SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Toulouse. Troisième jour de grève pour les salariés de Derichebourg Atis Aéronautique

Les salariés de la boîte de sous-traitance aéronautique sont rentrés dans le troisième jour de grève depuis deux semaines pour réclamer la hausse de salaire que la direction ne daigne pas leur accorder. Du coup, ils ont décidé qu'à la place de continuer à demander gentiment, ils allaient l'arracher.

Grève Aéronautique

Parmi le nombre conséquent d’entreprises qui se sont mises en grève ces derniers jours sur des questions de salaires, les employés de l’entreprise de sous-traitance Derichebourg Atis Aeronautique ont ouvert aujourd’hui leur troisième jour de grève. Cette grève avait à la base était l’initiative du ’’collectif en colère’’ auquel s’est rajouté le syndicat UNSA SNMAC qui appuie aujourd’hui les revendications des grévistes.

Une soixantaine de personnes se sont retrouvées ce vendredi tôt dans la matinée devant le site toulousain de Airbus, attendue par une équipe de policier, afin de montrer qu’ils sont toujours déterminés à en découdre. A en découdre contre une direction qui, malgré les revendications des grévistes continue d’user de la langue de bois pour faire plier les résistances.

Les grévistes ont des revendications claires et précises (50 euros d’augmentation générale pour tous les salariées, application de la fameuse prime macron ainsi que la demande d’un nouveau calcul concernant les primes d’intéressement et de participation que la direction ne verse plus) mais font face à une mur. La direction de Derichebourg Atis, avec, à sa tête, son président, Pascal Lannette, préfère faire la sourde oreille et rappeler à quel point pour eux, les salariées : « ne sont pas conscient des risques qu’ils prennent et font prendre à l’entreprise  ».

Ne faisant rien pour remédier à ce mépris, les deux syndicats majoritaires en ont profité pour enfoncer le clou. La CFE/CGC (le syndicat des cadres de l’entreprise) condamne ouvertement ce mouvement de grève et se contente de demander qu’une légère augmentation des salaires, n’évoquant absolument pas le retard prit sur les primes ainsi que les conditions de travail désastreuses dans lesquels se retrouvent les ouvriers. FO qui est « le syndicat-maison » de la boîte, bien adapté à la négociation avec le patron, a une position clairement plus franche sur ce sujet. Celle-ci condamne le mouvement de grève, en invoquant une possible mise en péril des négociations annuelles obligatoires.

Malgré ces difficultés, les salariés ont bel et bien répondu présent ce matin accompagné d’une vingtaine d’étudiants et Gilets Jaunes venues pour soutenir les ouvriers de la sous-traitance aéronautique, qui voient leurs conditions de travail baisser au fur et à mesure que la concurrence augmente et que le désir de rentabilité des actionnaires croît.

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Ascoval : 281 ouvriers à nouveau sur la sellette

Ce jeudi, c’est Bercy qui a annoncé de nouvelles difficultés à venir pour l’aciérie Ascoval qui risque la fermeture. Un nouveau rebondissement dans cette longue histoire emprunte de lutte mais aussi d’hypocrisie gouvernementale et patronale.

Nouvelle hypocrisie du gouvernement
« Altifort a mené tout le monde en bateau ! »

Nous ne reviendrons que sur les derniers évènements concernant l’avenir cette usine de Saint-Saulve (près de Valenciennes). Nous avions déjà écrit sur la question, nous conseillons également un photo-reportage de La Voix du Nord : « Leur long combat pour sauver leur aciérie  » qui permet de situer les différents évènements antécédents, notamment les nombreuses suppressions d’emplois qui ont déjà eu lieu dans ce secteur mais aussi les batailles contre celles-ci !

Depuis le 19 décembre 2018, un répit avait été donné aux 281 ouvriers avec la reprise du site par Altifort qui s’était engagé à investir avec des fonds propres (10 millions) et de lever des fonds (25 millions). Mais à une semaine de la prochaine audience de la chambre commerciale du TGI (tribunal de grande instance) de Strasbourg, le groupe annonce ne rien pouvoir donner. Ils ont donc fait une demande de : « résolution [l’annulation] du plan de cession[reprise] d’Ascoval, et ce afin de protéger les salariés d’Ascoval et du groupe. En effet, à ce jour, les financements externes n’ont pas pu être mis en place tels que prévus lors de la validation du plan de cession »

C’est un retournement de situation catastrophique pour l’avenir du site et de ses travailleurs, l’avocat d’Ascoval Guilhem Brémond est lui déjà pessimiste : « Sauf miracle, le plan de reprise sera annulé  ». Comment expliquer cette ‘’défaillance de dernière minute’’ alors que tout le monde se félicitait de la gestion de ce dossier qui a duré de nombreuses années ?

Le groupe Altifort est évidemment pointé, que ce soit leur situation économique, mais aussi leur réelle volonté de reprendre l’aciérie, dans un article du Monde une source proche du dossier rapporte : «  Ils le savent depuis novembre, bien avant qu’ils se soient déclarés repreneur d’Ascoval en décembre. C’est ça qui est scandaleux  »
Mais d’ores et déjà le gouvernement se dédouane lui aussi en laissant parler des ‘’sources anonymes membre du cabinet de Bruno Lemaire (ministre du travail)’’, l’AFP précise donc que pour eux : « Altifort a trompé tout le monde . Le ministère a également demandé aux différents acteurs la plus grande discrétion concernant cette affaire, pour « ne pas affoler un partenaire potentiel  » confie une personne présente à une réunion à Bercy ce mercredi 20 février. Une volonté de temporiser qui est logique au vu de la situation actuelle dans le pays, le quinzième acte des gilets jaunes, mais aussi les nombreuses fermetures d’usines qui ont cours actuellement pourraient être à l’origine d’une révolte encore plus grande, nous y reviendrons.

Nouvelle hypocrisie du gouvernement

Crédit photo : PIERRE ROUANET - VDNPQR

Une nouvelle fermeture potentielle sur fond de recomposition du secteur sidérurgique

Les problématiques industrielles en France sont nombreuses mais cela fait de nombreuses années que les secteurs métallurgiques et sidérurgiques sont aux cœurs des polémiques. Pour ne donner qu’un chiffre de l’Insee issue cité dans Le Point : entre 2008 et 2017 ce sont près de 80 000 emplois qui sont supprimés, soit une chute de 17 %. C’est d’une manière générale depuis la crise de 2008, qu’à l’échelle européenne, le secteur est en peine. De nombreuses recompositions découlent de ces difficultés économiques, c’est au niveau des géants du secteur que les dynamiques changent : Arcelor Mittal tentant de racheter le groupe italien Ilva, tandis que ThyssenKrupp (Allemagne) se rapproche de Tata Steel (Inde).
De ces logiques financières ne se répandent que des catastrophes sociales, partout les réorganisations et stratégies de développement sont en contradictions.

Nouvelle hypocrisie du gouvernement

Crédit photo : Aiméee Thirion / Libération

Un gouvernement qui joue toujours la montre pour atténuer les scandales industriels

Que ce soit pour l’usine de Ford, celle des GM&S ou encore dans ce cas d’Ascoval et toutes les autres, le gouvernement affiche de manière toujours aussi hypocrite une volonté de façade d’être aux côtés des travailleurs pour sauver les emplois. Il y a eu aujourd’hui, autant d’annonces que d’échecs dans ces politiques de soi-disant maintien industriel français.
Quoi qu’ils puissent dire, Macron et Le Maire se moquent bien des travailleurs et jouent comme ils peuvent avec les temporalités pour éviter le pire. En effet, la première annonce de pérennisation du site d’Ascoval en décembre dernier tombait à pic pour repousser un nouveau scandale industriel en pleine mobilisation des gilets jaunes, de la même manière, l’invalidation du PSE pour l’usine de Ford Blanquefort repoussait pour quelques temps encore une fermeture du site maintenant proche.
Malgré la détermination de façade qu’affichait encore ce jeudi Bruno Lemaire sur BFM, concernant les cas d’Ascoval et de Ford le gouvernement est à présent dos aux murs, face à ses responsabilités dans toutes ses fermetures dont il est complice.

Crédit photo : PIERRE ROUANET Légende : L’État s’engageant à mettre cinq millions d’euros sur la table afin de trouver un repreneur. Les salariés, réunis en assemblée générale l’après-midi ont validé cet accord. Émotion, à la gare de Valenciennes où ils ont accueilli leurs représentants syndicaux, puis à l’usine. (2 février 2019)

Combiner la colère des samedis avec une réponse de classe dans les usines

Aujourd’hui, alors que les Gilets Jaunes maintiennent la mobilisation, avec évidement des problématiques importantes en discussion concernant les suites du mouvements, on voit également une multiplication des grèves locales pour des augmentations de salaires par exemple !.
C’est une dynamique dans laquelle doivent s’inscrire les mobilisations pour le maintien des emplois. L’usine d’Ascoval, comme le dit lui-même Bruno Lemaire est composée d’ouvriers avec des connaissances techniques et industrielles très poussées qui produisent des marchandises de qualités, le site entretient de bons liens avec plusieurs clients, d’autres sont en cours de rapprochement depuis la reprise de la production, les travailleurs pourraient très bien reprendre l’usine à leur compte, sous forme de nationalisation sous leur contrôle. Ce type de projet est d’une part très viable mais surtout une démonstration de la capacité des ouvriers à une large échelle. C’est par ailleurs à l’échelle de tout le secteur sidérurgique que l’on peut raisonner ainsi. Alors que la remise en cause du gouvernement est très profonde, c’est également sur le terrain économique, que les revendications peuvent avancer, la crise actuelle que traversent les gouvernants est une brèche à explorer pour avancer vers ces possibles expériences aux seins des entreprises !

Crédits photos : PIERRE ROUANET - VDNPQR (couverture)

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Air France : "Une entreprise en faillite" à cause de la grève, vraiment ? Des bénéfices records en 2018

"Une entreprise en faillite", c’est le discours dans la plupart des médias traditionnels en 2018 qui ont accusé la grève, finalement tous les chiffres sont au vert…

 
Air France KLM

Lors de la grève à Air France en 2018, la presse traditionnelle prenait un malin plaisir à diaboliser la grève : entendre parler “de crash”, “de faillite” s’était normalisé dans tous les médias. Face aux chiffres records, le discours a du changer : la grève aurait malgré tout plombé les bénéfices du groupe. Pourtant cette grève est partie au début de l’année 2018 pour réclamer des hausses de salaires car si le chiffre d’affaire du groupe est aussi élevé, les travailleurs estimaient à raison que cela était dû avant tout à leur effort et à leur exploitation au quotidien.

Il est injuste de voir une nouvelle fois les actionnaires profiter du travail et des efforts des autres, surtout lorsque l’on voit que malgré la lutte des travailleurs, les résultats du groupe sont bien loin de la catastrophe annoncée dans tous les médias traditionnels. Ces derniers ont donc du adapter leur discours tout en continuant d’incriminer la grève de 2018. Pourtant le problème des salaires n’a pas été résolu et la grève pourrait faire son retour en 2019. Sur fond de gilets jaunes qui dénoncent le coût de la vie, le renfort du mouvement ouvrier aérien serait le bienvenu, la journée du 5 Février ayant servi en ce sens a créer une convergence entre les gilets jaunes et le mouvement ouvrier. C’est pourquoi la journée de grève nationale appelée par l’intersyndicale le 16 Mars peut pousser une nouvelle fois dans ce sens : se battre ensemble contre le coût de la vie pendant que les actionnaires s’engraissent sur notre dos.

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Arrêt maladie. Nouvel attaque du gouvernement : vers un jour de carence pour tous ?

Alors que le mouvement des gilets jaunes s’élance vers sa quinzième journée de mobilisation, le gouvernement s’apprête à voter de nouvelles mesures concernant le domaine de la santé et plus particulièrement des arrêts maladies. Le gouvernement souhaite notamment mettre en œuvre un jour de carence obligatoire pour tous les salariés, du public comme du privé.

De l’argent il y en a dans les caisses du patronat…

En septembre dernier, Edouard Philippe avait commandé un rapport auprès de Jean-Luc Bérard, directeur des Ressources Humaines du groupe Safran, Stéphane Oustric, médecin généraliste et professeur des universités et Stéphane Seiller, conseiller maître à la cour des comptes, afin de chercher des mesures pour palier à la hausse de l’absentéisme et par conséquent à la hausse des dépenses d’assurance maladie.

Ce rapport a été rendu ce mercredi auprès du premier ministre et, entre autres mesures, se trouve celle de généraliser à tous les salariés un jour de carence obligatoire. Il paraît effectivement évident qu’économiser de l’argent sur la santé de travailleurs précaires qui n’oseront plus se mettre en arrêt maladie de courte durée de peur de perdre de l’argent et qui, par conséquent, s’épuiseront davantage au travail, est bien plus logique que de rétablir l’ISF, l’exit taxe, de lutter contre les détournements de fonds ou bien de soumettre à des impôts toutes les multinationales qui réalisent des milliards de profits sur le sol français sans aucune contrepartie.

Une autre mesure de ce dossier, est d’empêcher des arrêts de travail longue durée qui pénalisent l’entreprise ; le rapport propose donc des dispositifs alternatifs à un arrêt de temps complet. Il propose par exemple le concept du télétravail ou un temps partiel thérapeutique. Ces mesures illustrent à quel point le profit de l’entreprise est plus important que la santé de ceux qui y contribuent. De plus le télétravail est d’un mépris total pour le salarié souffrant et étant en arrêt maladie de longue durée, comme si le problème de santé auquel il doit faire face pouvait se résoudre simplement en supprimant le transport.

Ces mesures, comme on peut s’en douter, ravissent déjà le patronat qui s’est empressé de le faire savoir.

Ces nouvelles mesures illustrent une nouvelle fois à quel point le gouvernement n’a que faire de la misère sociale qui git sous ses yeux, tant que le patronat peut faire des profits sans entraves, que les directions syndicales continuent dans leurs inactions et que les médias l’aident à convaincre la population que ces mesures sont pour le bien du pays et pour leur bien aussi.

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Suppression de l’ISF : cette réunion secrète où Macron a obéi aux grands patrons

Si le fait que Macron soit le président des riches ne soit pas un scoop, l'actualité et les enquêtes le démontrent chaque fois mieux : Macron n'est pas seulement le président des riches, il est à leur service. C'est ce que confirme la Cellule Investigation de Radio France qui a publié aujourd'hui une enquête sur les modalités de la réforme de l'ISF.

Une fois de plus...

Si le retour de l’ISF est aujourd’hui une des principales revendications des Gilets Jaunes, Philippe Aghion, l’économiste qui a participé à l’élaboration du programme économique d’Emmanuel Macron, déplore les maladresses du président qui ont, selon lui, dérangé l’équilibre de la société, et fait émerger le mouvement des Gilets Jaunes. En effet, lorsque le projet de réforme de l’ISF a été annoncé par Edouard Philippe le 4 juillet 2017 dans un discours de politique générale à l’Assemblée Nationale, le Premier Ministre portait les grands chantiers du gouvernements, tels que l’augmentation du prix du tabac, ou encore la réforme du baccalauréat. Mais de nombreuses mesures ont été repoussées à 2019, comme la suppression de la taxe d’habitation, ou la réforme de l’ISF, ce renvoi étant justifié par Edouard Philippe par l’état des finances publiques.

« La réforme [de l’ISF] entrera en vigueur en 2019 » avait dit le premier ministre : mais alors, pourquoi cette réforme, qui vise à transformer l’ISF en un "impôt sur la fortune immobilière" (IFI) a-t-elle été appliquée à partir du 1er janvier 2018 ?
Voici tout l’objet de l’enquête de la Cellule Investigation de Radio France : initialement, le président de la république paraissait vouloir prendre son temps pour réformer l’ISF, puisque pour faire avaler la pilule, il fallait accompagner cette réforme d’un florilège de mesures visant à éviter que les "gaulois réfractaires" (cit. Emmanuel Macron) s’insurgent. Ainsi, toutes les mesures annoncées par le premier ministre sont des réformes dont le projet est d’adoucir l’arrivée de cet IFI : baisse des cotisations sociales et suppression de la taxe d’habitation, qui sont perçues favorablement par les plus défavorisés.

Mais dans cette intrigue du quinquennat Macron, un élément perturbateur intervient et va bousculer l’équilibre macronien. Trois jours après la déclaration du Premier Ministre, ont lieu les Rencontres économiques à Aix, où le report de la suppression de l’ISF et le report de la Flat Tax, une taxe plafonnée à 30% sur les dividendes, sont vécues comme une infidélité du gouvernement : Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des économistes, presse à Aix le ministre Bruno Lemaire pour accélérer le calendrier de l’exécutif, tandis que d’autres utilisent leur bras long pour faire passer leur message directement à l’Élysée.
Mais selon la Cellule d’investigation de Radio France, c’est une rencontre secrète qui a lieu à l’Élysée qui a été déterminante pour la suite. Au même moment, plusieurs membres de l’AFEP (Association française des entreprises privées) qui regroupe plusieurs patrons du CAC 40, considèrent que si Emmanuel Macron n’agit pas immédiatement, il ne le fera jamais. Ces mêmes patrons se sont donc rendus clandestinement au palais de l’Élysée pour effectuer une pression sur le calendrier du quinquennat : suite à cette rencontre, Bercy a déclaré que la réforme entrera en vigueur dès le 1er janvier 2018.

Des relations pas si extra-conjugales que ça, puisque ce n’est pas un scoop que le gouvernement est à la solde des patrons. Mais c’est un élément de plus qui confirme que les intérêts du CAC 40 ont bien plus de valeur pour le gouvernement que ceux des plus précaires, comme en démontrent aussi les nombreuses attaques qui ne cessent de pleuvoir. Philippe Aghion dont on parlait au dessus, semble justement très inquiet qu’on le remarque. Pour lui, la stratégie du "bulldozer" du gouvernement est un échec puisqu’elle a donné des prétextes aux "foules haineuses" de se soulever depuis le 17 novembre : "Dans mon esprit, en même temps qu’on réformait l’ISF, on devait remettre à plat les niches fiscales" regrette-t-il. Tandis que là, il y a eu dans le même temps l’épisode de la baisse des APL, la hausse de la CSG pour les retraités, puis la désindexation des retraites sur l’inflation, et on a alourdi la fiscalité sur des gens qui ne sont pas de milieux très favorisés. C’est ce qui explique que l’ISF est devenu si impopulaire. Si on avait procédé différemment, nous aurions évité le mouvement [des "gilets jaunes", NDLR] que nous avons aujourd’hui.". Si Choderlos de Laclos décrit en 1782 dans Les Liaisons Dangereuses les relations secrètes entre libertins haut-placés, on pourrait presque voir se confondre avec la situation d’aujourd’hui, d’un gouvernement pris en flagrant délit en liaison secrète avec les patrons du CAC 40. Un gouvernement qui a peut-être trop sous-estimé la force d’un mouvement qu’il croyait avoir tué comme en 2016 ou printemps 2018, et qui ne s’attendait pas à ce que renaisse une détermination telle qu’elle pu mettre en situation de crise le gouvernement lui-même.

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Bande annonce Les coriaces sans les voraces :

https://vimeo.com/247115374

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Rassemblement en soutien à Lynda, cheminote menacée de licenciement

De nombreux cheminots se sont rassemblés en soutien à Lynda, cheminote menacée de licenciement accusée de ne pas avoir respecté la procédure pour un colis suspect... Mère de deux enfants, militante Sud Rail, elle est prête à se battre et a le soutien de ses collègues.

Répression à la SNCF

Ce mercredi 20 février, de nombreux cheminots de Sud Rail, de la CGT, mais aussi de la CFDT et des collègues non-syndiqués sont venus afficher leur soutien à Lynda face à l’acharnement patronal.

Avant de rentrer à l’entretien préalable au licenciement, dans une procédure totalement révoltante, Lynda a pris la parole devant les collègues venus la soutenir. "Aujourd’hui on s’acharne sur moi parce que je suis un trop bon agent, tellement que je fais passer l’humain avant la rentabilité", ce sont les mots avec lesquels Lynda a voulu s’adresser aux cheminots présents et à tous ceux qui voudront entendre. Ensuite, elle a conclu, "Ne vous laissez pas faire, au moins il faut que cette histoire serve à ça, à ce que les collègues comprennent qu’on ne doit pas se laisser faire". Par cette prise de parole, elle a montré une détermination sans faille. En effet, Lynda ne baissera pas la tête face à cette direction revancharde et tous les collègues qui la soutiennent non plus.

Après les premières prises de parole, notamment des camarades de Sud Rail et la CGT qui étaient présents, les cheminots ont tenu à envoyer un fort message de solidarité internationale aux cheminots maliens en grève de la faim et en défense du service public depuis deux mois.

Répression à la SNCF

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Les Gilets jaunes bloquent des raffineries et font face à la répression

Ce mardi 19 février, plusieurs raffineries et routes du pays ont été bloquées par des Gilets Jaunes. La réponse du gouvernement ne s'est pas faite attendre bien longtemps. A coups de lacrymogènes, parfois en tirs tendus et occasionnant des blessés, la répression policière s'est abattue sur eux.

Grève et blocage

Seulement quelques jours après l’acte 14, des actions ont été entreprises par les Gilets Jaunes un peu partout en France. Le retour de blocages locaux d’axes routiers ou de raffineries vise à redonner de la visibilité aux revendications Gilets Jaunes et à instaurer un nouveau rapport de force face au gouvernement qui ne veut rien lâcher et qui fait tout pour décrédibiliser le mouvement. RT France rapporte plusieurs blocages de routes et de raffineries dans les Bouches-du-Rhône, en Charente-Maritime, sur la route de Lorient en Ille-et-Vilaine, à Gennevilliers dans les Hauts-de-Seine ou encore à Donges en Loire-Atlantique.

Et c’est notamment à Donges qu’une large action de blocage de raffinerie a eu lieu à l’appel des Gilets Jaunes mais aussi de la CGT, de Solidaires et de la FSU. La CGT a notamment appelé à un arrêt du travail matinal des Salariés de la raffinerie Total de Donges pour se joindre au blocage, se disant en accord avec la revendications d’une augmentation du pouvoir d’achat portée par les Gilets Jaunes.

Le rendez-vous était donné à 4h du matin pour commencer le blocage. Vers 7h30, entre 200 et 300 personnes étaient présentes selon les chiffres donnés par un représentant syndical. L’objectif était de bloquer les camions de la raffinerie afin de la paralyser. Gilets jaunes et salariés ont notamment fait des feux de palettes sur le rond-point des « six croix » et celui « du canon ».

Face à ce blocage stratégique, les raffineries pétrolières étant un secteur clé de l’économie, les forces de l’ordre n’ont pas tardé à intervenir. Des nombreux jets de gaz lacrymogènes ont été effectués pour tenter de déloger les occupants. Par ailleurs plusieurs blessés sont a déplorer, victimes de cette répression policière, comme on peut le voir avec la photo de ce jeune homme qui a prit un tir tendu de grenade lacrymogène.

Grève et blocage

Crédits photo : Street Medics Nantes

Le blocage du site a peu à peu été dégagé sous les coups de la répression policière.

Après trois mois de mobilisation, les Gilets Jaunes restent déterminés à faire entendre leurs revendications, notamment sur la hausse du pouvoir d’achat. Comme ils le scandaient ce mardi à Donges « on ne lâche rien ». Le blocage de points stratégiques de l’économie est une perspective pour la lutte des Gilets Jaunes, d’autant plus s’il est couplé d’un appel à la grève dans ces mêmes secteurs afin d’imposer un réel rapport de force matériel face au gouvernement. Quoi que Macron et ses relais médiatiques puissent dire du mouvement pour tenter de le « brunir », la détermination est toujours bel et bien là afin d’obtenir plus de justice sociale.

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Christophe Dettinger, en semi-liberté, est sorti de prison

A l'issue du procès qui s'est tenu la semaine dernière, Christophe Dettinger a été condamnée à 12 mois de prison ferme en semi-liberté ainsi que 18 mois avec sursis. Aujourd'hui Christophe a pu sortir de prison et retrouver sa famille. Il devra néanmoins retourner tous les soirs dans sa maison d'arrêt.

La force de la solidarité "gilet jaune" !

image : page Facebook "Soutien à la famille Dettinger"

La sortie de Christophe Dettinger, mobilisé dans le mouvement des gilets jaunes était attendue. Ce matin, sa famille attendait les retrouvailles.

Cet ex-boxeur gilet jaune, condamné pour avoir frappé deux gendarmes lors de l’acte 8 des Gilets Jaunes. Cet acte visait à protéger des manifestantes des agressions policières subies toutes les semaines à l’encontre des gilets jaunes.

Interrogé par les journalistes à sa sortie de prison, il n’a pas tenu à commenter très longuement sur la peine prononcée lors de son procès. Mercredi matin, il a prononcé quelques mots devants les caméras de BFMTV : « J’ai toujours une peine à faire, c’est toujours pénible. Je n’ai pas été libéré comme ça. Maintenant c’est le prix à payer ».

Son avocate a précisé que Chistophe Dettinger fera « une vidéo lui-même, qui sera mise en ligne ultérieurement » afin de remercier les nombreux soutiens. En effet, le soutien du boxeur par les Gilets Jaunes a été immédiat étant donné la répression féroce qui s’abat sur eux depuis le début du mouvement. En effet, la détention en prison jusqu’à son procès puis la peine décidée par le tribunal est vécue comme une injustice énorme au regard de la différence de traitement judiciaire évident entre lui et Benalla qui courait toujours en liberté. De même, les forces de police jouissent d’une liberté totale de réprimer et mutiler. 140 enquêtes IGPN ont été ouvertes pour violences policières depuis début novembre et aucun policier n’est à l’heure d’aujourd’hui maintenu en détention provisoire ou inquiété.

Le procureur de la République réclamait une peine exemplaire lors du procès mercredi dernier : deux ans fermes. C’est en partie grâce au large soutien reçu par les Gilets Jaunes que le juge a prononcé une peine moins lourde que celle souhaitée par le procureur.

Ainsi, chaque matin pendant un an, le héros du mouvement des Gilets Jaunes devra quitter le centre de détention pour se rendre à Arpajon, où il exerce en tant que fonctionnaire territorial mais « ses horaires sont très stricts puisqu’il doit regagner le centre de semi-liberté de Corbeil-Essonnes juste après son travail », a indiqué son avocate. Une peine moins lourde certes, mais pas la relaxe. Les Gilets Jaunes continuent de demander sa libération totale.

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Après Blanquefort, Ford annonce la fermeture de l’usine de São Bernardo do Campo au Brésil

Mardi 19 février, Ford a annoncé par surprise la fermeture du site de São Bernardo do Campo, dans l’Etat de São Paulo au Brésil ainsi qu’au renoncement de ses activités de poids lourds en Amérique Latine. Ce sont 2800 travailleurs qui sont menacés par la fermeture du site, ainsi qu’au moins 2000 emplois indirects. En France, cette nouvelle scandaleuse fait écho à la lutte des ouvriers de Ford Blanquefort en Gironde, pour la sauvegarde de leur usine et de quelques 900 emplois directs, après que le géant automobile se soit désengagé du site et ait refusé sa reprise.

Patrons voyous !
2800 ouvriers et 2000 travailleurs indirects sur le carreau

Ford a annoncé mardi 19 février cesser l’activité de l’usine Ford de São Bernardo do Campo, ouverte en 1967 dans la région du Grand ABC (Etat de São Paulo) connue pour son industrie automobile. La région est en effet le siège de plusieurs constructeurs comme Mercedes-Benz, Ford, Volkswagen ou General Motors.

Cette décision va impacter la vie de 2 800 travailleurs directs et leurs familles, mais aussi 2000 travailleurs indirects, selon la préfecture de São Bernardo. La marque annonce également l’arrêt de ses activités de poids lourds en Amérique Latine. La marque justifie cette annonce comme « une étape importante dans le retour à la rentabilité durable de ses opérations en Amérique du Sud ». Une fois les stocks écoulés, de nombreux modèles seront ainsi retirés du marché brésilien comme la Ford Fiesta, Cargo, F-4000, et F-350.

Patrons voyous !

Entrée de l’usine de Ford de São Bernardo do Campo. Crédits : Edu Guimarães/ SMABC

Vers une aggravation des conditions de travail sous le gouvernement Bolsonaro

L’annonce de la fermeture du site de Ford fait aussi écho à l’annonce de General Motors d’appliquer la réforme du code du travail de 2017 sur ses sites, l’un des projets de loi les plus controversés du précédent gouvernement de Michel Temer. En effet, la réforme autorise désormais de faire passer des conventions collectives au-dessus de la loi nationale, permettant ainsi à l’employeur d’imposer localement des journées de travail de 12h, mais aussi le morcellement des congés, l’accroissement des temps partiels, la possibilité de faire travailler des femmes enceintes dans des locaux considérés insalubres, la facilitation de la tertiarisation, et aggrave la précarité des travailleurs intérimaires. General Motors a ainsi menacé de quitter le pays si les travailleurs n’acceptaient pas son plan d’attaques, ce par quoi les travailleurs de Gravataí (Etat de Rio Grande do Sul) ont répliqué par une mobilisation qui a contraint la direction de GM à reculer, le 1er Février. La direction cherchait par la nouvelle législation à diminuer ses coûts en réduisant les salaires des nouvelles embauches, et par l’agencement des horaires de travail. Mais après s’être réunis en Assemblée Générale, les travailleurs avaient bloqué l’usine et fait plier GM.

Au Brésil, les attaques menées par ces multinationales multimilliardaires, qui visent à saigner les travailleurs brésiliens, sont menées avec la complicité du gouvernement d’extrême-droite Jair Bolsonaro, grand allié du patronat, qui dans la continuité des attaques anti-sociales de Michel Temer avait déclaré en campagne que « le travailleur devra choisir entre plus d’emplois sans droit, ou tous les droits sans aucun emploi ». Par ailleurs, les capitalistes attendent avec impatience les attaques de Bolsonaro contre les droits du travail, notamment la très impopulaire réforme sur les retraites, qui vise à abaisser l’âge de départ à la retraite ou plutôt, dans un pays où les classes populaires ont une espérance de vie peu élevée, de les faire travailler jusqu’à leur mort.

En France et en Europe, Ford aussi s’attaque aux travailleurs !

L’annonce de la fermeture de l’usine de São Bernardo do Campo et de l’arrêt de son activité de poids lourds en Amérique Latine, s’inscrit dans une restructuration de l’activité mondiale de la multinationale qui a d’ores et déjà des conséquences sur la vie de milliers d’ouvriers et de leur famille notamment en Europe. En France, cette fermeture fait écho à la lutte des ouvriers de Ford Blanquefort dont Philippe Poutou, ex-candidat à la présidentielle du NPA, contre la fermeture du site de Ford Aquitaine Industries (FAI) qui menace l’emploi de près de 900 ouvriers et 4000 emplois induits. Ford Europe a par ailleurs déjà refusé une première fois la reprise de l’usine. A ce titre, les ouvriers de Ford Blanquefort organisent un concert contre la fermeture de l’usine le samedi 2 Mars, auquel nous invitons un maximum de personnes à participer.

Aux vues de la situation, et notamment de l’arrêt de la production de véhicules « non rentable » en Europe, il se pourrait qu’à l’avenir, d’autres sites européens soient menacés. En réalité, ces restructurations s’insèrent avant tout, pour le géant américain, dans une situation d’augmentation des tensions commerciales entre les différentes puissances capitalistes, prêtent à sacrifier les travailleurs sur l’autel de la concurrence. Les multinationales comme Ford -qui ont par ailleurs reçu des millions de subventions publiques pour « maintenir les emplois », notamment en France- continuent de fermer leurs portes avec la complicité des gouvernements sous prétexte d’un manque de rentabilité, et malgré des chiffres d’affaire colossaux. Face à ces attaques qui broient la vie de milliers de travailleurs et de travailleuses et leur famille à travers le monde, la solidarité internationale semble indispensable !

Patrons voyous !

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Les grèves locales pour exiger une augmentation des salaires se multiplient

On voit depuis quelques semaines se multiplier des grèves locales.Une série de conflits offensifs s’inscrivant dans le contexte explosif des Gilets Jaunes.

Nos vies valent plus que leurs profits

Crédit Photo : NR, Sébastien Gaudard - Piquet de grève des salariés du site Poulain, près de Blois

« Tous les grands groupes vont distribuer des primes, parce qu’ils ont vraiment eu peur à un moment d’avoir leurs têtes sur des piques. Ah oui, les grandes entreprises, quand il y avait le samedi terrible, là, avec toutes les dégradations, ils avaient appelé le patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, en lui disant : « Tu lâches tout ! Tu lâches tout, parce que sinon... ». Ils se sentaient menacés, physiquement. » Cette déclaration provient d’une journaliste du quotidien patronal L’Opinion et fait suite à l’annonce du 10 décembre de Macron d’encourager les entrepreneurs à fournir une « prime exceptionnelle » de fin d’année. Un moyen évidemment de ne pas pousser vers une augmentation de salaires, seule mesure à même d’offrir durablement de meilleures conditions de vie à tous les travailleurs.

Cette prime facilitée par le gouvernement, car défiscalisée et désocialisée, a effectivement souvent été proposée par le patronat comme mesure du moindre mal face à la perspective de mouvements de grèves massifs. Hier nous écrivions dans un article consacré aux dividendes records pour les actionnaires, « c’est avec empressement que le Medef, terrifié dans ce climat de révolte, a saisi la main tendue par l’Élysée. Les plus grands groupes français ont ainsi concédé, sous pression de la lutte des classes, à leurs salariés la « prime Macron, » à l’image de Total (1.500 euros de prime pour l’ensemble de ses salariés), SFR (1.000 euros pour 12.000 de ses salariés), L’Oréal (à hauteur de 1.000 euros), suivis par de nombreux industriels : « ArcelorMittal, Renault, PSA, Vinci, Airbus, Safran, EDF ou encore Sanofi, qui ont tous indiqué qu’ils avaient accordé une prime à leurs salariés. » (Les Échos). Pourtant dans de nombreuses entreprises, les primes ont été beaucoup plus faibles, voire absolument inexistantes. C’est le cas de la grande distribution où Carrefour ou Auchan n’ont donné qu’une prime avoisinant les 200€ suite à la mobilisation des gilets jaunes. A Castorama, plusieurs syndicats ont ainsi appelé, le 31 janvier dernier à une journée de grève et de débrayages dans toute la France estimant que la prime de 300€ destinée aux 20 000 salariés du pays était insuffisante. 



Mouvements de grève pour des hausses de salaire et jonction avec les gilets jaunes

A Blagnac, près de Toulouse, environ 200 salariés de l’entreprise Derichebourg Aéronautique, un sous-traitant d’Airbus ont débuté un mouvement de grève, ce mardi 19 février devant le siège social de l’entreprise. Des gilets jaunes sont venus en soutien alors qu’une première grève avait été entamée le 12 février avec 120 salariés. En pleines NAO (négociations obligatoires annuelles), les ouvriers veulent une augmentation de salaires de 50€/mois, une prime Macron de 1000€, et
« la renégociation des primes sur l’intéressement et la participation ». Ils prévoient de reconduire le mouvement si leurs revendications ne sont pas satisfaites.

Lundi 18 février 2019, dès 7 h du matin, des salariés du site Poulain, à Villebarou près de Blois, ont quant à eux entamé une action de débrayage, répondant à une décision, prise vendredi dernier, des représentants des salariés de plusieurs sites du groupe Carambar and Co (qui appartient notamment au fonds Eurazeo). Puis, une cinquantaine de salariés ont tenu un piquet de grève devant les grilles de l’usine, passant la nuit sur place. Mardi, la grève s’est poursuivie alors qu’une majorité des 130 salariés ont participé au mouvement. La revendication est claire : une revalorisation salariale générale et pérenne. Pour les délégués syndicaux Ludovic Garnier (CGT), Pascal Chollet (FO) et Aurélien Lambert (CFDT), interrogés par La Nouvelle République : « La direction nous indique que les négociations NAO sont terminées… pas pour nous ! On nous propose des primes, mais pas d’augmentation pérenne. ».

Dans l’agro-industrie, les salariés de l’usine Saipol de Grand-Couronne (Seine-Maritime) se mobilisent depuis plusieurs semaines pour revendiquer des hausses de salaires. Le site de Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique) est par ailleurs bloqué. Les grévistes veulent une augmentation générale des salaires de 7% après qu’ils aient été gelés pendant 4 ans. Le versement d’une prime exceptionnelle de 1500 euros et l’ouverture anticipée des NAO font également partie des revendications.

Dans la chimie, à Villefranche-sur-Saône (Rhône), les salariés de Bayer sont quant à eux entrés dans leur onzième semaine de grève contre le licenciement du délégué CGT et pour de vraies augmentations de salaire. Une grève tournante est mise en place depuis le 10 décembre, jour de la dernière réunion des NAO. Ekrem, membre du CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) et syndiqué CGT explique à L’Humanité : « On avait fait des propositions de 100 euros pour tous les salariés, mais la direction n’a pas voulu en discuter. Et, à la place, notre délégué revient avec une mise à pied ». Gaétan Cornut-Chauvinc, délégué CGT, secrétaire du CHSCT et membre du comité central d’entreprise de Bayer, aurait « intimidé » des cadres du groupe. L’intéressé affirmant que c’est « un dossier monté de toutes pièces ». Un cas de répression sur une figure syndicale qui rappelle l’acharnement et la répression que subissent de nombreux syndicalistes combatifs à l’instar de Gaël Quirante de Sud Poste Hauts de Seine.

Dans l’Hérault et le Gard, 30 chantiers seraient touchés par une grève des ouvriers de Sogea sud bâtiment. 90 des 140 salariés de la filiale de Vinci seraient en grève pour des augmentations de 3% sur les salaires, 2€ supplémentaires sur la prime quotidienne pour l’habillement, le paiement des jours de carences mais plus généralement une amélioration des conditions de travail et une réduction des inégalités salariales.

Cette multiplication des conflits à échelle locale s’inscrit dans la continuité du mouvement des gilets jaunes qui a donné des sueurs froides au patronat. Bien que la journée du 5 février n’ait pas débouché sur une dynamique de grève générale dans tout le pays, ces luttes offensives pour une amélioration des conditions de vie se multiplient à échelle locale. Le mouvement des gilets jaunes n’est certainement pas étranger à ces luttes ouvertes face au patronat. Alors que celui-ci a eu des sueurs froides, c’est le moment pour s’engouffrer dans cette brèche, et passer à l’attaque en réclamant une hausse des salaires pour tous les travailleurs.

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VIDEO. Dijon : un Gilet jaune cogné par un CRS, sa tête heurte violemment le mur

A Dijon, lors de l'acte 14, un Gilet jaune qui prenait des photos s'est fait violemment frappé à la tête, celle-ci heurtant le mur, mis en joue par un flashball. Il est de nouveau pris à partie et agressé par la police pour lui casser son appareil. Alors que de nouveau le black-out médiatique bat son plein sur le mouvement des Gilets jaunes, ou sur les violences policières, nous relayons ci-dessous une vidéo avec des ralentis. Le Gilet jaune va porter plainte de même que la LDH.

Violences policières

Crédits photos : © Infos Dijon

A Dijon, rue de la Préfecture, un Gilet jaune a de nouveau été victime de violences policières extrêmement brutales lors de l’acte 14 des Gilets jaunes. Boris, la victime gilet jaune explique dans sur France 3 région "suivre alors pacifiquement la manifestation et réaliser des photos."

"J’étais devant eux à prendre des photos", explique le Gilet jaune. Et ce jusqu’au moment où le Gilet jaune est frappé, sans aucune raison, par un policier. Le Gilet jaune explique à France 3 : "Je ne les ai pas cherchés, je ne les ai pas provoqués non plus. Depuis le début, j’étais devant eux à prendre des photos. Donc là, je pense que j’étais un peu la victime facile. Ce qui est désolant, c’est que c’est des gens qui sont censés représenter l’ordre et la loi."

Les images tournées initialement par un journaliste du site Infos Dijon ont été montées au ralenti par des Gilets jaunes. On y voit l’intégralité de la scène mis au ralenti ainsi que la scène suivant ou on voit qu’il est poursuivit pour lui casser son appareil photo. Le "syndicat" de police Alliance n’hésite pas à justifier les violences policières affirmant ... que "c’est une intervention normale". Une enquête serait cependant ouverte. De son côté, le Gilet jaune compte porter plainte de même que la LDH, choqué par ces violences policières.

Le reportage de France 3 Région :

 

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