SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Je serais resté bouche bée en l'écoutant jacter si je débarquais à l'instant de la lune, sans savoir qui parlait, les yeux dans les yeux, à ses "chers compatriotes".

"Mes chers compatriotes, il nous faudra demain tirer les leçons du moment que nous traversons, interroger le modèle de développement dans lequel s’est engagé notre monde depuis des décennies et qui dévoile au grand jour les faiblesses de nos démocraties.

Ce que révèle d’ores et déjà cette pandémie, c’est que la santé gratuite, sans conditions de revenus, de parcours ou de professions, notre État providence ne sont pas des coûts ou des charges, mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe.

Ce que révèle cette pandémie, c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché".

Du coup, on a remplacé le portrait officiel de notre révérendissime commis du capital placé par le capital dans le palais présidentiel de la République française:

Ce qu'a dit Emmanuel Macrondit, hier soir dans les lanternes crépusculaires des télés

Non, je déconne grave, le coronavirus est bien là en France devant un service de santé en très grande souffrance à cause du capitalovirus et de ses politiques de régression sociales au profit du fric roi. Et le Parisien titrait en octobre 2019, sans tirer bien entendu sur l'ex-banquier d'affaires président de notre mauvais république:  Hôpital : 17 500 lits de nuit fermés en six ans

Et ce sos, parmi tant d'autres, postés sur Fb:

Ce qu'a dit Emmanuel Macrondit, hier soir dans les lanternes crépusculaires des télés

"La santé n’a pas de prix. Le gouvernement mobilisera tous les moyens financiers nécessaires pour porter assistance, pour prendre en charge les malades, pour sauver des vies quoi qu’il en coûte", a affirmé hier Emmanuel Macron. Le même, en avril 2018, avait assuré à une aide-soignante qu’il ne pouvait pas faire plus pour l’hôpital en raison de la dette publique. "Je n’ai pas d’argent magique", avait-il répondu à l’époque aux revendications du personnel de santé.

Deux ans plus tard, devant la "plus grave crise sanitaire qu’ait connue la France depuis un siècle", le même remercie, des sanglots dans la voix, "ces héros en blouse blanche, ces milliers de femmes et d’hommes admirables qui n’ont d’autre boussole que le soin".

Alors devant celui qui demande l'Union sacrée du capitalisme et de ses exploités, je réponds par le mot de Cambronne. Et hier comme aujourd'hui, et aussi demain.

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Jusqu'à peu, jusqu'à hier la gravité de la crise sanitaire était en quelque sorte niée par le pouvoir.

Par exemple sur LCI hier au soir, le ministre de la santé insistait sur ce qui selon lui distinguerait la France de l'Italie (débordement des services de réanimation notamment conduisant à une importante surmortalité) contre l'avis du professeur épidémiologiste de la Pitié-Salpêtrière Eric CAUMES.

 

MACRON sous la pression de ceux qui sont directement confrontés à l'épidémie a donc du opérer un  tournant.

Et de préconiser des mesures s'apparentant à celles prises en Italie tout en bénéficiant d'un délai de préparation dont l'Italie a été privée.

La similitude des situations résultant du fait que la France comme l'Italie sous contrainte européenne ont soumis leurs systèmes de santé à une véritable paupérisation : restrictions budgétaires massives, manque de personnels, fermetures de lits, insuffisance de moyens matériels.

 

similitude des situations France Italie ...

à une semaine près

Et que donc confrontés à une épidémie pouvant affecter gravement un grand nombre de patients les risques de saturation des moyens, de débordement des personnels et des services sont grands.

Les choix opérés résultent donc de ce constat fait par le professeur E. CAUMES : un système de santé trop abimé pour pouvoir encaisser l'étape de la montée en puissance de l'épidémie et d'un pic trop élevé

Afin donc d'éviter au final le scénario à l'italienne il s'agit de freiner la contamination et d'empêcher l'émergence dans un temps court d'un trop grand nombre de malades atteints gravement et nécessitant l'accès à des équipements à disponibilité restreinte.

L'aveu de MACRON c'est cette incroyable constat dans son allocution

" Il nous faudra demain tirer les leçons du moment que nous traversons. Interroger le modèle de développement dans lequel s'est engagé notre monde des décennies. et qui dévoile ses failles au grand jour. Interroger les faiblesses de nos démocraties. Ce que révèle dors et déjà cette pandémie, c'est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, notre état providence ne sont pas des coûts ou des charges, mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe.

Ce que révèle cette pandémie c'est qu'il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché ..."

Propos proprement hallucinants dans la bouche d'Emmanuel MACRON quand on connaît et subi les choix politiques et économiques qui l'ont guidé jusqu'ici  attaché jusqu'à l’obsession à la casse du modèle social français issu du programme du Conseil National de la Résistance.

Quand on connaît son acharnement après d'autres à soumettre l'hôpital, l'indemnisation du chômage, les services publics construits précisément sur la gestion des biens communs devant échapper à la loi du marché en vue justement de les soumettre à la loi du marché!

La contre-réforme des retraites illustrant elle aussi cette volonté de placer au moins en partie leur financement sous la loi d'airain du capital et des assurances!

Ce passé récent, cet acharnement à passer en force au 49-3 contre l'avis populaire majoritaire ne nous donne pas confiance dans la parole du président.

L'ombre de la crise du système

Nul doute que la crise économique, la crise financière qui révèlent en grand la profonde incohérence du système au regard de l'intérêt général ne peut plus être niée.

Tandis que la dépense publique, le rôle central de l'état, des services publics apparaissent aux yeux de tous comme les instruments indispensables du sauvetage commun.

Mais ses déclarations, cette reconnaissance du temps de crise et de crainte de subir la condamnation d'une politique au service des puissants et de la finance peut nous servir de point d'appui dans la poursuite du combat pour le RETRAIT de la contre réforme des retraites et pour exiger que les moyens financiers nécessaires et conséquents soient donné à l'hôpital public "quoi qu'il en coûte".

OUI, "quoi qu'il en coûte" , mais c'est d'une toute autre politique qu'il s'agit, le contraire de celle dont MACRON, grand commis du capital a été chargé!

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Pire que le coronavirus, le capitalisme et ceux qui le servent

Annulation des rassemblements de plus de 1000 personnes en milieu confiné, fermetures des écoles dans les foyers infectieux, interdiction des visites aux grands-parents, recommandations de gestes « barrières » individuels…Tout le monde voit bien que cela ne fait que retarder l’avancée de la progression de l’épidémie, que tout le monde redoute au vu de la crise que connaît déjà le système de santé. Et ce n’est pas ce gouvernement qui nous a menti sur Lubrizol, qui nous ment sur les retraites et casse les services publics, comme ceux qui l’ont précédé, qui va nous rassurer !

Toutes les raisons d’être inquiets et en colère

Non pas tant à cause de la gravité de ce virus, pas encore vraiment évaluée, mais parce que, s’il y avait des millions de malades et qu’il devenait nécessaire d’hospitaliser des dizaines de milliers de personnes, notamment les plus fragiles,
l’hôpital public serait incapable de contrôler la situation. Cela fait un an que tous les personnels hospitaliers tirent la sonnette d’alarme pour dénoncer les Urgences saturées, les services hospitaliers à flux tendu, les sous-effectifs chroniques et les déserts médicaux. Rien n’y a fait : le gouvernement a poursuivi sa politique consistant à siphonner l’argent des hôpitaux pour arroser le grand patronat, parce que les profits, les dividendes et les cours boursiers passent avant la santé publique !

Un virus symptôme d’un système capitaliste à bout de souffle

La progression du coronavirus un peu partout sur la planète n’a pas que des conséquences sanitaires. Les mesures de confinement et le ralentissement, voire la mise à l’arrêt de nombreuses usines en Chine pèsent sur toute l’économie mondiale.
Le jeu habituel des spéculateurs, qui amplifient le phénomène, fait dévisser toutes les Bourses mondiales, menaçant d’un nouveau krach financier. Les bourses mondiales ont connu ce lundi une chute spectaculaire de leurs cotations, la guerre économique entre les géants du pétrole est relancée de plus belle, le gouvernement nous annonce déjà une récession économique pour l’année prochaine… En attendant le gouvernement promet ici des millions d’aides aux entreprises « touchées par la baisse d’activité », mais ne permet pas aux travailleurs en danger d’exercer leur droit de retrait, n’annonce aucune mesure de maintien du salaire pour celles et ceux qui vont être touchées par des mesures de chômage partiel et ne garantit ni le maintien des droits des chômeurs et allocataires sociaux (avec suppression des procédures de contrôle et sans exigence de convocation), sans même parler d’une interdiction des licenciements et suppression d’emplois. Bref, on voit déjà qui va empocher de l’argent et qui va en perdre un peu plus encore.

Ne laissons pas la main aux puissants

En Italie, c’est le confinement généralisé mais dans le même temps de rendre au travail est toujours autorisé… En France, le ministre de la Santé répète que « la vie continue », comprenez la vie économique
car pour la bourgeoisie, coronavirus ou pas, seuls comptent les profits. Alors dans les entreprises qui font face au premiers cas de contamination, ils mettent tout en œuvre pour ne pas perdre un centime. 
Nous devons avoir des réponses collectives en particulier sur les lieux de travail. Face au manque de gel hydroalcooliques, de masques, de gants, de savon, de serviettes en papier, utilisons notre droit de retrait – que le gouvernement le veuille ou non – si les employeurs ne respectent
pas leurs obligations quant la protection de la santé des travailleurs. Et dès maintenant, il faut un plan d’urgence pour l’hôpital public.

Au milieu de l’inquiétude légitime suscitée par le coronavirus, on ne peut pas oublier que le gouvernement Macron-Philippe a dégainé en catimini le 49.3 pour imposer sa réforme des retraites. On ne peut pas ignorer que l’extrême droite en campagne électorale déverse sa propagande nauséabonde contre les migrants. On ne peut pas renoncer à faire entendre la forte colère sociale qui nous anime depuis plus d’un an et demi, depuis le mouvement des Gilets Jaunes jusqu’au mouvement toujours en cours contre la réforme de la retraite à points. Le gouvernement n’a pas encore osé interdire les manifestations à cause du coronavirus mais rien ne dit qu’il ne le fera pas… Quand on voit encore la violence dont il a usé contre certaines manifestations féministes du 7 et 8 mars, on sait qu’il ne recule devant aucune mesure liberticide. Soyons donc nombreux et nombreuses dès ce samedi 14 mars dans les rues de Paris pour manifester toutes et tous ensemble, Gilets Jaunes, syndicalistes, secteurs en lutte, jeunes, militants écologistes, contre l’ensemble de la politique du gouvernement et les méfaits du capitalisme. Et dimanche 15 mars, votons partout où c’est possible pour les listes des anticapitalistes et des révolutionnaires aux élections municipales, pour celles du NPA où il se présente, pour celles de Lutte Ouvrière partout ailleurs

Publié par anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Coronavirus. Les salariés au chômage partiel perdront 16% de leur salaire

Au moins 30 000 salariés de quelques 2000 entreprises sont d’ores et déjà contraints au chômage partiel. Présentée comme une solution par le gouvernement, les travailleurs concernés perdront au moins 16% de leur salaire, les intérimaires leur emploi, à cause de l’épidémie de coronavirus. Une mesure qui rappelle que pour le gouvernement, il est normal de faire payer la crise aux travailleurs.

TRAVAILLEURS EN PREMIÈRE LIGNE

Crédit photo : ESTELLE RUIZ / NURPHOTO / AFP

« Notre stratégie est d’être pragmatique. Il ne faut pas pénaliser la vie économique », réagissait sur BFM TV Muriel Pénicaud, ministre du Travail, dimanche 8 mars après l’annonce de la mise en quarantaine de Venise et Milan. Et celle qui a fait passer la loi travail XXL par ordonnances à l’automne 2017, la réforme de l’assurance-chômage en catimini ensuite, deux attaques très importantes sur les épaules des travailleurs d’ajouter, « des dispositifs économiques existent pour accompagner les entreprises ».

Recette miracle dans cette conjoncture marquée par une forte baisse de la demande ? Le fameux chômage partiel, dispositif simplifié pour l’occasion par le gouvernement. Le quotidien libéral Les Echos détaille le procédé : « l’entreprise, qui en fait la demande auprès du ministère du Travail, peut faire chômer ses salariés si l’administration l’accepte, et les payer à 70 % du salaire brut. Dans ce cas, l’Etat et l’Unedic indemnisent la société à hauteur de 8,04 euros par heure chômée, c’est-à-dire le niveau du SMIC. ».

Problème de taille, si le patronat est aidé par le gouvernement, les travailleurs quant eux, ne percevront que 84% de leur salaire net ! Une chute de salaire plus importante encore si l’on prend en compte les heures supplémentaires qui ne sont pas intégrées dans ce calcul et ne pourront être réalisées. Pire en ce qui concerne les emplois les plus précaires tels les intérims et autres CDD, en tant que variables d’ajustement du patronat, ils risquent purement et simplement le chômage… A la longue listes de ceux qui subiront ce choc, on pourrait d’ailleurs ajouter les intermittents du spectacle et les auto-entrepreneurs, qui verront également leur activité chuter. Une problématique d’autant plus importante que l’épidémie s’étend en France et risque de voir le nombre d’entreprises ayant recours au chômage partiel s’étendre.

La CFDT, la CGT et FO appellent à renoncer à la réforme de l’assurance-chômage

Face à cette situation, différents syndicats se sont positionnés contre l’entrée en vigueur au 1er avril prochain de la réforme de l’assurance-chômage. En effet, entérinant des conditions plus drastiques pour accéder à l’assurance et réduisant les allocations, elle risque d’entraîner une précarisation accrue pour des centaines de milliers de travailleurs privés d’emploi, dont certaines et certains ne pourront même plus toucher d’allocation. En effet, depuis le 1er novembre, pour ouvrir des droits à indemnisation, il faut avoir travaillé au moins six mois sur les 24 derniers mois, contre quatre sur les 28 derniers, avant le passage de la réforme. Le seuil permettant un rechargement des droits a été fortement durci.

Comme l’explique la CFDT dans un communiqué, ce mardi, la réforme de l’assurance chômage aura « de terribles conséquences pour des centaines de milliers personnes qui travaillent en cumulant des contrats de courte durée ». En effet, « les emplois précaires (CDD de courte durée, intérimaires…) sont la première variable d’ajustement ». « Des mesures sont annoncées pour soutenir les entreprises et les secteurs en difficulté" à cause du coronavirus, "qu’en est-il des demandeurs d’emploi et des travailleurs précaires ? », questionne à juste titre le syndicat réformiste, et de poursuivre : « la réforme de l’assurance chômage décidée par le gouvernement en 2019 aura des impacts redoutables », alors que les nouvelles mesures « de baisse des droits auront plus pour effet d’accentuer la précarité des demandeurs d’emploi que de les inciter à un retour plus rapide à l’emploi durable ».

Face à cette situation la CFDT demande de décaler la mise en œuvre « de cette modification des règles de calcul de l’allocation ». De leur côté, la CGT et FO demandent au gouvernement d’abandonner le décret du 26 juillet 2019 qui casse les droits à l’assurance chômage mode de calcul de l’allocation chômage.
La CGT en a appelé dans un communiqué à « la responsabilité du gouvernement et du patronat pour les travailleurs privés d’emploi et/ou précaires ». La centrale de Montreuil rappelle que « les salariés permanents sont déjà victimes de pressions inacceptables et pour les CDD, intérimaires, intermittents, CDI à temps partiel, notamment pour les femmes, c’est à nouveau la double peine : des contrats sont annulés et leur accès aux droits sociaux, assurance chômage ou sécurité sociale, est menacé » .

Pour FO, la réforme « conduirait dès le 1er avril prochain à réduire l’indemnisation pour nombre de demandeurs d’emplois, notamment les plus précaires, voire à mettre fin à ce droit à indemnisation », alors que le contexte actuel « risque de conduire à ce qu’un plus grand nombre de salariés se retrouvent en situation de demandeurs d’emplois et donc de subir les conséquences restrictives de ces mesures ».

Pour une rémunération à 100% en cas de chômage partiel et une internalisation des intérimaires et autres contrats précaires !

La revendication du retrait de la contre-réforme de l’assurance chômage, passée sans mobilisation du côté des directions syndicales, est une mesure juste. Pour autant, elle paraît minimale dans à une situation qui cherche à faire peser le poids des conséquences économiques de l’épidémie aux travailleurs.

Alors que le gouvernement joue la carte de l’unité nationale, le traitement économique apparaît marqué par un clivage clair entre les travailleurs, dont les droits de retrait sont refusés même lorsqu’ils sont les plus exposés au coronavirus comme à la RATP, et les entreprises auxquelles le gouvernement « tend la main ». En ce sens il faut refuser que les travailleurs paient les conséquences de l’épidémie !

Outre les mesures de sécurité sanitaire qui doivent être les plus importantes possibles, il n’est pas admissible que le chômage partiel s’accompagne de pertes de salaires. En outre, plus que jamais, la situation rappelle la nécessité de lutter pour l’embauche des intérimaires et l’intégration en CDI de tous les contrats précaires, pour s’opposer à ce que les travailleurs constituent des variables d’ajustement face aux crises.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Coronavirus : par manque de moyens, on laisse mourir les personnes âgées en Italie

L'Italie, principal foyer européen du coronavirus, fait état à l'heure actuelle de plus de 10 000 cas d'infection et de 631 morts. Face à cette crise sanitaire historique, une note confidentielle à destination des personnels des hôpitaux a été rendue publique par un groupe de médecins : elle préconise de ne pas traiter les personnes âgées en priorité.

LES HÔPITAUX DÉBORDÉS

Crédits photo : AFP
L’Italie est le pays européen le plus touché par l’épidémie de coronavirus, avec plus de 10 000 cas recensés et plus de 630 morts. Des mesures drastiques ont été prises par le gouvernement pour faire face à la pandémie, avec notamment la mise sous quarantaine de l’ensemble du pays, et de nombreuses restrictions en termes d’activités, de déplacement, de sortie, etc.

Cette mise en quarantaine historiquement exceptionnelle s’accompagne d’annonces du gouvernement sur le soutien à l’économie de la part de l’État, avec un déblocage de 25 milliards d’euros, ce qui ferait pâlir le plus keynésien des économistes dans cette période de libéralisme aiguë et de privatisation des services publics, dont l’hôpital public.

Ce lundi 9 mars, près de 733 personnes étaient en unité de soins intensifs, et ont donc besoin de matériel d’assistance respiratoire pour être maintenus en vie. Or, la dégradation perpétuelle du service public hospitalier, conséquence des politiques autoritaires néolibérales appliquées en Italie, en partie promues par l’Union Européenne, donne lieu à une situation où il n’y a pas assez de matériel pour prendre en charge le nombre croissant de personnes en situation grave.

Dans ce contexte, une note confidentielle produite par un groupe d’experts et de médecins a été envoyée à l’ensemble des établissements de soins pour répondre à cette problématique comme le rapportait ce lundi le docteur Christian Salaroli, anesthésiste-réanimateur en Lombardie, dans un entretien au Corriere della Sera.

Quelle solution est apportée ? C’est simple, la note fait état de 15 critères de sélection des patients à placer sous assistance respiratoire de manière prioritaire. Ces critères qui portent notamment sur l’âge des patients, sachant que l’Italie a la moyenne d’âge la plus élevée d’Europe. Cela signifie en réalité, que les soignants doivent faire des choix sur les patients à sauver et ceux qu’il faut laisser à leur sort.

Une responsabilité effroyable pèse donc sur les hospitaliers, qui se sont engagés pour sauver des vies et se retrouvent à faire des choix coûtant la vie à de nombreuses personnes, conséquence dramatique de la destruction permanente de l’hôpital public. La solution apportée par la fameuse note ne fait que dévoiler la logique profondément capitaliste qui guide la prise en charge des patients : laisser mourir ce qui ne sont plus utiles au capital, qui ne peuvent plus travailler et qui en plus sont coûteux pour l’État au niveau des pensions de retraites.

Cette inadmissible réponse à la crise sanitaire, faisant reposer la responsabilité du choix de vie ou de mort sur les personnels de soin, fait éclater au grand jour la logique que le gouvernement italien défend : soutenir l’économie avec injection de 25 milliards d’euros, et laisser mourir ceux qui ne peuvent plus soutenir cette économie capitaliste. Evidemment, tout cela sur fond de crise de l’hôpital public générée par la logique capitaliste.

Aussi, face au discours médiatique dominant en France, se voulant rassurant vis-à-vis de l’hôpital public, il est important de pointer du doigt la crise profonde de notre milieu hospitalier qui n’a rien à envier au système italien ; le personnel hospitalier s’est d’ailleurs mobilisé depuis plusieurs mois, notamment au niveau des urgences, contre leurs conditions de travail et la casse de l’hôpital, dont le gouvernement Macron est l’un des principaux responsables. L’évolution de la situation en France n’est pas encore écrite, mais l’on peut aisément imaginer qu’en cas d’aggravation, la crise engendrée par le coronavirus sera du même ordre que celle qui sévit actuellement en Italie.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Les médias nous bassinent à longueur d'antenne sur les précautions sanitaires prises contre le coronavirus par les privilégiés gravitant autour du palais présidentiel, ainsi que par son révérendissime locataire. Mais qu'en est-il partout ailleurs parmi la population?

L'EHPAD de Louveciennes, dans les Yvelines, appartenant au groupe privé Korian, annonce le décès de deux résidentes ce mardi 10 mars. Depuis dimanche, 4 pensionnaires de cette maison de retraite avaient été infectés par le covis-19.

"C'est un personnel soignant de remplacement, qui avait travaillé au sein de la maison de retraite à la fin du mois de février qui en est visiblement à l'origine. C'est d'ailleurs lui qui a donné l'alerte, après avoir été lui-même diagnostiqué positif et confiné à son domicile", écrit le Parisien du lundi 9 mars 2020.

Et le journal poursuit: "Depuis dimanche, 15 heures, l'établissement est totalement fermé au public. Les familles de tous les résidents ont été contactées directement pour les informer de la situation. Les personnes infectées n'ont pas été hospitalisées mais continuent de séjourner au sein de cet établissement médicalisé. Leur état de santé ne serait pour l'heure pas inquiétant. Comme les autres résidents, elles sont confinées dans leur chambre. Des prises de température sont effectuées à raison de plusieurs fois par jour. Le personnel a été équipé en conséquence et fait également l'objet d'une étroite surveillance."

Oui, vous avez bien lu, "les personnes infectées n'ont pas été hospitalisées". Et le mardi, deux pensionnaires décédaient du coronavirus.

Deux poids deux mesures, ou selon que vous serez puissant ou misérable?

Et que dire de cette politique de remplacement des soignants dans les EHPAD ? Où sont les moyens financiers et humains en concordance avec les résidents des maisons de retraite dans le privé comme dans le public?

Ce soir, une fois encore, un ex-banquier d'affaires, logeant dans le palais de l'Elysée, se présentera en père de la nation contre l'épidémie du coronavirus. Avec un toubib particulier attaché à ses basques chaque jour sonnant au calendrier.

Mon médecin traitant prend sa retraite fin mars à Mantes-la-Jolie, ville où la désertification médicale s'intensifie et dans laquelle l'hôpital public est en grande souffrance. Je suis, comme ils disent, un patient fragile puisque subissant deux pathologies chroniques. Mais pour les notables de Mantes-la-Jolie, ne craigniez rien, ils se dénombrent parmi les puissants.

Retraité, je vais être à mon 3e médecin traitant et mes recherches sont pour l'instant vaines. Mais c'est vrai, j'étais un privilégié lorsque j'étais en activité à la SNCF. Et je le suis toujours à la retraite selon le capital, ses commis: la droite de Macron, celle de Sarkozy-Fillon et leur extrême.

Quant à du savon et du papier-toilette dans l'éducation nationale, c'est plutôt également le capitalovirus.

Coronavirus: c'est selon que vous soyez puissant ou misérable?

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Fin de conflit pour le personnel Sodexo à l'usine Le meux, Unilever

Après 2 jours de grève, les salariés Sodexo ont obtenu satisfactions à leurs revendications.

La direction Sodexo a cédé face à la détermination des salariés.

Les salariés ont obtenu en moyenne une augmentation de 6% du salaire de base, plus le renfort d'une personne pour leur secteur de travail.

Un grand Bravo aux salariés Sodexo, la preuve encore une fois que, 

 

Seule la lutte Paie !

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Les échanges entre les salariés et les responsables de la direction n'ont rien donnés. 

Malgré la pression exercée par les responsables Sodexo, les salariés restent catégoriques sur leurs revendications. Ils veulent un renfort Humain pour alléger la charge de travail qui n'a cessé d'augmenter, et une augmentation de salaire, ce qui est plus que légitime !

En dépit des menaces, les salariés ont décidé de reconduire le mouvement.

Les salariés ont toutes les raisons d'être en colère et ils sont déterminés à ne rien lâchés !

Bravo à eux.

SODEXO c'est :

Chiffres clés (au 31 août 2019)
22,0 milliards d’euros de chiffre d’affaires consolidé
470 000 collaborateurs
19e employeur privé mondial
67 pays
100 millions de consommateurs chaque jour
15,8 milliards d’euros de capitalisation boursière (au 8 janvier 2020)

Sodexo: bénéfice net 2018/2019 en hausse de 2,2%.

Le numéro deux mondial de la restauration collective Sodexo a publié jeudi un bénéfice net en hausse de 2,2% à 665 millions d'euros pour son exercice 2018/2019, pendant lequel sa rentabilité a été conforme à ses objectifs.

Grève du personnel SODEXO chez Unilever Le meux

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Pour notre direction, l'inflation est de 0,9% et elle se base sur l'indice INSEE.

Pour nous, voici en photo l'inflation réel pris sur le site. Ci-dessous et le lien : 

https://www.insee.fr/fr/statistiques/4283706

Pour cette deuxième réunion suite à nos revendications, la direction est d'accord sur certains accessoires, mais sans en dire plus !

Concernant les propositions sur l'AG des organisations syndicales, pour la direction, nous sommes hors sujet.

Nous en serons plus lors de la troisième réunion, le 24 mars 2020.

Litige sur l'inflation...

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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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