SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

C'est que révèle une étude de l'Inserm qui pointe les effets mortels du chômage sur la santé.

 

Le chômage tue. Beaucoup. C'est ce que l'on peut retenir d'une étude de l'Institut français pour la santé et la recherche médicale (Inserm) réalisée par Pierre Meneton, alors que les chiffres de l'emploi pour le mois de février sont attendus ce mercredi 25 mars à 18h. L'auteur de l'étude estime ainsi qu'entre 10.000 et 20.000 personnes meurent des conséquences du chômage chaque année en France. 

 

Entre 1995 et 2007, le chercheur a suivi 6.000 volontaires en recherche d'emploi, âgés de 35 à 64 ans, pour observer les effets sur la santé cardiovasculaire et la mortalité globale. Il en ressort une "surmortalité très importante" chez les personnes au chômage, trois fois supérieure à celle des non-chômeurs. 

[…]

 

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Derrière ses turpitudes, ses lâchetés, ses trahisons la classe dirigeante veille à tenter d'empêcher le peuple de la dépeindre ... telle qu'elle est dans le fond !
 
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SOURCE : Le Parisien, Fabien Paillot le 1ér mars 2019

«Hollande, le plus grand menteur de France» : ses panneaux mènent un retraité au tribunal
 

Un plombier à la retraite, qui avait refusé un stage de citoyenneté, était jugé a Angoulême ce vendredi pour avoir installé des panneaux visant des personnalités politiques.

« J’étais tellement écœuré, en colère. Alors j’ai dit tout ce que j’avais sur le cœur », souffle Michel Labarde sur les marches du palais, entouré d’une quinzaine de soutiens. Cet ancien plombier de 71 ans comparaissait ce vendredi devant le tribunal correctionnel d’Angoulême (Charente) pour des faits d’outrage par écrits ayant porté atteinte à la dignité du Président de la République.

L’affaire date de février 2017, sous la mandature de François Hollande. « Homme de gauche », Michel Labarde a voté pour lui en 2012. Déçu, lassé, le retraité décide 5 ans plus tard de planter plusieurs panneaux dans son jardin, au bord d’une départementale passagère de Garat, un village proche d’Angoulême. L’un d’entre eux vise expressément le chef de l’État : « Hollande, le plus grand menteur de France ».

D’autres figures publiques sont épinglées : Jérôme Cahuzac, Manuel Valls et « le 49/3 qu’il a utilisé six fois et qu’il veut supprimer maintenant » ou Pénélope Fillon, l’épouse de François Fillon payée « 7 500 euros par mois pour collaborer avec son mari alors qu’il y a 5 millions de chômeurs ». Sa rancœur trouve un écho inattendu jusqu’à la préfecture de la Charente. Celle-ci réclame une enquête au parquet et ordonne aux gendarmes de retirer les panneaux. « Ils les ont mis sous scellés durant un mois », raconte Michel Labarde. Fin 2017, le parquet le convoque pour un rappel à la loi. Le septuagénaire se voit proposer un stage de citoyenneté facturé 200 euros. Il refuse catégoriquement, « par principe » et parce qu’il touche une retraite de 873 euros. « À mon âge, pour faire quoi ? »

C’est cette obstination qui l’a conduit vendredi face aux magistrats. « Je ne regrette rien, je pourrais même recommencer ! Et j’ai regardé dans le dictionnaire, menteur, ça n’est pas une injure ! » À la barre, Michel Labarde manque de s’étrangler : « De me voir au tribunal, mon père doit se retourner dans sa tombe. Il était communiste, il a été interné à la prison de Saint-Martin-de-Ré durant la guerre. » Vice-procureur du parquet d’Angoulême, Stéphanie Veyssière s’interroge : « Je ne comprends pas pourquoi M. Labarde a refusé ce stage, il ne serait pas là aujourd’hui… » Ses réquisitions : 500 euros d’amende. L’ancien plombier, Gilet jaune de la première heure, grimace : « J’ai dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Les politiques peuvent dire ce qu’ils veulent. Pas moi, depuis ma campagne… » La décision, mise en délibéré, sera rendue le 15 mars.

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REPRIS du site de Danielle BLEITRACH
 

 


Article (écrit par l’auteur en janvier 2019) ayant servi de base à un rapport sur les violations des droits humains en France déposé par le Centre Europe – Tiers Monde de Genève (CETIM, organisation non gouvernementale dotée du statut consultatif général) au Conseil des Droits de l’Homme de l’Organisation des Nations unies pour sa quarantième session des 25 février – 22 mars 2019, point 4 de l’ordre du jour « Situations relatives aux droits de l’homme qui requièrent l’attention du Conseil ». Distribution le 15 février 2019 par le Secrétariat général.

 

1. Depuis plusieurs mois maintenant, la France est entrée dans une zone de fortes turbulences. La virulence des conflits sociaux est, de longue date, une caractéristique majeure et marquante de la vie politique de ce pays, une donnée historique d’une nation qui s’est construite, aussi et surtout, après 1789, sur la base d’une révolution de portée universelle et dont les traces – avec celles des conquis sociaux de 1936, 1945 ou 1968 –, restent encore aujourd’hui prégnantes dans la mémoire collective et dans les institutions, quels qu’aient été les tentatives pour les effacer. Voilà pourtant bientôt 40 années que la France – et avec elle les autres économies capitalistes du Nord, sans exception – se trouve enserrée dans le carcan mortifère de politiques néolibérales déprédatrices. Ces dernières ne peuvent s’interpréter autrement que comme une extraordinaire violence sociale dirigée contre le monde du travail. Leurs effets de destruction – des individus, de la société, mais encore de l’environnement – sont propagés grâce à la servilité de l’État devant les puissances de l’argent.
Ils sont de surcroît aggravés par l’aliénation de la souveraineté nationale et une sujétion à l’Union européenne dont les citoyens français ont pourtant dit en 2005, par référendum, qu’ils ne voulaient pas, et qui leur est imposée par un déni de démocratie. Voilà une violence supplémentaire, à l’encontre de tout un peuple. C’est dans cette perspective singulière, et dans le contexte général d’une crise systémique du capitalisme mondialisé, que s’expliquent les ondes de soulèvement populaire qui se sont amplifiées au cours des dernières années : grèves de 1995, émeutes de banlieues de 2005-2007, manifestations des décennies 2000 et 2010… À l’heure présente, le sentiment de mal-vivre et le mécontentement sont généralisés. Commencée dès la fin du mois octobre 2018, la mobilisation des « gilets jaunes » en représente l’une des expressions, mais se heurte à la pire recrudescence de violences policières depuis la guerre d’Algérie. Face aux diverses contestations qui réclament toutes davantage de justice sociale, les autorités en place ont fait le choix de répondre par plus de répression, au point de faire régresser de façon extrêmement préoccupante les droits humains.
L’état d’urgence, point de départ de l’escalade répressive

2. Le moment de basculement vers cette escalade répressive est très clairement indentifiable : c’est l’état d’urgence, décrété sur le territoire métropolitain le 14 novembre 2015 (à la suite des attentats terroristes ayant frappé le pays la veille), puis le 18 dans les départements d’outre-mer. Il ne s’agit certainement pas ici de minorer les menaces que font peser les activités terroristes de cette extrême-droite que constitue l’islam politique – d’Al-Qaida à Daesh. Mais il convient de souligner que la politique sécuritaire adoptée depuis 2015 a simultanément été l’occasion d’obliger le peuple français à accepter de dramatiques restrictions de ses droits, allant au-delà des exigences de réaction aux seuls risques terroristes.

 

Après avoir été renouvelé cinq fois de suite, l’état d’urgence a certes été levé le 1er novembre 2017, mais l’essentiel des dispositions exceptionnelles qu’il prévoyait a désormais acquis force de loi : perquisitions et interpellations préventives, périmètres de protection et pratique de la « nasse », assignations individuelles à résidence, contrôles aux frontières, etc., sont dorénavant autorisés dans le cadre de la « loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme » du 30 octobre 2017. De là, en France, un détournement inquiétant de cet imposant arsenal juridique d’exception dans le but de faire reculer les libertés publiques, spécialement les droits d’exprimer ses opinions, de se réunir librement ou de manifester pacifiquement, mais également les droits syndicaux, et jusqu’au droit à l’intégrité physique, lesquels sont tous aujourd’hui sérieusement mis en danger.
3. Celles et ceux qui ont récemment participé à des manifestations en France ont sans doute été les témoins de ce que dénoncent depuis quelques mois des organisations de défense des droits humains françaises ou internationales : nombre d’interventions des forces de l’ordre s’avèrent disproportionnées, excessivement violentes – en recourant même parfois à des armes de guerre. Sont ainsi devenus systématiques l’usage de grenades lacrymogènes et de canons à eau à haute pression contre des protestataires pacifiques ; très fréquents, des tirs tendus à hauteur d’homme de lanceurs de balles de défense (LBD et autres armes dites « à la létalité limitée »), l’utilisation de grenades assourdissantes ou de désencerclement, la pratique « de la nasse » de confinement pour empêcher de rejoindre d’autres manifestants, des interpellations aléatoires et arbitraires, des intimidations verbales, des provocations gratuites, voire des agressions physiques. Dans les rues de la capitale ont été déployés des véhicules blindés, des policiers à cheval, des brigades cynophiles… À maintes reprises, des traitements dégradants ont été infligés à des contestataires, y compris à des mineurs. Il est fréquemment arrivé que des personnes soient matraquées ou maintenues enfermées sans que le moindre acte répréhensible n’ait été commis. Du matériel de soins a été confisqué à des « médecins de rue », bénévoles suivant les cortèges et portant secours aux blessés… Autant de faits qui ont choqué les Français. Et c’est ce qui est recherché, afin que cesse leur révolte. De telles violences policières sont absolument inacceptables.
Première étape : la répression des mouvements sociaux et des syndicats

4. Depuis l’élection à la présidence de la République d’Emmanuel Macron – ex-associé-gérant de la banque d’affaires Rothschild, puis ministre de l’Économie du président François Hollande et auteur de lois éponymes imposant la flexibilisation du marché du travail –, le monde syndical s’est remobilisé. Manifestations et grèves se sont multipliées, en particulier dans les secteurs des transports publics (SNCF, Air France…), de l’énergie (gaz et électricité), de l’automobile (Peugeot, Renault), des télécommunications (Orange), de la grande distribution (Carrefour), les services de la santé (hôpitaux publics, maisons de retraites, sécurité sociale), de l’éducation (lycées, universités), de la culture (musées), de la justice (avocats, magistrats), du ramassage des ordures, et même de l’audit financier et du commissariat aux comptes. Ces divers mouvements sociaux, très suivis, ont duré tout au long du printemps 2018. L’attitude du pouvoir fut d’intensifier la répression, laquelle affecta spectaculairement les étudiants (évacuations de campus), les militants écologistes occupants des Zones à défendre (ZAD) et, avant eux, les manifestants opposés aux lois de flexibilisation du marché du travail.
5. D’évidence, cette spirale répressive touchait déjà les syndicats depuis plusieurs années. Les obstacles entravant les activités syndicales s’étaient démultipliés : discriminations salariales opérant contre des syndicalistes, licenciements abusifs de grévistes, pressions exercées à travers des menaces ou sanctions disciplinaires, restrictions de droits syndicaux ou du droit de grève, voire criminalisation de l’action syndicale (comme chez Goodyear, Continental ou Air France). En outre, de récentes réformes gouvernementales du code du travail pénalisent encore plus les mouvements sociaux : raccourcissement du délai de saisine des prud’hommes et plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif, fusion des instances représentatives du personnel et réduction de leurs moyens, mécanisme de rupture conventionnelle collective contournant les plans de sauvegarde de l’emploi ou favorisant les départs de seniors, inversion de la hiérarchie des normes plaçant l’accord d’entreprise au-dessus des conventions de branches et de la loi, définition du périmètre national pour le licenciement économique facilitant le renvoi de salariés de filiales françaises (alors que la maison mère fait des bénéfices à l’échelle globale)…
Deuxième étape : la répression des « gilets jaunes »

6. Le président Macron a choisi de « ne pas changer de cap ». Au mépris des souffrances et des attentes des classes travailleuses, son gouvernement exacerbe les politiques néolibérales et, pour ce faire, s’enfonce toujours plus dans la voie de la violence sociale et de la répression policière. Le bilan est cauchemardesque, indigne d’un pays se prétendant démocratique et tolérant. Depuis le début de la mobilisation des gilets jaunes, on dénombre 11 morts accidentelles. Plus de 2 000 personnes ont été blessées. Au moins une centaine d’entre elles l’ont été très grièvement – des médecins faisant état de traumatismes qualifiés de « blessures de guerre » (arrachage de mains, éborgnement, défiguration, fractures multiples…), dues notamment à des tirs de LBD ou à des éclats de grenades. Plusieurs personnes se trouvent à ce jour dans le coma. Et que dire du choc psychologique subi par de jeunes adolescents traités comme des terroristes par la police, forcés de s’agenouiller tête baissée, mains derrière la nuque, entassés dans des fourgons, des cellules ?
7. Où va donc ce pouvoir qui marche sur son peuple et déchaîne contre lui une telle violence ? Le 1er décembre 2018, par exemple, ont été tirés 7 940 grenades lacrymogènes, 800 grenades de désencerclement et 339 grenades de type GLI-F4 (munitions explosives), 776 cartouches de LBD, mais aussi 140 000 litres d’engins lanceurs d’eau. Pour ne considérer que la période du 17 novembre 2018 au 7 janvier 2019, un décompte provisoire – et assurément non exhaustif – enregistre 6 475 interpellations et 5 339 mises en garde à vue. Sur tout le territoire national, plus d’un millier de condamnations ont été prononcées par les tribunaux. Bien que la plupart des sanctions fassent l’objet d’aménagements (tels que des travaux d’intérêt général), beaucoup sont des peines de prison. Aussi dénombre-t-on 153 mandats de dépôts (impliquant une incarcération), 519 convocations par des officiers de police judiciaire et 372 autres en audiences correctionnelles… À Paris, 249 personnes ont été jugées en comparution immédiate, 58 condamnées à des peines de prison ferme, 63 à des peines de prison avec sursis… À La Réunion, les peines de prison moyennes pour les gilets jaunes locaux sont de huit mois fermes. En date du 10 janvier 2019, quelque 200 personnes liées à ces événements restaient encore emprisonnées en France.
La légitimité des revendications populaires

8. Les revendications des gilets jaunes rejoignent, sous maints aspects, celles du monde du travail. Elles demandent l’amélioration immédiate et concrète des conditions de vie, la revalorisation du pouvoir d’achat des revenus (salaires, pensions, allocations sociales…), le renforcement des services publics, la participation directe du peuple aux décisions concernant son devenir collectif… En réclamant davantage de justice sociale et de démocratie économique et politique, ces revendications sont profondément légitimes et trouvent un large écho favorable dans la population.
9. La mère de toutes les violences, celle qui doit cesser en premier, d’urgence, et contre laquelle le peuple se trouve contraint de se défendre – comme le lui suggère la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen en préambule de la Constitution française –, c’est celle que génère l’imposition de mesures néolibérales iniques, impitoyables, antisociales et antidémocratiques ; celle qui, dans le silence des ajustements de prix des marchés capitalistes, fait mourir de froid des sans domicile fixe, pousse au suicide des agriculteurs endettés, détruit des individus et leurs familles en les privant d’emplois, en leur coupant l’électricité, en les expulsant de leur foyer ; celle qui oblige, faute de moyens, des retraités à ne plus chauffer leur habitation ou des enfants à sauter un repas ; celle qui casse toutes les solidarités, ferme les écoles, les maternités ou les hôpitaux psychiatriques, plonge dans le désespoir petits commerçants et artisans croulant sous les charges, éreinte des salariés au travail sans qu’ils parviennent à boucler leur fin de mois… La vraie violence se tient là, dans ce système extraordinairement injuste, et au fond intenable. Si tout être sensé et raisonnable s’y oppose, les violences ne se valent pas toutes pour autant : vandaliser une vitrine de banque ou de supermarché est grave, mais réparable, à peu de frais ; ne pas permettre à des honnêtes gens de vivre dignement brise des vies, par millions, et à jamais.

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CGT Établissement Traction Paris Sud-Est SNCF

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Le mot d'ordre du moment, tout droit sorti de l'Elysée

Après les sommations, si collectivement tu ne te disperses pas assez vite, tu seras individuellement  dispersé par les cognes.

 

 

Ces propos ont été effectivement tenu par le factotum du Medef logé à l’Élysée au frais des contribuables dont les matraqués.

 Il y a des jours qui s'installent dans la permanence où on se dit que dès que sera retrouvée la clé du hangars où rouille la machine à distribuer les baffes, après révision et remise aux normes il va y avoir de la distribution à faire.

Le mot d'ordre du moment, tout droit sorti de l'Elysée

Rédigé par Canaille Lerouge

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Acte 19 hors des sentiers. "Les voltigeurs 2.0 à l’œuvre, un GJ est plaqué au sol et arrêté"

« Ni les gaz, ni la violence répressive ne les ont stoppés. Aux cris de ‘Révolution’, les plus motivés ont réussi à faire comprendre à Castaner qu’il n’avait rien réussi aujourd’hui, sûrement pas à décider où et quand nous voulons nous exprimer. »

Mbdad

« Ni les gaz, ni la violence répressive ne les ont stoppés. Aux cris de ‘Révolution’, les plus motivés ont réussi à faire comprendre à Castaner qu’il n’avait rien réussi aujourd’hui, sûrement pas à décider où et quand nous voulons nous exprimer. »
Vendredi je me tâtais pour aller, soit au Trocadéro soit à Châtelet, selon le questionnaire fait par la « France en colère... ». Absolument pas envie de faire une Nième rando à travers un écosystème hostile, donc ce n’est pas Denfert.
Je donne RDV à Anne, conservatrice au musée Carnavalet, l’histoire de Paris. À qui je dois remettre le Gilet Jaune personnalisé « Che Guevara 17 11 2018 » d’Ernesto. Eh oui, au musée, quel honneur ! Ernesto est resté au pays ce week-end, pas de visa pour Paris.

 

RDV 13h00 Châtelet. Je suis 15 minutes en avance, je m’assois discretement sur les bords de la Fontaine des Innocents pour observer les voltigeurs 2.0 œuvrer. Une vingtaine de motos et 2 matraques embarquées pour 10 à 15 GJ, le ratio Castaner correspond pour une fois. Un GJ est plaqué au sol et arrêté, pourquoi ? Quelques badauds protestent mais 2.0 a dit ‘circulez, ta gueule’. Je n’entends pas les discussions mais je vois les attitudes et postures de cette milice qui fait baisser le regard et dévier le parcours des gens croisant par hasard cette scène d’humiliation. Je hais ce moment qui me rappelle ce que ma grand-mère a vécu durant l’occupation. Voir des gens nassés, collés contre un mur, juste être témoin muet qui ne sait pas et ne saura jamais pourquoi. Continuer son chemin pour ne pas attirer l’attention et risquer un « Ausweispapier ». En ce qui me concerne ils n’y gagnent rien d’autre que ma détermination à continuer à lutter contre ça.
Ce n’est pas ici que ça se passe. Anne m’appelle, je lui décris la scène, on décide de se rejoindre au Trocadéro pour voir si l’ambiance est meilleure.

 

13h30, je sors métro Iena. Parano d’être contrôlé à la sortie du métro Trocadéro, je descends pour remonter par le parc et ses escaliers mal foutus. Des GJ motivés communiquent par groupes, des forces de l’ordre (FDO) tournent autour, la crainte de rester dans un rassemblement non déclaré a dû faire peur, la majorité a suivi ce rassurant cortège, combien sont-ils ? Le tambour révolutionnaire est là. Les touristes alternent entre selfie tour Eiffel et photo de GJ discrètement, c’est mignon.
En attendant Anne, je discute avec des GJ sur les mesures Castaner, l’amende de 135 euros fait bien plus peur que des sentinelles ou des marqueurs chimiques. L’inquiétude est là, la dissuasion de manifester gagne de l’intensité.
Je remets le GJ « Che Guevara » d’Ernesto à Anne en compagnie des GJ avec qui je discutais, respect, petit moment de vie. Des étudiantes de l’UPEC Créteil (pour ma fille) nous proposent dans le cadre de leurs études une rencontre afin de répondre à leurs questions. Anne leur donne RDV, je préfère les inviter à nous revoir samedi prochain avec leurs questions.

 

Beaucoup de gens nous observent en fait. Certains pour nous mettre en conserves, d’autres pour en conserver l’histoire. Ces mots qui peuvent tout faire. Des TV sont là. RT France me propose, je dis non. Je n’ai pas envie, plus rien à dire. Je suis là pour ne plus avoir à y être. Macron démission. Ecrire tout ça pour me relire me suffit, thérapie.
Mike Rambo vient me demander une clope pour une copine, on discute un peu des événements du jour. J’en profite pour lui raconter le GJ « Che Guevara », le musée, la conservatrice du musée..., fier et bavard. Puis Éric Drouet qui était un peu plus loin, nous rejoint et nous propose de suivre leur groupe jusqu’à Montmartre. Anne est d’accord, je suis partant. La valeur d’un homme. Éric avec un de ses potes décide de partir devant et il est évident que c’est pour ne pas nous mettre en danger avec d’éventuels contrôles policiers à 135 euros la passe. Respect.
15h00. La tribu Gauloise prend le métro, je ne désignerai pas Obélix. Ça braille, ça rigole fort, ça chante, ça répond fermement aux grincheux et zeuses qui découvrent leurs ulcères jaunes. Un monde comme j’aime. Métro Pigalle fermé, tout le monde descend aux Abbesses. Le temps d’escalader jusqu’à place du Tertre on perd le groupe. On avance, on découvre une course à pied « les foulées du Tertre » 10km dans les pentes, plus nouveauté 2019 un parcours de GJ mobiles à éviter. Médailles méritées, on attend les nôtres.
Devant cette basilique érigée pour rappeler aux communards qu’ils finiraient GJ. Enfin beaucoup de monde, ils étaient là ! Des touristes, noyés dans la masse de GJ, sourire aux lèvres à l’idée de croiser notre histoire de France. Des GJ partout, les figures connues, dans les rues autour, sur les marches jusqu’au manège d’enfance de tous les Parisiens même de banlieues.
L’hélico perturbe les oiseaux. Anne me quitte pour rejoindre une amie. Merci pour cet après-midi.

 

16h15 Des gens qui m’ont l’air fatigués, de ne pas avoir pris le métro depuis Denfert, décident de remettre ça en mode sauvage vers les Champs Elysées, ahou ahou ahou !!!
Après avoir fait la bise à Flora je m’incruste dans le flot qui descend vers les bd Rochechouart pour constater qu’une fermeture éclair de boucliers empêchait tout passage vers l’ouest et le sud Parisien, on se dirige vers l’est. Misère, bien que le cortège s’étire à perte de vue vers l’avant et l’arrière et que le rythme des tambours présagent d’une motivation éruptive. Juste avant Barbès, des drapeaux Algériens déclenchent des « Alger, Paris, solidarité ».
Je suis jusqu’à la rue du Château Landon, où je décide de rentrer en m’incrustant dans un groupe de costards cravates pour franchir les boucliers, ça passe. Les Champs c’est derrière, je n’ai pas la motivation d’aller plus loin. Bravo à ceux qui continue.
Dans les transports un live Facebook me fait regretter mon choix. Cette manif sauvage a bien fait transpirer les FDO en les débordant dans le quartier de gare de l’Est. Ni les gaz, ni la violence répressive ne les ont stoppés. Aux cris de « Révolution » les plus motivés ont réussi à faire comprendre à Castaner qu’il n’avait rien réussi aujourd’hui, sûrement pas à décider où et quand nous voulons nous exprimer.
Malgré un nombre important et des stratégies rodées, les FDO sont dépassées encore et encore. Castaner, au prochain grand rassemblement national, tu sautes. Ces grands cortèges déambulant dans Paris ne sont qu’un mode « veilleuse » en attendant le grand RDV d’avril.
Une journée dont je garde une mauvaise vision de cette nasse à Châtelet, injuste, disproportionnée, fasciste. De ces parcours en métro avec le sentiment d’être au milieu de gens indifférents ou apeurés par ce qui se passe au-dessus de leurs têtes. Une vie sera toujours plus dure seule. Et Gandhi qui disait, environ : ce ne sont pas les méchants qui sont dangereux mais ceux qui les laissent faire. Je ne veux plus prendre le métro, j’ai peur.
Même si ce fût intéressant et riche de rencontres, la semaine prochaine je rejoindrai le gros cortège, sûrement un besoin grégaire. Ce plaisir d’avoir retrouvé tous les GJ à Montmartre m’y incite et tant pis que ce soit déclaré ou non, ne me laissez plus jamais seul ?.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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La France en pleine régression sociale : de Die à  Creil, Saint-Claude, Le Blanc et Bernay... En une vingtaine d’années, le pays a perdu 40 % de ses maternités.
Crédit photo : Maxppp
Crédit photo : Maxppp

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En 20 ans, ce sont la moitié des maternités qui ont fermé... 
Et le plan « Ma santé en 2022 » prévoit encore plus d’austérité concernant la santé.

Mardi 15 janvier, pendant le Grand Débat national en Eure, un maire aborde le dossier brûlant de la fermeture de la maternité de Bernay : Macron insiste sur le fait que ce changement « n’est mû que par la volonté de préserver la santé publique » avant de défendre « les restructurations ».

Les gouvernements successifs avaient déjà entrepris petit à petit la casse des services publics, l’un après l’autre. Aujourd’hui, le gouvernement Macron assume totalement la diminution du nombre de centres hospitaliers sous prétexte d’une restructuration. En effet, le gouvernement « veut aller vite », avec une loi portée par Agnès Buzyn qui doit être présentée le 13 février, en Conseil des ministres. Dans cette proposition de loi, c’est la réforme pour la première année de médecine, avec la disparition du numerus clausus, et la labellisation dès 2020 des petits hôpitaux de proximité pour les urgences non vitales qui sont abordées, une labellisation qui revient à la fermeture de nombreux services.

La fédération hospitalière de France, qui regroupe l’ensemble des directeurs des centres hospitaliers français, tire la sonnette d’alarme quant aux chiffres : on estime pour l’année 2018 de 850 millions à 1 milliard d’euros de déficit pour les hôpitaux publics. « C’est un déficit énorme pour des hôpitaux qui étaient à l’équilibre il y a encore six ans », regrette Frédéric Valletoux, le président de cette fédération. Mais ces chiffres ne sortent pas de nulle part, en effet, depuis 2005, les établissements de santé, qu’ils soient publics ou privés, se sont vus imposer près de 9 milliards d’euros d’économie.

« Ma santé en 2022 » : une cure d’austérité affectant de plein fouet les services de maternité

Depuis des décennies, ce sont plusieurs maternités qui ferment en France tous les ans. Mais cette fois, comme écrit plus haut, le gouvernement affirme assumer une « gradation des soins », c’est-à-dire une proximité pour les soins courants, et pour les actes plus complexes comme un accouchement ou une opération dans des services plus éloignés : c’est le pilier du système de santé que proposent Macron et Agnès Buzyn dans « Ma santé 2022 ». 

« Quand une maternité n’a plus d’obstétricien un jour sur deux, je ne suis pas sûre qu’on rende service à la population en la maintenant de façon artificielle », a justifié Agnès Buzyn. Une manière de se servir du manque de moyens alloués aux maternités… pour justifier le fait d’en allouer encore moins et faire une croix sur ces services dans de nombreux hôpitaux. En somme, tout pour ne pas fournir les fonds pour employer plus de personnels. Les gouvernements successifs, et Macron aujourd’hui, cassent de plus en plus le service public, et notamment le système de santé, éloignant encore et encore les services, demandant aux usagers de faire toujours plus de kilomètres pour se faire opérer ou accoucher, et supprimant des milliers d’emplois par ces fermetures.

« Ces derniers mois, on assiste à une véritable hécatombe, insiste Lamine Gharbi. Huit établissements ont fermé ou sont en liquidation ou en redressement judiciaire. Or quand une clinique ferme à Paris intra-muros, les patients ont un recours tout proche. Mais quand cela arrive en Ardèche ou en Bretagne, ce sont des pans entiers du service de soin de proximité qui disparaissent. »

Et avec ces coupes budgétaires, on voit encore une fois que ce sont les femmes, en tant que travailleuses ou usagères, qui sont attaquées de plein fouet. Si elles composent la grande majorité du personnel hospitalier, c’est aussi une attaque contre toutes les femmes, et parmi elles les plus précaires, qui ne pourront plus bénéficier d’un accès décent et praticable aux soins.

 
Du coté des services hospitaliers d’urgence, le rapport annuel de la Cour des comptes montre qu’il y a une certaine stabilité, mais qui devrait s’effondrer, tôt ou tard, puisque l’on préconise aujourd’hui « par souci d’économie » des fermetures de sites et des interruptions nocturnes. Pour les maternités, le bilan 2018 est scandaleux : 1369 en 1975, 814 en 1996, 498 en 2016, c’est-à-dire qu’on a à faire à une disparition de la moitié des centres en 20 ans ! Ce qui est aussi inquiétant, c’est le nombre de lits d’obstétrique, quasiment divisé par deux depuis trente ans, alors que la natalité est restée très importante.

Le projet "Ma santé 2022" n’est qu’un projet de dégradation pour les services de santé en France : de moins en moins de services pour de plus en plus de patients, et de plus en plus de zones désertées par les services médicaux. Si les gouvernements successifs laissent se décomposer le système de santé, c’est aussi pour justifier d’aller vers une privatisation et donc une santé qui ne sera accessible qu’avec le portefeuille.

La sélection à l’université, la hausse de la CSG pour les retraites, le pacte ferroviaire qui supprime le statut de cheminot et détruit les petites lignes "par souci de rentabilité", et la destruction du système de santé : une destruction programmée des services publics, pendant que Macron refuse de revenir sur l’ISF, que les cadeaux pleuvent sur le patronat, qu’ils prennent la forme de CICE ou des lois travail. Autant de raisons de continuer à se battre contre ce gouvernement des riches et des patrons, pour un système de santé et des services publics gratuits, accessibles à tous et de qualité !

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SOURCE : La Voix du Nord

Morad Belkadi

Depuis 11 h ce samedi, et pour une bonne partie de la journée, les employés de Brico Dépôt organisaient une opération de filtrage sur le parking du magasin. La CGT réclame toujours une hausse des salaires.

Les salariés organisent une opération de barrage filtrant sur le parking ce samedi et pour une bonne partie de la journée.Les salariés organisent une opération de barrage filtrant sur le parking ce samedi et pour une bonne partie de la journée.
Ils sont restés dans le silence durant deux semaines. Plus aucun communiqué, ni d’actions syndicales depuis le 1er mars. Mais ce samedi a sonné la fin de la trêve entre une partie des salariés de Brico Dépôt de Maubeuge et leur direction. «  Nous avions laissé le temps à la hiérarchie de réfléchir à nos revendications, mais ils ont fermé la porte à toute possibilité de hausse des salaires.

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Nice, la manifestante "très grièvement blessée" mais "pas dans le coma" comme "a pu le craindre" son avocat

EDIT 18h30. Suite à une violente charge policière pour l'acte 19 à Nice, la manifestante de 73 ans est à cette heure-ci toujours « très grièvement blessée ». Après avoir affirmé que la victime était dans le coma, son avocat a reprécisé qu'elle est « aujourd’hui dans un état grave mais stable » et non pas dans le coma comme il a pu le « craindre ».

[EDIT 18h30 : L’avocat de la famille a expliqué que la victime n’est finalement pas dans le coma mais dans un état grave]

Après avoir affirmé, dans un premier temps, que Geneviève Legay est « dans un état extrêmement grave puisqu’elle est dans le coma », l’avocat a reprécisé au journal Le Monde que la victime « très grièvement blessée », est « ce matin dans un état stable » et « non pas dans le coma, comme on a pu le craindre ». Selon l’une de ses filles, elle souffre de plusieurs fractures au crâne et d’hématomes sous-duraux.

Sur les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, la responsabilité de la police dans cette grave blessure est sans appel. Suite à une charge des CRS, la septuagénaire est tombée tête la première sur un plot délimitant le parcours du tramway. Les policiers présents ont ensuite empêché les Street Medic de lui prodiguer les premiers soins malgré l’évidence de son état critique. Sa famille a annoncé son intention de porter plainte pour « violence volontaire en réunion avec arme par personnes dépositaires de l’autorité publique et sur personne vulnérable ».

Cette grave blessure intervient dans le contexte de l’escalade répressive décidée par le gouvernement en amont de l’acte 19. Interdiction de manifestations, recours à l’armée, davantage de contact avec les manifestants : Castaner avait annoncé son intention de frapper fort ce samedi 23 mars. En coulisses, le gouvernement se disait même prêt à assumer un « tétraplégique ». Cette femme n’est pas la première blessée grave, plusieurs personnes ont déjà été dans le coma, notamment pour des tirs de LBD, mais c’est la première fois que cela survient après une charge.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Christophe Dettinger suspendu et convoqué pour une commission de discipline : l’acharnement continue

Christophe Dettinger vient d’être suspendu et convoqué pour une commission de discipline dans le cadre de son travail d’agent territorial. La mairie d’Arpajon lui reproche son exposition médiatique.

Crédit Photo : Fresque BlackLines

Comme si cela ne suffisait pas. Après avoir été condamné à un an de prison, peine qu’il purge en semi-liberté, Christophe Dettinger a été suspendu de son travail d’agent municipal et convoqué pour une commission de discipline. 

Selon son avocate, les raisons ne sont pas explicitées dans la lettre qui le suspend de manière immédiate. Cependant, la mairie, contactée, évoque le « devoir de réserve » : « dans le contexte que cet agent connaît aujourd’hui, nous pensons qu’il n’était pas nécessaire de rajouter des développements médiatiques ».

Ces derniers jours, Christophe Dettinger avait saisi la justice pour récupérer la somme de la cagnotte Leetchi qui lui avait été ouverte en soutien et réclamé la somme de 3 millions d’euros pour le préjudice dû à sa fermeture anticipée par Leetchi au bout de 48h, contre un délai de 45 jours initialement prévu.

Celui-ci a également donné une interview pour l’émission de Cyril Hanouna sur C8 dans laquelle il déclare pour expliquer ses actes : « Ce jour-là, c’était trop. C’étaient pas des casseurs qu’étaient devant, c’était des gens du peuple : on s’est tous fait gazer, on s’est faits matraquer, j’ai vu cette violence policière, cette violence qui a été extrême ».

Il s’agit d’une interprétation très contestable du devoir de réserve qui est censé garantir dans la jurisprudence le respect de la hiérarchie et la neutralité du service public, dont on ne voit pas très bien en quoi elles sont en cause dans les propos de Christophe Dettinger.

Il s’agit donc d’une nouvelle escalade de l’acharnement inacceptable qui touche l’ancien boxeur, connu pour avoir fait usage de ses poings contre des policiers après des scènes de violence policières. 

L’initiateur de la cagnotte, Nicolas Alves, ami de Dettinger, a également été assigné par Leetchi en justice. Jusqu’à ce jour, la plateforme refuse toujours de donner les quelques 130.000 euros accumulés en deux jours. Le tribunal d’Evry, en Essonne, saisi, rendra sa décision le 9 avril.

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Le pouvoir macronien est confronté à un puissant mouvement social remarquablement durable et qui met radicalement en cause sa politique et ses objectifs de contre-réformes (retraites, indemnisation du chômage, services publics, désertification territoriale, privatisations ...) .
En conséquence il a à la fois besoin de diviser, déconsidérer, isoler le mouvement social, donc de présenter ce mouvement sous une forme repoussante ET d'apparaître en même temps en particulier vis-à-vis de l'électorat conservateur comme le parti de l'ordre.
 
Stratégies contradictoires qui expliquent ses tergiversations et les tactiques différentes mises en oeuvre sur le terrain : tantôt laisser faire les casseurs comme en témoignent des policiers eux-mêmes et faire tourner en boucle sur les chaînes des images de désordre et de chaos, tantôt comme hier montrer ses muscles, multiplier les contrôles en amont et faire intervenir immédiatement les forces mobiles tandis que les blacksblocs sont opportunément absents.
 
La confrontation entre le mouvement populaire et ses revendications se poursuit.
Macron n'a pas l'intention de renoncer à sa politique !
Du côté des forces populaires qui continuent d'être majoritairement soutenues en dépit des manœuvres de déstabilisation il s'agit de faire converger les luttes, d'élargir le soutien pour infliger un recul significatif au pouvoir et le contraindre à renoncer à ses contre-réformes.
 
D'ouvrir la voie à une alternative politique anti-oligarchique !
L'affrontement sur ces terrains n'est donc pas prêt de s'arrêter ! 
 
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Comment Le Monde voit la journée de ce samedi 23 mars :
 
Raphaëlle Rérolle, Aline Leclerc - Le Monde - samedi 23 mars 2019
 
 

Dans l’après-midi, plusieurs milliers de « gilets jaunes » ont rejoint le cortège qui s’est élancé vers 13 heures de la place Denfert-Rochereau, dans le 14e arrondissement. Direction le Sacré-Cœur, tout au nord de la capitale.

Les violences de samedi dernier étaient au cœur des conversations des manifestants qui ont défilé dans la capitale pour l’acte XIX.

Il régnait un calme inédit depuis le 17 novembre, aux abords de la place de l’Etoile à Paris, samedi 23 mars au matin. Des touristes qui se prennent en photo, des enfants qui jouent, et de très nombreux CRS, répartis en petites grappes. Mais aucun « gilet jaune » à l’horizon. Pas plus sur l’avenue des Champs-Elysées, où l’on observe les stigmates des violences de la semaine passée.

Beaucoup de magasins n’ont pas ouvert boutique et ont choisi des protections beaucoup plus solides pour leurs vitrines que les panneaux de bois, qui s’étaient révélés détachables et inflammables le 16 mars. Vandalisé puis incendié, le restaurant Le Fouquet’s a des allures de bunker, entièrement recouvert de panneaux de métal soudés entre eux.

Pour éviter de nouveaux débordements, la préfecture de police a, pour la première fois, interdit rassemblements et manifestations sur l’avenue et autour de l’Arc de Triomphe, lieux de rendez-vous habituels des contestataires depuis quatre mois. Jeudi, le montant des contraventions encourues par ceux qui participent à une manifestation interdite est passé de 38 à 135 euros. « On n’est ni fou ni débile, on n’allait pas aller là-bas pour se prendre des amendes », témoigne Isabelle, secrétaire de 50 ans, qui a choisi, avec un groupe de « gilets jaunes » de Beauvais (Oise), de se rassembler dans la calme place du Trocadéro.

« C’est grâce à la violence qu’on a reparlé de nous »

Entre eux, les violences qui ont saccagé une partie des Champs-Elysées font débat. « J’étais contre mais finalement, ça m’a fait changer d’avis, dit Maureen, 38 ans, courtière. Parce qu’au final, c’est grâce à la violence qu’on a reparlé de nous ». « Mais en mal ! Je ne suis pas d’accord », s’indigne Isabelle, qui juge ces agissements contre-productifs. « Y a quand même des gens de la politique qui ont tiré la sonnette d’alarme pour demander des réponses pas seulement répressives », insiste Maureen. « Ce que je retiens, c’est surtout qu’on a été gazé et qu’on en a dégueulé toute la semaine », peste Laurent, 51 ans, dessinateur industriel.

Dans l’après-midi, plusieurs milliers de « gilets jaunes » ont rejoint le cortège qui s’est élancé vers 13 heures de la place Denfert-Rochereau, dans le 14e arrondissement. Direction le Sacré-Cœur, tout au nord de la capitale. Un parcours déclaré en préfecture par un groupe de manifestants qui militent pour déclarer les rassemblements hebdomadaires : ils ne l’avaient pas fait le 16 mars sous la pression des « gilets jaunes » les plus virulents, qui estiment que ces cortèges tranquilles sont inefficaces. Dans le cortège, certains font d’ailleurs part de leurs velléités de faire dévier le parcours dans des rues adjacentes pour sortir des périmètres autorisés.

Mais malgré le dispositif policier très léger encadrant la manifestation – les manifestations déclarées se déroulant souvent entre des cordons serrés de gendarmes mobiles – et le fait que les barrières de chantier, utilisées par les manifestants les plus violents pour ériger des barricades, n’avaient pas été retirées du parcours, seuls de brefs incidents ont été signalés en fin d’après-midi. Signe qu’il s’agissait bien d’un cortège pacifique, à l’instar de nombreux autres ayant manifesté depuis janvier.

Comme ils l’avaient annoncé, les blacks blocs n’étaient pas présents, et les « gilets jaunes » les plus radicaux sont restés calmes. Le ministère de l’intérieur recensait 8 300 manifestants en France à 14 heures, dont 3 100 à Paris. Des chiffres que les « gilets jaunes » jugent en général sous-estimés. L’important dispositif policier annoncé par le gouvernement avait sans doute dissuadé certains d’entre eux de faire le déplacement.

Un « ultimatum 2 » à Paris pour l’acte XXIII

Christine, qui a manifesté chaque semaine depuis le 17 novembre – sauf deux fois pour des anniversaires – n’a, elle, pas renoncé. « Pacifiste mais pas mouton », a écrit sur son gilet cette infirmière de 57 ans. « Depuis des semaines, le peuple est dans la rue mais on ne voit que les casseurs et on oublie les revendications. Alors que tout le monde est là pour la même chose : le fait qu’il n’y a plus d’argent dans nos porte-monnaie à la fin du mois, s’indigne-t-elle. On manifeste pour nos parents, pour nos enfants. Et on nous envoie la police, on nous contrôle ? Mais dans quel monde on vit ? »

Une fois encore, les violences de l’acte XVIII resurgissent dans la conversation. Beaucoup estiment que les forces de l’ordre ont laissé faire les casseurs. Christine, elle, dit apprécier le cortège apaisé de ce samedi, tout en « comprenant » ceux qui cassent. « Je finis le mois à zéro euro mais je ne suis pas à découvert. J’ai un toit, on ne vit pas dans la misère. Mais ceux qui sont à moins 500 euros à la fin du mois, qui manifestent depuis 19 semaines et qui voient que tout continue d’augmenter, que l’essence coûte aussi cher qu’en novembre, que personne ne les entend… Je comprends qu’ils en viennent à tout casser ».

Au pied du Sacré-Cœur, dans l’après-midi, se mélangent « gilets jaunes », touristes, marathoniens, un pope avec une icône à la main, des drapeaux catalans, corses, anarchistes, et un drapeau français sur lequel est écrit : « Stop taxes, stop censure, stop immigration, stop anti-France ». Tout cela cohabite un moment, au son d’une guitare et du chant « On est là, on est là, pour être vaillants et pour l’honneur d’un monde meilleur, même si Macron veut pas ». Avant que le drapeau ne soit arraché aux cris de « Les fachos dehors » et « Nous sommes tous des enfants d’immigrés ».

Vers 17 heures, alors que la manifestation commence à se disperser, un cortège repart vers le centre de Paris avant d’être bloqué sur le boulevard de Strasbourg par un rideau de CRS et de camions. Après un bref face-à-face, les forces de l’ordre tirent des grenades lacrymogènes pour disperser le rassemblement. Plusieurs poubelles sont incendiées, la vitrine d’une banque brisée et un distributeur vandalisé. Une demi-heure plus tard, les manifestants ont reflué et se sont éparpillés dans les rues alentours.

En fin d’après-midi, un policier a par ailleurs été victime d’un malaise cardiaque place de la République et pris en charge par les secours – son malaise n’étant pas lié à un affrontement avec des « gilets jaunes ».

Une semaine après l’une des journées de manifestation les plus violentes depuis le début du mouvement, Paris a peut-être malgré tout connu sa journée de mobilisation la plus apaisée. Ce qui ne présume en rien des mobilisations à venir. Des actes plus virulents sont annoncés pour les prochaines semaines, et notamment un « ultimatum 2 » à Paris pour l’acte XXIII, le 20 avril.

Publié par FSC

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Le gouverneur militaire de Paris confirme que les soldats pourront "aller jusqu’à l’ouverture du feu" pour l’acte XIX

Interrogé sur France Info ce vendredi matin, le général Bruno Leray, responsable des forces militaires mobilisées pour l’acte XIX à Paris, a confirmé que les soldats pourraient faire usage de leurs armes.

Gilets Jaunes

« Ils [les soldats] ont différents moyens d’action pour faire face à toute menace : ça peut aller jusqu’à l’ouverture du feu ». Interrogé sur France Info ce matin à propos des consignes données aux soldats qui seront sous son autorité pour l’acte XIX à Paris, le gouverneur militaire de Paris a donc confirmé la possibilité d’ouverture du feu « si leur vie est menacée ou celle des personnes qu’ils défendent ».

Ces propos font écho aux inquiétudes soulevées par plusieurs soldats depuis l’annonce de l’emploi des militaires pour sécuriser certains lieux dans la capitale ce samedi. S’inquiétant de l’absence de préparation et de matériel spécifique pour les opérations de maintien de l’ordre, un militaire de l’opération Sentinelle déclarait : « Malheureusement, il risque d’y avoir des morts ». Confronté à ces propos, le général Bruno Leroy a refusé d’y répondre. Celui-ci a toutefois précisé se voulant rassurant : « Les ordres seront suffisamment clairs pour qu’il n’y ait aucune inquiétude en la matière ».

Mais, interrogé sur le concret, les propos du militaire sont plus qu’inquiétants. D’abord, celui-ci a infirmé l’usage uniquement statique des forces : « Non, ils ne feront pas que des gardes statiques, les soldats utilisent des modes d’action qui sont extrêmement mobiles ». Avant d’évoquer le scénario d’ouverture de feu affirmant : « c’est arrivé par le passé, au Louvre ou à Orly », c’est-à-dire à l’occasion d’attentats terroristes.

Cette comparaison a de quoi renforcer les interrogations. « Notre sujet, c’est la lutte anti-terroriste », affirme le général, sous-entendant par-là que les unités ne participeront au maintien de l’ordre. Sauf que le scénario à risques évoqué par nombre d’observateurs et de militaires eux-mêmes, c’est justement celui d’une confrontation entre certains manifestants et les militaires, une crainte renforcée par le fait que les cortèges sont souvent très mobiles et désorganisés lors des actes des Gilets Jaunes. Une interrogation à laquelle les autorités gouvernementales et militaires semblent incapables de répondre.

Le général Bruno Leray affirme avoir répondu aux sollicitations de France Info sur son initiative personnelle et ne pas avoir reçu de consignes. Difficile à savoir, mais du point de vue du gouvernement, le signal politique est clair : il s’agit d’intimider les manifestants pour espérer contenir les débordements qui ont lieu lors des actes précédents. Une opération dont le risque est clair : la possibilité de l’ouverture du feu et des éventuels morts qui pourraient s’en suivre.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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