SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Macron et Merkel à Toulouse : hospitalier.e.s en grève mobilisé.e.s pour interpeller le gouvernement

A l’occasion de la venue d’Emmanuel Macron et d’Angela Merkel, près de 200 personnes, dont une soixantaine de personnels hospitaliers, se sont rassemblés ce mercredi devant l’hôpital de l’Hôtel Dieu à Toulouse. Après trois « jeudis noirs » de fermeture des urgences au CHU de Purpan, ce rassemblement marque une nouvelle étape dans la mobilisation des hospitaliers toulousains, en grève depuis le 26 septembre.

Rassemblement

En grève depuis 3 semaines, les personnels du CHU de Toulouse ont depuis été rejoints par ceux de plusieurs cliniques privées. Dans ce contexte, la visite des chefs d’Etat programmée dans le cadre du Conseil des ministres franco-allemand sonne d’après Jean-Claude Cathala, représentant de la CGT 31, comme une « provocation pour ceux qui subissent les politiques désastreuses [que Macron et Merkel] nous dictent avec les grands patrons ».

La CGT, la FSU, l’Union des Etudiants Toulousains, Sud, la CFDT, Act Up et quelques Gilets Jaunes ont ainsi appelé au rassemblement d’aujourd’hui devant l’hôpital de l’Hôtel Dieu, situé au centre-ville de Toulouse. Pauline, représentante CGT, et Lucie, infirmière à Purpan, ont pris la parole pour dénoncer la politique menée par le ministère de la santé et la réforme des retraites en cours, qui dégradent toujours plus leurs conditions de travail et de vie.

Elles ont ainsi abordé les sous-effectifs, avec la suppression de plusieurs dizaines de postes à temps plein dans les hôpitaux, les fermetures de lits, avec la disparition de 5 services dans les hôpitaux de Toulouse, la faible reconnaissance salariale des travailleurs hospitaliers, ainsi que la perte de revenus brutale provoquée par la « retraite à points » pour tous les futurs retraités. Un appel a été passé à la convergence entre tous les fonctionnaires et travailleurs du service public, mais aussi du secteur privé, qui subit lui aussi les conséquences désastreuses des politiques en cours. Pour rappel, les revendications actuellement portées par les grévistes toulousains sont la création de 1 500 postes dans la santé, ainsi que le déblocage de 100 millions d’euros pour permettre au CHU de continuer à fonctionner.

Interrogées sur leurs conditions de travail, les infirmières et aides-soignantes présentes au rassemblement évoquent les « arrêts maladie à répétition », l’« épuisement professionnel » qui touchent beaucoup de leurs collègues, victimes de la surcharge de travail provoquée par les restructurations en cours de l’hôpital. Elles parlent de la multiplication des personnels non-remplacés ou affectés à des tâches pour lesquelles ils sont moins bien formés, sans avoir la possibilité de refuser des postes qui ne correspondent pas à leurs qualifications. D’autres mettent en avant l’aspect « délirant » de réformes qui visent à fermer les services les moins rentables pour réorienter patients vers d’autres services… Quitte à envoyer les personnes les « moins » malades dans des lits de services qui n’ont rien à voir avec leur pathologie ! En service traumatologie à Purpan, une aide-soignante évoque quant à elle la maltraitance provoquée par la multiplication des tâches, qui ne laisse plus le temps nécessaire pour s’occuper correctement de chaque patient, mais aussi la perte de lien social à l’intérieur des équipes, restructurées au gré des fermeture de services. En grève depuis plus d’un an suite à la disparition de son poste, une infirmière au CHU déclare : « Nous ne luttons même pas pour une amélioration de nos salaires ou de nos conditions de travail, mais juste pour conserver ce qu’on avait jusqu’à maintenant ».

De même, les femmes interrogées ont pu évoquer les difficultés à accompagner les femmes victimes de violences dans un hôpital qui n’a plus de temps à consacrer à ses patients, soulignant l’hypocrisie du Grenelle lancé au mois de novembre dernier. Autre signe de la prise de conscience, à l’intérieur des secteurs en lutte, de la nécessité de convergence, les manifestant.e.s ont applaudit le passage d’un camion de pompiers aux abords du rassemblement, en référence à l’action menée hier par les sapeurs-pompiers de Paris et de régions, fortement réprimée.

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Interview. Grève inédite chez Nike Champs-Élysées, et pas un mot dans les médias !

Les salariés du Nike Store des Champs-Élysées, en grève depuis une semaine, étaient présents ce mercredi soir à l'avant-première du nouveau film de Ken Loach à l'UGC voisin. L'occasion de raconter leur combat contre des conditions de travail qui en viennent à bout de leur santé.

Les grévistes appellent à les soutenir ce mercredi à 17h devant le magasin



 

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Catastrophe de Lubrizol : près de 9500 tonnes de produits ont brûlé

Le préfet de Seine-Maritime a annoncé que l'entreprise Normandie Logistique avait transmis la liste de ses produits incendiés jeudi 26 septembre. Au total, près de 9500 tonnes de produits ont brûlé.

Crédits photo : ROBERT PRATTA

Lors de l’incendie de l’usine chimique Lubrizol à Rouen, environ 4200 tonnes de produits ont également brûlé chez Normandie Logistique, l’usine voisine. Plusieurs jours après la demande de la préfecture, l’entreprise a finalement communiqué sur la quantité de produits brulés ainsi que sur leur nature.

Sur les trois entrepôts, un a complètement été détruit et les deux autres ont également été touchés par l’incendie. Le chiffre a été communiqué par la préfecture de Seine-Maritime lors d’une conférence de presse lundi 14 octobre 2019, publiant dans la foulée sur leur site le détail des produits partis en fumée.

Au total, ce sont donc près de 9 500 tonnes de produits qui sont partis en fumée le jour de l’incendie, si l’on additionne les dégâts sur les sites de Lubrizol et Normandie Logistique.

Interrogé vendredi 4 octobre sur la teneur des produits qui ont brûlé dans les entrepôts de Normandie Logistique le préfet avait expliqué que « Normandie Logistique n’a pas été en mesure de nous fournir les produits présents dans la partie de son site qui a brûlé ». L’entreprise a finalement transmis quelques jours plus tard à la préfecture la liste des produits présents dans l’entrepôt qui a brûlé . Parmi les produits partis en fumée, figurent notamment plus de 65 tonnes de produits Total (environ 3000 litres), 111 pneus, 2 chariots élévateurs ou 914 kilos de cire d’abeille.

À ce stade, les autorités se veulent rassurantes. Les produits ne sont « pas inflammables » : « Il n’y a pas d’irrégularité flagrante par rapport aux textes sur les installations classées ».

Mais comment croire les autorités quand le gouvernement ne cesse de minimiser voire de mentir sur les dangers que représente l’incendie de Lubrizol pour la population ? A chaque nouvel élément sur la catastrophe le gouvernement s’empresse de crier sur tous les toits qu’il n’y aucun danger, et qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter, quand en parallèle les policiers de Rouen portent de lourds masques filtrants ou que l’eau qui coule des robinets est noire. Comment croire sur parole après cela, que les produits qui ont brûlé à Normandie Logistiques ne sont pas dangereux ?

Même les salariés de Lubrizol sont aussi peu renseignés que le reste de habitants de Rouen et partagent « les craintes sanitaires et environnementales de la population », comme expliqué dans un communiqué intersyndical.

Au delà de la catastrophe de Lubrizol, de la pollution, des conditions de travail racontées par un sous-traitant, et des mensonges du gouvernement, cette histoire nous rappelle que pour les dirigeants de ce monde, industriels et politiciens, nos vies vaudront toujours bien moins que leurs profits.

Il est plus que temps de lever le voile sur cette catastrophe et d’exiger la vérité mais surtout, il est temps de mettre fin au secret industriel c’est-à-dire savoir qui produit quoi, où, comment, dans quel but.

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Chez Frustration, s’il y a bien une personne qui nous inspire et nous a inspiré, c’est la sociologue Monique Pinçon-Charlot. Des Ghetto du Ghota en 2007 (Seuil) aux Présidents des ultra-riches en 2018 (La Découverte), ses ouvrages, co-écrits avec son mari Michel, nous ont accompagné tout le long de nos parcours universitaires et engagés respectifs. Lorsqu’elle raconte son histoire de chercheuse avec son mari au CNRS, elle ne peut s’empêcher d’en parler d’une voix tremblotante. Ses yeux pétillent remplis d’espérance quand elle évoque son expérience du mouvement insurrectionnel des gilets jaunes avec Michel, posté sur les barricades. Evidemment, cela ne l’empêche pas de mâcher ses mots lorsqu’il s’agit de décrire la marche forcée néo-libérale que nous subissons de plein fouet, ou de se montrer plutôt critique à l’encontre d’un marché du militantisme qui se complairait dans ses certitudes et ses acquis de niche, en pleine mobilisation contre la réforme des retraites. Entretien, par Selim Derkaoui et Nicolas Framont. Portrait photo par Maxime Dufour. Photos en noir et blanc par Serge d’Ignazio.

 

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Ce qui est en cause c'est la stratégie de répression du pouvoir.

Comme on peut le constater a contrario avec les manifs sur l'environnement qui se passent "bien" puisque les forces de répression n'interviennent pas.

Les médias faisant le TRI entre ce qui est admis, louable même en cas de blocage prolongé de la circulation.

Il s'agit bien sûr de réprimer quand le pouvoir ne veut pas satisfaire les revendications, craint la convergence des luttes, vise à faire peur et à discréditer dans l'opinion en organisant par son dispositif policier l'affrontement dans la rue, met en cause le droit de manifester .

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SOURCE : https://lareleveetlapeste.fr/une-repression-policiere-inouie-face-a-des-pompiers-desempares/

 

 

 

Les images ont des allures funestes. Mardi 15 octobre, des milliers de pompiers et personnels soignants ont défilé dans les rues de Paris pour dénoncer la dégradation dramatique de leurs conditions de travail. La répression policière dont ils ont été victimes vient ajouter cette journée à la liste des manifestations violemment réprimées en France.

Des pompiers surchargés

Réunis mardi 15 octobre, pompiers et personnels soignants ont marché dans Paris pour exprimer leurs revendications : manque d’effectifs et de reconnaissance de leur profession, cesser la surcharge de travail des pompiers qui doivent pallier au manque d’effectifs des urgentistes, revaloriser la prime de feu qui n’a pas changée depuis 1991 (28 % du salaire de base, contre 19 % actuellement) à la même hauteur que les primes de risque accordées aux policiers et gendarmes, et mettre en place des solutions pour mieux les protéger des agressions dont ils sont victimes lors des interventions.

En France, les derniers chiffres disponibles recensent 248 000 sapeurs-pompiers : 40 500 sapeurs-pompiers professionnels (16 %), 195 000 sapeurs-pompiers volontaires (79 %) et 12 500 militaires. En 2017, ils ont effectué plus de 4,6 millions d’interventions en France. Les 8500 Pompiers de Paris, à eux seuls, ont effectué 522 846 interventions en 2018, soit 28 600 vies sauvées.

« On a vraiment l’impression d’être là pour combler les déficits des autres services publics. On fait une intervention où, avant, on pouvait avoir le concours de la police rapidement, maintenant ce n’est plus le cas. Le Samu nous envoie sur des interventions qui ne sont plus de notre cœur de métier, parce que les ambulances privées ne veulent plus se déplacer dans certains quartiers, SOS Médecins non plus. », a déploré Peter Gurruchaga, pompier professionnel à Garges-lès-Gonesse et secrétaire général CGT du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) du Val-d’Oise, à FranceInfo

La manifestation du 15 octobre est la continuité d’un mouvement de grève des sapeurs-pompiers entamé fin juin. Tout comme le personnel hospitalier, la grève est simplement signalée par des banderoles, des brassards ou des messages sur les camions des pompiers qui continuent d’assurer leurs missions sur le terrain. Durant la manifestation, une délégation intersyndicale s’est rendue au Ministère de l’Intérieur, ce dernier n’a pas répondu aux attentes des pompiers.

Policiers contre pompiers

« Profondément déçus » par le désintérêt du gouvernement, des pompiers ont tenté de bloquer le périphérique parisien en signe de protestation. Les forces de l’ordre ont alors répliqué à coups de gaz lacrymogène et de canons à eau. Sur Twitter, la photo du journaliste Yann Levy a été relayée comme symbole de la violence de la réponse.

C’est ainsi une scène particulièrement inquiétante qui a eu lieu hier à Paris, celle où deux corps de l’armée s’affrontent dans la rue. Dans une vidéo, un jeune pompier ayant reçu une balle à bout portant, probablement d’un flashball, témoigne de son incrédulité et sa révolte face aux gestes des CRS, « des amis et des frères », car les CRS n’ont fait qu’appliquer les consignes qui leur ont été données.

« C’est une décadence humaine cette manifestation. L’armée qui tire sur l’armée… Un ami était en face de moi durant la manif et m’a dit les ordres qu’ils ont reçu : « Frappez fort pour leur faire passer l’envie de recommencer. » a ainsi témoigné un pompier à La Relève et La Peste 

Interrogés, d’autres pompiers ont ainsi expliqué de ne pas avoir le droit de se prononcer sur la violence subie car ils font partie de l’armée. En fin de manifestation, des pompiers ont mis les mains sur la tête après l’utilisation du canon à eau et des gaz lacrymogènes pour marquer l’absurdité de la situation. De son côté, la Préfecture de Police a indiqué avoir compté 3 blessés dans ses rangs et effectué 6 interpellations « pour violences et jets de projectiles ».

Amnesty International dénonce cette tendance systématique à la violence de la part du gouvernement français qui met en danger le droit de manifester en France en utilisant des « stratégies de maintien de l’ordre fondées sur un usage excessif de la force, et des pratiques illégales au regard du droit international. » 

Professeurs, Retraités, Urgentistes, Militants Climat, Gilets jaunes, Jeunes, Cheminots, Sans-papiers, Antifas, manifestants du 1er Mai, Pro-PMA, Agriculteurs, et maintenant Pompiers. L’ensemble de la société civile a été victime des violences du gouvernement ces derniers mois.

Photo à la une : Mathias Zwick / Hans Lucas

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Le capital et les actionnaires sont insatiables !

Quelle que soit la conjoncture c'est toujours plus de sacrifices et de flexibilité, de sous-traitance.

Pour y mettre un terme pas d'autre voie que la lutte immédiate  ... et la réappropriation sociale des moyens de production.

La double besogne déjà pointée par la Charte d'Amiens en quelque sorte que nombre de directions syndicales ont oublié !

Publié par FSC

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Dans un silence médiatique absolu, des milliers de pompiers et urgentistes ont pris la rue

Ce 15 octobre, ce sont par milliers que les pompiers, urgentistes et personnels de santé ont pris la rue, dans un silence médiatique total. Près de l'assemblée nationale et place de la Nation, la répression policière a frappé.

La colère gronde

Le contraste est saisissant. Dans un silence médiatique absolu, pompiers, urgentistes et personnels hospitaliers ont fait entendre leur colère, à grand renfort de pétards et de fumigènes. Une ambiance très combative, face au mépris du gouvernement qui, depuis plusieurs mois, fait la sourde oreille, n’apportant aucune réponse aux revendications légitimes des manifestants, en termes d’embauche nécessaire ou bien encore la reconnaissance, pour les pompiers, de métier à risque.

Reconduction du mouvement et appel à la convergence

Dans le cortège, beaucoup d’émotion et de colère contre le mépris du gouvernement. Une détermination grande, qui s’est exprimée sur le parcours « officiel » de République à Nation, avec une volonté de déborder le cadre. Face à l’absence de réponse, la reconduction de la grève, qui dure par endroits depuis fin juin / début juillet, est sur toute les lèvres.

Alors que des Gilets Jaunes étaient présents pour manifester leur soutien aux personnels de la santé et aux pompiers, c’est aussi la nécessité d’un vaste mouvement de convergence face à la politique de Macron qui s’exprime. Place de la Nation, les forces de répression ont bouclé les accès au périphérique ou aux rues menant à l’Assemblée Nationale : et pour cause, à la fin du parcours, de nombreux pompiers et personnels soignants ne veulent pas en rester là, et poursuivre au delà du parcours officiel.

Canon à eau et lacrymogènes devant l’Assemblée Nationale. Cordons de CRS forcés à Nation

Place de la Nation, les CRS ont, peu avant 18h, balancé des gaz lacrymogènes pour disperser la manifestation. Loin de reculer, des manifestants ont forcé le barrage et se sont dirigés vers le périphérique. Les pompiers sont actuellement à porte de Vincennes.

Dès le début de l’après midi, une partie des manifestants a tenté de se rendre vers la place de la Concorde et devant l’Assemblée Nationale. Là aussi, la répression a frappé fort, à coups de canons à eau et de gaz lacrymogènes. Ces événements témoignent de la grande radicalité qui se manifeste, avec une volonté de débordement évidente, et de l’effet « Gilets Jaunes » sur le mouvement social dans son ensemble.

« Quand un gouvernement s’attaque à un service de secours, on se dit que ça va très mal »

Au micro de Brut, Sébastien, pompier, a expliqué les raisons de la colère. « Quand un gouvernement s’attaque à un service de secours, on se dit que ça va très mal » explique t-il, avant de poursuivre. « Moi, ma carrière est faite. Je me bats pour mes collègues et mes enfants. Cela se dégrade de partout. Aujourd’hui, c’est un ras-le-bol général ».

La situation est actuellement toujours en cours. Nous mettrons cet article à jour avec les nouveaux éléments portés à notre connaissance.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Le groupe Saint-Gobain lance la vente de Lapeyre en grande difficulté

ANNICK BERGER  PUBLIÉ LE   MIS À JOUR LE 

Après plusieurs mois de rumeurs, le spécialiste de la production et de la distribution de matériaux a officialisé la nouvelle.

La chaîne de bricolage Lapeyre ne fera bientôt plus partie du groupe français Saint-Gobain. Le processus de vente de l’enseigne a été lancé le 25 septembre dernier, selon une information d’Europe 1, qui précise que les salariés ont été informés de la situation le même jour. Si officiellement, Saint-Gobain justifie cette vente par le fait que le bricolage ne soit plus une activité stratégique pour la société, dans les faits c’est la situation économique de Lapeyre qui a précipité la décision du groupe français.

Car la chaîne de bricolage ne va pas bien et peine à se redresser depuis plusieurs années. Une situation due à un mauvais positionnement, les syndicats estimant que tout le monde connaît Lapeyre, mais personne ne sait pourquoi ils ont intérêt à venir chez eux. Pourtant, l’enseigne emploie 3.600 collaborateurs et détient 128 magasins. Ouverte en 1931, l’enseigne n’a pas résisté à l’arrivée des géants de la distribution comme Ikea, Leroy Merlin ou Castorama et ne cesse de perdre de l’argent depuis 2007.

Risques de casse sociale

Une situation qui inquiète les syndicats, qui restent vigilants sur cette vente. Hervé Grillon, délégué syndical CGT, alerte ainsi sur Europe 1 du risque pour les salariés de l’entreprise si aucun repreneur ne venait à se présenter, car il y aura forcément « des redressements » et des risques de « casse sociale », selon Hervé Grillon. De son côté, Saint-Gobain s’est voulu rassurant. Le groupe a précisé qu’il ne s’agit que du début du processus de vente et qu’aucun calendrier n’est encore défini à ce stade.

Le leader français des matériaux a vendu plusieurs filiales ces derniers mois et notamment son activité de vitrage en bâtiments en Corée du Sud, explique L’Usine Nouvelle. Cette opération, valorisée à 240 millions d’euros, a permis au groupe de dépasser son objectif de céder pour trois milliards d’euros d’actifs en chiffre d’affaires cette année alors qu’elle s’est également séparée de K par K pour 130 millions d’euros en 2019.

Publié par anti-K

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Les ministres Gérald Darmanin et Bruno Le Maire défendent depuis hier à l’Assemblée nationale un projet de loi de finances qui réduit d’un milliard d’euros les aides personnalisées au logement. Philippe Wojazer/Reuters

Les ministres Gérald Darmanin et Bruno Le Maire défendent depuis hier à l’Assemblée nationale un projet de loi de finances qui réduit d’un milliard d’euros les aides personnalisées au logement. Philippe Wojazer/Reuters

L’Humanité, 15 octobre 2019

Pour leur 3ème budget, les macronistes ont fait des annonces en trompe-l’œil sur l’impôt et les niches fiscales. La réalité des cadeaux faits aux plus fortunés s’impose pourtant.

Ils prennent aux pauvres pour donner aux riches. Qui sont-ils ? Les membres du gouvernement et les députés de la majorité. Ils ont démarré hier à l’Assemblée nationale l’examen du budget pour 2020. Mais attention, après avoir fait face au mouvement des gilets jaunes l’an passé, les voilà qui jouent les filous. Les macronistes jurent avoir retenu la leçon et promettent que ce budget sera, pour de bon, celui du pouvoir d’achat. Ce serait dans ce but qu’ils veulent faire baisser l’impôt sur le revenu de 5 milliards d’euros. Problème : cette baisse ne bénéficiera pas aux plus modestes, qui ne paient pas cet impôt, et peu aux classes moyennes. Les 22 millions de Français qui touchent moins de 1 230 euros par mois (pour un célibataire) n’auront ainsi pas un euro de pouvoir d’achat en plus. Ils subiront par contre de plein fouet ce manque de 5 milliards d’euros qui n’ira plus alimenter les caisses des services publics et de la solidarité nationale. Dans le même temps, ceux qui gagnent, par exemple, plus de 6 500 euros (toujours pour un célibataire) paieront moins d’impôts.

Les prestations sociales ne seront pas réévaluées

Curieuse façon d’assurer la « justice fiscale ». Surtout quand l’exécutif prévoit de ne pas réévaluer les prestations sociales par rapport à l’inflation. Pour que ce ne soit pas trop gros – si c’est possible –, un geste a été concédé aux retraités qui ont moins de 2000 euros brut par mois. Leur pension sera indexée sur la hausse du coût de la vie au 1er janvier 2020. Ce qui est logique. Tel ne sera cependant pas le cas de ceux qui sont au-dessus de 2000 euros brut. Sans doute sont-ils trop aisés aux yeux du gouvernement, contrairement à ceux qui détiennent les plus gros patrimoines : des milliards d’euros vont à nouveau leur être offerts en 2020, avec la poursuite de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), en lieu et place de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF).

Les gilets jaunes ont eu beau réclamer durant des mois le retour de l’ISF, peine perdue. Emmanuel Macron avait répondu que « c’est une réforme pour produire et pas un cadeau aux plus riches ». Tous les travaux réalisés depuis n’ont pourtant pas permis de montrer que la suppression de l’ISF sert cet objectif. Le dernier rapport du Sénat montre même que les gains réalisés ont été vers la consommation et l’épargne avant d’aller à l’investissement. Entre l’IFI et la flat tax, les 100 assujettis à l’ISF les plus riches ont gagné 1,7 million d’euros chacun avec la fin de cet impôt, en 2018. Ils se sont resservis en 2019, pour un montant non encore évalué, et repasseront donc à table en 2020.

La perte annuelle pour les caisses de l’État tourne autour des 3,5 milliards d’euros. Il faut bien les retrouver ailleurs : Bercy veut donc réduire les aides personnalisées au logement (APL) d’un milliard d’euros en 2020, soit 1 000 euros en moins en moyenne par bénéficiaire. Devant ces efforts répétés réclamés aux plus pauvres, l’exécutif explique que certains messages des gilets jaunes ont été en contrepartie entendus. Notamment sur les niches fiscales. Un premier montant, flatteur, a d’abord été présenté. La somme des niches fiscales devait passer de 99,4 milliards d’euros en 2019 à 90 milliards en 2020. Une baisse de 9,4 milliards d’euros en trompe-l’œil, puisque 9 milliards sont liés à la transformation du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (Cice) en baisse de cotisations pérenne. La diminution ne sera donc que d’environ 400 millions au final, avec la suppression de 58 « trous noirs fiscaux », selon l’expression du rapporteur général du budget, Joël Giraud (LaREM). Ces trous noirs sont des dispositifs dont les montants et l’utilité sont indéterminés, ce qui empêche d’y inscrire le Cice (dont seuls l’utilité est indéterminée, pour des montants connus et faramineux).

Il signe d’ailleurs son retour, cette fois-ci en étant encore davantage gravé dans le marbre, toujours sans aucune condition. Son montant annuel tourne toujours autour des 20 milliards d’euros. Environ 130 milliards ont déjà été versés depuis 2013. Un pognon de dingue, pour un effet infinitésimal sur l’emploi.

Publié par anti-K

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Grève chez Nike sur les Champs Elysée : « nous voulons simplement que soit appliquée la loi »

Les manifestations des Gilets Jaunes ont peut-être donné des idées à certains : depuis le début de la semaine, les salariés du Nike Store Champs Elysées sont en grève, pour réclamer de meilleures conditions de travail et le respect de la loi sur le travail de nuit.

« Just do It »

Quelques jours après avoir acquis pour plus de 600 millions un immeuble sur les Champs Elysées, à l’ancien siège de Groupama, les salariés du magasin actuel de l’avenue donnent une autre image du groupe : celle de travailleurs épuisés, maltraités par les managers, dans des conditions de travail et de rémunérations qui ne respectent même pas la loi. Depuis le 8 octobre, une grève rassemble près de 40 % de l’effectif, dans un contexte où le turn-over est si important qu’une grande partie de l’effectif est en période d’essai.

Sur la pétition qu’ils ont publié sur Change.org, les salariés dénoncent des « traitements rabaissants », des managers qui « dénigrent publiquement » les salariés. Nous avons pu joindre un salarié qui parle d’un « management agressif avec des pressions psychologiques » constantes, un management humiliant qui a même poussé de nombreux salariés à démissionner. Le turn-over est tel que les salariés croulent aujourd’hui sous les tâches qu’ils ne sont pas en capacité de faire. Mais ce n’est pas tout : outre le management, c’est aussi les conditions de rémunérations qui sont à l’origine de la grève : « nos droits légaux ne sont même pas respectés ! Nike est dans l’illégalité sur de nombreux points : sur le travail de nuit, actuellement on a une majoration de 15 % alors que l’on devrait être payé double ! » nous a confié un employé, qui finit parfois le travail à 23h, dans un magasin qui peut être ouvert jusqu’à 22h le soir. Outre le respect du droit, les salariés revendiquent aussi un 13e mois et une augmentation collectifs des salaires.

Mais une grève sur la « plus belle avenue du monde », quand on vient de s’acheter un immeuble pour un demi-milliard d’euros, ça fait tâche. La preuve en est, dès le lendemain de la grève, les salariés sont reçus par la direction nationale de l’entreprise : « les responsables sont choqués : on a eu dès le lendemain un rendez-vous avec les responsables France ! ». Malgré cela, l’entreprise refuse pour l’instant toute négociations, préférant se contenter d’offrir aux yeux de tous les grévistes un ballet orchestré de responsables se relayant afin d’acheter aux quelques employés restant des viennoiseries et des pizzas.

 

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Lenin Moreno table sur une sortie de crise après un accord avec les représentants indigènes, l'une des principales forces du mouvement social qui secoue le pays depuis plusieurs jours. Le décret à la base de la grogne devrait être abrogé.

«Nous retrouvons la paix et le coup d'Etat correiste [du nom de l'ancien président Rafael Correa] et l'impunité cessent», a claironné Lenin Moreno sur Twitter le 14 octobre. Le président équatorien, dont le pays est secoué par une révolte populaire depuis 12 jours, a en effet conclu un accord avec les meneurs du mouvement indigène, l'une des forces les plus actives de la fronde contre le décret 883, dont la promulgation a fait bondir de 100% les prix du carburant.

L'exécutif équatorien, forcé d'abandonner la capitale devant la grogne, aurait ainsi consenti à préparer «un nouveau décret qui annule le décret 883» sur l'essence.

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Comment expliquer l’embrasement social en Equateur ?

Depuis le 3 octobre, l’Equateur est plongé dans une crise politique et sociale qui a conduit le président Lenín Moreno à transférer la capitale de Quito à Guayaquil. Christophe Ventura, directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques, spécialiste de l’Amérique latine, décrypte la situation.

 

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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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