SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Le ministère de la Justice au secours du barême Macron sur les indemnités de licenciement

Devant la multiplication des décisions prud'homales refusant de plafonner les indemnités de licenciements jugés hors-la-loi, Nicolle Belloubet en appelle aux procureurs de la République et aux juges des Cours d'appel.

Normal, celle qui fut socialiste bon teint, adoubée à ce titre au Conseil constitutionnel, est devenue depuis ministre d'Emmanuel Macron. Et celui-ci a institué le plafonnement des indemnités de licenciement dues à un salarié viré illégalement par son taulier.

Or, une quinzaine de jugements prud'homaux, dont l'un présidé par un juge professionnel dans le cadre d'un départage de voix,  ont d'ores et déjà rejeté la barémisation des indemnités de licenciement. Ils s'appuient sur l'article 10 de la Convention 158 de l'Organisation internationale du travail, à laquelle adhère notre état dit de droit. Ledit article institue des dommages-intérêts non pas assujettis à un barême, mais en fonction d'une réparation appropriée envers le salarié illégalement licencié.

Mais, devant ce crime de lèse-majesté envers celui qui réside dans le palais de l'Elysée, Nicolle Belloubet, garde des sceaux de la République et ministre de la Justice, fait écrire une bafouille aux procureurs de la république pour remettre de l'ordre, libre et non faussé comme de bien entendu. Par la même occasion, elle informe les magistrats, qui jugeront en appel les susnommés crimes de lèse-majesté envers la personne de Manu 1er, de ce qui est bon dans notre République.

République, petit rappel, pour laquelle est gravée dans la Constitution, la séparation des pouvoirs entre l'exécutif, le président et ses ministres, et le judiciaire. Mais on s'en fiche, en plein GRRAND débat national où on lave plus blanc que blanc pour ne rien changer à l'ordre capitaliste sévissant dans la patrie des droits de l'homme et du citoyen.

Communiqué de la CGT:

Depuis plusieurs semaines, les décisions de conseils de prud’hommes jugeant le barème des indemnités prud’homales pour licenciement injustifié contraire au droit international se sont multipliées. Ces jugements sont rendus sans recours à un juge professionnel de départage. Cela signifie qu’y compris du côté des employeurs, parfois même présidant l’audience, certains conseillers prud’hommes considèrent les barèmes illicites.

Depuis plusieurs semaines, les décisions de conseils de prud’hommes jugeant le barème des indemnités prud’homales pour licenciement injustifié contraire au droit international se sont multipliées. Ces jugements sont rendus sans recours à un juge professionnel de départage. Cela signifie qu’y compris du côté des employeurs, parfois même présidant l’audience, certains conseillers prud’hommes considèrent les barèmes illicites.

Devant cette résistance des conseillers prud’hommes, le ministère tente d’éteindre le feu : dans une circulaire envoyée à tous les procureurs et copie aux présidents de Cour d’appel et TGI, le ministère de la Justice s’applique à démontrer à chacun que le barème n’est pas contraire au droit international.

Non content de porter atteinte à la séparation des pouvoirs qui veut que le gouvernement n’essaie pas d’influencer les décisions de justice, cette circulaire utilise des arguments totalement infondés sur le plan juridique.

En effet, le ministère prétend que le Conseil d’État et le Conseil constitutionnel se seraient déjà prononcés sur la question. Soit le ministère est parfaitement incompétent juridiquement (ce qui serait un comble pour le ministère de la Justice !), soit les arguments sont d’une mauvaise foi choquante. En effet, le Conseil constitutionnel n’est en rien garant du respect des règles de droit international, il se contente de veiller au respect de la Constitution française. Quant au Conseil d’État, sa décision portant sur les barèmes a été rendu en référé, dans un recours d’ailleurs porté par la CGT contre les ordonnances Macron c’est-à-dire en urgence avec un juge unique. Et, ce type de décision ne s’impose absolument pas aux juges.

On est donc bien ici face à un gouvernement qui fourbit ses armes pour contrer les décisions de justice qui se multiplient contre le barème et tente d’influencer les juges avec des arguments creux.

La CGT et d’autres syndicats ont porté une réclamation devant le comité européen des droits sociaux contre les barèmes et c’est ce qui inquiète le gouvernement.

Nous espérons que les jugements de conseils de prud’hommes continueront à se multiplier et que les Cours d’appel ne se laisseront pas influencer par cette tentative d’intimidation du ministère dont la circulaire réclame d’ailleurs qu’on lui fasse remonter tous les jugements et arrêts qui vont dans ce sens.

Le combat contre les ordonnances n’est pas fini et nous savons que ce n’est pas une circulaire qui fera taire les juges.

Montreuil, le 8 mars 2019

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
VIDEO. Un Gilet jaune à terre matraqué à 9 reprises à Quimper

A Quimper pour l’Acte XVII, la répression a été particulièrement importante. La vidéo d’un Gilet jaune tabassé par les GM alors qu’il se trouve isolé et tente de s’accrocher à la rambarde d’un pont a ainsi fait beaucoup réagir sur les réseaux sociaux.

Répression

Répression
Quimper. Un Gilet jaune violemment matraqué à terre par les gendarmes mobiles
A Quimper pour l’Acte XVII, la répression a été particulièrement importante. La vidéo d’un Gilet jaune tabassé par les GM alors qu’il se trouve isolé et tente de s’accrocher à la rambarde d’un pont a ainsi fait beaucoup réagir sur les réseaux sociaux.

Vue des centaines de milliers de fois, la vidéo d’un Gilet jaune tabassé par un gendarme mobile alors qu’il se trouve à genoux, isolé et tente de s’accrocher à une rambarde a fait énormément réagir sur les réseaux sociaux.

« Je traversais le pont pour retrouver des collègues de l’autre côté quand [les gendarmes mobiles] m’ont couru après. Ils m’ont attrapé à l’épaule et j’ai perdu l’équilibre, je me suis accroché à la rambarde, je ne pensais à rien » a expliqué le Gilet jaune interviewé par l’AFP, déjà blessé par un tir de flashball lors d’un précédent acte.

Face au jeune homme s’accrochant péniblement à la rambarde, les gendarmes mobiles n’ont pas trouvé de meilleure réponse que de le matraquer violemment au niveau du bras, au risque évident de lui briser les os alors et ce sans raison apparente. L’auteur de la vidéo, un street-medic, a ainsi expliqué à l’AFP : « ce n’était pas lui qui était visé par la charge des gendarmes, mais des personnes qui se sont enfuies en courant »

« Je lui ai soigné un énorme hématome au niveau du mollet, du côté droit de la tête, des saignements au nez et au niveau du cuir chevelu. Ils lui ont aussi mis le doigt dans les yeux. » a ajouté le street-medic, qui a pris en charge le Gilet jaune.

Ainsi, si tous les médias titrent sur l’ « essoufflement » du mouvement, alors que la mobilisation de la 17ème semaine du mouvement a été plus réduite – en lien notamment avec la préparation du point d’orgue que doit constituer l’acte XVIII -, les violences policières semblent de leur côté ne connaître aucun faiblissement.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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COÛT DE L’EURO : un pognon de dingue ?

L'économiste Jacques Sapir revient pour RT France sur la dernière étude d’un think thank allemand qui affirme que les Français se seraient appauvris en moyenne de 56 000 euros depuis l'adoption de l'euro par la France en 1999.

 

Pour sa chronique du 7 mars sur RT France, l'économiste Jacques Sapir décrypte une récente étude du centre de politique européen (CEP), selon laquelle, la France, depuis la création de l’euro en 1999, aurait perdu 3 591 milliards d’euros en 20 ans. D'après ce think tank allemand, la France serait, avec l'Italie, le pays qui aurait le plus pâti de l'adoption de l'euro faute de réformes, selon cet organisme d'inspiration libérale. Quant aux Français, ils auraient perdu en moyenne chacun 56 000 euros sur la période 1999-2017.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Idir Ghanes (Gilet Jaunes) : « Vous touchez combien ? »

Cyrille Isaac-Sibille (député Modem) : « 5 300 euros/mois »

Idir Ghanes (Gilet Jaunes) : « Moi 1100 euros, d'accord ? Et vous me demandez d'enlever mon Gilet ? Enelevez votre costume et venez en immersion pendant 1 mois chez les Gilets Jaunes, et vous allez voir si vous allez tenir le même discours ! Vous allez vouloir aussi la démission de Macron, je vous le garantis ! (...) Quand j'ai des gens en face de moi qui touchent de gros salaires et qui me disent “Maintenant, rentrez chez vous, ça suffit, faut débattre !”, NON. Moi, je rentre pas chez moi, il en est hors de question !»

 

LCI, 9 mars 2019, 15h44

 

Publié par EL DIABLO

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Prud’hommes : nouveau coup répressif du gouvernement contre les salariés.

Le MEDEF l'avait demandé, Macron s'était exécuté : la réforme des indemnités prud’homales, inclue dans la Loi Macron de mars 2018, prévoyait le plafonnement des indemnités en cas de licenciement jugé abusif. Confronté au refus d'appliquer la réforme de la part de nombreux tribunaux, le gouvernement a récemment décidé de passer à la vitesse supérieure : un nouveau coup répressif contre le droit du travail.

Casse du Code du Travail

Crédits photo : Actu Rugby

Si la Loi Travail XXL adoptée l’année dernière prévoyait entre autres la création de plafonds que les indemnités prud’homales ne pourraient pas dépasser en cas de licenciement abusif, de nombreux conseils des prud’hommes ont depuis décidé de ne simplement pas appliquer la mesure. Cinq cas ont été recensés depuis l’année dernière, justifiés par l’article 24 de la Charte sociale européenne ou l’article 10 de la convention 158 de l’Organisation internationale du travail , qui tous deux prévoient des indemnités fixées par le seul juge.

L’exécutif n’est cependant pas resté passif face à ce qui semble être, à ses yeux, de l’insubordination : dans une circulaire de la Garde des Sceaux datant du 26 février, le gouvernement a appelé les présidents des chambres d’appel et des tribunaux de grande instance à lui rapporter toutes les affaires dans lesquelles les nouveaux barèmes prud’homaux n’auraient pas été respectés. L’objectif est clair : intimider les magistrats pour les pousser à respecter la réforme lors de futurs litiges, ou en cas d’appel a des jugements antérieurs.
Quid de la sacro-sainte séparation des pouvoirs entre exécutif et judiciaire ? Quid des appels à respecter la légalité républicaine qui semble pourtant si chère a Emmanuel Macron, si l’on en croit ses dernières déclarations relatives aux gilets jaunes ? Dès lors qu’il s’agit de réduire les droits des travailleurs, il semble que tous les coups soient permis.

Si le gouvernement est si attaché a cette réforme, ce n’est d’ailleurs pas pour rien. Depuis plusieurs années, le MEDEF et le patronat en général réclament le plafonnement des indemnités prud’homales. Sous couvert de « protection des entreprises » et de « flexibilité », c’est bien sûr le droit du travail qui est en jeu : quoi de plus pratique pour un patron que de pouvoir licencier ses salariés à sa guise, sans raison valable, et de savoir à l’avance ce qu’il lui en coûtera ! Il ne lui reste dès lors plus guère qu’à prévoir un budget licenciement pour couvrir d’éventuelles indemnités, avant de licencier à sa guise. Un pas de plus dans « l’ubérisation » du salariat et la transformation des CDI en contrats « mouchoirs de poche », jetables à tout moment selon la bonne volonté du patron.

Ce n’est d’ailleurs pas non plus une coïncidence si, au moment où la répression policière se fait de plus en plus dure dans les manifestations, la répression juridique se fait elle aussi de plus en plus féroce. Dès lors qu’il s’agit de faire passer des mesures antisociales pour contenter la bourgeoisie, les gouvernements français n’ont jamais retenu leurs forces : ce n’est pas Macron qui nous prouvera le contraire.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs
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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Selon les derniers chiffres officiels, l’augmentation du prix du carburant se poursuit, il est maintenant très proche de celui avant le premier acte des Gilets Jaunes. Que va répondre le gouvernement face à cette réalité ? Plusieurs analystes pointent les pays producteurs, mais c’est un retour à zéro sur cette question.

Le carburant toujours plus cher, le gouvernement ne s’en sort pas

Le prix du carburant est l’un des éléments déclencheur des mobilisations des Gilets Jaunes, c’est une problématique qui a bousculé à plusieurs reprises le gouvernement, mais qui suscite récemment peu de commentaires concernant cette hausse continue, alors que celle ci à lieux depuis début janvier comme le montre ce graphique sur site Turbo.fr :

Aujourd’hui le prix atteint 1,4597 euro le litre, soit 0,94 centime de plus que la semaine précédente.

Cette hausse viendrait du prix du baril, c’est à dire un facteur extérieur au gouvernement, c’est en tout cas ce que pointe par exemple BFMTV dans un article consacré à la question, ils expliquent donc que L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et la Russie sont les responsables de ces hausses. Macron et les siens n’aurait rien à voir avec le coût du pétrole.

Le prix du baril est évidement un des facteurs qui défini le prix à la pompe, mais il ne faut pas oublier que si le gouvernement a du reculer sur la taxe carbone c’est précisément pour tenter de minimiser la crise ouverte par la mobilisation des Gilets Jaunes. Une taxe carbone qui a d’ailleurs été remis en débat par des membres de la majorité gouvernementale à l’Assemblée Nationale il y a quelques semaines, Macron avait alors coupé net à la discussion, craignant les réactions de la rue.

Ce que signifie ce tarif c’est que la réalité de la vie chère est toujours présente après ces longs mois de mobilisation et que les effets d’annonces n’ont eu aucune conséquences concrète, que ce soit sur le prix de l’essence comme le reste. A l’approche de la fin du grand débat, le gouvernement risque de payer ces enfumages, cause extérieur à l’augmentation ou non, Macron n’a rien fait pour améliorer la vie de la population, au contraire. Ce sont des semaines clés qui s’annoncent pour la mobilisation des Gilets Jaunes qui se doivent de trouver une alternative au néo-libéralisme.

Crédit photo : THIERRY CREUX - Ouest France

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Nombreuses initiatives pour le 17ème week-end de MOBILISATION des GILETS JAUNES

dessin d'illustration

Gilets jaunes. À quoi faut-il s’attendre pour ce 17e week-end de mobilisation à Paris et en régions ?

 

Alors que la mobilisation des Gilets jaunes a connu une certaine baisse, le 2 mars dernier, avec un peu moins de 40 000 manifestants dans les rues, à Paris et en régions, le mouvement entend, pour l’« Acte 17 » de ce samedi 9 mars, remotiver ses troupes avec des actions inédites. En s’associant à des collectifs féministes. Ou en organisant un sit-in géant dans la capitale. Paris, Roissy, Bordeaux, Nantes… on fait le point sur les rassemblements prévus ce week-end.

 

Après 16 semaines de mobilisation, et un début d’essoufflement constaté samedi dernier à Paris et en régions (39 000 manifestants recensés par le ministère de l’Intérieur), les Gilets jaunes entendent, pour ce qu’ils appellent « l’acte 17 », redynamiser leurs troupes et relancer leur mouvement avec quelques formes d’action nouvelles. Avec, en ligne de mire, la fin du Grand débat national prévue le vendredi 15 mars et les quatre mois de mobilisation qui seront atteints le samedi 16 mars.

 

[…]

 

LA SUITE EN LIEN ICI

 

Publié par EL DIABLO

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source : Facebook - Michel Etievent

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Publié par EL DIABLO

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RAPPEL HISTORIQUE

Cette journée commémorative -comme le 1er mai présenté comme la fête des travailleurs par Vichy et les classes dominantes- fait l'objet d'une tentative de la vider de tout contenu revendicatif de classe.

Non pas que les revendications et enjeux sociétaux n'aient pas de signification profonde. Ils font évidemment partie intégrante des objectifs émancipateurs du mouvement de libération féministe.

Mais il ne s'y réduisent pas. Surtout ce mouvement coupé de ses origines de classe laisserait de côté les couches populaires intéressées au premier chef à l'émancipation à la fois sociétale et sociale.

Et il y va de notre mémoire et de nos références ancrées dans les réalités de la lutte de classe impulsée par le mouvement révolutionnaire notamment avec l'événement majeur de la révolution russe dans la période février-octobre 1917.

Les racines internationales du 8 mars :

 

une manifestation d’ouvrières américaines du textile en 1857,  (dont la réalité est contestée d'ailleurs)!

VOIR article du CNRS :

https://lejournal.cnrs.fr/articles/journee-des-femmes-la-veritable-histoire-du-8-mars

Cette journée s’ancre en tout cas dans les luttes ouvrières et les nombreuses manifestations de femmes réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité entre les hommes et les femmes, qui agitèrent l’Europe, au début du XXe siècle.

 

 

C’est à Copenhague, en 1910, lors de la deuxième Conférence internationale des Femmes Socialistes  (antécédent en fait du mouvement communiste)-  regroupant 100 déléguées venues de 17 pays, que Clara Zetkin propose d’adopter une résolution pour organiser tous les ans une Journée Internationale consacrée à la lutte des  femmes. Cette journée devait compter avec le soutien des organisations politiques et syndicales de chaque pays.

 La décision s’applique dès 1911. Des manifestations impressionnantes ont lieu en Allemagne, en Suisse, en Autriche, au Danemark et aux Etats-Unis.  En 1912, la journée sera célébrée en France, au  Pays Bas et en Russie.

Les femmes ouvrières manifestent par millions pour porter au grand jour leurs exigences et réclamer leurs droits :

 · droit à la journée de 8 heures,
  · droit de vote,
  · droit d’adhérer à un syndicat,
  · droit à la protection de la maternité,
  · droit à la suppression du travail du samedi,…

En Russie, la révolution de Février commence le 8 mars 1917 (le 23 février du calendrier julien alors en vigueur). À Saint-Pétersbourg, des ouvrières manifestent contre la vie chère: le pain d'un demi kilo est passé de trois kopeks en 1913 à dix-huit kopeks.  Elles réclament aussi le retour de leurs maris partis au front. Cette manifestation va marquer le début de la révolution russe.  En 1921 le 8 mars est décrétée « Journée des droits des femmes », jour férié et chôme.

La Journée Internationale des Femmes, sera ainsi célébrée  par un nombre toujours plus grand de femmes.

 Ce n’est donc qu’à partir de 1917, avec la grève des ouvrières de Saint Pétersbourg, que la tradition du 8 mars se met en place. Après 1945, la Journée internationale des femmes devient une tradition dans le monde entier.

En ce 8 mars 2017 marquons fortement cet anniversaire de la lutte des femmes actualisé des exigences de notre temps, enraciné dans une histoire séculaire.

L'exploitation capitaliste demeure sous des formes renouvelées : la preuve, la revendication de l'égalité des salaires hommes/femmes n'est toujours pas réglée dans notre beau pays parce que cela ne sert pas les intérêts du patronat exploiteur et constitue donc un objectif toujours d'actualité, soulignant en conséquence aussi l'actualité et la pérénnité des affrontements de classe dans les mouvements émancipateurs.

_____________

La Fédération Syndicale Mondiale communique 

en cette occasion 

 

”LES FEMMES TRAVAILLEUSES TOUJOURS À L’AVANT GARDE
des luttes sociales et de la vie et action de la FSM”

la Fédération Syndicale Mondiale honore l’anniversaire du 8 Mars 2017, 160 ans après le soulèvement des ouvrières à New York, demandant des meilleures conditions de travail, de l’égalité et une vie avec droits.
Nous saluons chaleureusement toutes les femmes syndicalistes continuant la lutte de ces femmes pionnières, dans les rangs du mouvement syndical de classe et de la FSM, et nous les félicitons pour leur courage et leur action militante.

Nous saluons les femmes travailleuses du monde entier, les femmes des couches populaires, qui travaillent dur chaque jour pour survivre et faire vivre leur famille. Nous saluons les migrantes et réfugiées, qui ont quitté leurs pays à cause des guerres impérialistes.


Depuis sa fondation jusqu’aujourd’hui, la FSM reste fermement aux côtés des femmes travailleuses à travers des activités et initiatives diverses. Elle met toujours en évidence les problèmes spécifiques auxquels les femmes sont confrontés, comme un groupe social plus touché par l’agressivité du système capitaliste, par l’exploitation et les interventions impérialistes.

Tels problèmes sont l’absence du soutien social nécessaire de la maternité, les salaires plus bas, les formes d’emploi plus flexibles, la discrimination sur le marché du travail, le manque du temps libre qui généralement empêche la participation des femmes aux activités syndicales. De plus, les femmes travailleuses sont souvent victimes de la violence patronale et des pressions racistes. Les migrantes et les réfugiées souffrent des pressions et discriminations diverses ayant lieu contre elles.

L’affiche est consacrée aux ouvrières tuées dans Rana Plaza le 24.04.2013, au Bangladesh.


La situation et la position des femmes travailleuses se sont encore plus aggravées dans la récession et la crise économique que les travailleurs subissent ces dernières années.

En général, les femmes sont plus touchées par le chômage, les baisses de salaires, la violation de leurs droits fondamentaux.
À l’occasion de la Journée Internationale des Femmes, nous réaffirmons encore une fois notre ferme solidarité avec les femmes de Palestine, de Syrie, de l’Irak, de l’Afghanistan et de tout le monde Arabe, où qu’elles souffrent des interventions des États-Unis et d’Israël.

Chers collègues,


En tant que mouvement syndical de classe, prenons des initiatives pour augmenter le nombre et pourcentage des femmes au sein des directions syndicales à tous les niveaux. Avec audace et plan concret, faisons confiance aux femmes syndicalistes. La participation des femmes et des jeunes travailleurs donnera un nouvel élan à la FSM et aux syndicats militants.
Nous appelons les membres et amis de la FSM à honorer la Journée Internationale des Femmes Travailleuses par diverses activités et événements, qui mettront l’accent sur la nécessité de la meilleure défense des droits des femmes travailleuses et de la revendication plus efficace des mesures améliorant leurs conditions de vie et de travail.

Le Secrétariat

Publié par FSC

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Débrayage historique chez PSA pour les salaires !

CSelon FO et la CGT, près de 400 salariés ont débrayé à PSA pour des hausses de salaires.

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Le patronat français et la droite pétainiste

faisait exécuter Pierre Semard

par les nazis.

7 mars 2019 les enfants

de Pétain 

poursuivent l'oeuvre

des vieux fascistes

 en tentant de casser la SNCF.

7 mars 1942 pour rappel et mobilisation _ 7 mars 2019

Juste sans en changer une virgule la reprise de la page de 2017, rappelant les liens de parentés entre les décret-lois de 38 et les ordonnances de Macron.

Le 07 mars 1942, Pierre Semard tombait sous les balles des nazis à l’âge de 55 ans.

Comme le rappelle la fédération CGT des cheminots dont il étaient le secrétaire Général

"La vie trop brève de ce militant d’exception fut d’une intensité remarquable, traversant des moments très forts de l’histoire sociale et politique de la première partie du 20ème siècle. Il reste le symbole de la résistance des cheminots à l’Occupation.

Fils d’un père cantonnier du chemin de fer et d’une mère garde-barrière, Pierre Semard naît à Bragny-sur-Saône (Saône-et-Loire) le 15 février 1887. Il entre aux chemins de fer à Valence en 1912, après avoir occupé divers emplois notamment à Paris. C’est au contact du monde cheminot que Pierre Semard rejoint l’action syndicale qui marquera le début d’un engagement syndical et politique pour la justice sociale et la paix, qu’il mènera tout au long de sa vie.

Plusieurs fois révoqué par la compagnie des chemins de fer ou par la SNCF entre 1920 et 1939, il fut incarcéré par la police française dans la même période. Artisan de la paix, il fut emprisonné deux fois en raison de son engagement, contre l’occupation de la Ruhr et contre la guerre du Maroc puis pour sa lutte contre les dictatures et le fascisme. Il était aussi un partisan farouche de l’indépendance du syndicat vis-à-vis du politique et de la spécificité des luttes dans chaque pays.

 

Précisons aussi que militant du PCF depuis sa fondation,  il fut comme secrétaire général  le premier ouvrier dirigeant d'un grand parti politique. Refusant les luttes d'apparteil et le sectarisme qui mine le jeune PCF de l'intérieur il retourne dans l'activité syndicale 

Il est le Secrétaire Général de la Fédération CGT des Cheminots réunifiée lorsqu'en 1936 pour "le pain la paix et la liberté" face à la menace fasciste triomphe le Front populaire .

1936, sans avoir besoin de faire grève tant la peur de voir l'économie paralysée, le gouvernement Blum s'engagera à ce que soit accordés les  21 jours de congés payés et la semaine de 40 heures dans les compagnies de chemins de fer.

Le 1er janvier 1938, lors de la création de la SNCF, seule nationalisation du Front Populaire, il devient l’un des 4 administrateurs salariés.

11 mois plus tard il sera révoqué de son poste en décembre 1938 pour avoir appelé à la grève contre les décrets- lois Daladier de novembre 1938.

Pour s'en débarrasser le gouvernement au prix de provocations, cabales et diffamations engage une phase supplémentaire de répression.

Ce gouvernement, issue de la même majorité qu'en 36,  pour servir ce qui sera la bourgeoisie collaboratrice française emprisonne Pierre Semard le 20 octobre 1939.

Après deux ans et demi de prison, le gouvernement de Pétain le livre à l’occupant nazi. 

Le 07 mars 1942, à Evreux, Pierre Semard tombe sous les balles d’un peloton d’exécution.

La fédération CGT poursuit ainsi dans son communiqué : 

Cet acte, qui visait à museler et soumettre au joug des nazis la corporation et la fédération clandestine, va à l’inverse renforcer les cheminots dans leur résistance, leur combat revendicatif jusqu’à la grève générale et l’insurrection en 1944.

Un engagement précieux

L’idéal de progrès social et sociétal de Pierre Semard s’illustra par son action contre la remise en cause des acquis sociaux, la détérioration du Service Public, la fermeture de lignes, en recherchant l’implication des citoyens dans la démarche.

Son combat et son engagement pour la classe ouvrière, portés par la CGT et le PCF alors interdits, se retrouveront dans le programme du Conseil National de la Résistance baptisé « Les jours heureux » qui, à la Libération, met en place sur plusieurs années la nationalisation du gaz et de l’électricité, la création des Comités d’Entreprise, de la Sécurité Sociale, la retraite par répartition, le droit de vote des femmes, la 4ème semaine de congés payés, le SMIG, les ASSEDIC, le statut de la fonction publique…

Ces acquis constituent toujours un socle social révolutionnaire et ce n’est pas un hasard si le patronat et les politiques qui l’accompagnent oeuvrent depuis pour le détruire. C’est pourtant ce modèle social solidaire qui, parmi toutes les nations capitalistes touchées par la crise, a le mieux amorti ses effets sur les travailleurs.

Un combat toujours d’actualité

Unis par leur statut depuis 1938, les cheminots sont porteurs d’esprit de solidarité et de lutte, valeurs qui, dès l’Occupation, structurent de manière prépondérante une conscience de résistance reconnue historiquement et politiquement. Rappelons que notre corporation paya un lourd tribut à la paix, à l’indépendance et à la liberté puisque 8938 cheminots y laissèrent leur vie, 15977 ont été blessés pour faits de Résistance et 1157 sont morts en déportation.

Le devoir de mémoire et de transmission de la connaissance des faits est indispensable pour lutter contre l’oubli et les révisions de l’Histoire.

A l’heure où l’extrême droite avance ses idées de haine et de xénophobie, divise les peuples, tout en ne contestant pas les causes politiques et le capitalisme qui ont conduit à la situation économique et sociale désastreuse, les valeurs de solidarité, de paix et de justice sociale portées par la CGT doivent être diffusées et partagées avec le plus grand nombre de salariés.

Elles sont l’héritage des idées et des combats de Pierre Semard, homme d’exception. Sachons affirmer notre fierté d’être guidés par son courage et ses convictions.

Rédigé par Canaille Lerouge

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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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