SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
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2020-01-10 15:27:16 NPA

Une camarade de l’interpro de Montreuil-Bagnolet a été blessée dans des actions ultra violentes de la police ce jeudi 9 janvier. Irène travaille à la RATP sur la ligne 9. Elle est en grève depuis le 5 décembre alors qu’elle élève seule ses 2 enfants. Elle s’est fait matraquer par un flic alors qu’elle filmait l’interpellation de Damien, lui aussi salarié de la RATP sur la ligne 9. Les violences policières qui ont émaillé ce défilé du 9 janvier sont intolérables. Tout notre soutien à celles et ceux qui en ont été les victimes hier, comme Irène et Damien.

À cette heure, Damien est toujours en garde à vue. Nous exigeons sa libération immédiate et l’arrêt de toutes les poursuites à son encontre.

Il y a trois jours, la police assassinait un livreur. Hier la « justice » annonce qu’elle ne poursuivra pas le gendarme qui a assassiné Rémi Fraisse. Il va falloir que l’institution policière paye pour l’ensemble des crimes qui ont été commis ces dernières années à l’encontre des manifestantEs : les morts, les mains arrachées, les yeux crevés, les crânes défoncés…

La macronie voit durer et augmenter l’ampleur de la grève, soutenue par une très large majorité des travailleuses et des travailleurs. Alors Castaner et Lallement amplifient la répression dans le but de casser la mobilisation. Avec 370 000 manifestantEs à Paris le 9 janvier et 1,7 millions dans toute la France, le doute s’installe même dans la majorité à l’Assemblée. Macron et son gang se lance dans une fuite en avant répressive. Mais ils n’arriveront pas faire taire notre colère contre cette inique réforme des retraites. Les capitalistes veulent nous imposer un monde inhumain, nous leur répondons « Révolution ».

Comité NPA-Montreuil, 10 janvier 2020

Publié par anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Cela s'est passé dans les Pyrénées-Orientales, à Perpignan qui en est la préfecture, alors que la France de Macron parle de concertation sociale entre partenaires dits sociaux.

Devant un conflit du travail, la société de transport B2S a déménagé dans la nuit de jeudi à vendredi les camionnettes de l'entreprise, de Perpignan à Béziers. 25 salariés avec des contrats de travail en bonne et due forme sont sur le carreau.

Lu dans L'Indépendant, le journal régional qui écrit pourtant souvent dans le ni-ni:

"Le monde du transport des colis est une jungle. Tout en haut de la pyramide une structure internationale comme Amazon. Tout en bas, des salariés devant jongler avec les horaires et les conditions de travail pour un salaire des plus modestes. Entre les deux, des sociétés gigognes, sous-traitant de sous-traitant, et des méthodes globales fortement inspirées du monde libéral.

25 salariés 

La société B2S a défrayé la chronique la semaine dernière en procédant à des licenciements qualifiés par le syndicat CGT de "plan social déguisé". Il restait quand même 25 salariés en contrat à durée indéterminée pour livrer les colis (d'Amazon essentiellement) dans le département.

"Jeudi, explique un salarié, la direction nous a fait savoir qu'elle voulait changer nos contrats et nous payer en forfait avec 8 h 45 de travail journalier sur 6 jours. Le tout pour 1450 euros. Ces conditions étaient inacceptables, et comme il était impossible de discuter avec la direction, on a été obligé de bloquer les véhicules pour la contraindre à négocier. Impossible. Il n'y a eu que des menaces de licenciement."

Ce vendredi matin, les salariés étaient présents devant les locaux mais interdiction d'y pénétrer. "Nous avons appris que cette nuit, explique un chauffeur, la direction a déménagé les camions, notre outil de travail, vers le dépôt de Béziers. Comme toujours, la direction est absente et on est sans nouvelles."

De l'esclavage moderne

Ce vendredi la CGT, FO et une délégation de cheminots sont venus soutenir les salariés de la société B2S. "Pour nous, cette situation c'est de l'esclavage moderne, assure Alexandre Pignon responsable local de la CGT, c'est pourquoi nous soutenons les salariés dans ce conflit avec leur direction. Il n'est pas question de la laisser faire n'importe quoi."

Une direction discrète, mais un responsable confie quand même sans vouloir être nommément cité : "Je suis vraiment désolé pour ces chauffeurs. Mais nous ne pouvons plus travailler sur Perpignan, nous avons perdu notre client, qui lui était le sous-traitant d'Amazon. Il a estimé que le service n'était pas rempli. Alors on a récupéré nos camions basés à Perpignan et on les a rapatriés sur Béziers."

Le sous-traitant va devoir se rapprocher d'un autre service de livraison local, les salariés aujourd'hui sans contrat y trouveront-ils alors un emploi ? "Je pense que ce sera compliqué pour eux", estime encore le cadre de B2S."

Du coup, cette capture d'écran:

Le sous-traitant du sous-traitant d'Amazon se fait la malle en pleine nuit et déménage l'outil de travail de ses salariés

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Révélation sur le projet de loi retraite : âge pivot n’est pas fixé à vie à 64 ans !

Article 10 du projet de la réforme des retraites :

 

En bas de l’article

 

 

l’âge d’équilibre dit  « l‘âge pivot » pourra évoluer.  Il n’est donc pas fixé ad vitam æternam à 64 ans.

 

 

Lisez bien dans l’encadré vert. (Pièce jointe âge pivot)   ou article 10 du texte complet

 

 

Il vous propose aujourd’hui 64 ans!

 

 

Mais ensuite cela sera 65 ans puis 66, 67 ans pour arriver dans 15 ou 20 ans a 69 ans ...

 

 

Voici leur vrai projet : que la moitié des français ne voient jamais la retraite ou alors en mauvaise santé !

 

 

Ni âge pivot, ni retraite par points !

 

 

Continuons à exiger le retrait du projet !

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Les macronistes, les éditocrates, les réactionnaires dénoncent les décisions prises à la Libération comme archaïques, dépassées.

La modernité c'est s'adapter à leurs conditions : le service exclusif des puissants, des riches, de l'oligarchie : RETOUR aux conditions du 19è siècle, au temps de l'embauche à la tâche et de la domination sans partage du patronat.

C'est à ce retour qu'ils aspirent en détricotant TOUS les CONQUIS sociaux bâtis dans la foulée du programme du Conseil National de la Réistance dans un rapport de forces qui leur était fondamentalement défavorables.

Eh oui nous ne cesserons de faire référence à ces CONQUIS et aux décisions de cette époque illustrée par l'immense figure d'Ambroise CROIZAT.

Ne vous en déplaise !

ET :

 

http://www.frontsyndical-classe.org/2017/11/michel-etievent-la-secu-a-ete-entierement-batie-dans-un-pays-ruine-grace-a-la-seule-volonte-militante.html

 

http://www.frontsyndical-classe.org/2019/12/reforme-des-retraites-la-lettre-ouverte-du-petit-fils-d-ambroise-croizat-a-un-senateur-macroniste.html

http://www.frontsyndical-classe.org/2016/11/l-histoire-authentique-de-la-secu.html

http://www.frontsyndical-classe.org/2017/09/la-secu-un-conquis-jamais-accepte-par-le-patronat-et-l-oligarchie.html

http://www.frontsyndical-classe.org/2016/02/70-eme-anniversaire-de-la-securite-sociale-retablissons-la-verite-historique.html

http://www.frontsyndical-classe.org/2017/08/il-y-a-70-ans-la-secu.html

Publié par FSC

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Il n'y pas qu'en France que les peuples se lèvent contre les politiques d'austérité et contre les remises en cause de leurs conquis sociaux, les privatisations, la casse des services publics ...

Après (en même temps) le Chili, le Liban, l'Irak c'est l'INDE :

 

 

Ainsi, les organisations suivantes : 

AICCTU - All India Central Council of Trade Unions (Communist Party of India (Marxist-Leninist) Liberation) 
AITUC - All India Trade Union Congress (Communist Party of India) 
AIUTUC - All India United Trade Union Centre (Socialist Unity Centre of India (Communist)) 
CITU - Centre of Indian Trade Unions (Communist Party of India (Marxist)) 
HMS - Hind Mazdoor Sabha (non affiliée politiquement) 
INTUC - Indian National Trade Union Congress (Indian National Congress) 
LPF - Labour Progressive Federation (Dravida Munnetra Kazhagam) 
SEWA - Self Employed Women's Association (non affiliée politiquement) 
TUCC - Trade Union Coordination Centre (All India Forward Bloc) 
UTUC - United Trade Union Congress (Revolutionary Socialist Party) 

Condamnent les attaquent contre le Code du travail et la volonté "d'imposer l'esclavage aux travailleurs-travailleuses". Le gouvernement est resté sourd aux revendications portant sur les questions fondamentales du chômage, des salaires et de la sécurité sociale. 

Mercredi, des millions d'Indien.ne.s ont inondé les rues du pays lors de la grève générale contre les politiques économiques et sociales du gouvernement de droite du Premier ministre Narendra Modi et du ministre de l'Intérieur Amit Shah. 

"L'attitude du gouvernement est celle du mépris envers les travailleurs" pour la CITU. La grève, connue en Inde sous le nom de Bharat Bandh, a rassemblée environ 250 millions de personnes, faisant de cette action la plus importante de son genre dans l'histoire de l'Inde. 

"Les politiques anti-peuple et anti-travail du gouvernement Modi-Shah ont créé un chômage catastrophique et affaiblissent nos PSU (entreprises publiques) pour justifier leur vente aux amis/copains capitalistes de Modi", a tweeté le politicien d'opposition Rahul Gandhi. "Aujourd'hui, plus de [250 millions] de travailleurs indiens ont appelé à Bharat Bandh 2020 pour protester. Je les salue." 

Le Parti Communiste d'Inde (Marxiste) salue les mobilisations "malgré les arrestations et la répression à grande échelle." Et salue la convergence avec d'autres secteurs : "Une nouvelle caractéristique de la grève a été la forte participation des paysan.ne.s et des travailleurs-travailleuses agricoles dans les zones rurales pour souligner la gravité de la détresse agraire". 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Passage au système à points, abandon du calcul sur les 25 meilleures années, montant des retraites bloqués à 14% du PIB : voici les grandes lignes de la réforme des retraites concoctée par le gouvernement d’Emmanuel Macron.

Si de nombreuses questions restent en suspens (quelle sera la valeur du point ?), une chose est certaine : les pensions baisseront

À la CGT, nous avons calculé que les retraites baisseront en moyenne de 25 %, et ce, très rapidement.

En effet, le gouvernement fixe la part des richesses allouée aux retraites à 14 % du PIB. Pourtant, le nombre de retraités va croissant. On sera donc plus nombreux à se partager le gâteau…

L’abandon du calcul sur les 25 meilleures années ou les 6 derniers mois pour la Fonction publique au profit d’un calcul basé sur l’intégralité de la carrière va faire drastiquement baisser les droits, puisque les « mauvaises » années seront prises en compte dans le calcul. Les travailleurs ayant des carrières hachées, notamment les femmes et les précaires, seront les premières victimes de ce nouveau système.

En plus de ces baisses mécaniques, la valeur du point pourrait bien être à géométrie variable, fluctuant au gré des conjonctures économiques ou de l’espérance de vie. Sa valeur pourra donc baisser.

En Suède, où le système par points a été mis en place, avec un calcul basé sur l’intégralité de la carrière, le niveau de pension a chuté pour s’élever aujourd’hui à 53 % du salaire de fin de carrière contre 60 % en 2000. La valeur du point y a baissé à plusieurs reprises, en fonction de la conjoncture : de 3 % en 2010, de 4,3 % en 2011 et de 2,7 % en 2014, entraînant une baisse des pensions. Près de 16 % des personnes âgées de plus de 65 ans vivaient en Suède sous le seuil de pauvreté en 2017, selon Eurostat.

C’est la même épée de Damoclès qui menace le système de retraite français. Le niveau de pension deviendrait la valeur d’ajustement de l’équilibre budgétaire du régime universel par points. Le ministère de l’Économie aurait (comme pour l’assurance chômage, la santé, les prestations familiales ou les allocations logement) la main pour réduire le montant ou le nombre de bénéficiaires.

À la CGT, les solutions sont sur la table depuis longtemps : nous revendiquons un départ à la retraite à 60 ans à taux plein et un revenu de remplacement à 75 % du revenu net d’activité (calcul sur les 10 meilleures années ou les 6 derniers mois), avec un minimum fixé au niveau du Smic.

Les idées ne manquent pas pour financer nos solutions :

  • suppression des exonérations de cotisations sociales patronales, soit 20 milliards d’euros de plus pour la Sécurité sociale ;
  •  
  • création d’une contribution sociale sur les revenus financiers distribués par les entreprises, à un taux équivalent aux cotisations employeurs sur les salaires, soit 30 milliards d’euros ;
  •  
  • lutter contre l’évasion fiscale et sociale estimée entre 60 et 80 milliards d’euros chaque année.

Tous ensemble, nous gagnerons le retrait de cette réforme profondément injuste en nous mobilisant les 10 et 11 janvier.

LA CGT

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L’Humanité, 10 janvier 2020

Les quarante plus grandes entreprises françaises ont versé plus de 60 milliards à leurs actionnaires en 2019, dévoile la Lettre Vernimmen. Un record qui dépasse celui de 2007… juste avant la crise financière.

Le Conseil d’orientation des retraites (COR) estime qu’il faut entre 7 et 17 milliards d’euros pour combler le déficit du régime des retraites d’ici à 2025. Le chiffre peut donner le vertige. Il apparaît faible quand on le compare à un autre  : les entreprises du CAC 40, l’indice phare de la Bourse de Paris, ont versé 60,2 milliards d’euros à leurs actionnaires en 2019. Un chiffre record dévoilé jeudi par le quotidien économique les Échos, qui s’appuie sur une étude publiée sur la Lettre Vernimmen.

Ce chiffre se divise entre les dividendes versés aux actionnaires, soit 49,2 milliards d’euros, et les rachats d’actions par les entreprises, 11 milliards d’euros. Champion hors catégorie, le groupe pétrolier Total a versé 8,6 milliards d’euros à ses propriétaires l’an passé. Jamais autant de dividendes n’avaient été versés dans l’histoire du CAC 40, qui a passé la barre des 6 000 points en décembre dernier pour la première fois depuis 2007. Ils bondissent de 15 % par rapport à 2018. Ces versements dépassent le record établi à la veille de la crise financière, en 2008, quand les actionnaires n’avaient reçu « que » 43 milliards d’euros de dividendes.

Une manne qui ne sert pas à l’investissement productif

Côté rachat d’actions par l’entreprise, une pratique qui vise à doper le cours de l’action, les chiffres donnent également le vertige : seules les années 2007 (19,2 milliards d’euros) et 2008 (11,2 milliards) ont été meilleures. Cette manne ne sert pas à l’investissement productif et manque au financement d’activités ou revenus nécessaires à la société. « Nous proposons d’imposer fortement les revenus des ménages provenant des dividendes, et les dividendes que se versent entre elles les entreprises », explique ainsi Frédéric Boccara, économiste et dirigeant du PCF. Ces 60 milliards d’euros, pour les seules entreprises du CAC 40, les quarante entreprises les plus riches cotées en Bourse en France, sont l’arbre qui cache la forêt. Au total, les revenus financiers des entreprises sont de 300 milliards d’euros. Les taxer permettrait de financer les retraites ou les services publics, et surtout d’affaiblir la domination du capital financier.

Gaël De Santis
Publié par anti-K

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Même après six semaines de grève sans qu’il y ait eu la moindre trêve durant les fêtes de fin d’année, la journée du 9 janvier est marquée par une participation historique, avec près d’ 1 700 000 manifestants sur toute la France, soit plus qu’au 1er jour du mouvement.

La mobilisation d’aujourd’hui confirme le soutien des français envers le mouvement social paru dans les résultats de la 7e vague de l’Observatoire de la mobilisation contre la réforme des retraites réalisé par Harris Interactive pour RTL et AEF info le 7 janvier.

Interrogés, après deux semaines de vacances après les vœux du président de la République entêté  sur ses positions, les Français à 60 %  indiquent soutenir le mouvement et quand ils pensent à la création d’un régime universel, 66 % des Français se déclarent inquiets.

La dynamique unitaire et intersyndicale se poursuit le vendredi 10 dans les territoires tandis que la journée du samedi 11 janvier sera l’occasion d’élargir la mobilisation à tous celles et ceux qui nous soutiennent.

LA CGT

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Charb ...

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Dans les transports, les écoles ou dans la rue : ce jeudi 9 janvier a été marqué par une nouvelle journée de grève interprofessionnelle contre le projet de réforme des retraites. Cette mobilisation était prévue de longue date, tandis que durant les dernières semaines, différentes actions ont été menées par les travailleuses et les travailleurs pour rappeler au gouvernement qu’il n’y aurait pas de trêve dans cette lutte vitale pour le système de solidarité en France…

 

L’appel du Président Macron, durant ses vœux, à reprendre le « dialogue » dans un cadre déjà fixé, en dit long sur sa volonté de nous mener en bateau. Hier, plusieurs syndicats sont revenus sur les échanges qu’ils ont eu avec le gouvernement depuis juillet dernier : Unanimement, les représentants ont expliqué que tout est verrouillé et que surtout, le gouvernement est incapable de démontrer en quoi sa réforme universelle des retraites est si bonne : aucun chiffre sur le financement, aucune projection claire sur les futures pensions, selon la CFE-CGC… Pourtant le fait que la Police continue à bénéficier d’un aussi « mauvais » système devrait mettre la puce à l’oreille à n’importe quel cédétiste!

Dès lors que le gouvernement cherche le passage en force : nous resterons mobilisés comme aujourd’hui à Compiègne où près de 2000 manifestants étaient rassemblées…

Peut-être que si l’ont veut être entendu, il faudra battre le pavé un peu plus près de l’Elysée la prochaine fois! En tous cas, les militants de la CGT Nouvelle Forge seront de toutes les batailles jusqu’au retrait de ce projet de régression sociale.

Publié par cgtnforge.wordpress.com

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Réforme des retraites : la pénibilité du travail reste très peu prise en compte

Les métiers pénibles – travail de nuit, environnement bruyant… – concernent principalement les ouvriers, les employés et certains fonctionnaires. Si les points qu’ils pourront accumuler sont plafonnés, ce n’est pas le cas, en revanche, des contraintes qu’ils subissent.

PubliéLa prise en compte de la pénibilité doit être l’« un des piliers de l’universalité », a promis le Premier ministre Édouard Philippe lors de son allocution du 19 décembre. La réalité de métiers usants, qui entraînent une diminution de l’espérance de vie, sera-t-elle mieux prise en compte avec la réforme, dans la fonction publique comme dans le secteur privé ? Celles et ceux qui exercent ces métiers difficiles bénéficieront-ils de possibilités de départ anticipé ? En France, l’espérance de vie d’un ouvrier est inférieure de plus de six ans à celle d’un cadre. Et les 5% les plus riches vivent 13 ans de plus que les 5% les plus pauvres.

Dans la fonction publique, c’est le régime spécial « catégorie active » qui permet de bénéficier d’une retraite anticipée quand une personne exerce un métier reconnu « pénible », c’est à dire « présentant un risque particulier ou des fatigues exceptionnelles justifiant un départ anticipé à la retraite », comme le travail de nuit par exemple.

Personnels de soins, policiers, douaniers, surveillants de prison, ou encore agents de conduite SNCF ont le choix de partir à la retraite à taux plein à 57 ans, ou à 52 ans avec une décote. Si la réforme voulue par le gouvernement est adoptée, il n’y aura plus de régimes spéciaux. Terminée, donc, la « catégorie active », sauf pour les policiers et les gendarmes. Deux autres corps liés à la sécurité, les douaniers et les gardiens de prison, pourraient également être concernés par cette concession du gouvernement.

Pas de prise en compte des métiers à pénibilité multiple

Pour « compenser », Édouard Philippe a promis aux fonctionnaires de leur ouvrir l’accès au « compte professionnel de prévention », le C2P. Celui-ci est aujourd’hui réservé aux salariés du privé, et prévu pour accorder des départs en retraite anticipée à ceux et celles qui exercent des métiers usants. Mis en place sous François Hollande en 2016, le C2P listait initialement dix facteurs de risque qui permettent aux salariés exposés d’accumuler des points afin de partir plus tôt en retraite.

Les dix critères de pénibilité fixés en 2016 : le port de charges lourdes, la présence d’agents chimiques, les vibrations, les postures douloureuses, le travail en 3×8, le travail de nuit (15 % des salariés travaillent au moins occasionnellement de nuit), le travail répétitif, un environnement bruyant (18 % des salariés concerné), des températures extrêmes, le travail en « milieu hyperbare », c’est-à-dire en eau profonde (plongeurs).

Un premier retour en arrière a lieu en 2017, avec les fameuses ordonnances prises juste après l’élection d’Emmanuel Macron. Plusieurs critères de pénibilité sont tout bonnement supprimés : exit le port de charges lourdes (129 800 personnes concernées en 2016), les vibrations (46 100 personnes), les postures douloureuses (86 800 personnes) et la présence d’agents chimiques dangereux (43 400 personnes exposées). Ce qui met de côté près de 300 000 personnes en tout, principalement des ouvriers, travaillant dur mais se retrouvant exclues d’un départ anticipé en retraite.

 Depuis 2017, seuls demeurent : le travail en équipes alternantes (3X8), le travail de nuit, le travail répétitif, le travail en milieu bruyant ou à des températures extrêmes, ainsi que le travail en « milieu hyperbare ».


Pour celles et ceux qui restent concernés par le système de prise en compte de la pénibilité, il revient à l’employeur de déclarer, chaque année, si un salarié est exposé à tel ou tel facteur. En cas d’exposition, un salarié acquiert quatre points par an, huit en cas d’exposition à deux facteurs ou plus. Si vous exercez par exemple un travail répétitif, en 3×8, sur des machines bruyantes, vous accumulerez huit points par an, et non douze. Or, un salarié sur trois subit au moins trois contraintes physiques, selon le service statistique du ministère du Travail (Dares). Ce sont, là encore, en majorité des ouvriers et des employés qui sont concernés. Le cumul de pénibilités multiples ne sera donc pas pris en compte.



Un « véritable droit à la reconversion » ?

Mais ce n’est pas tout. Le nombre total de points accumulés tout au long d’une carrière ne peut dépasser 100, soit l’équivalent de douze ans et demi de carrière si l’on est exposé à deux types de pénibilité ou plus. Si vous travaillez plus longtemps dans ces conditions, vous ne pourrez pas pour autant partir plus tôt ou bénéficier d’une meilleure pension. Il sera cependant possible de demander un temps partiel, ou de suivre une formation pour changer de métier. Bonne idée… À condition, toutefois, de ne pas être trop exigeant sur le projet de formation : le coût horaire pris en charge est plafonné à 12 euros de l’heure. Le « véritable droit à la reconversion », évoqué par le Premier ministre, se révèle donc bien faible.

Les 20 premiers points « pénibilité » sont, en théorie, réservés au financement de ce « véritable droit à la reconversion ». Mais dans les faits, ça dépend…. « Aucun point n’est réservé à la formation pour les salariés nés avant 1960 et seuls 10 points acquis sont réservés à la formation pour les salariés nés entre 1960 et 1962 inclus. » Et dire qu’on nous a promis un système plus lisible ! [1]

Comment masquer la pénibilité de certains métiers

Le nombre de salariés exposés aux critères de pénibilité choisis par le gouvernement est à prendre avec prudence, puisqu’il est basé sur les déclarations des employeurs. La réalité est probablement bien plus impressionnante. Si l’on prend les seuls agents chimiques dangereux : un peu plus de 40 000 personnes ont été déclarées exposées en 2016, alors qu’une vaste enquête réalisée en 2017 révélait que 10% des salariés – soit 1,8 millions de personnes – sont exposés à au moins un agent chimique cancérogène sur leur lieu de travail [2]… Est-ce la raison pour laquelle ce critère a été supprimé par les ordonnances Macron ?

« Depuis 2017 aucun chiffre officiel n’a été publié concernant le nombre de salariés inclus dans le nouveau dispositif au rabais », observe l’association Attac. Les résultats du dispositif initial étaient déjà très médiocre, juge l’association. « Sur 3,3 millions de « bénéficiaires » annoncés par la loi de 2013, seulement 900 000, moins d’un tiers, ont vu la pénibilité de leur travail reconnue et déclarée par leur employeur en 2016. »

En 2018, sur 600 00 départs à la retraite dans le régime général, 1500 salariés (soit 0,3% !) ont pu anticiper leur départ en retraite de un ou plusieurs trimestres grâce à leur compte pénibilité. Et selon un rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) de novembre 2017, cité par le mensuel Alternatives économiques« le C2P permettrait, en 2060, à environ 18 000 assurés d’anticiper leur départ à la retraite, en moyenne de trois trimestres ».

Un chiffre ridicule au vu du nombre de salariés concernés. Le travail répétitif, qui figure parmi les critères du gouvernement, concerne à lui seul plus de 2,5 millions de personnes selon le ministère du Travail. Et l’exposition à au moins un produit cancérogène, risque qui n’est plus reconnu depuis les ordonnances Macron, concerne 1,8 million d’employés. « Moi je n’adore pas le mot de « pénibilité », parce que ça donne le sentiment que le travail c’est pénible », avait déclaré Emmanuel Macron le 3 octobre 2019 lors d’une « concertation » à Rodez. Avec la réforme des retraites, cette pénibilité est rendue encore plus invisible.

Nolwenn Weiler

En photo : pendant la mobilisation du 17 décembre à Paris / © Anne Paq

Publié par anti-K

 

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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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