SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Les salariés à la sortie de l'usine d'Amiens. | AFP

Les salariés à la sortie de l'usine d'Amiens. | AFP

L'usine de sèche-linge Whirpool d'Amiens a fermé ses portes fin mai 2018. L'inspection du Travail avait refusé en août dernier les licenciements des salariés protégés. Le ministère du Travail vient de les autoriser.

Le ministère du Travail a autorisé le licenciement des salariés protégés (représentants syndicaux ou délégués du personnel) de l'usine de sèche-linge Whirlpool d'Amiens, symbole des délocalisations industrielles, considérant que le motif économique est établi, a-t-on appris mardi de sources concordantes. 

L'usine Whirpool d'Amiens a fermé définitivement ses portes le 31 mai 2018.

Décision à l'opposé de celle de l'inspection du travail

Cette décision va à l'encontre de celle de l'inspection du travail, qui avait refusé à l'été 2018 leur licenciement, considérant que ce motif n'était pas avéré. Dans une lettre transmise à l'un des salariés concernés en date du 10 mai que l'AFP a consultée, la direction générale du Travail estime que « l'employeur démontre l'existence de menaces concrètes et tangibles pesant sur la compétitivité du groupe Whirpool (...) nécessitant une réorganisation de l'entreprise ».

« Par conséquent, la cause économique alléguée à l'appui de la demande d'autorisation de licenciement est établie (...) Le licenciement de M. X est autorisé », ajoute-elle, faisant valoir entre autres que la part de marché mondial de Whirpool est passée de 17 % en 2014 à 15 % en 2016. Le directeur général du Travail, agissant « pour la ministre », prend en compte le secteur d'activité du groupe au niveau européen.

Une trentaine de personnes concernées

« De manière complètement hallucinante », la ministre du Travail Muriel Pénicaud « a considéré, et elle est bien la seule, qu'il y a un motif économique pour licencier les salariés protégés de Whirlpool à Amiens », a fustigé auprès de l'AFP Me Fiodor Rilov, avocat des ex-salariés. Selon lui, cette décision concernerait une trentaine de personnes.

« On est tous totalement consternés », a-t-il ajouté, annonçant attaquer la décision devant le tribunal administratif. « Whirlpool va réussir à se dédouaner grâce au gouvernement Macron », a déploré dans un communiqué transmis à l'AFP la CGT de l'usine.

Délocalisation en Pologne

L'usine qui employait 246 salariés a fermé le 31 mai 2018 et sa production a été délocalisée à Lodz en Pologne. La société WN du Picard Nicolas Decayeux a toutefois repris environ 160 salariés.

Le groupe américain avait justifié la fermeture, annoncée en janvier 2017, au nom de « la sauvegarde de la compétitivité » dans un contexte « de plus en plus concurrentiel ».

La lutte des salariés, alors en grève, s'était invitée dans la campagne présidentielle 2017 avec une passe d'armes sur place entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen durant l'entre-deux-tours.

Publié par ouest-france.fr

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Européennes : qui sont les candidats de la seule liste 100 % ouvrière ?

Avec sa liste composée entièrement de travailleuses et de travailleurs, Lutte Ouvrière détonne dans le paysage des européennes. Tour d’horizon de ces candidats cheminots, infirmiers, ouvriers, postiers, enseignants, techniciens, qui revendiquent la nécessité de révolutionner la société.

Pour Lutte Ouvrière, ces élections européennes constituent une tribune afin de porter le discours du monde du travail face aux professionnels de la politique. Or, qui mieux que les travailleuses et les travailleurs eux-mêmes pour raconter la situation de millions salariés, en France comme dans le reste du monde, et mettre en avant leurs revendications ?

L’examen des 79 candidatures de la liste Lutte Ouvrière permet ainsi de faire ressortir avec force l’importance d’une liste composée uniquement de travailleuses et travailleurs. A des années lumières des querelles politiciennes, des discours grandiloquents ou des promesses intenables, les candidats de LO donnent à voir la dégradation de leurs conditions de vie et de travail, la responsabilité du patronat dans cette situation ainsi que la nécessité d’y répondre « par en bas ».

Des candidats en première ligne face aux dégâts de la crise capitaliste

Au fil des 79 candidatures, c’est un véritable tableau de la crise capitaliste qui se dessine. Une crise face à laquelle les travailleuses et travailleurs sont en première ligne.

La situation dans le secteur de la santé, racontée par les infirmières et aides-soignantes de la liste, est ainsi particulièrement éloquente. « Nous sommes touchés par le sous-effectif quotidien. Dans tous les services, nous sommes chaque jour à la limite des effectifs nécessaires pour les soins, que ce soit en termes d’infirmières ou d’aides-soignantes. » explique Aurélie Jochaud, infirmière. Valérie Foissey, aide-soignante à Rouen dresse un constat similaire. « La situation est générale, elle est le résultat des politiques des différents gouvernements qui se sont succédés face à la crise capitaliste » synthétise Claire Rocher, infirmière à Dijon.

Une crise que l’on retrouve par ailleurs dans l’ensemble de la fonction publique, dont sont issus un certain nombre de candidats. « Les conditions de travail et les salaires des agents de catégorie C s’aggravent de plus en plus. Beaucoup de services ont été externalisés et pour ceux qui restent, on se rapproche de plus en plus des conditions de travail du privé. » note par exemple Fatima Abdellaoui, employée une collectivité territoriale. Même constat dans l’éducation, dont Kelig Lagrée, enseignante dans le Morbihan, égraine les transformations : « la charge de travail a augmenté pour tous, et les conditions d’accueil des élèves se sont dégradées (…). L’enveloppe allouée pour l’aide aux devoirs a été réduite et le temps de présence de l’assistante sociale divisé par deux alors que les élèves sont plus nombreux. »

Le privé n’est quant à lui évidemment pas épargné. Dans les usines où travaillent plusieurs candidats de LO, la précarisation rampante affecte tant les intérimaires que les salariés en CDI. « Le salaire minimum dans l’entreprise était il y a trente ans à 40% au-dessus du SMIC, aujourd’hui à peine à 10% au-dessus. Et pour les nombreux sous-traitants, les intérimaires, c’est encore pire, avec une précarité plus grande. » résume François Roche, ouvrier dans l’aéronautique, dressant ainsi un tableau similaire à celui d’Ali Kaya, ouvrier dans l’automobile. Une précarité économique à laquelle s’ajoute la dégradation des conditions de travail. « Tout est fait pour qu’on travaille de plus en plus vite, chaque geste est chronométré, nos temps de pauses peuvent être diminués au jour le jour, pour produire plus de voitures. » raconte Julien Wotsyn, ouvrier à la chaîne.

Outre les questions économiques les enjeux écologiques, le féminisme ou la question du racisme sont au coeur du programme de Lutte Ouvrière : « J’ai travaillé très tôt comme employé de commerce, ensuite comme ouvrier agricole de la banane. J’ai vu combien les pesticides et en particulier le chlordécone décimaient mes camarades de travail. Ce sont les gros planteurs békés qui ont introduit ce produit. Ces descendants des vieilles familles esclavagistes du passé n’ont rien perdu de leur esprit d’exploiteur méprisant envers les travailleurs Noirs et Indiens » explique par exemple Jean-Marie Nomertin, employé en Guadeloupe.

Des candidats du monde du travail contre les professionnels de la politique

Si la liste de LO est composée entièrement de travailleuses et de travailleurs, ce n’est ni le fruit d’une stratégie marketing, ni une volonté de faire entrer en politique de nouvelles « têtes » issus du monde du travail, à l’image de la démarche de Macron avec ses candidats de la « société civile » aux dernières législatives. Au contraire, Lutte Ouvrière revendique le refus d’une politique de « professionnels » et affirme que ce n’est pas par les élections que l’on transforme la société. Une stratégie partagée par l’ensemble des candidats qui appellent à la mobilisation.

« Pour moi faire de la politique c’est pas faire carrière. Je fais de la politique quand je manifeste, quand je fais grève » synthétise ainsi Mélanie Peyraud, enseignante. « On se retrouve d’accord avec plusieurs dizaines d’ouvriers gilets jaunes de l’usine pour dire autour de nous qu’il faudrait une grève pour imposer une augmentation de salaires conséquente. » note quant à lui Eric Pecqueur, ouvrier de l’automobile. Pour les candidats de LO, c’est ainsi par la grève et par la mobilisation dans la rue que les travailleuses et les travailleurs pourront espérer changer les choses.

Un appel à la mobilisation qui dépasse par ailleurs les frontières françaises. « Je travaille dans une usine où toutes les nationalités se côtoient. (…) Nous n’avons pas choisi d’être exploités, nous sommes obligés de travailler pour vivre. Alors tous ceux qui veulent nous empêcher de circuler nous refusent le droit de vivre. Dans mon usine comme ailleurs les travailleurs ne volent rien ni personne, nous fabriquons, nous créons toutes les richesses. » explique ainsi Salah Keltoumi. Un internationalisme qui, là aussi, tranche avec une campagne très marquée par le souverainisme et la xénophobie, que l’on retrouve dans la grande majorité des listes.

Voter Lutte Ouvrière : donner sa voix aux travailleurs

Militants du NPA, nous partageons l’idée que les travailleurs et les couches populaires doivent se représenter eux-mêmes, sans laisser cette tâche à des professionnels de la politique, comme nous avons pu le montrer par le passé au travers des candidatures aux élections présidentielles d’Olivier Besancenot, postier, puis de Philippe Poutou, ouvrier de l’automobile.

Nous sommes convaincus que ce ne sont pas les élections qui permettront de changer la donne, mais bien la mobilisation de la majorité des exploités et des opprimés pour renverser ce système pourrissant. Un projet ancré dans le rejet d’une crise que les travailleuses et travailleurs connaissent le mieux parce qu’ils y sont confrontés au quotidien, là où la majorité des candidats veulent corriger le système à la marge ou en approfondir les tendances les plus néfastes.

Dans ce cadre, appelons à voter Lutte Ouvrière lors de ces élections européennes, pour donner notre voix à ceux qui partagent notre condition, nos préoccupations et le projet de transformer radicalement la société.

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Ethiopie. Une étude dévoile la précarité des ouvrières du textile les moins payées au monde

Une étude intitulée « Fabriqué en Éthiopie : les défis de la nouvelle frontière de l'industrie du vêtement » dévoile que les ouvriers des usines qui alimentent des grandes marques comme H&M, Guess ou Calvin Klein sont payés 26 dollars par mois en Ethiopie.

Mondialisation de l'exploitation

Rendue public le 7 mai, cette étude du Centre Stern pour les affaires et les droits de l’homme de l’université de New York, dévoile que les Éthiopiens sont les travailleurs les moins biens payés de l’industrie mondiale du vêtement, avec un salaire de seulement 26 dollars par mois, soit 23 euros. Un revenu qui les situe loin derrière les ouvriers du Bangladesh qui gagnent environ 95 dollars par mois.

Ce sont des grandes marques comme Guess, H&M ou encore Calvin Klein qui profitent de cette main d’œuvre à très bas coût. En effet, l’Éthiopie n’a pas instauré de salaire minimum dans le privé, car le gouvernement ambitionne de devenir le principal centre manufacturier, quitte à ignorer la décence humaine. En effet, contre l’argument qui dirait que les salaires ne sont jamais comparables d’un pays à l’autre, on apprend dans ce rapport, même en Éthiopie, 26 dollars par mois ne permettent pas de vivre.

Ainsi, les ouvriers de ces usines de vêtement, dont une grande partie sont des femmes, peinent à s’en sortir. Une situation qui génère un turn-over important puisqu’on apprend dans cette étude que la quasi-totalité des ouvriers de ces usines sont remplacés en un an.

Pourtant, face à cette précarité, outre les démissions, ce sont aussi les conflits et les grèves qui se multiplient. « Plutôt que la force de travail docile et bon marché promue en Ethiopie, les fournisseurs basés à l’étranger ont rencontré des employés qui sont malheureux de leur rémunération et de leurs conditions de vie, et qui veulent de plus en plus protester en cessant le travail ou même en démissionnant », explique ainsi le directeur adjoint du centre Stern, Paul Barrett.

Une lutte de classe qui donne de l’espoir face aux pratiques rapaces des patrons qui cherchent perpétuellement le moins-disant social et sèment la précarité là où ils s’installent comme dansles pays d’où ils délocalisent.

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Publié par EL DIABLO

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La stratégie des promenades de rue, ça peut durer des siècles et ça n'a jamais fait reculer un gouvernement !

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Procès Roundup : Monsanto condamné à verser deux milliards de dollars à un couple
V.G.|14 mai 2019
Monsanto a été racheté par l’Allemand Bayer l’année dernière. (ILLUSTRATION) REUTERS/Wolfgang Rattay
Pour la troisième fois, Monsanto a été condamné à verser de lourds dédommagements à un couple d’Américains atteints d’un cancer et qui a utilisé le Roundup pendant des décennies.
Le montant est astronomique. Monsanto, détenu par l’Allemand Bayer, a essuyé ce lundi un nouveau revers judiciaire, et il est cinglant. Le géant de l’agrochimie a été condamné à verser 2 Mds$ au titre de dommages « punitifs » et 55 M$ de dommages-intérêts à Alva et Alberta Pilliod, un couple de Californiens atteints d’un cancer qu’ils attribuent au Roundup. Ils avaient utilisé le célèbre désherbant depuis 1982 jusqu’à récemment. Tous deux sont atteints d’un lymphome non-hodgkinien, diagnostiqué en 2011 pour Alva, en 2015 pour Alberta.

« Le jury a estimé que l’exposition au Roundup a causé le (cancer) des Pilliod et que Monsanto avait failli (à l’obligation de) prévenir de ce grave danger pour la santé. Surtout, le jury a également reconnu que Monsanto avait agi avec malveillance, oppression ou fraude et devait être puni pour son comportement », souligne dans un communiqué un des cabinets d’avocats qui défendaient le couple, la firme Baum, Hedlund, Aristei & Goldman.

« Nous aurions aimé que Monsanto nous prévienne, qu’il y ait quelque chose sur l’étiquette (qui dise) que cela pouvait causer le cancer, nous ne l’aurions pas utilisé », a déclaré d’une voix faible Alberta Pilliod, qui se déplace avec une canne comme son mari, lors d’une conférence de presse à San Francisco.

Ce jugement est « le plus clair possible […] : Monsanto doit changer son comportement », a déclaré l’un de leurs avocats, Brent Wisner. Il a accusé l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) de collusion avec la firme agrochimique. Fin avril, comme Bayer l’a rappelé lundi, l’EPA avait réaffirmé que le glyphosate n’était « probablement pas cancérigène pour les humains ».

Bayer confronté à 13 400 recours en justice

Dans un communiqué, Bayer s’est dit « déçu » de la condamnation et a annoncé son intention de faire appel. Le montant élevé des dommages-intérêts punitifs sera probablement réduit en vertu de la jurisprudence de la Cour suprême des États-Unis, qui empêche qu’ils soient supérieurs à neuf fois la somme des dommages-intérêts.

En août dernier, Monsanto avait été condamné à verser 289 M$ au jardinier Dewayne Johnson, déjà défendu par les mêmes avocats de Baum, Hedlund, Aristei & Goldman. La peine avait ensuite été réduite à 78 millions. L’entreprise a été une nouvelle fois condamnée il y a deux mois à verser 81 M$ à un retraité, Edwin Hardeman.

Dans son dernier rapport annuel, Bayer disait faire face, au 28 janvier dernier, à des procédures lancées par « approximativement 11 200 plaignants » exposés à des produits Monsanto à base de glyphosate aux Etats-Unis. Trois mois et demi plus tard, le nombre des procédures s’élève à 13 400. Le 26 avril, les actionnaires de Bayer ont d’ailleurs infligé au groupe un rare désaveu en votant contre sa direction, lors de la première assemblée générale tenue après le coûteux rachat de Monsanto.

Le prochain procès contre Monsanto se tiendra en août dans le Missouri. C’est la première fois qu’interviendra un jury hors de Californie. C’est aussi dans le Missouri, à Saint-Louis, que se trouve le siège social de Monsanto.

Publié par anti-k.org

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Glyphosate : Monsanto fiche 200 personnalités pour son lobbying

La firme d'agro-alimentaire vient d'être épinglée dans une affaire de fichage massif et illégale de personnalités ayant une influence sur l'image de son pesticide phare.

Monsanto

Crédit photo : Juliette MIchel / AFP

Le glyphosate défraie le chronique depuis des années tant son interdiction tarde à venir. Pourtant, les témoignages des dangers potentiellement cancérigènes que représente ce pesticide présent dans le Roundup, herbicide phare du géant Monsanto, ne manquent pas. Depuis 2015 même, le Centre international de recherche sur le cancer a classé l’herbicide comme « cancérigène probable ». En plus de la complaisance habituelle des pouvoirs publiques à laisser agir, et appuyer la firme agro-alimentaire qui vient d’être rachetée par Bayer, Le Monde et France 2 viennent de dévoiler un fichier destiné à influencer les personnalités les plus diverses pour qu’elles défendent le glyphosate.

Cette opération de lobbying remonte à 2016 ; lorsque Monsanto confie au cabinet de relation publiques et de lobbying Fleishman-Hillard la mission de l’aider à défendre le glyphosate. À l’époque, le risque d’une interdiction du produit chimique planait sur la firme qui a fait fortune sur ce dernier. Il fallait à tout prix défendre ce précieux sésame contre ses critiques. Pour ce faire, il fallait s’entourer d’alliés prompts à prêcher la bonne parole (et glisser les bons billets) de Monsanto dans tous les milieux. L’enjeu est de taille. Monsanto n’hésite pas à mettre les moyens pour cela : d’après les données du site lobbyfacts, Fleishman-Hillard aurait reçu près de deux millions d’euros de Monsanto pour ses services.

Ainsi, des journalistes, des scientifiques, des personnalités politiques et des dirigeants d’organismes professionnels ou publics ont-elles été fichées, en dépit des lois interdisant les fichages sans le consentement des principaux intéressés. En tout et pour tout, près de 200 leaders d’opinion ont été soigneusement ciblés en fonction de stratégie de lobbying ultra-personnalisées. Chaque fiche comporte des informations sur les opinions de chaque personnalité à propos du glyphosate, de Monsanto, des OGM... mais aussi des informations relatives à ses loisirs et centre d’intérêts. Les différents profils sont ensuite répartis en fonction de leur degré d’adhésion au glyphosate – les « alliés » – ou de leur dangerosité pour Monsanto – les « à surveiller ». Entre ces deux extrêmes, les personnalités sont classées en deux groupes : ceux « à recruter » et ceux « à éduquer ». D’autres fichiers classent les personnalités en fonction de leur crédibilité dans le débat public et de leur adhésion à Monsanto.

Chaque personnalité fichée est profilée en fonction de l’apport qu’elle peut apporter à la firme internationale. En fonction de son influence politique, de sa plus ou moins grande neutralité dans ses articles, une personnalité politique ou médiatique fera l’objet d’interventions ciblées allant d’un intervention de conseil jusqu’à la volonté d’« isoler sa voix » si elle ne correspond pas aux attentes de Monsanto. Ce fichage exhaustif va, en outre, bien au-delà des simples informations disponible dans le domaine publique puisque un document interne montre que l’agence Fleishman-Hillard a sous-traité à Publicis Consultants la tâche de « collecter du renseignement et des informations au niveau politique qui ne sont PAS dans le domaine public ».

Une connivence qui, loin de se limiter à des pratiques, bien réelles, de lobbying, de jeux d’influence, de communication et de pression, s’établit dans la nature même du système capitaliste, dans un lien organique avec les élites politiques, et, comme l’a montré la décision d’Emmanuel Macron, dépasse non seulement les frontières nationales, mais aussi les liens inter-personnels.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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le bal des faux culs

Rail Route, ils ont bonne M.I.N.

Avec la CGT comme seul syndicat et, rendons à César ce qui lui appartient, les élus communistes et ses organisations sur le MIN de Rungis, les cellules et section de cheminots, la bataille pour user du MIN de Rungis comme plateforme ferroviaire est une bataille de plus  de quarante ans.

Tous les MIN sont statutairement raccordés au réseau SNCF. Celui de Rungis soit en direct en venant de Trappes Massy, soit de Valenton nœud stratégique pour l'Île de France et aussi pour tous le sud, depuis Juvisy, par la voie MG (propriété du MIN, la SNCF devant depuis l'origine l'entretenir mais payer redevance à la SOGARIS).

Il a fallu des batailles parfois rudes pour que le préfet directeur du MIN de Rungis interdise le stationnement ventouse de remorques épaves sur les voies de dessertes près des pavillons dans le MIN tant les mandataires étaient en chevilles avec les transporteurs routiers pour éliminer le rail.

Batailles de procédure aidées par des constats de police après que des remorques ainsi stationnées aient causé des sinistres aux infrastructures et aux wagons dont le chargement, au plus grand plaisir de la spéculation de ces messieurs les mandataires, étaient immobilisés le temps de faire venir les experts, donc déclarés impropres et détruits pendant que la noria de leur camions s'entassaient sur le périph, la A86 et les autoroutes menant à Rungis.

Ce fut le cas pour la marée, pour les fruits et légumes du sud ouest où d'abord la taille des convois a été diminuée pour les fusionner avant d'être supprimés, le dépôt des locomotives -relais traction- étant progressivement laissé à vau l'eau par la SNCF.

Cela sera une bataille acharnée des cheminots de Rungis pour maintenir l'outil de travail en état. Avec -souvenir perso, un directeur commercial marchandise (on ne disait pas encore fret à ce moment là) déclarant qu'on pourrait voir avec les entreprises routières du groupe SNCF pour garder ...la recette mais pas les trafics.

Des millions de KM/camions annuels (oui, millions vous lisez bien) ont été ainsi basculés avec la complicité ou la passivité de la direction de la SNCF contre ses propres démarcheurs et négociateurs de terrain qui devenaient la risée de cette mafia qui fait la pluie et le beau temps sur les MIN.

Demandez aux cheminots de Nice, Marseille, Nantes, Montauban Toulouse ou Montpellier et des autres sites classé MIN quel est le trafic alors que les infrastructures existent, dans quel étét sont les voies et débords ?

Autre souvenir perso de Canaille le Rouge, les trains complets de mandarines importées d'Espagne (1000 tonnes net) mettait moins de 9h00 pour monter d'Hendaye à Rungis. Les Melons du sud ouest partaient des champs à 18h00 et étaient à 3h30 du matin à Rungis. Idem pour les produits ultra-fragiles comme les fraises du Périgord ou les fruits et primeur du Lot et Garonne.

Les textes de l'UE sur le cabotage routier (on a vu des camions amenant la marée repartir avec du courrier de la poste vers la Bretagne ou la Normandie), la directive Bolkenstein faisant des mandataires des commanditaires de boites à surexploiter les routiers roumains ou bulgares sous camions autrichiens ne faisant durant des semaines que de la toile d'araignée en France métropolitaine. Tout cela a été organisé pour une déréglementation social, économique et même sanitaire de toute la branche les "côuts du transport et de production baissaient, les prix sur l'étal n'ont jamais cessé de grimper et les profits du négoce (où quasi tous les manutentionnaires sont précaires avec nombre de travail au noir)  exploser

Voir la mobilisation pour le trafic depuis le MIN de Perpignan est réjouissant. Cela n'empêchera pas Canaille le Rouge de poser la question qui fâche : parmi ceux qui protestent ce jour combien ont applaudit aux "directives européennes" organisant la déréglementation des transports, ont accepté de les transposer alors qu'il n'y avait aucune obligation et surtout accepter la casse de la SNCF sans en combattre les contenus voir en l'accompagnant (n'est-ce pas Gayssot -on reparle du SERNAM, des autoroutes ferroviaires qui contournent MIN Triages et GPF ?) ont liquidé ses services dont le Fret, le SERNAM.

Ces députés et sénateurs ces responsables de régions qui pétitionnent de la main gauche masquant dans le dos la droite qui tient le poignard, Canaille le Rouge s'il se félicite de voir comment la colère populaire les fait sortir du bois n'a que mépris pour ces ludions politiques, symboles de l'opportunisme toujours pour tous symbole de la réaction. 

Rédigé par Canaille Lerouge

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Carrefour prévoit jusqu'à 3 000 départs de salariés dans ses hypermarchés dans le cadre du projet d'accord de rupture conventionnelle collective (RCC).

Carrefour prévoit jusqu'à 3 000 départs de salariés dans ses hypermarchés dans le cadre du projet d'accord de rupture conventionnelle collective (RCC).

Carrefour prévoit jusqu’à 3 000 départs de salariés dans ses hypermarchés dans le cadre du projet d’accord de rupture conventionnelle collective (RCC) négocié depuis fin mars. Ce vendredi, l’accord a été examiné par le comité central d’entreprise.

Le comité central d’entreprise de Carrefour Hypermarchés a examiné ce vendredi l’accord de rupture conventionnelle collective portant sur un maximum de 3 000 départs, qui sera soumis à la signature des syndicats le 15 mai prochain.

Le géant de la grande distribution entend se recentrer sur l’alimentaire, avec une restructuration touchant six secteurs (caisses des stations d’essence, rayons hifi-électroménager et bijouterie, traitement des recettes en magasin, encadrement et services de paie).

1 230 suppressions de postes

Jusqu’à 3 000 départs sont prévus (dont 1 230 suppressions de postes) dans le cadre d’un projet de rupture conventionnelle collective (RCC) comprenant un volet pré-retraites.

Vendredi, tous les syndicats ont voté contre les orientations stratégiques présentées par Carrefour, mais l’heure de vérité sonnera mercredi prochain lorsqu’ils devront se prononcer sur l’accord de RCC, qui doit obtenir l’aval des syndicats représentant au moins 50 % du personnel.

« Ce n’est pas avec 30 000 € qu’on refait sa vie »

Force ouvrière, première organisation syndicale chez Carrefour, a déjà fait savoir qu’elle signerait l’accord. « Nos demandes ont été prises en compte », a indiqué Dominique Moualek, délégué national FO Carrefour, qui précise que l’accord s’appliquera sur la base du volontariat et qu’aucun départ contraint ne pourra avoir lieu, ensuite, entre le 31 décembre 2019 et fin 2020.

Pour sa part, la CGT ne « signera pas un accord qui détruit l’emploi ». « Quelles que soient les sommes, cela laisse sur le carreau des salariés dans des zones sinistrées et ce n’est pas avec 30 000,00 € qu’on refait sa vie », estime Philippe Allard, délégué de groupe.

La CFE-CGC rendra publique sa décision mardi. « Nous avons été entendus sur la quasi-totalité de nos revendications », précise son représentant Thierry Faraut.

« Situations intenables »

« La CFDT n’est pas favorable à la signature mais consulte encore les équipes jusqu’à mardi », a confié Sylvain Macé, délégué syndical central.

La CFDT déplore que les salariés des magasins en location gérance (5 hypermarchés) soient exclus du congé de fin de carrière. Elle souligne aussi que pour la première fois Carrefour lance la suppression d’activités en même temps qu’elle ouvre les départs volontaires, alors que dans le passé, la phase de volontariat précédait une éventuelle restructuration.

« Les salariés des secteurs supprimés, comme la bijouterie ou l’électroménager, vont être dans des situations intenables », souligne Sylvain Macé. « Comment voulez-vous construire un projet de reclassement en si peu de temps ? »

S’il était validé le 15 mai, ce qui serait le cas si FO et la CFE-CGC le signaient, l’accord entrerait en vigueur en juin pour se clore le 31 décembre 2019.

Publié par CGT COMPIEGNE FACEBOOK

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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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