SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Grâce à Macron, la famille Mulliez rachète Alinéa qu'elle avait placée en liquidation judiciaire

Ce n'est pas un tour de passe-passe. Mais tout simplement l’ordonnance gouvernementale du 20 mai, qui permet aux patrons ayant déposé le bilan de se représenter comme acquéreur devant le Tribunal de commerce. Sorti en plein confinement, ce décret avait pour objectif de relancer l'économie, en permettant à des patrons ayant coulé de reprendre leur affaire.

Banco, a dit la famille Mulliez. Alinéa, l'entreprise de meubles, qu'elle possède, est mise en liquidation judiciaire avec 992 licenciements.

Et qui la rachète? Alexis Mulliez, pdg, qui détient 15% du capital, et l'Association Famille Mulliez qui possède les 85% restants et à laquelle Alexis Mulliez, fils de son père Gérard, pdg de la galaxie Mulliez, adhère. Est-ce que vous suivez?

Propriétaire d'Auchan, Alinéa, Leroy Merlin, Kiabi, Décathlon, Cultura, Happy Chic, Pimkie, etc, etc, la famille Mulliez est à la tête d’un empire dont la fortune est estimée à 26 milliards d’euros. Ces dernières années, le groupe Mulliez a versé 2,5 milliards d'euros de dividendes et touché des millions d'euros de CICE.

Bon, dans les téloches, ils ne se sont pas trop étendus sur ce sujet. Quand on est commis du capitalisme, on se tait côté infos. Pendant ce temps, pas masquée du tout, l'Association Famille Mulliez se repositionne sur le marché libre et non faussé avec la bénédiction de la justice et aux frais du contribuable.

Comme quoi, la politique du ruissellement de Macron président, c'est toujours ça :

Grâce à Macron, la famille Mulliez rachète Alinéa qu'elle avait placée en liquidation judiciaire

En revanche, du côté de la CGT :

Grâce à Macron, la famille Mulliez rachète Alinéa qu'elle avait placée en liquidation judiciaire

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

SOURCE : L'Est Républicain

 

L’organisation syndicale a tenu sa conférence de presse de rentrée mercredi 23 septembre.

Par Alexandre BOLLENGIER 
 
Les membres du bureau de la CGT : « Fin août, le travail a repris sur les chapeaux de roues avec une accélération de la dégradation des conditions de travail. » Photo ER /Alexandre BOLLENGIER
 
La CGT de PSA a tenu sa conférence de presse de rentrée mercredi 23 septembre. Voici ce que l’on peut en retenir

« Un accord perdant-perdant »

Fin juillet, la direction du site de Sochaux a annoncé l’instauration de nouveaux horaires de travail. L’accord a été paraphé par l’ensemble des organisations syndicales, à l’exception de la CGT. « Les conditions sont assez terribles pour ceux qui travaillent de nuit », proteste-t-elle. « Les opérateurs doivent travailler 37 minutes de plus à la fin de chaque séance. Un dimanche par mois, ils sont obligés de venir travailler le dimanche soir. Ils n’ont pas le choix. Ils quittent donc l’usine le samedi matin et y reviennent le dimanche soir. »

Si la durée légale du repos est respectée (onze heures minimum consécutives entre deux vacations), « ces salariés n’ont pas vraiment le temps de récupérer et n’ont plus de vie de famille. Les heures supplémentaires ont été payées au mois de septembre, mais rien ne dit qu’il en sera de même le mois prochain car cet accord, que nous qualifions de perdant-perdant, prévoit que ces heures aillent remplir les compteurs de modulation [ils se vident et se remplissent au gré de l’évolution des carnets de commandes, N.D.L.R.]. » La CGT appuie : « Un 2e dimanche travaillé dans le mois est à l’étude. Les opérateurs seraient alors sept jours sur sept à l’usine ! »

 

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

SOURCE : https://letrois.info/actualites/pour-la-cgt-il-faut-construire-le-rapport-de-force/

 

 

Les signaux sont dans le rouge. Et les mauvaises nouvelles s’accumulent. Différents syndicats CGT de sites industriels (Alstom, GE Steam, GE Gaz…) du Territoire de Belfort se sont retrouvés mardi à l’union départementale de la CGT pour réfléchir à leurs actions. Face à cette situation, le syndicat veut aussi prendre le temps de la réflexion. Et mettre sur la table l’urgence d’avoir un débat de société autour de notre industrie et de notre énergie.

« Cela fait des années que nous avalons des couleuvres et la casse continue », déplore Damien Pagnocelli, président de l’union départementale de la CGT. Mardi, il a réuni autour de lui les syndicats CGT des différents sites industriels de Belfort. Il a accueilli des militants de l’entité turbines à gaz, ceux de l’entité turbines à vapeur, mais aussi d’Alstom transport. « On butte sur des politiques publiques où il n’y a pas d’ambitions industrielles », regrette-t-il.

Les nouveaux plans sociaux annoncés dans des entités de General Electric (Hydro et Grid hier, Steam demain) sont aussi de mauvais signaux. « Cela contribue à donner le sentiment que GE détricote, dénonce Dominique Thiriet, secrétaire général du syndicat site de General Electric. GE est en train de démolir l’outil. » Dans ses mots, on entend « la crainte » de voir l’outil être « dévasté » et les compétences disparaître. Selon le syndicaliste, les citoyens doivent « reprendre la main » sur cette question de l’énergie, alors qu’il y a une « dépendance énergétique de la France », regrette Nathalie Verdeil, secrétaire confédérale, qui a assisté à la réunion. Grâce à une « nationalisation », « une expropriation », énumère Dominique Thiriet. Il pose les questions. Mais aujourd’hui, il estime que la société doit s’en saisir. 

« Il y a une conscientisation qui va évoluer », croît Cécile Verzeletti, secrétaire confédérale de la CGT, qui a participé à ce temps d’échanges. « Vous aurez à souffrir de la précarité énergétique, prévient de son côté Cyril Caritey, délégué syndical de l’entité turbines à gaz. De voir la boîte découpée, morcelée, cela fait mal quand on connaît les conséquences pour la population. » Ce n’est pas l’annonce du prolongement jusqu’en 2025 du contrat du pdg de General Electric, Larry Culp, qui devrait les rassurer. Il pourra bénéficier d’un bonus de 230 millions d’euros s’il rétablit la valeur de l’action du géant américain. 230 millions (197 millions d’euros), c’est presque 4 fois le montant de l’amende que General Electric doit régler à la France pour ne pas avoir créer 1000 emplois à la suite du rachat d’Alstom énergie en 2015. Bien loin des politiques industrielles et d’investissement qu’ils attendent.

 
« Porter une vision »

« Aujourd’hui, nous avons besoin de temps d’analyse, de réflexion pour porter une vision », poursuit Cyril Caritey,  figure du conflit social de l’an passé. Il rappelle la capacité des forces syndicales à s’appuyer sur leurs « connaissances », pour définir « une cartographie » du mix énergétique. « Arrêtons avec tous ces groupes privés qui sont en train de tout démanteler », appelle-t-il également. Dominique Thiriet met en garde aussi sur les problèmes de « communication » de General Electric. Le plan social chez Grid et Hydro est présenté comme « un plan de simplification », dénonce-t-il. Il critique également la lettre envoyée ce lundi à tous les salariés de la branche vapeur qui annonce un plan social dans le secteur du charbon, dans les semaines qui viennent. « Il annonce cela comme ça… par mail », s’étonne-t-il.

Aujourd’hui, les urgences sociales sont nombreuses. Il faut se positionner dans le débat public, pour la CGT, alors « que le Gouvernement a lancé son plan de relance et que des milliards d’argent public sont donnés, sans contreparties », replace Nathalie Verdeil. À l’échelle locale, l’enjeu est aussi de fédérer toutes les entités de General Electric. « L’avenir du site passe par fédérer les branches », adhèrent les militants. « Un rapport de force, cela ne se décrète pas, relève Cyril Caritey. Ça se construit. » Aujourd’hui, face à l’ombre qui plane sur différentes entités industrielles belfortaines, c’est même fondamental. « Seul un véritable rapport de force fera évoluer les choses », conclut Cécile Verzeletti.

Inquiétude à Alstom

La CGT a profité de cet échange pour évoquer une inquiétude chez Alstom transports. « On reproduit ce qui s’est passé en 2016 », relève Eddy Cardot, délégué syndical CGT. Il observe que l’on sous-traite une partie des commandes. Et il remarque « qu’il n’y a aucune garantie que les tranches complètes des 200 locomotives du TGV du futur soient fabriquées à Belfort ». Le contexte, marqué par le rachat de Bombardier, ne renforce pas sa confiance. Et les questions sont nombreuses autour du projet de locomotive de fret fonctionnant à l’hydrogène.

https://letrois.info/actualites/pour-la-cgt-il-faut-construire-le-rapport-de-force/

 

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
LA CGT A 125 ANS

Publié par CGT COMPIEGNE FACEBOOK

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Fermeture de Bridgestone : combien d'argent public l'usine avait-elle touché ?

620.000 euros d'aides régionales. Entre 2008 et 2016, 500.000 euros ont été alloués par le Conseil régional des Hauts-de-France au fabricant japonais. Une somme à laquelle s'ajoutent encore 120.000 octroyés par la Région lors de l'actuel mandat, depuis 2016. Une subvention totale, donc, de près de 620.000 euros destinée à développer la formation des salariés et moderniser le site.

En 2008, la communauté d'agglomération de Béthune a versé presque 1,2 million d'euros au groupe japonais, en complément du versement de 500.000 euros de la Région mentionné précédemment. A cela s'ajoute 500.000 euros du FEDER (fonds européen) ainsi que 320.000 euros de l'Etat. Au total, les aides publiques depuis 2008 avoisinent donc 2,6 millions d'euros.

Ajoutons 1,8 million au titre de l'exercice 2017 au titre du CICE...

 

Publié par CGT COMPIEGNE FACEBOOK
 

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Biocoop. Le droit de grève menacé.
 
Quelques conseils juridiques face à la
 
répression

 

Après 7 jours de grève aux magasins Biocoop, la direction menace les grévistes : sanctions disciplinaires, entretiens préalables à licenciement, intimidations. Face aux sanctions contre toutes celles et ceux qui relèvent la tête, connaître ses droits est indispensable. Elsa, élève-avocate revient sur la protection du droit de grève et donne les principaux arguments à connaître pour démonter le discours de la direction. Un préalable nécessaire mais insuffisant. Pour soutenir les grévistes de Biocoop, rendez-vous nombreuses et nombreux samedi sur le piquet de grève.

 


 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Le groupe Total déclare la guerre aux
 
raffineurs de Grandpuits

 

Après plusieurs mois d'incertitude, la direction du groupe Total annonce la fermeture des unités de raffinage à Grandpuits ce jeudi 24 septembre.

 

Fermeture d'unités de raffinage

Crédit photo : DR
Nous relayons un article initialement publié sur le site de l’Anticapitaliste et rédigé par le comité NPA Grandpuits

Cette attaque menée au nom de la « compétitivité », si elle est appliquée et même si le projet de la direction n’est pas encore connu dans le détail, elle aura comme conséquence la suppression de plusieurs centaines d’emplois directs et indirects dans le bassin d’emploi de Seine-et-Marne.

Les salariés de la raffinerie, connus pour leur combativité et leur implication dans les différents conflits sociaux, se sont d’ores et déjà réunis en assemblée générale pour discuter d’un plan de bataille. En effet, la direction de Total a provoqué la tenue d’un CSE central, puis d’un CSE extraordinaire sur le site de Grandpuits, avec l’objectif de court-circuiter la demande d’expertise sur la viabilité du raffinage à Grandpuits qu’allait présenter la CGT suite à un droit d’alerte économique déposé le 9 septembre. La direction affirme ne pas avoir les moyens financiers pour réparer le pipe-line qui alimente la raffinerie en pétrole brut, alors que le groupe Total a versé 7 milliards d’euros de dividendes aux actionnaires cette année.

Les annonces risquent donc de mettre le feu aux poudres. Cette bataille qui sera menée de front par les raffineurs, devra devenir la bataille de l’ensemble des travailleurs et travailleuses, car si le groupe Total s’attaque aujourd’hui à Grandpuits, c’est aussi un symbole de lutte et de combativité qui est attaqué.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Les ouvriers de l’aéro lancent un appel à
 
préparer la bataille contre les
 
licenciements et les APC

 

Plus de 20 syndicats et collectifs de syndiqués et non-syndiqués lacent un appel au reste de l’aéronautique. Le secteur est un des plus touchés par les attaques patronales : près de 30 PSE en Haute-Garonne. « N’attendons pas d’être les prochains, si on touche à l’un on touche à tous ! » lancent les ouvriers de l’aéro dans cet appel.

Après Dérichebourg et AAA

Crédit photo : Révolution Permanente Toulouse
Rassemblement lors de la grève des Derichebourg au mois de juin contre l’APC qui menaçait 20% de leur salaire.

Suite à la rencontre du 17 septembre, qui a réuni des syndicats (CGT, UNSA et CFDT) et des collectifs de syndiqués et non-syndiqués de l’aéronautique, à l’initiative des Derichebourg et des AAA et de la CGT AHG (qui sont sous le coup d’un APC ou d’un PSE), un appel est lancé à l’ensemble de l’aéronautique. Les ouvriers appellent à se préparer à la bataille et à ne pas se battre usine par usine mais tous ensemble pour refuser tout licenciement et tout chantage à l’emploi au travers des APC.

Si vous êtes salarié de l’aéronautique, donneur d’ordre ou sous-traitant, de tout syndicat ou non-syndicat, vous pouvez les contacter à l’adresse suivante : coordination.aeronautique@gmail.com
Le but de cette rencontre et de cet appel est de grossir les rangs et de faire tourner cet appel très largement dans tout le secteur aéronautique ! « N’attendons pas d’être les prochains, si on touche à l’un on touche à tous ! »

Après Dérichebourg et AAA

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Rappel historique: Le 9 janvier 1986, sous Mitterrand président socialiste, son premier ministre, le non moins socialiste Laurent Fabius, promulguait la loi de "rénovation" de la fonction publique hospitalière. En clair, cela prévoyait qu'un fonctionnaire de l'hôpital public serait licencié si son poste était supprimé. Mais la lutte des personnels avait empêché que le gouvernement socialiste prenne les décrets nécessaires pour l'application de la loi.

1998: bis repetita. Cette fois, c'est Lionel Jospin, premier ministre socialiste, à la tête d'un gouvernement de la gauche plurielle, qui revient à la charge en essayant de promulguer un décret. Mais là aussi, la lutte des personnels de santé fait reculer le gouvernement dit de gauche.

Mais en bons commis du capital, droite et Parti socialiste au pouvoir ont enchaîné la fermeture de lits publics, de maternité, d'hôpitaux de proximité, etc, etc. Sans oublier la création des Agences régionales de santé, promulguée par madame Bachelot, ministre de droite de la Santé, structure comptable pour accélérer la mainmise du privé sur la Santé publique.

Et puis, avant la pandémie du coronavirus, il y eut la révolte des personnels de l'hôpital public contre "Ma santé 2022" présentée par Agnès Buzyn, ministre de Macron. Laquelle fut remplacée par l'ex-socialiste Olivier Véran qui, sous Hollande président, pilotait le Comité de réforme du mode de financement des établissements de santé en 2016. Déjà tout un programme!

Ensuite, il y eut le dit "Ségur de la santé", avalisé par FO, CFDT et UNSA, qui ne change en rien à la casse de l'Hôpital public. Et ce 3 septembre, ledit ministre de la Santé promulgue le décret pour faire appliquer la loi du socialiste Fabius pondue en 1998. En pleine crise sanitaire. Mais comme quoi, lorsqu'on gère les profits du capital au lieu de l'intérêt public, à être de droite ou de gôche, et cela avec la bénédiction de l'UE du capital.

Contacté, par Libération, le ministère de la Santé «déplore qu’un dispositif plus protecteur pour les agents hospitaliers fasse l’objet d’un détournement et de contre-vérités (...). Parmi ses objectifs : mettre fin à la possibilité de licencier un fonctionnaire hospitalier lorsque son emploi est supprimé»

Sans blââgue! Et il est toujours question de suppression de poste en pleine crise sanitaire! Et si ledit agent de la fonction publique hospitalière venait à refuser une mutation d'office?

En tout cas, le capital ne s'avance toujours pas masqué pour ravager la Santé publique. La Santé publique mais partout aussi ailleurs.

Pour finir, si j'ose dire, cette capture d'écran:

Macron autorise le licenciement des soignants pour accélérer  la casse de l'Hôpital public
 
Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Aéronautique. Les trois sites de Mecafi
 
en grève contre la suppression de 242
 
emplois

 

Ce lundi, les salariés de Mecafi Nexteam à Châtellerault, se sont lancés dans une grève reconductible face à la menace de suppression de 242 emplois sur les 500 que compte la filiale. Cette grève a été votée vendredi par les salariés, à la suite d’un comité d’entreprise extraordinaire, et s’accompagne aujourd’hui du blocage des trois sites de la production depuis ce matin.

 

Licenciements dans l'aéronautique

Crédit photo : www.le7.info

Dans l’entreprise aéronautique, les salariés entendent bien faire pression sur leur direction alors que les syndicats discutent actuellement du plan de sauvegarde de l’emploi, qui doit se clore le 20 octobre. Lundi 20 juillet, les salariés de l’entreprise, avaient suspendu 242 croix en bois aux grilles de l’entreprise, action symbolique illustrant la mise en danger des 242 familles des salariés menacés de licenciement.

Pour l’intersyndicale CGT-CFDT, les conditions offertes par l’employeur sont inacceptables : des primes supra-légale à 0 euros, six mois de congés de reclassement alors qu’ils estiment qu’il en faudrait 12 à 17, mais également un nombre d’emplois sauvegardés bien en deçà des chiffres préconisés par le rapport de l’expert Secafi, qui défend la possibilité de la préservation de 86 postes quand seulement 13 sont prévues. Plus scandaleux encore, Stephane le Bihan, secrétaire syndical, avance que même si la filiale Mecafi pourrait être en difficulté financière, son groupe Nexteam lui se porte très bien.

En août, Nexteam avait annoncé aux Echos qu’un défaut de sécurité ainsi que la diminution des carnets de commande avec la crise du coronavirus avait entraîné « un arrêt total de la production des moteurs d’avion en France comme à l’international », ajoutant que ces deux crises successives avaient placé l’entreprise dans une situation critique. Pour Stéphane le Bihan, cette situation est due en partie à un mauvais choix de l’entreprise qui ne se serait pas diversifiée : « On est dépendant à 80 % d’un seul donneur d’ordre, Safran, et c’est dangereux. La direction n’a pas pris conscience qu’il y avait d’autres possibilités, notamment dans le naval ou le médical. »

La filière aéronautique tout entière est marquée par des attaques contre les travailleurs, par des licenciements ou des dégradations durables des conditions de travail par des accords de performance collective comme à AAA, Derichbourg Aéronautique Services ou encore dans les Ateliers de Haute Garonne. Les travailleurs ne doivent pas être la variable d’ajustement d’entreprises dont les choix montrent le mépris qu’elles ont pour leurs salariés. La 17 septembre,une rencontre des salariés de l’aéronautiquea eu lieu à la Bourse du Travail de Toulouse. Les salariés participants ont défendu la nécessité de se coordonner à l’échelle de l’ensemble du secteur. Ils entendent rompre avec l’isolement des salariés dans leur entreprise pour établir un rapport de force qui leur permettra, bien au-delà de négocier des contreparties dérisoires face aux licenciements, de revendiquer zéro baisse de salaire, zéro licenciement, et la transparence de l’entreprise sur ses livres de compte contre le chantage à la faillite. Si l’entreprise est si en difficulté, qu’elle ouvre ses comptes !

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>

Visiteurs

470490

 

Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

Articles récents

Hébergé par Overblog