SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
On ne vous dit pas tout dans les médias libres et non faussés.

A la veille de l'acte XIV des Gilets jaunes, ceux-ci ont titré que, selon un sondage, "56% des Français demandent l'arrêt du mouvement des Gilets jaunes". Et de dire que ce sondage Elabe avait été effectué pour BFM-tv. Ledit sondage ne vous a sans doute pas échappé puisque lesdits médias libres et non faussés l'ont balancé à tire-larigot.

Curieux, je me suis rendu sur le site d'Elabe. Son fondateur est Bernard Samanès, chroniqueur actuellement en discussions politiques sur BFM-tv.

Ceci écrit, à sa Une, dans sa rubrique Etudes et sondages, Elabe ne fait pas dans la dentelle: "Gilets jaunes": la lassitude commence à se faire sentir dans l'opinion".

Clic dessus: la conclusion d'Elabe est imparable avec "La volonté que le mouvement s’arrête (56%) devient majoritaire pour la première fois depuis le début de la mobilisation" et "Deux Français sur trois estiment que les manifestations du samedi ne reflètent plus les revendications initiales des « gilets jaunes »". Ce que les médias libres et non faussés ont retranscrit fidèlement.

Or, concernant la première partie de l'article, silence radio pour les partenaires journalistiques d'un ex-banquier d'affaires résidant à l'Elysée: "Si elle reste majoritaire, l’approbation de la mobilisation des gilets jaunes est en recul de 5 points (58%) en deux semaines.".

Mais pour leur défense, le sondeur Elabe titrait bien:"« Gilets jaunes » : la lassitude commence à se faire sentir dans l’opinion". Une façon peut-être pour les commis journalistiques de Manu 1er de ne pas chercher midi à 14 heures et de recopier ledit titre dans leur Une.

Bien, je ne manifeste pas un gilet jaune sur moi. Mais je comprends le mouvement social en cours parce qu'il est porteur de mes exigences sociales en matière de pouvoir d'achat, de libertés et de citoyenneté. Revendications, et non pas doléances, dont se fout royalement -c'est le cas de le dire-, le pouvoir actuel des riches et du capital. Comme d'ailleurs le même pouvoir des riches et du capital s'en foutait sous Hollande et Sarkozy.

CGT-FO-Solidaires et des organisations de jeunesse appellent le 19 mars 2019 à une nouvelle journée nationale d’action interprofessionnelle unitaire par la grève et les manifestations. D'autre part, la CGT affirme que "le Grand débat doit se faire dans les entreprises" qu'elles soient du privé ou du public.

En effet, à ne pas s'attaquer directement au capital, le pouvoir à ses ordres ne lâchera que des miettes. Autrefois, sous la Rome impériale, les nantis distribuaient de temps en temps du pain gratuit pour étouffer les braises de la révolte d'un peuple affamé.

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Et c'est le journal patronal "Les Echos" qui le dit !
Il y a donc largement de quoi financer l'augmentation des salaires, le système de santé, les hôpitaux, les services publics en général ...
Pour peu qu'on s'attaque à ces privilèges d'un autre âge ainsi qu'à l'évasion fiscale : 100 milliards par an en France !
 
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Un POGNON de DINGUE !
Les entreprises cotées ont distribué 1.370 milliards de dollars de dividendes dans le monde. Ils ont crû de 8,5 %. Une hausse généralisée sur tous les continents.
Ce n'est pas à proprement parler une surprise. Les entreprises cotées n'ont jamais versé autant de dividendes qu'en 2018 (au titre de l'année 2017). Selon l'étude réalisée par Janus Henderson, les sociétés ont versé 1.370 milliards de dollars de dividendes. Un montant record, qui permettrait de racheter la totalité des valeurs de l'indice CAC 40 (1.290 milliards).


Sur un an, la hausse atteint 9,3 % et 8,5 % en termes sous-jacents (dividendes bruts, ajustés des dividendes extraordinaires, des fluctuations de change, des facteurs temps et des changements dans l'indice), soit la plus forte progression depuis 2015. Une croissance supérieure également à la tendance long terme de 5-7 %. Sur le seul quatrième trimestre, les entreprises ont versé 272,9 milliards de dollars (un montant record), en hausse de 8,3 %.


Les entreprises européennes vont verser 350 milliards de dividendes en 2019
L'Etat français profite de la bonne tenue de la Bourse
C'est la conséquence, notamment, de la politique fiscale de Donald Trump aux Etats-Unis, qui a incité les sociétés du S&P 500 à augmenter leur politique redistributive en 2018, signe de leur confiance en l'avenir (+8,1 % à 509,9 milliards). Les Etats-Unis (+ le Canada) ont ainsi enregistré un record historique en la matière, franchissant pour la première fois la barre des 500 milliards. Seule une société américaine sur 25 a réduit son dividende.

Mais dans un contexte de croissance économique au beau fixe, les autres pays ont aussi mis la main à la poche. Selon l'étude, en effet, treize pays ont enregistré des paiements historiques, dont le Japon, le Canada, l'Allemagne et la Russie.

En revanche, malgré la bonne tenue de l'Allemagne, les dividendes ont marqué le pas en Europe, avec une hausse, tout de même de 5,4 % en termes sous-jacents (à 256,1 milliards). « Ils ont été freinés par la faible croissance de la Suisse et la forte réduction effectuée par Anheuser Busch en Belgique », explique la société de gestion.


La  France , l'Espagne et l'Italie ont aussi enregistré de bons résultats. En 2018, selon l'étude de Vernimmen.net, les groupes du CAC 40 ont versé  46,5 milliards d'euros de dividendes à leurs actionnaires . Au total, selon l'étude, la France reste le principal payeur de dividendes en Europe avec un montant de 63,1 milliards de dollars (+7,5 % en sous-jacent).


L'indice Janus Henderson des dividendes mondiaux a donc atteint un record, à 187,3 points en fin d'année, « ce qui signifie que les sociétés mondiales ont versé à leurs actionnaires 638 milliards de dollars de plus en 2018 qu'en 2009, année où l'indice a été lancé ».

Au total, l'indice Janus Henderson montre qu'environ 90 % des sociétés ont augmenté ou maintenu leurs dividendes à l'échelle internationale.

Ce chiffre record s'explique aussi par l'amélioration des fondamentaux de certains secteurs, comme les banques et les sociétés pétrolières, qui ont pu améliorer leurs marges. Le secteur bancaire, celui qui verse le plus de dividendes, a ainsi augmenté sa distribution de 13,6 %, alors que la hausse atteint 15,4 % pour les sociétés pétrolières. Après des années de vaches maigres, ces dernières ont profité du net rebond du prix du pétrole depuis les plus bas de 2016. Par ailleurs, les sociétés technologiques « adoptent de plus en plus une culture de paiement de dividendes », selon Janus Henderson.

Mais c'est le secteur minier qui a enregistré la croissance la plus rapide en 2018. De nombreuses entreprises avaient en effet cessé de verser un dividende ces dernières années dans un contexte de chute des prix des matières premières.
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Publié par FSC

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Allons-y,  poussons, poussons !! 

UNE SEULE SOLUTION, LA MOBILISATION !
UNE SEULE SOLUTION, LA MOBILISATION !

La mobilisation qui ébranle notre pays depuis plusieurs semaines porte l’expression d’un peuple en colère. Depuis toujours, la CGT dénonce les inégalités sociales et lutte contre l’exploitation capitaliste en portant des revendications pour améliorer les conditions de vie et de travail.

Malheureusement, le patronat reste à ce jour épargné par ce mouvement hétéroclite des « gilets jaunes » qui occupent les ronds-points et manifestent chaque samedi depuis le 17 novembre 2018. Le Medef ne manque pas de toupet quand il indique partager le même sentiment de ras-le-bol fiscal alors que le Président Macron et son gouvernement offrent toujours plus de cadeaux fiscaux aux plus riches et d’exonérations aux entreprises.

Conséquence directe de cette politique, les dividendes explosent et ont représenté 57,4 milliards d’euros en 2018 pour les entreprises du CAC 40, soit 12,8 % de plus qu’en 2017. En revanche, les salaires, les pensions et les minima sociaux ne bougent pas et la pauvreté touche toujours plus de monde. Ce n’est pas le pseudo « débat national » qui permettra de mieux répartir les richesses produites puisque le président des riches persiste et signe en disant qu’il a un programme et qu’il l’appliquera ! Exit donc les légitimes revendications portées, l’exigence de justice sociale et fiscale avec le rétablissement de l’ISF.

Il est vital d’augmenter les salaires et les pensions afin de financer notre Sécurité sociale, de développer nos services publics. Cela ne sera possible qu’à condition de se mobiliser par la grève afin d’imposer au patronat nos exigences !

Rédigé par Canaille Lerouge

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Nouvelle fermeture d’usine PSA : plus qu’un scandale une attaque contre tous les salariés

Le groupe PSA voulait déjà réduire le nombre d’ouvrier sur le site de Saint Ouen, c’est celui d’Hérimoncourt qui est a son tour menacé, cette fois ci de fermeture direct. Retour sur la logiques du groupe PSA qui ruine des vies et fait du profit.

PSA massacre les emplois et ferme des usines

Le groupe PSA s’attaque actuellement à deux usines françaises, celui de Saint Ouen où 324 emplois seront supprimés, et le dernier en date : site Hérimoncourt, de plus de 200 salariés qui fermerait entièrement. Ce dernier ne serait d’après le direction du groupe PSA ni rentable et pas compétitif, une fermeture qui vise à ce que le groupe PSA puisse encore faire encore d’avantage de profits. Les emplois restants seraient délocalisés sur d’autres usines, qui comme nous le constatons tourne à plein régime : tous le samedis et dimanches sont travaillé de façons obligatoire.
D’une manière générale, la précarisation qui est devenu un mode de fonctionnement avec plus de 8 000 précaires et toujours moins de CDI et presque aucune embauche. On compte aujourd’hui 1 CDI pour 10 précaire, une logique qui s’accentue actuellement.

Les ventes et les profits explosent : ils doivent servir a maintenir tous les emplois et ne permettre aucune fermeture d’usine.

La réalité du capitalisme, est dévoilée au grand jour, puisque le seul baromètre qui intéressent le groupe PSA est celui des profits et du gains de productivité, que chaque salariés réalise par son travail, c’est la réalité de l’exploitation imposée par ses grand patrons : faire cravacher les salariés toujours plus en les payant toujours moins, c’est de cette manière que les gains dit de productivité se réalisent . Avec plus de 3 milliard l’année passer avec un augmentation des ventes mondial , ainsi que tous les cadeaux liée au CICE , le groupe n’a jamais fait autant d’argent et n’a jamais autant supprimer d’emplois .

Au dernier CCE du groupe PSA il y a eu les annonces de fermeture du site Hérimoncourt , mais également un nouveau plan pour de 2019 de 1900 suppressions d’emplois, départ de moins en moins volontaires, des départs à la retraites jamais remplacé, ou par des précaires que la direction peut mettre la portes, à chaque baisse de production.
De plus, le travail en chaîne de montage est devenu tellement difficile que les anciens et les malades seront poussés à la porte dans le cadre des prochains plans, puisque les postes à capacité restreinte n’existe plus, tout les postes doivent être super rentable, aucune perte ne sera toléré.
Pour faire reculer le patronat vis à vis de cette décision, la question du rapport de force est posé, puisque la fermeture de Hérimoncourt, ne peut pas être que le problème des salariés de cette l’usine mais bien de l’ensemble de la classe, et des différents secteurs sinon il est quasiment certain, que nous nous dirigeons vers une nouvelle fermetures d’usine, avec un plan de suppression d’emplois, ou pire encore accompagner, la fermeture de l’usine par la politique des indemnités et des reclassements.

Un plan de bataille national pour gagner contre toutes les fermetures d’usines

Il faut sortir des luttes qui se mène, sans conviction, ni détermination de vouloir gagner. C’est à dire que le problème ne se pose pas seulement localement, mais aussi nationalement : chaque fois qu’un ouvrier perd son emploi ou qu’une usine ferme, c’est une défaite pour tous les salariés.
Le 11 février, une première journée de grève de l’ensemble des ouvriers d’Hérimoncourt a été très positive, mais ça ne sera pas suffisant. Il s’agit de mener le combat à l’échelle de tout le groupe PSA et même au-delà, pour montrer que nous pouvons imposer une défaite cinglante à cette nouvelle tentative.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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VIDEO. Grand débat : « on peut échanger nos fiches de paye », un retraité GJ interpelle Edouard Philippe

Interpellé en marge du Grand débat par un retraité Gilet jaune, qui lui dit devoir encore travailler à 73 ans et vivre avec seulement 700 euros par mois, Edouard Philippe lui répond : « débattre m’intéresse ».

« J’ai 73 ans, je dois encore faire du ménage pour vivre »

Vendredi, alors qu’il effectuait une tournée dans le monde rural dans le Finistère, Édouard Philippe a été vivement interpellé par un retraité Gilet jaune vers la commune de Saint-Hernin. Comme on le voit dans cette vidéo diffusée par France 3 Bretagne, il y est interpellé par un Gilet jaune retraité :

« J’ai 73 ans, j’ai 700 euros de retraites, je fais huit heures pas jour et vous combien ? On peut échanger nos fiches de paye ». « J’ai 73 ans, je fais encore du ménage pour pouvoir vivre ».

« Vous méritez votre salaire peut-être mais nous aussi, nous aussi. Ne nous laissez pas en bas crever » continue-t-il.

« Débattre m’intéresse »

Démuni, la seule réponse du Premier ministre – et du gouvernement – est d’agiter vainement le Grand débat. « Débattre m’intéresse. On organise des débats partout en France, il y en a eu un hier à Quimper ». « Pour échanger des arguments c’est la meilleure manière de faire ».

Une réponse particulièrement hypocrite et éhontée quand on sait que le cadre du Grand débat est étroitement contrôlé par le gouvernement, qui a dès le départ annoncé que ne seraient pas remises en causes les mesures mises en place par le gouvernement, directement responsables de la dégradations des conditions de vie et de travail de la population. De même le plan de réformes de casse des retraites et de la sécurité sociale annoncés sera déroulé quoiqu’il en soit.

Une altercation qui synthétise bien la vacuité du Grand débat pour répondre aux demandes sociales des Gilets jaunes.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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SOURCE : FR3 Normandie
 

Le 17 février 2018, l'usine dieppoise d'extraction d'huile explosait. Deux hommes de 25 et 44 ans ont été tués. Un an après, le syndicat CGT, partie civile, apporte des informations sur le contexte de l'intervention des deux sous-traitants.

Par Sylvie Callier
Publié le 15/02/2019 à 17:50 Mis à jour le 15/02/2019 à 18:28


C'était une usine dans la ville de Dieppe. Elle n'était pas classée SEVESO mais utilisait un solvant explosif, l'hexane pour l'extraction d'huile à partir de graines.

Explosion de l'usine Saipol : pour la CGT, “on a envoyé des sous-traitants au casse-pipe”

Le samedi 17 février 2018, à la mi-journée, l'usine qui était à l'arrêt suite à une panne explosait. Deux personnes, des sous-traitants de la SNAD (Société normande d'assainissement et de dépollution) ont perdu la vie en essayant de réparer la panne d'extracteur d'huile.

Une année s'est écoulée. La société SAIPOL et la SNAD ont été mises en examen pour "homicide involontaire par violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de prudence ou de sécurité". L'enquête se poursuit. 

Le syndicat CGT est partie civile. Il a accès au dossier. 

"Tout était au rouge, les explosimètres sonnaient, mais on a continué les travaux parce qu'il fallait que ça redémarre"

Publé par FSC

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1800 Gilets Jaunes condamnés : libération immédiate et abandon des poursuites pour tous !

Depuis le 17 novembre, ce sont 1800 manifestants qui ont été condamnés par la justice, alors que près de 1500 Gilets Jaunes sont encore en attente de jugement. Une façon pour le gouvernement de tenter de dissuader par la répression judiciaire tous ceux qui comptent contester le pouvoir en place.

Justice de classe

Crédit photo : Maxppp - XAVIER DE FENOYL

Ce mercredi, Edouard Philippe a déclaré être opposé à toute amnistie pour les Gilets Jaunes condamnés depuis le début du mouvement. Une position peu surprenante pour un gouvernement qui, depuis près de trois mois, se donne comme objectif de condamner un maximum de manifestants et de se servir de la répression judiciaire comme outil de dissuasion. Début janvier, le Premier ministre se vantait déjà devant l’Assemblée nationale de cette répression de masse : « Depuis le début de ces évènements, 1796 condamnations ont été prononcées par la justice, et 1422 personnes sont encore en attente de jugement ».

D’une part, on a bien vu depuis le début du mouvement que la répression policière était fortement utilisée pour décourager les manifestants : yeux crevés, traumatismes crâniens, jambes et mains arrachées se comptent par centaines depuis le 17 novembre. Mais l’autre aspect qui frappe les Gilets Jaunes est la répression judiciaire, tout aussi inquiétante. C’est en outre 1800 condamnations qui sont tombées contre les manifestants, et près de 1500 dossiers sont encore en attente de jugement.

Des groupes d’avocats « Robes noires en gilets jaunes » ont même été créés pour dénoncer cette répression massive et la quantité de peines exorbitantes pour des infractions imaginaires, le tout accompagné de procédures bâclées. Christophe Dettinger, dont le procès a eu lieu mercredi et qui a écopé d’un an de prison ferme, n’est en effet qu’un exemple parmi des dizaines de cas. Un jeune homme, dont le casier judiciaire était vierge, prenait également quatre mois de sursis, après avoir été arrêté par la BAC fin décembre alors qu’il tentait juste de quitter une manifestation, et que la police n’était pas du même avis. L’objectif est ainsi de punir le simple fait de manifester, et de tenter de décourager par la peur un mouvement qui a montré qu’il pouvait faire reculer le gouvernement.

C’est bel et bien une justice de classe qui réprime les Gilets Jaunes car à côté de ces milliers de personnes arrêtées et condamnées pour des broutilles, Benalla dont la montagne de preuves prouvant sa culpabilité ne cesse de grandir chaque jour n’est toujours pas derrière les barreaux. C’est cette même justice, par le biais du Conseil d’Etat, qui s’est également prononcée contre l’interdiction des tirs de LBD 40 la semaine dernière, tandis que cette arme de guerre est responsable de centaines de mutilés depuis le 17 novembre, et bien avant. Et c’est toujours cette même justice, soi-disant « neutre », qui a ordonné les perquisitions du journal Médiapart suite aux révélations sur Benalla.

C’est donc contre cette répression massive sans précédent et éminemment politique qu’une tribune intitulée « Exigeons l’amnistie des Gilets Jaunes » avait été lancée par un grand nombre d’écrivains, réalisateurs, philosophes, avocats et de politiques, tels que Alain Badiou (philosophe), Gérard Filoche (membre de la CGT), Olivier Besancenot (NPA) ou encore Frédéric Lordon (philosophe et économiste). Ils y interpellent le Président de la République : « nous appelons le Président de la République, Emmanuel Macron, et son Premier Ministre, Edouard Philippe, à mettre à l’ordre du jour une loi d’amnistie en faveur des hommes et des femmes aujourd’hui persécutés, mis en examen, ou détenus pour avoir participé à ce mouvement social d’ampleur historique. ».

Face à cette répression, sans précédent, aussi bien physique que judiciaire, il nous faut exiger la libération et l’abandon des poursuites pour tous les Gilets Jaunes, condamnés à la prison pour avoir osé relever la tête et défendre leur condition de vie ! Amnistie pour tous !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
En Belgique, les travailleurs paralysent l’économie ce mercredi

Mercredi 13 février, la Belgique a été paralysée par une grève générale, à l’appel d’un front uni de syndicats, la CSC (chrétien), la FGTB (socialiste), et la CGSLB (libéral). Cette mobilisation répond à l’échec des négociations avec le patronat au sujet de l’augmentation des salaires pour 2019 et 2020.

Pas de négociations !

Les patrons souhaitent en effet une augmentation des salaires d’à peine 0,8%, dans le cadre de la loi de 1996, là où les syndicats exigent une augmentation générale d’au moins 1,5%.

Les patrons belges ne sont pourtant pas à plaindre. Depuis 2016, ils bénéficient d’une “tax shift”, soit une diminution majeure de leurs charges sociales, équivalent à 3 milliards et demi d’euros ; évidemment, ce cadeau du gouvernement n’a pas profité aux travailleurs, qui n’ont pas vu leurs salaires augmenter...

Les patrons, eux, en ont profité : en 2017, les 5000 entreprises belges les plus importantes ont vu leur chiffre d’affaire grimper de 10% et leurs bénéfices de 5%. Selon LaLibre.be, leur chiffre d’affaire s’est élevé à 675 milliards d’euros en 2017, soit 9,8% de plus qu’en 2016, et leur bénéfice total à 24,2 milliards, soit 5% de plus que l’année précédente.

“Il est dès lors grand temps de montrer qui fait tourner ce pays et son économie. Il est temps que chacun se rende compte de ce qui se passe lorsque les travailleurs décident que trop, c’est trop et que cette situation ne peut plus durer”, pouvait-on lire dans un communiqué de la CSC.

Une grève très suivie

La grève a été extrêmement suivie et a touché tous les secteurs ; dans les transports, dans les entreprises, dans les hôpitaux, dans les postes, la paralysie était presque totale dans tout le pays.

La société nationale des chemins de fer belges a fait circuler un train sur deux, en raison du service minimum ayant récemment été mis en place dans le pays.
Dans les entreprises métallurgiques et textiles, c’est “du jamais-vu”, selon William van Erdegehem, président du syndicat CSC. Six cent entreprises ont été bloquées et le taux de grévistes a atteint des chiffres records.
L’espace aérien a quant à lui été totalement paralysé : aucun avion n’a circulé pendant toute la journée de grève, en raison de la forte mobilisation des travailleurs de ce secteur.
On dénombrait une centaine de piquets de grève dans la capitale.

Au fond, cette mobilisation dépasse largement la question de l’augmentation des salaires. En France comme en Belgique, les raisons de la colère sont les mêmes : vie chère, injustice fiscale, précarité ou chômage (le taux de chômage dans la jeunesse était par exemple de 12,8% en Flandre, et de 29% en Wallonie en 2017).

La réponse du gouvernement Michel ? Encore plus de précarité. Sa formule « Jobs, jobs, jobs » reflète en réalité une volonté du gouvernement de généraliser les contrats courts et précaires, ce qui ne fait que détourner la question du chômage au profit du patronat.

Face à la politique du gouvernement Michel, le syndicat FGTB réclame une réforme profonde de la nouvelle loi salariale, une augmentation du salaire minimum à 14€/heure ou 2300€/mois, une pension de retraite au minimum de 1500€ net, une pension correspondante à 75% du salaire moyen du travailleur, le relèvement des allocations de 10% au-dessus du seuil de pauvreté, l’égalité salariale « À travail égal, salaire égal ! ». Il revendique également un renforcement des services publics qui ont été volontairement dégradés par les gouvernements successifs, ainsi que des prix raisonnables pour les biens et services essentiels (eaux, gaz, électricité).

La négociation est-elle possible ?

Après le succès de cette journée de mobilisation, les syndicats se disent prêts à renégocier. Marie-Hélène Ska, secrétaire nationale de la CSC, a déclaré : "Nous allons nous remettre autour d’une table en espérant que cette fois, les employeurs ne témoigneront pas de mépris à l’égard des travailleurs. On espère qu’ils comprendront qu’on ne peut pas vivre simplement en ayant une succession de contrats à durée déterminée, ou avec des temps partiels de 20 heures par semaine et que vivre, c’est autre chose que de n’avoir assez que pour payer les factures à la fin du mois, sans pouvoir faire de projets".

Rien n’est moins sûr. Les patrons belges sont catégoriques : il n’est pas question d’autant augmenter les salaires. Pieter Timmermans, administrateur délégué de la fédération des entreprises de Belgique (FEB), explique en effet qu’ils ont “déjà fait des propositions pour qu’il y ait plus de pouvoir d’achat. Maintenant, les coûts raisonnables pour les entreprises, c’est ça : c’est dans cet espace-là qu’il faut trouver les solutions. On a mis des chèques repas sur la table, des interventions train-tram-bus et autres".

Voilà qui va ravir les travailleurs qui luttent pour vivre dignement : les patrons, grands seigneurs, leurs concèdent des chèques-repas !

Dans un communiqué, le Premier ministre appelle quant à lui les partenaires sociaux à rediscuter, et montre explicitement quels intérêts il sert : "Syndicats et patronat doivent regagner la table des négociations, a écrit Charles Michel. La grève ne résoud rien. Je tiens à remercier tous ceux qui travaillent aujourd’hui".
Pour le moment, aucune date de reprise des négociations n’a été arrêtée.

La Belgique en pleine crise politique

Cette grève intervient à quelques mois des élections, alors que le pays traverse une importante crise politique depuis décembre 2017. Déjà affaibli depuis le départ théâtralisé du gouvernement des nationalistes flamands du N-VA, le gouvernement Michel subit un nouveau coup de pression et peine à canaliser la colère sociale qui grandit dans le pays. Le gouvernement fragilisé n’a aucune réponse pertinente à apporter au mouvement social, stimulé par le mouvement des Gilets Jaunes qui s’est notamment étendu en Wallonie, avant les prochaines élections.

De leurs côtés, le Vlaams belang et la N-VA y répondent en jouant sur la peur et la xénophobie. Pas de vote utile donc, entre des partis qui se partagent le pouvoir depuis des années et qui tous ont mené des politiques austéritaires, et d’autres qui, face à la colère, s’en prennent aux migrants et aux classes populaires.

Loin des manœuvres électoralistes, cette première journée victorieuse doit marquer une offensive contre le gouvernement et le patronat belge qui veut encore plus de réformes pour toujours plus de bénéfices. Pour cela, une seule journée ne suffira pas : pour établir un rapport de force en leur faveur, tous les travailleurs doivent s’emparer de ce combat, et déborder cette première journée.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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une affiche des gilets jaunes qui circule sur les réseaux sociaux

une affiche des gilets jaunes qui circule sur les réseaux sociaux

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
La première partie de l'émission de la 2 "Envoyé spécial" de ce jeudi 14 février a porté sur la fermeture des maternités en France : fermeture des 2/3 depuis 40 ans; avec une accélération ces dernières années.
Et pour justifier récemment cette politique de casse des structures de santé de proximité c'est le souci de sécurité qui est invoqué.
 
La ministre de la santé Agnès Buzyn, au terme de l'émission malgré les preuves irréfutables apportées par le documentaire  du caractère fallacieux de cet argument, aura le culot de justifier avec cet argument les décisions funestes des Agences régionales de santé (ARS).
En concluant sur son refus de revenir sur les plus récentes fermetures comme celles de la maternité de Creil, 1600 accouchements par an !

Le mensonge officiel est apparu ici dans toute sa crudité et tout son cynisme.
Il reste à contraindre le pouvoir à revenir effectivement sur ces forfaitures!
 
L'émission consultable en replay à l'adresse :
https://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/envoye-special/envoye-special-du-jeudi-14-fevrier-2019_3160947.html
FERMETURE des maternités : le mensonge de la sécurité !

Publié par FSC

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SOURCE : France bleu

10e jour de grève pour les salariés de Lafarge à Bernières-sur-Seine pour le pouvoir d'achat
À Bernières-sur-Seine, dans l'Eure, les salariés de LafargeHolcim sont en grève depuis le 5 février. Au centre de leurs revendications, le pouvoir d'achat. Ils réclament à leur direction une prime de 1000 euros nets afin de partager les bénéfices du groupe.

"Actionnaires, plein les poches. Ouvriers, que les miettes. Stop !!! ". Devant la grille des carrières de LafargeHolcim, à Bernières sur Seine, la pancarte est bien visible. Une partie des 80 salariés (90% selon la CGT,  50 salariés sur les trois sites de la vallée de la Seine selon la direction) est en grève depuis le 5 février. Dans le cadre de la négociation annuelle obligatoire, la direction leur a proposé une augmentation de 1,6%, mais ce n'est pas suffisant, aux yeux des grévistes. 

On a l'impression de revivre Germinal" - Sébastien Edeuline, élu CGT Vallée de Seine

Les grévistes réclament plus de pouvoir d'achat et qu'une partie des bénéfices du groupe de construction leur soit reversée. À les écouter, obtenir plus de pouvoir d'achat n'est pas leur seul souci, ils aimeraient plus de considération de la part de la direction. Nicolas, 30 ans de maison, le confie : "avant on était fier de dire qu'on travaillait aux Sablières de la Seine. Avant le patron, il connaissait mon nom, il venait nous saluer, _maintenant on est des numéros_".

Ce qui se passe à l'extérieur avec les gilets jaunes, c'est ce qui se passe à l'intérieur dans l'entreprise, on ne nous entend pas "  - Wilfried, salarié depuis 20 ans

Lors de l'assemblée générale, les grévistes ont voté, à main levée, pour l'obtention d'une prime de 1000 euros pour chaque salarié - Radio France



Les revendications des grévistes 


À l'heure de la relève entre les équipes du matin et de l'après-midi, les grévistes votent une liste de revendications qui a été transmise à la direction. 

  • Indemnisation des heures de grève
  • Prime de 1000 euros nets pour tous les salariés
  • Prime de 60 euros mensuels
  • Paiement de l'assurance voiture par l'entreprise pour les salariés

"On ne lâche rien" lance au micro le représentant de la CGT. "On est déterminé, on n'a rien à perdre". Les salariés comptent sur la perte financière de l'entreprise, 500 000 euros par jour selon Sébastien Edeuline. Aucun camion ne sort du site, alors que chaque jour, 12000 tonnes de sable sont produites dans la carrière. Seules deux ou trois barges rejoignent Paris par la Seine. 

Les propositions de la direction 


Comme les négociations sont toujours en cours, le directeur du site eurois de LafargeHolcim, leader mondial des matériaux et des solutions de construction, n'a pas accepté de répondre au micro de France Bleu Normandie. Le responsable de la communication du groupe précise toutefois que la direction veille à maintenir une écoute et un dialogue constant. Mardi 12 février, cinq  jours après l'entame des premières discussions avec les représentants du personnel, les organisations syndicales et le personnel, la direction a fait, selon ses mots, des propositions significatives :

  • Recrutement de 9 personnes en CDI
  • Construction d'un projet de vie pour les sites, autour du développement professionnel et des conditions de travail
  • Octroi d'une prime liée à l'atteinte des volumes de production sur le 1er semestre, pour les trois sites concernés (dans la vallée de la Seine)

 

Une nouvelle assemblée générale des grévistes aura lieu le vendredi 15 février, pour décider de la poursuite ou non du mouvement.

Publié par FSC

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