SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

SOURCE : le site CGT confédéral

MAIS par delà les mesures immédiates de refus de la politique macronienne, ce qui est en jeu et qui relève de la " double besogne syndicale " c'est la lutte pour un autre fonctionnement de l'économie et de la société : pouvoir des travailleurs, nationalisations, propriété collective des grands moyens de production, mise au pas de l'oligarchie qui n'a jamais fonctionné à l'intérêt général ...

Des objectifs qui avec la crise sanitaire et sociale sont plus que jamais à l'ordre du jour pour en finir avec l'injustice, la misère ...

___________________

 

PUBLIÉ LE 16 SEP 2020
TEMPS DE LECTURE : 3 MIN.
Toyota, BASF, Amazon, Apple... une poignée d'entreprises ont réalisé des bénéfices exceptionnels pendant la crise, soit 109 milliards de dollars de plus que leurs bénéfices moyens réalisés au cours des quatre années précédentes, a dévoilé l'Oxfam dans un rapport publié le 10 septembre. Une grande partie de ces bénéfices vont être reversés aux actionnaires, creusant plus profondément les inégalités.
Le monde d'après a le goût amer du monde d'avant 

Alors que la pandémie a privé 400 millions de personnes – dont une majorité de femmes – de leur emploi, et plongé un demi-milliard de personnes dans la pauvreté, les grandes entreprises ont su tirer profit de la crise.

Dans un rapport publié le 10 septembre, l'Oxfam dévoile que 32 multinationales ont enregistré cette année une haussespectaculaire de leurs bénéfices : 109 milliards de dollars de plus que leurs bénéfices moyens réalisés au cours des quatre années précédentes. Une large partie de ces bénéfices a été reversé aux actionnaires.

En France, le CAC 40 aura versé au moins 37 milliards de dividendes pendant la crise

En mai dernier, la CGT avait demandé la suspension des dividendes, en particulier pour les entreprises bénéficiant du chômage partiel. « Les dividendes record versés aux actionnaires contribuent à creuser les inégalités, dans la mesure où ils sont principalement destinés à des personnes déjà fortunées au lieu d’être utilisés pour augmenter les salaires, et où ils incitent les PDG à s’inscrire dans une démarche de recherche de profit à court terme », note l'Oxfam.

La pandémie a plongé l’économie mondiale dans une récession historique, les dividendes record versés aux actionnaires en amont de la crise ayant fragilisé les entreprises. Pour voler au secours de l'économie, le gouvernement français s'apprête à distribuer des milliards aux entreprises, sans condition de maintien de l'emploi ou des salaires.

De fait, son plan de relance s'adresse en premier lieu aux entreprises, notamment à travers l'exonération d'impôts de production. Le porte-parole de l'Oxfam, Quentin Parrinello, rappelle que « sans conditions, les aides publiques risquent de renforcer encore davantage la mainmise des actionnaires sur les choix stratégiques des entreprises, accroître la déconnexion avec l’économie réelle et retarder la transition écologique. La première des priorités est de ne pas signer de chèque en blanc aux grandes entreprises ».

Ainsi l'ONG demande au gouvernement et aux parlementaires de conditionner l’octroi de l’ensemble des crédits du plan de relance à la mise en place d’objectifs socioécologiques pour les grandes entreprises :

  • - refuser la baisse aveugle des impôts de production ;
  • - publier un plan de transformation de l’entreprise vers une réduction de l'empreinte carbone ;
  • - interdire le versement de dividendes et de bonus PDG pour le prochain exercice budgétaire (2021) ;
  • - ne pas faire peser le financement du plan de relance sur les plus pauvres et au contraire mettre à contribution celles et ceux qui ont le moins pâti de la crise.

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Publié par anti-K

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Le gouvernement ne change pas de stratégie

Les médias aux ordres vous l'avaient pourtant bien bassiné en long, en large et en travers. Ce vendredi, Macron allait vous annoncer des préconisations importantes contre le rebond du coronavirus. Il fallait ce qu'il fallait avec un triste record de 10 561 contaminés en 24h. Eh bien non, pas de Macron dans les téloches d'infos continues. Mais son clone, jean de son prénom, posé comme son chef de gouvernement.

Et celui-ci ne s'est pas trop cassé la tête -jeu de mot peut-être facile-, mais rien de sensationnel. En revanche 2 000 embauches à l'assurance maladie et aux ARS pour un contrôle policier des patients. Et sous quel statut ces embauches, sous le sceau de la précarité tant qu'on y est? Les médias aux ordres n'ont pas questionné le palais de l'Elysée.

2 000 contrôleurs mais pas 2 000 embauches dans les hôpitaux et les epahd.

Et, par exemple, à Mantes-la-Jolie, capitale  du Grand-Paris Seine-et-Oise, ville dirigée par un maire de droite et dont le conseiller départemental est la patron du conseil départemental des Yvelines, élus du parti de Sarkozy-Fillon, toujours pas de labo d'analyses pour tester les patients. Ben oui, entre la droite de Sarkosy-Fillon et celle de Macron, c'est bonnet blanc et blanc bonnet.

Les gilets jaunes ont retrouvé la rue ce samedi. 2 500 à Paris selon la préfecture de police. On aime ou on n'aime pas. Mais l'ex-ministre de la police, l'ex-socialiste Christophe Castaner, a été recasé patron du groupe des députés godillots. Lui, l'individu chef de la grande répression de violences et de mutilations contre le mouvement social. Oui, la stratégie du gouvernement ne change vraiment pas.

Côté business, ça roule pour la richissime famille Mulliez. Association Familiale Mulliez est son nom déposée. Pas du tout cotée au CAC 40. Mais toujours des milliards d'euros en poche et même à l'étranger via l'évasion fiscale. Et toujours de l'argent public en cadeaux. Eh bien ladite AMF licencie et va licencier à tour de bras.

Le gouvernement ne change pas de stratégie

Pour ma part, je revendique vraiment un autre monde. Et vous?

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Film documentaire,

CARDIN : LE MILLIARDAIRE TUEUR DE VILLAGES!

pour éclairer l'état de la société française et la main mise des nouvelles féodalités sur les biens publics ... et privés

 

Présentation du film :

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Cadeaux au patronat,

Serrage de vis pour les salariés, les précaires, la jeunesse, les étudiants,

Restructurations d'entreprises, licenciements massifs, exigence de reuls sociaux sous chantage à l'emploi ...

Distribution de l'argent public au privé sans aucune espèce de contrainte ou de règle ...

Menaces sur les libertés publiques, le droit de manifester ...

Rien sur un soutien massif nécessaire à l'hôpital public dont on a pu mesurer l'ampleur des dégâts consécutifs aux politiques menées depuis 30 ans ...

Voilà le fonds de la relance,

VOIR la vidéo du 

 

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Malgré la répression, des milliers de
 
Gilets jaunes défilent à Paris

 

S'il est, pour l'heure, impossible de quantifier le nombre de manifestants ce 12 septembre à Paris, il est certain que les Gilets jaunes sont nombreux dans la capitale, et ce malgré une répression intense, à coup de gaz lacrymogènes et d'interpellations.

 

A la mi-journée

Les images parlent d’elles mêmes. Ce 12 septembre à Paris, et alors que la répression a frappé en amont même de la manifestation, ce sont plusieurs milliers de Gilets jaunes qui défilent dans la capitale. A l’heure ou nous écrivons ces lignes, s’il est impossible de quantifier le nombre de manifestants, 158 interpellations ont déjà été effectuées.

Dès le départ de la manifestation, et après l’exfiltration de Jean-Marie Bigard, hué par les Gilets jaunes suite à ses déclarations de ces derniers jours, les manifestants nassés ont subis les premières pluies de gazs lacrymogènes. L’appareil répressif, imposant, a quadrillé dès ce matin le nord ouest de la capitale tandis qu’un grand nombre de station de métro ont été purement et simplement fermées.


 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Bande d’annonce du film « Hold Up »
Tr: Hold Up et ulule… :
pour fin septembre, promotion NATIONALE ???? …peut être bien….
(je me répète , mais merci de me dire si je vous envois trop de mails …. la période s’y prête , tout bouge très vite ….)
 
Nouvelle bande-annonce du documentaire choc en cours de tournage, réalisé par le journaliste d’investigation Pierre Barnérias.
Les témoignages se multiplient pour mettre en lumière ce qui ressemble non seulement à un immense scandale sanitaire, mais aussi à un hold-up planétaire.
Sortie prévue fin septembre.
Il est encore possible de soutenir ce projet avec la campagne de financement participatif :

Film

À propos du projet

Bande d’annonce du film « Hold Up »

La Covid 19 a donné lieu à des échanges contradictoires entre médecins, spécialistes, professeurs, hommes politiques et experts, le tout orchestré et alimenté par le feu nourri des médias ll y eu bien des résistants à cette machine de guerre : Raoult, Perronne, Toussaint, Douste-Blazy, Montagnier, Michel etc. Ce film entend revenir sur ce hold-up incroyable. Enregistrés en un studio ou en situation, ces acteurs racontent leur bataille, leur sidération et aussi leur amertume de n’avoir pas été entendus malgré des faits et des chiffres qui leur donnent raison.Est-il déjà trop tard ? Les dommages sont ils réparables? A qui profite le crime? En contre point de ces propos, il y aura bien sûr les explications et les revirements sur les plateaux TV ou sur les bancs de l’assemblée nationale de ces hommes politiques, de ces médecins de plateaux et de ces professeurs de palais. Leur discours sera décodé bien-sur, même si leur arme, elle, n’a pas varié. C’est la peur. Et elle semble avoir gagné la première bataille.

Bande d’annonce du film « Hold Up »
Bande d’annonce du film « Hold Up »
À quoi va servir le financement ?
Bande d’annonce du film « Hold Up »
À quoi va servir le financement ?
Bande d’annonce du film « Hold Up »

Publié par anti-K

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Nous voici prévenus : le clan Macron va frapper fort...Préparons la riposte !
Nous voici prévenus : le clan Macron va frapper fort...Préparons la riposte !

Un plan de sauvetage de l'économie  capitaliste :

100 milliards à rembourser...

Qui va payer ?

Il ne suffit pas que ce régime Macron à bout de souffle et ses milliardaires du CAC 40, soient réprouvés par la majorité de la population...Celle-ci doit se mobiliser pour un autre modèle économique et social au service du plus grand nombre qui redonne au peuple le pouvoir confisqué par un clan qui a mis main basse sur la France !

 

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Quand la Mulliez connexion se gave, le personnel en bave Quand Auchan accumule l'emplois bascule
Quand la Mulliez connexion se gave, le personnel en bave Quand Auchan accumule l'emplois bascule

Sur le site des mafieux du caddy, ce jour, on peut toujours lire ceci :

 

Auchan Retail prend soin de ses collaborateurs comme de ses clients, et les met au cœur de son projet. Partout dans le monde, les hommes et des femmes d’Auchan Retail partagent la même vision d’un commerce où l’attention à l’humain et son environnement prime sur tout le reste."

Chiffre d'affaire 2018, 50.3 Milliards d'Euro. 

Même jour, Castex, premier sinistre de la pricipauté monarclique française, alors qu'is lance une énième campagne contre la "fraude sociale" pour stigmatiser ceux qui collectivement ne fraudent quasiment pas, déclare ne pas contrôler l'usage des fonds publics dont il arrose sans fin le capital puisant dans les nappes phréatiques de la richesse dupays.  Il précise même faire confiance à l’honnêteté patronale. Un peu comme faire confiance à la saine gestion d'un Balkany ou au désintéressement d'un Balladur en laissant courrir les Emile Louis et Fourniret de l'emploi.

Quand la Mulliez connexion se gave, le personnel en bave Quand Auchan accumule l'emplois bascule

En rappelant que l'adjudant de semaine siègeant au  gouvernement pour liquider les recettes est un prêt du clan Mulliez à Macron.

 

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Airbus poursuit son plan de licenciement
 
historique

 

Le 30 juin, Airbus confirmait la mise en place du plus grand plan de suppression de postes jamais réalisé par l’avionneur. Sans exclure des licenciements secs, ce plan implique 15.000 suppressions d’emploi à échelle internationale, dont 5000 en France et 3500 sur les sites aux alentours de Toulouse. Les négociations ont repris ce début semaine et les licenciements « secs » ne sont pas à exclure.

 

5000 suppressions d’emploi

Le 30 juin, Airbus confirmait la mise en place du plus grand plan de suppression de postes jamais réalisé par l’avionneur. Sans exclure des licenciements secs, ce plan implique 15.000 suppressions d’emploi à échelle internationale, dont 5000 en France et 3500 sur les sites aux alentours de Toulouse. Et cela dans un secteur arrosé par 15 milliards du plan de relance et où, malgré les risques sanitaires, les ateliers n’ont pas fermé pendant le confinement.

Dans la droite ligne du gouvernement et du reste du grand patronat, l’avionneur s’est ainsi mis en marche pour faire payer la crise aux travailleurs. Le 8 juillet suite aux annonces de ce carnage à l’emploi, plus de 7000 salariés rejoignaient l’appel à manifestation et débrayage d’une heure et demie lancé par les syndicats FO, CFE-CGC et CFTC. 

L’énorme cortège défilant sur le site de l’avionneur à Blagnac témoignait de l’inquiétude des travailleurs mais aussi du potentiel du rapport de force que pourraient imposer les salariés d’Airbus et de l’ensemble de l’aéronautique. Par leur nombre d’une part, mais aussi parce que ce sont eux qui font tourner cette industrie : sans eux, pas un avion ne sortirait des hangars, ils peuvent même les empêcher de se poser sur les pistes.

Malgré cette potentialité, le plan de cette intersyndicale pour ces milliers de travailleurs, ouvriers ou ingénieurs, est d’en rester au « dialogue social », de négocier quelques licenciements en moins avec la direction du groupe. Les syndicats qui appelaient à cette journée, l’ont fait en retenant la bride : « Le but de cette manifestation est d’envoyer des messages, ce n’est pas encore de la colère » affirmait Françoise Vallin, coordinatrice CFE-CGC chez Airbus.

Deux mois sont passés : ce lundi 7 septembre les négociations ont repris à Toulouse entre Airbus et les syndicats et tel que le relève Les Echos, l’offensive patronale n’a évidemment pas bougé d’une ligne avec la journée d’action isolée du 8 juillet : « l’objectif affiché par la direction est toujours de supprimer près de 15.000 emplois dans le monde, dont environ 5.000 en France […] - départs volontaires, préretraites, chômage partiel de longue durée -, pour limiter au maximum les départs contraints ». Et ajoute : « mais pour l’heure, le nombre des candidats au départ en France est encore très loin de pouvoir équilibrer celui des suppressions de postes prévues ».

Face à ce fait, les syndicats n’ont pas non plus revu leur stratégie. Tel que l’expliquait Jean-François Knepper, délégué central FO chez Airbus dans une interview pour France Bleu, le but du syndicat majoritaire est « d’arriver par la négociation à 0 licenciements secs ». Et cela alors que les attaques patronales dans la sous-traitance anticipent le carnage qui vont subir les salariés du donneur d’ordre, et malgré le fait que les salariés ayant subi des APC comme ceux de Derichebourg ou DSI, où font face à une PSE comme AAA, ont déjà averti du danger d’épuiser le temps qui devrait être consacré à la construction du rapport de forces, dans la table de négociations.

La passivité de la direction du syndicat majoritaire devant l’offensive patronale et son adaptation aux cadres et aux rythmes du « dialogue social » n’est pas fortuite, elle découle des objectifs que FO, la CFE-CGC et la CFTC se sont fixés : tout accepter sauf les licenciements dits « secs » ou contraints. Ce qui dans les faits veut dire adapter les conditions de vie et de travail de salariés à la soif de profit du patron. Rien d’étonnant donc que Jean-François Knepper espère – tel qu’il le relevait lors de son interview sur France Bleu – que « les dirigeants reviennent à la raison » plutôt que de faire confiance à la force des travailleurs en lutte et de commencer à préparer un plan de bataille pour défendre les emplois et les salaires coude-à-coude avec les salariés de la sous-traitance.

Le fait que la direction d’Airbus et les directions syndicales mettent en avant les « suppressions de postes », les « départs volontaires » ou encore les « mesures de retraite anticipée », n’est que de la poudre aux yeux pour donner l’impression de faire le choix du « moindre mal » et retarder l’explosion de la colère en dissimulant la réalité d’un large plan de précarisation. En effet, la direction a déjà averti qu’elle n’écartait pas des mesures forcées et comme on pouvait le lire dans Les Echos. La direction a aussi déjà limité l’accès aux départs en préretraite à 690 salariés sur l’ensemble du groupe. La raison : s’épargner le coût de « l’allocation mensuelle de l’entreprise représentant entre 50 et 65 % de la rémunération brute, assortie d’une indemnité de départ pouvant représenter jusqu’à dix-huit mois de salaire »

Ce qu’il reste donc à négocier d’ici la mi-octobre – où les négociations devraient se conclure – ce sont les « départs anticipés » sous forme de reconversion professionnelle alors que le chômage explose, et des baisses de salaire sous forme d’Accord de Performance Collective (APC). Pour comprendre ce que peut être un APC, rien de plus parlant que le cas Derichebourg. Dans cet entreprise la direction s’est servie d’un APC pour baisser les salaires et par ce moyen-là, pousser des salariés à la porte. La forte baisse de salaire de l’APC, combinée à la baisse due au chômage partiel, 163 salariés ont dû partir de l’entreprise

Ce carnage sur les salaires et l’emploi est d’autant plus scandaleux qu’Airbus et le secteur de l’aéronautique ont cumulé des milliards de bénéfices ces dernières années. Même avec une réduction de 40% de l’activité, tel que le relevait le délégué central de FO, l’avionneur n’a même pas eu à puiser dans sa trésorerie. Et le cas n’est pas isolé. Pour AAA, qui compte licencier le 45% de ses effectifs le cabinet d’expertise considérerait que l’entreprise n’est pas en difficulté et que le PSE n’est pas nécessaire, selon une source syndicale. Cela montre bien que face à l’argument de difficultés financières ou risques de faillite, les travailleurs devraient toujours revendiquer la possibilité de pouvoir regarder les comptes de leurs entreprises, les profits et les bénéfices engrangés lors des dernières années, et ne pas adapter leur niveau de vie à la soif de rentabilité du patronat comme le prétendent les directions syndicales de FO, CFE-CGC et CFTC.

Actuellement le secteur aéronautique, en mettant de côté les APC, est frappé par une trentaine de PSE. Dans certaines entreprises la moitié des salariés est concernée. Comme dit plus haut, AAA a annoncé 719 licenciements après avoir mis fin au contrat de plus de 800 intérimaires. Mais ce qui pour les directions syndicales comme FO métallurgie est pris comme un sacrifice qui doit se négocier sous prétexte de la crise, ne sont que les mesures dont se sert le patronat pour garder sa marge de profit sur le dos des salariés. Et cette attitude conciliatrice des directions syndicales face à la destruction de postes – car les postes supprimés ne sont pas renouvelés – n’affecte pas seulement les salariés de l’entreprise et leurs familles, mais aussi toute la jeunesse finissant leurs formations et cherchant des débouchés dans le monde du travail. Dans un contexte où la vague de licenciements va coïncider avec l’arrivé de 700.000 jeunes sur un marché du travail sans débouchés et que le MEDEF et le gouvernement comptent nous faire « travailler davantage » dans des conditions plus précaires, les syndicats doivent lutter pour zéro suppressions d’emplois (comme le fait la CGT Airbus, en revendiquant une embauche pour un départ, au lieu d’une embauche pour 2 départs comme le propose FO), mais aussi commencer à avancer la revendication du partage du temps travail entre tous et toutes avec maintien de salaire. Il n’est pas question que les travailleurs payent la crise avec la montée du chômage et du temps travail en échange de salaires misérables pour maintenir les profits d’une minorité.

La régression sociale ne peut pas être un sujet mis sur la table de négociations. Face à la crise et à l’offensive combinée du patronat et du gouvernement pour la faire payer aux travailleurs, la seule issue favorable aux salariés va passer par la lutte. Les travailleurs de Derichebourg ont fait déjà une première expérience riche d’enseignements pour construire un vrai rapport de forces : l’importance de l’unité entre les travailleurs syndiqués et non-syndiqués, de construire des assemblés de salariés où décider des suites de la mobilisation, de lutter par la grève et de se coordonner avec les autres boites. Dans ce sens, le devoir des directions syndicales n’est pas de faire valoir les intérêts patronaux sous couverture de « départs volontaires » ou autre, mais de ne pas perdre du temps dans le « dialogue social » et de commencer à préparer un plan de bataille pour l’ensemble des salariés de l’aéronautique, donneur d’ordre et sous-traitants. Un plan de bataille qui dénonce clairement l’offensive patronale, qui refuse de « négocier le poids des chaînes » qui ne cède pas un pouce dans la défense des intérêts fondamentaux des travailleurs et qui vise à construire la grève en coordonnant les usines pour imposer 0 suppressions d’emploi et 0 baisse de salaire. 

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Car le plan de relance annoncé par le pouvoir (cadeaux au patronat, reculs sociaux imposés sous chantage à l'emploi, restructurations d'entreprises et licenciements ...) n'est que la poursuite et l'aggravation des politiques menées avant même la crise sanitaire !

 

 

Publié par FSC

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>

Visiteurs

470490

 

Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

Articles récents

Hébergé par Overblog