SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Comité d'accueil à l'usine Le meux Unilever HPC

Hier en fin d’après-midi, nous avons eu droit au tourisme industriel de plusieurs directeurs de site du Groupe Unilever (Europe).

Les salariés-es du conditionnement dentaire, la palettisation et cariste étaient présents pour les accueillir devant l’entrée du process dentaire.

Le but de ce rassemblement était de leur montrer que nous étions contre cette politique du sabrage des effectifs (avec une prise de parole) et d’être dénigré en permanence par certaines personnes de l’encadrement pour justifier leur sale boulot.

Les salariés-es refusent d’être cette variable d’ajustement pour satisfaire les objectifs financiers d’Unilever, et c’est tout le contraire, nous pensons que cette course que mène Unilever, nous mènera droit dans le mur !

Nous voulons qu’il y ait plus de respect pour l’humain, que notre santé ne soit pas mise à mal et nous voulons de la reconnaissance !

Nous sommes à l’aube de la mise en place de la nouvelle configuration voulue par notre direction et jamais la tension n’a été aussi forte.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Et sa première déclaration est: "Je lancerai dans les prochains jours une enquête nationale pour consulter les hospitaliers - directeur, médecins, infirmiers, brancardiers - pour tenter de saisir en détail le sens de leur engagement auprès du public et les raisons du mal-être qu'ils disent ressentir depuis un certain nombre d'années désormais."

Ben oui, il provient de la société civile. Il ne pige rien à la crise qui touche la santé publique en France. Il n'est que praticien hospitalier en neurologie au CHU de Grenoble. Il n'a été que président de l'Association des assistants des hôpitaux de Grenoble, porte-parole de l'Intersyndicat national des internes des hôpitaux et conseiller titulaire à l'Ordre départemental des médecins de l'Isère.

Comme il débarque à l'insu de son plein gré dans un milieu qu'il méconnaissait absolument, il va lancer un machin chose national sur le mal-être du personnel hospitalier. Lorsqu'il fut député socialiste de François Hollande, à la Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, il suivit particulièrement les dossiers relatifs à la santé publique.

En décembre 2013, il publia un rapport sur l'emploi médical temporaire à l'hôpital public dans lequel il a tiré la sonnette d'alarme en lien avec une attractivité hospitalière de très bas niveau. Enfin, toujours étiqueté socialiste, Marisol Touraine, ministre socialiste de la Santé, en 2016, le chargea de piloter le comité de réforme du mode de financement des établissements de santé.

Maintenant, après avoir endossé la casaque de député macroniste, il est ministre de la Santé et des Solidarités(sic). En remplacement de dame Agnès Buzyn, choisie pour défendre la politique des riches et du capital à l'élection municipale de Paris. Et ce très gentil toubib de marcher sur l'eau pour sauver la capitale de la France, si l'on en croit le Parisien qui l'encense en sa Une.

Ben moi, je préfère ce dessin pris sur fb:

Après la débandade de qui vous savez à Paris, Olivier Véran a été promu ministre de la Santé par l'Elysée

Et pour en revenir à Olivier Véran, son digne successeur au ministère de la Santé, avant de lancer votre Très Grande Enquête nationale sur le mal-être dans la santé publique, que faisiez-vous, docteur, au temps chaud ?

Allez, pour la route, un petit rappel sur la politique menée par les commis du capital en France:

capture d'écran

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Surpopulation carcérale : la France condamnée par la Cour européenne des droits de l'Homme
La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a condamné, jeudi 30 janvier, la France pour les conditions de détention dans des prisons surpeuplées.

Saisie par 32 détenus des prisons de Nice (Alpes-Maritimes), Nîmes (Gard), Fresnes (Val-de-Marne), Ducos (Martinique) et Nuutania (Polynésie), la CEDH recommande à l'État « d'envisager l'adoption de mesures générales visant à supprimer le surpeuplement et à améliorer les conditions matérielles de détention », selon un communiqué de presse diffusé par la Cour.

Elle condamne la France à payer près de 500 000 euros aux différents détenus.

Dans son communiqué, la Cour détaille ses motivations : « Les requérants ont, pour la majorité d’entre eux, disposé d’un espace personnel inférieur à la norme minimale requise de 3 m2 pendant l’intégralité de leur détention, situation aggravée par l’absence d’intimité dans l’utilisation des toilettes.

Pour les requérants qui ont disposé de plus de 3 m2 d’espace personnel, la Cour considère que les établissements dans lesquels ils ont été ou sont détenus n’offrent pas, de manière générale, des conditions de détention décentes ni une liberté de circulation et des activités hors des cellules suffisantes. »

Au 1er janvier 2020, la France compte 70 651 détenus, pour 61 080 places opérationnelles. « En France, nous avons beaucoup de maisons d'arrêt dont le taux d'occupation dépasse les 150 %. À Meaux, par exemple, le taux d'occupation atteint 180 %, il y a actuellement 41 matelas par terre. À Fleury, comme dans de nombreux établissements parisiens ou en province, on dépasse régulièrement les 200 %. Cette surpopulation génère des violences et a pour conséquences de dégrader les conditions de vie des détenus et les conditions de travail des agents », détaille Christopher Dorangeville, secrétaire général de la CGT Pénitentiaire.

Le nombre de prévenus en maison d'arrêt augmente régulièrement.

Au 1er janvier 2020, la part de prévenus dans les maisons d'arrêt est passée de 28,7 % en 2018 à 29,8 % des personnes détenues. « Face au problème de surpopulation, la solution du gouvernement consiste à créer des places. Mais on sait que la création de places génère une augmentation des incarcérations.

À la CGT, on avance d'autres solutions : réduire le nombre de prévenus en maison d'arrêt, mettre en place des aménagements de peine pour les peines courtes.

Aujourd'hui, plus de 20 % des personnes détenues sont incarcérés pour des peines de moins de deux ans, des aménagements de peine ou l’augmentation des alternatives à l’incarcération permettrait de désengorger les établissements pénitentiaires.

Par ailleurs, avoir moins de détenus garantit un meilleur suivi des détenus pour leur réinsertion et ainsi réduire la récidive ». Nombres de détenus n'ont d'ailleurs rien à faire en établissements pénitentiaires : « Un détenus sur trois a des troubles psychiatriques », précise Christopher Dorangeville.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Boom de l’IA en France : 260 000 microtravailleurs à 21 € par mois en moyenne

Plus invisibles que les livreurs de Déliveroo, moins payés que les chauffeurs de VTC, les travailleurs du clic sont pourtant plus nombreux. Ce sont eux qui permettent notamment à l’intelligence artificielle (IA) d’être intelligente à défaut d’être artificielle. Avec le développement de cette dernière, de nombreuses plateformes proposent du travail à la tâche payé de quelques centimes à quelques euros.

« Alexa, quel temps fera-t-il demain ? » La réponse de l’enceinte connectée d’Amazon ne relève pas de la magie. Pas plus que celle du moteur de recherche de Google lorsque vous lui demandez de vous montrer des images de votre prochain achat. Derrière l’intelligence artificielle, les algorithmes et l’apprentissage machine, des millions de travailleurs à travers le monde. Ici, pour valider la pertinence des réponses, là pour indiquer aux machines ce qu’elles doivent retenir comme informations.

Du travail – en fait du microtravail – le plus souvent rémunéré à la tâche par des plateformes internet faisant office d’interface entre des entreprises du secteur des technologies et des microtravailleurs. « Et si vous aviez 50 000 personnes prêtes à vous aider, qu’en feriez-vous ? » demande sur son site internet Foule Factory, la plus connue des plateformes françaises. Un message à destination de ses clients potentiels. La plateforme se charge ensuite de proposer des microtâches, par exemple identifier un objet sur une image. Ce modèle commence aux États-Unis au milieu des années 2000, avec le lancement d’Amazon Mechanical Turk, la première plateforme de microtravail. Depuis, des dizaines se sont créées employant un nombre considérable de microtravailleurs à travers le monde. Jusqu’à 100 millions selon certaines estimations.

Et en France, combien sont-ils ? En tout : 260 000, selon l’étude publiée en 2019 par le DiPLaB, un projet de recherche lancée par Télécom Paris Tech et le CNRS. Si certains d’entre eux sont des microtravailleurs occasionnels, 50 000 utilisent les plateformes dédiées au moins une fois par mois et 15 000 se connectent au minimum une fois par semaine. Ces travailleuses – 56 % sont des femmes – et ces travailleurs ont le plus souvent pour tout contrat de travail, que l’acceptation des conditions générales d’utilisation des plateformes actives sur le marché hexagonal : 14 françaises et 9 domiciliées aux États-Unis, en Allemagne, en Chine, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et en Australie.

Des GAFA libres dans un web de travailleurs du clic libres

Liberté de choisir ses horaires, liberté de travailler de chez soi. À les écouter, les plateformes de microtravail libéreraient le travail. En réalité, elles libèrent surtout les entreprises technologiques de la contrainte d’établir des contrats de travail pour faire exécuter certaines de leurs activités et de payer des cotisations sociales. De leur côté, les plateformes se libèrent de la contrainte de verser des salaires. Foule Factory préfère le terme « récompense » pour nommer la rémunération de travailleurs appelés « fouleurs » plutôt que salariés. Argument massue de ces entreprises construites sur le modèle des start-up : il s’agit d’un complément de revenu et non d’un travail à part entière.

Ce n’est pas totalement faux si l’on considère le revenu moyen des microtravailleurs : 21 € par mois pour un temps de travail réduit. Mais dans son étude, le DiPLaB détaille la réalité des 260 000 personnes qui participent à cette économie du clic. Et là, sans surprise, c’est le besoin d’argent qui arrive en tête des raisons invoquées les poussant à rejoindre les plateformes : 44,93 % en première raison, 17,51 % en seconde raison et 23,68 % en troisième lieu, soit un total cumulé de 86 %. Pas tout à fait un loisir ou un tue l’ennui. De plus, pour 24 % des femmes et 20 % des hommes les revenus du microtravail sont utilisés dans le paiement du loyer ou de la nourriture. Autre donnée qui relativise considérablement la liberté des microtravailleurs : 27,9 % des 25-54 ans, et 61,4 % des 55-64 ans n’ont pas d’autres activités.

Enfin, 22 % d’entre eux vivent en dessous du seuil de pauvreté, contre 8 % dans la totalité de la population. Pour tous ceux-là, la chasse aux microtâches est essentielle, même mal payée. D’ailleurs, les plus actifs sur les plateformes sont aussi ceux qui effectuent les tâches les moins rémunératrices : celles répétitives, effectuées en masse pour quelques centimes. Une réalité pas vraiment émancipatrice, d’autant qu’une des caractéristiques de ce travail est un morcellement extrême du travail et une perte de son sens. La plupart des microtravailleurs ne savent rien de la finalité des tâches qu’ils exécutent, et ne connaissent pas l’entreprise pour laquelle ils les effectuent.

Enfin, même pour celles et ceux qui parviennent à travailler le plus et atteignent exceptionnellement un revenu approchant les 2000 € par mois, au prix de semaines de 50 ou 60 heures, il n’y a aucune protection sociale. Pas de droits au chômage, à la retraite ou à l’assurance maladie. Et ça pour les employeurs, c’est magique.

Publié par anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Grève à la centrale de Nogent-sur-Seine : « on fait perdre 1 à 5 millions par jour à l’entreprise »

Depuis le 5 décembre, les salariés des centrales nucléaires sont en grève contre la réforme des retraites. Révolution Permanente est allé à leur rencontre, à l’occasion d’un piquet de blocage ce lundi 17 février.

ENERGIE

Malgré de forts taux de grève dans les centrales nucléaires, la mobilisation dans l’énergie semble être invisible tant les médias dominants en parlent peu. A côté de la grande grève de la RATP et de la SNCF, les salariés des centrales nucléaires, pourtant mobilisés sur la même question de la réforme des retraites semblent être invisibles dans la mobilisation. Et pourtant, la mobilisation y est importante : près de 30 % de grévistes en moyenne sur ces énormes centres de production d’électricité, où le nombre de cadres est très nombreux. A Nogent-sur-Seine, dans l’Aube, près de 1100 salariés font tourner la centrale, dont 770 agents EDF, le reste étant composés de prestataires privés. Des salariés qui ont beaucoup à perdre avec cette réforme : « pour l’énergie, un salarié qui n’a pas de prime perd 30 à 35 % de pertes nettes. Aujourd’hui, la retraite est calculée sur les six derniers mois et 75 % du dernier salaire. Avec la réforme, ce sera 50 % sur l’entièreté de la carrière : faites le calcul ! » explique rapidement Jérôme Malette, le secrétaire du syndicat CGT du site, qui s’affaire entre le blocage de l’entrée du site et l’animation de l’assemblée générale.

 

 

Blocage de la centrale nucléaire de Nogent sur Seine (Aube) contre la réforme des retraites : seuls les salariés d'astreinte rentrent.

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Car aujourd’hui, les salariés sont interdits d’entrée sur le site : un piquet de grève empêche tous ceux qui ne sont pas d’astreinte, et donc qui n’ont pas de poste indispensable au fonctionnement minimal de la centrale, de rentrer. Sur 500 mètres, les voitures des salariés patientent avant de rentrer : les grévistes en laissent passer une toutes les vingt minutes, bloquant l’unique accès à la centrale. Et alors que les grévistes avaient prévu de lever le blocage à midi, la politique de la direction, qui a demandé à tous les prestataires d’arriver à cette heure là, a poussé les grévistes à maintenir le piquet jusqu’à 17h. Outre les 80 grévistes présents sur le piquet, de nombreux syndicalistes de l’Union locale CGT de Nogent ainsi que l’Union départementale de l’Aube sont présents : des enseignants, venus de Troyes (à 50km de là), ou encore des cheminots de Romilly-sur-Seine (à 15km de Nogent) sont venus prêter main forte, apporter un élan de solidarité. Par ailleurs, une délégation de la coordination RATP-SNCF est venue discuter avec les grévistes des suites du mouvements.

A Nogent, le mouvement se déroule à une période particulière : la centrale, construite en 1981 et mise en service en 1989, arrive bientôt à la fin de sa vie réglementaire. Et si l’État veut prolonger son activité de dix ans, il doit faire une visite décennale, afin de faire une révision complète de la centrale, soit un arrêt de la production de quatre mois, indispensable pour maintenir la production sur le site. « En empêchant le programme de visite décennale, on désorganise beaucoup le travail. Beaucoup de centrales on des arrêts de tranche en ce moment et toutes les centrales ont voté d’appliquer les arrêts, ce qui désorganise les équipes prestataires nationales, qui ont un programme sur toutes les centrales et sont des « ressources rares »  » nous explique Jérôme, qui veut au maximum « toucher au porte-feuille » l’entreprise, dont l’actionnaire majoritaire est l’État. Car une grève sur une des tranches de production peut faire perdre beaucoup, « entre un et cinq millions d’euros par jour », selon une salariée.

Pour les salariés que nous avons interrogés, la victoire contre la réforme des retraites est une question de vie ou de mort. « Comme on fait du 3x8, on travaille d’astreinte, et on décède beaucoup plus tôt qu’un col blanc. Demain les col bleus ils vont travailler consommer et crever pendant que les cols blancs vont partir à 64 tout comme tout le monde : c’est ce qu’ils appellent l’égalité. Mais il n’y a pas d’égalité devant la mort. Statistiquement, on meurt 5 à 10 ans plus tôt du fait de la pénibilité » nous détaille le délégué CGT. Laura, elle aussi à la CGT, abonde dans le même sens : « je travaille en 3x8, et on avait la chance de pouvoir partir un peu plus tôt parce qu’on a une espérance de vie qui était plus courte que les autres, mais s’ils nous mettent au même niveau que les autres, on arrivera même pas à la retraite. On a déjà eu des collègues qui ont pas eu le temps de connaître la retraite. »

 

 

Jérôme Malette, secrétaire CGT de la centrale de Nogent sur Seine, revient sur la mobilisation d'aujourd'hui

Si les armes entre les mains des grévistes sont puissantes, la question du calendrier de la lutte pose de nombreuses questions. Ce lundi, la grève n’a pas été reconduite au lendemain, et le prochain jour de mobilisation sera le 20 février, pour répondre à l’appel de l’intersyndicale nationale. Mais dans toutes les bouches, une idée fait son chemin : seule une grève générale pourrait faire reculer, voir faire tomber le gouvernement. Mais après deux mois de grève dans les transports qui n’ont pas réussi à gagner, la question de frapper tous ensemble se pose plus que jamais.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Castaner veut empêcher de filmer les violences policières

Selon des informations recueillies par Mediapart, une étude des « évolutions juridiques » aurait été lancée par le Ministère de l’intérieur pour restreindre le droit de filmer les policiers, et notamment rendre obligatoire le floutage systématique de ces derniers.

VERS LE FLOUTAGE OBLIGATOIRE

Crédit photo : Anne-Christine Poujoulat. AFP

La famille de Cédric Chouviat, décédé à la suite de son interpellation, peut en témoigner : la police n’aime pas qu’on la filme. Le père de famille, livreur à scooter, subissait en effet un placage au sol au cours de son interpellation et décédait d’asphyxie quelques heures plus tard car il avait eu le malheur de filmer les policiers qui procédaient à son interpellation.

De même, le cas des nombreux journalistes indépendants qui se sont vus interpellés, mis en garde à vus et tabassés montre à quel point la police chercher à tout prix à réprimer ceux qui filment les manifestations et les violences policières et créent ainsi des preuves de la répression.

Pourtant, la loi autorise aujourd’hui à filmer des policiers dans l’espace public, et également à diffuser ces vidéos. Seulement certains cas concernant des services spécifiques de la police comme l’antiterrorisme obligent à flouter le visage de ces derniers. Cependant, cette règle pourrait bien s’étendre à l’ensemble des services de police.

Répondant aux demandes des syndicats de police les plus à droite, tel que le syndicat Alliance, le ministère de l’Intérieur serait en train de réfléchir à restreindre le droit de diffuser les vidéos des policiers.

En effet, contacté par Médiapart, le secrétaire général adjoint du syndicat aurait déclaré : « Christophe Castaner nous a répondu en février 2019. Le ministre émet des réserves sur la possibilité de revoir le droit de filmer mais il nous a affirmé qu’une étude juridique était en cours pour encadrer de façon plus stricte la diffusion des vidéos. Il serait question de rendre obligatoire l’anonymisation des policiers lors de la diffusion des vidéos, en les floutant par exemple. »

Alors que la plupart des policiers ne respectent absolument pas l’obligation de porter leur RIO (numéro d’identification) et masquent leur visage, le Ministre veut leur donner un peu plus de liberté de frapper en toute impunité et sans peur des conséquences. A l’heure actuelle, malgré les vidéos de violences policières qui se multiplient et le nombre de blessés et de morts par la police qui ne cesse d’augmenter, quasiment aucun policier n’est condamné, toujours protégés par l’IGPN.

Cette potentielle mesure vise en réalité à restreindre l’ensemble des vidéos de violences policières qui sont un réel problème pour le gouvernement et sa réputation, qui a de plus en plus de mal à nier le caractère systémique des violences policières.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Emmanuel Macron : Moi et le chaos

 

Cela fait plus de deux mois que le mouvement contre la réforme des retraites a débuté. Cela fait plus d’un an que, samedi après samedi, les Gilets jaunes descendent dans la rue. Ces événements se composent pour former une situation inhabituelle et parfois inédite.

La grève à la SNCF et à la RATP est une protestation classique mais sa durée ne l’est pas. La mobilisation massive et spectaculaire des avocats, qui ont reconduit leur grève, ne s’était jamais vue – et celle du personnel des hôpitaux publics a débuté voici presque un an. Depuis le 5 décembre, les cadres, sous l’égide de la CFE-CGC, sont nombreux dans les défilés syndicaux. Dans les lycées, les épreuves de contrôle continu ont révélé la malfaisance et l’improvisation de la réforme Blanquer. Lycéens et professeurs sont de toutes les manifestations, en grand nombre, et se retrouvent pour organiser le blocage des lycées et le report des examens, malgré le déploiement des forces de police. S’ajoutent les chahuts organisés lors des déplacements de ministres et les réunions des candidats de la majorité – sans oublier la fuite d’Emmanuel Macron, conspué au théâtre des Bouffes du Nord.

La durée et l’intensité de ce mouvement multiforme met en évidence les échecs tactiques de l’Elysée et de Matignon. Malgré la gêne provoquée par les grèves dans les transports, l’opinion publique est restée majoritairement favorable aux luttes en cours. La “pédagogie” de la réforme des retraites a été fracassée par l’avis du Conseil d’Etat et par l’étonnante somme d’invraisemblances et de mensonges qui ressortent des prévisions chiffrées officielles. Dans leur grande majorité, les Français sont désormais persuadés que le système de la retraite à points conduira à une baisse des pensions. Sur ce terrain, le gouvernement a perdu la bataille et, même s’il impose sa réforme au Parlement, il restera exposé à la censure du Conseil constitutionnel.

Comme si le procès en amateurisme ne suffisait pas, le gouvernement et sa majorité parlementaire sont tombés dans l’ignominie en refusant l’amendement qui portait de cinq à douze jours le congé parental lors du décès d’un enfant. Madame Pénicaud a osé arguer qu’il ne fallait pas accroître la charge des entreprises; elle s’est en outre couverte de ridicule puisque le président du Medef a demandé un nouveau vote – sans doute parce qu’il s’inquiète de la colère des salariés du privé qui n’ont pas la possibilité de manifester. En phase avec Geoffroy Roux de Bézieux, Emmanuel Macron a “demandé au gouvernement de faire preuve d’humanité” comme s’il voulait signifier que, dans les affaires courantes, la gestion est inhumaine ! Chez cet homme qui se vante de ses diplômes et de sa haute culture, c’est tout de même étonnant, cette absence de maîtrise du langage…

Emmanuel Macron n’est pas le seul à révéler ses arrière-pensées et ses carences intellectuelles à l’occasion d’un débat crucial. Alors que la jeune Mila était la cible d’une campagne de persécution pour ses propos injurieux à l’égard de l’islam, Nicole Belloubet, Garde des Sceaux, a osé déclarer que l’insulte à la religion constituait une “atteinte à la liberté” alors que la liberté d’expression est inscrite dans la Déclaration de 1789. Comme le Parquet avait ouvert contre Mila une information judiciaire pour “provocation à la haine religieuse” – elle fut vite retirée – nous pouvons craindre une progression des complaisances communautaristes dans les esprits de la classe dirigeante et dans les faits. Cultiver la tension religieuse dans une période d’intenses tensions sociales, c’est le comble de l’irresponsabilité.

Somme toute, Emmanuel Macron s’affiche et s’affirme comme la cause première du chaos. En juin 2017, je me suis trompé en écrivant que le vainqueur et son clan seraient d’une dangereuse efficacité. La macronie adhère à l’idéologie de l’efficacité (1) mais l’hypercentralisation du pouvoir et l’hyper-suffisance d’Emmanuel Macron, aggravés par le cynisme de hauts commis affairistes, provoquent des cascades de désordres.

Quand le chef de la République en Marche, qui réside à l’Elysée, ne parvient pas à se faire obéir d’un Villani, quand le ministre de l’Intérieur tente de masquer par voie de circulaire une prochaine déroute électorale, quand un ministre s’efforce de faire plaisir au patronat, chacun peut constater que les ressorts du pouvoir sont à nu, et que l’autorité politique a disparu. Pour tenter de maîtriser la colère populaire, il ne reste plus que la répression policière et judiciaire – jusqu’au jour où les policiers en auront marre de protéger le clan des cyniques et des corrompus, jusqu’au jour où les juges redresseront la tête.

Pour l’heure, la macronie se croit hors d’atteinte grâce à la force des institutions. Erreur ! La Vème République avait organisé un système de médiations qui a été détruit par le quinquennat. Le Président ne peut plus et ne veut plus être un arbitre. Dès lors, le pays en crise se trouve privé de recours. A la violence des réformes élyséennes, il répond par une violence encore contenue. Mais en haut lieu, ils jouent avec le feu.

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Le palais de l'Elysée a trouvé illico presto un autre chouchou pour porter la parole des riches et du capital aux Parisiens pour les municipales: Agnès Buzyn. La même, sur les ondes publiques, déclarait il y a peu un "agenda trop chargé" pour remplacer qui vous savez. Mais pouvait-elle désobéir à celui qui l'avait adoubée ministre de la Santé et des Solidarités(sic)?

Après la débandade de Benjamin Griveaux, Agnès Buzyn dans Paris me voilà!

Adieu donc la crise de  l'hôpital public, la désertification médicale en France, la réforme inégalitaire des retraites et autre coronavirus pour dame Agnès. Et bonjour à l'ex-député socialiste de François Hollande, Olivier Véran, devenu macroniste corps et âme. Un toubib qui remplace un toubib au conseil des ministres. Toubib or not toubib, rigole mon voisin par ce remplacement au pied levé.

Et un ex-socialiste de plus comme chambellan du palais de l'Elysée, un!

Ils sont combien encore dans les rangs de la social-démocratie française, cancane toujours mon voisin. Il est vrai qu'à Mantes-la-Jolie, David Stephanelly, big boss des socialistes locaux, conseiller municipal dit d'opposition à la droite en place, celle de Sarkozy, Fillon et consorts, est tête de liste pour la droite de Macron.

Toujours à Mantes-la-Jolie, un autre élu d'opposition, Mouhadji Diankha déclare lui sa flamme au maire Les Républicains sortant. Lu dans Actu 78: "Ma vision de la politique est éclairée par la flamme du mieux vivre ensemble qui est toujours restée allumée dans mon cœur. L’enjeu de ce scrutin, c’est la préservation des valeurs de respect, de dignité et de solidarité. Ces valeurs ancestrales, aujourd’hui précaires, valent non seulement qu’on y adhère, mais aussi et surtout qu’on se batte pour qu’elles perdurent afin d’apporter des solutions durables aux attentes des habitants de Mantes-la-Jolie que j’aime tant, dans leur diversité, et dans l’intérêt général du territoire du Mantois et des Yvelines. Raphaël COGNET a annoncé officiellement le 11 janvier qu’il sera en tête de la liste « Mantes Unie ».

C’est avec enthousiasme que je m’engage dans le combat à ses côtés et à me battre pour le faire réélire dès le premier tour. (...)"

Bien, pour cette fois en guise de conclusion sur la politique politicienne, ce message venu de l'au-delà:

Après la débandade de Benjamin Griveaux, Agnès Buzyn dans Paris me voilà!

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Selon l’IGPN, 90% des victimes de violences conjugales seraient satisfaites de la police

Alors que le nombre de féminicides ne baisse pas, un audit conjoint de l’IGPN et de l’IGGN affirme que 90% des victimes de violences conjugales jugent « globalement satisfaisant » leur accueil dans les locaux des forces de l’ordre. Des chiffres contestés de toutes part par les associations féministes et les faits.

#SELONLIGPN

En moyenne, on estime à 219 000 le nombre de femmes victimes de violences conjugales par an, un chiffre qui est loin d’être en baisse. Cependant, Christophe Castaner ministre de l’intérieur se dit pourtant satisfait des chiffres, qui, selon un audit, rapportent que 90% des victimes seraient satisfaites de l’accueil rencontré dans les locaux des force de l’ordre. Selon ce même audit, elles seraient 76% également satisfaites des délais d’attente de leur prise en charge et moins de 2% feraient état d’une discrimination ou d’un préjugé ressenti de la part des forces de l’ordre… Pour les « poins d’améliorations », 60% des victimes reçues par la police et 38% par la gendarmerie soulignent un manque d’information au cours de l’enquête et une victime sur cinq dit n’avoir par été orientée vers les associations d’aide.

Les associations, de leur côté, semblent stupéfaites de ces chiffres annoncés. Diverses prises de paroles contredisent ces derniers. Ainsi, Marie Cervetti et Madeline Da Silva, respectivement directrice de l’association FIT une femme, Un toit et porte-parole du collectif féministe Nous Toutes, dénoncent un constat « extravagant » et jugent aussi cet audit de « pas très sérieux ». Avant que la première n’ajoute : « sur le terrain on voit tous les jours des femmes qu’il faut qu’on accompagne parce qu’on n’a pas voulu prendre leur plainte, parce qu’on leur a dit de passer un autre jour. Cela me semble extravagant, ou alors on fréquente des victimes qui n’ont pas de bol  ».

L’audit a été réalisé entre septembre et décembre 2019 dans 40 commissariats et 411 unités de gendarmerie auprès de 635 victimes. Une méthode critiquée par Madeline Da Silva pointant que « 600 personnes, ça ne suffit pas pour dire que le problème est réglé ». Marie Cervetti, qui pour sa part, ajoute ne pas connaitre le « niveau d’impartialité » de l’IGPN.

Et les nombreux cas allant à l’encontre de cet audit sont nombreux. En septembre dernier, dans les Alpes-Maritimes, une femme mourrait sous les coups de son petit ami alors qu’une patrouille avait été envoyée sur place. Il en fut aussi le cas pour une autre femme, poignardée à mort par son mari dans le Bas-Rhin. Nous avions relayé, sur Révolution Permanente, le témoignage de Stella, la fille de la victime déclarait en novembre dernier avoir « eu le temps de voir mourir (sa) mère (…) j’ai eu le temps de défoncer la porte, d’être menacée par mon beau-père avec son couteau, d’appeler les pompiers qui n’osaient pas s’interposer puisqu’il était armé  », la gendarmerie n’étant toujours pas sur place alors qu’elle fut prévenue immédiatement. Durant 4 ans, la gendarmerie ne prenait pas en compte les signaux d’alarmes de cette femme en danger. Très loin d’être un cas isolés, ce n’est pas le Grenelle contre les violences faites aux femmes, qui n’est rien d’autre qu’un amoncellement de mesurettes sur les violences conjugales qui résoudra ces problèmes. 

La création des rassemblements #BalanceTonComico, réunissant des manifestants dénonçant les féminicides et l’inaction des commissariats, appuie aussi en ce sens. C’est ce qui s’est passé sur le parvis du commissariat de Saint-Denis où plusieurs femmes avaient alors pris la parole en octobre dernier ; rappelant le meurtre de Leila, étudiante de Paris 8 à Saint-Denis, tuée quelques mois plus tôt juste après avoir déposé une main courante contre les violences de son compagnon dont elle était enceinte. Une dénonciation importante du rôle de la police dans ces affaires, qui laisse faire ces violences conjugales en n’acceptant pas les plaintes, en remettant en cause systématiquement la parole des victimes, montre son rôle de maintien de l’ordre patriarcal. Un rôle qu’elle montre aussi tous les jours, en défendant, dans les manifestations et sur les piquets de grève, matraque à la main, toutes les réformes anti-sociales du gouvernement, à commencer par la réforme des retraites, qui vont précariser en premier lieu les femmes travailleuses.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

LE GOUVERNEMENT FRANÇAIS MULTIPLIE LES VIOLATIONS DU DROIT INTERNATIONAL DU TRAVAIL !

Depuis plusieurs semaines, les préfets multiplient les actes de réquisition de travailleur.euse.s grévistes rendus possibles par la loi de 2003 sur la sécurité intérieure (article L. 2215-1 du Code Général des collectivités territoriales). C’est notamment le cas pour les secteurs des déchetteries ou de la distribution d’électricité.

Or, il y a tout juste 10 ans déjà, lors d’un mouvement social contre une réforme des retraites, le droit de grève avait déjà fait l’objet d’entraves par des actes préfectoraux de réquisition dans le secteur pétrolier. Pour mémoire, l’arrêté préfectoral obligeait les grévistes à reprendre le travail sous peine de sanction pénale.

La CGT avait, alors, déposé une plainte devant le Comité de la liberté syndicale de l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Le 17 novembre 2011, le Conseil d’Administration du Bureau International du Travail adoptait des conclusions sur cette affaire « demandant au gouvernement de ne pas recourir à l’imposition de la mesure par voie unilatérale ». Il l’enjoignait à « privilégier, à l’avenir, devant une situation de paralysie, la participation des organisations de travailleurs » rappelant, ainsi, au pouvoir exécutif, en France, que la concertation sociale ne peut pas être ainsi ignorée et qu’elle devait permettre aux acteurs concernés de trouver des solutions adaptées.

Cette décision aurait dû porter un coup d’arrêt à toute utilisation discrétionnaire et arbitraire des réquisitions. D’ailleurs, même si la loi de 2003 n’a pas été revue sur ce point, nous n’avons pas enregistré depuis 2011 et avant le déclenchement du mouvement social en cours de nouvel acte de réquisition.

Avec le retour de cette pratique, le gouvernement montre le peu de cas qu’il fait des décisions de l’OIT, en complète dissonance avec le discours prononcé par Emmanuel Macron, en juin dernier, à Genève. Le Président avait, alors, assuré à la communauté internationale que la France se voulait exemplaire dans son respect des avis et décisions rendus par les instances multilatérales.

Le gouvernement continue d’être méprisant et ne respecte pas ce que peuvent dire les agences de l’ONU : après avoir ignoré les déclarations de l’ONU ou du Conseil de l’Europe sur le déferlement des violences policières en manifestation, le voici qui oublie que les actes de réquisition de grévistes ont fait l’objet d’une condamnation en 2011 par la plus haute instance mondiale en matière de travail…

La CGT devra-t-elle de nouveau porter plainte à l’OIT afin de faire dire le droit… à défaut du respect de ce dernier par le gouvernement français ?

Montreuil, le 14 février 2020

Publié par anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Les chiffres de Renault baissent de manière inédite depuis 2009. L'occasion pour la direction de taper sur les ouvriers. Pas de tabou sur la fermeture des usines dixit la directrice générale.

Renault prêt à fermer des usines pour maintenir ses profits !

Renault est dans la tourmente avec les annonces de mauvais chiffres le 14 février. Une perte nette de 141 millions d’euros et un chiffre d’affaires en baisse de 3,3 %, à 55 milliards d’euros, un tassement de la marge opérationnelle à 4 ;8 % du chiffre d’affaires contre 6,3 % l’année dernière. La directrice générale par intérim Clotilde Delbos explique « l’année difficile pour Renault » par « un marché volatile » et « des difficulté internes » (joliment dit pour parler de l’affaire Carlos Ghosn) mais les arguments sont juste bons pour faire comprendre qu’il y aura un plan d’économie de 2 milliards pour garder la rentabilité et les profits pour les actionnaire du groupe Renault. Celui-ci est très loin de déposer le bilan, mais tout à fait prêt à massacrer les emplois et à fermer des usines en mettant au chômage ceux qui font les profits du groupe et le gros salaires de Carlos Ghosn. La rapacité des capitalistes n’a pas de limite : pendant que Carlos Ghosn se dore la pilule au Liban les salariés du groupe Renault vont trinquer. La révolte dans les ateliers du groupe mondial devra être forte pour faire face à cette attaques contre le monde du travail qui se profile .

Des fermeture et d’usines et des plan de licenciement pour économiser 2 milliards

La directrice générale a posé les choses de façon décomplexée et indique :« il est clair que nous n’arriverons pas à atteindre nos réductions de coûts sans que cela touche la moindre personne sur les 180.000 employés de Renault » et de rajouter « qu’il n’y aucun tabou sur les possibles fermetures d’usines en France et dans le monde ». Au moins il y a avec elle l’avantage de la clarté. Les effectifs vont baisser et les usines sont menacées de fermeture. Tout cela pour que les actionnaires soient rassasiés, puisque dans ce monde il n’y a que les profits qui ont de l’importance. Ceux qui les font sont exploités et virés dès que les marges baissent. Malgré des années au sommet pour Renault avec Nissan, les salariés eux n’ont pas été mieux lotis, c’est même tout l’inverse ! Le premier accord de compétitivité avant d’être adopté chez PSA et dans l’ensemble du secteur automobile a vu le jour chez Renault et la précarité de masse est la règle dans le groupe. Des usines entières sont sous contrat précaire.
Les mesures plus affinées seront données en mai prochain sur le plan d’austérité chez le groupe Renault comme chez les sous-traitants.

La menace qui pèse chez Renault comme chez les sous-traitants en termes d’emplois est un enjeu national voire mondial : c’est toute la filière automobile qui sera attaquée

La volonté des actionnaires, à travers la directrice générale, est claire ils vont sabrer dans les emplois pour dégager un maximum de salariés, exploiter d’avantage ceux qui restent. L’autre partie sera précarisée ou licenciée. Pourtant notre force est très grande : sans nous pas de bagnoles ! Et cette force ne se montre pas dans les locaux de la direction mais bien dans la lutte et la grève comme nous l’ont démontré les travailleurs de la RATP et la SNCF en s’organisant à la base pour gagner, avec un véritable plan de bataille et faire comprendre que ceux qui font tourner les boîtes, les villes, ce sont les salariés. L’argent est bien là pour maintenir tous les emplois et en créer d’autres. Pour preuve, les choix politique que fait le groupe Renault. Le très fraîchement nommé directeur général du groupe Renault Luca De Meo qui vient de Seat sera mieux payé que Carlos Ghosn ! Sa rémunération sera de 6 millions d’euros annuels avec une rémunération fixe de 1,3 millions d’euros, un par variable qui pourra atteindre 2 millions d’euros en fonction de l’atteinte des objectifs fixé par les actionnaires, et un stock d’actions pouvant atteindre le pactole de 2,7 millions d’euros ! Pour donner une comparaison, plus de 50 % de hausse par rapport à la rémunération de Carlos Ghosn. Il y a des fortunes dans les caisses de Renault, il faudra aller les chercher pour les salariés des usines et contre toutes les fermetures.

Crédits photo : Reuters / Vincent Kessler

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Pénibilité : le patronat et le gouvernement veulent faire payer les salariés

Même quand le gouvernement fait mine de donner des miettes sur la réforme des retraites, il vole en réalité les salariés : c’est ce qui ressort des négociations sur la question de la pénibilité, où le patronat et le gouvernement s’accorde sur une chose : quelle que soit la décision, ce sont les salariés qui paieront.

L’ENFUMAGE DE LA CFDT

Illustration : Les raboteurs de parquet, Gustave Caillebotte, 1875

La question de la pénibilité est aussi épineuse pour Edouard Philippe que pour Laurent Berger, qui n’ont cessé, chacun de leur côté, de mettre en avant la question de la prise en compte de la pénibilité comme une des « grandes avancées » de la réforme sur les retraites. Quand le Premier ministre expliquait le 19 décembre que la pénibilité serait un « des piliers de l’universalité » du nouveau système, Laurent Berger fanfaronnait la semaine dernière sur la (supposée) grande victoire de la CFDT, qui avait réussi à imposer la pénibilité dans l’agenda politique quand Emmanuel Macron ne voulait pas entendre parler de pénibilité au travail. Alors qu’Edouard Philippe recevait jeudi 13 février les organisations patronales et certains syndicats, la question de la prise en compte de la pénibilité dans le calcul des droits à la retraite a montré une fois de plus toute la forfaiture de la CFDT et de l’UNSA, venues négocier avec un gouvernement et un patronat qui ne lâcheront rien.

Si une seule chose ressort de ces négociations, c’est l’idée que le patronat ne paiera rien, et que toute mesure sur la pénibilité sera financée par les salariés. Ainsi, Edouard Philippe a annoncé que 100 millions d’euros seront alloués à la prévention de la pénibilité et à la reconversion professionnelle, pour que soit lancé « un plan massif de prévention de pénibilité » dans les branches professionnelles ainsi que des dispositifs permettant une formation rémunérée pour les salariés dans les emplois les plus pénibles. Un plan que Laurent Berger a « salué » selon les dires du Monde. Sauf que le financement de ce point est sans équivoque : les 100 millions seront pris sur les « excédents » de la branche accidents du travail et maladie professionnelles de la Sécurité Sociale. Le gouvernement déshabille Paul en habillant Jacques en proclamant de « grandes avancées sociales ». Mais à quoi bon un plan de prévention sur la pénibilité quand on enlève le budget sur les maladies professionnelles, qui ne sont que la continuité physiologique des diverses pénibilités. Au cariste dans l’automobile, le gouvernement promet de le prévenir que porter des charges lourdes sera dangereux pour sa santé, tout en lui disant que la Sécurité Sociale le protégera moins quand il aura des troubles musculo-squelettiques. Encore une victoire, monsieur Berger ?

Le second point des négociations portait sur les dispositifs de « réparation » de la pénibilité, en d’autres termes la façon dont la pénibilité allait pouvoir ou bien revaloriser le montant des pensions ou permettre un départ plus tôt à la retraite. A la grande surprise de tous et toutes, le patronat refuse toute mesure qu’il aurait à payer. Déjà, avec la loi travail XXL, le gouvernement Macron avait sérieusement attaqué le compte pénibilité, une concession mineure d’Hollande pour faire passer la loi travail, qui permettait de cumuler des points de pénibilité pour partir plus tôt à la retraite selon dix critères. La loi travail XXL avait supprimé quatre de ces dix critères, et Laurent Pietraszewski a refusé que ces critères soient rétablis. Face à cette attaque du patronat, une fois de plus, la CFDT avait déclaré forfait, abandonnant toute lutte pour la réintégration de ces critères de pénibilité, se résignant à ce que la pénibilité soit définie au niveau des branches professionnelles, et non individuellement. Et dans ces négociations, si le patronat ne veut pas entendre parler d’un financement de la pénibilité par les entreprises, la seule chose qui est proposée, c’est un « financement solidaire ». Qu’entendre par là ? Sûrement un dispositif financé sur des cotisations salariales, qui ne coûteront rien aux entreprises et diminueront encore le salaire net des employés.

Si toutes ces négociations peuvent apparaître comme une vaste machine à gaz bureaucratique, la CFDT et l’UNSA cherchent à y trouver une porte de sortie pour pouvoir crier victoire sur la pénibilité et avancer encore plus dans leur rôle de soutien au gouvernement Macron. Mais comme l’ont montré leurs négociations de ce jeudi, les mesures que défend la CFDT seront au mieux un déplacement du problème, au pire de nouvelles attaques contre les salariés.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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