs-Elysées.

Retour au calme vraiment ?
 
L’enterrement des gilets jaunes mis en scène par les médias

Tout est fait pour accréditer le récit du gouvernement d’une extinction de la mobilisation et du « retour à la normale », de la reprise en main par les forces de l’ordre et le gouvernement. Le désordre ne serait dû qu’à des « casseurs » acharnés ; et les semaines précédentes, rétrospectivement, n’auraient même pas eu lieu, ne seraient là aussi que des "mauvais" gilets jaunes, les "bons" étant restés chez eux.

En réalité, le gouvernement a tout tenté pour amputer, bloquer et paralyser la mobilisation. Et tous les coups sont permis : quitte à bloquer les voitures aux abords de Paris, aux péages. Entre les provocations multiples du gouvernement et les intimidations depuis le début de la semaine, allant jusqu’à l’instrumentalisation sordide des attentats, tout est bon pour en finir avec les gilets jaunes. Aujourd’hui encore on ne compte plus le nombre de cortèges bloqués et nassés, empêchés de se déplacer pour rejoindre d’autres cortèges, notamment sur les Champs. A tel point que des gilets jaunes n’ont pas hésité à casser le cordon de CRS pour se rendre sur les Champs.

Car, pour prévenir toute jonction des cortèges qui mettrait à mal le récit bien huilé d’un retour à la normale, les manifestants sont fouillés intégralement, leur matériel de protection confisqué, et les rues alentour des grandes places verrouillées. Le cortège de centaines de manifestants a ainsi été immobilisé plusieurs heures durant à Opéra, cerné par les chevaux de la police montée.

In fine, la stratégie est rodée, celle déjà mise en place la semaine dernière, accentuée, et encore renforcée : occulter les cortèges nassés partout dans Paris et les empêcher de se rejoindre, minimiser le nombre de manifestants, et faire passer la mobilisation des gilets jaunes pour le délire obstiné de quelques "casseurs" irréductibles, légitimant ensuite la répression qui s’abat en fin de journée et accréditant le récit d’un retour à la normale.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Indemnités de licenciement : le conseil de prud'hommes de Troyes s'affranchit des ordonnances

Dans un jugement publié jeudi 13 décembre, le conseil de prud'hommes de Troyes a décidé de passer outre le plafonnement des dommages et intérêts en cas de licenciement abusif, prévu dans les ordonnances réformant le Code du travail.

C'est une première et un coup porté aux ordonnances Pénicaud réformant le Code du travail, en vigueur depuis septembre 2017. Dans un jugement publié jeudi 13 décembre, le conseil de prud'hommes de Troyes a décidé de passer outre le plafonnement des dommages et intérêts que les salariés peuvent réclamer aux prud'hommes en cas de licenciement abusif. Selon lui, ce plafonnement est contraire à la charte sociale européenne ainsi qu'à la convention de l'Organisation internationale du travail (OIT). C'est une mesure phare des ordonnances qui vise à offrir davantage de prévisibilité aux entreprises sur le coût des licenciements et qui est aussi controversée car elle prive le juge de sa liberté souveraine d'interprétation.

En gros, selon les ordonnances, les dommages et intérêts que peuvent percevoir les salariés en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse sont désormais plafonnés selon leur ancienneté. Et ils ne peuvent excéder 20 mois de salaire brut. Ce qui signifie que les juges ne peuvent plus fixer le montant des dommages et intérêts qu'ils souhaitent. Ce montant ne doit pas être supérieur aux barèmes prévus par les ordonnances sauf en cas de harcèlement, de discrimination ou encore pour violation des libertés fondamentales (comme, par exemple, la liberté d'expression).

«Ces barèmes ne permettent pas d'être dissuasifs pour les employeurs qui souhaiteraient licencier sans cause réelle et sérieuse un salarié»

«Ce plafonnement ne permet pas aux juges d'apprécier les situations individuelles des salariés injustement licenciés dans leur globalité et de réparer de manière juste le préjudice qu'ils ont subi», insistent les conseillers. En outre, «ces barèmes ne permettent pas d'être dissuasifs pour les employeurs qui souhaiteraient licencier sans cause réelle et sérieuse un salarié, précisent-ils. Ces barèmes sécurisent davantage les fautifs que les victimes et sont donc inéquitables».

Résultat des courses: les conseillers ont décidé d'imposer à l'entreprise de verser au salarié concerné 37.143,63 euros de dommages et intérêts (soit 9 mois de salaire brut). S'ils avaient appliqué les barèmes fixés par les ordonnances, le montant aurait été bien plus faible, d'environ 16.500 euros, selon les calculs de Amélie d'Heilly, avocate associée chez SCM 5QB Avocats et membre du Bureau d'AvoSial, syndicat des avocats d'entreprise.

«Nous avons bon espoir que cette décision soit retoquée par des juges professionnels en Cour d'appel»

Il est à noter que l'affaire est toutefois très spécifique car l'entreprise visée est en liquidation judiciaire. «L'employeur s'est probablement très mal comporté et le conseil de prud'hommes a donc voulu le sanctionner», poursuit l'avocate. Il n'empêche, l'argumentaire juridique des conseillers prud'homaux n'est pas fondé et injustifié, estime-t-elle. Et, si l'affaire est contestée en appel, «nous avons bon espoir que cette décision soit retoquée par des juges professionnels en Cour d'appel», poursuit l'avocate.

Pour le syndicat des avocats de France, qui est farouchement opposé au plafonnement, c'est une première victoire. «Ces décisions ouvrent la voie de la résistance des juges contre cette réforme inacceptable», indique le syndicat dans un communiqué.

Publié par lefigaro.fr

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Ford a refusé l’offre de reprise de Punch… et préfère fermer l’usine ! La bataille continue !

Ce jeudi 13 décembre, le couperet est tombé : Ford a refusé l'offre de reprise de Punch Powerglide pour le site de Blanquefort, condamnant 850 ouvriers, dont Philippe Poutou, l'ex-candidat du NPA à la présidentielle, au chômage. Pourtant, la bataille n'est pas terminée, et les ouvriers n'ont pas encore dit leur dernier mot !

Près de 900 ouvriers directement concernés

Crédits photos : GEORGES GOBET/AFP

La direction de Ford rejette l’offre de reprise et condamne 850 ouvriers, dont Philippe Poutou, au chômage

Ce jeudi 13 décembre, la nouvelle tant redoutée par les ouvriers de l’usine Ford de Blanquefort a été confirmée. La direction de la multinationale américaine a refusé l’offre de reprise de son site girondin par l’entreprise, elle aussi américaine, Punch Powerglide.

En réalité, cela fait près d’une décennie que Ford cherche à fermer l’usine de Blanquefort. Une bataille à l’usure, et des fermetures évitées par la combativité des ouvriers, déterminés à sauver leurs emplois. Aujourd’hui, ce sont donc 850 ouvriers qui sont sacrifiés sur l’autel de la rentabilité, sans compter les plus de 3 000 emplois induits par l’activité de l’usine, qui se retrouvent eux aussi menacés.

Cyniquement, la direction de Ford a annoncé un « plan social complet ». « Nous ne croyons pas que les plans de l’acquéreur potentiel offrent le niveau de sécurité et de protection, ou limitent le risque de possibles pertes d’emploi futures, que nous souhaitons pour les salariés de FAI (Ford Aquitaine Industry) » a ainsi déclaré le géant américain de l’automobile. Résultat des courses, l’ensemble des ouvriers de l’usine se retrouveront au chômage, selon les plans de la direction, à la fin de l’année 2019.

Les larmes de crocodiles de Bruno Le Maire

Tout aussi cynique, la réaction de Bruno Le Maire à l’annonce de la décision de la direction de Ford. Le ministre de l’économie a en effet accusé la multinationale de « trahison » et appelé l’entreprise à réviser sa position, lors d’une intervention devant le Sénat.

Voilà des semaines que Bruno Le Maire dit se positionner aux côtés des ouvriers et appelant à une reprise du site de Blanquefort. Une sacrée contradiction pour un ministre du « président des riches », dont le gouvernement s’évertue depuis le début du quinquennat à favoriser les possibilités de licenciement pour le patronat.

La CGT appelle à la poursuite de la mobilisation : « Non, Ford n’en a pas encore fini avec nous »

Comme depuis une bonne décennie, ce n’est pas du côté des politiciens qui, gouvernement après gouvernement, facilitent les licenciements et détruisent les droits des travailleurs que les ouvriers trouveront une aide pour défendre leurs intérêts. Ni même sur le strict plan judiciaire. Au contraire, c’est bien la mobilisation des travailleurs eux mêmes, sur le terrain de la lutte des classes et par la grève, que les Ford ont réussi à plusieurs reprises à empêcher les plans de la direction.

Ainsi, la CGT de Ford Blanquefort a publié un communiqué, indiquant « qu’elle va continuer la bataille, avec détermination, avec colère, qu’elle va tout faire pour "embêter" Ford, pour entraver sa logique destructrice, pour empêcher la catastrophe » avec pour objectif « de sauver nos emplois, de sauver les emplois induits, de sauver une activité sur l’usine ».

C’est dans cette voie qu’il est possible de retourner la situation. Celle de la grève et du rapport de force, pour empêcher la fermeture de l’usine. C’est pourquoi le soutien qui s’est manifesté tout au long de la résistance de ces dernières années sera d’autant plus important dans les semaines et mois à venir.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Macron prêt à utiliser des armes chimiques sur les gilets jaunes ?

Suite à la polémique ouverte par l'article de Marianne sur la possibilité que des blindés soient équipés de "gaz incapacitant", nous relayons ci-dessous un article de vu sur Paris-Luttes Infos.

Vu sur Paris-Luttes-info

Source : Paris-Luttes Infos

Un article de Marianne qui revient sur le dispositif policier du 8 décembre à Paris fait froid dans le dot. En effet l’hebdomadaire écrit :

Samedi 8 décembre, certains des blindés de la gendarmerie disposés pour la première fois dans Paris étaient secrètement équipés d’un dispositif radical, qui n’aurait été utilisé « qu’en dernier recours » : une réserve de liquide incapacitant. Selon nos sources, la pulvérisation de ce liquide sur une foule de gilets jaunes aurait été capable de « les arrêter net, mettant les gens à terre, même avec des masques ». Chaque engin aurait pu « neutraliser » une surface de plusieurs terrains de football… « Heureusement, que l’on n’en est pas arrivé là », ajoute cette source haut placée dans le dispositif policier. « L’autorité politique », comme le disent les fonctionnaires, aurait approuvé l’éventuel emploi d’un tel produit, qui n’aurait été utilisé qu’en cas de « débordement ultime ».

Alors, info ou intox ? Certains sur le web évoquent le gaz CN qui était utilisé autrefois en France. On peut penser que la France dispose encore de certain de ces stocks. La préfecture a tout intérêt à se montrer puissante et bien armée et on pourrait aussi penser qu’il s’agit d’une opération de communication. Pourtant suite à la publication de l’article de Marianne, la Gendarmerie à voulu préciser le dispositif employé en parlant de "poudre" au lieu de "liquide" relançant par la même les spéculations.

A la suite de la parution de notre article, la gendarmerie nationale a souhaité préciser que le dispositif dont nous vous rapportons l’existence n’est pas un liquide mais une « poudre »… Certains blindés déployés à Paris samedi étaient bien équipés d’un dispositif de « pulvérisation » d’un produit « incapacitant », de type « lacrymogène à dose forte », qui n’aurait été utilisé que sur « ordre d’une autorité ». Chacun des blindés équipés de ce dispositif de pulvérisation (visible en haut à droite face à l’engin) contient trois bouteilles de plongée dont deux sont chargées de la fameuse poudre sous pression. « Cela n’a jamais été utilisé en métropole », confie à Marianne le Sirpa gendarmerie, qui reconnaît qu’en « configuration normale », un blindé peut « pulvériser » sous forme d’épandage sur l’équivalent d’une surface de « un à deux terrains de football ». Marianne maintient que lors des réunions de crise au plus haut niveau, préparatoires à la manifestation du 8 décembre, il a bien été question de ce dispositif comme d’un « dernier rempart »… et qu’il aurait été capable « d’arrêter net une foule, mettant les gens à terre, même avec des masques ».

De quoi parle-t-on vraiment ? Quel est la nature chimique de cette "poudre" ou de ce "liquide" ? Dans quel cadre les politiques ont-ils pensé utiliser cette arme ? Autant de questions légitimes auxquelles le ministre de l’intérieur devra répondre.


Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
URGENCE SOCIALE Il faut des réponses immédiates
Ce vendredi 14 décembre, 170 rassemblements et manifestations ont été organisés dans toute la France. D’autres actions ont été recensées sur tout le territoire : appels à la grève, assemblées générales dans les entreprises, distributions de tracts aux salariés, etc. La violence sociale qu’exercent ce gouvernement et le patronat est inacceptable...

Ce vendredi 14 décembre, 170 rassemblements et manifestations ont été organisés dans toute la France. D’autres actions ont été recensées sur tout le territoire : appels à la grève, assemblées générales dans les entreprises, distributions de tracts aux salariés, etc.

La violence sociale qu’exercent ce gouvernement et le patronat est inacceptable. Le président des riches méprise le monde du travail ; lundi soir, lors de ses annonces, il a confirmé sa politique au service des plus riches.
Il gouverne le pays comme une entreprise et ne daigne même pas apporter de vraies réponses aux salariés du privé comme du public, aux retraités, aux jeunes, aux privés d’emploi !

Une nouvelle fois, par milliers, tous ensemble, ils ont défilé ou débrayé pour :

  • l’augmentation de salaires, du point d’indice des fonctionnaires ;
  • l’augmentation du Smic, à 1800 euros ;
  • une indemnisation de tous les chômeurs, parce que l’on ne choisit pas d’être licencié ;
  • la réduction du temps de travail à 32 heures ;
  • l’augmentation des pensions ;
  • l’égalité salariale ;
  • le rétablissement de l’impôt sur la fortune et un impôt progressif ;
  • un accès égalitaire aux études.

La hausse du chiffre en bas du bulletin de salaire n’est pas une augmentation de salaire ; bien au contraire, c’est de l’argent en moins pour financer la protection sociale. C’est la casse de notre Sécurité sociale, conquis social, qui organise la solidarité intergénérationnelle.

Ce sont deux modèles de société qui s’affrontent :

  • celui de Macron et du patronat qui prône l’individualisme où seuls les premiers de cordée auraient le droit de « vivre », les autres celui de survivre ;
  • celui que porte la CGT, à partir de valeurs de justice sociale, de réponses aux besoins pour toutes et tous, où chaque personne pourrait vivre dignement dans un cadre collectif solidaire.

Le gouvernement et le patronat doivent enfin entendre les revendications et y répondre.
La CGT exige des négociations rapides sur la question des salaires, l’augmentation du Smic, comme a pu le faire l’Espagne en l’augmentant de 22%. L’annonce pourrait être faite lors de la réunion de la CNNC du lundi 17 décembre, la France est en capacité de le faire !

Il est urgent d’ouvrir des négociations sur les questions de l’Éducation avec les organisations des lycéens et étudiants.

La CGT appelle à poursuivre la mobilisation dans les entreprises et les administrations et à décider, avec les salariés, d’appels à la grève le 18 décembre.
La CGT sera aussi mobilisée ce même jour pour les droits des migrants.

Montreuil, le 14 décembre 2018

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

C'est prés de mille manifestants dans les rues de Compiègne ce matin, lycéens, gilets jaunes, gilets rouges et sans gilets, retraités, les syndicats cgt, fo, fsu, la convergence des luttes.

Une journée de grève et de manifestations à Compiègne ce vendredi 14 décembre
Une journée de grève et de manifestations à Compiègne ce vendredi 14 décembre
Une journée de grève et de manifestations à Compiègne ce vendredi 14 décembre
Une journée de grève et de manifestations à Compiègne ce vendredi 14 décembre
Une journée de grève et de manifestations à Compiègne ce vendredi 14 décembre
Une journée de grève et de manifestations à Compiègne ce vendredi 14 décembre
Une journée de grève et de manifestations à Compiègne ce vendredi 14 décembre
Une journée de grève et de manifestations à Compiègne ce vendredi 14 décembre
Une journée de grève et de manifestations à Compiègne ce vendredi 14 décembre
Une journée de grève et de manifestations à Compiègne ce vendredi 14 décembre
Une journée de grève et de manifestations à Compiègne ce vendredi 14 décembre
Une journée de grève et de manifestations à Compiègne ce vendredi 14 décembre
Une journée de grève et de manifestations à Compiègne ce vendredi 14 décembre
Une journée de grève et de manifestations à Compiègne ce vendredi 14 décembre
Une journée de grève et de manifestations à Compiègne ce vendredi 14 décembre
Une journée de grève et de manifestations à Compiègne ce vendredi 14 décembre
Une journée de grève et de manifestations à Compiègne ce vendredi 14 décembre

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Manifestation vendredi 14 décembre 10h cours Guynemer Compiègne

Manifestation vendredi 14 décembre 10h cours Guynemer Compiègne
Manifestation vendredi 14 décembre 10h cours Guynemer Compiègne
Manifestation vendredi 14 décembre 10h cours Guynemer Compiègne

Publié par CGT compiègne Facebook

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Quand l'innocent pointe la taxe sur les carburants, les plus riches et le capital s'engraissent toujours plus en rigolant

Merci à l'ex-banquier d'affaires qu'ils ont placé sur le trône du palais de l'Elysée. En effet, dans son allocution à ses sujets, le président de notre mauvaise république n'a pas touché aux énormes cadeaux fiscaux accordés aux riches et au capital.

Jugez plutôt. Le patrimoine des 500 Français les plus friqués, dont 100 sont milliardaires en euros et pas en roupies de sansonnet, est de 650 milliards d'euros. Et avec la suppression de l'impôt sur les grandes fortunes, des niches fiscales en veux-tu en voilà, de la fraude et l'évasion fiscale par la complicité des banques d'affaires et d'experts en fiscalité, sans oublier le CICE, ils s'exonèrent d'être soumis à l'impôt en relation avec leurs revenus.

Mais Manu 1er a bien supprimé la taxe sur les carburants et laissé l'impôt sur les sociétés capitalistes en l'état. Il rapporte 25 milliards d'euros en 2018 dans l'un des pays les plus riches au monde, contre 154 milliards d'euros au titre de la TVA, à laquelle l'ex-banquier d'affaires et ex-ministre des Finances d'un gouvernement socialiste ne touche pas d'un poil.

154 milliards d'euros de TVA rapporte au trésor public 53, 6% des 287 milliards de recettes fiscales. Si on ajoute l'autre injuste taxe sur les produits énergétiques, ce sont 60% de recettes fiscales. Contre toujours pas d'impôt sur les grandes fortunes, peu d'impôt sur les sociétés et un impôt sur le revenu (25% du total des recettes fiscales) honoré par ceux n'ayant pas les moyens de rémunérer des conseillers fiscalistes qui permettent la fraude et l'évasion fiscale, ou la course aux niches fiscales.

154 milliard d'euros au titre de la TVA. Une taxe payée à part égale sur la valeur ajoutée d'un produit, que l'on soit le pdg d'un hypermarché ou la caissière à temps contraint forcé de ce même hypermarché. Eh bien , Manu 1er, dans son allocution à ses sujets, laisse en l'état cette taxe des plus injustes.

Partout en France, la CGT a appelé à faire de ce vendredi une journée de grève et de manifestations pour l'augmentation générale des salaires, des pensions de retraites, des prestations sociales et contre l'injustice fiscale. On y va ou on reste les pieds dans le même sabot en espérant tout du père Noël.

A moins que ce soit celui-là de petit papa noël qui descend du ciel... Alors d'accord, mais sans oublier ce vendredi 14 décembre 2018.

Publié par Le Mantois et Partout ailleur

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Afin de rassurer les salariés et de rectifier les suspicions, les propositions avaient été faites avant le conflit et l’intitulé de cette note engage seulement la direction, nous n’avons rien signé. (N’oublions pas, la direction ne voulait surtout pas de conflit lors de l’audit WCM, c’est elle qui nous a demandé à se rencontrer)

Pour la CGT, ce document est caduc.

De plus, le mouvement de mardi 11 décembre aura permis de faire le point sur la situation et de clarifier certains détails avec les salariés.

Comme nous l’avons déjà dit, nous avions tendu la perche à la direction mais elle n’a rien voulu entendre et elle a été malhonnête.

Maintenant, ce qui est sûr, la CGT est encore plus déterminée à faire front à ses projets qui auront un impact néfaste pour la santé des salariés et nous mettrons tout en œuvre.

 

 A prendre en compte pour les salariés, à partir du moment où la direction commencera à rendre officiel les projets, la CGT aura besoin de VOUS, le rapport de force sera vital !

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Après l'intervention présidentielle, développons la lutte sociale de masse avec les gilets jaunes, avec les gilets rouges !
Après l'intervention présidentielle, développons la lutte sociale de masse avec les gilets jaunes, avec les gilets rouges !
Sans entrer ici dans le détail des mesures immédiates annoncées dans l'intervention présidentielle d'hier (pas de coup de pouce au SMIC les 100 euros relevant de la prime d'activité, la suppression de l'augmentation de la CSG pour les pensions en dessous de 2000 euros, la défiscalisation des heures supplémentaires) et de tout ce qui est laissé par ailleurs de côté que retenir de la situation pour le mouvement syndical ?
 
 

 1. Le pouvoir a dû reculer

Certes les décisions sont très insuffisantes , ne couvrent pas de très nombreuses situations de détresse, ne répondent pas à des revendications fortes montées du mouvement à la fois sur le plan social et sur celui des exigences démocratiques et institutionnelles.
 
MAIS, ce qui il y a encore quelques semaines voire quelques jours était déclaré comme impossible, irrationnel est soudain devenu réalité et devra être financé à hauteur de 10 à 12 milliards d'euros.
 
Avec toutes les entourloupes prévisibles.
 

2. C'est la lutte de masse qui l'a fait reculer et pas du tout le "dialogue social"

 

La situation actuelle fait en effet éclater l'imposture de la revendication du "dialogue social" qui n'a fait que conduire aux échecs, aux reculs sociaux et à leur accompagnement.
 
Les organisations qui s'y réfèrent n'apparaissant en définitive que comme des auxiliaires des politiques régressives et anti-sociales de l'oligarchie pour nombre de salariés et de citoyens.
 
La CFDT et ses dirigeants gagnant haut la main le trophée d'or de la catégorie !

 

3.Le pouvoir manœuvre en recul, mais il manœuvre

 

Pour lui il s'agit d'abord de tâcher d'en finir avec le mouvement de masse en cours, d'empêcher les convergences déjà amorcées (lycéens, étudiants, salariés des entreprises et de la fonction publique).

En essayant de diviser ceux qui sont engagés dans la lutte et justifier la répression qu'il exerce déjà et qu'il envisage d'amplifier.

En dramatisant la situation pour à l'instar de ce qui s'est passé en 1968 utiliser les violences urbaines pour tâcher de retourner l'opinion publique.

Surtout il est décidé à poursuivre ses contre-réformes : statut de la fonction publique, retraites, indemnisation du chômage, privatisations, contre-réforme de l'état ...

En un mot pour lui il s'agit de céder sur certains points en vue de calmer, mais avec des "solutions" qui ne remettent pas en cause la logique de classe de son projet global de restructuration de la société française.

 4. Quelles tâches pour le mouvement syndical et la CGT ?

Pas d'autre voie digne de ce nom que le développement des luttes , avec l'objectif du blocage généralisé et la visée de leur convergence en isolant le pouvoir, pour gagner sur les revendications du monde du travail et le contraindre pour l'heure à renoncer à ses contre-réformes.

Le caractère de classe et l'injustice de sa politique est devenu un constat très majoritaire dans l'opinion comme dans le mouvement des gilets jaunes.

C'est sur ce socle qu'il faut s'appuyer pour résister et pour renouer avec de nouvelles conquêtes.

En refusant par conséquent de consentir aux manœuvres du pouvoir, subitement soucieux des " corps  intermédiaires" pour leur faire jouer un rôle de pompier social et de complicité dans la poursuite des régressions sociales.

En refusant par conséquent de participer à un dialogue et des consultations bidon qui n'ont d'autre objectif que de tenter de convaincre de l'impossibilité d'autres choix que ceux du macronisme.

Attitude qui serait mortelle pour le mouvement syndical et en particulier pour ceux qui se réclament de la lutte des classes ... et de la Charte d'Amiens.

C'est pourquoi la participation à la mascarade de l'Elysée d'hier est totalement néfaste.

Par bonheur, parallèlement, les militants et nombre de structures consacraient leur énergie à la préparation des actions et des grèves du 14 décembre et de ses suites !

Rendez-vous donc au 14 ... et APRÈS !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Mercredi tôt dans la matinée, les gilets jaunes ont bloqué un des pôles logistiques d'Airbus à Cornebarrieu, près de la ville de Toulouse. Le site a été paralysé par une centaine de gilets jaunes jusqu'à l'arrivée de 10 camions de CRS, 25 voitures de gendarmeries, le tout surveillé par un hélicoptère.

Toulouse. Les Gilets Jaunes ont bloqué un des pôles logistiques d’Airbus

Ce n’est pas le premier blocage de ce type, notamment sur ce site Airbus. Après avoir été délogés par les forces de l’ordre (et pas dans le plus grand calme), les gilets jaunes ont choisi par la suite de bloquer l’accès au site d’Amazon. Encore un symbole visé. Beaucoup de gilets jaunes aux quatre coins de la France mènent leurs actions dans ce même sens.
Cela démontre une réelle volonté d’impacter des points plus stratégiques. Une volonté d’agir là où ça fait mal : l’activité économique. En témoigne le dispositif policier mobilisé pour l’occasion à Cornebarrieu, la production est un point sensible, qui ne se laisse pas bloquer facilement.

Si ces blocages partiels de l’extérieur ralentissent la production, ils ne la paralysent pas comme pourrait le faire la grève. Le 14 décembre, de nombreux secteurs du mouvement ouvrier organisé appellent à cesser le travail. Cette date pourrait marquer une convergence d’une dimension nouvelle entre les « gilets jaunes », les jeunes et les « gilets rouges ». Si les directions confédérales des syndicats freinent des quatre fers pour éviter un « tous ensemble », comme en témoigne le communiqué intersyndical du 6 décembre qui dénonçait les « violences » des Gilets Jaunes, pour faire reculer définitivement Macron c’est bien la généralisation de la grève qu’il faudra, seule méthode qui peut paralyser l’économie du pays.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>

Visiteurs

470490

 

Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

Articles récents

Hébergé par Overblog