SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Bordeaux. EELV, PS et PCF main dans la
 
main avec la droite pour faire barrage à
 
Poutou

 

Vendredi 10 juillet avait lieu le second conseil de la nouvelle municipalité de Bordeaux. Après l’élection du maire la semaine précédente, la séance était cette fois-ci dédiée -entre autres- à la nomination des représentants de l’opposition dans divers organismes de la métropole, dont l’Opéra de Bordeaux, le bailleur social InCité ou encore l’administration des cantines collectives de Bordeaux et Mérignac. Des organismes pour lesquels les élus de la majorité dont EELV et le PCF ont fait barrage contre Bordeaux en lutte en votant pour la droite.

 

Conseil Municipal de Bordeaux

Crédits photo : Bordeaux en Luttes page Facebook

La semaine dernière se tenait le second conseil municipal de Bordeaux depuis les élections. Une municipalité dont le changement de configuration avait fait couler beaucoup d’encre : la droite, à la tête de la Mairie depuis plus de 70 ans subissait une défaite historique le 28 juin dernier, la liste d’Union de la gauche « Bordeaux Respire » remportant la majorité, avec à sa tête Pierre Hurmic d’EELV. Mais ce qui a également marqué ce nouveau conseil municipal, c’est l’entrée de trois candidats anticapitalistes au parlement bordelais, membres de la liste « Bordeaux en Luttes » : Philippe Poutou, ancien ouvrier de Ford Blanquefort récemment licencié et porte parole du NPA, Evelyne Cervantes, salariée de Transports Bordeaux Métropole, ainsi qu’Antoine Boudinet, Gilet Jaune et membre du collectif des « Mutilé.e.s pour l’exemple ».

Un second conseil dédié à l’élection des adjoints au Maire, ainsi que des membres de l’opposition dans une série d’organismes administrés par la ville. Les conseillers municipaux de Bordeaux en Luttes étaient candidats à trois d’entre eux : le bailleur social InCité, les cantines collectives Sivu de Bordeaux et Mérignac, ainsi que l’Opéra de Bordeaux pour lequel Philippe Poutou s’était présenté comme représentant de la municipalité. Des candidatures balayées par les élus de « gauche » au sein de la majorité, composée notamment des membres d’EELV, du PS mais aussi du PCF, qui ont préféré voter pour la liste du candidat de droite Fabien Robert (LR), faisant barrage aux élus de Bordeaux en Luttes ! « [La nomination des membres de l’opposition dans les organismes] fonctionne par arrangement. Il y a trois oppositions au Conseil Municipal de Bordeaux : LR, LREM et nous – « Bordeaux en Luttes » - qui sont censées s’entendre pour se répartir les postes. Nous on ne s’est pas entendus […] On a proposé 3 organismes, sur lesquels on s’est fait dégager puisque la droite est majoritaire, mais ce qui est terrible c’est que la majorité écolo, socialo, et PC a voté pour les représentants de LR et LREM contre nous, sur des questions concernant par exemple la régie de l’Opéra, les cantines collectives de Bordeaux et Mérignac, et le bailleur social InCité. Cela montre les règles et habitudes qui se mettent en place » explique Philippe Poutou dans un compte-rendu vidéo publié le 13 juillet sur la page de « Bordeaux en Luttes ».

Les visages changent, la politique reste

 

Alors que la nouvelle majorité de « Bordeaux Respire » avait fait campagne sur le besoin d’un changement politique, afin d’opérer un virage tant social qu’écologique, d’autant plus dans le contexte de crise sanitaire actuel, et en rupture avec la politique menée par la droite depuis des décennies, cela apparaît déjà comme une totale mascarade. « Cette gauche qui nous disait durant la campagne qu’il fallait absolument dégager la droite, la voilà qu’elle permet à cette droite de sauver ses représentants dans les organismes concernés, là même où ils sont détestés, là où ils défendront leur idéologie si conservatrice » déclare Philippe Poutou dans un Compte-rendu datant du 12 juillet. Il précise également que Pierre Hurmic n’a pas hésité à rappeler à l’ordre la poignée d’élus EELV n’ayant pas respecté la consigne de vote, et ayant soutenu « Bordeaux en Luttes ».

« [Au PCF] on voit bien qu’on est plus dans la lutte des classes mais dans la lutte des places »

 

Les trois élus du Parti Communiste Français ne sont pas en reste. Membres de la majorité, ce vote montre clairement leur volonté de se maintenir à tout prix dans l’appareil du Conseil Municipal et d’empêcher l’émergence de toute forme d’opposition à sa gauche qui pourrait venir la perturber.

L’Union de la gauche et sa logique populiste a démontré une fois de plus avec l’expérience “Bordeaux Respire” dans le conseil municipal bordelais, le véritable rôle joué par une union sans principe et avec une logique de conciliation de classe, bien loin d’être au service des travailleurs et secteurs précaires de la population, le choix de la droite contre Poutou à la tête de certains organismes publics en est le dernier exemple. Pendant la campagne, la liste Bordeaux en Luttes menée par Philippe Poutou subissait de vives piques médiatiques sur leur soi disant rôle de “destructeur de l’union de la gauche” dans une ville où la droite était à la tête de la mairie depuis soixante treize ans ; mais les résultats de la liste anticapitaliste, qui se sont maintenus quasiment à 10% au deuxième tour, montrent qu’il s’agit d’un électorat bien différent et plus radical, jeune et ouvrier, que celui qui pouvait avoir un espoir dans une possible union de la gauche. Cette soi-disante opposition, autoproclamée comme telle, démontre sa totale intégration au système électoraliste et institutionnel, en faisant des alliances avec la droite de façon radicalement opportuniste et sans principe, comme l’a montré l’entente pour gouverner Bordeaux Métropole entre la “gauche” (PS, EELV, PC..) et la droite, taisant les conflits dans une parfaite cogestion.

Quitte à préférer voir des élus de droite siéger dans des organismes à fort caractère social comme les bailleurs sociaux, les cantines, ou encore l’Opéra de Bordeaux au sein duquel a récemment eu lieu une bataille entre les salariés et la direction pour exiger des revalorisations salariales. « Le PC, qui serait -d’après ce qu’ils disent- « les rois pour faire dégager la droite » ont permis qu’elle reste dans ces organismes-là, par contre ils ont dégagé « Bordeaux en Luttes » par leur vote » critique Philippe Poutou.

Evelyne Cervantes a également réagi à la sortie du conseil municipal : « Ce que je trouve vraiment grave c’est que cela concerne notamment la nomination à l’Opéra de Bordeaux : Philippe avait porté sa candidature. Et finalement les élus PCF ont préféré voter pour le candidat de droite Robert, en sachant tous les mouvements de grèves, tous les problèmes qu’il y a au niveau de l’Opéra de Bordeaux. On voit bien qu’on est plus dans la lutte des classes mais dans la lutte des places. On se demande comment ils ont pu passer sur la défense des salariés qui ont des difficultés au niveau de l’Opéra. »

Un mouvement de grève avait en effet été entamé en décembre 2019 par les techniciens de l’Opéra de Bordeaux afin d’exiger une revalorisation salariale pour l’ensemble des personnes dont de nombreux contractuels. Accessoiristes, habilleurs, décorateurs, techniciens des effets spéciaux, agents d’accueil et de sécurité : le mouvement avait touché différents pôles de l’Opéra, amenant à l’annulation de plusieurs spectacles.

 

« On ne lâchera rien »

 

Les élus anticapitalistes ne se laissent pour autant intimider. Ce vote ne fait en effet que confirmer qu’on ne peut avoir aucune confiance dans cette gauche institutionnelle -même repeinte en verte- dont la logique politique est claire : continuer de mener les mêmes politiques néolibérales que ses prédécesseurs, en n’hésitant pas à recourir aux petits arrangements entre amis.

Si la victoire de “l’union de la gauche” au conseil municipal de Bordeaux a fait couler de l’encre pour son aspect historique d’avoir viré une fois pour toutes Juppé et compagnie, cette “gauche” montre qu’elle est le revers de la même pièce, annonçant d’ores et déjà des mesures comme le renforcement de la police municipale. La liste d’union de la gauche n’a de vert que le flyer, c’est avec un pied dans le conseil municipal mais catégoriquement aux côtés des luttes ouvrières, des jeunes et des secteurs de la population les plus précaires et démunis, dans la rue, les blocages et les grèves, que l’on pourra faire face aux attaques des capitalistes, qui veulent nous faire payer les pots cassés de la crise économique. Sans aucune illusion dans les possibilités que pourrait donner le parlement bordelais pour réellement répondre aux besoins des travailleurs, de la jeunesse et les secteurs populaires, il s’agit - à partir des positions gagnées en son sein - de dénoncer les agissements du conseil municipal, de soutenir les luttes en proposant un programme en rupture avec les logiques néolibérales, capitalistes et institutionnelles, ainsi que de poser un rapport de force par la mobilisation et la coordination de tous les secteurs en lutte contre les offensives menées sans relâche par le gouvernement Macron et ses prédécesseurs.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
135 euros en cas de non-port du
 
masque. Face au virus, Macron choisit
 
encore la répression

 

Depuis le début de l'épidémie, le gouvernement a témoigné d'une gestion erratique de la crise. Dernier revirement en date : l'imposition des masques dans tous les lieux publics clos. Si le port du masque est nécessaire, Macron et ses ministres appliquent comme à leur habitude une gestion répressive des mesures sanitaires.

 

SOURCE : Les Crises, RUPTURES        Ce 14 juillet, Emmanuel Macron n’a fait qu’une seule allusion à l’UE : questionné sur la manière dont seront financés les 100 milliards d’euros supplémentaires que le président veut consacrer à la relance, celui-ci a en substance répondu : « l’Europe paiera ». On aurait dit du Viktor Orban (le chef de gouvernement hongrois).   Mot à mot, cela donne : « et ces i

Depuis le début de l’épidémie de coronavirus en France, le gouvernement a témoigné d’une gestion erratique de la crise. En particulier avec la gestion scandaleuse du problème des masques, un temps présenté comme « inutiles » avant d’être imposés, d’abord dans les transports, et désormais dans tous les lieux publics clos à partir de ce lundi – discours en réalité guidé par l’état des stocks plutôt que par des raisons sanitaires. Des masques qui avaient d’ailleurs disparu du visage des hommes politiques notamment pendant les municipales.

Vers une seconde vague ? La responsabilité du gouvernement

Aujourd’hui, plus de deux mois après le déconfinement, le virus semble à nouveau se répandre dans plusieurs régions de France. Selon l’AFP, « “Entre 400 et 500 clusters de coronavirus” sont actuellement recensés en France, a affirmé lundi le ministre de la Santé Olivier Véran, rappelant toutefois qu’il ne s’agissait pas d’une “deuxième vague” ». Le ministre a évoqué « des signes inquiétants de reprise épidémique » et ce notamment dans l’Ouest – Bretagne, Mayenne – mais aussi dans le Grand Est.

Parmi ces clusters, 25% se situent dans des entreprises. Les abattoirs sont particulièrement touchés, en raison des mauvaises conditions de travail qui y règnent. Ce chiffre est particulièrement marquant dans un contexte où le déconfinement s’est fait à marche forcée, sans mesures sanitaires suffisantes, avec pour but principal de faire reprendre l’économie et ainsi les profits des grandes entreprises.

Le gouvernement a par ailleurs été pris de court par cette reprise épidémique. Ainsi, Macron avait d’abord annoncé que le masque serait obligatoire dans les lieux publics clos à partir du 1er août, pour ensuite avancer la date à ce lundi suite à de nombreuses voix de professionnels de la santé qui s’étaient élevées pour dénoncer le caractère tardif de la mesure.

La possibilité d’une seconde vague inquiète également sur la capacité du système de santé à y faire face, dans la mesure où les soignants sont encore harassés par la première vague qui les a frappés très durement et ce en grande partie à cause de l’état désastreux de l’hôpital public français, asphyxié par des coupes budgétaires successives par les différents gouvernements. Le « Ségur » de la santé n’aura absolument pas réglé ce problème, puisque tout ce qu’il a offert aux soignants, ce sont des augmentations salariales très en deçà de leurs attentes, sans aucune promesse de plan d’embauches massif, ni d’ouverture de lits ; et en contrepartie, entre autres, d’un « assouplissement » du temps de travail qui vient remettre en cause les 35 heures.

La répression pour tenter de masquer une gestion erratique de la crise

Le port du masque dans tous les lieux publics est donc une mesure nécessaire mais tardive, encore récemment demandé par un collectif de professionnels de santé qui avait exposé leur position dans une tribune. Mais surtout, elle s’accompagne comme à l’habitude du gouvernement d’une gestion répressive dont le prix va être payé avant tout par les travailleurs et les classes populaires.

Tout d’abord, le coût des masques reste particulièrement élevé et dissuasif pour de nombreuses personnes et familles. Selon Le Parisien, l’achat de masques pourrait représenter jusqu’à 228 euros par famille. D’autant que depuis la fin de l’état d’urgence sanitaire leur prix est déplafonné. Ensuite, l’amende pour non-port du masque, qui est de 135 euros, peut mettre en grande difficulté financière la personne qui la reçoit – la double peine pour les précaires. La généralisation du port de masque ne se fera pas par la gratuité mais par la répression. En cas de récidive, sous 15 jours, l’amende sera de 1500 euros. En cas de plus de trois récidives en un mois, la condamnation peut aller jusqu’à 6 mois de prison fermes ! Autrement dit, pour non-port du masque, on peut passer plus de temps en prison que Balkany ou que le policier qui a tué Amine Bentounsi d’une balle dans le dos !

De plus, comme on l’a vu pendant le confinement puis dans les transports en commun où les masques étaient déjà obligatoires, les mesures qui ont été imposées pour tenter de gérer l’épidémie l’ont été de manière répressive, autoritaire et ciblée. Ce notamment contre les quartiers populaires, où les violences policières racistes sont venues s’ajouter à la difficulté de respecter le confinement et les gestes barrière pour les travailleurs pauvres, chômeurs et tous les précaires. Au-delà des nombreuses vidéos de violences répressives qui ont tourné sur les réseaux sociaux, on peut citer le département de la Seine-Saint-Denis, dont les habitants ont reçu en moyenne trois fois plus d’amendes que dans les autres départements. Le plan sanitaire de la bourgeoisie compte plus sur les flics que sur les soignants pour sortir de la crise...

La question des dépistages est elle aussi problématique et les réponses apportées par Macron et ses ministres sont largement insuffisantes. Loin de 700.000 tetsts promis par le gouvernement, certains médias évoquent des chiffres deux fois moindres. Selon LCI, « à ce jour, entre 300.000 et 350.000 [tests] sont effectués chaque semaine. » De plus, « les délais pour se faire tester au coronavirus ne cessent d’augmenter ».

Contre la gestion répressive, imposer la gratuité des masques et des tests massifs

Pour que ce ne soit pas à nous de payer le prix, en vies humaines et en conséquences économiques, d’une éventuelle deuxième vague à venir, il est encore et toujours nécessaire et urgent de revendiquer la gratuité des masques et une véritable stratégie de dépistages massifs. Des tests plus nombreux pourraient en effet permettre de contrôler l’étendue de l’épidémie et de prendre les mesures nécessaires pour protéger la population en amont. La gratuité des masques doit aussi être imposée à ce gouvernement afin de ne pas ajouter aux inégalités qui caractérisent l’accès à la santé en France. De plus, il est urgent de répondre aux exigences des travailleurs de la santé, que ce soit en termes d’augmentation du nombre de lits, d’embauches massives ou d’augmentation des salaires. Toutes ces mesures, ce sont les soignants et les travailleurs qui pourraient les imposer et prendre en charge leur mise en place, eux qui ont été en première ligne du combat contre la première vague. 

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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SOURCE : Les Crises, RUPTURES

 

 

Ce 14 juillet, Emmanuel Macron n’a fait qu’une seule allusion à l’UE : questionné sur la manière dont seront financés les 100 milliards d’euros supplémentaires que le président veut consacrer à la relance, celui-ci a en substance répondu : « l’Europe paiera ». On aurait dit du Viktor Orban (le chef de gouvernement hongrois).


Mot à mot, cela donne : « et ces investissements je vais les financer comment ? D’abord parce que nous sommes en train de nous battre à l’Europe pour avoir justement des financements européens, parce que nous avons obtenu durant cette crise l’une des plus grandes avancées européennes des dernières décennies : l’accord franco-allemand du 18 mai dernier ».

Le président fait en réalité allusion au plan de relance, à hauteur de 750 milliards d’euros, présenté le 27 mai par la Commission européenne. Les deux tiers de cette somme seraient distribués sous forme de dons prioritairement aux pays membres les plus touchés par le coronavirus et le tsunami économique, le tiers restant via des prêts.

Bruxelles prévoit que la France percevrait ainsi 39 milliards d’euros. Ledit plan s’est inspiré d’une proposition franco-allemande rendue publique le 18 mai, celle-là même dont parle le chef de l’Etat français : cette proposition suggérait notamment un emprunt commun que la Commission réaliserait sur les marchés financiers au nom des Etats membres.

 

Deux tout petits détails…


Il y a cependant deux tout petits détails que l’hôte de l’Elysée a omis de citer. Le premier est que le plan de la Commission doit encore être modifié et adopté unanimement par les vingt-sept Etats membres, ce qui est, à ce jour, loin d’être le cas. Le Conseil européen du 19 juin a, une nouvelle fois, échoué, mettant en lumière les contradictions et les disputes entre ceux-ci.

Certes, il est probable qu’un compromis verra finalement le jour, mais rien n’indique que celui-ci sera trouvé lors du Conseil européen de ces 17 et 18 juillet, présenté comme « capital » pour l’Union européenne (ce qui rend le silence présidentiel sur l’Europe encore plus étonnant…). Un accord lors de ce sommet est possible, mais pas certain. Un échec cette fois-ci serait d’ailleurs une gifle tant pour Angela Merkel que pour Emmanuel Macron.

L’autre « détail » oublié par le chef de l’Etat est plus important encore. A supposer que le compromis que trouveraient les Vingt-sept s’approche du schéma présenté par la Commission, Paris recevrait 39 milliards. Mais, en tant qu’Etat membre co-emprunteur sur les marchés financiers, la France devra ensuite rembourser une part des 750 milliards. Or le principe est que chaque pays rembourse non à hauteur des sommes qui lui seront versées, mais en fonction de sa richesse.

Autrement dit, le remboursement devrait se faire en fonction d’une clé proche des contributions au budget communautaire. Après l’Allemagne, la France est le deuxième « contributeur net » de l’UE, c’est-à-dire qu’elle verse plus au pot commun qu’elle n’en reçoit. Elle contribue à hauteur de 11% au budget communautaire. Elle pourrait donc avoir à rembourser plus de 82 milliards – sans compter les intérêts qui seraient dus dès 2021 (Berlin, de son côté pourrait rembourser 106 milliards, pour 29 milliards reçus via Bruxelles).

La seule chose qu’Emmanuel Macron ait donc dite à propos de l’UE est que cette dernière paierait. En omettant de préciser que la France devra rembourser le double des sommes perçues.

Article complet sur RUPTURES :

https://ruptures-presse.fr/actu/macron-mensonge-conseil-europeen-cupidon/

 

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SOURCE : Actu.fr

 

Plan Ségur de la Santé : à Rouen, pourquoi des syndicats n’ont pas signé le protocole d’accord
Les syndicats CGT et Sud n’ont pas signé le protocole d’accord du plan Ségur de la Santé.

Le  Point avec François His, secrétaire général de l’union syndicale départementale CGT.
Publié le 18 Juillet 2020

 


François His, secrétaire général de l’union syndicale départementale CGT à Rouen (Seine-Maritime), estime que la signature du protocole d’accord du plan Ségur de la santé par certaines organisations syndicales relève d’une « imposture phénoménale ».

Selon lui, la base n’a pas pu être concertée avant la signature de ces propositions qui « ne sont pas à la hauteur des enjeux et de l’engagement des personnels soignants. 183 euros, c’est rien ! »… Et 183 euros en deux fois, avec 90 euros versés en septembre : inacceptable pour la CGT qui n’a d’ailleurs pas paraphé le protocole d’accord, tout comme le syndicat Sud.

« Pourquoi en deux fois ? Que va-t-il se passer entre deux ? Rien n’est inscrit dans le marbre et un décret peut très bien ensuite venir modifier ce protocole d’accord », affirme François His. D’autant que, selon le représentant de la CGT, l’Allemagne est justement en train de renégocier les salaires, ce qui va créer un fossé encore plus important au niveau européen, au classement de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique).


« On passe de 12 à 11 heures de repos entre deux gardes »

 

Ce n’est pas le seul point de ce plan Ségur de la santé que dénonce le syndicat CGT. Selon l’organisation syndicale, ce plan va mettre à mal les conditions de travail et comporte beaucoup trop de points négatifs par rapport aux aspects qui pourraient paraître positifs. Le représentant départemental de la CGT cite en exemple « la fin des 12 heures de repos entre deux gardes. Ce temps va passer à 11 heures ».

L’annualisation du temps de travail est également remis en question : « Ce qui s’est passé pendant la période Covid, comme la mutualisation entre les différents pôles, va devenir la règle. Le temps de travail sera en fonction de l’activité et ce sont les services qui décideront, l’essentiel étant que les agents aient fait leur nombre d’heures. Mais les agents en ont marre », insiste François His, inquiet de voir « les règles du privé débarquer dans la sphère publique » :


« Un manque d’attractivité de nos métiers »

 

Alors oui, des aspects positifs pourraient être tirés de ce plan Ségur… sauf qu’ « ils ne sont pas chiffrés et les modalités ne sont pas connues, notamment pour les passages en catégories supérieures des aides-soignants ou des infirmières », poursuit le représentant départemental de la CGT.

Pour signer le protocole d’accord, le syndicaliste estime qu’il aurait été nécessaire de préciser tous ces points et non pas demander une signature dans la précipitation, en quelques jours, sans que la base n’ait été concertée. «

 

On nous annonce aussi la création de 15 000 postes, alors que 7 500 déjà ne sont pas pourvus, par manque d’attractivité », déplore encore François His qui constate que ces postes supplémentaires, à condition qu’ils trouvent preneurs, ne représenteront que cinq à sept agents supplémentaires par établissement. Autant dire une goutte d’eau.

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

C'est le Monde qui le dit :

 

Et toute comparaison avec les décisions des dirigeants des pays dits "développés" comme notre propre pays ne pourrait résulter que d'un esprit malveillant !!!

 

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Un pays encore pauvre. Très peuplé. Limitrophe de la Chine. Et dont le bilan sanitaire face au Sars-Cov-2 et à la maladie qu’il provoque, la Covid-19 est d’exactement zéro mort pour 373 cas confirmés au 14 juillet, dont 90% guéris aujourd’hui.

Quel est ce pays au résultat à faire pâlir d’envie les riches France, Italie, Espagne, Grande-Bretagne ou Etats-Unis ? Le Vietnam. Comment y est-il parvenu, alors que le premier cas de Covid-19 identifié dans le pays remonte au 23 janvier ? Une analyse de la Johns Hopkins University le révèle. Une analyse précieuse alors que le nombre de décès approche désormais les 580.000 (chiffre minimum) pour plus de 13 millions de cas détectés.

  

 

La réaction des autorités politiques et sanitaires vietnamiennes devant la menace venue du géant voisin fut rapide, vigoureuse, systématique. L’annonce par l‘Organisation mondiale de la santé de l’émergence de la maladie date du 10 janvier 2020. Or, dès le 11 janvier – le jour où le gouvernement chinois annonce son premier mort de la maladie -, le gouvernement vietnamien organise une surveillance rigoureuse de ses frontières. Tous les passagers des aéroports internationaux sont soumis à une recherche de suspicion de la Covid-19 et ceux provenant de régions à haut risque sont soumis à une quarantaine obligatoire et conduits directement en bus à la sortie de l’avion dans des centres isolés. Cette surveillance des frontières restera très stricte en février et mars, avec des fermetures de lignes aériennes en provenance des régions à risques et quarantaines pour toutes les arrivées, sans s’arrêter aux conséquences économiques en particulier sur le tourisme dont le rôle est pourtant croissant dans les revenus des populations vietnamiennes.

 

Tests massifs

 

Dès le 15 janvier, le ministère de la santé décide d’une stratégie de lutte, en coopération avec l’OMS. Un comité scientifique de prévention de l’épidémie est constitué. L’une des premières mesures sera la fermeture des écoles. Les mesures de confinement local sont décidées sur la base des tests : le premier confinement est décidé à la mi-février pour 20 jours et concerne une population rurale de 10 000 habitants après la détection de 7 cas.  En avril, les trois premières semaines voient un confinement national décidé par le gouvernement.

La stratégie suivie est fondée sur des tests massifs, dès que le pays en a réuni les moyens. Dès la fin avril, le Vietnam peut tester 27 000 personnes par jour et environ 1000 personnes sont testées pour chaque cas détecté. Un taux plus élevé que des pays comme la Nouvelle-Zélande. Les personnes mises en quarantaine sont testées en début et fin, les populations jugées à risques sont massivement testées.

 

Traçage systématique

 

Le traçage de tous les contacts des personnes détectées positives est systématisé à l’aide de 63 centres provinciaux, 700 centres de districts et 11.000 dispensaires de santé. Les médias informent les populations où des personnes ont été détectées positives afin qu’elles se présentent aux centres de tests. L’objectif est de tester, à partir de chaque cas confirmé – et donc mis en quarantaine et non renvoyés chez eux comme en France – les contacts des contacts des contacts de cette personne (trois degrés de proximité).

 

La mobilisation des populations dans une action présentée comme une « guerre contre le virus » se fait par des moyens de communication de toutes  sortes : journaux, télévision, radio, internet… Une vidéo et une chanson en vietnamien expliquant le mode de propagation du virus et les gestes barrières a été vue plus de 53 millions de fois…

 

 

La précocité, la rapidité, la vigueur et la rigueur de la réaction gouvernementale, ainsi que l’efficacité des mesures prises avec une population participante, ont permis au pays de bloquer la propagation du virus. De sorte que le coût économique de la crise sanitaire est resté plutôt bas si l’on compare aux pays d’Europe de l’ouest par exemple, car la période de confinement a pu rester limitée.

Sylvestre Huet

 

Publié par FSC

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Les salariés sont rassemblés devant le magasin Castorama de Girac, ce lundi. Renaud JOUBERT

Les salariés sont rassemblés devant le magasin Castorama de Girac, ce lundi. Renaud JOUBERT

Par charentelibre.fr, publié le , modifié .

Une prime d’intéressement divisée par quatre. Et des salariés en colère.

Comme prévu, les employés de Castorama se mobilisent ce lundi pour dénoncer ce qu’ils décrivent comme un « hold-up » de leur prime d’intéressement. Ils sont une quarantaine à faire grève et le magasin ne fonctionne aujourd’hui qu’avec des intérimaires et saisonniers

La raison de leur colère : une nette diminution de leur prime d’intéressement. Auparavant, ces derniers touchaient 2,4 mois de salaire, soit environ 3600€. Mais avec la modification de l’accord précédemment en vigueur, cette prime se chiffre désormais à 0,6 mois de salaire…soit environ 900€, pour l’intersyndical. Cela représente un « manque à gagner de 2700€ en moyenne » sur l’année.

Parce que pour 2020, la prime ne se calcule plus sur la base de la masse salariale annuelle mais…trimestrielle. Ce qui divise mécaniquement par quatre le montant de l’intéressement. « Les syndicats qui ont signé (la CFDT et la CFTC) n’ont pas vu que le mot ‘annuel’ avait été remplacé par ‘trimestriel’ « , déplorent des salariés du magasin d’Angoulême. Une « erreur » qui coûterait donc cher.

« À Castorama, on est au Smic et ces primes, c’est ce qui nous permet de rembourser nos crédits… », explique Bryan, jeune salarié de 23 ans. »On est des très gros perdants ! »

« De plus, on a pris des risques pendant le Covid en venant au magasin, il y avait beaucoup de commandes de clients. Et nous avons tout fait pour développer le chiffre », ajoute un salarié.Les organisations syndicales doivent décider dans la journée de la poursuite ou non du mouvement de grève.

Dans un communiqué diffusé ce lundi matin, la direction de Castorama indique que « malgré l’incertitude très forte qui entoure les prochains mois, nous avons été en mesure de verser un intéressement en hausse : sur le deuxième trimestre il est trois fois supérieur à celui du deuxième trimestre 2019 et en hausse de 51 % sur le semestre. »

Pour la secrétaire du CSE du magasin anoumoisin Cathy Coletta : « c’est la preuve que les chiffres sont bons, mais ils nous bloquent tout de même à 0,6 mois de salaire ! » déplore-t-elle. « Malgré de bons résultats, ils ne veulent pas nous payer plus. »

 

Publié par anti-K

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Tout le monde à Nantes contre LREM et son université d’été !

2020-07-19 21:47:30 Source

Le pouvoir En Marche, si mal élu, veut tenir son université de rentrée à Nantes les 11-12-13 septembre, au parc des expositions à la Beaujoire.

Inconscience ? Provocation ? Démonstration de force ? Stupidité ?

Dans tous les cas, il est impensable de les laisser faire tranquillement.
La crise sanitaire a mis en lumière, s’il était besoin, les dangers mortels du démantèlement du service public de l’hôpital, démantèlement que le banquier Macron a allègrement poursuivi à la suite des gouvernements précédents, dans la droite lignée de sa doctrine ultra libérale fondée sur le profit.

Cette même logique amène aujourd’hui des centaines de milliers de salarié-e-s à être sous la menace d’un licenciement et de pertes de salaires drastiques. Pendant ce temps, les patrons poursuivent leur vie opulente qui détruit le vivant. Les inégalités se creusent à toute vitesse.
La seule réponse du pouvoir à celles et ceux qui luttent contre les injustices est la violence, l’écrasement par la police et ses armes, par la justice et ses peines. Malgré les milliers d’images qui circulent montrant la police en pleine action, la classe dirigeante parvient à nier les violences policières. Pourtant, ce sont bien les policiers qui se sont battus pour…conserver le droit d’étrangler. Ils sont soutenus ouvertement par un pouvoir qui adopte une doctrine du maintien de l’ordre de plus en plus proche des pires pays dictatoriaux.

L’absurdité et l’indécence de ce pouvoir n’a qu’une limite : celle que nous seront capables de lui imposer.

De nombreuses colères s’expriment depuis le début du mandat Macron : mouvement des Gilets Jaunes, grève contre la réforme des retraites, luttes contre le racisme, pour l’hôpital, pour le Climat… Ces colères doivent se retrouver et s’exprimer ensemble pour se donner un autre horizon, fondé sur l’égalité, la solidarité et la liberté.

Ce week-end du 11-12-13 septembre ne sera pas celui de LREM. Il sera celui des luttes, celui de la vie, celui de la force collective et de la détermination à changer ce monde mortifère qui assassine le vivant.

11-12-13 septembre : toutes et tous à Nantes !

Infos à suivre.

Mail : nantesfaceamacron@riseup.net

 

Publié par anti-K

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Total envisage la fermeture de la
 
Raffinerie de Grandpuits

 

Le monde d’après est décidément le même qu’avant, mais en pire pour les travailleurs. Les sociétés du CAC40 s’engouffrent dans la brèche du Covid-19 pour pleurer leurs pertes de profits et tendre la facture aux travailleurs. Après Airbus et tout le secteur aéronautique, voici venir le temps de l’entreprise Total, qui laisse planer le doute sur sa volonté de fermer la raffinerie de Grandpuits.

 

Crise économique

Crédit photo Le Parisien/S.B. 

Le Groupe Total ne souffre d’aucun complexe. Après avoir versé plusieurs milliards de dividendes aux actionnaires, il s’apprête à orchestrer la casse sociale en fermant les unités de raffinage du site industriel de Grandpuits. La raffinerie va probablement être l’une des futures victimes d’un moment propice pour supprimer des centaines d’emplois sous couvert de cette crise sanitaire et économique.

En réalité, elle est victime d’une stratégie industrielle, rien de moins. En effet, délocaliser les capacités de raffinage n’est pas lié à la conjoncture du Covid-19 ou à un Pipe-line trop couteux à entretenir mais bien à une stratégie industrielle du géant pétrolier, affichée depuis des années.

Après la raffinerie de Flandres, Carling et La Mède, la prochaine sur la liste noire du patronat sera sans doute Grandpuits. Pourtant les besoins en carburant sur la France et la région Ile-de-France, où est implantée la raffinerie sont importants ; ils l’étaient hier, ils le seront demain.

 

Alors pourquoi fermer une raffinerie et se priver de sa capacité de raffinage ?

 

À cette question, le patronat répond d’une seule et même voix : la compétitivité. Ils aiment aussi l’appeler « le coût du travail ». Des salaires déjà beaucoup trop élevés pour ces patrons voyous et ces fameuses cotisations salariales qui nous permettent d’avoir un système de soins public, des retraites, le chômage. Il s’agit d’un système social à minima pour les travailleurs, mais d’un poids beaucoup trop lourd pour les patrons, tellement lourd qu’ils appellent cela des « charges ».

D’autre part, les normes environnementales permettant l’obligation de filtrer les rejets en eau, en air pour diminuer leur impact sur l’environnement, sont jugées beaucoup trop contraignantes pour le patronat. En effet, en France, les normes sont plus strictes que dans d’autres pays, et cela constitue alors un frein à la machine à profits pour les patrons. De notre point de vue à nous, travailleurs, vivre dans un environnement sain ou les rivières et les fleuves ne sont pas pollués et l’air bon à respirer est nécessaire. Il est indispensable de contrôler les rejets d’une activité comme le raffinage, en France comme ailleurs.

L’écologie est un enjeu planétaire et il ne suffit pas de délocaliser les capacités de raffinage hors de France pour résoudre les rejets de CO2, bien au contraire. Raffiner hors de France, c’est sans aucun doute produire du carburant dans des pays où les normes sociales et environnementales sont au plus bas par rapport à la France. N’en déplaise aux chantres du greenwashing, délocaliser les capacités de raffinage, c’est aggraver la pollution et non pas la résoudre.

Le Pipe-line d’Ile-de-France, qui alimente en pétrole brut la raffinerie de Grandpuits, a subi une fuite importante il y a quelques mois. La Direction Générale, consciente de l’état du tuyau, annonce que son remplacement serait trop couteux. Pourtant, les organisations syndicales alertent depuis des années sur le manque d’investissements sur le PLIF et sur les unités de raffinage de Grandpuits. On parle d’un montant de 300 millions aujourd’hui mais c’est la Direction qui a préféré verser de généreux dividendes à ses actionnaires plutôt que d’investir dans notre outil de travail.

En comparaison des 7 milliards versés aux actionnaires en 2020, que représente 300 millions pour un Groupe comme Total ? Combien d’année le Groupe va-t-il mettre pour amortir ce cout alors qu’en 2015, la raffinerie faisait 150 millions de bénéfice ?

 

Les patrons et les salariés n’ont décidément pas les mêmes intérêts

 

Il est toujours intéressant de noter ce clivage permanent entre les intérêts des patrons et ceux des travailleurs. Les uns voyant des pertes pour leurs profits, les autres des normes sociales et environnementales qui les protègent eux et la nature dans laquelle chacun d’entre nous vit. Une preuve supplémentaire que la lutte des classes est permanente dans la vie des entreprises et que les médias des classes dominantes ne peuvent masquer la réalité des travailleurs, malgré leur propagande permanente.

Par ailleurs, une fermeture des unités de raffinage à Grandpuits aurait comme conséquence de détruire une bonne partie du bassin d’emploi seine-et-marnais, avec non seulement les salariés de Total qui pourraient perdre leur emploi, mais aussi un ensemble de salariés sous-traitants et d’entreprises extérieurs, qui sont souvent les premiers à faire les frais de la politique patronale.

Si Total ferme les unités de raffinage, les villages, les commerces, les services publics à l’alentour de Grandpuits vont en payer le lourd tribut. Combien d’écoles, de boulangerie, d’épicerie ou de restaurants vont fermer à cause de cette casse sociale ?

La présence des syndicats de lutte protégeant les salariés et organisant la riposte et l’organisation à la base, contre la volonté permanente du patronat de baisser les salaires, licencier, baisser les couts de maintenance et rendre de plus en plus dures les conditions de travail est aussi l’un des freins dans la machine à profit.

C’est cette détermination et disposition à construire un véritable rapport de force, et non pas à la négociation du poids des chaînes, qui permettra de contrer la volonté du Groupe Total de casser notre outil de travail et de délocaliser ces capacités de raffinage dans des pays où il n’y a pas de Commissions d’hygiène et sécurité, pas ou peu de culture de la lutte des classes comme c’est le cas au sein des raffineries Total en France.

N’en déplaise à madame Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, quand Total ferme les unités de raffinage d’un site industriel, le groupe ne discute pas avec les organisations syndicales, il impose son projet guidé par l’appât du gain et votre gouvernement l’accompagne dans sa vision capitaliste, anti-écologique et antisocial.

C’est contre tout cela, pour qu’on ne nous impose pas leur « monde d’après » que les salariés de Grandpuits, et l’ensemble des travailleurs et travailleuses, vont devoir se battre dans la prochaine période.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Cession d’Alstom Reichshoffen : fortes
 
menaces sur l’emploi et les précaires

 

Les grands capitalistes diront que c’est un effet collatéral : pour acheter le canadien Bombardier, Alstom pourrait être amené à céder le site de Reichshoffen. Une cession qui jette le trouble sur l’avenir des 1050 travailleurs qui font quotidiennement tourner le site, dont 750 personnes en CDI et 300 en intérim.

 

Quand le jeu capitaliste broie les salariés

Crédits photo : Frederick Florin / AFP

Quand ce n’est pas la crise économique, c’est le jeu de la concentration du capital qui supprime des postes. Dans le cadre de son projet de rachat du canadien Bombardier pour 6,2 milliards d’euros, Alstom compte bien mettre toutes les chances de son côté pour obtenir l’aval de la commission Européenne. Pour cela, il est prêt à vendre le site de Reichshoffen dont le carnet de commande est rempli jusque 2024.
 
C’est un jeu de dupe où le géant Alstom, géant dans le ferroviaire qui ne pèse pas moins que 6 milliards de chiffre d’affaires, est prêt à vendre la peau des salariés d’une usine qui n’est pas en mauvaise passe pour constituer un géant du transport. Dans ce jeu, l’Union Européenne qui n’est autre qu’un outil au service des grands capitalistes du centre européens devient le garant des monopoles, tandis qu’Alstom qui est prêt à tout pour racheter Bombardier ouvre la voie à un nouveau massacre de l’emploi jetant en pâture 750 salariés en CDI et 300 intérimaires. Des travailleurs qui eux n’ont aucun mot à dire sur leur devenir, sauf celui d’attendre le sort auquel ils seront abandonnés : racheté par une autre entreprise avec sûrement des suppressions de postes à la clé notamment chez les précaires, ou les baisses de salaires. La peste ou le choléra.
 
C’est ce que Guillaume raconte à
France Bleu : « salarié depuis un an, en a discuté avec ses collègues juste après le passage de la direction et "forcément, on se prépare au pire". Des intérimaires, eux, espéraient une embauche d’ici quelques semaines ou quelques mois, elle est désormais remise en cause. Guillaume, lui, souhaite au moins que son entreprise mais aussi l’Etat "s’assurent que tout ça soit fait dans l’intérêt global. Si c’est juste une opération boursière, je suis pas sûr que ça vaille le coup de supprimer des emplois". »
 
Ce sont donc les postes de 1050 salariés que Alstom veut mettre sur la sellette pour satisfaire son appétit, un appétit criminel qui doit être dénoncé comme telle par les organisations du mouvement ouvrier. Et cela d’autant plus dans la situation que vit actuellement la classe ouvrière : avoir une épée de Damoclès au-dessus la tête en permanence puisque partout les plans de licenciement tombent. Face à cette crise économique que le grand patronat veut nous faire payer, pour l’heure, les réactions des directions syndicales ne sont pas à la hauteur, c’est le moins que l’on puisse dire.
 
Ce serait pourtant le moment pour nous coordonner tous ensemble et frapper ensemble sur le même clou. Et cela d’autant plus au regard de la situation d’Alstom alors même que pour le site de Reichshoffen les commandes sont pleines. Ainsi, le fait qu’il n’y ait aucune justification économique pourrait être un argument pour imposer une autre issue que celle auxquelles les capitalistes veulent nous condamner : la précarité et le chômage. Non, aucun emploi ne doit être supprimé à Reichshoffen comme chez les sous-traitants !
 
Face au plan des capitalistes, il nous faut opposer notre unité. L’émotion doit se transformer en colère et en lutte pour gagner. Nous avons vu un premier pas vers cette direction avec le débrayage chez Alstom à Aytré en soutien aux salariés de Reichshoffen par les syndicats FO et CGT. La situation de l’usine de Reichshoffen c’est le problème de tous les salariés. 

 

Le patriotisme économique et le nationalisme sont les ennemis du mouvement ouvrier

 
Aujourd’hui, le grand patronat veut faire croire qu’il s’agirait de sacrifier le site pour grossir et garantir la pérennité de Alstom à long terme, affirmant qu’il s’agirait d’être « les meilleurs et les plus productifs ». Mais ce ne sont pas les travailleurs Chinois ou d’autre qui aujourd’hui nous volent notre emploi mais bien le système capitaliste qui gangrène la société mettant en concurrence les travailleurs d’un pays contre un autre, ou encore les usines, les unes contre les autres.
 
Ils sont organisés à l’international. Il nous faut nous aussi travailleurs de tous les pays nous préparer à s’organiser au-delà des frontières contre les licenciements et la mise au chômage massif. L’outil de production nous savons le faire marcher, alors que Alstom sans les salariés ne fera rien tourner. La solidarité doit être certes local mains aussi internationales, pour vaincre. Sans la force de travail il n’y pas d’Alstom.
Il nous faut nous battre pour qu’aucun emploi ne soit supprimé, et contre toute fermeture d’usine avec un rapport de force qui est à construire. Les salariés avec leur organisation syndicales, peuvent être à l’offensive. Et cela d’autant plus dans un groupe qui fait des milliards d’euros de profits. En effet, comment accepter que le site d’Alsace ferme ou se fasse racheter ? Le vrai problème n’est pas l’Union européenne mais notre capacité à lutter pour nos intérêts de classe, sans rien lâcher dans des discussions stériles avec la direction et le gouvernement. Tout au contraire, il faut défendre nos conditions de travail pour nos familles en opposition aux intérêts des grands capitalistes qui ne mesure que leur profit : notre vie ils s’en moquent.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Liens de famille ou pas, ce qui relie les politiques de privatisation c'est la volonté de l'oligarchie de livrer le maximum d'activités aux intérêts privés CONTRE les biens publics et l'intérêt général ; dans l'éducation, dans la santé, dans les jeux ...

 

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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SOURCE ; https://www.bastamag.net/Le-futur-demantelement-d-EDF-serait-une-spoliation-d-un-bien-public-sans

« Hercule » : c’est le nom du projet par lequel le gouvernement envisage de démanteler EDF, et d’en privatiser une partie. Quelles en seraient les conséquences ? Que serait un véritable service public de l’énergie, face à l’enjeu climatique ? Entretien avec François Dos Santos, ex-responsable (CGT) du comité central d’entreprise.

 

En quoi consiste le projet Hercule, présenté par le gouvernement comme une « nouvelle régulation économique du nucléaire », et critiqué comme un démantèlement et une privatisation du service public de l’énergie ?

François Dos Santos : [1]

 

Le projet Hercule coupe EDF en deux morceaux. D’un côté, on met la production nucléaire et le thermique à flammes – les centrales au gaz, au charbon, les turbines à combustion – regroupés dans une entité « bleu » qui serait détenue à 100 % par l’État. De l’autre, on crée une société, dont le nom de code est « vert », dans laquelle on place Enedis (la distribution), EDF Renouvelables, Dalkia (une filiale d’EDF), EDF en Outre-mer et en Corse, certaines activités internationales, ainsi que la direction commerciale – soit les 8500 salariés qui gèrent la facturation et les contrats d’électricité en France. Cette société « verte » pourra être ouverte à la privatisation jusqu’à 35% du capital. Une inconnue demeure : dans quelle entité sera placée l’hydroélectricité [10 % de la production en France, ndlr], alors qu’il est question de privatiser les concessions de barrages ? J’ai posé la question. On ne m’a jamais répondu.

 

Pourquoi ce découpage et cette ouverture au capital posent-ils problème ?

 

Les activités placées dans la holding « vert », qui sera partiellement privatisée, ont une même caractéristique : la plupart des revenus y sont garantis. Prenez Enedis, qui s’occupe de la distribution et gère les concessions – les postes de transformation qui amènent l’électricité jusqu’à chez vous par un réseau aérien ou souterrain. Le tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité est négocié tous les quatre ans. Donc Enedis sait combien il va percevoir par kilowattheure (kWh) acheminé sur le réseau pendant ces années, il a une visibilité sur les recettes. Prenez Dalkia, qui gère les délégations de service public pour les réseaux de chaleur, comme le chauffage urbain ou la géothermie. Là aussi, la contractualisation avec une collectivité signifie un revenu garanti.

EDF Renouvelable exploite les parcs photovoltaïques ou éoliens, contractualisés avec l’État dans le cadre d’appels d’offres où les prix sont garantis pendant quinze ans pour l’éolien, et vingt ans pour le photovoltaïque. Là encore, l’entreprise bénéficie d’une bonne visibilité sur les recettes. EDF Outre-mer et en Corse, c’est assez simple : EDF y garde un quasi monopole, synonyme de revenus garantis. Pour toutes ces activités, il existe donc une grande visibilité sur les recettes. C’est beaucoup plus facile à valoriser sur les marchés financiers !

 

Qu’en est-il de l’entité « bleu », qui demeurera publique ?

 

Côté « bleu », le nucléaire ne bénéficie pas de revenu garanti puisqu’il est soumis aux fluctuations du marché de gros de l’électricité. Le prix d’un même mégawatt-heure (Mwh) en bourse peut passer du simple au double. Il était, par exemple, à 70 euros au début de la décennie, pour descendre sous les 35 euros en 2016 et 2017. Ce n’est pas le cas pour les énergies renouvelables qui bénéficient d’un tarif d’achat garanti grâce à une subvention de l’État. Cela pose un vrai problème quand vous investissez : le nucléaire est un actif qui nécessite de gros investissements initiaux et pendant la durée d’exploitation – une centrale va produire pendant cinquante, voire soixante ans – alors que vous ne connaissez pas les prix de vente l’année suivante. Il n’est donc pas certain que l’actif sera rentable sur l’ensemble de sa durée de vie.

C’est pour cela qu’il ne se construit en France aucune nouvelle centrale, que ce soit nucléaire, au gaz ou même hydroélectrique : elles ne disposent pas de garantie de prix. Seule exception dans les énergies fossiles, le cycle combiné gaz de Landivisiau, porté par Total, va ainsi être construit grâce à une subvention sur vingt ans payée par… EDF ! Si les énergies renouvelables progressent, c’est parce qu’elles bénéficient d’un tarif subventionné, avec une durée d’amortissement beaucoup plus courte : un parc éolien ou photovoltaïque va vivre vingt ans. Il est facile de construire quand l’État vous garantit des recettes tout au long de la durée de vie de l’actif.

 

Le projet Hercule doit être finalisé d’ici l’été 2020. Pourquoi maintenant ?

 

Actuellement EDF reste le principal producteur en France. Les autres fournisseurs d’énergie, comme Leclerc ou Total Direct Energie, ne produisent que très peu d’électricité par eux-mêmes. Ils doivent l’acheter à EDF. Il leur est donc difficile de proposer un prix moins cher et, ainsi, de gagner des parts de marché sur EDF. Sur une facture, la structure des coûts est quasiment la même quel que soit le concurrent : les taxes, le coût d’accès au réseau – qui finance son entretien, les réparations après une tempête, le remplacement des compteurs, etc. –, et l’énergie proprement dite, l’électricité qui sort de la centrale, chacun représentant environ un tiers de la facture finale. Les coûts commerciaux et donc la marge propre à chaque fournisseur, ne représentent que 5 % à 10 % du prix.

Avec ses propres capacités de production, EDF dispose d’un avantage compétitif. Pour qu’il existe une concurrence dans le marché de détail, on a inventé en 2010 le système « Arenh » [Accès régulé à l’électricité nucléaire historique, mis en place sous le mandat de Sarkozy, ndlr] : EDF doit céder à bas prix un quart de sa production nucléaire à ses concurrents pour que ceux-ci puissent la vendre au détail et lui piquer des clients. C’est donc EDF qui, de fait, subventionne ses concurrents en attendant qu’ils se dotent de leurs propres moyens de production.

Le système « Arenh » doit prendre fin 2025. A cette date, les fournisseurs privés doivent s’être dotés de leur propre capacité de production. La « concurrence libre et non faussée » sera donc censée exister. Problème : pas grand-chose n’a été construit. Total dispose de quelques centrales au gaz, mais il n’est pas dans son intérêt économique ni climatique de les faire fonctionner si leur coût d’exploitation est supérieur au prix du marché. Mieux vaut alors acheter l’électricité sur le marché de gros que de faire tourner une centrale à énergie fossile. Seul Engie [Ex GDF, privatisé, ndlr] dispose d’un vrai avantage avec ses barrages hydroélectriques, qui ont un faible coût de fonctionnement.

Donc, pour eux, le projet Hercule, c’est formidable : EDF en tant que fournisseur d’énergie – la holding « vert » – sera dans la même position que ses concurrents, puisqu’elle devra acheter la majeure partie de son électricité à EDF « bleu ». Hercule est donc un artifice pour permettre aux fournisseurs privés de se développer.

 

Cela signifie-t-il que les nouveaux fournisseurs privés vont, de fait, profiter des masses considérables d’argent public engagés par le passé, en particulier dans les centrales nucléaires ?

 

Oui, cette libéralisation est un simulacre car elle repose pour l’essentiel sur un détournement de la rente liée aux capacités de production d’EDF. On permet également à des actionnaires de rentrer au capital des activités qui ont les profits les plus rapides. On demande à la puissance publique de supporter les investissements de long terme et de privatiser le fruit de ce risque financier, qui bénéficiera à tous les fournisseurs d’énergie, et plus seulement à EDF en tant que service public.

Précisons qu’il n’est pas très compliqué de devenir un fournisseur d’électricité « alternatif ». Vous installez quatre traders dans une pièce qui achètent de l’électricité en gros en fonction des fluctuations du marché, et un chef dans une autre pièce qui gère un contrat de sous-traitance avec un centre d’appel délocalisé à l’étranger, qui va démarcher des clients.

 

Le projet Hercule représente-t-il une menace pour les salariés ?

Le modèle économique et social des activités commerciales d’EDF n’aura plus d’avenir. Aujourd’hui, tous ses conseillers clientèles sont basés en France. Le projet Hercule signifie un plan social dans les années qui viennent et une précarité de l’emploi. C’est déjà le cas avec la fermeture d’agences commerciales de proximité. De plus en plus d’activités téléphoniques sont sous-traitées.

 

Quelles seront les conséquences du démantèlement d’EDF pour les usagers ?

 

C’est une spoliation d’un bien public sans amélioration du service rendu aux usagers. Les baisses de tarifs ne sont pas à l’ordre du jour, ni l’amélioration du service de proximité. Quelles seront les effets quand les actionnaires privés voudront aspirer leurs dividendes de l’entité la plus rentable ? Cette question, il faut la poser à ceux qui portent ce dossier.

 

Face à ce risque de démantèlement du service public de l’énergie, les régies publique locales constituent-elles, selon vous, une alternative pour intégrer plus facilement des usagers dans leur gestion ?

 

Aujourd’hui, le réseau électrique est organisé nationalement et joue sur la solidarité. La région Rhône-Alpes, par exemple, avec ses barrages et ses centrales nucléaires, produit plus d’électricité qu’elle n’en consomme. A l’inverse, la Bretagne en produit très peu et en consomme énormément. C’est aussi le cas de l’Île-de-France qui compte peu de centrales sur son territoire, et aucune nucléaire. Un réseau national permet d’équilibrer cela en apportant aux régions déficitaires l’électricité dont elles ont besoin. La question se pose aussi pour les renouvelables : il y a davantage de soleil au sud qu’au nord, des régions sont plus venteuses que d’autres. Les solidarités territoriales s’expliquent aisément et ont un intérêt. Cela plaide pour une implantation nationale des moyens de production.

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Le gouvernement montre plus que jamais dans sa gestion de la crise, quelles sont ses priorités. Le plan de relance « à la Macron » consiste d’un côté à vanter les bienfaits des baisses de salaires pour sauver l'emploi (tout en subventionnant les licenciements dans l'automobile ou l'aéronautique), de l’autre, d’aider les entreprises en supprimant un impôt de productivité.

 

La relance selon Macron : moins de salaire pour les travailleurs, moins d’impôt pour les patrons

Crédits photo : Reuters / Ludovic Marin

Taxer les plus pauvres et sauver les grandes entreprises. Voilà sans surprise le cap que tient Macron pour faire face à la crise économique majeure que nous vivons depuis la pandémie. En effet, interrogé sur le plateau de TF1 ce 14 juillet à propos de l’APC (l’Accord de Performance Collecttive) signé dans la filiale Derichebourg Aeronautics à Toulouse (contre lequel les salariés ont mené une lutte exemplaire), Macron tient ses positions : au nom du maintien de l’emploi, il se dit favorable à la baisse des salaires que mettent en place certaines entreprises grâce à ces accords de performance, imposés le couteau sous la gorge. Il se dédouane ainsi en ne l’imposant pas mais en donnant très clairement son aval aux entreprises sur cette méthode. Ce dispositif est déjà enclenché dans plusieurs entreprises, sous la forme d’APC, comme à Derichebourg Aero, ainsi que dans un florilège d’entreprises de sous-traitance d’Airbus. Les APC, consistent à précariser les salariés en remettant en cause leur contrat de travail tant sur la rémunération, que le temps de travail ou encore la mobilité, tout ça sous le même prétexte : il faut « faire des efforts ». "Pour notre pays, je préfère qu’il y ait des salaires qu’on doit baisser momentanément plutôt qu’il y ait des licenciements" dit Macron. Cet argument n’est même pas valable, puisqu’une baisse de salaires aujourd’hui n’est pas incompatible avec des plans de licenciements à la rentrée. Aujourd’hui on dit aux travailleurs « si vous voulez gardez votre emploi, acceptez la baisse de salaire » et demain, ces mêmes salariés pourront subir des vagues de licenciements. Le patronat cherche simplement à garantir ses marges (voire à les augmenter) en profitant de la crise pour mordre partout où il peut ! Pour prendre l’exemple du patronat aéronautique, qui s’est gavé depuis des années mais se prétend aujourd’hui en crise, personne n’est assez naïf pour croire qu’il n’y aura pas une nouvelle bonne raison pour ne pas remonter les salaires ou les primes à leur stade antérieur, une fois la baisse "momentanée" passée. Macron semble avoir conscience de ça et prend des pincettes en disant "Ça ne doit pas prendre la forme d’un chantage. [...] Quand il y a de la peur dans un pays, le dialogue social a une valeur inouïe parce que ça permet de mettre des gens autour d’une table". Comme d’habitude, chaque sujet qui grince est résolu par le gouvernement Macron par l’argument ultime du « dialogue social » et l’invitation à la collaboration de classe.

En période de crise, la baisse des salaires est une stratégie commune utilisée par la bourgeoisie et les gouvernements. Sous prétexte qu’il faut à tout prix préserver les emplois, ils revêtent leur vernis social en conseillant à tout le monde de faire des efforts en ces temps de crise, et en brandissant l’argument de l’unité nationale. Comme si les salariés étaient des héros de la nation pour sacrifier contre leur gré une partie de leur salaire au profit de leurs patrons. Pourtant, ce n’est pas aux travailleurs de payer cette crise, et le gouvernement ainsi que les grands patrons ont suffisamment accumulé d’argent dans leurs poches pour empêcher des baisses de salaires et des licenciements. Mais pour eux, cela voudrait dire arrêter la course au profit.

Et si la crise permet de justifier des attaques contre les travailleurs, elle permet aussi de faire de substantiels cadeaux aux patrons. C’est bien pour ça que Bruno Lemaire, ministre de l’Economie, a annoncé, une énième fois, ce jeudi à Matignon vouloir aider le patronat. En France, les entreprises sont soumises à des impôts directement prélevés sur les bénéfices ; et à des impôts sur la production, qui ne dépendent pas des bénéfices. La Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises (CVAE) fait partie du deuxième cas. Dans le cadre du plan de relance, Bruno Lemaire dit vouloir instaurer une « baisse significative » de la CVAE , un impôt de production perçu notamment par les régions. Selon lui c’est « l’impôt qui pèse le plus sur les entreprises ». Il s’agirait alors d’une baisse de 10 milliards d’euros. C’est une baisse conséquente si l’on prend en compte que le produit annuel de ces impôts représente environ 70 milliards d’euros.

Le budget des régions est directement dépendant de cet impôt versé par les entreprises, les élus régionaux sont donc très mitigées sur ce sujet. Renaud Muselier, le président LR de l’association Régions de France, s’oppose formellement à toute baisse ou suppression de la CVAE. Dans une interview pour les Echos il affirme « C’est presque un tiers de nos recettes. On ne peut pas parler de relance et assécher nos ressources. ». A moins que ce ne soient les caisses de l’Etat qui se vident pour le renflouer, dans tous les cas de l’argent public aura été laissé dans les mains du patronat.

Pendant que Macron clame sur les plateaux que les travailleurs déjà précaires doivent voir leur salaire diminuer, les grandes entreprises voient leurs impôts baisser. Face à cette gestion capitaliste de la crise, nous devons nous organiser. Nous ne devons accepter, ni licenciement, ni baisse de salaire ! Les salariés sont ceux qui ont déjà supporté la crise du Covid et maintenu l’économie à flot, ce n’est pas à nous de payer la crise !

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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