SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
161.000 euros pour discrimination salariale

Les Nouvelles News, 24 octobre 2019

À Nantes, le conseil des prud’hommes a condamné  une société d’assurance à rattraper plus de 40 ans de discrimination envers une salariée.

C’est une décision qui risque de coûter cher aux entreprises si elle fait tache d’huile. A Nantes, une femme qui, selon Ouest-France, « a ferraillé pour être payée autant que ses collègues masculins », vient d’obtenir gain de cause. Le Conseil des Prud’hommes  a condamné Generali Vie, l’une des sociétés d’assurance les plus importantes de France, à lui verser 161000 euros de dommages et intérêts. La société a fait appel de cette décision.

L’employée, qui est aujourd’hui à la retraite, était entrée dans la société en 1978 pour y passer 41 ans. En 2010, rapporte BFM, elle calcule que sa rémunération mensuelle de 2384 euros brut est inférieure de 416 euros à celle d’un collègue masculin embauché un an après elle. Elle monte au créneau et obtient une petite augmentation. En 2015, une augmentation de rattrapage lui est refusée. En compilant les éléments apportés par la salariée sur les écarts de salaires pendant 493 mois (l’entreprise aurait refusé de communiquer les informations demandées par le tribunal), en ajoutant 5000 euros de préjudice moral et 5000 euros pour violation des accords relatifs à l’égalité professionnelle en vigueur dans l’entreprise, le Conseil des Prud’hommes est arrivé à 161000 euros.

Sachant que les écarts de salaires entre hommes et femmes sont estimés -selon les modes de calcul- entre 20 et 25 % globalement et 7 à 9 % à travail égal, si toutes les femmes demandent réparation pour les discriminations qu’elles ont subies, ça va coûter très cher aux entreprises.

Un mouvement a d’ailleurs été amorcé avec une première action de groupe lancée en juin dernier contre la Caisse d’Epargne Île-de-France, une action à laquelle l’ensemble des salariées s’estimant discriminées peuvent se joindre.

Les entreprises ne peuvent donc pas dormir sur leurs deux oreilles même quand elles affichent un très haut « index de l’égalité » voulu par la loi « Avenir professionnel ». Si la Caisse d’épargne d’Ile-de-France affichait un score de 94, Generali Vie est à 92. La loi ne prévoit de sanctions que si le score est inférieur à 75. Mais, même un score de 100 sur 100 ne garantit pas l’absence de discrimination salariale.

Les actions de groupes et les actions individuelles comme celle de cette ex-salariée de Nantes pourraient faire bouger les choses.

Publié par anti-K

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HSBC se prépare à une douloureuse restructuration

Le géant bancaire a enregistré une baisse de 24 % de ses profits au troisième trimestre. Les performances en Europe et aux Etats-Unis sont jugées « inacceptables » . Les détails de la restructuration sont encore en discussions au sein de la banque.

HSBC prépare les esprits à des mesures draconiennes pour enrayer la chute des profits du mastodonte sino-britannique. Au troisième trimestre, l’établissement a vu son résultat net dégringoler de 24 % à 2,97 milliards de dollars. Dans ces conditions, le directeur général par intérim Noel Quinn a prévenu les investisseurs que la banque n’atteindrait pas son objectif de rentabilité qu’elle avait fixé à 11 % de retour sur fonds propres (RoE) en 2020.

Ce tableau noir s’explique par un contexte délicat de taux faibles et de guerre commerciale  sur fond de Brexit interminable , mais aussi par les performances de l’établissement bancaire en Europe et aux Etats-Unis jugées « inacceptables » par le dirigeant. Sur le Vieux Continent, HSBC a publié une perte de 424 millions de dollars, contre un bénéfice avant impôts de 634 millions un an plus tôt. Outre-Atlantique, le géant bancaire a dégagé un bénéfice avant impôts en chute de 36 %, à 299 millions de dollars.

La résilience asiatique

En Asie, alors même que  la protestation sociale se prolonge à Hong Kong, berceau historique de la banque, les résultats se sont montrés « résilients » . L’établissement y a dégagé des profits avant impôts en légère hausse, à 4,66 milliards de dollars. En Bourse le titre de HSBC a néanmoins été sanctionné par une chute de 3,14 % à l’ouverture.

« Les plans précédents mis en place ne suffisent plus à améliorer les performances de ces activités, étant donné les perspectives détériorées en matière de croissance des revenus », reconnaît Noel Quinn. La direction réfléchit à des mesures pour remettre le groupe sur le chemin durable de la rentabilité : « Nous accélérons par conséquent les plans pour remodeler et déplacer les capitaux vers des opportunités de croissance et de rendements meilleurs ».

Les options en France et aux Etats-Unis

Le dirigeant s’est refusé à donner des détails avant février 2020, au moment de la présentation des résultats annuels. Le groupe a déjà entamé un plan de suppressions de 4.700 emplois dans le monde, soit 2 % de ses effectifs. Le nombre de  10.000 postes supplémentaires visés circule depuis plusieurs semaines. Le groupe compte 238.000 salariés à travers le monde.

La banque pourrait aussi sortir du trading sur les marchés actions dans les pays occidentaux. Enfin, HSBC étudie toujours la cession de tout ou d’une partie de  son réseau en France employant 3.000 personnes sur les 8.000 qu’elle compte dans l’Hexagone. Les analystes d’UBS estiment toutefois « qu’il faudra plus que vendre le réseau français et libérer du capital des Etats-Unis pour faire fonctionner les équations ».  Les mesures concernant la banque de marché seront déterminantes, préviennent les analystes.

Noel Quinn, qui assure l’intérim depuis  l’éviction surprise  de John Flint cet été, ne fait pas mystère de son ambition de rester de façon permanente à la tête de la banque. En attendant toute décision, il met en garde les investisseurs contre des charges supplémentaires au quatrième trimestre liées à la restructuration. L’établissement a par ailleurs augmenté ses provisions pour défauts sur crédits, à 883 millions de dollars.

Etienne Goetz

Publié par anti-K

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Les pétroliers ont dépensé 250 millions en lobbying pour « saboter l’action en faveur du climat »

C’était un secret de polichinelle. Un rapport publié cette semaine par plusieurs ONG dénonce les sommes faramineuses engagées depuis 2010 par les 5 majors pétrolières pour retarder ou saboter toute législation qui les contraindrait.

250 millions d’euros depuis 2010. C’est le prix que Total, Exxon Mobil, Shell, BP et Chevron ont engagé pour saboter les actions contre le climat à Paris et Bruxelles, au niveau parlementaire. C’est un rapport ([disponible ici) publié par les Amis de la Terre, Corporate Europe Observatory, Food & Water Europe, Greenpeace EU et l’Observatoire des multinationales qui vient mettre des chiffres sur une réalité déjà très connue, celle du lobbying des multinationales. Il révèle que, depuis 2010, les cinq majors pétrolières ont dépensé 251 millions d’euros en lobbying, dont 49 % directement dépensé par les entreprises concernées, et 51 % par leurs relais de lobbying à Bruxelles. Pour les auteurs du rapport, le but de ces entreprises de lobbying est clair : « retard, affaiblir et saboter l’action en faveur du climat ».

Des centaines d’employés, des entreprises dédiées, des lois réécrites par les pétroliers : la réalité du lobbying pro-pétrole

Le rapport révèle en détail comment, à Bruxelles et Paris, les lobbyistes développent leur emprise sur les décisions gouvernementales et les moyens gigantesques qu’ils y mettent. Ont été ainsi recensés auprès du Registre européen de la transparence près de 200 lobbyistes employés par les cinq majors pétrolières et seulement treize de leurs associations affiliées, ce qui donne une idée du nombre total de lobbyistes si l’on comptait toutes les entreprises pétrolières. Et il faut dire que ces 200 lobbyistes sont efficaces : depuis 2014, ils ont eu pas moins de 327 réunions officielles avec les commissaires européens, leurs cabinets et leurs directeurs généraux ! Soit une par semaine, note le document.

Un lobbying qui paye à la longue, comme le dénonce le document, qui juge que les objectifs climatiques et énergétiques pour 2030, décidés en 2014, ont été « des propositions d’objectifs trop peu ambitieux pour espérer confiner le réchauffement climatique sous les 1,5 degré ou permettre à l’Europe d’assumer sa juste part de responsabilité à l’égard de la planète », année à laquelle le lobby du pétrole a accordé ni plus ni moins que 34 millions d’euros à ses activités.

Pour ce qui est de la France, le rapport donne l’exemple de comment la loi Hulot de 2017 a été « vidée de sa substance » au fur et à mesure du débat parlementaire sous l’influence du lobby pétrolier. Alors que la loi avait pour objectif de « mettre fin aux hydrocarbures en France », progressivement, celle-ci va être amputée de ses principaux objectifs. Les auteurs racontent : « Une société de lobbying a fait valoir que la loi porterait atteinte aux « attentes légitimes » de profits de Vermilion [la principale entreprise productrice de pétrole sur le territoire français, qui a des exploitations en Aquitaine et en Seine-et-Marne] et menacé de poursuivre l’État devant les tribunaux d’arbitrage consacrés par les traités sur le commerce et les investissements (ISDS ou règlement des différends entre investisseurs et États). Le Conseil d’État s’est rangé du côté « des droits et des libertés » du secteur privé, au mépris de l’intérêt général. » En dernière instance, alors que le gouvernement français et Emmanuel Macron se proclamaient « Champion de la Terre », l’exploitation pétrolière continuait en France, soutenu par les grands lobbyings du secteur.

Si le rapport avance la nécessité « d’interdire à l’industrie pétrolière et gazière l’accès aux processus de décision », la question plus profonde qui se pose reste le rôle de l’État dans l’arbitrage constant entre les intérêts des grandes entreprises capitalistes. Alors qu’est en train d’émerger un secteur qui défend « le capitalisme vert » et qui cherche à faire de l’écologie un simple autocollant ouvrant des débouchés commerciaux, les entreprises du secteur pétrolier ont démontré, par les sommes immenses engagées dans le lobbying que, pour les financiers et les actionnaires, en recherche de profits de plus en plus rapides et importants, le secteur pétrolier reste un des plus rentables au monde. En dernière instance, il est peu probable que l’interdiction des lobbys dans les parlements puisse changer grand-chose, s’il n’y a pas un développement, à l’échelle européenne et mondiale des mouvements pour le climat, qui sont ceux qui mettent le plus à mal les gouvernements au service de Total et consort.

Pantouflage : quand fonctionnaires d’État et dirigeants d’entreprise cumulent les casquettes

Le rapport met finalement le doigt sur une pratique qui montre à quel point, dans la société capitaliste, la division entre les intérêts « publics » de l’État et les intérêts « privés » des grandes entreprises est une division artificielle. Ainsi, le rapport démontre comment des dirigeants de grandes entreprises se sont recyclés dans les hautes sphères de l’administration européenne et vice-versa. Ainsi, le rapport cite l’exemple de Chris Davies, député britannique dans le groupe des libéraux entre 1999 et 2014 qui s’est, le temps d’une mandature et avant d’être réélu en 2019, reconverti en lobbyiste pro-pétrole notamment en faisant de son cheval de bataille la promotion des méthodes de capture et stockage de carbone (CSC), une méthode assez peu fiable rejetée par de nombreux scientifique. Un cheval de bataille qu’il a mené au nom de British Petroleum (BP) et Shell, pour « arracher des subventions » pour les projets CSC, qui ont par la suite lamentablement échoué.

En France, les champions du pantouflage sont chez Total : l’entreprise, qui est celle dont le chiffre d’affaire est le plus important du CAC 40 (209 milliards de dollars en 2018), et la deuxième capitalisation de l’indice français (à 139 milliards de dollars début 2018, derrière LVMH), s’est faite reine dans l’interpénétration des cadres de la haute administration française et des cadres de l’entreprise géante. Le rapport cite plusieurs noms, à commencer par l’actuel PDG du groupe, Patrick Pouyanné, qui fut, avant son entrée chez Total en 2000, haut fonctionnaire au ministère de l’industrie sous les gouvernements Balladur (1993-1995) et Juppé (1995-1997). Parmi d’autre, est cité aussi Denis Favier, ainsi directeur du GIPN, embauché à la direction de la sécurité des intérêts africains de Total. Dans l’autre sens, de nombreux cadres de Total sont passé aussi aux postes de l’État, comme Philippe Baptiste, directeur de cabinet de la ministre de l’enseignement supérieur Frédérique Vidal. L’État au-dessus des intérêts privés ? En réalité, ce rapport montre une fois de plus comment l’État se met au service des grandes multinationales et de leurs intérêts, y compris en alternant les cadres du privé et du public.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

 

 

Selon le Projet de Loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), les comptes de la Sécurité sociale présenteraient un déficit de 5,3 milliards d’euros en 2019, ce qui a permis à la grande presse de titrer : « Le trou de la Sécurité sociale se creuse » ou « La Sécu en rouge après les gilets jaunes ». La Cour des comptes écrit de même : « En 2019, le déficit va fortement s’aggraver ». Ce déficit proviendrait des mesures « gilets jaunes » et de l’explosion des dépenses de maladie et de retraite, qu’il conviendrait donc de réduire au plus vite. 

 

Il s’agit d’un mensonge d’Etat. La Sécurité sociale est en réalité en excédent de 11,7 milliards d’euros ; elle ne souffre pas d’une hausse de dépenses, mais d’une baisse de recettes.

 

Pour lire la note dans son intégralité, téléchargez la note ici.

 

Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Alors que le gouvernement avait promis un plafonnement des frais bancaires pour les plus fragiles, le magazine "60 millions de consommateurs" estime que l'engagement n'est pas toujours tenu.

Frais bancaires : des promesses, mais aucun changement

C'était l'une des réponses d'Emmanuel Macron à la crise des "gilets jaunes" : dans un communiqué de décembre 2018, le président de la République demande aux banques de plafonner les "frais d'incidents bancaires à 25 € par mois pour les populations les plus fragiles". Foyers surendettés, fichés à la Banque de France ou très modestes... 3,6 millions de personnes devaient en bénéficier. Mais près d'un an plus tard, selon le magazine 60 millions de consommateurs, toutes les banques n'ont pas joué le jeu.

Une manne financière de 6,5 milliards d'euros

D'après leur étude, 78% des personnes éligibles n'ont bénéficié d'aucun plafonnement. "Les frais pour incidents de paiement, en France, ça rapporte 6,5 milliards d'euros aux banques. Donc, évidemment, cette industrie-là aura beaucoup de mal à se défaire de cette manne financière", explique Lionel Maugain, journaliste à 60 millions de consommateurs. Contactée, la Fédération bancaire française (FBF) se défend : plus d'un million de personnes fragiles auraient vu leurs frais d'incidents diminuer au premier semestre.

Publié sur CGT Compiègne Facebook

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Condamnée par la justice pour avoir fait son travail d’inspectrice du travail

Elle avait révélé la collusion entre l’entreprise Tefal et son supérieur hiérarchique pour entraver son travail d’enquête. Cette décision de Justice va encourager tous les patrons à attaquer les inspecteurs du travail qui pourraient les gêner.

« La cour d’appel de Lyon, chargée de réexaminer le dossier de l’inspectrice du travail, Laura Pfeiffer, dans l’affaire Tefal, ne lui a pas accordé le statut de lanceur d’alerte et confirme les peines des cours d’Annecy et de Chambéry.

Lors de l’audience du 12 septembre dernier avaient été exposés les documents qui avaient permis à Tefal de poursuivre l’inspectrice pour recel de violation du secret des correspondances et violation du secret professionnel, notamment des mails prouvant la collusion entre Tefal et son supérieur hiérarchique pour entraver sa mission.

Pour les syndicats « le fait de dénoncer les manœuvres dolosives de Tefal relève bien du statut de lanceur d’alerte . »
L’Humanité

Publié par anti-K

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Naval Group : les grévistes veulent durcir le mouvement
Naval Group : les grévistes veulent durcir le mouvement

Les salariés de Naval Group poursuivent la grève

Naval Group : les grévistes veulent durcir le mouvement

Après sept jours de grève, les personnels Naval Group de l’île Longue, réunis en assemblée générale jeudi matin, ont largement voté la poursuite, et le durcissement, de leur mouvement. En parallèle, les syndicats, CGT et Unsa, tentent de trouver une sortie de crise.
© Le Télégramme 

Après sept jours de grève, les personnels Naval Group de l’île Longue, réunis en assemblée générale jeudi matin, ont largement voté la poursuite, et le durcissement, de leur mouvement.

En parallèle, les syndicats, CGT et Unsa, tentent de trouver une sortie de crise.

Ils étaient environ encore 250, soit près de la moitié des effectifs Naval Group sur site, à refuser d’embaucher, hier matin. La réunion tant attendue avec la direction, pourtant avancée d’un jour, mardi, était en effet loin d’avoir contenté leurs attentes. « C’est niet sur la prime d’attractivité pour l’Île-Longue », résume Mickaël Le Quinquis, délégué syndical CGT. « La discussion est seulement ouverte sur la demi-prime traversée, jusque-là réservée aux ouvriers d’État, et une possible inscription de Naval Group au dispositif Amiante, pour des départs à la retraite anticipée. Mais sur ce point, on veut que l’inscription soit rétroactive et remonte jusqu’à 2003 ».


« C’est désormais une question de dignité »

Après avoir été reçus en mairie par le premier adjoint Thierry Fayret, les personnels se sont réunis en assemblée générale à la Maison du peuple, en fin de matinée ce mercredi. Et les troupes apparaissaient particulièrement remontées, après une semaine de grève qui fait de ce mouvement l’un des plus longs connus par l’ex-DCN depuis près de quarante ans, à Brest. Les personnels ont donc voté la poursuite du mouvement, et même son durcissement dans les prochains jours, si la situation devait demeurer dans l’impasse. « C’est désormais une question de dignité », soulignait l’un d’eux lors d’une prise de parole.

Publié par  http://canempechepasnicolas.over-blog.com/

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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General Motors - BILL PUGLIANO / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

General Motors - BILL PUGLIANO / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Le bras de fer sans précédent entre le constructeur automobile américain et ses salariés aux Etats-Unis s’achève grâce à un accord salarial et le sauvetage d’une usine vouée à la fermeture.

Publié par anti-K

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Surtout, n'oubliez pas!

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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La patronne de la RATP s’augmente de 12,5%

Irene conductrice de métro, signe une tribune dans laquelle elle interpelle la présidente générale de la RATP, qui vient d’augmenter sa rémunération de 12,5% soit 50.000€ de plus par an, atteignant le plafond maximum des patrons des entreprises publiques. Alors que le 13 Septembre la RATP était massivement mobilisée pour dénoncer la future réforme des retraites, mais également la dégradation des conditions de travail, Catherine Guillouard s’octroie une augmentation après des années de gel des salaires à la RATP, un véritable affront à l’approche de la grève illimitée le 5 décembre.

Coup de gueule
« C’est nous qui faisons le travail quotidiennement »

Conductrice de métro mais avant tout mère seule avec 2 enfants, je me lève ce matin à 4h en attendant que ma nourrice arrive avant de prendre ma voiture pour démarrer mon service à 5h20.

Sur la route j’entends aux infos avec effroi et surprise que notre PDG arrivée seulement en août 2017 va percevoir une augmentation de 12,5%, soit 50.000€ en plus en 2020, ce qui lui fera un salaire annuel passant de 400.000€ à 450.000€.

Comment peut-on avoir autant de mépris pour ces opérateurs quand des miettes nous ont été données : en 2016 c’était 0%, en 2017 une augmentation de 0,6%, en 2018 0%, et en 2019 0,6%.
Ce qui nous fait entre 10 et 20€ brut selon notre métier, « merci » ça me permettra de payer une heure de nourrice par mois. Mme Guillouard en un mois vous percevez plus que mon salaire à l’année et plus que n’importe quel agent RATP dans l’année. Pourtant c’est nous qui faisons le travail quotidiennement, 365 jours par an, c’est nous qui conduisons les métros, les RER, les bus, qui renseignons les usagers, vendons les tickets, entretenons les voies et les rames, ce n’est pas vous !

« S’il n’y a pas d’argent pour nous, pourquoi y’en aurait il pour vous ? »

Pourquoi n’avez vous pas perçu une augmentation de salaire de 0,6% (augmentation salariale 2019), ou plutôt pourquoi n’avons-nous pas perçu 12,5% d’augmentation comme vous ?
S’il n’y a pas d’argent pour nous, pourquoi y en aurait-il pour vous ? Alors que pour nous, cette évolution de 12,5% aiderait réellement dans notre quotidien.

Je subis au quotidien l’augmentation du coût de la vie, l’essence pour venir travailler, la nourrice pour garder mes enfants avec les horaires décalés, les taxes qui ne cessent d’augmenter, l’obligation d’un véhicule, car à l’heure où nous travaillons, personne ne peut nous transporter ; qui nous paye notre essence, l’entretien des voitures, les assurances ? Je ne parle même pas du coût de la vie qui a augmenté, ou encore celui de l’énergie qui augmente chaque année. Vous êtes l’exemple même qu’il y’a un féminisme de classe, celui des patronnes qui s’augmentent comme vous et celui des travailleuses comme moi qui n’arrivent pas à finir le mois.

« Où est le féminisme de Marlene Schiappa ? »

En plus de la dégradation de nos conditions de travail, nous dégradons notre santé, entre horaires décalés ou encore avec des niveaux de pollution jusqu’à 30 fois plus élevés dans les tunnels du métro, que dans la rue. N’en déplaise à Emmanuel Macron qui n’aime pas ce mot, mais la pénibilité du travail existe bien et nous la subissons au quotidien. Et où est la gratitude dans tout cela ?

Sûrement en nous retirant des jours de soins pour nos enfants ! Avant nous avions 6 jours de soins pour nos enfants par an, pour garder nos enfants à la maison en cas de maladie et maintenant nous avons seulement 2 jours. Si mes enfants tombent malade dans l’année, je vais perdre du salaire. De plus, en nous imposant un jour de carence également, en tant que femme et mère isolée, voilà encore des attaques menées contre les travailleuses ! Où est le féminisme de Marlene Schiappa ? Je ne vois que de la précarisation et encore plus pour les mères isolées. Les agents RATP n’en peuvent plus de ces attaques permanentes contre nos acquis sociaux.

Et là nous entendons quoi ? Que vous imaginez nous retirer ou baisser notre intéressement d’ici 2 ou 3 ans ? J’espère que cela était un poisson d’avril, car cet intéressement paye les vacances de mes enfants l’été, et ce qu’une seule fois dans l’année, comme beaucoup de vos salariés ! Pour d’autres, ça renfloue leurs découverts, ou encore "simplement" payer les coups durs de la vie.

« À PARTIR DU 5 DÉCEMBRE nous serons là ! »

Nous n’avons plus peur de faire grève pour défendre le minimum des acquis qu’il nous reste, même s’ils deviennent rares. Mais s’il faut une grève pour que vous nous écoutiez, nous le ferons. Vous pensiez sûrement que le 13 septembre ne fonctionnerait pas, beaucoup pensaient que les agents RATP étaient devenus des bons petits moutons qui ne se battent plus !

À partir du 5 décembre nous serons là, alors que oui, cela nous coûte très cher, entre 80€ et 100€ de pertes par jour de grève, mes enfants n’auront pas de cadeaux de noël cette année, pas d’activités, ni de centre ou colonie. Et oui, on mangera des pâtes, on est les agents. Mais nous nous battrons contre cette réforme et toutes ces injustices, je ne viendrai pas en déambulateur monter dans mon train jusqu’à 70ans pour vous payer à vous et tous ces grands dirigeants des salaires à plusieurs millions d’euros !!!

À Noël vous allez avoir un beau cadeau de 50.000€ et nous des cacahuètes.
À ce club très fermé, il y a également M. Guillaume Pépy PDG de la SNCF : alors là, quand il s’agit de grands dirigeants, la parité est de rigueur sur vos salaires.

En nous retirant tous nos acquis un par un, vous nous démontrez votre total mépris vis-à-vis des ouvriers, alors que sans nous, la RATP ne tournerait pas et vous en avez eu le plus bel exemple le 13 septembre 2019.

Mon métier je l’ai choisi je ne le regrette pas, j’aime rendre service aux voyageurs et me sentir utile. Je suis fière d’être conductrice à la RATP et c’est pour cela que je me battrai pour mes collègues et moi demain, mais par dessus tout pour l’avenir de mes enfants et des générations à venir.

IRENE Conductrice METRO RATP et MAMAN !!!

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Michelin de La Roche-sur-Yon : plus de 600 emplois supprimés malgré les 65 millions d’euros du CICE

Le site Michelin de La Roche-sur-Yon va fermer ses portes, et ce, malgré une aide du Crédit d’impôt Compétitivité Emploi (CICE). Avoisinant les 65 millions d’euros ces dernières années, cette aide a servi à financer des machines parties dans des pays à plus faibles revenus…

Dérapage de compétitivité ?

C’était le 10 octobre dernier, le célèbre fabricant de pneumatiques Michelin annonçait la fermeture de son site de La Roche-sur-Yon en Vendée (619 emplois), servant à la réalisation de pneus pour les poids lourds. Dans son sillage, l’usine de Cholet qui quant à elle produisait le mélange de gomme, verra la suppression d’un bon nombre de ses employés (74 emplois).

Créé en 2013 par le gouvernement Hollande, le CICE devait venir en aide aux entreprises représentant 4% de la masse salariale la première année (dans la limite de deux fois et demi le Smic) et 6% les années suivantes. Tout ceci, transformé par une baisse des cotisations patronales en 2019. C’est tout de même grâce à ce dispositif que le groupe Michelin a pu bénéficier, depuis la création du CICE, d’une aide de 65 millions d’euros. Ce don n’étant réglementé par le simple fait de communiquer aux représentants du personnel l’utilisation de cet argent…

Sur ce pactole, 23 millions d’euros auraient été redistribués, selon l’entreprise, pour les sites du Puy-en-Velay, Montceau-les-Mines ou encore Roanne, afin « d’optimiser les lignes de fabrication » ou acheter de nouvelles machines. Pour le seul site de de La Roche-sur-Yon, 4,3 millions d’euros auraient été déboursés. Ces dépenses sont réfutés par les représentants du personnel lors du Comité Central d’Entreprise (CCE), qui selon plusieurs documents, cette somme aurait servi en réalité à la réalisation d’ateliers de cuisson et à l’achat de huit nouvelles machines d’assemblage, qui pour six d’entre elles n’auraient même pas été déballées, et expédiées vers d’autres usines à travers l’Europe.

Le 16 octobre Jean-Paul Chiocchetti, directeur France de Michelin, annonçait dans un article paru dans Ouest-France, que la somme de 4,3 millions d’euros consacrée au site de La Roche-sur-Yon serait remboursée. Mais l’entreprise semble être revenue sur ces propos et devrait seulement les aides régionales compte tenu des objectifs en termes d’emplois non atteint, contrairement au CICE qui « n’était assujetti à des critères spécifiques sur l’emploi, mais était destiné à soutenir les entreprises dans leur politique d’investissement ». Des propos provenant de l’entourage de la direction qui aura au moins le mérite d’être honnête. Donnez de l’argent public aux entreprises privées elles ne vous le rendront pas. Voilà un réel cadeau inacceptable pour le bénéfice des grands patrons !

Le CICE contribue depuis plusieurs années à une manne financière pour les grandes entreprises comme le prouve encore cette délocalisation. A contrario, les aides sociales quant à elles sont sans cesse pointées du doigt voire même diminuées ou tout bonnement supprimées. Le vocabulaire libéral y est savamment pensé. Loin de servir à redynamiser l’industrie et empêcher la fermeture, c’est un chèque en blanc pour le grand patronat comme vient encore une fois de le montrer l’exemple de Michelin.

Crédits photo : Franck Dubray / MAXPPP

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Le gouvernement s’attaque au travail de nuit

Pour favoriser la croissance des entreprises, le gouvernement tente de contourner l’interdiction du travail de nuit pour les commerces alimentaires, en ne tenant aucun compte des conséquences pour les salariés.

Nouveau cadeau aux entreprises

Crédit photo : Philippe Huguen / AFP Photo 

Hier, le ministère du travail a soumis à la commission nationale de la négociation collective un projet de loi portant sur le travail de nuit. À l’heure actuelle, la loi prévoit que les entreprises respectent une coupure de 9h dans leur activité entre 21h et 7h, ce qui correspond à la période de repos. Cette pause doit obligatoirement comprendre l’intervalle entre minuit et 5h. Certains secteurs comme le cinéma, la presse ou bien les discothèques bénéficient d’une dérogation à cause de la nécessité de leur activité de se poursuivre la nuit. Ce nouveau projet de loi a pour but d’ajouter les commerces alimentaires situés en dehors des ZTI (Zones de Tourisme International). Ces commerces pourraient donc ouvrir jusqu’à minuit sans que cela soit qualifié comme du travail de nuit. Si le projet de loi prévoit une compensation en temps de repos négociée en un accord de branche ou d’entreprise, la compensation financière ne sera quant à elle que facultative.

Ces mesures portées par le ministère du Travail visant à contourner l’interdiction du travail de nuit ne sont pas sans conséquences sur les salariés. Ces métiers sont physiquement et psychologiquement éprouvants, des classements sont souvent établis entre caissiers sur la base du nombre d’articles passés à la minute, forçant donc à travailler debout, quand le fait de s’asseoir n’est tout simplement pas interdit. Les employés doivent aussi être polyvalents et pouvoir travailler en rayon ou ailleurs dans le magasin si il n’y a pas beaucoup de clients en caisse.

On peut facilement imaginer que, pour quelqu’un qui n’a pas de voiture, le fait de finir à minuit peut mettre en difficulté. D’autant plus que les supermarchés sont souvent situés à l’extérieur des villes et peu desservis par les transports en commun, dont le service s’arrête bien souvent plus tôt dans la soirée.

Dans le projet de loi, le gouvernement justifie cet article « afin de favoriser la croissance des entreprises, d’adapter la législation applicable en matière de travail de nuit aux évolutions sociétales et aux nouveaux modes de consommation ». Le gouvernement utilise sans fondement l’argument d’une « évolution sociétale ». Et quand bien même ce changement existait, ce ne serait pas un phénomène naturel mais la conséquence du rallongement de ces mêmes journées de travail. Si le gouvernement prend ces mesures c’est, comme il le dit si bien, pour favoriser la croissance des entreprises – et ce sans tenir compte des conséquences sur les employés.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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