SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

On voit très bien où ils veulent en venir.

Le journal  " L'Opinon " se fend aujourd'hui d'un article intitulé "Des méthodes totalitaires "

D'après Wikipedia

L'Opinion est un quotidien français lancé en mai 2013 par Nicolas Beytout, ancien président des Échos et ancien directeur des rédactions du Figaro. Le journal suit une ligne libérale, favorable à l'entreprise et europhile3,4. Il est édité en version imprimée et en version numérique1.

L'actionnariat est gardé secret, mais le journal serait contrôlé par son fondateur Nicolas Beytout (24,4 %), associé à Bernard Arnault (22,8 %), la famille Bettencourt (17,1 %) et Dow Jones and Company, maison mère du Wall Street Journal (7,6 %), et les 28,1 % restants seraient détenus par des plus petits actionnaires.

Tous les ingrédients colportés dans la plupart des médias système y sont présents :

  • le mouvement a perdu la bataille
  • du coup il quitte le terrain revendicatif et une minorité s'engage dans une pure action politique et la violence
  • les syndicalistes qui luttent contre la réforme empruntent la voie des gilets jaunes
  • il est insidieusement suggéré que l'incendie du restaurant La Retonde a quelque chose à voir avec le fait qu'il était fréquenté par MACRON.
  • enfin le qualificatif de RADICALISATION attribué ordinairement à ceux qui dérivent vers le terrorisme islamiste est à présent accolé aux militants et aux organisations qui poursuivent la lutte contre la réforme des retraites.

Et cette trame on la retrouve dans nombre d'articles ou d'interventions sur les plateaux de télé comme hier où les duettistes de la soit-disant confrontation entre Cohn-Bendit et l'ancien ministre Luc Ferry entonnent  la même ritournelle à propos de l'incendie de La Retonde.

Reprise également sur France Inter ce matin par Thomas LEGRAND dans son éditorial.

Ce type de suggestion s'apparentant, avant toute espèce d'enquête, à ce que d'ordinaire ils appellent le "complotisme" qu'ils attribuent de préférence à leurs adversaires.

De fait ce récit du mouvement est MENSONGER :

Comment parler de défaite quand l'affrontement est loin d'être clos et que pour y faire face, tenter de le diviser le pouvoir macronien a dû profondément modifier le projet initial en rétablissant près de 10 régimes spéciaux qu'ils prétendait supprimer ?

Comment parler de victoire du pouvoir quand le ministre de l'éducation la PDG de Radio France nommée par Macron doivent battre en retraite à l'occasion des voeux aux personnels, idem pour le ministre de la culture, quand le président lui-même doit quitter un théâtre sous haute protection policière rameutée en urgence, quand la fronde monte contre la réforme du Bac et du lycée, quand l'Opéra affiche son opposition et se produit publiquement et gratuitement devant une foule, quand les avocats jettent leurs robes à la tête de la ministre de la justice, quand les personnels de l'hôpital en lutte depuis des mois jettent à terre leurs blouses blanches, quand les ports sont bloqués ...? 

Quand il est contraint face aux images mise en ligne sur les réseaux, après l'avoir longuement nié de reconnaître l'existence répandue et récurrente des violences policières contre les manifestants et de procéder à un recul dans l'expression de son soutien jusque là total aux forces de police !

De fait au-delà de la question des retraites c'est tout un pays qui se dresse contre les décisions politiques du macronisme, résistance de masse  que ce dernier croit pouvoir dissimuler sous des accusations outrancières et mensongères et qu'il doit recourir aux violences policières qu'il ne peut plus nier pour tenter de faire peur et de passer en force.

Comment donc continuer à parler d'un mouvement devenu minoritaire?

Comment attribuer la violence à ceux qui résistent à une politique de destruction systématique de toutes les garanties et conquis sociaux et travestir des actions spectaculaires en actions violentes?

L'opération actuelle relayée abondamment par les chiens de garde a donc pour objectif de masquer l'isolement et la fragilité du pouvoir, tout en préparant les conditions d'une répression élargie et aggravée.

En vue d'isoler, de faire refluer et de faire taire une résistance populaire certes encore dispersée, centrée cependant sur le REJET de la cotre-réforme des retraites MAIS qui dans l'action cherche les voies de l'unité contre l'oligarchie, sa politique et sa domination au service exclusif des riches et des puissants.

Nul doute que la semaine qui vient et les manifestations 

du VENDREDI 24 JANVIER

vont constituer une première réplique cinglante à cette entreprise d'enfumage, de contre-vérités et d'accusations mensongères !

Publié par  http://canempechepasnicolas.over-blog.com/

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Le 24 janvier à PARIS
Le 24 janvier à PARIS
Le 24 janvier à PARIS
Le 24 janvier à PARIS
Le 24 janvier à PARIS

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Il y a celles dues à des évènements climatiques, mais qui tardent à être réparées par maunque de personnel et de matériel dans l'énergie. Il y a celles ordonnées autoritairement par ex-EDF, cotée en bourse comme entreprise capitaliste, contre les foyers modestes. Et puis, il y a celles opérées par la CGT-énergie qui revendique plus de justice sociale, tout en combattant la réforme des retraites à la sauce Macron-Cfdt et consorts.

Si vous lisez mon blog, vous ne serez pas surpris que je sois solidaire avec la CGT-énergie

Il y a coupures de courant et coupures de courant
Il y a coupures de courant et coupures de courant

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Une déclaration du secrétaire général de la CGT-ÉNERGIE PARIS sur les coupures de courant opérées par le syndicat

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Il faut augmenter les SALAIRES !

Le SMIC, référentiel pour l’ensemble des salaires, hormis son indexation annuelle imposée par la loi, n’a été l’objet, depuis 2012, d’aucune revalorisation (revalorisation à discrétion du gouvernement, dite « coup de pouce »).
 

Huit ans sans revalorisation !!!

Le smic, au 1er janvier 2020, c’est 10,15 Euros brut de l’heure, 1 539,42 Euros brut mensuel, 1 219,00 Euros net mensuel ; +15 Euros net par mois par rapport à 2019.

Selon la DARES (service de recherche statistique du ministère du travail), au 1er janvier 2017, 10,6% des salariés français étaient payée au niveau du SMIC ; soit 1,65 million. Leur nombre augmente ! Ils étaient 1,6 million un an plus tôt !!!


En 2014, avec une progression de 1,25% sur 1 an des rémunérations, le salaire moyen des 18,8 millions de salariés non-cadre, 82% de la population active, s’élevait à 1 541 Euros brut mensuel, soit 6,6 % de plus que le SMIC d’alors (source Randstad). La progression des salaires ne cesse de fléchir et c’est toujours une réalité aujourd’hui !


Pour les quelques 5 000 000 de fonctionnaires, depuis 10 ans, ce sont des salaires bloqués, hormis deux hausses, en juillet 2016 et février 2017 ; des hausses de 0,6% !! Pour un fonctionnaire débutant, au plus bas de l’échelle indiciaire c’est un traitement brut de 1 533,63 Euros. Un traitement inférieur au SMIC !!! C’est le développement, comme dans le privé, du salaire au mérite, de primes divers échappant aux cotisations sociales, d’une retraite additionnelle (complémentaire) assise sur les primes…


Aujourd’hui, pour un fonctionnaire de catégorie moyenne, le blocage de la valeur du point d’indice qui perdure depuis 10 ans génère un manque à gagner mensuel de l’ordre de 160 euros !!!


Augmenter les salaires c’est une urgence économique et une urgence sociale. Une urgence économique, car le salaire c’est de la consommation, de la production, de l’emploi, et une urgence sociale d’autant que le seuil de pauvreté est de 1041 Euros, à moins de 170 euros du SMIC net pendant que en 2018, les entreprises du CAC 40 réalisaient 88,5 milliards d’Euros de profit (90 milliards de profit en 2019 et 60 milliards de dividendes versés aux actionnaires).


A cette question des salaires, le gouvernement répond « pouvoir d’achat » et « partage des richesses », rejetant par la même, implicitement, toute hausse de salaire !


Dans ses vœux aux français pour 2020, Macron dit « mettre le travail et le mérite au cœur » de son action, qu’il a été fait, par son action, « pour que le travail paye mieux » et de citer la baisse de l’impôt sur le revenu, la suppression complète de la taxe d’habitation pour une large majorité, et d’en appeler à « partager la richesse créée dans toutes le entreprises ».


Auparavant, dans l’un de ses meetings de campagne en 2017, il affirmait « pour libérer le travail, je veux qu’il soit moins cher, je veux qu’il paye mieux » et de préciser « tous les travailleurs, quel que soit leur statut ou leur catégorie, gagneront en pouvoir d’achat durant notre quinquennat ».


Ainsi dans son programme on lit « nous améliorerons le pouvoir d’achat de tous les travailleurs »« nous augmenterons le pouvoir d’achat des ouvriers, des employés et des salariés les moins bien payés ».


Faisant écho à Macron, Edouard Philippe, dans sa déclaration de politique générale, dit que l’un des pivots de « la rénovation sociale » est de « redonner du pouvoir d’achat aux actifs ».


Concrètement, pour le gouvernement, « Redonner du pouvoir d’achat » :
 

- c’est la déclaration de Macron du 10 décembre 2018 ; à savoir ; « Le salaire d’un travailleur au SMIC augmentera de 100 Euros par mois dès 2019 sans qu’il en coûte 1 Euro de plus l’employeur »,
 

- c’est une baisse des cotisations sociales salariales en 2018,
 

- c’est la hausse, en une seule fois, à compter de janvier 2019, du montant maximal de la prime d’activité qui initialement était programmée sur 3 ans (2019/2021),
 

- ce sont des heures supplémentaires défiscalisées et désocialisées,


- c’est l’exonération progressive, sur 3 ans (2018 – 2020), de 4/5éme des foyers, de la taxe d’habitation,
 

-c’est une baisse de l’impôt sur le revenu en 2020 (passage de la non-imposition du revenu de 9064 Euros à 10064 Euros, passage du taux d’imposition de la 1ère tranche de 14% à 11% [12,2 millions de foyers concernés, gain moyen de 350 Euros], tranche suivante, 5 millions de foyers, gain moyen 180 Euros),
 

- c’est un reste à charge zéro pour l’optique, les prothèses dentaires et auditives,


- c’est la recherche avec « le partage des richesses » d’un développement, d’une généralisation, de la participation, de l’intéressement, de l’actionnariat salarié ; autant d’éléments qui constituent une rémunération aléatoire liée à la profitabilité de l’entreprise, au taux d’exploitation du salarié et qui associent le salarié à la marche du capital.


Concrètement, pour le gouvernement, « Redonner du pouvoir d’achat », c’est ne pas augmenter les salaires !!!


« Nous ferons moins peser la protection sociale sur le travail pour soutenir le pouvoir d’achat » (programme du candidat Macron), « Nous réduirons le coût du travail … en baissant les cotisations sociales employeurs… » (programme du candidat Macron) et le « Je veux que nous continuions à permettre de partager la richesse créée dans toutes les entreprises » (allocution Macron du 31 décembre 2019), révèlent les trois axes d’une politique qui exclut toute hausse de salaire, qui baisse le coût du travail pour le capital, qui étatise une part de rémunération libérant d’autant le capital, qui associe capital et travail qui n’auraient qu’intérêt commun avec les dispositions d’intéressement et autres, qui augmente le salaire net et réduit le salaire socialisé transférant ainsi sur le salarié, le moyen de sa protection sociale qui est ouverte à l’assurantiel, à de nouveaux marchés pour le capital.


Outre le fait que les mesures fiscales ne touchent que les salariés imposables, que les mesures relatives à la prime d’activité (prestation sociale financées par l’impôt) ne touchent que les salariés rentrant dans le cadre de son obtention, outre le fait que ces mesures ne génèrent pas de financement de la sécurité sociale, derrière la prétendue volonté de donner du pouvoir d’achat en augmentant le revenu net, de partager les richesses créées, le capital, via ses serviteurs de l’Elysée à Matignon, n’augmente pas les salaires, cultive l’illusion pour les salariés, pousse la baisse du coût du travail pour le patronat et reporte sur le salarié le financement de prestations qui hier étaient assurées par la cotisation sociale.


Ce qui est mis en œuvre, répond au Capital, au patronat, à la recomposition de la société, à «la transformation du pays », à la construction d’une « société nouvelle » fonction des intérêts du capital telle que l’exprime le Président de la République dans son allocution du 31 décembre 2019.


Le salaire conditionne la protection sociale, la consommation, l’emploi. La hausse des salaires c’est la clef de voûte de l’édifice.


La hausse des salaires, c’est l’exigence que doivent porter de plus en plus fort les travailleurs. Cette exigence s’inscrit pleinement dans la lutte pour faire barrage à la réforme Macron des retraites.

Le Parti Révolutionnaire Communistes

2019

SOURCE :

 

 

Publié par EL DIABLO

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

A l'initiative de la CGT spectacle qui nous rappelle la nécessité de poursuivre les collectes :

SOURCE : L'Humanité 

 

 

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Décidément ça va très mal pour le contre-projet du gouvernement!

Les manifestations demeurent puissantes, les grèves se prolongent, les actions prennent des formes inattendues et originales, des secteurs entiers de l'économie sont bloqués, des convergences inhabituelles s'opèrent ... ET la détermination des travailleurs et de l'opinion ne faiblit pas!

Toutes choses qui sont un fort encouragement à poursuivre le comabt ... jusqu'au R E T R A I T !

_____________________

SOURCE : Libération

 

Manque de «précision», projections économiques «lacunaires»... 

Dans son avis rendu public ce vendredi, la plus haute juridiction administrative estime en outre ne pas avoir eu «les délais de réflexion nécessaires pour garantir au mieux la sécurité juridique».
  

Voilà qui ne va pas arranger les affaires du gouvernement.

A peine a-t-il fait adopter ce vendredi en Conseil des ministres ses deux projets de loi destinés à créer un régime universel de retraite par points que le Conseil d’Etat, dans son avis publié ce même jour dézingue la manière dont l’exécutif a bouclé ces deux textes qui doivent être examinés à partir du 3 février à l’Assemblée nationale.

La majorité comptait dans les prochains jours s’appuyer sur l’imposante étude d’impact (plus de 1000 pages) pour enfin apporter des chiffres et convaincre du caractère «massivement redistributif» de cette réforme, elle va devoir, ces prochains jours, répondre aux mises en garde  de la plus haute instance administrative française, pourtant peu connue pour sa rébellion…

Cette fameuse «étude d’impact»? Elle est jugée «insuffisante» pour «certaines dispositions», ne répondant pas «aux exigences générales d’objectivité et de sincérité» et manquant de «précision», pour notamment – et ce n’est pas rien – «vérifier que cette réforme est financièrement soutenable».

«Le Conseil d’Etat constate que les projections financières ainsi transmises restent lacunaires et que, dans certains cas, cette étude reste en deçà de ce qu’elle devrait être», peut-on lire dès les premières pages de l’avis. Et les conseillers de poursuivre : «Il incombe au gouvernement de l’améliorer encore avant le dépôt du projet de loi au Parlement, poursuivent les magistrats, en particulier sur les différences qu’entraînent les changements législatifs sur la situation individuelle des assurés et des employeurs, l’impact de l’âge moyen plus avancé de départ à la retraite […] sur le taux d’emploi des seniors, les dépenses d’assurance-chômage et celles liées aux minima sociaux». Rien que ça.

Soufflante

Par ailleurs, si les juristes se félicitent des longues «concertations» menées depuis le printemps 2018, ils regrettent l’«urgence» des avis demandés aux différents organismes compétents en la matière et se couvrent en cas d’inconstitutionnalité du texte. Selon eux, l’empressement du gouvernement à vouloir leur avis en trois semaines pour présenter ces projets de loi en Conseil des ministres cette semaine, ainsi que les nombreux ajouts en cours de route n’ont «pas mis à même (le Conseil d’Etat) de mener sa mission avec la sérénité et les délais de réflexion nécessaires pour garantir au mieux la sécurité juridique de l’examen auquel il a procédé». «Cette situation est d’autant plus regrettable, poursuivent-ils, que les projets de loi procèdent à une réforme du système de retraite inédite depuis 1945 et destinée à transformer pour les décennies à venir un système social qui constitue l’une des composantes majeures du contrat social». En langage juridique, c’est bel et bien une soufflante.

Le Conseil d’Etat torpille au passage le slogan présidentiel («chaque euro cotisé ouvre les mêmes droits pour tous») : cet «objectif […] reflète imparfaitement la complexité et la diversité des règles de cotisation ou d’ouverture de droits définies par le projet de loi». Il doute également de la «lisibilité» revendiquée par le gouvernement puisque «le choix d’une détermination annuelle de chacun des paramètres du système […] aura pour conséquence de limiter la visibilité des assurés proches de la retraite sur les règles qui leur seront applicables». Enfin, il raye carrément l’engagement que comptait prendre le gouvernement dans ce texte d’une promesse de revalorisations des enseignants et des chercheurs pour qu’ils ne figurent pas dans le camp des perdants de cette réforme. «Sauf à être regardées, par leur imprécision, comme dépourvues de toute valeur normative, ces dispositions (sont) contraires à la Constitution». Au revoir…

«Le projet de loi ne crée pas un régime universel»

Autre risque constitutionnel : le trop-plein d’ordonnances (29 en tout). «S’en remettre» à un tel instrument pour définir des «éléments structurants du nouveau système de retraite fait perdre la visibilité d’ensemble qui est nécessaire à l’appréciation des conséquences de la réforme», disent les juges.

Plus embêtant encore pour le gouvernement, l’institution bat en brèche l’idée d’un grand soir de l’universalité : «Le projet de loi ne crée pas un "régime universel de retraite" qui serait caractérisé, comme tout régime de sécurité sociale, par un ensemble constitué d’une population éligible unique, de règles uniformes et d’une caisse unique».

Aïe… Si le gouvernement crée bien le même système pour les salariés du public et du privé, il maintient à l’intérieur «cinq régimes» (salariés; fonctionnaires, magistrats et militaires; salariés agricoles; non-salariés agricoles; marins) et «à l’intérieur de chacun de ces régimes créés ou maintenus», il met en place des «règles dérogatoires à celles du système universel».

 

L’exécutif va donc devoir bien mieux «justifier» pourquoi il garde ces «différences de traitement […] entre assurés relevant du système universel de retraite et rattachés, le cas échéant, à des régimes distincts».

En tout cas, les navigants aériens qui pensaient avoir sauvé leur caisse complémentaire pour financer des départs anticipés sont rattrapés par le principe d’égalité : elle «serait ainsi la seule à bénéficier d’une compensation apportée par les ressources du système universel afin de financer à l’avenir des avantages de retraites propres», fait remarquer le Conseil pour qui «aucune différence de situation ni aucun motif d’intérêt général ne justifi(e) une telle différence de traitement». Conclusion : «Elle ne peut être maintenue dans le projet de loi.»

Le gouvernement pourra néanmoins se rassurer en se disant que le nouvel «âge d’équilibre» qu’il compte instituer, le fonctionnement «en points» proposé, les durées de transitions définies, la fin des régimes spéciaux, les droits familiaux, les mécanismes de réversion ou encore les compétences offertes à la future «gouvernance» dirigée par les partenaires sociaux devraient – sauf surprises – passer sans problème le circuit du Conseil constitutionnel. A condition de résister aux oppositions parlementaires qui, elles, vont se nourrir des arguments du Conseil d’Etat pour réclamer un report ou l’abandon de cette réforme.


Valérie Rabault

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

 

La presse rapporte que les organisations syndicales (à l'exception bien sûr de la CFDT de Laurent BERGER), la direction de la CGT s'interrogent sur l'opportunité de participer à la conférence pour le financement de la contre-réforme des retraites qui doit débuter le 30 janvier.

Mais une chose serait qu'une conférence se tienne pour plancher de manière loyale sur le financement des retraites, n'écartant AUCUNE solution.

Autre chose avec cette conférence ci mise sur pied de concert avec la CFDT après la manipulation sur soit-disant " ligne rouge" à propos de " l'âge pivot " corsetée par les exigences du pouvoir macronien.

Une participation qui de surcroît et de fait signifierait une acceptation de la contre-réforme par points puisque la mise en place de ladite conférence est totalement liée à la mise en oeuvre de la contre-réforme elle-même, comme le stipule le point 5 de la lettre d'E. PHILIPPE du 11 janvier aux organisations syndicales.

E. PHILIPPE prenant la peine de préciser que l'invitation à participer à cette conférence s'adresse aux " partenaires sociaux qui participeront à la gouvernance du futur futur système".

La poursuite de la lutte pour le RETRAIT de la contre-réforme n'est donc pas compatible avec la participation à ce piège du pouvoir macronien mis en place de concert avec la CFDT

Et ce qui compte et sera décisif ce sont les actions s'inscrivant dans la durée comme celles qu'a prévu l'intersyndicale nationale mercredi 29, précisément à la veille de la conférence PHILIPPE-BERGER.

Il y a des moments où la chaise vide correspond pleinement aux intérêts des travailleurs loin des compromissions de salon dans le dos des salariés et du peuple!

____________________

 

Finalement acceptée par le gouvernement après une proposition de la CFDT, la conférence de financement vise à trouver d’autres solutions d’équilibre financier au système de retraites qu’un recul de l’âge de départ. Mais le Premier ministre a posé ses conditions : pas de hausse des cotisations patronales, et pas de baisse des pensions de retraite.

« J’entendais Monsieur le Premier ministre dire ‘on est honnête, on est dans le dialogue » raille Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT. Pour lui, l’organisation de cette conférence n’est pas forcément un pas de fait vers les partenaires sociaux, au contraire.

« La CGT, qui était dans la délégation, rencontre le Premier Ministre vendredi il y a quinze jours. Je lui dis : il faut tout mettre sur la table. Notre projet, votre projet, comment on finance. Il me dit que c'est une bonne idée » raconte Philippe Martinez. Lors de cette concertation, Édouard Philippe accepte que la CGT « amène des experts indépendants, proches de nos idées ». « Et le lendemain on reçoit un courrier qui nous dit ‘pas question de parler du coût du travail’ » dénonce le secrétaire général.

Une méthode qui n’a pas plu aux militants et aux grévistes proches de la CGT, et qui font hésiter le syndicat à participer à cette conférence de financement. « Ce n’est pas un vrai débat parce qu'il y a des sujets interdits : c'est ça qui nous fait réfléchir, et la mauvaise foi du 1er ministre » détaille Philippe Martinez.  « Quelle est la loyauté du dialogue ? »

 

Publié par FSC
 

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Et pendant ce temps là MACRON qui hurle contre les actions "violentes" de nos camarades de l'énergie.

En Corse, ... mais pas seulement !

Nul doute que dans la population on saura faire le tri entre la politique violente du pouvoir contre le peuple et les actions pour défendre ses intérêts!

___________________________

Nouvelle action de la la CGT Energie Corse contre la réforme des retraites. Les agent ont procédé dans la nuit de jeudi à vendredi à une intervention technique afin de faire bénéficier l'ensemble des usagers corses de tarifs heures creuses.

Yannick Boutry, membre du syndicat, estime cette opération à un montant de 150 000 euros par jour. "Une perte pour l'entreprise, mais une action forte pour les usagers, particulièrement dans une région où le coût de la vie est extrêment élevé. Les factures de nos usagers seront bien moins élevées".

Radars coupés la semaine dernière, tarifs heures creuses, les agents multiplient les actions sur le territoire et entendent "monter au créneau si le projet de réforme est maintenu". 

 

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
24 janvier : le gouvernement officialise qu’il va falloir travailler plus… jusqu’à 65 ans !

Ce vendredi 24 janvier, le Conseil des ministres a validé la réforme des retraites, alors que, selon la CGT, 1,3 millions de personnes ont manifestés contre ce projet. Avec un âge d'équilibre à 65 ans et un discours très offensif et menaçant pour les grévistes.

Bien sûr, ce n’est pas une surprise : Le Conseil des ministres de ce 24 janvier a validé la réforme des retraites. Le texte, en réalité deux texte séparés, devra passer maintenant devant le parlement. En Février 2020 pour un vote durant l’été. Dans l’intervalle, une conférence des financeurs sera lancée le 30 janvier en vue de présenter au gouvernement des pistes pour « atteindre l’équilibre financier de l’ensemble des régimes de retraite de base en 2027 ». En d’autres termes, le gouvernement entend imposer sa réforme en cherchant de passer outre la mobilisation, qui dure depuis maintenant 51 jours et alors qu’1,3 millions de manifestants se sont mobilisés ce 24 janvier.

Âge d’équilibre, 65 ans ! L’enfumage autour du faux retrait de l’âge pivot

Le très long texte, très technique, masque mal les points qui crispent l’ensemble du mouvement social, largement soutenue par la population. L’âge pivot dit « paramétrique » a été retiré temporairement, certes, affichant qu’il n’y a pas de remise en cause « officielle » du départ à la retraite à 62 ans.

Toutefois, en entrant dans le détail, d’ici à 2037, l’âge d’équilibre est fixé à 65 ans. Or, une décote et une surcote de 5% par an est prévue ! Ainsi donc, pour partir à la retraite à 62 ans, la retraite, nouvelle formule avec donc une prise en compte de l’ensemble de la carrière et non plus des 25 meilleures années ou des 6 derniers mois, sera sabordé de 15% !
Plus encore, pour les travailleurs les plus précaires, la retraite à l’âge d’équilibre, c’est à dire 65 ans, sera synonyme de pensions promettant la précarité jusqu’à la tombe ! Ainsi, la question des bonus (+5% jusqu’à 66 ans, +10% jusqu’à 67 ans etc.) deviendra une obligation pour l’immense majorité de la population.

Voici donc le résultat de la « victoire » si fièrement claironné par Laurent Berger ! Pas d’âge pivot, certes, mais un âge d’équilibre qui revient dans les faits à une augmentation de l’âge de départ à une retraite qui sera toutefois promesse de précarité. Sauf pour celles et ceux qui auront les moyens de « capitaliser » durant leur carrière, bien entendu.

Sibeth Ndiaye relaye la ligne du gouvernement : Feux nourris sur les grévistes !

Avec de pareilles annonces, il est clair que le contexte social ne risque pas de s’apaiser, alors que 61% de la population veut le retrait de la réforme, et que 7 sondés sur 10 se déclare favorable à la poursuite du mouvement, selon un dernier sondage BVA publié ce vendredi.

La volonté est donc bel et bien de passer en force, malgré toutes les gesticulations de Macron pour nous inciter d’aller donc « essayer la dictature », en réponse à ces accusations d’imposer sa réforme. Et pour imposer sa réforme, Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, à donner les grandes lignes de la méthode voulue par Macron.

Ainsi, le président a fustigé les soit disant « actes de violence et la radicalité de certains blocages » et appelant « à la plus grande fermeté à l’égard de leurs auteurs ». Une ligne devenue un grand classique de la macronie, celui de s’imposer par la matraque et la répression judiciaire.

Face aux menaces et à la fermeté du gouvernement, la mobilisation doit se poursuivre !

En soi, la mobilisation en forte hausse ce 24 janvier est une première réponse à la fermeté du gouvernement. Tout comme l’ensemble des actions de blocages ou autres coupures de courant, méthodes légitimes des travailleurs en lutte.

A ce titre, si les taux de grèves sont en baisse – comment pourrait-il en être autrement après plus de 50 jours de lutte ? - la question qui se pose est celle de s’appuyer sur ce rebond de mobilisation dans la rue, pour la transformer en grève active, notamment par l’entrée en grève reconductible, pour prendre le relai des secteurs mobilisés depuis près d’un mois et demi, offrir un nouveau souffle pour reconstruire une dynamique de grève majoritaire. Car c’est bien en généralisant la grève au privé que l’on pourra construire une grève générale nécessaire pour faire plier un Macron.

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Paris. Succès de la mobilisation du 24 janvier !

Les manifs se succèdent et ne se ressemblent pas. Si celle du 16 janvier était loin d’être un baroud d’honneur, la journée de grève et la manifestation parisienne du 24 confirment que le mouvement n’est pas mort. Loin de là.

Alors, bien sûr, si l’on prend comme élément de comparaison la paralysie quasi-complète des transports franciliens des dernières semaines, on pourrait dire qu’on est passés à une autre phase. Il n’en reste pas moins que la RATP était extrêmement perturbée, aujourd’hui, en raison du taux de grévistes chez les conducteurs et les machinistes, alors que d’autres secteurs sont en train de s’insérer dans la mobilisation. Serait-ce une prise de relais ? Les prochains jours le détermineront, mais à voir la nervosité gouvernementale, il est clair que cette hypothèse n’est pas complètement hors-sol.

 

L’impact est peut-être moins visible qu’au niveau des transports en commun, mais la grève était bien à l’ordre du jour, en Île-de-France, pour ce 51ème jour de mobilisation depuis le 5 décembre et pour cette 7ème journée nationale de grève interprofessionnelle appelée par l’Intersyndicale depuis le début du mouvement. C’est en ce sens, également, qu’il s’agit d’une séquence historique. Que Macron s’égosille, que ses flics déploient leurs armes avec ostentation, que certains ministres montrent leurs muscles alors que d’autres promettent le dialogue et des amendements dans le débat parlementaire et les négociations avec les partenaires sociaux, rien n’y fait. La rue, elle est à nous !

 

Le premier élément qui confirme l’enracinement de la mobilisation reste la taille et le dynamisme du vaste cortège de tête de jeunes et de grévistes organisés autour de leurs établissements, universités, dépôts, gares et lieux de travail. En début de manif, donc, devant le carré de tête syndical officiel, soigneusement entouré par un solide SO, un long défilé de grévistes, très remontés contre Macron et son monde. En effet, ce n’est plus seulement la réforme des retraites présentée ce vendredi en Conseil des ministres qui est en ligne de mire : c’est bien le choix de société dont elle est symptomatique qui est contesté par, littéralement, « tout le monde ».

 

Le président est conspué dans les cortèges, suivi de près, dans le Top 10 de la détestation, par Jean-Michel Blanquer, son ministre de l’Education, pourtant l’un des plus populaires du gouvernement jusqu’à il y a peu. Les profs, en effet, ont constitué une bonne partie de ce début de manif parisienne, arrivée à 15h, Place de la Concorde, alors que la fin du cortège syndicale, que clôturait ce jour la CGT, était encore bien loin derrière, sur les quais. Etablissements en lutte, regroupements par arrondissements ou localités, banderoles départementales, à l’instar de celle des enseignantes et enseignants du 95, très mobilisés, les écoles, collèges et lycées étaient au rendez-vous. Tous les personnels d’ailleurs, revendiquaient sur leurs panneaux et encarts de faire partie de ces « 0,1% » de profs opposés, selon le ministre, à sa nouvelle mouture du bac. Les E3C, d’ailleurs, n’ont pu se tenir, ce jour, que sous escorte policière, à l’instar du lycée de Lisle-Adam, dans le Val-d’Oise, occupé par les flics pour que les épreuves se tiennent. Au final, « 0,1% », ça fait beaucoup de manifestantes et de manifestants.

 
 
 
 

La Coordination RATP-SNCF a su également drainer derrière elle des grévistes des deux secteurs, mais bien au-delà, compte tenu du dynamisme du cortège, au départ de la Place de la République. Devant et derrière, des milliers de profs et d’étudiants du supérieur, qui avec sa banderole de fac, voire même d’UFR, qui défilant avec les collègues du secondaires. En tout état de cause, la jeunesse et l’enseignement supérieur, rentrés sur le tard dans la mobilisation, étaient au rendez-vous. L’un des éléments nouveaux, par rapport aux mobilisations précédentes, est la présence remarquée des précaires de l’enseignement supérieur, variable d’ajustement de l’université 2.0 qui s’est consolidée à l’ombre des gouvernements sous Chirac, Sarkozy puis Hollande et dont le modèle fait eau de toutes parts.

 
 

Interpros, du 20ème, du 92, de Montreuil-Bagnolet, se partageaient le reste du cortège, avec les grévistes des lignes de lignes de métro et de RER qui maintiennent la pression. Partout, la fierté d’accumuler au compteur 7, 15 voire 51 jours de grèves, et la volonté affichée d’aller jusqu’au retrait. Un mouvement historique, en ce sens, également : alors que le texte vient tout juste d’être présenté officiellement en Conseil des ministres, avec son lot de nouveaux coups tordus, comme la retraite à 65 ans, la grève et la contestation sont toujours profondément inscrites dans le paysage.

 

Parmi les secteurs particulièrement mobilisés et défilant dans le cortège de tête ou entre les ballons syndicaux, on notera, également, « toute la culture dans la rue », avec les bibliothèques et les musées, l’Opéra et la Comédie française, les salariés de la ville de Paris, avec en particulier les conservatoires « en luth », le ministère du Travail, mais également les travailleuses et travailleurs de l’énergie qui ont été à l’origine de très sérieuses opérations coups de poing, des aéroports de Paris et d’Air France, avec un gros cortège de la CGT 94, ainsi que le nettoiement et les égoutiers de Paris. Partout le même slogan : la guillotine de Louis XVI pourrait reprendre du service en 2020, et Macron n’a qu’à bien se tenir.

 

Autre élément notable, différent de la mobilisation du 16 janvier : la taille des cortèges syndicaux. On sent que les directions ont tenu à mobiliser plus conséquemment, avec des cortèges départementaux fournis de la FSU, mais aussi et surtout de la CGT, en fin de manif, avec quelques départements particulièrement représentés, comme le Val de Marne.

 
 

Le chiffrage de la CGT donne 350000 manifestants. Le cabinet « indépendant » Occurrence, relayé par les médias, en aura dénombré plus de dix fois moins, 38.400. Ce qui est sûr, en revanche, c’est que tant au niveau national, avec 1,3 millions pour la CGT contre 800.000 il y a huit jours, qu’au niveau parisien, la journée du 24 marque, si ce n’est un rebond, du moins un enracinement de la conflictualité et laisse à voir, dans la rue, le niveau d’opposition que doit affronter le gouvernement dans le pays.

 

Les actions qui vont se poursuivre, d’ici à mercredi prochain, nouvelle journée de mobilisation, seront un test pour évaluer la capacité de persistance de cette radicalité hors-norme, à Paris comme en région. En attendant, pour en finir avec les tergiversations, les hésitations et les calendriers saute-mouton de l’Intersyndicale, les grévistes et les secteurs en lutte depuis le début tout comme ceux qui sont rentrés depuis moins longtemps dans la mobilisation ont tout à gagner à s’organiser eux-mêmes pour faire valoir leurs revendications contre Macron et son (im)monde. Et le gouvernement est loin d’avoir gagné la partie.

Publié par FSC

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>

Visiteurs

470490

 

Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

Articles récents

Hébergé par Overblog