SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Et du côté de Macron et consorts, qui n'hésitent pas un instant à pointer du doigt les enseignants grévistes en les qualifiant comme c'est l'habitude à l'occasion de tout conflit d'ampleur et d'enjeu de "preneurs d'otages", là c'est silence radio !

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SOURCE : https://nanterrereseau.blogspot.com/2019/07/mort-dun-sous-traitant-la-poste.html


Selon le syndicat Sud-Ptt, partie civile aux côtés des syndicats CGT et Unsa-Postes, la proportion de recours aux sous-traitants est passé de moins de 25% à 73% en Ile-de-France entre 2006 et 2012.

Le tribunal correctionnel de Nanterre (Hauts-de-Seine) a condamné lundi 9 juillet La Poste à une amende de 120.000 euros pour prêt de main d'œuvre illicite après la noyade accidentelle en 2012 d'un coursier employé par un sous-traitant de sa filiale Coliposte.

Une amende maximale de 150.000 euros. C'est ce qu'avait réclamé dans son réquisitoire le procureur, dans l'affaire de la mort d'un sous-traitant de La Poste, non déclaré. Les juges ont plutôt suivi le magistrat, puisque La Poste a été finalement condamnée à 120.000 euros.
Les faits s'étaient déroulés fin 2012. Seydou Bagaga, coursier de 34 ans de nationalité malienne, avait succombé le 8 janvier 2013, après avoir chuté dans la Seine trois semaines plus tôt à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) en tentant de récupérer un colis qu'il avait fait tomber dans le fleuve lors d'une livraison sur une péniche.

Coliposte ne pouvait ignorer la situation

L'enquête de l'Inspection du travail avait révélé que ce jeune père de famille, qui venait d'obtenir son titre de séjour, n'était pas déclaré par son employeur, DNC Transport, et que le donneur d'ordre, Coliposte, ne pouvait ignorer la situation. L'enquête avait aussi montré que sa déclaration n'avait été faite qu'une heure après sa mort.
Dans son réquisitoire, le représentant du ministère public avait dénoncé "une opération à but lucratif ayant pour objet exclusif le prêt de main d'œuvre hors du cadre légal du travail temporaire", mais aussi pour "marchandage" (prêt de main d'œuvre ayant entraîné un préjudice pour un ou plusieurs salariés). 

Embauche clandestine

L'avocat de La Poste, Hervé Lehman, avait au contraire plaidé la relaxe, arguant que "le premier employeur de France" n'était pas le "monstre abominable" que l'accusation voulait décrire, ajoutant que c'était le gérant de DNC qui avait "embauché de façon clandestine Seydou Bagaga" et fixait sa rémunération.
Poursuivi pour travail dissimulé, l'ex-directeur de l'agence Coliposte d'Issy-les-Moulineaux, a été condamné à une peine de six mois d'emprisonnement avec sursis. 


Selon un représentant de Sud-PTT qui avait été entendu à la barre mi-mai, La Poste réserve à ses sous-traitants les tournées les plus difficiles, leurs livreurs travaillent six jours sur sept, sans congés payés ni jours de récupération et dans des amplitudes horaires bien supérieures à celles des "colipostiers" (...) pour une rémunération bien moindre. 

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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La Poste condamnée à 120 000 euros d’amende pour la mort d’un sous-traitant

Alors que La Poste a de plus en plus recours à la sous-traitance, elle vient d’être condamnée à 120 000 euros d’amende pour la mort de Seydou Bagaga mort noyé alors qu’il livrait un colis.

NOS VIES VALENT PLUS QUE LEURS PROFITS !

Crédit photo : DR

Seydou Bagaga, 34 ans père de famille, a perdu la vie pour que La Poste fasse des économies. En 2012, il est employé par un sous-traitant de la filiale de La Poste, Coliposte. Ce malien est mort noyé essayant de récupérer un colis dans l’eau alors qu’il le livrait sur une péniche.

Comme le révèle France Info, l’inspection du travail a démontré que le jeune malien venait d’obtenir son titre de séjour et que son employeur DNC Transport ne l’avait pas déclaré. Pour tenter de se protéger, l’entreprise a déclaré son salarié une heure après sa mort. L’inspection du travail a également prouvé que Coliposte qui sous-traitait à DNC Transport ne pouvait ignorer la situation.

France Info explique que « le représentant du ministère public avait dénoncé "une opération à but lucratif ayant pour objet exclusif le prêt de main-d’œuvre hors du cadre légal du travail temporaire", mais aussi pour "marchandage" (prêt de main-d’œuvre ayant entraîné un préjudice pour un ou plusieurs salariés) » dans son réquisitoire. Selon Mediapart, Seydou Bagaga « travaillait parfois jusqu’à 19 heures, dans l’espoir d’être titularisé ».

Le tribunal correctionnel de Nanterre a condamné La Poste à une amende de 120 000 euros pour prêt de main-d’œuvre illicite. L’ex-directeur de l’agence Coliposte d’Issy-les-Moulineaux a été condamné à six mois avec sursis pour travail dissimulé.

Les travailleurs sous-traitant de La Poste ont des conditions de travail au rabais, une sécurité et une formation plus que minimum qui permettent une économie maximale des coûts, pour une livraison à « flux tendu », pressurisant à l’extrême les salariés. D’après Sud-PTT, partie civile avec la CGT et Unsa-Postes, le recours à la sous-traitance est passé de moins de 25% à 73% en Ile-de-France entre 2006 et 2012. Les sous-traitants ont-ils les tournées les plus dures ? D’après Sud-PTT, relayé par France Info, ils « travaillent six jours sur sept, sans congés payés ni jours de récupération et dans des amplitudes horaires bien supérieures à celles des "colipostiers" (...) pour une rémunération bien moindre ». En effet, ils livrent en moyenne 2500 colis par mois et sont payés à la tâche, 60 centimes d’euro le colis.
Une situation qui pousse les livreurs à livrer toujours plus pour avoir une rémunération décente. Une situation qui n’est possible qu’avec la privatisation de La Poste et sa mise en concurrence.

Si l’avocat de La Poste expliquait que que c’était le gérant de DNC Transport qui avait « embauché de façon clandestine monsieur Bagaga » et fixait sa rémunération – et donc est seul responsable - la réalité est tout autre. C’est La Poste qui fait appel à des sous-traitants pour son propre intérêt et pour ses économies en s’exonérant de ses obligations légales. Le groupe peut se décharger ainsi de sa mission de service public et se concentrer sur ce qui est rentable, l’assurance et la banque, bien évidemment au dépend des travailleurs qui perdent la vie pour un salaire de misère.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Hong Kong. Annonce de la « mort » de la loi : les manifestants restent méfiants et mobilisés

Face à la persévérance du mouvement de contestation massif, la cheffe du gouvernement local, Carrie Lam, a déclaré ce mardi que le projet de loi sur les extraditions « est mort ».

LOI D'EXTRADITION

Les manifestations actuelles à Hong Kong sont les plus importantes qui ont traversé l’histoire de l’ex-colonie britannique, dépassant largement celles de 2014. En cause, un projet de loi impulsé par l’exécutif local et appuyé par Xi Jinping permettant l’extradition immédiat des nombreux dissidents chinois vers le continent qui actuellement se réfugient dans l’île.

Celle-ci en suivant le modèle « un pays, deux systèmes », jouit d’un statut politique, économique et social particulier, – à l’occidentale – qui confère à ses citoyens des droits plus importants, incluant par exemple le libre accès à Internet ou la liberté de réunion. Ce fait avait poussé à des nombreux militants du mouvement étudiant et ouvrier chinois à se réfugier dans l’île et à établir la base de ses organisations dans un moment où le gouvernement de Pékin avait intensifié la persécution des activistes dans le pays.

La contestation massive que ce projet de loi à déclenché avec plus d’un quart de la population de l’île mobilisé, dure depuis un mois et s’est transformé dans un lutte qui va au-delà du projet de loi en visant aussi la démission de la cheffe du gouvernement local, Carrie Lam, et plus largement le gouvernement central de la chine continentale qui peu à peu absorbe cette région semi-autonome. Face à l’énorme opposition de la population, mais aussi des hommes d’affaires locaux profitant de ce régime plus souple, ainsi qu’aux critiques internationales croissantes, notamment les menaces des Etats-Unis, Pékin avait demandé fin juin à Carrie Lam d’abandonner temporairement le projet.

Cette manœuvre du gouvernement local visant à calmer la contestation a cependant, rapidement échoué. Les mobilisations massives se sont poursuivies et radicalisé – avec l’envahissement et l’occupation du parlement local – en rappelant mais aussi en élargissant ses revendications : l’abandon définitif du projet de loi, le suffrage universel, la démission de Carrie Lam et l’amnistie des protestataires poursuivis en justice depuis des heurts avec la police le 12 juin dernier.

Dans ce climat, après d’une semaine d’absence, poussé par la rue, les milieux d’affaires hong-kongais et le gouvernement de Pekin, la cheffe de l’exécutif s’est vu obligée à convoquer une conférence de presse ce mardi 9 juillet pour annoncer la fin du projet de loi sur l’extradition : « alors, je le redis, il n’y a aucun projet de la sorte, la loi est morte  ».

Cependant les étudiants, en première ligne des mobilisations, ont rejeté ces déclarations en les prenant comme une nouvelle manœuvre du gouvernement. Chan Wai Lam William, du syndicat étudiant de l’Université chinoise de Hong Kong, a ainsi expliqué : « ce que nous voulons, c’est le retrait définitif du projet. Elle joue avec les mots ». De même Fernando Cheung, un avocat interviewé par Reuters, a jugé insuffisante l’annonce de Carrie Lam « si elle n’établit pas une commission d’enquête indépendante, [sur les violences policières] c’est la mort de son administration, pas seulement du projet de loi. Cette crise ne peut pas se résoudre sans que des têtes tombent ».

Les déclarations ambiguës du gouvernement pourraient être une deuxième manœuvre pour gagner du temps et épuiser le mouvement. En ce moment le recul total de Xi Jinping devant le projet de loi serait risqué car celui-ci enverrait un signe de faiblisse pouvant pousser plus loin le mouvement de contestation hong-kongais mais aussi encourager le combat la classe ouvrière chinoise. Cela serait dangereux pour Pékin notamment dans un contexte de guerre commerciale avec les Etats Unis où l’instabilité du hub financier qui est Hong-Kong – deux tiers des investissements directs étrangers transitent par l’île avant de rejoindre la Chine – pourrait affaiblir l’économie nationale et ouvrir une brèche dans laquelle ses adversaires pourraient s’immiscer.

Crédit photo : Dale De La Rey, AFP

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Le saccage des emplois continue tandis que les dizaines de millions publics ( crédit d'impôt recherche et CICE, crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi) qui devaient soit-disant servir à l'emploi continuent eux à alimenter les  versements aux actionnaires!

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SOURCE : http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/alfortville-elus-syndicats-et-salaries-mobilises-contre-la-fermeture-de-sanofi-08-07-2019-8112342.php


Par Fanny Delporte
Le 8 juillet 2019 


Ils s'opposent à la fermeture du bâtiment Sanofi à Alfortville et ils sont venus le dire « en force ». Lundi matin, des élus et des parlementaires du Val-de-Marne ont pris la parole devant le 3 digue d'Alfortville face à plusieurs dizaines de salariés rassemblés à l'appel d'une intersyndicale CFDT - CGT.

A l'horizon 2020 plus aucun ne travaillera là comme nous l'a confirmé lundi la direction de Sanofi. Précisant que le bâtiment d'Alfortville qui a ouvert il y a 30 ans « n'est pas un site en tant que tel. Vitry-Alfortville est un seul établissement dirigé par un seul comité de Direction. C'est donc la fermeture d'un bâtiment et non d'un site qui est envisagée ».

« Ce site existe et il est derrière moi », a expliqué au micro le maire (PS) de la ville Michel Gerchinovitz évoquant ces « 31 000 m2 qui seront laissés à l'abandon » et un « immense gâchis ». « Quelle est la stratégie ? », a interrogé l'élu.

Sanofi évoque un « plan global d'adaptation et d'organisation de la recherche et développement en France » mais aussi en Allemagne. Il porte « sur la suppression de 299 emplois en France, et le transfert de 189 postes entre les sites ». L'entreprise indique qu'il n'y aura « aucun licenciement économique. Chaque salarié se verra proposer un accompagnement individuel reposant sur des mobilités internes et des départs volontaires ».

« Des salariés resteront sur le bord de la route », estime pourtant le maire de la ville. Ce même message a été martelé tour à tour et sous différentes formes par le maire (PCF) de Vitry Jean-Claude Kennedy, le député (PS) Luc Carvounas, la députée (LFI) Mathilde Panot, le sénateur (PCF) Pascal Savoldelli… « Il faut qu'on demande des comptes, a lancé ce dernier. Demandez à être reçus au Sénat ».

Crédit d'impôts et enjeux de santé publique

Sanofi est la « troisième entreprise française la plus bénéficiaire, fait valoir la CGT. Elle touche chaque année plus de 150 millions de crédit d'impôt (CIR, crédit d'impôt recherche et CICE, crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi) ». « C'est nous tous qui payons », explique Laurent Ziegelmeyer délégué CGT chez Sanofi Vitry-Alfortville.

D'après l'organisation syndicale « Plus de 4 000 emplois » ont été « supprimés en France en 10 ans dans le groupe entre juin 2008 et juin 2018 ».


« Il y a de vrais enjeux de santé publique », ajoute Thierry Bodin, coordinateur CGT chez Sanofi. « On abandonne la cardiologie, la recherche sur la maladie d'Alzheimer pour se concentrer sur les médicaments à très forte valeur ajoutée ».

De son côté, l'entreprise indique qu'elle veut « renforcer sa capacité à mettre sur le marché des médicaments et des vaccins à même de transformer la vie des patients ». Et qu'en ligne « avec sa feuille de route stratégique », elle « recentrera ses activités de recherche, donnant la priorité à l'oncologie, à l'immunologie, aux maladies rares (y compris les maladies rares du sang) et les vaccins ».

Dans le Val-de-Marne, plusieurs milliers de personnes sont employées par Sanofi puisqu'à lui seul le site de Gentilly compte déjà 3 000 salariés. C'est ce qu'a rappelé en aparté l'adjoint (PCF) au maire de la ville Fatah Aggoune, venu apporter son « soutien » et exprimer sa « vigilance ».

Publié par FSC

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SYNDICALISATION

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La coupe correspond à un cinquième des effectifs, du jamais-vu pour l’ancien fleuron de la finance allemande.

La coupe correspond à un cinquième des effectifs, du jamais-vu pour l’ancien fleuron de la finance allemande.

Par  

En mai, le patron de Deutsche Bank, Christian Sewing, avait promis à ses actionnaires mécontents « des coupes drastiques » et une« transformation accélérée » pour redresser l’ancien fleuron bancaire allemand, laminé par une décennie calamiteuse. Au terme de plusieurs semaines de suspense, la banque a rendu publique sa décision dimanche 7 juillet, et les chiffres ont de quoi donner le vertige. Deutsche Bank va supprimer 18 000 emplois dans le cadre d’une restructuration de 7,4 milliards d’euros, a annoncé le dirigeant à l’issue d’une réunion très attendue du conseil de surveillance.

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C’est du jamais-vu dans l’histoire de la vénérable institution, qui fêtera ses 150 ans au printemps 2020. Le plan social réduira de 20 % les effectifs de la première banque allemande, qui tomberont à 74 000 salariés en 2022. Il s’agit de la plus importante réduction d’effectifs au sein d’une grande banque depuis 2011, année où HSBC avait annoncé environ 30 000 départs.

Recentrage sur l’Europe et l’Allemagne

Deutsche Bank comptait encore plus de 100 000 salariés il y a quatre ans. En mai 2018, quelques semaines après son arrivée à la tête du directoire, Christian Sewing avait déjà annoncé 7 000 suppressions de postes. La banque n’a pas précisé où ces milliers de suppressions d’emplois supplémentaires auront lieu, mais son directoire a aussi acté, ce dimanche, une forte réduction de la branche d’investissement, ainsi que l’abandon complet des activités de trading d’actions, qui se concentrent principalement à New York et à Londres. A terme, Deutsche Bank sera donc recentrée sur l’Europe et l’Allemagne.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  « A force de vouloir prévenir la prochaine récession, on a fini par créer les conditions d’une crise encore plus grande »

Outre la banque d’investissement, les coupes devraient concerner également les activités dites d’infrastructure – direction financière, audit, ressources humaines –, notamment au siège. Deutsche Bank avait déjà annoncé, mercredi 3 juillet, quelque 1 500 départs dans le cadre de l’intégration de Postbank, qu’elle avait rachetée en 2010 et renoncé à revendre en 2017.

L’établissement bancaire a d’ores et déjà indiqué que le coût de cette réorganisation de la dernière chance occasionnera une perte de 2,8 milliards d’euros au deuxième trimestre de cette année, après un bénéfice net de 201 millions d’euros au premier trimestre. Deutsche Bank est donc en passe de replonger dans le rouge en 2019 après avoir enregistré, l’an dernier, un modeste bénéfice de 341 millions d’euros, son premier résultat positif depuis 2014. Et les actionnaires, déjà échaudés par la chute vertigineuse du cours de l’action ces dernières années, ont reçu une autre nouvelle au goût amer : la banque a précisé qu’elle ne versera aucun dividende en 2019 et en 2020.

Véritable tournant stratégique

Ces annonces constituent un réel tournant stratégique pour Deutsche Bank. Le géant bancaire tire le rideau sur trente années d’aventure dans le milieu grisant du négoce d’actions et du conseil en fusions et acquisitions à Wall Street et à la City de Londres, où il s’était implanté dès la fin des années 1980 grâce à des acquisitions. Mais avec la crise des subprimes en 2007, la banque d’investissement, ancienne division phare de Deutsche Bank, était devenue lourdement déficitaire.

Cette saignée était déjà attendue depuis l’assemblée générale houleuse de mai. Vendredi, Deutsche Bank annonçait la couleur en congédiant Garth Ritchie, adjoint de Christian Sewing et patron de la banque d’investissement. Le Sud-Africain, nommé au directoire en 2016, n’est pas le seul dirigeant à faire les frais de la mue en profondeur du groupe. S’en vont également Frank Strauss, patron de la clientèle privée, et Sylvie Mathérat, qui avait quitté la Banque de France pour venir prendre la tête de la conformité et du contrôle interne à Francfort en 2015. Mais les scandales à répétition, notamment une affaire de blanchiment d’argent avec Danske Bank, avaient compliqué la donne pour la dirigeante française.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Pour rebondir, Deutsche Bank envisage de créer une « bad bank » de 50 milliards d’euros

Pour nettoyer son bilan, Deutsche Bank a aussi annoncé, dimanche, la création d’une « bad bank », une structure de défaisance où elle isolera 74 milliards d’euros d’actifs toxiques – en particulier des produits dérivés très spéculatifs –, confirmant des rumeurs qui avaient déjà fuité en juin. La banque se recentrera désormais sur son cœur de métier historique : le financement des entreprises et la banque de dépôt.

Grâce à ce remède de cheval, le groupe compte abaisser ses coûts d’activité de 26 % d’ici 2022 afin de réaliser 6 milliards d’euros d’économies par an une fois la restructuration terminée. Mais malgré cette réduction de coûts tous azimuts, la banque veut aussi investir 4 milliards pour améliorer ses contrôles internes et éviter de nouveaux scandales.

Après les annonces de dimanche, le plus dur reste à faire pour Christian Sewing : mettre fin à la spirale infernale et regagner la confiance de ses actionnaires, après une fusion ratée avec Commerzbank au printemps. Deutsche Bank, qui a vu sa valeur boursière se diviser par quatre en quatre ans, joue son va-tout.

Publié par ANTI-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Source :" L'Humanité-Dimanche"
Source :" L'Humanité-Dimanche"

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Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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SOURCE : http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/fermeture-du-conforama-a-vitry-on-s-est-moques-de-nous-07-07-2019-8111406.php

 

Par F.D.
Le 7 juillet 2019 à 10h37


On s'est moqué de nous !
 

Faire en sorte que la fermeture intervienne le plus tard possible. C'était l'un des objectifs défendus samedi à l'occasion d'un mouvement de grève de salariés du magasin Conforama à Vitry. D'après le syndicat FO qui avait lancé un appel à la grève conjointement avec la CGT ils étaient 80 % à avoir suivi ce mouvement.

Mardi, la direction du groupe a annoncé la fermeture prochaine de 32 magasins en France. Dans le Val-de-Marne cela concerne celui de Vitry mais aussi celui d'Ormesson, après un « couac » : le groupe a d'abord oublié le magasin d'Ormesson avant de le rajouter sur la liste des condamnés.

« La fermeture doit intervenir dans huit mois maximum, a indiqué Manuel Aires, délégué syndical FO. Nous voulons faire en sorte qu'elle arrive le plus tard possible. L'objectif c'est de résister ». Et pour cela, l'intersyndicale a déjà pris « deux avocats ».

Détenue par le groupe sud-africain Steinhoff, en proie à de graves difficultés financières, l'enseigne a confirmé mardi le lancement d'un plan de « transformation profonde et nécessaire » passant par la suppression de 1 900 postes en France.

« On s'est moqués de nous, estime Nadia Nattiez, représentante de la CGT au sein de ce magasin. On nous parlait d'un rachat depuis des mois ». « L'annonce a été faite alors que des salariés étaient déjà partis en vacances », indique Stéphane Martin, représentant syndical central pour la CGT.

Elus PCF et Insoumis sur place


Employé au sein du magasin Conforama situé à Orgeval (Yvelines), épargné par ce plan, il est venu apporter son « soutien » et devait filer ensuite à Saint-Ouen, où l'enseigne ferme également.

Plusieurs élus PCF de Vitry se trouvaient sur place samedi ainsi que la députée LFI Mathilde Panot.

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EGALEMENT dans l'OISE :

Oise : les salariés de Conforama Creil – Saint-

Maximin débrayent

|Modifié le 7 Juil 19 à 18:59

Caisses et ventes tournent au ralenti. A l’appel de la CGT, 1 salarié sur 5 est en grève à ConforamaCreil – Saint-Maximin. Gilet rouge enfilé, la dizaine de grévistes tracte à l’entrée sur le parking. Laetitia Berthault , élue CGT, témoigne :

Le public venu faire ses courses est réceptif. L’ambiance est plutôt bon enfant. Certains clients prennent le temps de s’arrêter pour discuter. Les salariés expliquent alors leur situation. 

« Nous sommes ici pour exprimer notre colère face à cette décision brutale et être solidaires des collègues des magasins qui vont fermer mais aussi des 1 900 personnes qui vont se retrouver dehors, poursuit l’élue CGT. Nous avons calculé que chaque magasin va perdre de 3 à 5 salariés en moyenne. Nous payons une politique commerciale désastreuse».

Sur le parking, les salarié-e-s de Confo alertent sur leur situation
Sur le parking, les salariés de Conforama alertent sur leur situation (©DR)

Les salariés sont inquiets pour leur avenir. « Ce qui nous fait bouger aujourd’hui c’est la détresse humaine. Aujourd’hui, nous sommes des chiffres et des foyers de perte, l’humain a disparu », détaille l ‘élue.

Les grévistes souhaitent éviter la casse sociale et que le gouvernement intervienne. Ils pointent notamment les 50 millions d’euros de Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi qu’a touchés Conforama depuis cinq ans. La direction de Créil-Saint Maximin était samedi après-midi injoignable.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Michel Étiévent : « La SÉCU a été entièrement bâtie dans un pays ruiné grâce à la seule volonté militante »

PAR ALIZÉ LACOSTE JEANSON

Avec Macron, la privatisation de la Sécu est en marche forcée : augmentation de la CSG (contribution sociale généralisée), milliards d’euros “économisés” (et lits d’hôpitaux en moins), chasse aux fraudeurs, augmentation du forfait hospitalier… Pour comprendre pourquoi on devrait défendre la Sécurité sociale avec acharnement plutôt qu’accepter béatement sa destruction méticuleuse, nous revenons sur les conditions de sa création et son histoire avec Michel Étiévent – historien militant né dans la même maison que l’homme à l’origine de la Sécu – dans le numéro deux de notre revue. Construite envers et contre le Capital dans un pays ruiné par la guerre, la Sécurité sociale est probablement le service public qui a le plus changé la vie des Français au siècle dernier.

Le Comptoir : Comment les gens se soignaient-ils en France avant la création de la Sécurité sociale en 1945 ?

Michel Étiévent : En 1938 en France, il y a sept millions de salariés. Cinq millions d’entre eux n’ont aucune protection sociale. Les deux millions restants ont de vagues assurances sociales. Celles-ci sont nées en 1930 et s’apparentent plutôt à de l’aumône. Certains ont aussi de vagues mutuelles mais elles sont épuisées à la moindre épidémie de grippe. La majorité des gens ne se soignent pas et attendent la mort. C’est l’insécurité totale du lendemain. Cinq millions de salariés n’ont pas de retraite non plus. La seule retraite à l’époque, c’est le cimetière. On imagine la rupture qu’apportât la Sécurité sociale en amenant simplement de la dignité. La Sécu, au final, ce n’est rien d’autre que le droit de vivre.

En 1945 en France, le taux de mortalité infantile est de 100 pour 1 000. Neuf ans après seulement l’institution de la Sécu, on passe à 30 pour 1 000. De 1915 à aujourd’hui, on a gagné près de trente années d’espérance de vie. On le doit essentiellement à la Sécu qui a apporté à tous la possibilité de se soigner et qui a mis à la disposition de tous les grands succès médicaux, comme la naissance de médicaments tels que la pénicilline, ou ceux pour soigner l’hépatite, qui ont pu sauver des vies.

[…]

LA SUITE EN LIEN CI-DESSOUS :

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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GREVES à CONFORAMA contre le plan de fermetures de magasin

Ce samedi après-midi, les salariés de Conforama à Vitry-sur-Seine vont se mettre en grève pour protester contre la fermeture annoncée de leur magasin à l'appel de leurs syndicats FO et CGT.

Trois jours après avoir été sonnés par l’annonce de la direction de Conforama de fermer 32 magasins en France pour faire face à ses difficultés financières, les salariés de Vitry-sur-Seine ont décidé de se mobiliser pour sauver leur site. Ce samedi à partir de 14 heures, les employés vont cesser le travail. «Nous voulions marquer le coup et témoigner notre rejet du projet de restructuration. En attendant la rencontre du 11 juillet prochain avec la direction, nous allons diversifier nos modes d’action en portant par exemple des brassards pour interpeller les clients», explique Manuel Rui Aires, délégué syndical FO. La CGT s’est également jointe au mouvement.

Au magasin d’Ormesson-sur-Marne, lui aussi sur la liste des 32 points de vente condamnés à fermer, la mobilisation est moins importante. Selon un syndicaliste, la direction laisserait entendre à ses salariés que l’organisation d’un mouvement de grève pourrait compromettre leur reclassement au sein du groupe.
 

Publié par FSC

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La CGT dénonce le jeu de dupes mené depuis des mois par le gouvernement et son haut-commissaire, avec des mesures annoncées mais jamais exposées durant toute la phase de concertation.

C'est à travers le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) que le gouvernement a montré son jeu en accélérant l’allongement de la durée de cotisation (de 167 à 172 trimestres). 

Le gouvernement anticipe de nouvelles régressions sociales en reculant l’âge de la retraite à taux plein par le biais de la décote. Il ne cache d’ailleurs plus désormais que son objectif est de reculer l’âge réel de départ à la retraite à 64 ans puis à 65 ans et, cela, le plus rapidement possible.

Toutes les générations nées à partir de 1963 seront concernées ; dès 2025, elles devront avoir cotisé 172 trimestres. Elles vont donc subir une double peine : 

  1. l’allongement de la durée de cotisation requise qui les obligera à reporter leur départ au-delà de 62 ans
  2. la bascule dans le futur système à points

Comme à son habitude, ce gouvernement veut passer en force en avançant et en brouillant les pistes.
Une seule réponse est possible selon la CGT : construire une large mobilisation sociale pour empêcher ces  mauvais coups.

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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