SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
VIDEOS. Béliers, marteaux, LBD 40 : les CRS délogent les postiers grévistes occupant le siège de La Poste

À coups de béliers, marteaux, machettes, et armés au LBD 40 à 6 coups, les CRS ont délogé mardi soir les postiers du 92 en grève depuis 10 mois, occupant le siège de la Direction nationale de la Banque Postale le 30 et le 31 janvier pour obtenir des réponses à leurs revendications. Ils réoccupent depuis jeudi les locaux de la direction.

Violences policières

C’est au siège national de La Poste, à Issy-Les-Moulineaux, qu’une centaine de postiers des Hauts-de-Seine, en grève depuis dix mois, avec de nombreux soutiens, ont occupé le bâtiment pour interpeller la direction et exiger des réponses à leurs revendications.

En mars 2018, Muriel Pénicaud donne son autorisation au groupe La Poste pour renvoyer Gaël Quirante, pris comme exemple pour démobiliser les postiers. C’est au contraire à partir de ce moment-là que ceux-ci ont lancé la riposte, bien déterminés à ne pas lâcher la bataille contre le licenciement de Gaël et les réorganisations de La Poste qui précarisent toujours plus les travailleurs Dans leur communiqué publié sur la page facebook de Sud Poste 92, ils écrivent : "Après plus de 10 mois de grève, La Poste refuse toujours d’entrer dans de réelles négociations avec les grévistes qui se battent contre les suppressions d’emplois, contre la précarité et pour un réel service postal."

Alors qu’ils sont au sixième étage, les CRS encerclent le bâtiment en vue de les déloger de leur propre entreprise. Au lieu de négociations, qu’elle refuse depuis maintenant dix mois, la direction de La Poste Postale répond aux grévistes en envoyant les CRS, cagoulés et armés au LBD, qui sont venus défoncer les portes à coups de bélier et de marteaux.

Face à cette répression brutale dont a fait preuve le groupe La Poste en appelant les CRS, les grévistes ne reculent pas, et restent plus déterminés que jamais. Une deuxième occupation a eu lieu le 31, avec pour décision qu’ils ne quitteront pas les locaux occupés tant que les négociations n’auront pas lieu.

Pour soutenir les grévistes, qui bataillent depuis dix mois contre le licenciement de Gaël et les réorganisations qui les précarisent toujours plus, c’est sur cette cagnotte en ligne.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Le plan de bataille du nouveau patron d'Unilever

Le géant anglo-néerlandais mise sur les produits durables et de niche pour relancer sa croissance. Son chiffre d'affaires a chuté de 5,1 %, à 51 milliards d'euros en 2018.

« Notre modèle centenaire consistait à proposer des produits de masse à des masses de consommateurs. Il a vécu ». Lâchée par le nouveau directeur d'Unilever, en marge du sommet de Davos, la phrase résume à elle seule le virage stratégique du propriétaire de Ben & Jerry's, du thé Lipton et des soupes Knorr. C e dernier entend désormais se démarquer de ses concurrents, en privilégiant les produits durables ou bien de niche. Unilever a mené 11 acquisitions répondant à ces critères en 2018.

D'ores et déjà, le groupe propose sous la marque Monsavon des gels douche et des déodorants aux ingrédients biologiques mais aussi 700 produits alimentaires avec un label végétarien. Aux Etats-Unis, Unilever tente de reprendre l'avantage sur Nestlé dans le secteur des glaces, avec une nouvelle gamme de crèmes glacées, favorisant le transit intestinal.

« Cette stratégie oblige Unilever à proposer des innovations produits pour augmenter ses volumes sur des marchés occidentaux matures », explique Joos van Beek, analyste chez la banque Insigergilissen. « Sur les marchés en développement comme la Chine et l'Inde, l'offre de produits standard devrait rester la norme », poursuit l'analyste en mentionnant l'acquisition récente de la division indienne de GlaxoSmithKline dans le secteur des boissons.

Revirement stratégique

Avec ce revirement stratégique, le groupe entend remonter la pente, après un exercice 2018 qui s'est soldé par une baisse de 5,1 % du chiffre d'affaires, à 51 milliards d'euros. En France, les ventes ont diminué dans toutes les catégories à l'exception des glaces. Le bénéfice net du groupe a toutefois doublé en 2018, à 9,8 milliards d'euros, du fait notamment de la cession du pôle margarines.

Le nouveau DG a confirmé les objectifs de son prédécesseur, en visant une marge opérationnelle de 20 % d'ici 2020, contre 18,4 % l'année dernière. Des chiffres fixés après l'OPA avortée de Kraft Heinz sur le groupe, début 2017. « Unilever va devoir être très sélectif sur l'achat de ses matières premières et des ingrédients de ses produits pour parvenir à ce résultat », souligne Joos van Beek.

De fait, la prudence reste de mise sur l'exercice en cours. Le chiffre d'affaires ne devrait augmenter que dans « la fourchette basse des 3 à 5% » cette année. Une prévision qui a déçu les marchés. Côté gouvernance, la simplification de la structure à deux têtes du groupe reste à l'agenda. En octobre, Unilever avait dû renoncer à fermer son siège londonien sous la pression des actionnaires britanniques.

Didier Burg
Publié par lesechos.fr

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Loi alimentation : des courses 6.3% plus chères à partir du 1er février

« Ce sera 50 centimes de plus par mois » a nié Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture. Mais selon le Parisien, les prix de l’alimentation augmenteront de 6.3% dès vendredi. Un constat sans appel : la loi alimentation va pénaliser les consommateurs et favoriser la grande distribution.

Aubaine pour les grandes surfaces

image : LP/infographie A. Renaud et C. Teche

+6.3% d’augmentation et la limitation des promotions

C’est une révélation du Parisien : dans son enquête concernant l’évolution du prix de 24 produits alimentaires au 1er février prochain, le quotidien calcule une augmentation moyenne de 6.3% des prix à la caisse. L’augmentation grimpe à plus de 8% pour des produits comme le Ricard, le Nutella ou les Chocapics…

Et on entend déjà les éditorialistes moquer l’inflation sur cette « malbouffe de pauvres » en dégainant l’argument santé, avec sans doute encore en tête cet épisode de ruée sur les promotions de Nutella dans les Intermarchés qui défraya la chronique en janvier 2018 et donna l’occasion à la bourgeoisie bien-pensante d’offrir des leçons de diététique aux classes populaires.

Mais cette augmentation exceptionnelle ne concerne pas seulement les prix des « aliments plaisirs » d’une grande partie de la population. Quoi de plus nécessaire que l’huile de Tournesol (+6.7%), le lait pour enfants (+8.1%) ou encore la boîte de conserve de petits pois-carottes (+6,7%) pour faire manger sa famille ? L’addition en caisse de supermarché pourra s’avérer salée, plus que l’enquête qui ne concerne qu’un échantillon de 24 produits s’avère, certes significative, mais relativement limitée. Le Parisien estime que dans un supermarché rayonnant près de 25 000 produits, près de 1 000 seront impactés par cette augmentation.

La loi alimentation : une aubaine pour l’agro-industrie

En cause, il y a le passage de la loi alimentation au 1er février 2019. Cette loi a été élaborée à la suite des Etats Généraux de l’Alimentation et votée le 30 octobre dernier. Son objectif affiché : permettre aux producteurs de « vivre de leur travail », dans un contexte de crise de rentabilité des petites exploitations acculées par l’endettement et le risque de faillite et menacées de rachat par les grandes exploitations agricoles.

Dans l’idée de restituer les marges des agriculteurs, les autorités ont décidé de mettre un terme à « la guerre des prix » que se livrent les enseignes de grandes distribution en imposant la règle d’un prix de vente en rayon qui ne peut être inférieur à 10% du prix coûtant. La nouvelle loi Alimentation interdit également aux grandes enseignes de pratiquer des promotions sur 75% de leur volume de production. Une législation qui n’apporte aucune garantie de prix pour les petits producteurs mais pèse lourdement sur le consommateur en bout de chaîne.

La facture à payer pour les consommateurs

Car les producteurs agricoles sont toujours soumis à la fixation des prix sur un marché tenu par les grandes enseignes et où quelques grands groupes font la loi. En bref, le projet du ministre de l’agriculture assure surtout la conservation des marges de la grande distribution. En effet, plutôt que de rogner sur leurs profits, en augmentant les prix à l’achat des matières premières aux producteurs, l’agro-industrie et les grandes enseignes de distribution choisissent de faire payer les consommateurs. Pour rappel, selon Oxfam, le groupe Carrefour a généré « plus de 7 milliards de bénéfices entre 2009 et 2017 ». Avec 6.3% d’augmentation des prix en moyenne, voilà qui devrait préserver les bénéfices de la grande distribution en faisant payer, tous les désagréments légaux qui lui incombent, au consommateur en bout de chaîne. En prime, la loi permet de limiter la concurrence que se mènent les grands groupes rendant plus aisée l’augmentation des prix et de leurs marges. La loi alimentation est en vérité un vrai cadeau pour la grande distribution.

Une bombe politique à retardement

Encadrement des prix de vente des produits agricoles, au début de la chaîne, et fixation des prix aux consommateurs, au bout de la chaîne, serait la meilleure manière de contraindre réellement l’agro-industrie de rogner sur ses marges. Cette mesure permettrait à la fois d’assurer un revenu digne aux petits producteurs et de maintenir des prix accessibles pour les consommateurs. A cette solution, le gouvernement a préféré une autre satisfaisant davantage l’agro-industrie.

Voilà plusieurs mois que l’exécutif a retardé la mise en place de la loi Alimentation, implorant le contexte de la mobilisation des Gilets Jaunes et les revendications sur le pouvoir d’achat. Un sujet qui a paru suffisamment sensible aux yeux de l’exécutif pour bousculer son calendrier. Pourtant, en décembre, le ministre de l’agriculture Didier Guillaume assurait, sur le plateau de France Info, que « si tout le monde joue le jeu, il n’y aura pas d’augmentation des prix dans les grandes surfaces ». Les résultats de l’enquête du Parisien montrent, sinon à quel point il se trompait, que l’exécutif a réellement pêché par naïveté. L’effet Gilet Jaune risque lui aussi d’être décuplé…

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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