SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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CHEMINOTS CGT PERPIGNAN, train des primeurs : le gouvernement a encore menti !

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Gerzat (Puy-de-Dôme) : JEUDI 25 JUIN devant chez LUXFER !

Luxfer à Gerzat

Gerzat (Puy-de-Dôme) : JEUDI 25 JUIN devant chez LUXFER !

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Ce vendredi 19 juin, les éboueurs de l’entreprise Coved à Caen se mobilisent contre les licenciements ainsi que leurs conditions de travail. Après le licenciement de leur collègue qui a conduit à son suicide, ils ont décidé de se mettre en grève.

Grève des éboueurs à Caen suite au suicide de leur collègue licencié pour avoir bu deux bières

Crédits photo : Jacques Demarthon / AFP

Rappelons- le, vendredi 5 juin, un éboueur se donne la mort suite à son licenciement. À ce moment, nous écrivions : “Un éboueur en activité depuis plus de 26 dans l’entreprise COVED de traitement des déchets, s’est suicidé vendredi 5 juin, près de Caen. La veille, le travailleur avait reçu une lettre de licenciement motivée par un trop fort taux d’alcoolémie de 0,19g par litre de sang. En effet, cet homme et son collègue avaient accepté deux bières offertes par un client les remerciant d’avoir été présents pendant le confinement.”

Stefano Patry, travailleur pourtant essentiel et en première ligne pendant la crise sanitaire, a été remercié après ses services rendus à la société par une lettre de licenciement. En effet, le patronat, affaibli par la crise sanitaire et la crise économique, profite de ce genre de motif pour licencier en masse. À une période où les travailleurs sont affaiblis physiquement et mentalement, les licenciements et la violence patronale peuvent donner lieu à des événements dramatiques comme ce fut le cas pour ce Stefano Patry. Yannick Martin, responsable syndical CGT et collègue de Stefano Patry, explique qu’ "Avant de le licencier, ils auraient peut-être pu lui parler. Ce n’est pas normal". Pour ses collègues la mort de Stefano Patry a été un choc, dont ils peinent à se remettre : "C’est dur pour nous de perdre un collègue, c’est très dur" Un de ses collègues évoque d’autres suicides dans des entreprises de collecte d’ordures.

Mais les travailleurs ne restent pas muets face à ces injustices et à la répression plus forte que jamais du patronat. Nombre d’entre eux se sont mis en grève dans différents secteurs avec de nombreuses revendications adressées au gouvernement. Cela a été le cas des ouvriers de Renault, du personnel de santé lors de la manifestation du 16 juin et de tant d’autres. Après avoir déposé un préavis de grève pour ce vendredi 19 juin, à l’appel de l’intersyndicale CGT-CFDT, ce sont les salariés de l’entreprise Coved qui se sont mis en grève pour protester et rendre hommage à leur collègue. Plusieurs sites gérés par la société Coved Environnement ont été bloqués à Giberville et Pont-Levêque, empêchant la tournée des camions bennes. Après la mobilisation de ce vendredi, ils prévoient également un hommage à leur collègue. Ils dénoncent une politique autoritaire de la direction accompagnée de nombreux licenciements et démissions. Entre autres, un “management très dur” sans dialogue social. Mais aussi sur leurs conditions de travail, qui se dégradent : horaires extensibles, hygiène des locaux déplorable, temps de repos réduit... Ces mêmes travailleurs avaient déjà été en grève en 2017, sans aucun changement de la part de la direction.

Par ailleurs, les collègues de Stephano ont saisi l’inspection du travail et la famille de la victime souhaite porter plainte pour homicide involontaire. Le suicide de cet éboueur montre la violence dont fait preuve le patronat envers les travailleu.ses.rs ainsi que son manque de considération face aux héros et héroïnes de la crise sanitaire. Nous réclamons toujours justice pour ce travailleur.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Je ne sais pas si vous le savez, mais 150 Français, tirés au sort, sont réunis en Convention citoyenne pour le climat. Notre président va les rencontrer le 29 juin pour leur apporter des "premières réponses". En attendant, une propositions a fuité dans la presse. Pour la semaine de travail à 28h , la convention a voté NON à plus de 65%.

 

Le Figaro, journal historique du capital et de son ordre en France, semble s'en réjouir.

"Les 28 heures hebdomadaire sont «totalement déconnecté[s] de la réalité et c'est indéfendable dans le contexte actuel. Et cette mesure discrédite totalement la convention, c'est donner le bâton pour se faire battre. Si c'est proposé, ça sera rejeté et ça aura juste discrédité notre travail,» jugeait ainsi Mélanie (en séance, les membres de la convention ne sont mentionnés que par leurs prénoms).

«Le partage c'est beau mais avec la crise actuelle c'est pas possible. J'ai travaillé toute ma vie 50 heures par semaine en élevant seule deux enfants. C'est toujours les mêmes qui travaillent moins, toujours les mêmes qui travaillent plus et pour des salaires minables,» lançait de son côté Marie-Hélène en refusant la mesure. «C'est hors mandat par rapport à la diminution des gaz à effet de serre», jugeait de son côté Lionel, tandis que d'autres abondait : «Il faudrait une convention citoyenne séparée sur le travail»".

Et sur le transport des marchandises par le train ou le fluvial au lieu du tout routier? Le Figaro n'en parle pas.

Mais ça tombe bien, pour la réduction du temps de travail comme pour revaloriser le fret à la SNCF, c'est toujours NON du côté du supplétif que le capital a placé dans le palais de l'Elysée.

Convention citoyenne pour le climat et la semaine de travail à 28h? Finalement ça sera non à plus de 65%

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Le géant bancaire britannique HSBC reprend son plan de licenciements mis en pause pendant la crise sanitaire. Ce sont 35 000 emplois qui sont menacés pour permettre la concentration sur les activités asiatiques. Les victimes de cette restructuration ne seront pas les traders ou les cadres, mais bien les travailleurs et travailleuses des agences.

 

HSBC reprend son plan de licenciement : 35 000 emplois menacés dans le monde

Crédits photo : AFP/ARCHIVES

Dans un message interne envoyé aux 235 000 salariés, Noël Quinn, directeur général, a annoncé un plan de restructuration prévoyant 35 000 suppressions d’emplois. Pris dans les tensions entre la Chine et les États-Unis, la révolte de Hong Kong et la crise sanitaire, HSBC se concentre sur les marchés asiatiques, Hong Kong ayant toujours été sa ville de prédilection. C’est en février dernier que la banque annonce ce plan, mais la pandémie et le confinement poussent à le suspendre. D’après le directeur général, il serait aujourd’hui temps de reprendre là où ils s’étaient arrêtés : « Nous ne pouvons pas faire une pause indéfiniment », « c’est encore plus nécessaire aujourd’hui » a-t-il déclaré.

 

Les profits avant tout

 

HSBC s’appuie sur les 7 à 11 milliards de dollars de crédits impayés à cause de la crise sanitaire pour justifier ces licenciements. Or, si vraiment la pandémie avait mis la banque en difficulté, le directeur général ne toucherait pas 1,37 millions d’euros par an. Encore une fois, ce sont les travailleurs et travailleuses qui sont victimes de cette crise.

Le seul but de cette restructuration est de supprimer ce qui n’est pas assez rentable. Avec le Brexit et les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis, HSBC veut se concentrer sur les secteurs les plus profitables, sans se soucier de la vie des employés. La crise sanitaire n’est qu’un accélérateur au service de cette course aux profits à laquelle ils se livrent.
En France, HSBC cherche à fermer les agences les moins rentables, situées dans les petites villes, laissant sur le carreau près de 8000 employés. Loin des métropoles, il sera difficile de retrouver un travail, encore plus avec la crise économique qu’à engendré la pandémie.

Il faut ouvrir les livres de comptabilité pour savoir si réellement cette restructuration est nécessaire, et quand bien même elle l’était, ça n’est pas aux salariés de payer. Ça n’est pas à ceux qui ont fait des sacrifices pour maintenir les activités de la banque et ont été en première ligne face au covid pendant le confinement qui doivent payer la crise.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Derichebourg. Veyrier soutient l’accord

 

et bloque les comptes Twitter des

 

ouvriers mécontents

 

Sur LCI, le secrétaire général de Force Ouvrière, Yves Veyrier, a apporté son soutien au très controversé accord signé chez Derichebourg Aéro à Toulouse. Par la suite, des ouvriers mécontents ont interpellés Veyrier sur Twitter. Ce dernier a purement et simplement bloqué leur compte.

Nouvelle trahison

Il y a les paroles et les actes, qui visiblement ne sont pas en symbiose du côté de Force Ouvrière. Si Yves Veyrier, son secrétaire général, ne cesse de répéter qu’il est hors de question de s’en prendre aux salaire sous la menace de licenciements tout comme il faut refuser les licenciements, le syndicat FO chez Derichebourg Aéronautics Services à Toulouse a signé un Accord de Performance Collective (APC) attaquant de large pan des acquis des travailleurs, notamment les diverses primes qui constitue une part importante des revenus net par mois. La rémunération des ouvriers est sévèrement attaquée. En ajoutant à cela, la perte de certaines primes en étant au chômage partiel, certains ouvriers perdent autour de 500 euros par mois. Pire encore, cet accord n’écarte nullement le spectre de licenciements dans l’entreprise !

Alors que les salariés de Derichebourg s’étaient mis en grève contre la signature de l’accord, Jean-Marc Moreau, délégué FO sur le site, avait affirmé, sur le piquet, avoir eu Yves Veyrier au téléphone et que ce dernier soutenait la signature de l’accord. Des propos qui entrent en contradiction avec ceux tenus par Veyrier lui-même, quelques heures auparavant, ou le secrétaire général de FO indiquait sur France Inter qu’il fallait « s’assurer qu’à la clé, il n’y a pas de suppression d’emploi ni de serrage de ceinture sur les salaires ».

Depuis, les ouvriers de Derichebourg, rassemblés au sein d’un collectif de salariés mêlant syndiqués et non-syndiqués, ont ouvertement interpellé Veyrier pour qu’il confirme avoir apporté son soutien à la signature de l’APC. C’est finalement sur LCI, sans avoir daigné répondre directement aux ouvriers de Derichebourg, que Veyrier a apporté sa réponse. Alors que Manuel Bompard abordé, avec Sacha Houlié, député macroniste, la question de Derichebourg, Veyrier a affirmé que « le syndicat Force Ouvrière est majoritaire, il a négocié. Je pense qu’ils savent à peu près de quoi ils parlent ».

Des propos qui n’ont pas manqué de faire réagir les travailleurs. Dans une vidéo postée sur Facebook, Abder, membre du collectif des salariés de Derichebourg, a interpellé le secrétaire général de FO. « Monsieur Veyrier, oser dire que l’APC n’a pas eu de conséquence sur les salaires, c’est se foutre de la gueule du monde [...] Et ça, je vous laisserai pas le dire, parce qu’à un moment il y en a marre d’entendre des conneries pareilles sur un plateau. C’est un mensonge pur et dur en direct à la télé » a t-il notamment déclaré.

 

Mais visiblement, Yves Veyrier ne semble pas apprécier que des travailleurs du rang lui demandent des comptes et mettent en avant la contradiction entre un discours combatif et une politique concrètement d’accompagnement des attaques du patronat, comme c’est le cas à Derichebourg. Ainsi, Gaëtan Gracia, militant au NPA-Révolution Permanente et à la CGT des Ateliers de la Haute Garonne, a indiqué sur Tweeter que le secrétaire général de Force Ouvrière... bloquait tout simplement les comptes de celles et ceux qui l’interpellaient sur cette affaire !

Un seul contre-exemple, le cas de Ryanair s’oppose à l’APC, mais uniquement parce que la direction refuse de convoquer le CSE et d’ouvrir des négociations. En fait, il semblerait que Veyrier soit contre les APC, quand son syndicat ne peut pas négocier avec le patron à quelle sauce les ouvriers vont être mangés. Les ouvriers de Derichebourg l’ont répété maintes et maintes fois et l’ont érigé en slogan sur les tracts qu’ils distribuent devant les autres entreprises du secteur aéronautique, "on ne négocie pas le poids des chaînes !"

On le sait, dans les prochains mois, les attaques type APC, plans de licenciements, tout ce qui peut être pris par le patronat contre les acquis des travailleurs vont se multiplier, dans le secteur aéronautique comme ailleurs. Les salariés de Derichebourg, en s’organisant en collectif rassemblant syndiqués et non-syndiqués, ont montré la voie pour lutter contre ces attaques, qui peuvent être appuyées par des syndicats, comme c’est le cas dans cette affaire. Une expérience précieuse et un combat qui n’est pas terminé chez Derichebourg !

 

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C'est écrit dans Le Monde dont les sources proviennent du bunker de l'ex-banquier d'affaires devenu président des riches et du capital.

 

Donc, "Selon les informations du « Monde », le chef de l’Etat veut à la fois dévoiler ses intentions sur la fin du quinquennat et changer son équipe gouvernementale dans les jours suivant le second tour des municipales "

Mince, c'est bêta, on les aimait tous ces chambellans de l'Elysée ex-socialistes ou pas.

Pour Macron "nouveau chemin" et "nouveau gouvernement" après les municipales

Ce dimanche, les 150 citoyens de la Convention citoyenne pour le climat, tirés au sort, vont remettre leurs conclusions à Macron président.

Les services secrets du Monde évoquent un référendum à ce sujet et Emmanuel Macron ne serait pas contre un référendum pour peinturlurer en vert la constitution monarchique de la France

D'ores et déjà, le ministère de la police a déniché une vieille affiche électorale. Par souci d'économie, pour mieux prêter du fric public au patronat, on remplacerait simplement Louis Napoléon Bonaparte par Emmanuel Macron.

Pour Macron "nouveau chemin" et "nouveau gouvernement" après les municipales

Et avant de s'esbaudir devant les infos télévisés, à méditer...

Pour Macron "nouveau chemin" et "nouveau gouvernement" après les municipales

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Une première victoire des Neuhauser

 

après 10 jours de grève

 

Les Neuhauser de la boulangerie de l’Europe à Reims ont démarré une grève le lundi 8 juin afin de réclamer une prime covid et des primes de risques pour avoir travaillé pendant la pandémie. Après 10 jours de bras de fer, ils ont arraché une première victoire !

Reims

Démarrée le 8 juin, leur grève était une première. Au lendemain, ils ont été rejoints par les camarades du site de Moselle et puis de Maubeuge. La colère s’est étendue et les ouvriers de plusieurs autres sites en France ont menacé la direction de se mettre également en grève.

Pour Reims, il s’agit bien de la première grève de leur histoire et d’une première expérience de lutte et de coordinations avec d’autres sites de l’entreprise. Un travail de longue haleine mené par des militants de Révolution Permanente et syndicalistes de l’entreprise qui ont cherché avec patience de tisser et construire des liens forts qui aujourd’hui portent ses fruits dans la lutte contre le patron.

A Reims, les travailleuses et travailleurs novices dans la lutte ont évolué et pris conscience de leur force au fil des discussions et débats, d’heure en heure, sur le piquet de grève. Ils ont su organiser démocratiquement la grève et la lutte, en mettant en place des assemblées générales pour décider de la suite du mouvement. Ils ont également créé une caisse de grève et animé leurs piquets de manière quotidienne. Canapés, barnum, sono et même des tables de ping-pong ont été installés sur le piquet. Il s’agissait d’une façon de montrer à leur patron qu’ils étaient prêt à rester des jours et des jours devant l’usine afin de faire valoir leurs revendications !

Des soutiens de tout Reims sont venus les voir sur le piquet, des cheminots, des transports urbains, des profs, des syndicalistes et des militants révolutionnaires. C’est une lutte exemplaire que les grévistes ont menée, une première expérience qui les a transformés. En plus d’avoir pris conscience de leur force ils ont su reprendre leur dignité et créer des liens entre eux que leur patron ne pourra pu jamais détruire.

La première victoire est d’avoir inversé le rapport de force en rappelant que c’est eux les ouvriers qui créent les richesses et que sans eux leur usine est à l’arrêt et leur patron n’est rien ! Les liens créés entre les collègues et ceux des autres sites de l’entreprise ne font que renforcer la confiance des travailleuses et travailleurs dans leur détermination et la justesse de leur combat. Le patron n’a pas eu le choix : il a dû d’abord ouvrir les négociations sur la prime covid, améliorer les conditions de travail des salariés et il a dû octroyer la même prime de production pour tous les salariés avec un minimum de 209€ garantie pour tous.

Ils n’ont certes pas obtenu l’intégralité de leurs revendications mais ils ont compris que seule la grève et la lutte de classe paient. Ils ont également pris conscience de la nécessité du travail interprofessionnel et de la nécessité de se coordonner et s’organiser au-delà des limites syndicales et d’étiquettes. Une première victoire qui va en ouvrir d’autres car les salariés, après avoir relevé la tête, sont bien déterminés à aller chercher de nouvelles victoires !

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Un employé de Pôle emploi est menacé de licenciement pour avoir aidé des chômeurs à toucher leurs aides

 

Yann Gaudin est conseiller Pôle emploi et dénonce les pratiques de l’institution visant à priver les demandeurs d’emplois des allocations qui leurs sont dues. Il est convoqué par sa hiérarchie le 22 juin et est menacé de licenciement.

Répression patronale

Crédit photo : Christophe Lefebvre

Yann Gaudin, conseiller Pôle emploi à Rennes est convoqué par sa hiérarchie mardi à un entretien préalable qui pourrait aboutir à un licenciement. Sa faute ? Avoir aidé des chômeurs à toucher des allocations qu’ils auraient dû percevoir.

Yann Gaudin est salarié à Pôle emploi depuis 2006 et déclare à l’AFP qu’il a pu y constater « de vraies anomalies couvertes par une chaîne de décideurs, par exemple des salaires exclus automatiquement par le système de calcul des allocations chômage ». Lors d’une interview accordée à France 3 le 18 janvier 2020 , il accuse également la direction de « ne pas respecter le devoir d’information de Pôle Emploi, et de l’empêcher d’appliquer ce principe dans son travail. »

Depuis novembre 2019, il dénonce les « pratiques frauduleuses généralisées » de Pôle emploirevelations dans son blog « Pôle Emploi : le droit de savoir » sur Médiapart Il souligne également que dans les cas où les employés prennent conscience de ces pratiques, ceux-ci sont « placés sous une autorité hiérarchique, ce qui a l’inconvénient de la pression et des menaces de sanctions »

Il subit lui-même ce harcèlement par la direction et fait l’objet d’une mise à pied de cinq jours en mai 2019. Cette répression patronale l’aura également mené à plusieurs mois d’arrêt de travail par son médecin. Yann Gaudin est donc accusé par la direction de faire son travail, c’est-à-dire informer et accompagner les usagers dans leurs démarches.

Pôle emploi est né en 2008 sous le mandat de Nicolas Sarkozy de la fusion entre deux établissements :
• L’Agence Nationale Pour l’Emploi (ANPE), créée en 1967 dont la mission était notamment d’accompagner les demandeurs d’emploi dans leur recherche de travail.
• L’Association pour l’Emploi Dans l’Industrie et le Commerce (ASSEDIC) dont la mission était de verser les allocations chômage.

Pôle Emploi est un établissement financé par l’argent public, cependant ses travailleurs et travailleuses relèvent juridiquement du droit privé (à l’exception d’une minorité relevant du droit public). Dans un ouvrage intitulé « Pôle emploi : la face cachée », trois journalistes de France Info publie une enquête lancée en septembre 2018 sur les conditions de travail au sein de l’établissement. Les témoignages des salariés dénoncent notamment les conséquences de la fusion de l’ANPE et de l’ASSEDIC : un accroissement de la surcharge de travail, une surveillance accrue des employés pour mesurer leur efficacité, et une pression de la hiérarchie sur ceux-ci pour des résultats.

Rappelons que cette enquête fait suite à une plainte déposée contre Pôle Emploi en 2014 par les parents d’Aurore Moësan, conseillère au sein de l’établissement qui se suicide en octobre 2012. La structure est donc accusé d‘ « harcèlement moral », « mise en danger délibérée de la personne d’autrui », « non-assistance à personne en danger », « homicide involontaire » et « conditions de travail contraires à la dignité de la personne ». La plainte évoque également plus de 17 suicides liées aux conditions de travail au sein de l’entreprise.

Les chômeurs sont régulièrement accusés par de nombreux médias et les classes dominantes d’être des fraudeurs aux aides sociales. Ces discours justifient les mesures mises en place par l’Etat pour une augmentation du pistage des demandeurs d’emploi et une réduction des aides allouées aux classes populaires. Dans cette logique, le gouvernement Macron mettait en place en janvier 2019 un décret qui renforçait les sanctions et les contrôles des chômeurs et prévoyait notamment une augmentation des personnels dédiés à ces missions d’ici 2020..

L’exemple de Yann Gaudin nous montre bien que l’Etat préfère faire des économies sur les allocations attribuées aux plus précaires tandis que Pôle Emploi, institution sous la tutelle du ministère du travail, ne se gêne pas pour réprimer les travailleurs qui le dénonce. Ainsi, la mission d’accompagnement des agents de Pôle emploi est détournée par des logiques de management d’efficacité, les conseillers sont poussés à toujours plus de contrôle et à une chasse aux chômeurs sous la pression hiérarchique.

Dans le contexte actuel de crise sanitaire et économique, les demandeurs d’emploi vont être de plus en plus nombreux et les travailleurs et travailleuses de plus en plus précaires. Le cas de Yann Gaudin est symbolique. Lui qui essaye d’aider les chômeurs finira peut être sur le carreaux pour avoir fait simplement son travail. Il ne faut pas que les travailleurs, la jeunesse, les chômeurs ou les retraités ne paient la crise. C’est pourquoi il faut imposer l’interdiction des licenciements, l’augmentation des salaires, le partage du temps de travail.

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Air France. Le gouvernement soutient le plan de licenciements, c’est eux ou c’est nous !

 

Le géant franco-hollandais entend supprimer entre 8 000 et 10 000 postes d’ici 2022. L’entreprise a reçu 7 milliards grâce au soutien de l’État et Bruno Le Maire soutient le plan.

Crise économique

Crédit photo : AFP

Ils appellent cela « le plan de reconstruction d’Air France ». Avec des milliers de licenciements à la clé, il s’agit de cynisme patronal à l’état pur. En effet, on a appris de différentes sources que le groupe Air France-KLM s’apprête à annoncer entre 8 000 et 10 000 suppressions de postes d’ici 2022, soit entre 15% et 20% de l’effectif total du groupe (55 292 salariés dont 49 000 chez Air France). L’annonce devrait avoir lieu entre fin juin et début juillet.

Selon Les Echos, le personnel au sol subira les plus importantes suppressions d’emplois : entre 4 000 et 6 000 licenciements. Mais toutes les catégories seront touchées. Parmi les hôtesses et stewards on parle de 2 000 à 2 500 licenciements ; parmi les pilotes il y aurait un peu plus de 400 licenciements. Selon le même journal, « la filiale du groupe la plus impactée serait toutefois Hop, où près d’un millier d’emplois seraient menacés, sur un total de 2 751 salariés ».

 

Obscénité patronale

 

L’entreprise française justifie son choix dévastateur pour des milliers de familles ouvrières en pointant les difficultés du secteur liées à la pandémie de Covid-19. On parle d’une baisse d’activité de 20% pour 2020 et de 10% pour 2021. Naturellement, pour le patronat, c’est aux salariés de payer l’addition. Mais pas seulement pour le patronat. Pour le gouvernement aussi. Afin de « sauver » ce « champion national » le gouvernement a annoncé un plan de 7 milliards d’euros de prêts garantis par l’Etat.

Mais, Air France-KLM est-il vraiment un groupe au bord de la faillite ? A en juger par la rémunération de ses hauts dirigeants on ne dirait pas. Il y a quelques semaines seulement on apprenait que sont PDG, Benjamin Smith, touchera 800 000 euros de bonus, ce qui vient s’ajouter à sa rémunération fixe de 900 000 euros par an, la rémunération du PDG pour 2019 s’élevant en réalité à 2 millions d’euros.

Mais si M. Smith est aussi grassement payé c’est bien parce que le groupe, au-delà de l’épisode pandémique, se porte plutôt très bien. Air France-KLM a fait plusieurs milliards d’euros de profits ces dernières années. Rien qu’en 2018 le groupe faisait 1,3 milliards de bénéfices opérationnels (le résultat net avant impôt).

Les profits avant tout

Il faut rappeler que depuis longtemps Air France tente de « rattraper » son retard en termes de profits par rapport à ses concurrents européens et mondiaux. En novembre dernier son PDG déclarait vouloir faire augmenter les profits de l’entreprise de 117% d’ici 2024. Et les profits des patrons ne sont jamais l’œuvre de la magie, mais le résultat de l’exploitation des travailleurs. C’est ainsi que depuis dix ans Air France tente de restructurer le groupe en basculant son personnel vers ses compagnies low-cost, comme Transavia, où les salariés (toutes catégories confondues, y compris les pilotes) ont des conditions de travail plus défavorables.

La pandémie et les difficultés économiques liées aux mesures prises pour y faire face apparaissent ainsi comme un accélérateur de cette tendance ainsi que comme un excellent prétexte. Et c’est une tendance dans tout le secteur. Comme on peut le lire dans l’article des Échos cité plus haut : « Lufthansa a indiqué qu’il comptait supprimer 22.000 postes, soit près de 16 % des effectifs du groupe (qui inclut Swiss Austrian, et Brussels Airlines), dont la moitié en Allemagne. British Airways prévoit de supprimer 12.000 emplois, soit près de 30 % de ses effectifs, tout en imposant à ses salariés une révision à la baisse de leurs contrats de travail. Easyjet veut également supprimer 30 % de ses effectifs, soit 4.500 emplois ».

Des licenciements déguisés

Ainsi, les licenciements massifs chez Air France sont devenus un enjeu de concurrence capitaliste. Donc une concurrence qui se fait sur le dos des vies ouvrières brisées par la perte du travail au milieu d’une crise qui s’annonce très dure et qui rendra encore plus difficile de retrouver un nouvel emploi pour des millions de personnes.

Mais attention, selon l’entreprise (et le gouvernement) il n’y aura pas de licenciements secs, il n’y aurait que des « départs volontaires ». En réalité les salariés connaissent très bien ce que cela veut dire : des pressions, du harcèlement, des menaces, des sanctions, entre autres. Car les licenciements ne sont jamais « volontaires », ou en tout cas ils sont toujours dictés par les conditions imposées par le patronat qui lui ne poursuit que le froid calcul du profit.

En effet, les capitalistes tentent de minimiser les coûts même lorsqu’ils licencient. Et pour cela Air France (et les autres grands groupes) comptent sur les dispositifs mis en place par les contre-réformes du gouvernement Macron et par ses précédents. Ainsi, l’entreprise s’apprête à recourir à une disposition introduite par la « Loi Travail XXL » : la Rupture Conventionnelle Collective (RCC). Ce dispositif permet au patronat de licencier à un moindre coût (moins d’indemnités, entre autres) et avec moins de contraintes que les PSE classiques (contrairement aux PSE avec les RCC les entreprises peuvent embaucher dès la reprise de l’activité). Mettant l’accent sur le caractère « volontaire » des départs il s’agit non seulement de faire baisser les coûts économiques mais aussi les coûts pour le gouvernement politiquement.

Complicité du gouvernement

Pour le moment nous n’avons pas les chiffres définitifs quant aux licenciements car, comme pour Renault, il est possible que l’entreprise ait laissé fuiter dans la presse des chiffres gonflés pour ensuite présenter un plan revu à la baisse et créer une fausse impression de « soulagement ». Ce qui est sûr en tout cas c’est que le plan de licenciement massif chez Air France compte avec le soutient total et indéfectible du gouvernement.

Ainsi, le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, face à la question de la position du gouvernement face aux licenciements dans une entreprise où l’État est non seulement actionnaire mais à laquelle il vient de faire bénéficier d’une aide milliardaire : « l’État doit soutenir une entreprise qui demain renoue avec les bénéfices, qui est une entreprise solide et qui fait la fierté industrielle de notre pays. Je pense avoir toujours tenu le même langage depuis le début, je l’ai eu sur Renault, je l’ai sur Air France, je l’aurai sur d’autres entreprises. Quand les commandes s’écroulent, quand le trafic aérien s’écroule, dire ‘je mets de l’argent mais on va absolument garder chaque emploi’, à quoi ça conduit ? (…) à des risques de faillites, et c’était ça qui menaçait Air France, et au bout du compte à perdre l’argent de tous les Français (…) Si demain Air France fait faillite, ce sont 7 milliards qui partent en fumée et dont je suis responsable (…) il faut que la compagnie renoue avec les bénéfices ».

Le message est clair. Le gouvernement paie pour « sauver » Air France et non seulement qu’il ne s’oppose pas aux licenciements, il les encourage si cela est nécessaire pour que « la compagnie renoue avec les bénéfices ». Il s’agit d’un gouvernement pro-patronal qui tente de naturaliser les licenciements au nom de la compétitivité des entreprises.

Il faudra avoir cela en tête car au moment où le gouvernement Macron fait un tournant à droite avec sa revendication de l’histoire impérialiste française et sa rhétorique « nationaliste » parlant de « relocalisations », les travailleurs doivent savoir que tout cela ne se fait nullement pour les favoriser, ni pour créer des emplois. Le tout se fera selon les conditions imposées par le patronat et si celui-ci exige des « sacrifices » de la part du monde du travail, le gouvernement ne fera qu’obéir.

Un plan de bataille ouvrier contre tous les licenciements

Les syndicats de pilotes et des hôtesses et stewards sont déjà en train de négocier les ruptures conventionnelles collectives. Ces directions syndicales tentent d’aider le patronat à trouver la meilleure façon de concurrencer les autres capitalistes du secteur sur le dos des salariés. Autrement dit, ils sont déjà en train de capituler avant même de préparer un plan de bataille qui parte du principe élémentaire de « zéro licenciement ».

Un tel plan de bataille est fondamental car accepter les licenciements massifs dans une entreprise comme Air France (qui plus est a fait de gros bénéfices ces dernières années) serait un très mauvais message pour tous les salariés des autres secteurs. Au contraire, les salariés d’Air France trouveront des alliés directs parmi les travailleurs et travailleuses des entreprises du secteur aéro qui se battent contre les licenciements actuellement mais aussi chez Renault.

Bruno Le Maire parle de renouer avec les profits. Mais les bilans financiers publics de ces dernières années montrent que l’entreprise a gagné beaucoup d’argent. Il faudrait ouvrir les livres de comptabilité et vérifier quelle est la vérité des affaires, surtout quand la vie de milliers de salariés est en jeu. Mais même en cas de difficultés, il est inconcevable que ce soient les salariés qui payent une crise dont ils ne sont pas les responsables. Il faudra toucher aux profits des actionnaires et poser la question de la nationalisation sous contrôle des travailleurs et travailleuses. Dans la crise qui s’annonce et dans le cas des licenciements massifs, la question se pose à nouveau dans les termes suivants : c’est eux ou c’est nous !

 

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Le gouvernement veut autoriser à licencier les entreprises qui auront recours au chômage partiel de longue durée

 

Un dispositif de « chômage partiel de longue durée » est en discussion depuis la semaine dernière, pour compléter les mesures actuelles de soutien aux entreprises. Le projet, dont les contours émanent du patronat et de syndicats de la métallurgie, devrait autoriser les entreprises qui y ont recours à licencier !

Cadeaux aux entreprises

Crédits Photo : AFP

Les demandes de chômage partiel ont explosé depuis le début de la crise sanitaire, notamment durant le confinement. Elles représentaient en mai - mois du déconfinement - 7,8 millions de travailleurs dans l’Hexagone selon la ministre du Travail Muriel Pénicaud. Ce dispositif permet aux travailleurs en chômage partiel de toucher une allocation à hauteur de 84% de leur salaire net habituel. Depuis le premier juin l’État prenait en charge 85% de l’indemnité versée contre 100% auparavant.

C’est sous pression du grand patronat industriel et notamment du MEDEF, que le chômage partiel avait été modifié et mis en place largement au début de la crise sanitaire. D’une certaine manière, le chômage partiel était une forme de perfusion de l’Etat en direction du patronat, pour leur éviter à tous prix de toucher à leurs profits, en prenant en charge les salaires des salariés confinés.

Ce dispositif devait prendre fin début juin mais a été renouvelé par l’Etat pour un mois et, d’après les annonces de Muriel Pénicaud en début de semaine, devrait continuer en juillet. En parallèle, fin mai, Muriel Pénicaud affirmait « nécessaire de mettre très rapidement de nouveaux dispositifs de préservation de l’emploi et des compétences qui vont permettre à ces entreprises d’ajuster la capacité de production à la baisse en fonction de la demande, de limiter les coûts économiques et sociaux tout en préservant l’emploi » et commençait à plancher sur un dispositif de « chômage partiel de longue durée ». Celui-ci est en négociation depuis la semaine dernière avec une prolongation potentielle de deux ans. Ce nouveau dispositif se base sur le modèle proposé par le patronat de la métallurgie, et par les directions de trois syndicats représentatifs de la branche : CFDT, FO et CFE-CGC.

Appelé ARME (Activité Réduite pour le Maintien de l’Emploi) ou APLD (Activité Partielle de Longue Durée), Les Echos donnait hier matin une information de premier ordre, celui-ci autoriserait les entreprises qui y ont recours, à licencier en parallèle. « Un accord majoritaire pourra permettre des licenciements en même temps » a ainsi précisé Murielle Pénicaud aux Echos. Et ce alors même que la mesure est précisément censée permettre de maintenir l’emploi malgré la réduction de l’activité économique.

Dans la continuité des Accords de Performance Collective (APC) qui eux aussi prétendent « maintenir l’emploi » et qui en réalité dégradent les conditions de travail comme c’est le cas pour Derichbourg sans promesse d’éviter le chômage, le nouveau dispositif de chômage partiel permettra donc aux grandes entreprises une grande flexibilité dans leur activité tout en exposant malgré tous les salariés au risque du licenciement.

Pendant que le gouvernement prolonge une mesure qui permet au patronat de ne pas toucher au moindre profit,il leur laisse donc les mains libres pour licencier. Face à cette logique pro-patronale il sera nécessaire de s’organiser et de lutter pour imposer l’interdiction des licenciements et le partage du temps de travail entre toutes les mains disponibles, sans perte de salaire.

 

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