SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Il y a ceux qui

lui crachent dessus

Il y a ceux qui

se battent grâce et avec elle

La CGT et le "jour d'après"

 

Après le déconfinement du 11 mai : ne les laissons pas recommencer !
 
Nous attendions le déconfinement avec impatience et malgré tout, une petite pointe d’inquiétude.
 
Quel monde allions-nous retrouver ?
Nous n’en avions perçu, cinquante-sept jours durant, qu’une image flou dans le carré de la télévision.
 
Depuis une semaine c’est beaucoup moins flou : le profit doit reprendre !
 
Tant pis pour la santé des enfants, les parents doivent retourner au boulot. Tant pis pour les soignants, livreurs, éboueurs, caissiers, personnels des Ehpad, agents des services publics… qui, au risque de leur vie, n’ont jamais arrêté : ils reçoivent une miséricordieuse tape sur l’épaule.
 
En contrepartie de tous ces efforts, le Medef et le gouvernement veulent nous faire travailler plus encore - au risque pour certains de perdre leur boulot.
 
Peut-être un effet secondaire du Covid-19, le pouvoir est devenu encore plus sourd au bruit qui monte avec insistance derrière les masques. Sourd à l’aspiration à ce que le monde change.
 
Nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir que le "jour d’après" voit la naissance d’une société plus juste, solidaire et durable.
 
La CGT est à vos côtés sur cette question, comme elle a su l'être pendant le confinement en mettant en débat des propositions, en construisant les mobilisations nécessaires, en invitant tous ceux qui le souhaitent à se syndiquer pour que cette aspiration trouve le chemin de la réalité.

Rédigé par Canaille le Rouge

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Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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SEULE la lutte collective personnels, travailleurs, peuple les contraindra à vraiment changer !

Ce plan d’économie qui participe à la destruction du service public avait déjà été rejeté par les membres CGT du CHSCT de COCHIN en fin 2019.Il devait être effectif au mois de juin 2020.
On aurait pu croire que la crise sanitaire allait remettre en cause ces plans d’économie qui tuent l’hôpital public. 
A COCHIN, pas vraiment !!!
La Direction, au contraire, a décidé d’avancer la date de cette disparition de lits d’hospitalisation complète !
Le 4 mai, le personnel de ce pavillon a su que le déménagement se ferait le mercredi 6 mai . On abandonne le 2eme étage pour intégrer le 3eme étage du pavillon HARDY avec les pertes de lits annoncées !

  • Oubliées les bonnes résolutions !
  • Oubliés les grands discours !
  • Oubliées la pénurie de lit remettent en cause les missions du service public !
     

La recherche de gains financiers vient de reprendre le dessus aux dépends de la prise en charge des patients !

Très motivée, Direction est prête à accélérer encore plus cette destruction de place d’hospitalisation complète !

La CGT COCHIN combat toujours pour un renforcement du service public hospitalier ! Dans ce combat, la direction de l’APHP ne défend certainement pas le bien public ! le drame de la crise sanitaire du COVID19 vient de nous le rappeler cruellement !

Publié par FSC

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Pour se préparer à la future crise du secteur aéronautique à Toulouse, Révolution Permanente lance un appel à témoignages pour tous les travailleurs liés directement ou indirectement à l'industrie aéronautique et ses sous-traitants. Licencié ou menacé de licenciement ? Dégradation des conditions de travail ? Menaces patronales ou répression syndicale ? Absence de mesures sanitaires pour la reprise du travail ? Envoie-nous ton témoignage !

Appel à témoignage de travailleurs de l’aéronautique. Refusons les licenciements, nous ne paierons pas la crise !

Depuis le début de la crise sanitaire, on a vu la violence dont les patrons de l’aéronautique ont fait preuve pour défendre leurs profits. Entre des conditions sanitaires scandaleuses et le refus de fermer les entreprises non-essentielles, certains d’entre eux ont cependant dû reculer du fait de la résistance des ouvriers.

Cependant, au vu des conséquences économiques de la crise qui se font déjà ressentir, et alors même que l’aéronautique est un des secteurs économiques français les plus touchés par la crise - près de 98% du transit aérien est freiné voire annulé, les patrons repassent à l’offensive. Entre la préparation d’un plan de licenciement de plus de 3300 travailleurs chez Daher, et un mal nommé “Plan de Sauvegarde de l’Emploi” chez Derichebourg Aero qui menacerait plusieurs centaines d’ouvriers, la crise de la sous-traitance aéronautique est une première annonce de la catastrophe possible dans l’industrie. A l’international ce sont des dizaines de milliers d’emplois qui risquent d’être détruits chez Boeing, General Electrics Aviation ou chez Rolls Royce ! Cette accélération pourrait avoir des conséquences catastrophiques pour les travailleurs de Toulouse, mais aussi pour l’agglomération dans son ensemble, alors même que 80% des emplois toulousains seraient induits ou indirectement liés à l’industrie aéronautique.

C’est pour cela que Révolution Permanente organise une campagne d’appel à témoignages pour tous les travailleurs et les travailleuses de Toulouse actuellement salariés dans le secteur aéronautique, qui souhaitent dénoncer les plans patronaux mais aussi leurs conditions de travail. En ayant dénoncé très rapidement les plans de licenciement chez Daher et Derichebourg, nous avons pu montrer au grand jour la brutalité patronale qui touche ce secteur.

Afin de témoigner, de coordonner nos luttes, pour s’organiser et s’opposer à ce que ce soit les travailleuses et les travailleurs qui paient la crise, contacte-nous par mail à revolutionpermanente31@gmail.com ou sur la page Facebook Révolution Permanente Toulouse.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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En pleine pandémie, Pénicaud veut autoriser le licenciement d’Eric Bezou, cheminot syndicaliste

L'autorisation de licenciement n'est pas encore tombée, mais le mail qu’Éric Bezou a reçu, alors qu’il attaquait sa nuit dans sa gare de Mantes-La-Jolie, laisse entendre que le Ministère va annuler la décision de l’Inspection du travail. Une décision scandaleuse en pleine crise sanitaire et alors que les cheminots, comme Éric lui-même, ont été en première ligne pour assurer la continuité du service public. Aujourd’hui, le remerciement de Pénicaud à Éric, c’est le chômage.

Répression à la SNCF

Le Ministère semble décidé à annuler la décision de l’Inspection du travail et laisse à la défense 10 jours pour apporter des précisions. Qu’est-ce qui semble justifier ce revirement de situation ? Des attestations produites par l’entreprise elle-même… Ainsi que le fait d’avoir fait reconnaitre un « accident du travail » d’une encadrante présente.

Celui qui s’était agenouillé devant ses chefs pour dénoncer la soumission requise à la SNCF pour évoluer, se bat depuis plus d’un an contre une répression hallucinante. Le grand soutien que ses collègues cheminots et le monde militant en général lui avaient témoigné avait permis de faire connaitre et de dénoncer fortement la répression dont il était victime.

Voici donc comment le Ministère du travail de Muriel Pénicaud traite aujourd’hui, ceux qui pendant la crise sanitaire ont permis, comme Éric l’a fait, de maintenir les activités essentielles. On pourrait penser qu’avec la précarité de ceux mis en chômage partiel, la pénurie de masques et de gels pour des milliers de travailleurs, la nécessaire poursuite du télétravail ou le fait de limiter l’impact de la crise économique à venir sur l’augmentation du chômage, ils auraient d’autre chats à fouetter. Mais visiblement rien n’est plus urgent que la répression de ceux qui gênent l’exploitation en marche forcée. Ceux qui, comme Éric l’a si souvent fait en 28 ans de boîte, agissent pour faire respecter les conditions d’hygiène et de sécurité dans leurs lieux de travail.

Pourtant c’est bien ceux-là même, qui par leurs actions syndicales, ont permis de garantir la sécurité des agents et des usagers pendant cette période inédite où la Direction de la SNCF était complètement perdue. En proposant des idées (issues des connaissances techniques et réglementaires que seule l’expérience du terrain peut faire naître) ou en faisant valoir et respecter des droits de retrait, ils ont permis d’établir des procédures et des conditions d’utilisation qui ont largement aidé à sauver des vies tout en limitant la propagation de l’épidémie.

Entre deux vagues d’épidémie, une vague de répression ?

La crise sanitaire a mis en pause un certain nombre de procédures disciplinaires qui n’auraient jamais dû reprendre dans « l’unité Nationale » du « monde d’après ». Ainsi cinq cheminots de Paris Est (4 CGT et 1 SUD-Rail) sont convoqués en entretien disciplinaire pour des faits de grève (contre la réforme des retraites) et les conseils de disciplines de la honte, avec une organisation effroyablement coûteuse en énergie et en moyens pour respecter les gestes barrières vont reprendre à la RATP, dont ceux de nos camarades Ahmed et Alex, deux machinistes qui ont été des piliers de la grève de décembre. N’y a-t-il pas plus urgent et nécessaire à gérer dans ses entreprises de transport que ces histoires de sanctions ? Comme par exemple la sécurité sanitaire des trains, bus et métros au bord de la rupture ?

La répression bat également son plein dans l’éducation nationale, secteur à la pointe, avec la RATP et la SNCF, de la contestation contre la réforme des retraites. Dans l’éducation, ce sont trois enseignants du lycée Joseph Desfontaines de Melle dans les Deux-Sèvres qui sont visés par des sanctions arbitraires. Il est clair que l’objectif de cette répression est de nous faire taire, mais nous ne les laisserons pas faire !

Des coups de bâtons pour les premiers de corvée

Tout comme pour le personnel hospitalier à qui l’on veut décerner une médaille au lieu de donner des moyens. Tout comme pour le personnel de la grande distribution qui voient leurs primes de risques sanitaires tomber aux oubliettes. Les salariés du transport peuvent constater aujourd’hui le mépris avec lequel la classe dominante entend continuer de les traiter.

Cette crise a mis en lumière ceux qui sont utiles à la société mais aussi ceux qui profitent d’elle en exploitant les premiers. Nous n’avons pas à subir leur répression. Ils ont démontré leur illégitimité à nous punir et à nous écraser. Alors pour Éric et pour tous les autres réprimés, opprimés et méprisés, battons-nous !

Soutenir Éric et tous les collègues réprimés !

Comme il y a un an, les expressions de soutien sont d’ores et déjà nombreuses pour Eric. Son syndicat, Sud Rail Saint Lazare a immédiatement lancé une pétition en ligne, qui a obtenu un millier de signatures en l’espace de quelques heures, et qui continue de tourner.

La page de soutien à Éric, « Plus jamais à genoux », lancée il y a un an, a également été réactivée et se prépare à accueillir toutes les expressions de solidarité et de soutien qui vont très certainement arriver dans les jours à venir. N’hésitez pas à envoyer vos messages, photos ou vidéos de soutien à Éric, c’est le moment de montrer à la direction de la SNCF et au gouvernement que nous ne les laisserons pas licencier notre camarade ! Lutter aujourd’hui contre le licenciement d’Eric et contre la répression qui s’abat sur tous ceux qui relèvent la tête, est notre meilleure arme pour préparer les combats à venir !

Signer la pétition "Nous ne les laisserons pas licencier Eric !"

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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LA PREUVE:

France, zone libérée: c'est la reprise pour les classes de 6e et de 5e

MAIS AUSSI

France, zone libérée: c'est la reprise pour les classes de 6e et de 5e

ALORS, PEUT-ÊTRE UNE SOLUTION

France, zone libérée: c'est la reprise pour les classes de 6e et de 5e

AVEC PEUT-ÊTRE CECI EN PLUS... NON?

France, zone libérée: c'est la reprise pour les classes de 6e et de 5e

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Prochainement

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Nouvelle loi Avia, un retour de la censure de masse ?
Dessin d'Azco. Retrouvez plus de ses dessins sur l'Agora du Poing ou sur le site actualiteabsurde.wordpress.com

2020-05-15 21:39:41 Source

Ce mercredi 13 mars, la nouvelle loi Avia sur la « lutte contre les contenus haineux » a été définitivement adoptée par l’Assemblée nationale.

Le texte prévoit pour plateformes et moteurs de recherche l’obligation de retirer sous 24 heures les contenus « manifestement » illicites, sous peine d’être condamnés à des amendes jusqu’à 1,25 million d’euros. De nombreuses organisations ou médias, comme le Conseil national du numérique,  la Commission nationale consultative des droits de l’Homme, ou encore  la Quadrature du Net, y voient une mesure qui incitera ces plateformes à une politique de filtrage drastique des publications par peur des sanctions ! Fait aggravant, la loi ne comporte de que très vagues dispositions pour sanctionner une éventuelle « sur-censure » des plateformes, notamment l’absence d’une amende pénale.

Pire encore,  elle exige que tous les sites Web, et pas uniquement les plateformes géantes, censurent en 1h, et non pas en 24h, les contenus signalés par la police comme relevant du « terrorisme ». Sans que cette qualification ne soit donnée par un juge, mais par la police seule. Si le site ne censure pas le contenu à temps, la police peut exiger son blocage partout en France par les fournisseurs d’accès à Internet (Orange, SFR…). La même police dont certains syndicats, après les manifs montpelliéraines suivant la mort de Steve à Nantes, traitait les manifestants de « sous-êtres humains » ! La notion de « terrorisme » est suffisamment large pour lui donner un large pouvoir discrétionnaire, par exemple contre des manifestants.  Les recours contre cette censure seront longs et hasardeux.

La nouvelle loi devrait rentrer en application au début de cet été. Pour pouvoir continuer à lire Le Poing, et d’autres médias indépendants, n’hésitez pas à diversifier les réseaux sociaux par lesquels vous le consultez. Ou rejoignez notre chaîne sur l’application Telegram, vers laquelle nous mettons un lien en commentaire sous chacune de nos publications !

Publié par anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Uber attaque en justice la Californie et sa loi requalifiant les chauffeu

Des employés administratifs d’Uber ont eu la mauvaise surprise d’être licenciés par visioconférence sur Zoom.

Des employés administratifs d’Uber ont eu la mauvaise surprise d’être licenciés par visioconférence sur Zoom.

France 2France Télévisions

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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A par ça, comment ça va docteur Véran? Tranquille?

J'ai oublié de préciser dans mon titre qu'Olivier Véran, ministre de la Santé et des Solidarités -c'est son titre officiel, sans rire du tout-, était toubib hospitalier au CHU de Grenoble dans sa vie civile d'avant.

A titre subsidiaire, il était même député socialiste sous Hollande président, puis chargé de piloter un comité de réforme du mode de financement des établissements de santé sous Marisol Touraine ministre socialiste de la Santé. C'est dire qu'il a des convictions sincères en la matière. C'est d'ailleurs pour ça qu'Emmanuel Macron l'a adoubé à la Santé. Non pas à la prison. Mais vu son expérience et ses convictions, chambellan en charge de la santé des hôpitaux et de leurs patients.

Eh bien, le docteur Véran promet de "meilleurs salaires à l'hôpital" dans le cadre d'un "Ségur de la santé" qu'il débuterait le 25 mai. Dites doc, avant ou après la remise des médailles? 

Et Ségur, ça vient de la comtesse du même nom qui écrivit en 96 pages La Santé des Enfants en 1856? Parce que si c'est ça, on n'arrête pas le progrès, nom d'un capital!

A par ça, comment ça va docteur Véran? Tranquille?

Bon, je vous quitte pour ce dimanche.

Je m'en vais regarder Bfmtv filmer les plages qui se rouvrent. Je n'irai pas sur le sable de celles de Port-la-Nouvelle. Figurez-vous, au temps doré dit des 30 glorieuses, subissant le chômage endémique dans mon département de l'Aude, j'en suis parti pour trouver un boulot de privilégié à la SNCF de Mantes-la-Jolie, à plus de 100 km aujourd'hui de Port-la-Nouvelle. A plus de 100 km également des plages normandes pour le quartier populaire du Val-Fourré toujours à Mantes-la-Jolie. C'est parfois con la vie.  Non?

Mais heureusement, je regarde Bfmtv. Demain soir, une émission spéciale sur l'ex-banquier d'affaires au turbin confiné dans son palais de l'Elysée. Merci Bfmtv!

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Buno Lemaire refuse de rétablir l’ISF pendant que le gouvernement fait des cadeaux au patronat

Au quatrième jour, ce jeudi sur BFMTV, Bruno Lemaire, estime que l’économie française « redémarre doucement » et exclu le rétablissement de l’ISF et toute hausse d’impôts. Le gouvernement entend bien faire payer la crise aux travailleurs et les plus précaires tout en protégeant le patronat et les grandes entreprises.

Ce n'est pas aux travailleurs de payer la crise !

Crédit-photo : Thomas SAMSON / AFP

Ce jeudi, le ministre de l’Economie déclarait au sujet du déconfinement sur BFMTV que l’économie française redémarrait « doucement », écartant la possibilité de rétablir l’ISF, ce qui serait pour lui, un acte de pure démagogie. Alors que, pendant les deux mois de confinement, l’économie française a perdu un tiers de son activité et connaît aujourd’hui une chute de son PIB de près de 6%, annonçant une crise économique n’ayant d’égale que celle de 1929, le gouvernement entend bien faire payer la crise aux travailleurs et les plus précaires tout en protégeant le patronat et les grandes entreprises.

Selon ses mots, « il s’agit d’une crise violente, durable, l’affaire d’années, pas de mois » que la France s’apprête à vivre et une fois encore, la responsabilité est mise sur les travailleurs qui devront travailler plus pour sauver le capitalisme français. Devant une crise d’une telle ampleur, et alors qu’une partie de la gauche proposait le rétablissement de l’ISF, supprimé par le gouvernement en 2018, le ministre de l’Economie a tout simplement exclu cette possibilité ainsi que celle de toute hausse d’impôts. « La politique fiscale que nous avons menée a rendu le pays plus attractif, a amené des investissements, a donné de la croissance et de la prospérité » s’est-il félicité pour justifier le refus du gouvernement de rétablir cet impôt sur les grandes fortunes, car selon lui, l’ISF « n’a jamais enrichi la France ni amélioré sa prospérité économique ». Le rétablir serait donc un acte de « pure démagogie ». Pourtant cette « prospérité » qui découlerait de la politique fiscale menée depuis près de quatre ans, les classes populaires n’en ont jamais profité... Entre casse de l’hôpital public et attaques permanentes envers les travailleurs, la dernière en date étant la réforme des retraites rejetée par une grande majorité de la population, il semblerait que la réalité soit bien éloignée de ce que veut bien faire croire Bruno Lemaire, dont la politique profite davantage au patronat.

Avec un plan de relance exceptionnel de 110 milliards d’euros pour les entreprises auquel s’ajoutent 300 milliards de prêts par l’Etat, ainsi qu’un second plan de 18 milliards d’euros pour relancer le secteur du tourisme à l’approche de l’été, l’Etat affiche ses priorités, en débloquant des sommes colossales pour certains secteurs choisis de l’économie, au détriment des travailleurs et des travailleuses, relayés au second plan. Face à ce gouvernement qui privilégie les intérêts du patronat au mépris de la vie des travailleurs et veut faire payer la crise aux classes populaires, il s’agit d’imposer la mise en place d’un impôt progressif sur les grandes fortunes et les entreprises pour financer en partie l’hôpital public, mis à mal par la pandémie mais surtout pas des décennies politiques néo-libérales.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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35h, fonction publique : Olivier Véran veut casser les acquis sociaux et le statut des hospitaliers

Ce matin, Emmanuel Macron rendait une visite surprise à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière, accompagné d’Olivier Véran, ministre de la Santé. Interpellé par des soignants sous-payés, ce dernier s'est illustré en remettant en cause les 35h et le statut de la fonction publique.

Danger public !

Alors qu’Emmanuel Macron rendait une visite surprise à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière, le ministre de la Santé Olivier Véran s’est illustré en remettant en cause les 35h et le statut de la fonction publique. Face à une soignates qui insistait sur le fait qu’un certain nombre de personnels hospitaliers devaient travailler à côté de l’hôpital pour boucler les fins de mois, le ministre a jugé opportun de remettre en cause les 35h : « N’est-ce pas incohérent de maintenir les 35 heures alors que certains, pour gagner plus, travaillent en dehors, en toute illégalité ? » Alors qu’un soignant, Thomas Similowski, venait de l’avertir sur la pauvreté des personnels des hôpitaux, en affirmant que « ce ne sont pas des petites augmentations qui feront les choses, il faut un choc salarial », Olivier Véran n’a pas semblé relever l’idée d’une augmentation de salaire. Pour lui, afin de résoudre le problème de la pauvreté des hospitaliers, il suffirait de travailler plus afin de gagner plus, si toutefois les heures supplémentaires venaient à être payées.

Ceci n’étant pas possible dans le cadre de la fonction publique, le ministre s’est empressé de remettre cette dernière en cause également, s’interrogeant sur le maintien du « cadre unique de la fonction publique ». Olivier Véran a ainsi été clair dans sa pensée : pour lui, il faut casser le statut de la fonction publique, puis augmenter la durée du temps de travail.

Olivier Véran n’est pas le seul à souhaiter remettre en cause ces acquis sociaux. Selon un article du Figaro, depuis le début du confinement, la droite est revenue à la charge quant à la question du temps de travail. Ainsi, le sénateur LR de la Vendée Bruno Retailleau considère que « tout assouplissement des règles sera bienvenu. Il faudra nécessairement travailler plus pour gagner plus, pour relancer la machine économique ». La présidente de la région francilienne, Valérie Pécresse, estime elle qu’« il va falloir qu’on se retrousse tous les manches, c’est clair ». Enfin, pour le président des Républicains, Christian Jacob, il faudrait « sortir du carcan des 35h » par le biais d’une annualisation du temps de travail, ce qui pourrait faire remonter le temps de travail hebdomadaire à 40h. Pourtant, les 35h ne semblent être un carcan que pour le patronat, qui, s’il le pouvait, emploierait une main-d’oeuvre pour un temps de travail illimité, si cela pouvait faire augmenter ses profits.

Mi-avril, le patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, avait déjà déclaré qu’il faudrait « bien se poser la question tôt ou tard du temps de travail, des jours fériés et des congés payés pour accompagner la reprise et faciliter, en travaillant un peu plus, la création de croissance supplémentaire ». Ce matin, le dirigeant de la CPME, François Asselin, a par ailleurs affirmé que « viendra un temps où il faudra peut-être se poser la question : mon pays a fait beaucoup de choses pour moi, qu’est-ce que je pourrais faire pour mon pays ? » et que travailler « un peu plus » pourrait être « l’une des réponses ». Une question que devrait se poser François Asselin lui-même, et en aucun cas les infirmières, les aides-soignantes, les éboueurs, les caissières ou encore les livreurs qui ont démontré depuis le début de la pandémie que c’étaient eux qui faisaient tourner le pays.

Ce sont ces mêmes travailleurs précaires qui sont aujourd’hui dans le viseur du gouvernement et du patronat et qui vont payer la crise pour limiter la perte de profits des capitalistes. La remise en cause des 35h et de la fonction publique s’inscrit dans cette volonté de faire de ces travailleurs une variable d’ajustement face à la crise. Pourtant, alors que la crise économique a provoqué une augmentation drastique du nombre de chômeurs tandis que les secteurs essentiels comme les hôpitaux sont en tension, la solution consisterait à embaucher et former les chômage dans ces secteurs. Une solution qui réglerait à la fois le problème du chômage de masse et celui de la surcharge des secteurs essentiels. Mais le système capitaliste a ses raisons que la raison ignore...

Crédit-photo : LUDOVIC MARIN / AFP

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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