SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Il y a les réalités de la crise économique et celles de la crise du capitalisme.

La crise du système étant antérieure à la crise sanitaire.

Et nul doute que les classes dominantes vont utiliser le choc actuel pour les restructurations longuement prévues comme on le voit par exemple dans l'automobile et chez Renault.

Pas d'autre issue pour les travailleurs que de se préparer à se battre contre les licenciements et les conditions dans lesquelles  patronat et pouvoir vont vouloir procéder.

C'est par exemple dans l'article du Figaro ci-après qu'est évoquée la tentation d'utiliser ce qu'on appelle les APC pour accord de performance collective.

Et il s'agit comme l'avoue le journaliste du Figaro d'éviter (pour le patronat) les Plans de licenciements jugés trop coûteux!

TIENS ?

Signalons dans la perspective de cette résistance l'outil mis en place par la CGT Infocom :

 

un nouvel outil numérique, innovant et collaboratif, pour rendre visible les licenciements en France et valoriser les luttes.

Vous êtes victime d'un plan social, d’un plan de sauvegarde de l'emploi, d’une rupture conventionnelle contrainte ou collective, d’une suppression de poste… Faites-le savoir en l'indiquant sur notre cartographie.

Les patrons licencient sans état d’âme ! Recensons, informons et luttons pour défendre nos emplois et obtenir l'interdiction des licenciements.
 

ADRESSE :

ALERTE LICENCIEMENTS

________________

Par Manon Malhère et William Plummer
Publié le 25 mai 2020


Les entreprises les plus touchées par la crise ne résisteront pas au choc. Des milliers de plans sociaux, avec des cortèges de suppressions d’emplois à la clé, sont redoutés à la rentrée.«Cette crise sanitaire va entraîner une crise économique qui ne fait que commencer. Elle sera brutale», avait annoncé Édouard Philippe lors de son allocution, le 19 avril.
«Cette crise sanitaire va entraîner une crise économique qui ne fait que commencer. Elle sera brutale», avait annoncé Édouard Philippe lors de son allocution, le 19 avril. GONZALO FUENTES/REUTERS
Même si le gouvernement injecte chaque mois des dizaines de milliards d’euros pour tenter de sauver l’économie tricolore, il ne pourra éviter l’inévitable: la multiplication des licenciements et plans sociaux dans les entreprises qui ne résisteront pas à la plus forte récession depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Lorsque la France s’est confinée en mars, Emmanuel Macron avait pourtant annoncé qu’«aucune entreprise» ne serait livrée «au risque de faillite». Mais voilà, en cette phase de déconfinement progressif, l’exécutif prépare désormais les esprits au contraire. «Il y aura des faillites et il y aura des licenciements dans les mois qui viennent» , a ainsi averti le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire au micro d’Europe 1, la semaine dernière.

Pour l’heure, la vague de licenciements n’a pas encore submergé l’économie française. Du 1er mars au 17 mai, seuls 53 plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) ou plans sociaux - obligatoires dans les entreprises de 50 salariés minimum, à partir de 10 licenciements - ont été initiés, pour 2853 suppressions de postes. Le nombre d’inscrits à Pôle emploi a certes, progressé de 7,1% en mars mais cela s’explique essentiellement par le non-renouvellement des contrats courts ou des reports d’embauches.


Les avocats sollicités

La France semble donc jusqu’à présent épargnée par les licenciements. Et pour cause, l’économie s’est retrouvée pendant deux mois dans une forme de léthargie largement entretenue par l’État. L’exécutif a mis sous perfusion plus d’un million d’entreprises, avec son plan d’urgence de 110 milliards d’euros qui inclut le très coûteux dispositif de chômage partiel. Ces actions, qui pèsent lourd pour les finances publiques, ont permis d’éviter «une vague massive de licenciements», avançait fin avril la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. Mais le plus dur reste à venir. Bon nombre de personnes mises à l’arrêt et dont la rémunération a été subventionnée par de l’argent public - un salarié sur trois dans le privé! - risquent maintenant de perdre leur emploi.

II y aura des licenciements, c’est certain. Mais aujourd’hui, on ne peut pas en connaître l’ampleur

François Asselin, président de la CPME

«Tous les indicateurs montrent une chute de la production très forte, des trésoreries très atteintes et des répercussions sur l’emploi. Je crains que les licenciements en nombre soient inévitables», juge Raymond Soubie, président du cabinet de conseil en ressources humaines Alixio et ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy à l’Élysée. «II y aura des licenciements, c’est certain. Mais aujourd’hui, on ne peut pas en connaître l’ampleur», confirme François Asselin, président de la CPME. Il n’empêche, les employeurs n’ont pas attendu longtemps pour se tourner vers les avocats. «Dès le début du confinement, des entreprises m’ont sollicitée pour préparer des plans sociaux dans les secteurs les plus touchés, comme la restauration et l’hôtellerie», confie Isabelle Mathieu, avocate associée chez Daem Partners.


Le véritable coup de massue pourrait arriver dans les prochaines semaines, après la diminution progressive de la voilure du chômage partiel dans les secteurs dont l’activité a pu redémarrer. «La phase la plus difficile est devant nous car il va falloir sortir du chômage partiel. L’État va continuer de faire fonctionner le dispositif mais sans maintenir le niveau d’aides actuel. Le choc va donc être très fort sur les entreprises et sur les salariés», juge Raymond Soubie. Petit à petit, les employeurs touchés par la crise vont devoir assurer financièrement les salaires et les charges de l’entreprise sans pour autant retrouver un niveau normal  perdre votre emploi à cause du coronavirus?


«Crises de liquidité»


«Dans cette phase de redémarrage, les entreprises pourraient être confrontées à de véritables crises de liquidité», prévient Hector Arroyo, partner en restructuration au sein du cabinet Baker McKenzie.


Lors de la crise de 2008, les plans de sauvegarde avaient bondi et s’étaient étendus sur près de dix-huit mois. On en comptait 1052 en 2008 puis 2241 en 2009. Cette fois, c’est à partir de la rentrée de septembre que l’hécatombe est attendue. Pour les entreprises déjà affaiblies, notamment par la crise des «gilets jaunes» puis par les grèves contre la réforme des retraites, les licenciements individuels et les plans sociaux s’annoncent difficilement contournables. Pour preuve, les enseignes comme André, Naf Naf et Alinéa ont déjà été placées en redressement judiciaire. De son côté, Renault devrait tenir, jeudi prochain, une réunion de crise avec les syndicats. «Quant aux entreprises qui ont réussi à maintenir la barre grâce aux aides de l’État, elles attendent au minimum la rentrée avant de prendre la décision de licencier ou pas. Elles souhaitent voir si leur activité va suffisamment reprendre et à quelle échéance», précise Deborah David, avocate associée au cabinet De Gaulle Fleurance et associés.

Il reste que le gouvernement, qui a apporté un soutien financier massif, ne validera certainement pas des plans sociaux les yeux fermés. Bien au contraire. «Depuis la loi El Khomri, les licenciements économiques sont plus souples. Toutefois, les entreprises qui ont perçu des aides de l’État risquent de devoir sérieusement justifier leurs plans sociaux», avertit l’avocate Isabelle Mathieu. Conscient du risque, le ministère du Travail assure travailler actuellement à de nouveaux dispositifs en amont des PSE pour limiter les licenciements.

Des APC par prévention

Pour l’heure, certaines entreprises essaient surtout préventivement de se réorganiser pour justement éviter des procédures de licenciement lourdes et coûteuses. Et, «l’accord de performance collective (APC) est le meilleur outil qui permet de s’adapter face à une crise conjoncturelle», estime Deborah David. Prévus dans les ordonnances Pénicaud, les APC signés à la majorité des syndicats offrent la possibilité aux entreprises de revoir temporairement les conditions de travail des salariés. «Avec les APC, on peut descendre jusqu’au smic mais ça ne se passe jamais comme ça. On vient plutôt raboter des RTT, augmenter la durée du travail, ou faire travailler quelques jours fériés», précise Olivier Angotti, avocat associé chez FTMS.

«Le dialogue économique sera clé sur les efforts à consentir pour le maintien de l’emploi et il sera fondamental de connaître les intentions des employeurs, avertit déjà Marylise Léon, la secrétaire générale adjointe de la CFDT. Et les PSE doivent être le dernier recours.» Voilà qui est dit.

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

A écouter jusque bout, la fin est excellente !!!

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Réduction de la prise en charge de l’activité partielle

A compter du mois de juin, la prise en charge par l’Etat et l’UNEDIC de l’activité partielle devrait être réduite de 15 %, à l’exception de certains secteurs d’activité.

Rappelons que la prise en charge par l’Etat de l’indemnité qui est versée aux salariés placés en activité partielle a été portée à 100 %, dans la limite de 4,5 SMIC, depuis le 26 mars 2020 (
art. D.5122-13 CT modifié). Les employeurs sont donc intégralement remboursés depuis la crise sanitaire des indemnités versées aux salariés mis en activité partielle, sauf pour les (très) hauts salaires.

A partir du 1er juin 2020, cette prise en charge serait réduite à 85% de l’indemnité versée aux salariés concernés, dans la limite inchangée de 4,5 SMIC. Concrètement, les employeurs qui maintiendront l’activité partielle de tout ou partie de leurs salariés seront remboursés de « 60% du salaire brut, au lieu de 70% précédemment » (communiqué de presse du ministère du travail en date du 25 mai 2020).

Attention, cette évolution annoncée par le ministère du travail n’aura pas d’impact sur les salariés qui continueront d’être en activité partielle au-delà du 1er juin. Ces salariés devront toujours être indemnisés à hauteur de « 70 % de leur rémunération brute, soit 84 % du salaire net, et au minimum le SMIC net ».

Enfin, les employeurs des secteurs d’activité faisant l’objet de restrictions d’activité particulières en raison de la crise sanitaire tel que le tourisme ou le spectacle, continueront à bénéficier d’une prise en charge à 100%. 

Ces mesures seront fixées par décret après l’adoption définitive du projet de loi relatif à diverses dispositions liées à la crise sanitaire, à d’autres mesures urgentes, en cours d’examen ce jour par le Sénat après son adoption en première lecture par l’assemblée nationale le 15 mai 2020.

Publié par JDS

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Dividendes : l'Etat perd ce que les sociétés privées, dont il est actionnaire, auraient dû lui verser

Politique.net

En renonçant aux dividendes,

l'Etat va perdre 2,4 milliards d'euros


Pas de dividendes en période de crise. En annonçant qu'il n'accorderait aucune aide (comme des reports de cotisation) aux entreprises qui verseraient des dividendes à leurs actionnaires, le gouvernement a tenté d'éviter la distribution de ces dividendes au moment où la crise va toucher de plein fouet les salariés.

Mais comme on le sait, de nombreuses entreprises du CAC40 n'ont pas respecté ces consignes et ont distribué plusieurs milliards d'euros à leurs actionnaires (Total, L'Oréal, Free...).


En revanche, l'Etat a bien décidé de renoncer aux dividendes dans les entreprises dont il est encore actionnaire minoritaire (comme Engie, Orange ou encore Aéroport de Paris). Avec des conséquences catastrophiques pour les finances publiques, comme l'explique Le Canard enchaîné du 8 avril 2020 (et dont l'article est injustement passé inaperçu) : d'après l'agence des participations de l'Etat (APE), "le manque à gagner s'élevera à 2,44 milliards d'euros (...) car 9 des 11 entreprises cotées qui appartiennent au portefeuille de l'APE envisageaient de verser un dividende important au titre de l'exercice 2019".

Et Le Canard de détailler : "Engie (dont l'Etat détient encore 23,64%) devait signer un gros chèque de 460,6 millions d'euros à son premier actionnaire. Deuxième sur le podium : Orange (13,39%), avec un versement de 249.27 millions d'euros".

Et la liste est longue : Airbus, Safran et Aéroport de Paris devaient aussi distribuer plusieurs centaines de millions d'euros en dividendes. Sans oublier EDF : si l'Etat ne perçoit plus de dividendes depuis plusieurs années pour éviter de mettre le groupe d'électricité en péril, il percevait tout de même l'équivalent en actions. Avec la décision du gouvernement, l'Etat va ainsi se priver de 830 millions d'euros en actions !

Au total, le manque à gagner s'élève donc à 2,4 milliards. Un chiffre à retenir quand le gouvernement annoncera les mesures d'austérité pour les salariés en raison du déficit...

http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Automobile. Un plan d’aide de 8 milliards d’euros et Renault va supprimer 5000 postes

C'est une information du Figaro. Alors qu'Emmanuel Macron a annoncé un plan d'aide au secteur automobile de 8 milliards d'euros ce 26 mai, Renault va supprimer 5000 postes d'ici à 2024.

Un affront !
Crédits photos : MARTIN BUREAU/AFP

Le 19 mai dernier, Le Canard Enchaîné lâchait une véritable bombe en annonçant que Renault s’apprêtait à fermer quatre usines, avec plus de 3500 emplois menacé. C’est au tour du Figaro de balancer un véritable pavé dans la mare ce 26 mai : D’ici à 2024, 5000 postes vont être supprimés par le géant automobile !

L’information tombe mal, c’est un euphémisme de le dire, pour Emmanuel Macron. En effet, le chef de l’Etat s’est attelé, quelques heures auparavant, à détailler son plan concernant la filière automobile. Aux 5 milliards de prêt garantis par l’État se sont donc ajoutés 8 milliards d’aides aux entreprises du secteur, dans un plan présenté comme voulant placer la France comme le leader européen de la production de « voiture propre ». Dans son allocution, le président s’était bien gardé d’évoquer la question des fermetures de site chez Renault... On comprend mieux pourquoi !

En effet, selon Le Figaro, « le gouvernement « intransigeant sur la préservation des sites de Renault en France », selon Édouard Philippe, ne s’est pas opposé à cette restructuration. Mardi matin, le président du conseil d’administration de Renault, Jean-Dominique Senard, s’est entretenu avec le président de la République sur les mesures d’accompagnement de cette réorganisation industrielle. Renault a donné des gages sur le maintien en France d’activités à valeur ajoutée comme l’assemblage, à Cléon, d’un nouveau moteur électrique destiné aux trois partenaires de l’Alliance, Renault, Nissan et Mitsubishi, mais aussi le rapatriement à Douai de l’assemblage de véhicules qui avait lieu hors de France ».

En d’autres termes, c’est en toute connaissance de cause que Macron a détaillé son plan ce 26 mai. Toujours selon Le Figaro, « les projets de fermetures de sites à Choisy, Dieppe et Caudan seront détaillés. Renault cherche un repreneur pour la Fonderie de Bretagne (370 salariés) à Caudan (Morbihan), qui produit des pièces de fonderie brutes et usinées pour l’industrie automobile […] Les dirigeants de Renault devraient également préciser le projet de reconversion de l’usine de Flins, qui pourrait être dédiée à des activités de recyclage. Quant au site de Maubeuge, dont une partie de l’activité devait être transférée à Douai, il fera l’objet lundi d’une table ronde réunissant syndicats et élus et direction, à la demande du président de la République ».

C’est ici qu’apparaît au grand jour le fait que l’ambitieux plan de Macron de 8 milliards d’aides est un cadeau fait au patronat de la branche, et qu’en définitive ce dernier entend faire payer le coût de la crise aux travailleurs. D’autant plus qu’avec la suppression de 5000 postes chez Renault, ce sont aussi des milliers de licenciements qui pourraient disparaître dans les entreprises sous-traitantes, sans même parler des fameux « emplois induis ».

A ce titre, et comme l’explique Vincent Duse, militant CGT chez PSA Mulhouse et au NPA-Révolution Permanente, les travailleurs de la fonderie de Bretagne, qui bloquent leur usine depuis lundi, montre la voie à suivre ! C’est en effet par la lutte de l’ensemble des travailleurs de l’automobile, des entreprises sous traitantes comme des donneurs d’ordres, qu’il sera possible de mettre un stop à l’offensive acharnée du patronat. Une lutte qui ne se limitera pas aux frontières des entreprises Renault, ni même de la branche automobile, tant la tendance va à la multiplication des plans de licenciements dans de très nombreux secteurs de l’économie.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Fermetures d’usines Renault : les salariés de la fonderie de Bretagne montrent la voie à suivre

Depuis deux jours, les travailleurs, à l'appel de la CGT, bloquent l'usine Renault de la Fonderie de Bretagne. Avec les annonces de la fermeture de quatre usines du groupe, c'est une réaction des travailleurs qui veulent organiser la résistance contre le massacre des emplois et ce alors que le groupe annonçait ce mardi soir prévoir de supprimer 5 000 postes d'ici à 2024.

Automobile

Dire que le groupe Renault est au bord de la faillite n’est pas crédible un seul moment si nous faisons un retour en arrière de la situation du groupe Renault. 140 millions d’euros de baisse, mais avec un chiffre d’affaire toujours en hausse. En 10 ans, le groupe a fait 24 milliards de bénéfices et dispose d’un fonds de roulement de 10 milliards. Le groupe emploie 19 000 salariés et 10 000 précaires de façon permanente.

La question que se pose le patronat de la métallurgie, c’est en réalité la question de la compétitivité. Une précarisation de plus en plus importante est à l’oeuvre, et le but derrière la fermeture de sites est de réduire la masse salariale pour faire toujours plus de profits, dans un contexte ou malgré les lamentations du patronat, il est clair que le mastodonte de l’automobile française, à l’instar de PSA, possède de solides réserves accumulées sur le dos des salariés.

Nous savons clairement que l’enjeu de classe est de s’organiser. Ce n’est pas un plan de relance à hauteur de 8 milliards qui va sauver les emplois, surtout dans un contexte où le groupe annonce vouloir supprimer 5 000 postes d’ici 2024, mais bien le rapport de force et la prise en main par les salariés eux-mêmes.

La lutte de la Fonderie de Bretagne, un exemple

La lutte de la Fonderie de Bretagne, c’est la lutte pour l’ensemble de la filière automobile et de l’ensemble de la classe, puisque la crise économique va frapper durement partout, avec des remise en cause des acquis du mouvement ouvrier et l’augmentation de la durée du travail, voire la suppression de jours fériés. En clair, tout pour les patrons et pour ceux qui font tourner la société, rien d’autre que du sang et des larmes.

L’exemple des salariés de la Fonderie de Bretagne est un premier pas vers un affrontement de classe plus important. C’est aussi pour cela que la campagne de soutien et de solidarité de ceux qui sont à l’avant garde de la lutte est indispensable et pourrait être un exemple et un point de départ pour une coordination nationale de secteur automobile. Se mettre en lien et se battre ensemble dans le secteur automobile mais aussi, demain, bien au-delà, voilà qui est prioritaire dans la période.

Dans le cas contraire, c’est le spectre d’un massacre dans l’ensemble de la filière au nom de la compétitivité capitaliste qui plane sur les salariés. Car ce que vont vouloir faire les groupes Renault et PSA, c’est mettre les usines et les ouvriers en concurrence, alors que nous avons les mêmes intérêts à défendre, que nous soyons dans les usines des « donneurs d’ordres » ou dans la sous-traitance ; et peut importe le statut, fixe ou intérimaire.

Ne pas accepter que les travailleurs payent la crise à la place du patronat

Passer à l’offensive dans la situation pour être à la hauteur de la période, c’est défendre chaque usine et chaque emploi. Comment accepter d’être sans boulot et sans revenu, alors que l’argent coule à flots pour la bourgeoisie, et que c’est bel et bien le chômage de masse qui guette l’ensemble des travailleurs avec la crise économique qui arrive ?

C’est pourquoi il est indispensable d’exiger l’ouverture des livres de compte du groupe Renault, afin que tous les travailleurs aient une vision de la réalité de la situation de l’entreprise et de l’ensemble de la branche automobile. Ce d’autant plus que le groupe annonçait ce mardi soir prévoir de supprimer 5 000 postes d’ici à 2024 !

Il est tout aussi indispensable d’afficher un refus total de voir les avantages acquis par la lutte du mouvement ouvrier sacrifiés ; et d’exiger qu’aucune usine ne soit fermée, avec une nationalisation sous contrôle ouvrier de toutes les entreprises ou branches où le patronat ne promet que licenciements et misère. Enfin, il est primordial d’exiger la fin des contrats précaires, l’internalisation de l’ensemble des travailleurs sous-traitants et l’embauche massive des CDD et Intérim en CDI, par la baisse du temps de travail pour tous et toutes, afin de lutter efficacement contre le chômage.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Ce que dit

du StopCOVID

la Ligue des Droit de l'Homme

Appli smartphone COVID19

Parce que dans ce qui n'est pas un débat mais une tentative de passage en force du pouvoir pour, avec l'alibi du virus, disposer d'un outil de traçage de la population, il n'est pas sans intérêt de connaitre l'avis de la LDH sur la question :

NOUVELLE LETTRE OUVERTE CONCERNANT LE VOTE SUR LA MISE EN ŒUVRE DE L’APPLICATION STOPCOVID

Lettre ouverte aux député-es de Malik Salemkour, président de la LDH

Mesdames les députées, Messieurs les députés,
Le 24 avril, nous vous avions exposé les raisons de s’opposer à la mise en œuvre de l’application de suivi de contacts StopCovid, destinée à lutter contre la pandémie de Covid-19 et présentée comme une application de déconfinement.
Après des discours contradictoires du gouvernement, les débats et le vote ont finalement été reportés au mercredi 27 mai.
Qu’avons-nous appris de nouveau sur cette application qui aurait pu vous convaincre de voter favorablement ? Rien !
Le secrétaire d’Etat au numérique sera entendu ce mardi 26 mai par la Commission des lois et vous serez amenés à débattre et voter, dans des conditions de fonctionnement toujours dégradées, dès le lendemain.
Les informations communiquées par le gouvernement, notamment sur un site dédié (HTTPS://WWW.ECONOMIE.GOUV.FR/STOPCOVID), ne permettent toujours pas de considérer que cette application ne représente pas un danger pour la vie privée et les libertés.
En effet cette application serait destinée à « contribuer au travail des médecins et de l’Assurance maladie, pour alerter au plus vite les personnes ayant été en contact avec les personnes malades de la Covid-19, et ainsi casser la chaîne de transmission ».

La question de l’anonymat reste posée

L’application StopCovid serait installée volontairement sur les smartphones à partir des « magasins » GooglePlay ou de l’AppleStore, et un serveur central sécurisé générera des pseudonymes stockés sur les smartphones qui enregistreront, toujours grâce au Bluetooth, les pseudonymes des smartphones à proximité desquels (au moins un mètre) ils seront restés au moins quinze minutes.
Lorsqu’une personne aura été testée positive, elle pourra alerter les personnes qu’elle a croisées, en partageant son pseudonyme et ceux des personnes croisées qui se trouvent dans son application avec la base de données centrale. Or le propre d’un pseudonyme est qu’il n’est qu’une technique permettant de cacher l’identité au plus grand nombre mais qu’il reste toujours un moyen de retrouver l’identité en question.
Une donnée totalement anonyme n’est plus une donnée à caractère personnel, or le fait que le gouvernement demande l’avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) confirme bien qu’il s’agit de données personnelles. Par ailleurs tous les utilisateurs ont pu constater que lorsqu’ils installent une application à partir de ces « magasins » gérés par Google ou Apple ils « offrent » de gré ou de force des données personnelles à ces entreprises, ce qui n’est pas anodin pour cette application.
L’utilisation de données personnelles doit respecter le Règlement général sur la protection des données (RGPD) et notamment un consentement libre spécifique et éclairé de la personne concernée. Le gouvernement considère que l’utilisation de l’application étant basée sur le volontariat, celui-ci vaudrait consentement, or il ne donne aucune garantie sur les suites données aux déclarations de contamination : devra-t-on avoir installé l’application pour accéder aux tests, masques ? Sera-t-elle obligatoire pour accéder à son entreprise, lieux publics, etc. ? Déjà certains suggèrent d’offrir aux porteurs de l’application « 50 km ajoutés aux 100 autorisés » à ce jour…
Si l’accès à ces bénéfices ou « bonus » dépendait de l’installation de l’application, cela constituerait une discrimination vis à vis d’une grande partie de la population et, par ailleurs, le consentement ne serait plus libre.

Les problèmes liés au Bluetooth demeurent

En plus de risque de piratage, cette technologie n’est pas fiable quant à la mesure des distances. De plus elle est « aveugle » aux barrières protectrices que représentent un mur, une vitre séparant deux personnes porteuses d’un smartphone, ce qui risque de générer de fausses alertes, et elle ne fonctionne pas lorsque ce dernier est en mode veille.
La question de l’efficacité reste posée dans la mesure où, pour que l’objectif de StopCovid soit atteint, il faudrait qu’au moins 60% de la population utilise l’application et que tout le monde dispose d’un smartphone (or seulement 77 % des Français en avaient un en 2019) et, même si le gouvernement étudie encore à ce jour les possibilités de rendre StopCovid accessible au plus grand nombre grâce à des solutions alternatives au smartphone, il est fort peu probable que 60% de la population utilise StopCovid…
Un mois après l’annonce d’un débat et d’un vote, il apparaît qu’aucune garantie et amélioration notable n’aient été apportées.
C’est pourquoi nous vous demandons de ne pas céder aux pressions et à nouveau de refuser de voter ce projet qui, contrairement à une augmentation significative des moyens pour la recherche scientifique et les systèmes de santé publique, n’apportera rien à la lutte contre l’épidémie de Covid-19 et porte au contraire de graves dangers pour notre vie privée et nos libertés.


Nous vous prions d’agréer, Mesdames les députées, Messieurs les députés, l’expression de nos salutations les meilleures.

Malik Salemkour, président de la LDH

Paris, le 25 mai 2020

VOUS POUVEZ, VOUS AUSSI, ADRESSER CETTE LETTRE À VOS ÉLU-ES À :

Rédigé par Canaille le Rouge

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Laurent Berger, patron de la Cfdt et qui préside la CES, n'y va pas par 4 chemins dans son twitt du 19 mai 2020: "Le plan de relance franco-allemand à 500 milliards annoncé hier est un vrai signal politique : c’est une Europe solidaire, plus forte et plus durable qui nous permettra d' affronter la crise. La CFDT soutient cette démarche qui redonne des perspectives !" Oui donc à des milliards d'argent public pour les entreprises et les 27 états de l'UE qui aident le patronat dans leur pré carré national.

Si vous lisez mon blog, je ne porte pas la CES dans mon coeur, d'autant plus que Laurent Berger la préside. En matière de progrès, de justice sociale et d'écologie, je dis que cette confédération roule pour le capital plutôt qu'elle ne le combat. Et la Cfdt, avalisant la politique du capital en pleine pandémie du coronavirus, conforte mon opinion.

La CGT est affiliée à la CES depuis 1999, Cfdt et Fo y étaient depuis la création de la CES en 1973. Mais depuis 1999, les plans d'austérité, édictés par Bruxelles, noircissent le quotidien des travailleurs européens. En France, la casse du Code du travail ou le sabordage du rail national , sans parler de la santé publique n'en sont que quelques exemples criants. Et si vous parcourez le site officiel de la CES, la langue du billet vert y fait florès. Comme d'ailleurs à Bruxelles, alors que la Grande-Bretagne n'est plus dans les états de l'UE.

Bref, réformer le capitalisme ou le ripoliner en vert à la sauce écolo-bobo n'ont pas mes faveurs. Et voilà que Laurent Brun, responsable national de la CGT-Cheminots, sur sa page Facebook, écrit cela :

"Non l’Union Européenne n’est pas la sauveuse de notre économie !
Le soi disant plan de relance franco allemand pose en lui même un certain nombre de questions (nouveau recul de souveraineté en matière de politique économique, conditions de remboursement qui pourraient amener une étape supplémentaire vers le fédéralisme, critères de sélection des projets...).
Mais c’est surtout une gigantesque arnaque idéologique qui vise à présenter l’Union européenne comme la solution à la crise alors qu’elle en est une des causes.
Pour les services publics, par exemple, les règlements de l’Union européenne consacrent l’obligation de mise en concurrence, le principe du « bénéfice raisonnable » (donc de la profitabilité du service public), et surtout les instruments « indépendants » de contrôle bureaucratique et financier qui ont fait grossir les « tetes » administratives et réduire les effectifs de production, un des probleme révèlé au grand jour dans cette crise.
Je ne développe pas sur le rôle de la banque centrale qui n’aide plus au financement des grands projets mais uniquement à la protection de la bourse et des grands patrimoines, sur les critères de convergence ou les contraintes budgétaires qui imposent aux états la réduction des budgets sociaux, sur la libre circulation des capitaux qui a organisé les délocalisations, etc...
Je ne reviens pas sur le fait que l’UE a été immédiatement au chevet des bourses mais n’a pas organisé une seule seconde la lutte contre l’épidémie (démarches de coopération des labos publics de recherche, mobilisation des forces productives pour fournir masques et matériel... nous n’avons rien vu de tout ça, ils n’ont même pas idée que ça aurait pu être leur rôle tellement ils sont éloignés de la coopération... tout juste parlent ils de raté sur la coordination des mesures prises par les États membres alors que justement cela n’a aucun intérêt car les états ont décidé les mesures en fonction de leurs capacités hospitalières, et des caractéristiques de leur pays).
Tous les maux ne viennent pas de l’Union Européenne mais l’Union Européenne est la caisse de résonance de tous les pires dogmes de l’ultralibéralisme.
Donc je ne soutiens pas le plan de relance européen. Et je regrette profondément la déclaration unitaire des organisations syndicales qui le soutiennent."
 
Certes, cette expression n'est qu'une expression individuelle et n'entraine pas la CGT-Cheminots, ni d'ailleurs aucunement la CGT.
 
Mais en France, à l'heure ou Renault va casser l'emploi et l'industrie automobile, quand pour la santé publique on prend les mêmes et on recommence, faut-il se satisfaire que la CGT reste affilée à une Confédération européenne dont les statuts et les actions ne concernent pas l'émancipation des travailleurs et la suppression du capitalisme ? Pour le débat.
La Confédération européenne des syndicats (CES) sert-elle l'UE du capital ou pas?

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

La première journée laisse carrément de côté les revendications cruellement d'actualité et exprimées par les personnels de la santé publique, qu'ils travaillent à l'hôpital, dans les ehpad et dans l'accompagnement des personnes âgées à domicile.

300 participants et après la belle chanson du premier chambellan du palais de l'Elysée, les yeux dans les yeux à la télé, la parole a été donnée à 15 participants. Pour les syndicats, ce ne fut que la Cfdt, troisième syndicat et loin derrière la première: la CGT. Ce qui nie la représentativité syndicale légale et légitime. Mais le pilote de ce "Ségur" de la santé n'est-il pas Nicole Notat, ex-dirigeante nationale de la Cfdt et soutien de Macron président?

Et parmi les 15 intervenants, choisis par le gouvernement dans cette première journée, en plus de la Cfdt, la parole fut offerte aux directeurs d'établissements de soins et aux médecins. Bon prince toutefois, dans ce raout d'interlocutrices et interlocuteurs ne remettant pas en cause les choix politiques en matière de santé, on a laissé s'exprimer deux représentants des usagers.

"Ces manœuvres traduisent bien l’état d’esprit pour la suite : mettre en avant les moins représentatifs pourvu qu’ils aient la bonne étiquette de « réformiste ». C’est regrettable, car ce sont justement les validations et accompagnements de toutes les réformes destructrices par eux, qui ont conduit l’Hôpital dans l’état où il se trouve", dit la CGT-Santé-Action sociale dans son communiqué de ce lundi et qui titre: "Un bien mauvais lancement du Ségur de la Santé."

Oui, sans le combat de classes et le rapport de forces qui va avec, on est donc à des années lumières des revendications principales, à savoir:

- L’arrêt immédiat de toutes les fermetures d’établissements, de services et de lits.

- Un plan urgent de formation pluridisciplinaire de professionnel.le.s et un plan de recrutement pluridisciplinaire.

- La revalorisation générale des salaires passant notamment par l’augmentation du point d’indice et la reconnaissance des qualifications des professionnel.le.s pour un meilleur déroulement de carrière, l’égalité professionnelle pour nos métiers à prédominance féminine.

- L’amélioration des conditions de travail, de vie des salariés et la reconnaissance de la pénibilité des métiers.

- L’abandon de la tarification à l’activité, l’augmentation des budgets des établissements ainsi qu’un projet de loi de Financement de la Sécurité Sociale qui réponde aux besoins.

- La garantie d’un accès de qualité, égalitaire et de proximité de soins et d’accompagnement social pour tous.

Mais le dialogue social à la sauce Macron a-t-il été bénéficiaire une seule fois au vrai monde du travail depuis qu'un ex-banquier d'affaires, chouchouté par Hollande président, loge dans le palais présidentiel de la République?

Le "Ségur" de la Santé à la sauce Macron: prendre les mêmes et recommencer

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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REVEILLONS-NOUS

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Face à la menace de fermeture,

les salariés réagissent

sans attendre.

Ils bloquent

la fonderie de Caudan 

Et si le soleil décidait de se lever à l'ouest ? Renault et Fonderie de Caudan.

"Avec la menace qui plane sur l'éventuelle fermeture de quatre usines Renault en France, dont la fonderie de Bretagne, à Caudan (Morbihan), les syndicats ont appelés ce lundi matin à la mobilisation et ont mis l'usine à l'arrêt". France 3

Voila qui est la manière la plus rapide et efficace de contrer les manoeuvres de Renault et du  gouvernement complice et subventionneur de la casse .

Plus de 300 salariés sur environ 400, se sont rassemblés ce lundi 25 mai dès 8h devant la Fonderie de Bretagne pour dirent leur refus de la fermeture de leur entreprise.

Le Groupe Renault, lors de la présentation de ses résultats financiers, avait évoqué cette possibilité il y a quelques jours.

Le gouvernement lors de ses déclaration sur le sujet ne parlant que de Flins "à négocier" laissait entendre que Choisy, Dieppe et la Fonderie n'étaient pas dans sa préoccupation.

Les fondeurs se rappellent à son bon souvenir de la façon la plus efficaces qui soit.

La Fonderie de Bretagne fabrique principalement des fusées d'amortiseurs.

Le groupe Renault pour l'exercice 2019va distribuer 3.55€ de dividende par action.

Le dividende représente 29% du résultat net (A quoi servent les 71% autres ?) 

Pour être élligible aux mannes financières distribuées par l'état au nom de la crise sanitaire, Renault a annoncé ne plus distribuer de dividende pour 2019. Ce qui ne veut pas dire que la somme des profits à redistribuer n'existent pas : le résultat net est de 2 milliards et 662 millions d'Euros. Parions qu'ils ne dorment pas sur un livret A et que les trapézistes fiscaux protégés par le filet de Bercy savent les faire voltiger pour qu'ils se musclent et grandissent.

les syndicats, avec une CGT, majoritaire dans l'usine, ont mis l'entreprise à l'arrêt ce lundi.

Un CSE devait se tenir  à 11h pour apporter des précisions sur la situation, mais devant la mobilisation, la direction a reporté cette réunion à mercredi matin prétextant attendre les annonces d'Emmanuel Macron ce mardi pour la filière automobile.

Les salariés ont décidé ce matin d'occuper 24h sur 24 l'esplanade en face de l'usine jusqu'à la tenue de la réunion de mercredi.
 

Il est possible et pour Canaille le Rouge souhaitable que ce qui démarre dans le Morbihan soit l'amorce qui allume la colère sociale. Pour eux et leurs emplois mais aussi pour l'exemplarité de leur réaction, que les TRenault de la Fonderie de Caudan soient remerciés, disposent d'une solidarité mais surtout qu'autour et toujpours plus largement il y ait engagement d'action à la hauteur de ce qu'ils ont mis en route.

Dans un comuniqué du 21 mai, la FTM CGT déclarait : 

Des fonds publics à Renault pour investir et développer la filière automobile française…

Depuis le 15 mai dernier, la presse annonce entre autres, le non renouvellement d’une partie de la gamme Renault (Espace, Scénic, Talisman, Mégane et Koléos), la fermeture des usines de Dieppe, Choisy, Fonderie De Bretagne et Flins. Puis la suppression de 4 000 salariés jugés en trop en recherche et développement.

Si les annonces devaient être partiellement ou totalement confirmées, cela montrerait de nouveau le mépris des dirigeants de RENAULT à l’encontre des organisations syndicales et des Institutions Représentatives du Personnel qui, à ce jour, ne disposent toujours d’aucune information sur le sujet. C’est la conception du « dialogue social » dont le patronat et le gouvernement parlent, où le rôle des représentants syndicaux est réduit à l’accompagnement et à la mise en œuvre de ce qu’ils ont décidé…aux seuls profits d’une minorité d’actionnaires.

Déclaration commune Coordination CGT RENAULT de la Fédération des Travailleurs de la Métallurgie CGT

Des fonds publics à Renault pour investir et développer la filière automobile française…

Depuis le 15 mai dernier, la presse annonce entre autres, le non renouvellement d’une partie de la gamme Renault (Espace, Scénic, Talisman, Mégane et Koléos), la fermeture des usines de Dieppe, Choisy, Fonderie De Bretagne et Flins. Puis la suppression de 4 000 salariés jugés en trop en recherche et développement.

Si les annonces devaient être partiellement ou totalement confirmées, cela montrerait de nouveau le mépris des dirigeants de Renault à l’encontre des organisations syndicales et des Institutions Représentatives du Personnel qui, à ce jour, ne disposent toujours d’aucune information sur le sujet. C’est la conception du « dialogue social » dont le patronat et le gouvernement nous parlent, où le rôle des représentants syndicaux est réduit à l’accompagnement et à la mise en œuvre de ce qu’ils ont décidé…aux seuls profits d’une minorité d’actionnaires

Ces annonces relayées par la presse nous rappellent le scénario de 2012. La direction avait déjà utilisé la presse pour annoncer de probables fermetures d’usines et notamment celle de Flins. Cela avait pour objet de générer un climat de peur pour ensuite conditionner, dans un accord de compétitivité, le maintien d’une partie de l’activité (dans un temps court) à l’acceptation de moins disant sociaux. Stratégie largement utilisée actuellement par le patronat et le gouvernement pour poursuivre le détricotage du code du travail et de toutes les garanties collectives.

Ce que nous savons de sources sûres :

  • C’est qu’il n’existe pour le moment aucun plan de renouvellement cohérent de la gamme Renault actuelle et donc aucune stratégie industrielle pour la France.

  • Que M. Senard et Mme Delbos poursuivent et amplifient la stratégie financière portée par Carlos Ghosn en persistant à délocaliser et externaliser les activités industrielles et d’ingénierie avec pour seule boussole, des niveaux de marge à 2 chiffres par véhicule vendu.

  • Que dans cette perspective et à très court terme, la France ne fabriquera que des véhicules utilitaires (avec toujours moins de volumes) et des véhicules particuliers électriques (SUV ou Crossover) à très faibles volumes (54% en 2004 et 17% en 2019 produits en France) compte tenu des prix de ventes (entre 40 000 € et 70 000 €) inaccessibles pour une majorité de la population.

  • Que le devenir de l’ingénierie et de l’outil industriel de Renault en France est clairement posé avec ses conséquences sociales pour toute la filière automobile française.

Avec le prêt de 5 milliards d’euros annoncé et garanti par l’État, on assiste à un remake de ce que nous avons connu en 2011. Renault avait déjà bénéficié d’un prêt de 3 milliards qui ont finalement servis à financer les externalisations et délocalisations des activités industrielles et d’ingénierie Renault. Avec entre autres, la délocalisation totale de la Clio 5 en Turquie et Slovénie.

Ce que nous savons de sources sûres, c’est que les 5 milliards d’aides publiques pour Renault doivent participer au financement d’un réel projet industriel au service du progrès social et de la redynamisation de la filière automobile française. Propositions déjà formulées par la CGT et accessibles sur son application et site internet www.cgt-renault.com.

Renault doit satisfaire les besoins de mobilité de tous, en répondant aux enjeux environnementaux, sociaux et sociétaux. Demain, Renault peut produire plus d’1 million de véhicules en France en sollicitant tout le tissu industriel de la filière automobile Française.

Ce sont les propositions que la CGT Renault formulera mardi prochain lors de sa rencontre avec les dirigeants de Renault et auprès de l’État, principal actionnaire de Renault.

Rédigé par Canaille le Rouge

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 Pourquoi le capital financier a besoin d’un État autoritaire et répressif
 Pourquoi le capital financier a besoin d’un État autoritaire et répressif
 Pourquoi le capital financier a besoin d’un État autoritaire et répressif

De la répression des gilets jaunes à la gestion de la crise du coronavirus, Emmanuel Macron s’impose de plus en plus comme le champion d’un libéralisme autoritaire. Deux essais, “Il faut s’adapter” de Barbara Stiegler et “La société ingouvernable” de Grégoire Chamayou, nous aident à comprendre pourquoi les élites libérales ont besoin de l’État.

En septembre 2015, au festival du Monde, alors qu’il est encore ministre de l’économie, Emmanuel Macron vante le libéralisme comme une “valeur de gauche”. Trois ans plus tard, le président manifeste bien peu de volonté pour illustrer cette assertion : il a enchaîné les réformes par ordonnances (loi travail, réforme de la SNCF, loi santé…), accouché de la loi asile et immigration, tournant historique en matière de répression des étrangers et, plus récemment, fait passer par la force de l’article 49.3 l’impopulaire réforme des retraites – deux semaines avant le début du confinement.

L’idée selon laquelle le libéralisme serait synonyme de liberté est omniprésente dans le discours politique et médiatique. L’autorité, ce serait les autres, toute velléité antilibérale – ou pire, anticapitaliste – serait archaïque voire stalinienne. En témoignent, par exemple, le nom du think tank du jeune philosophe Gaspard Koenig, GenerationLibre, ou celui de Charles Gave, financier et ex-mécène du parti Debout la France, modestement baptisé Institut des libertés. Deux chantres de l’ultralibéralisme, chacun à sa manière. 

Pourtant, notre cher président se distingue à la fois par son style de gouvernement “jupitérien”, euphémisme médiatique pour désigner son autoritarisme, et sa défense ardente du libre jeu du marché.

L’économie prisonnière de la théorie de l’évolution

Deux essais permettent de mieux comprendre pourquoi le libéralisme économique a besoin d’un pouvoir autoritaire pour fonctionner.

Dans le premier, intitulé “Il faut s’adapter” : sur un nouvel impératif politique (Gallimard, 2019), la philosophe Barbara Stiegler part d’un constat : le champ lexical de l’évolution, au sens biologique du terme, a envahi toutes les sphères de la société. La santé doit “s’adapter” aux innovations technologiques, notre société doit rattraper son “retard” sur les grandes “mutations”, l’université doit s’ouvrir à la “sélection”… Pour l’expliquer, la philosophe s’est plongée dans la “pensée politique dominante” de notre temps, le néolibéralisme. Elle en explore les origines, étroitement liées au darwinisme. Cette théorie explique l’évolution biologique des êtres vivants par la sélection naturelle et la concurrence pour leur survie.

Elle s’est intéressée plus particulièrement à la pensée de Walter Lippmann, diplomate, journaliste et essayiste politique américain. Celui-ci a donné son nom au colloque parisien qui, en août 1938, a acté la naissance du “nouveau libéralisme” et est reconnu comme l’un des pères fondateurs de cette idéologie. En 1937, il publie The Good Society. Les économistes classiques et néoclassiques du XIXe siècle s’appuyaient sur des mythes hors sol. La “main invisible” d’Adam Smith affirmait que l’intérêt des acteurs économiques conduisait mécaniquement à l’enrichissement commun. Dans son prolongement, l’ “équilibre général” de Léon Walras assurait que, si la concurrence était pure et parfaite, l’offre et la demande s’équilibraient. D’après Lippmann, la crise de 1929 a tordu le cou à ce “naturalisme naïf”, explique Barbara Stiegler.

L’État, architecte des cadres du marché

Pour s’adapter au “nouvel environnement” brutalement instauré par la révolution industrielle, décrypte la philosophe, nos sociétés doivent favoriser les “flux” au détriment des “stases” – c’est-à-dire l’immobilité, la stabilité. Tout doit bouger. Le scandale de la pénurie de masques vient de là, explique Barbara Stiegler : “C’est l’aveuglement [des néolibéraux] du flux et leur phobie irrationnelle des stocks qui leur a, par exemple, fait détruire nos stocks de masques, nos contingents de lits et nos effectifs de soignants”, analysait-elle dans une interview récente pour France 3.

L’adaptation humaine, dit Lippmann, ne saurait advenir spontanément. C’est pourquoi le néolibéralisme est tout sauf une idéologie du “laisser-faire”. L’Américain en appelle aux “artifices de l’État (droit, éducation, protection sociale) chargés de construire artificiellement le marché et d’assurer en permanence son arbitrage selon des règles loyales et non faussées”. L’État a donc son rôle à jouer en créant un cadre pour que le marché puisse fonctionner. Le triomphe du néolibéralisme n’a endigué ni la profusion de lois ni la lourdeur bureaucratique : la complexité des réglementations censées assurer la concurrence dans l’Union européenne le montre bien.

Les experts contre la démocratie

Walter Lippmann a également écrit sur la démocratie, dans Public Opinion (1922), rappelle Barbara Stiegler. Il y affirme qu’à “l’intelligence collective”, celle du peuple, il préfère le “savoir des experts” : “J’affirme que le gouvernement représentatif, que ce soit dans le domaine que l’on appelle ordinairement politique ou dans l’industrie, ne peut fonctionner avec succès, quelle que soit la base de l’élection, seulement s’il existe une organisation indépendante et experte, qui produise l’intelligibilité des faits invisibles à l’attention de ceux qui ont à prendre les décisions”, écrit-il.

Comme pour lui faire écho, un siècle plus tard, l’une des toutes premières décisions prises par Emmanuel Macron pour faire face à la pandémie de coronavirus a été de nommer un Conseil scientifique, composé de onze experts, pour “éclairer” ses décisions – et qu’importe si certains s’avèrent proches de l’industrie pharmaceutique. Dans une période de crise, encore plus qu’à l’accoutumée, la décision populaire est un poids pour nos élites. Le peuple veut s’exprimer ? “Nous sachons !” répondent les sacro-saints experts. Ce pouvoir des sachants est aussi une forme d’autoritarisme.

“Crise de gouvernabilité”

Dans le cadre des démocraties dites représentatives, où la voix du peuple est censée peser sur les décisions des gouvernants, comment obtenir le consentement – ou la docilité – populaire à une idéologie impopulaire, voire antipopulaire ? Déjà en 1922, Walter Lippmann théorisait la “fabrique du consentement”. De fait, les élites ont mis au point de véritables stratégies pour servir cet objectif, explique le philosophe Grégoire Chamayou, auteur de La société ingouvernable : une généalogie du libéralisme autoritaire (La Fabrique, 2018), le deuxième ouvrage qui nous intéresse.

Une grande partie du livre décortique les inventions des élites économiques pour désamorcer cette contestation. Elles tentent de persuader ou de contraindre en faisant la “guerre aux syndicats”, en proposant un “managérialisme éthique” ou encore un “capitalisme vert”. Le patronat français l’a encore illustré très récemment en passant en l’espace de quelques jours du lobbying contre les réglementations environnementales à une tribune en faveur d’une “mobilisation collective pour faire de la relance économique un accélérateur de la transition écologique.

Au service de Pinochet

Au côté de ces élites économiques, l’État n’est pas en reste quand il s’agit de sauver la libre entreprise. C’est l’objet de la dernière partie de l’ouvrage, “L’État ingouvernable”. En 1975, le politiste américain Samuel Huntington s’inquiète d’un “déferlement démocratique” qui demande toujours plus d’égalité à son gouvernement, affaiblissant sa propre autorité. Il appelle donc à “un plus haut degré de modération dans la démocratie”. Le futur conseiller du président républicain américain Ronald Reagan prône moins de démocratie pour sauver le capitalisme. 

Au même moment, les figures de proue du néolibéralisme ont les yeux rivés sur les régimes autoritaires d’Amérique latine. Au Chili, en particulier, les “Chicago Boys”, des économistes influencés par l’Américain Milton Friedman, conçoivent la politique économique du général Augusto Pinochet qui, arrivé au pouvoir en 1973 par un coup d’État appuyé par la CIA, pratique sans complexe la torture et la répression des syndicats. Friedman s’y rend en personne, tout comme l’autre grand nom de la pensée néolibérale de l’époque, l’Autrichien Friedrich Hayek.

L’ère du libéralisme autoritaire

Au cours de sa seconde visite au Chili, en 1981, Hayek est interviewé par le quotidien El Mercurio. Il se dit alors contre la dictature “à long terme” mais ajoute aussitôt : “Personnellement, je préfère un dictateur libéral à un gouvernement démocratique sans libéralisme.” Une idée qu’il assumait déjà dans une interview au Times en 1978, affirmant que la “liberté personnelle” est parfois “mieux préservée sous un régime autoritaire que sous un gouvernement démocratique”.

Nous sommes entrés, nous dit Grégoire Chamayou, dans une nouvelle ère, celle du libéralisme autoritaire. Un libéralisme “fort avec les faibles, faible avec les forts”, qui n’a peur ni de l’État ni de la répression. Sans consentement spontané des masses, il en a de toute façon besoin, comme l’a montré la réponse policière et répressive aux récents mouvements sociaux en France.

La figure libérale-autoritaire par excellence, jusqu’alors, reste l’ancienne première ministre britannique Margaret Thatcher, très influencée par Hayek. La forte répression policière mise en œuvre face à la grève des mineurs de 1984 et 1985 l’incarne parfaitement. Trente ans plus tard, de l’autre côté de la Manche, Emmanuel Macron est sans conteste le digne héritier de ce mantra : un État fort, une économie libre.

Timothée de Rauglaudre

http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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