SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Une information qui jette un éclairage particulier sur un dirigeant et une organisation qui prétend donner des leçons de tolérance, de débat démocratique ...

 

Une affaire effectivement qui tombe mal pour la CFDT comme le déplore le Figaro 

 

Tandis que sur RT :

Alors que le patron de la CFDT, Laurent Berger, fustigeait fermement l'intrusion d'opposants au QG du syndicat le 17 janvier, la centrale a été condamnée pour un coup de force similaire à l'encontre de ses propres militants au sein d'une section. Un couac pour la CFDT. Le Canard enchaîné révèle le 22 janvier que le syndicat dit réformiste qu'est la CFDT a été condamné le 16 janvier pour violence envers ses militants. «Des gros bras», précise le journal, avaient en 2015 «fracturé les portes des locaux du syndicat des Grands magasins pour le placer sous administration provisoire et faire, au passage, main basse sur ses comptes bancaires». 

Le tort de ces militants aux yeux de la CFDT ? S'être opposés à des directives nationales du syndicat, notamment sur le travail du dimanche, selon Le Canard enchaîné. D'ailleurs, leurs prises de position publiques contre la CFDT n'auraient pas du tout plu à Laurent Berger, selon Le Figaro. Après l'épisode des gros bras, les syndicalistes ont de fait décidé de porter plainte contre leur centrale.  Le 16 janvier, quatre ans après les faits, la cour d'appel de Paris a donné raison aux militants de la section. Dans son jugement, il est précisé que «La CFDT a outrepassé les pouvoirs qu’elle tient de ses statuts» et qu'il «ne ressort pas des statuts de la CFDT ni de son règlement intérieur dans sa version en vigueur à l’époque des faits que la confédération avait le pouvoir de mettre un syndicat confédéré sous administration provisoire ou sous tutelle». Ironie de l'histoire, au lendemain de ce jugement, le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger dénonçait l'intrusion, au QG du syndicat, de militants opposés à la CFDT et à la réforme des retraites. Laurent Berger avait ainsi dénoncé dans un tweet l'«agression» verbale et physique dont auraient été victimes les salariés de la CFDT. «Nous condamnons cet acte et nous ne nous laisserons pas intimider», a-t-il ajouté.

La section, qui a obtenu gain de cause, s'est exprimée après le jugement en raillant l'attitude de Laurent Berger : «Ce que Laurent Berger dénonce dans les médias est le strict reflet de ce que nous avons vécu avec la CFDT.»

La procédure de ces anciens cédétistes ne semble en outre pas terminée, puisque ceux-ci exigent que la CFDT «rende tous les documents qu’elle nous a volés, sous peine d’astreintes».

A SUIVRE DONC !

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Plus de 400 personnes ce soir à Compiègne

suite à l'appel de la CGT


Avocats, enseignants, retraités et salariés de

l'interpro public/privé, gilets jaunes tous

ensemble.

La retraite aux flambeaux à Compiègne
La retraite aux flambeaux à Compiègne
La retraite aux flambeaux à Compiègne
La retraite aux flambeaux à Compiègne
La retraite aux flambeaux à Compiègne
La retraite aux flambeaux à Compiègne
La retraite aux flambeaux à Compiègne
La retraite aux flambeaux à Compiègne
La retraite aux flambeaux à Compiègne
La retraite aux flambeaux à Compiègne
La retraite aux flambeaux à Compiègne
La retraite aux flambeaux à Compiègne

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
La bourgeoisie criminalise les actions "coup de poing" : ce n’est que la légitime défense des travailleurs

Les grèves, ça les met en rage et ils jouent le pourrissement. Quant aux occupations, blocages, barrages, coupures et autres actions radicales aux allures subversives, ils n’en veulent à aucun prix.

LEUR DEMOCRATIE ET LA NÔTRE

C’est un tollé du camp de la bourgeoisie contre les soi-disant fauteurs « d’atteinte à la démocratie ».
Contre ce poison du dénigrement systématique et de la criminalisation véhiculés par les médias aux ordres, il faut rétablir la vérité et remettre la légitimité démocratique à sa place, dans le camp des travailleurs.

Une escalade dans la criminalisation des actions contre la réforme des retraites

Depuis le début de l’année, Macron a tenté de sonner le glas de la grève et de siffler la fin du mouvement social. Le cœur de la lutte contre la réforme s’étant concentré dans les grèves de la RATP-SNCF, il espérait, grâce à l’entourloupe de l’âge pivot et avec la complicité de Berger (CFDT) et Escure (UNSA), sonnant la reprise, gagner définitivement la manche… et peut-être la partie.

Mais, à la base, malgré la pression et l’usure, ça résiste encore avec détermination et, depuis le coup d’envoi lancé par les danseuses de l’Opéra, des couches nouvelles entrent dans la lutte et inventent de nouveaux modes d’action tandis que des secteurs économiques essentiels entrent à nouveau dans la danse.

D’abord interloqués, mais enclins à composer avec les actions « symboliques » comme les concerts impromptus, les lancers de robes et de blouses des avocats ou des médecins, Macron et son gouvernement ont compris que de telles initiatives devenaient contagieuses et maintenaient la flamme de la combativité. Elles n’ont d’ailleurs pas tardé à trouver un prolongement dans d’autres types d’actions. Qu’il s’agisse de la visite rendue à Macron aux Bouffes du Nord, de l’entrée dans les locaux de la CFDT, ou des coupures de courant dans ces mêmes locaux mais aussi à Rungis mardi et un peu partout ce mercredi. Dans le camp de la bourgeoisie on commence à s’inquiéter sérieusement de ce que les médias appellent eux-mêmes la « gilet-jaunisation » du mouvement et à tenter de lui porter un coup d’arrêt.
En ce qui concerne la « visite » aux Bouffes du Nord, Macron, après s’être apparemment enfui en courant, n’a rien trouvé de mieux que de placer en garde-à-vue le journaliste Taha Bouhafs pour avoir émis un tweet signalant la présence du Président et un probable rassemblement d’opposants.

Plus significative pour le camp des travailleurs, il y a la réaction de Laurent Berger, secrétaire de la CFDT, qui, face à l’incursion de grévistes venus lui demander des comptes sur son renoncement à la bataille, a trouvé que la réponse adéquate était de les mettre dehors et de porter plainte. Quant au désaveu de Martinez il n’a pas manqué de susciter des réactions dans les rangs des militants de la CGT. La riposte est d’ailleurs montée d’un cran avec les coupures d’électricité dans les locaux de la CFDT, en même temps qu’à Rungis.

Mais l’escalade dans la criminalisation ne s’est pas arrêtée là. Ce mercredi 22 janvier, deux agents de la société Enedis ont été mis en garde-à-vue à Neuvic en Dordogne pour coupure sauvage d’électricité. Une soixantaine de personnes portant notamment des drapeaux de la CGT et de FO se sont réunies devant la gendarmerie de Neuvic, en signe de soutien aux deux interpellés : « la situation ne peut que se dégrader, si on se met à nous traiter comme des délinquants. On se bat contre une réforme des retraites régressive, mais on n’est pas des voyous » ont-ils déclaré.

Dans le même sens, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, renouant avec sa base, a estimé que l’interpellation de ces deux agents grévistes revenait à « jeter de l’huile sur le feu ». « Il y a deux agents en garde-à-vue à Périgueux, il y en a eu deux à Orléans, trois à Bordeaux, il y a ceux de la RATP. La conception de la négociation et de la discussion avec un mouvement de grève, c’est les gardes à vue. Je crois que ça, c’est jeter de l’huile sur le feu ». Il a accusé les autorités de « stigmatiser » la CGT.

« Atteinte à la démocratie » ou légitime défense ?

Face à ceux qui crient à l’atteinte des règles démocratiques, il faut rompre avec l’emprise qu’exerce la domination bourgeoise pour définir ce qui est « démocratique » et ce qui ne l’est pas.

La bourgeoisie et la classe ouvrière ont, fondamentalement, des intérêts antagonistes irréconciliables. Depuis son élection, Macron est le support conscient et délibéré des attaques exigées par le capitalisme dans sa phase néolibérale, contre les travailleurs. Il n’y a plus, dans ce cadre, aucune réforme portée par le gouvernement qui puisse être autre chose qu’un coup-de-force contre les travailleurs.

C’est dans cette réalité incontournable que se situe la première source de légitimité de la lutte que mènent, depuis plus de 6 semaines, les salariés de la RATP, de la SNCF et tous ceux qui les rejoignent, raffineurs, électriciens, portuaires, enseignants… et ce, quelles qu’en soient les formes. La population s’est d’ailleurs très vite rendu compte de la dimension collective de ces luttes. Malgré les coups de boutoir répétés des médias et l’usure du temps, l’opinion publique a continué à manifester largement son soutien. Car, l’histoire n’a cessé de le prouver, lorsque des victoires, même partielles, ont été obtenues, les bénéfices se sont toujours appliqués à tous et toutes, qu’ils aient fait grève ou non et qu’ils fassent partie des générations actuelles ou futures.

Se battre pour les intérêts de sa classe tout entière est légitime, parfois même héroïque, et c’est dans ce cadre seulement que doit être examinée la question des moyens.

Le choix des moyens relève de la démocratie ouvrière

Le premier des moyens et le plus efficace, on le sait, c’est la grève, surtout si elle devient générale. Même si les patrons n’ont de cesse de le limiter, le droit de grève est inscrit dans la constitution. Si la grève contre la réforme des retraites est devenue la plus longue de l’histoire du mouvement ouvrier en France, ce n’est ni par romantisme, ni par entêtement de travailleurs dont les salaires sont souvent voisins du SMIC, voire inférieurs dans certains cas. Si les grévistes ont été contraints à cet « exploit », c’est parce qu’ils ont été pris en étau entre l’inflexibilité du gouvernement et les tactiques des bureaucraties syndicales, et au premier chef, celle de la CFDT.
La stratégie du gouvernement, qui a consisté à ne rien entendre et ne rien lâcher, était délibérée et se fondait sur le pari du « pourrissement » de la grève. Pari qui n’était rendu jouable que grâce à la stratégie de la négociation qui ne s’est jamais interrompue et notamment grâce au « cheval de Troie » qu’a représenté « l’âge pivot ». Forts de la capitulation de Laurent Berger et de l’UNSA, le gouvernement et les médias n’ont cessé de mettre la pression pour que la grève se termine, n’hésitant pas à interpeller la CGT en citant à tout bout de champ la phrase de Maurice Thorez en juin 1936 : « Il faut savoir terminer une grève »... C’est cette situation d’impasse qui a poussé les grévistes de tous les secteurs à rechercher des modes d’action que les commentateurs ont le front maintenant de qualifier de « jusqu’au boutisme » et que le gouvernement veut absolument criminaliser.

La réalité qui les met en rage c’est que, parmi ces moyens, certains ont un aspect plus symbolique mais d’autres sont de véritables armes politiques et pourraient avoir une influence décisive dans l’inversion du rapport de forces. En 1968, alors que Georges Séguy, secrétaire Général de la CGT s’apprêtait à appeler à la fin de la grève, Kraszucki, membre également de la CGT, missionné pour préparer les accords de Grenelle avec Chirac, secrétaire d’Etat à l’emploi, avait pris soin de lui donner des garanties en précisant que la CGT ne procéderait pas…. à des coupures d’électricité.

« Leur Morale et la Nôtre » : à propos de la fin et des moyens

Nombre de gloseurs qui viennent parler dans les « débats » de BFM-TV ou autres CNEWS, prennent soin, pour justifier leur dénigrement systématique, de dire que la cause est certes légitime mais que les moyens adoptés ne sont pas acceptables, relançant ainsi le vieux débat sur le rapport entre « la fin et les moyens ». Pour mieux rendre contestables et éventuellement répréhensibles ces actions qualifiées implicitement ou explicitement de « hors la loi », on les affuble du qualificatif de « violentes » ; histoire, au passage, de faire d’une pierre deux coups et d’en remettre une couche pour dédouaner les violences policières.

Commençons déjà par dire que, ainsi que les vidéos le prouvent, ni le rassemblement aux Bouffes du Nord pour « aller chercher Macron », ni la visite dans les locaux de la CFDT pour interpeller Berger, ni les opérations de coupure de courant n’ont présenté de caractère de violence. Se rendant compte de l’exagération du propos, plusieurs commentateurs revoient d’ailleurs la caractérisation à la baisse en parlant « d’intimidation ».

Mais au-delà, et sans vouloir ici revenir sur le débat concernant les violences policières dans le cadre des manifestations, accordons-nous quelques instants de réflexion sur cette question de la « fin » et et des « moyens ». Dans son court écrit intitulé Leur Morale et la Nôtre rédigé en 1938, Trotsky répond aux « moralistes » qui reprochent aux marxistes d’appliquer la formule selon laquelle « la fin justifie les moyens ». Il leur demande alors sur quoi fonder son éthique si ce n’est sur une fin sociale ? Il renvoie d’ailleurs la balle à la bourgeoisie en faisant remarquer qu’elle ne se prive pas, sans l’avouer ouvertement, d’appliquer elle-même cette formule.
Il explique : « La classe dominante impose ses fins à la société et l’accoutume à considérer comme immoraux les moyens qui vont à l’encontre de ces fins. Telle est la mission essentielle de la morale officielle. Elle poursuit « le plus grand bonheur possible » non du plus grand nombre, mais d’une minorité sans cesse décroissante. Un semblable régime, s’il était fondé sur la seule contrainte, ne durerait pas une semaine. Le ciment de l’éthique lui est indispensable. La fabrication de ce ciment incombe aux théoriciens et aux moralistes petits-bourgeois. ».

Bien qu’écrites depuis près d’un siècle, ces phrases résonnent avec une étonnante actualité lorsque l’on voit le gouvernement se parer des plumes de l’intérêt général et de l’égalité entre tous pour justifier une réforme au profit des intérêts du patronat et des fonds de pension. Comment ne pas être frappés de leur justesse quand on voit des responsables du monde politique ou syndical recourir à des méthodes policières pour empêcher la légitime défense de travailleurs attaqués dans leurs droits les plus élémentaires.

Loin de calmer le jeu, nul doute qu’un tel abus de pouvoir et un tel mépris ne les mettent encore plus en colère !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

 

SOURCE : Révolution permanente

La CGT Mines Energie de l’Isère l’a annoncé par un communiqué de presse : depuis mardi 6h55, l’usine hydro-électrique de Grand’Maison, la plus grande de France, est dans les mains des grévistes – et à l’arrêt total. Une action forte, qui supprime 1600 MW du réseau électrique de France, et fait peser de sérieuses menaces sur l’alimentation électrique de tout le pays. Fabrice Coudour, délégué syndical CGT EDF HydroAlpes et membre fédération syndicale CGT mines énergie FNME-CGT, revient sur la situation, les raisons de la colère, et les perspectives à venir.

Révolution Permanente : quelle est la situation à Grand’Maison et dans la région au niveau de la production électrique ?

Fabrice Coudour :

La première chose à dire, c’est que depuis le début du mouvement, tant nationalement que localement, les électriciens et les gaziers sont très mobilisés. La colère et la détermination sont très présentes, les actions sont nombreuses, et les salariés sont très mobilisés : sur les journées nationales, nous avons été en moyenne 50 % de grévistes. Un salarié sur deux, c’est vraiment pas rien : pour nous c’est une lutte historique, tant du point de vue du nombre de grévistes que du nombre et de la fréquence des actions, qui sont toutes décidées en assemblée générale de grévistes, et portées collectivement. Nationalement, il y a eu énormément de coupures : Orly et Rungis ce matin, mais aussi des permanences LREM, des préfectures, des lycées etc. Localement, nous avons aussi décidé de couper l’électricité du MEDEF lors du rassemblement devant leurs locaux à La Motte Servolex.

Malheureusement, l’organisation de la production fait que même quand on se met en grève, l’électricité continue d’arriver. Du coup, malheureusement, les actions qu’on peut mener dans le secteur de l’énergie ne sont relayées par les grands médias que quand elles touchent un hôpital ou une école, pour faire le buzz et attirer les foudres sur les grévistes : pour le reste, nous sommes complètement invisibilisés. Alors localement, les hydrauliciens ont décidé qu’il fallait agir sur des symboles : on a donc décidé d’installer un piquet à la centrale de Grand’maison, la plus grande centrale hydraulique de France.

A l’heure actuelle, l’usine est mise à zéro : la production est aux mains des grévistes au sens propre du terme. Évidemment, cela tend la situation sur le réseau national. Notre but n’est pas d’handicaper les usagers – pour nous ça restera des usagers, et non pas des clients – mais de dire que les décisions concernant la production sont entre nos mains et que, si le gouvernement ne réagit pas, on est en capacité de menacer sérieusement la fourniture d’électricité. Par cette action, on veut montrer qu’on est à la veille de pouvoir agir vraiment fortement sur le réseau si le gouvernement continue à se montrer aussi obtus face à la voix de la rue et des grévistes. On a voté la grève jusqu’à demain, on est partis pour rester en grève jusqu’à vendredi pour commencer, mais on est déterminés à reconduire si c’est nécessaire. Ce soir, on est une cinquantaine sur le piquet, prêts à y passer la nuit : des gens passent pour apporter à manger ou un coup à boire. Contrairement à ce que les grands médias racontent, c’est pas un plaisir en soi d’être en grève ; mais c’est un plaisir de défendre l’avenir de nos gamins et de toute une population.

Révolution Permanente : quelles sont vos revendications ?

Fabrice Coudour :

Notre revendication, c’est le retrait total de la réforme des retraites. Les fausses annonces du gouvernement, ou les micro-aménagements sectoriels qu’il propose, ça ne nous satisfait pas : ça ne fait que nous pousser à répondre à la hauteur de l’attaque, à être encore plus déterminés dans nos actions.
On est certes un secteur professionnel restreint, mais on défend les intérêts de tout le monde. On a du mal à comprendre les gens qui nous regardent de loin : les bénéfices qu’on va gagner seront pour tout le monde, il faut qu’on y soit tous dans cette lutte !

D’ailleurs, au-delà du dossier des retraites, il y a plein d’autres sujets d’inquiétude et de révolte. Pour notre secteur, mais qui va concerner toute la population, il y a par exemple l’ouverture à la concurrence des concessions hydrauliques. C’est le même principe que pour les autoroutes : au nom du dogme néolibéral, on voudrait livrer les concessions hydrauliques (barrages) à des opérateurs privés. Macron accélère dans cette voie, mais ses prédécesseurs avaient déjà bien entamé le processus. Or ce passage au privé est dramatique en termes de gestion de l’eau, qui est quand même un bien vital pour toutes et tous : on est en train de privatiser encore plus la gestion de l’eau, c’est-à-dire de la laisser aux mains d’opérateurs dont l’objectif principal sera de faire des profits, et non pas de servir les intérêts de tous.

De plus, cette privatisation va avoir des effets importants sur les factures d’électricité. Il faut savoir que si, en France, on paie notre électricité relativement peu cher par rapport aux autres pays européens, c’est grâce à l’hydro-électricité en France. Vendre les barrages, qui sont des biens publics construits grâce à l’argent public, au privé, c’est faire un énorme cadeau, et laisser les mains libres à des entrepreneurs pour augmenter les tarifs. Depuis la privatisation d’EDF en 2004, les tarifs d’électricité ont pris 35 %, et ceux du gaz 70 % : cela prouve bien que la libéralisation et la déréglementation qui va avec ne sont absolument pas un moyen pour faire baisser les tarifs. Par contre, la libéralisation est clairement grande réussite pour les patrons du CAC40, qui n’ont jamais reçu autant de pognon.

En janvier 2019, les médias et le gouvernement ont commencé à préparer le terrain en expliquant en long en large et en travers qu’il était normal que les tarifs de l’électricité augmentent, que l’écart avec nos voisins européens étaient importants etc. Mais en France, il y a 13 millions de personnes qui sont en situation de précarité énergétique. 10 % d’augmentation de la facture d’électricité, ça sera 400.000 personnes supplémentaires qui se retrouveront en précarité énergétique, à devoir choisir entre allumer leur chauffage ou leur lumière, et qui verront donc leurs conditions de vie se dégrader encore un peu.

Que ce soit sur les retraites, sur l’électricité, sur l’eau, ce qu’il manque en face, c’est la volonté de servir les intérêts communs. Depuis 1946, les gouvernements successifs n’ont fait que travailler à casser tout ce qui avait été mis en place.

Révolution Permanente : ces derniers jours, il ne t’a pas échappé que certaines actions ont pu créer des polémiques, y compris à la tête de ton syndicat. Qu’est-ce que tu penses de tout ça ?

Fabrice Coudour :

Personnellement, je pense que les actions qui sont décidées et qui ont eu lieu sont une expression des grévistes. On peut trouver que c’est pas très respectueux de la position de chacun, mais ce sont des expressions collectives de grévistes qui sont insatisfaits, et en cela elles sont légitimes. D’ailleurs, les premiers insatisfaits, ce sont les adhérents CFDT eux-mêmes : dans plein d’endroits on voit des cartes qui sont déchirées par les adhérents suite aux positions prises par Laurent Berger.

Si leurs propres adhérents sont insatisfaits des positions de leur centrale, on peut d’autant plus comprendre les actions des grévistes, qu’il s’agisse de l’envahissement de leurs locaux vendredi 17 ou de la brève coupure d’électricité qui a eu lieu ce lundi 20 janvier. Le propre de l’existence d’un syndicat, c’est d’écouter sa base. D’ailleurs, localement, la CFDT appelle avec nous : leurs adhérents ont dit qu’ils ne voulaient pas sortir du mouvement.

Pour moi, l’envahissement des locaux CFDT, c’est vraiment une action symbolique qui ne mérite pas toute l’attention que les médias lui ont prêtée : c’est pas pire d’investir les locaux du MEDEF que d’investir ceux de la CFDT pour leur dire qu’ils prennent pas la bonne décision. C’est la même chose au sujet de la coupure d’électricité : des coupures d’électricité de plusieurs jours, il peut y en avoir à tout moment, on l’a vu récemment en Isère lors des grosses chutes de neige en novembre. Des villages sont restés plus de 10 jours sans électricité ! Alors il faut relativiser, une heure de coupure à la CFDT, c’est loin d’être dramatique. Par contre, ce qui est certain, c’est que si les médias en font tout un foin, c’est pour détourner l’attention : pendant qu’on parle de l’intrusion ou de la coupure, on parle pas du reste.

Pour soutenir les grévistes de l’énergie, n’hésitez pas à passer à la buvette qu’ils et elles tiennent avant chaque manifestation à Chambéry, place du Palais de Justice !

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Ils préféreraient sans doute avoir à faire à des moutons dociles encadrés par un BERGER !

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Voilà aussi pourquoi

grâce à l'hiver 2020, 

rien ne sera comme avant 

Contre les idées réacs, l'humour comme arme de destruction massive
Contre les idées réacs, l'humour comme arme de destruction massive

Rédigé par Canaille le Rouge

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Publié par cgt Facebook Compiègne

Publié par cgt Facebook Compiègne

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Nous apprenons que deux militants CGT d’ENEDIS sont en garde à vue à la gendarmerie de Neuvic, en Dordogne. Ces militants ont été interpellés suite à des coupures d’électricité décidées en assemblée syndicale.

 

Un rassemblement de soutien, réunissant une centaine de personnes, a lieu actuellement devant la gendarmerie (source correspondant)

 

En attente d’autres informations   

Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Il n' y a donc pas que la CGT qui face au silence organisé des médias sur la poursuite de l'action contre la réforme des retraites qui organise des actions d'éclat !

Et c'est tant mieux !

SOURCE RT

Des avocats en grève ont mené une nouvelle action dans l'enceinte du rutilant TGI de Paris le 20 janvier. Une reporter de RT France était sur place pour saisir ce nouveau moment de grogne sociale contre la réforme des retraites. La fête, la foire, la grève : les sifflets et les cris ont retenti dans la soirée du 20 janvier au palais de justice de Paris lorsque des avocats en grève contre la réforme des retraites ont pris d'assaut les étages du bâtiment pour un jeter de robes en bonne et due forme, réclamant : «Belloubet démission !», comme on peut l'entendre sur les vidéos réalisées sur place par la journaliste de RT France, Meriem Laribi. 



En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/france/70536-belloubet-demission-action-coup-de-poing-avocats-grevistes-tgi-de-paris

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Tandis que les grands médias système s'efforvcent de parler d'autre chose que de la poursuite du mouvement social refusant la contre-réforme des retraites, de puissantes actions ont lieu un peu partout dans le pays :

L’opération « port mort », relancé pour 72 heures, a commencé fort mercredi 22 janvier 2020 : au petit matin, les manifestants ont envahi le siège administratif du Grand port maritime du Havre (Seine-Maritime).

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Et plutôt que de prendre en compte la colère qui monte du pays c'est la répression qui est brandie croyant intimider et contourner ce profond mécontentement et cette profonde exigence !

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Une plainte sera déposée par le directeur

L’action est forte : de l’intérieur, les occupants ont symboliquement dessiné sur la façade du bâtiment les lettres formant le mot « CGT » en allumant la lumière aux fenêtres.

L’intervention a dans la foulée été dénoncée par Baptiste Maurand, le directeur du GPMH, qui a réagi sur son compte Twitter en dénonçant « l’occupation illégale du siège du Grand Port Maritime par le syndicat CGT. Ces coups de force, dégradations de biens et intimidations doivent cesser. Un constat d’huissier a été réalisé et une plainte sera déposée », a-t-il assuré.

 

Le début de journée a également été marqué par la mise en place d’un barrage filtrant organisé par la CGT d’Harfleur sur la ZIP du Havre, aux abords de l’entreprise Bolloré.

À Rouen, différents blocages ont également perturbé la circulation en centre-ville.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Servilité de la presse système qu'on peut également constater ces jours ci avec le silence organisé sur le mouvement social qui se poursuit sous différentes formes afin d'obéir à la consigne macronienne de parler d'autre chose et surtout de " l'attractivité de la France " sous la bannière des investissements étrangers!

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Communiqué du SNJ-CGT et de la Filpac-CGT en réponse au dossier du Point du 16 janvier 2020, « Comment la CGT ruine la France ».

« C'est l'histoire d'un syndicat détrôné, en perte de vitesse, fermé au dialogue, mais capable de bloquer tout un pays. Une histoire qui coûte cher aux Français ». Voilà le chapeau, tout en finesse, qui introduit le dossier consacré par Le Point du 16 janvier à la CGT. Un résumé tout à fait cohérent avec la couverture du magazine, qui affiche pour titre racoleur, au-dessus d'une photo de Philippe Martinez bras croisés et visage renfrogné : « Comment la CGT ruine la France ».

Cohérent également avec l’éditorial de Franz-Olivier Giesbert, qui vomit sa haine de la CGT, peuplée de « crypto ou islamo-gauchistes », qualifiée de « syndicat anti-pauvres », qui se préoccupe uniquement des « petits intérêts catégoriels des agents de la SNCF et de la RATP ». Le dossier lui-même est truffé de déclarations gratuites. Qu’on en juge : « Où la CGT passe, le développement économique trépasse ». Avec comme illustration le nombre d’années de salaire d’un smicard que représentent les pertes de la SNCF lors d’une grève. On a effectivement rarement vu comparaison plus pertinente...

On y lit d’autres morceaux de bravoure de ce type : « Martinez est à la tête d’un mouvement d’ultragauche, animé par la volonté de prendre sa revanche après le mouvement des Gilets jaunes, qui leur a échappé : anciens communistes, éternels communistes, mélenchonistes, sympathisants NPA, fidèles de Lutte ouvrière, membres d’Attac et trotskistes de différents courants, ils tapent tous (très fort) sur la table des discussions au siège national de Montreuil ». Avec une telle description, aucun doute : les auteurs de l’article ont bien assisté à ce qu’ils décrivent...

Les citations qui alimentent le dossier, pour beaucoup anonymes, sont, elles aussi, choisies avec un grand sens de la mesure et du contradictoire. Un patron de PME évoque ainsi un de ses salariés, élu aux élections professionnelles dans son entreprise sous les couleurs de la CGT : « Il est devenu insupportable, toxique, dictatorial ». Citons aussi ce DRH de l’automobile, pour qui « la nouvelle génération de cégétistes est moins bien équipée intellectuellement que la précédente. [...] Ils ont zéro force de proposition. ».

On apprend encore qu’« on peine à trouver [chez les cégétistes] une vision stratégique à long terme pour leur entreprise ». On passe la diffamation et les insultes : référence à un « système quasi-mafieux », comparaison avec la méthode de « conviction » des « sectes »...

Le traitement rédactionnel tranche complètement avec celui accordé à Arnaud Lagardère qui, quelques pages plus loin, a droit, pour répondre aux critiques sur sa gestion de Lagardère, à une interview, avec photo tout sourire prise dans son bureau.

Évidemment, certains faits sont passés sous silence dans le dossier du Point. Comme le fort taux de soutien qu’accordent les Français, selon les sondages, à la mobilisation contre le projet gouvernemental de retraite par points. Une mobilisation dont un des fers de lance serait donc une organisation syndicale au « système quasi-mafieux »... Et ce syndicat, dont les méthodes s’apparentent à celles des « sectes », a même obtenu 50% des voix lors des élections professionnelles... au Point !

Ce dossier nauséabond du Point participe, comme quantité d’autres articles parus dans l’hebdomadaire et ailleurs, d’une réelle volonté de discrédit de la CGT. Et même d’un appel à une « mise à mort législative des trublions », comme l’écrit lui-même le magazine. Logique, finalement, quand les « trublions » en question sont ceux qui s’opposent aux vrais privilégiés. Ce privilégié, par exemple, classé sixième fortune française par Challenges en 2019, avec 29 milliards d’euros. Ce même privilégié responsable de près de 1.200 licenciements il y a quelques années à La Redoute. Ce même privilégié propriétaire du Point [1]. N’est-ce-pas M. Pinault ?

Montreuil, le 18 janvier 2020

Publié par FSC

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Se syndiquer CGT ?

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