SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Après les paroles sirupeuses du temps du confinement, les paroles sentencieuses sur les nécessités de l'après, chez les dirigeants économiques, les économistes à leur service et le pouvoir macronien reviennent en force comme le naturel au galop le rappel aux " impératifs" de la compétitivité économique et  la nécessité de la confiance des " investisseurs" autrement dit des actionnaires.  Mais côté

Des syndicalistes et parlementaires exigent l'abandon de la réforme de l'assurance chômage et réclament « l'indemnisation de 100 % des chômeurs », dans une tribune publiée dimanche et dont la CGT a été à l'initiative, a indiqué le syndicat.

« Nous ne voulons pas que les chômeurs se voient infliger la double peine de se retrouver privés d'emploi et de droits sociaux », écrivent la soixantaine de signataires de cette tribune, pour laquelle la CGT a été rejointe par les comités de chômeurs AC !, MNCP et APEIS, ainsi que par l'Union syndicale Solidaires et le Syndicat des avocats de France (SAF).

« Il est d'ores et déjà urgent de prolonger d'au moins un an les droits en cours et d'ouvrir des droits à toutes et tous ceux qui cherchent du travail », estiment les signataires.

Parmi ces derniers figurent les responsables syndicaux Catherine Perret (CGT) et Éric Beynel (Solidaires), les députés communistes Fabien Roussel, Marie-George Buffet et André Chassaigne, les députés LFI Jean-Luc Mélenchon, Clémentine Autain et François Ruffin, ainsi que le porte-parole de l'association Droit au Logement (DAL) Jean-Baptiste Eyraud, des sociologues et des avocats.

Le communiqué de la CGT

Ils demandent au gouvernement de « garantir le droit des chômeurs-ses à retrouver un emploi stable, et dans l'attente, à assurer la continuité de leur revenu avec le gel du décompte des jours d'indemnisation chômage versés depuis le 1er mars et l'arrêt des radiations et du contrôle de la recherche d'emploi ».

« Le gouvernement veut maintenir coûte que coûte au 1er septembre le second volet de sa réforme de l'assurance chômage, qui doit réduire de 30 à 75 % les allocations de 650 000 chômeurs, selon le chiffrage de l'Unedic », dénoncent-ils.

Mais les « conséquences économiques » de la crise sanitaire « sur la situation de l'emploi ne cesseront pas avec le déconfinement », soulignent les signataires, qui réclament aussi l'abandon de la réforme des retraites.

L'ensemble des syndicats — non seulement la CGT et Solidaires, mais aussi la CFDT — réclament l'abandon de la réforme de l'assurance chômage, et notamment le retrait de son second volet, dont l'entrée en vigueur a été reportée d'avril à septembre à cause du coronavirus.

Ce deuxième volet durcit le calcul de l'allocation pour les travailleurs alternant contrats courts et périodes de chômage.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Après les paroles sirupeuses du temps du confinement, les paroles sentencieuses sur les nécessités de l'après, chez les dirigeants économiques, les économistes à leur service et le pouvoir macronien reviennent en force comme le naturel au galop le rappel aux " impératifs" de la compétitivité économique et  la nécessité de la confiance des " investisseurs" autrement dit des actionnaires.

Mais côté travailleurs ça ne passe pas ! 

Chez VEOLIA, dans les entreprises, c'est le temps et les exigences des actionnaires qui reviennent !
Chez VEOLIA, dans les entreprises, c'est le temps et les exigences des actionnaires qui reviennent !

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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VIVE la CGT !

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Le monde d’après: très bon entretien d’Olivier Besancenot
Le monde d’après: très bon entretien d’Olivier Besancenot (NPA) face aux journalistes de BFMTV
21 mai 2020
 
Frédérick Moulin
 
FR – Le monde d’après: très bon entretien d’Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) face aux journalistes de BFMTV, au Président du CPME Paris Île-de-France Bernard Cohen-Hadad ; interview de Claire Vigouroux, coordinatrice centrale syndicale FO de La Halle, 6000 salariés, en procédure de sauvegarde, à laquelle le COVID-19 a donné « le coup de grâce » – 18.05.2020 – Paris, France.

Publié par anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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« Choc économique violent » : Le Maire annonce une récession historique de 11 % en 2020

Malgré une récession encore plus brutale que prévu, d’abord estimée à 8 % en 2020 avant que le ministre de l’économie annonce le chiffre de 11 % cette semaine, le gouvernement tente d’apparaître optimisme, masquant la profondeur de la crise.

Nous ne paierons pas la crise !

« J’ai la conviction absolue que nous allons rebondir en 2021 » a décrété Bruno Le Maire sur BFMTV ce mardi, après avoir annoncé l’estimation d’une récession à 11 % pour 2020, soit trois points de plus que les 8 % initialement prévus. Car si pour le ministre de l’économie « le choc de la crise a été particulièrement en France », il affirme avoir la conviction que « la stratégie adoptée [par le gouvernement] de soutien aux secteurs, d’accompagnement des salariés et de modernisation de notre tissu productif, nous permettra de rebondir en 2021 ».

Un discours au diapason avec le reste du gouvernement, qui voudrait nous faire croire que la crise ne serait que passagère, conséquence malheureuse et épiphénomène de la crise sanitaire. Pourtant, la brutale récession anticipée par l’INSEE et le gouvernement représente déjà un indice de la profondeur de la crise économique en cours. Au deuxième trimestre, la chute du PIB qui avait atteint -55,8 % au premier, pourrait atteindre environ 20 % selon l’INSEE. Cette chute brutale du PIB est évidemment due au fait que la pandémie a mis à l’arrêt des secteurs entiers, affectant les chaînes de production mondiales et interdépendantes.

Mais la situation inédite a également fait éclater d’autres contradictions propres à l’économie capitaliste, et qui n’ont cessé de s’amplifier depuis 2008. Par exemple, le décalage qui existe entre l’économie dite réelle et sa titrisation sur les marchés financiers est deux fois plus important qu’avant la crise des subprimes. D’autre part, la reprise économique post-2008 avait dans une très grande mesure reposé sur les taux de croissance à deux chiffres des pays dits émergeant, et en particulier la Chine. Mais aujourd’hui, la croissance chinoise est au plus bas, et aucun pays ne sera en mesure de jouer le même rôle qu’il y a 10 ans. Le taux de chômage actuel aux Etats-Unis est plus proche de la Grande dépression de 1929 que des chiffres de 2008.

La situation, qui combine bulles spéculatives d’ampleur, contractions des marchés financiers et récession dans l’économie réelle, vient révéler l’instabilité inhérente à un système mondial pétri d’absurdité. Dans ces coordonnées, on est en droit de s’interroger le « rebond » en 2021 promis par Bruno Le Maire cette semaine. Et plus particulièrement sur « la stratégie » adoptée par le gouvernement pour faire face à la crise économique actuelle.

Car l’objectif du gouvernement, au service du patronat, c’est avant-tout de sauver les très grandes entreprises, au détriment des TPE et des PME où les faillites s’accumulent, mais surtout au détriment des travailleurs à qui l’on compte faire payer la crise. En témoigne par exemple le prêt de 5 milliards garantis par l’État à Renault, qui menace néanmoins de supprimer des milliers d’emplois et a annoncé la fermeture du site de Choisy. Même musique dans l’industrie aéronautique, secteur épargné en 2008 mais aujourd’hui frappé de plein fouet par la crise. Et les premiers touchés par les licenciements seront les travailleurs de la sous-traitance, à l’instar des ouvriers de Derichebourg Aéro, à qui on laissait le choix pendant le confinement entre « mourir de faim ou du virus » et qui sont aujourd’hui concernés par un plan de licenciement visant à détruire 700 emplois.

Voilà ce qui se cache derrière le « soutien aux secteurs », « l’accompagnement des salariés » et la « modernisation de notre tissu productif » vantés par Bruno Le Maire ce mardi. Face à cette « stratégie adoptée » par le gouvernement pour « rebondir en 2021 », les travailleurs aujourd’hui premiers touchés par la crise économique nous montrent la voie à suivre, la seule issue progressiste face à cette récession d’ampleur. Les ouvriers de Renault Choisy sont entrés en grève reconductible et bloquent l’usine, les travailleurs de Derichebourg en grève ont organisé un premier rassemblement ce mardi qui a rassemblé plus de 150 personnes dans la région toulousaine, la manifestation à Maubeuge contre la restructuration du groupe Renault avait réuni 8000 personnes.

Cette radicalité et cette colère sont amenées à s’amplifier au fur et à mesure que pleuvront les attaques visant à nous faire payer la crise. La grève et la mobilisation sont les seuls moyens d’imposer un véritable rapport de force, refuser de payer leur facture, et surtout montrer que c’est nous qui faisons tourner le monde, et que c’est à nous de décider ce qu’il faut produire, et comment.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Le milliardaire, la bible et le fusil

Voilà comment a été immortalisé le président de la libre Amérique, à Washington, sa capitale, brandissant une bible après avoir ordonné de disperser violemment une manifestation pacifique de plusieurs centaines d'opposants devant la Maison blanche. Et dans son discours, Donald Trump a promis du plomb, du sang et des larmes envers qui ne respecterait pas son ordre au service du capitalisme dans le pays du dollar, mais aussi partout dans le monde.

Les USA s'embrasent depuis qu'un Afro-américain est mort en pleine rue, par étouffement de la part d'un policier blanc. Une fois de plus, les USA sont confrontés à des manifestations et des désordres. Des centaines de milliers d'Américains de toutes les couleurs manifestent en ce moment contre les brutalités policières, le racisme et les inégalités sociales, exacerbées par la crise du covid-19.

Dans ce pays le plus riche au monde mais sans protection sociale pour celui qui n'a pas d'argent, les millions de chômeurs et les milliers de morts par le coronavirus se relèvent parmi les défavorisés par le fric roi, ceux que le libre Amérique  dénomment Afro-américains, Latinos ou autres Amérindiens, eux confinés dans des réserves depuis l'époque de Buffalo Bill et des tuniques bleues.

Donald Trump a brandi la bible devant une église à quelques centaines de mètres de son palais présidentiel. Pas pour prier à la réconciliation nationale. Mais pour promettre l'envoi de l'armée contre ses opposants. Et il a tonitrué urbi et orbi: “Notre pays est grand. C’est ce que je pense. C’est le plus grand pays du monde. Nous allons le rendre encore plus grand. Nous allons le rendre encore plus grand et cela ne prendra pas longtemps. Ce ne sera pas long. Vous voyez ce qui se passe? Ça revient. Ça revient en force. Notre pays sera plus grand que jamais.”

Donald Trump a convié chez lui les dirigeants des pays les plus riches de la planète. La France de Macron en sera.

Hier soir, dans cette France-là, à Paris, 20 000 personnes se sont rassemblées alors que la manif était interdite par la police de Castaner.  Ces manifestants rendaient hommage à Adama Traoré, victime de violences des forces de l'ordre dans le pays des droits de l'Homme. Mais aussi à George Floyd, terrassé mortellement par la police américaine.

Le 28 juin, va voir le deuxième tour des municipales françaises. Avec ou sans le peuple une fois de plus? En tout cas, les combinaisons politiciennes semblent faire partout florès, à oublier, une fois encore, les mots Liberté Fraternité Egalité et les aspirations légitimes du peuple.

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Intéressement ????

Quelques mots sur la négociation d’un éventuel accord d’intéressement triennal.

Rien ne change.

Alors que nous demandons que les critères soient atteignables, maitrisables, simples et compréhensibles de tous, notre direction repart sur les mêmes bases que les accords précédents voire pires !

Après 3 réunions, la direction ne tient toujours pas compte des propositions de la CGT. (Nous avions proposé des critères sur le chiffre d’affaires et les dividendes, c’est une meilleure garantie par rapport aux critères de la direction)

Humainement parlant, il est très difficile de mettre une somme d’argent sur un critère qui mettra à mal l’emploi et nos conditions de travail, le tout, pour être plus compétitif aux yeux de la direction.

Comment être d’accord avec ça, alors que nous avons connu un conflit de 8 jours au sujet de la compétitivité et des réductions des coûts.

Les accords d’intéressement, c’est toujours travailler plus pour un résultat hypothétique. Et finalement, pour quelques centaines d’euros, nous nous retrouvons à dégrader nous-mêmes nos propres conditions de travail.

Il n’y a aucune négociation dans ces échanges. Nous devons juste débattre sur les critères direction et positionner le curseur de l’auto-exploitation.

Maintenant et en attendant la prochaine réunion, nous attendons le retour des salariés…

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
La fraude patronale au chômage partiel pendant la crise sanitaire s’élève au moins à 6 milliards d’euros, voilà l’information

Fin avril, Myriam* apprend qu’elle est en fait en chômage partiel depuis la mi-mars. Son employeur, le dirigeant d’un cabinet de conseil installé dans un bel immeuble parisien, les avait déclaré, elle et ses collègues, dans ce dispositif exceptionnel (dont l’appellation légale est “activité partielle”) qui permet aux entreprises de faire prendre en charge les salaires par les contribuables lorsque les circonstances provoquent la fermeture de l’établissement ou la diminution de l’activité. Ce n’est pourtant pas le cas pour Myriam et ses collègues, qui ont tous continué à télétravailler, sans même savoir qu’ils étaient en chômage partiel. 

31% des salariés en chômage partiel ont dû continuer de travailler

Son cas est loin d’être isolé. Selon l’enquête en ligne Lutte Virale, 31 % des personnes en chômage partiel ou en arrêt maladie pour garde d’enfant ont dû continuer à travailler dont 10 % déclarent l’avoir fait souvent ou tout le temps. Une autre enquête, menée par le cabinet d’expertise Technologia, a plus récemment aboutit à des résultats encore plus alarmants : plus de la moitié des élus du personnel interrogés lors de cette étude estime qu’il y a eu des abus. Le chômage partiel a donc été utilisé par nombre d’employeurs comme une façon de faire des économies sur le dos de la crise sanitaire.

Le chômage partiel est un dispositif régi par le code du travail, qui permet la prise en charge par l’Etat d’une  partie de la masse salariale d’une entreprise “lorsque l’entreprise est contrainte de réduire ou de suspendre temporairement son activité pour l’un des motifs suivants : 1° La conjoncture économique ; 2° Des difficultés d’approvisionnement en matières premières ou en énergie ; 3° Un sinistre ou des intempéries de caractère exceptionnel ; 4° La transformation, restructuration ou modernisation de l’entreprise ; 5° Toute autre circonstance de caractère exceptionnel.” (Article R5122-1).

Les médias ont beaucoup communiqué sur le chiffre de huit millions de salariés en chômage partiel et l’attention médiatique et politique a été consacrée aux individus au détriment des entreprises. Pensez-vous, tous ces gens payés chez eux à ne rien faire, c’est quand même la preuve qu’on est dans un sacré pays de gauchistes ! 

L’écrivain Sylvain Tesson, gourou randonneur, s’exclame dans une interview relayée par l’Obs, au début du confinement :

 Se rend-t-on compte de notre chance ? Pendant 15 jours l’Etat assure l’intendance de notre retraite forcée (…) L’Etat se révèle une providence qui n’exige pas de dévotions. On peut lui cracher dessus, il se portera à votre secours”.

Il finit par conclure sa diatribe par une pique aux gilets jaunes “On a subitement moins envie d’aller brûler les ronds-points, non ?”

Un dispositif (très) favorable aux employeurs

Sauf que le chômage partiel, ce n’est pas un aumône de notre généreux Etat social envers les salariés. C’est un dispositif créé en 1919 pour aider le patronat face aux aléas économiques. Il a été nettement amélioré en faveur des employeurs à partir du confinement. Auparavant, le recours au chômage partiel n’était autorisé qu’après contrôle des motifs par l’administration du travail (DIRECCTE). Désormais, l’autorisation est donnée de manière tacite et d’innombrables employeurs ont ainsi été autorisés à placer leurs salariés en chômage partiel, alors que leur activité n’avait même pas diminué. Les montants de remboursement sont aussi beaucoup plus élevés : l’entreprise peut toucher jusqu’à 31,97 € par heure chômée alors qu’auparavant le plafond était à 7,74 € ! Et cela ne s’arrête pas là : l’indemnité d’activité partielle versée au salarié est exonérée des cotisations salariales et patronales de sécurité sociale.

C’est désormais un avantage considérable pour l’employeur : plutôt que de devoir rogner sur un poste de dépense, comme… le versement de dividendes, il se voit allégé de la majeure partie de sa masse salariale. Techniquement, le contribuable peut donc être mis à contribution pour que les actionnaires ne le soit pas. Bruno Le Maire a d’ailleurs dû se fâcher tout rouge lorsqu’il a fait preuve d’une fermeté sans précédent sur la question : “J’invite toutes les entreprises qui bénéficient du chômage partiel soit à faire preuve de modération, soit – mieux – à donner l’exemple, à ne pas verser de dividendes” a-t-il tonné le 30 mars.

Certes, à court terme, le salarié y gagne aussi, puisque plutôt que de risquer le licenciement pour motifs économiques, il est maintenu en emploi. Mais c’est aussi un énorme avantage pour l’employeur, qui n’a pas besoin de renouveler sa main d’œuvre et d’en perdre les compétences à chaque grande crise.

Un laxisme médiatique et politique à l’égard des abus patronaux

La demande d’activité partielle se fait auprès de la DIRECCTE, désormais en ligne, et nécessite de démontrer la baisse d’activité. Mais l’opération n’a pas de quoi dissuader les entreprises de raconter des craques. Muriel Pénicaud a en effet clairement souhaité rassurer les fraudeurs, le 7 avril “Notre logique, c’est la confiance a priori et les contrôles a posteriori”. Sauf que les contrôles sont menés par une inspection du travail exsangue (même la très austéritaire Cour des comptes demande des renforts), dont les agents subissent des pressions de la part du ministère du travail pour être arrangeant avec les employeurs.

La pression médiatique n’est guère plus forte. Et pour cause : si le sujet est abordé depuis une semaine, pas le moindre titre ne mentionne qu’il s’agit d’une fraude patronale. Europe 1 allait même jusqu’à écrire, le 27 mai, “ces salariés qui fraudent le chômage partiel” ! Après protestation des internautes, le titre a été modifié, mais l’article n’a pas bougé d’un pouce. De bout en bout, il ne mentionne pas la responsabilité de l’employeur dans ce qui s’apparente à du travail illégal. La conclusion de la chronique, qui donne la sanction pénale en cas de fraude, ne précise pas qu’elle s’applique à l’employeur et non au salarié !

En faisant comme si le chômage partiel était une aide, une aumône de notre Etat social, pour rester “à l’abri chez soi”, la plupart des journalistes ont fait une nouvelle fois la preuve de leur inculture. D’autant plus qu’ils oublient volontairement de mentionner que les salariés au chômage partiel ne touchent que 70% de leur salaire brut alors qu’ils travaillent en fait souvent à plein temps.

6 milliards d’euros d’argent public jetés par la fenêtre

L’Etat est bien une providence, comme le dit Sylvain Tesson (à qui on recommande de retourner photographier des panthères des neiges et de la fermer) mais qui n’illumine que les grandes entreprises privées. C’est d’ailleurs déjà ce que reprochaient les gilets jaunes en dénonçant le CICE, ce crédit d’impôts de dizaines de milliards d’euros sans aucune contrepartie exigées derrières. Et depuis plusieurs semaines, l’argent magique coule à flot pour les entreprises privées, sans exigence ni contrôle. Nos pudiques journaux, toujours prompts à dégainer les chiffres de la fraude aux allocations sociales (300 millions d’euros par an aux dernières estimations), et qui ne parlaient déjà pas de la fraude patronale aux cotisations sociales, estimée entre 6,8 et 8,4 milliards d’euros par an, ne se sont pas amusés à chiffrer le montant potentiel de cette fraude au chômage partiel. Nous nous y sommes essayés :

Budgété à 24 milliards d’euros dans la dernière loi de finance rectificative votée en mars, le chômage partiel dédié à la crise sanitaire, s’il est abusif dans au moins un quart des cas comme les différentes enquêtes tendent à le montrer, serait donc fraudé à hauteur de 6 milliards d’euros. Et encore, il s’agit d’une fourchette basse, puisque les salaires concernés sont sans doute les plus élevés car à niveau cadre  – la majorité des cadres pouvant télétravailler, il est plus facile de frauder avec cette main d’oeuvre là.

La fraude patronale au chômage partiel pendant la crise sanitaire s’élève au moins à 6 milliards d’euros, voilà l’information

Des milliards d’euros de fraude patronale et ce serait à nous de travailler plus ?!

Nous avons donc potentiellement 6 milliards d’euros d’argent public balancés dans la nature, à payer à la place du patronat des salariés qui continuent de bosser en télétravail pour leur employeur et sans que celui-ci ne soit contraint d’aucune manière de faire des efforts par ailleurs. Ce chiffre est certainement sous-estimé, puisque la dépense publique en termes de chômage partiel excédera les 24 milliards, à en croire le président de la commission des finances de l’Assemblée Nationale. Mais toujours est-il que ces 6 milliards voire plus pourront donc se retrouver en grande partie dans la poche des actionnaires.

Pour donner un ordre de grandeur, à l’automne 2019 était votée la loi de financement de la sécurité sociale qui donnait à l’assurance-maladie un objectif de 4,2 milliards d’économies supplémentaires en 2020.

Que faire pour dénoncer la fraude ?

Que peut-on faire contre ça ? On veut dire : à part faire confiance à Muriel Pénicaud, dont le directeur de cabinet est un ex-membre de la direction du MEDEF, pour qu’elle tape du poing sur la table et mettent en place des contrôles drastiques dans les entreprises françaises ?

Lors d’une visio-conférence en présence de son employeur, Myriam a protesté. Il lui a répondu oh, ça va, je paie suffisamment d’impôts comme ça”. Nouvellement embauchée, elle n’a pas osé aller plus loin.

Si vous êtes salarié.e témoins et victimes d’abus de chômage partiel, prenez des captures d’écran des mails qui vous demandent du travail, des messageries instantanées, des courriers… Gardez ça sous le coude. Allez voir vos représentants du personnel, qui sont théoriquement en contact avec l’inspection du travail. Sachez, si l’on fait pression sur vous, que la loi vous considère comme lanceur d’alerte. Et vos représentants du personnel, membre du Comité Économique et Social (CSE), sont protégés du licenciement. Ils peuvent donc plus facilement vous représenter et prendre le relais de votre démarche. Si la fraude est démontrée, l’entreprise devra reverser l’intégralité de l’argent public volé, payer une amende tandis que votre employeur risque de la prison. 

La crise sanitaire aura décidément permis aux grandes entreprises de se sucrer sur le dos des citoyens, en profitant de la générosité d’un État effectivement providence… dédié aux riches. 


* le prénom a été modifié

 

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Moins payé ou licencié: le gouvernement approuve

La compagnie aérienne à bas coût Ryanair escompte licencier 27 hôtesses ou stewards en France, si FO, unique syndicat représentatif, n'accepte pas rapidement une baisse de salaire de 10% durant 5 ans. Pour le personnel navigant rémunéré au Smic -ben oui, Ryanair est à bas coût-, ça serait une réduction du temps de travail, vu que le Code du travail interdit de payer moins que le Smic.

 

Selon RTL, la direction veut aussi baisser la rémunération des pilotes de 20%, sinon licenciement de 23 pilotes sur les 81 que compte la compagnie sur ses trois bases françaises (Bordeaux, Toulouse et Marseille). Le Syndicat national des pilotes de lignes a décidé de coopérer à la mise en place d’un accord de performance collective.

Interrogé dans l'un des médias aux ordres, Muriel Pénicaud, sinistre du chômage et de la précarité, opte pour des contrat de compétitivité entre "partenaires sociaux" à ce sujet. Et Bruno Le Maire, ministre du CAC40 et consorts, sur un autre média aux ordres, a dit que le gouvernement ne proposerait pas une loi qui interdise les licenciements.

Dans l'hôpital public, ça tombe bien, Laurent Berger, patron de la Cfdt et de la Confédération européenne des syndicats,  a  répondu présent, lundi dernier sur France info, pour négocier un « assouplissement » des 35 heures sur le dos du personnel hospitalier.

Et chez Renault, tranquille?

Pas tant que ça. Toujours sur RTL, décidément porte-voix du patronat, le pdg du groupe affirme que "La Fonderie de Bretagne n'a pas vocation à rester chez Renault". Sa cession fait partie des solutions à discuter dans le cadre d'un dialogue social avec les partenaires sociaux.

Ah, le dialogue social !

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Au travers des  combats sociaux qui s'engagent, voyons à quels hommes et quels dirigeants nous avons affaire ; comment ont-ils été formés, quelle est leur histoire, leur parcours, par qui ont-ils été adoubés pour occuper leurs postes successifs.

cr cela en dit plus long sur leurs intentions, leurs objectifs réels le plus souvent masqués sous des déclarations lénifiantes destinées à donner le change aux travailleurs et à l'opinion.

 

Le nouveau PDG de Renault - après la chute de Ghosn - est un pur produit du sérail des dirigeants des grandes entreprises, chargés par temps lourd de tailler dans les effectifs.

Toujours choisi à l'insu de son gré, aux plus hautes responsabilités par les plus hautes fortunes du pays.

Aujourd'hui, de manière " humaniste " il est chargé de réorganiser Renault en liquidant des emplois massivement TOUT en prétendant sauver l'entreprise ET encaisser les deniers publics, sans avoir de compte à rendre à la nation.

Pas ûr que l'entourloupe fonctionne si l'on prend en compte la réaction des travailleurs et du peuple ce week-end à Maubeuge!

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L'impétrant tel que présenté par la presse bourgeoise, en l'occurrence CAPITAL  manager et chatelain dans le vignoble, en ligne directe avec le vatican en 2015 :

RENAULT : le nouveau PDG un pur produit du sérail capitaliste !

Sans surprise, Jean-Dominique Senard vient d’être nommé président de Renault par le conseil d’administration de la marque. Ce grand discret travaillera avec avec Thierry Bolloré, directeur général adjoint du groupe. Voici ce que vous ne savez sûrement pas sur ce gestionnaire rigoureux et réputé humaniste.
C’est officiel, Jean-Dominique Senard va prendre la tête de Renault. Le futur ex-président de Michelin aura fort à faire. A commencer par renouer les liens distendus avec Nissan - depuis l’arrestation en novembre dernier de Carlos Ghosn et sa récente démission - et relancer le groupe qui subit les turbulences du secteur automobile.

Jean-Dominique Senard, est entré chez Michelin comme directeur financier en 2005. Six ans plus tard, il en devient le premier gérant non issu de la famille fondatrice. Toujours tiré à quatre épingles, d’une délicatesse et d’une courtoisie délicieusement surannées, cet HEC de 65 ans avait travaillé auparavant dans les directions financières de grands groupes comme Total, Saint-Gobain et Pechiney.


Son sale boulot à Pechiney

“Chez Pechiney, j’ai vécu l’épreuve humaine la plus dure de ma carrière”, raconte Jean-Dominique Senard. Quand le canadien Alcan a lancé une OPA hostile sur le groupe sidérurgique en 2004, c’est lui qui a été chargé de fusionner les deux ensembles. A la clé, des centaines de suppressions de postes, notamment dans les sièges en France. Dix ans plus tard, certains collègues racontent comment il a tenté de sauver le maximum d’emplois. “Il s’est battu bec et ongles pour préserver les salariés”, confie une ancienne collaboratrice. La mission finira par l’épuiser : alors que l’encre des accords signés avec les syndicats n’était pas encore sèche, il téléphonera à Travis Engen, le patron d’Alcan, pour lui annoncer son départ.

Son coup de foudre pour Edouard

C’est un coup de fil dont il se souvient encore. Trois semaines après son départ de Pechiney, JDS recevait un appel d’Edouard Michelin en personne. “J’ai cru à une blague”, se souvient-il. Les deux hommes se rencontrent et se découvrent des points communs : même analyse de l’industrie, même vision sociale du management. Dès lors, Edouard Michelin va tout faire pour que son nouvel ami prenne la direction financière du groupe. Au point de le rappeler pendant ses vacances, alors qu’il était sous la tente avec son épouse dans un coin perdu d’Afrique du Sud, en 2005. “Nous nous sommes mis d’accord ce jour-là, sur une simple parole”, se raconte-t-il. On connaît la suite : le décès accidentel d’Edouard Michelin, un an plus tard, propulsera Michel Rollier au poste de gérant (l’équivalent de P-DG dans la commandite), tandis que Jean-Dominique Senard deviendra cogérant aux côtés de Didier Miraton.


Sa victime collatérale

Promis, il n’y est pour rien ! Quand on lui parle de la démission de Didier Miraton pendant l’été 2011, Senard l’affirme, la main sur le cœur : “Je suis tombé de ma chaise en apprenant que j’étais choisi pour succéder à Michel Rollier.” Entre 2007 et 2011, les deux lieutenants s’étaient pourtant partagé les rôles et les ambitions. A Miraton, arrivé en 1982 chez Michelin, les pneus de tourisme et la recherche. A JDS les pneus pour poids lourds et les produits spécialisés pour avions ou engins de chantier. Mais c’est le petit nouveau que les huit membres du conseil de surveillance, dont Pierre Michelin, Laurence Parisot ou Louis Gallois, ont fini par adouber. Sur proposition de Michel Rollier, faut-il préciser. “Jean-Dominique et Didier n’étaient pas en compétition, ce n’est pas le genre de la maison”, nous assure aujourd’hui l’ancien gérant. Dommage que Didier Miraton, aujourd’hui administrateur du semencier Vilmorin, n’ait pas répondu à nos demandes d’interview…

Son deuxième métier : viticulteur

A Saint-Rémy-de-Provence, la famille possède une grande propriété agricole et son château, transmis de génération en génération depuis trois cent cinquante ans. Le clou ? Un vignoble de 18 hectares, où est produit sous la supervision de M. Senard père un vin de pays des Bouches-du-Rhône, le Domaine de Lagoy. Impliqué dans la vie locale, il s’est fait élire conseiller municipal sur une liste de centre droit dans les années 1990. “Pour moi, c’était surtout une étiquette agricole”, souligne le châtelain, qui adorait les veillées avec les paysans du coin.

Sa ligne directe avec le Saint-Siège

Comte par la grâce de Dieu, JDS a beaucoup oeuvré en tant que membre de la Réunion de la noblesse pontificale (RNP). Une association très chic, dont les compagnons jouissent d’un titre de noblesse héréditaire donné par les papes pour services rendus à l’Eglise. Jean-Dominique Senard a œuvré pour lui donner une dimension plus internationale et la faire entrer dans la Cilane : la Commission d’information et de liaison des associations nobles d’Europe. Royal.

 

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Fonderie de Bretagne, inquiétante déclaration président du groupe Renault : vigilance et mobilisation de mise !

« Nous allons ouvrir une analyse stratégique sur cette entreprise avec les parties prenantes. Parmi les solutions envisagées, la cession en fait clairement partie, la Fonderie de Bretagne n’a pas vocation à rester dans le groupe Renault », a déclaré Jean-Dominique Senard, le président du groupe Renault, ce dimanche, sur RTL.

« Ces déclarations sont en contradiction avec ce qui a été annoncé vendredi », indique Fabrice Vély, le nouveau maire de Caudan où est implantée la Fonderie de Bretagne. Si les propos du président du groupe Renault ne sont pas incompatibles avec la diversification promise de l’usine caudanaise, il ne parle plus du maintien du site dans le giron de Renault.

Une remise en cause inquiétante pour l’élu qui ne sait pas comment interpréter « ces annonces dans un sens et dans l’autre. C’est compliqué de saisir la logique de la communication du constructeur automobile. Les salariés sont inquiets, d’autant qu’ils s’apprêtent à reprendre le travail mardi », conclut Fabrice Vély qui avait écrit, avec d’autres élus, un courrier au gouvernement, jeudi dernier, pour demander le maintien de la Fonderie.

« Le PDG de Renault n’aura pas attendu longtemps pour nous mettre la pression aujourd’hui, en affirmant que notre avenir n’est pas dans le groupe Renault, explique la CGT Fonderie de Bretagne dans un communiqué. Le CSE de vendredi est clair : pas de fermeture, pas de reprise. La réunion avec le préfet, la région Bretagne, les pouvoirs publics locaux est clair : accompagnement, calendrier, surveillance sur recherche de diversification. Senard n’apprécie pas mais est obligé de faire avec. Restons unis comme nous avons su le faire la semaine dernière ».

Pour Éric Blanchier, représentant CGT au CSE, « des engagements ont été pris avec les pouvoirs publics et la décision de maintenir la Fonderie, en haut lieu. Le site de Caudan est sauvé mais avec le risque que Renault nous lâche. Il faudra être vigilant. Les six prochains mois vont être cruciaux ».

INFOS à l'adresse Facebook de l'Union départementale CGT du Morbihan

 

https://www.facebook.com/ud.cgtmorbihan/?__tn__=%2Cd%2CP-R&eid=ARClkDC7XxS2IH0U4waGOXNtwAknDrHyRJgdNXpQzGDQzsspC4vTOFZQe8WGvaNOViHZSXZgh38nngYO

 

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« Quand on voit quelque

 

chose

 

comme ça, c'est incroyable.

 

Quand on entend ce son

 

- ce grondement -

 

on imagine

 

combien c'est dangereux. »

D. Trump 31 mai 2020 

 

Le Docteur Folamour ne parlait pas de la colère du peuple américain qui déferle mais du lancement de la privatisation de l'espace

Pendant ce temps 

Minneapolis, ce qu'en disent les communistes des USA
des affrontements éclatent devant la Maison Blanche, malgré le couvre-feu imposé à Washington

Selon le New York Times, Donald Trump a du être exfiltré vers un bunker souterrain par le Secret Service, alors d’une manifestation devant la Maison Blanche.

La police a tiré des gaz lacrymogènes devant la Maison Blanche pour disperser la manifestation. Les heurts ont repris ce 1er juin au matin

la traduction de NY Times relatant la situation à la Maison Blanche

Il faudra noter cete troublante concordance du vocabulaire : à travers la planète, singulièrement en France comme aux USA quand la colère face aux violences policières s'exprime ce sont toujours les victimes qui sont estampillés casseurs et le clan des assassins qui est chargé de rétablir l'ordre.  

Minneapolis, ce qu'en disent les communistes des USA

Parmi les réactions politiques , la déclaration du Parti Communiste des Etats-Unis. Elle ne souffre d'aucune ambiguité. 

"Nous appelons nos adhérents et sympathisants à se joindre aux protestations pour la justice de toutes les manières possibles et à faire de la justice pour George Floyd une partie intégrante de chaque manifestation à venir."

Le Parti communiste des États-Unis se joint aux habitants de Minneapolis pour exiger l'arrestation immédiate et la poursuite des policiers responsables du meurtre de George Floyd.

Les horribles preuves de huit minutes, diffusées dans le monde entier, sont claires et indéniables. Elles révèlent que le meurtre de George Floyd a consisté en une véritable exécution publique par la police. Le refus de procéder immédiatement à l'arrestation des policiers a, à juste titre, déclenché la rage à Minneapolis et dans tout le pays. Une fois de plus, "Je ne peux pas respirer/ I can't breathe" est devenu le cri de ralliement de millions de personnes. Ne vous y trompez pas, les protestations continueront jusqu'à ce que justice soit faite.

La rébellion de Minneapolis est la faute, non pas des manifestants, mais du système de racisme et de violence institutionnalisé qui permet en premier lieu à de telles atrocités de se produire. Ces meurtres racistes se produisent encore et encore, "en direct et en couleur", et le plus souvent sans poursuites judiciaires - c'est un miracle qu'il n'y ait pas eu plus de rébellions.

La menace irresponsable de Donald Trump de "tirer sur les pilleurs" est aussi méprisante que prévisible. Nous nous souvenons avec dégoût de sa menace d'ordonner aux troupes de tirer sur les immigrés à la frontière entre les États-Unis et le Mexique. En effet, les menaces de violence font régulièrement partie de sa panoplie d'outils. En réalité, il encourage ouvertement les forces de police à malmener les personnes arrêtées. C'est Trump le criminel en chef !

L'utilisation du racisme par Trump comme outil d'organisation central ne prendra fin qu'avec sa défaite en novembre. Mais le pays ne peut attendre pour s'attaquer à l'épidémie de violence raciste. Le Congrès, les assemblées législatives des États, les conseils municipaux, les dirigeants syndicaux, le clergé et les représentants d'organisations communautaires de toutes tendances doivent s'attaquer à cette crise à travers le pays. Il est grand temps que la population exerce un contrôle sur la police. En premier lieu, les néo-nazis, le KKK et les autres éléments néofascistes doivent être chassés des services de police du pays. Enquêtez là-dessus ! En outre, notre pays a besoin d'une réforme radicale de la police.

L'impact du COVID-19 sur les communautés de couleur de la classe ouvrière sous tous ses aspects vient s'ajouter à la violence habituelle contre les Afro-Américains. Ce sont elles qui meurent dans des proportions démesurées. Ils sont les premiers à servir en première ligne et, comme dans toute guerre, les premiers à mourir.

Nous appelons nos adhérents et sympathisants à se joindre aux protestations pour la justice de toutes les manières possibles et à faire de la justice pour George Floyd une partie intégrante de chaque manifestation à venir.

Nos cœurs, nos pensées et notre solidarité vont à la famille de George Floyd et à Floyd lui-même, qui pleurait sa mère décédée alors qu'un voyou se tenait à genoux sur son cou. Nous disons, soulevez-vous et protestez !  Nous nous joignons aux millions de personnes qui demandent justice maintenant !

Rédigé par Canaille le Rouge

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