SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
France Inter
 
Laurent Toubiana, chercheur épidémiologiste à l’INSERM, l’un des signataires d’une tribune dans le Parisien, intitulée « Covid 19: Nous ne voulons plus être gouvernés par la peur ». Il dénonce des discours « anxiogènes » autour de l’épidémie de Covid-19. Retrouvez les invités de 6h20 sur https://www.franceinter.fr/emissions/…
 
https://youtu.be/AE9F5GlPjMA

Publié par anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Anthony Smith, inspecteur du travail
 
réprimé, réintégré grâce à la
 
mobilisation

 

Anthony Smith, inspecteur du travail dans la Marne avait été sanctionné au mois d’Avril pour avoir voulu faire imposer l’utilisation d’équipement de protection dans une entreprise. Grâce à la mobilisation du comité de soutien, une première victoire a été obtenue.

 

Première victoire

Crédit photo : Radio France / Vianney Smiarowski

C’est une première victoire pour les soutiens d’Anthony Smith, inspecteur du travail qui avait été sanctionné au début de l’épidémie de covid-19. Il avait voulu obliger le patron d’une association a fournir des masques et des équipements de protection à ses employé-es alors que certains de leur collègues étaient suspectés d’avoir le covid-19. Anthony Smith avait alors été suspendu suite à la communication directe entre le patron auquel il s’intéressait et la direction départementale de l’Inspection du Travail.

La suspension d’un inspecteur du travail lié à ses activités a été une première et un signal fort en faveur du patronat. Face à cette attaque, un comité de soutien s’est constitué et une large mobilisation de soutien a permis de faire reculer le ministère et de pousser à la réintégration d’Anthony.

Cette victoire n’est cependant qu’un premier pas. En effet, bien que réintégré dans la même région, il a été muté dans la Meuse à près de 100 km de chez lui. Cette étape montre cependant que la lutte paie et qu’il faut continuer à imposer un rapport de force afin que la mutation forcée au département voisin, tombe elle aussi.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
À Toulouse, la préfecture interdit la
 
rentrée des Gilets jaunes

 

Alors que, ce mercredi, le préfet de police de Paris Didier Lallement a interdit le rassemblement des Gilets jaunes dans certains secteurs de la capitale, la préfecture de Haute Garonne suit cette tendance répressive, en interdisant la manifestation de ce samedi dans la ville rose.

 

12 septembre

Crédits photo : Révolution Permanente Toulouse

Par un arrêté préfectoral ce mercredi 9 septembre , Didier Lallement a annoncé la mise en place de « mesures interdisant tout rassemblement se revendiquant des Gilets Jaunes » dans l’ensemble des lieux clés des précédentes manifestations le 12 septembre dans la capitale. Une décision qui semble faire des émules.

Alors que Toulouse a été l’une des capitales de la mobilisation des Gilets jaunes, la préfecture de Haute-Garonne a décidé d’emboîter le pas de Lallement. Ainsi, la manifestation annoncée de ce samedi 12 septembre à Toulouse a été interdite ce 11 septembre. Dans un communiqué, la préfecture explique ainsi que le placement du departement « en vulnérabilité élevée  » due à l’épidémie de Covid19 est le motif de cette interdiction.

Ainsi, toute personne présente dans les zones de manifestation serait sous le coup d’une amende de 135 euros, comme l’indique le communiqué de la préfecture.

Si la méthode diffère, puisque le préfet Lallement avait axé ses justifications sur les risques de trouble à l’ordre public, il n’en demeure pas moins que l’interdiction de manifester à Toulouse reste une atteinte aux droits démocratiques élémentaires. A nouveau, l’Etat utilise la crise sanitaire à des fins répressives, alors qu’en parallèle très peu de moyens de prévention sont déployés. Alors que dans les facs, les écoles ou sur les lieux de travail aucune distanciation sociale n’est assurée, ce sont les manifestations que le gouvernement a choisi de viser.

Nous condamnons cet arrêté préfectoral qui tente d’étouffer une contestation sociale plus que légitime, entre une gestion sanitaire de l’épidémie catastrophique et une crise sociale et économique qui commence à peine, mais qui condamne déjà des milliers de travailleurs au chômage et à la misère.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Après avoir traité les Gilets Jaunes de
 
« peste brune », Darmanin attaque J.
 
Rodrigues : solidarité !

 

Le premier flic de France a décidé de porter plainte contre une des figures des Gilets Jaunes, Jérôme Rodrigues, suite à son tweet comparant les flics à une « bande de nazis ». Pourtant le ministre avait lui-même assimilé les manifestants des Champs-Élysées à la « peste brune »...

 

Répression

Tout le monde ne peut pas tout dire. Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a décidé de porter plainte contre Jérôme Rodrigues après un tweet comparant les flics à une « bande de nazis ».

Tout part d’un échange houleux sur les réseaux sociaux entre la figure des Gilets Jaunes et le syndicat Synergie-officiers. Jérôme Rodrigues, mutilé à coup de LBD par la police a lancé un appel à une désobéissance civile massive pour ce 12 septembre à Paris. Sur Twitter, il demandait en ce sens aux personnes voulant manifester ce samedi de ne pas donner leur identité lors des contrôles. « Dans le pire des cas, vous passerez quatre heures maximum au commissariat. Mais auront-ils suffisamment de place pour nous accueillir ? » s’interrogeait-il sur les réseaux sociaux.

Sur ce, le syndicat policier a choisi de répondre par la provocation : « Nous avons suffisamment de place pour vous accueillir ». A quoi Jérôme Rodrigues a rétorqué : « C’est clair bande de nazis vous irez ouvrir le camp de concentration disponible au Nord-Est de Paris celui que vous tentez de cacher aux médias ». Une comparaison outrancière et erronée, que Gérald Darmanin a saisi au bond pour en faire une instrumentalisation répressive.

Le ministre de l’Intérieur qui, depuis sa nomination contestée en lien avec la plainte pour viol à son encontre, mène une politique sécuritaire tous azimuts, n’a pas hésité un instant à monter aux créneaux pour s’affirmer comme premier flic de France. Il a donc décidé d’attaquer en justice Jérôme Rodrigues pour ce tweet.

Le syndicat de police n’a pas tarder à remercier Darmanin pour son « soutien sans faille à la police » avec le hashtag issu de l’extrême droite états-unienne « #BlueLiveMatter ».

Le ministre qui s’est offusqué de la comparaison ne s’était pourtant pas gêné pour affirmer l’année dernière : « Ce ne sont pas les ‘gilets jaunes’ qui ont manifesté, c’est la peste brune. Ce n’est pas parce que vous mettez un ‘gilet jaune’ que vous ne portez pas une chemise brune en dessous »....

Par ailleurs, Darmanin a annoncé sa volonté de porter plainte contre Jérôme Rodrigues à deux jours de la rentrée des Gilets Jaunes qui aura lieu le 12 septembre. Cette volonté du ministre de l’intérieur d’intimider et de réprimer sur le terrain judiciaire une figure du mouvement qui a déjà subi à plusieurs reprises la répression policière va ainsi de paire avec la tentative de Lallement de faire interdire la manifestation parisienne. Nous dénonçons fortement cette plainte contre Jérôme Rodrigues et lui apportons tout notre soutien !

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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SOURCE : Lyon Mag

 

Alors que le Tour de France doit faire étape à Lyon ce week-end, la CGT dénonce, dans un communiqué, la décision de la Préfecture du Rhône d'interdire une manifestation du syndicat.

Les militants de la CGT voulaient "organiser une initiative de distribution de tracts, avec un point de rencontre avec les salariés en recherche de renseignements juridiques ou autres, permettant discussion, débats avec toutes celles et ceux qui le souhaitent", est-il précisé dans un communiqué.

 

Mais selon le syndicat, la préfecture du Rhône a pris un arrêté interdisant cette initiative, et ce "malgré toutes les garanties données par la CGT, sur les règles sanitaires à respecter ou sur le fait qu’aucun débordement n’aura lieu (et n’a jamais eu lieu les années précédentes)".

 

"Les prétextes sont aussi nombreux qu’affligeants : le Rhône est en zone rouge (alors pourquoi autorisé le public ?), d’autres rassemblements revendicatifs sont prévus (mais là aucune explication sur la teneur de ces rassemblements), les effectifs de police seront mobilisés pour la sécurisation du parcours du Tour de France", regrette João Pereira Afonso, le Secrétaire Général de l'UD CGT69.

 

Publié par FSC

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Face à la vague de licenciements,
 
l’urgence d’un plan de bataille à la
 
hauteur

 

Les derniers chiffres publiés par l'INSEE en attestent, une vague historique de licenciements, voire de fermetures de sites, se profile à l'horizon. Alors que les différents « plans » du gouvernement ne servent qu'à maintenir les profits des (très) grands patrons, il est aujourd'hui urgent que le mouvement ouvrier se dote d'un plan de bataille à la hauteur des enjeux.

 

Julian Vadis

 

 

Edito

215 200 emplois détruits au second trimestre 2020, une prévision aux alentours de 9,5% de chômage pour la fin de l’année. Les derniers chiffres dévoilés par l’INSEE ne laissent guère de doute quant à la vague de licenciements à venir d’ici au 1er janvier 2021. Pire, l’estimation d’un PIB à -9% et d’une reprise attendue très partielle, de 1% pour le quatrième trimestre, confirme ce pronostic : la crise sociale n’en est qu’à ses débuts, et le gros des attaques est encore à venir.
 

Les plans du gouvernement n’ont fait que préserver les profits des grands patrons, Bruno Le Maire entend faire « rembourser » la dette

Bien sûr, les attaques ont déjà commencé. Nombre de plans de licenciements - des plans sociaux « classiques » dits PSE aux Accords de Performance Collectifs (APC), qui permettent de baisser les salaires et de licencier à moindre coût - sont déjà en vigueur, tandis que d’autres sont dans les tuyaux. Mais il est clair, au regard des chiffres de l’INSEE, que le gros de la vague de licenciements, voire de fermetures de sites, est encore à venir. C’est notamment le cas de la raffinerie Total de Grandpuits, que la direction envisage de fermer purement et simplement. Une fermeture qui aura des impacts en chaine sur la région. Comme l’explique Adrien Cornet, délégué CGT, « quand on supprime un emploi Total, c’est 5 emplois directs et indirects qui sont concernés ; ça veut dire une casse sociale sans précédent pour le département de Seine-et-Marne ».
 

 
Le gouvernement, bien conscient de la catastrophe sociale en cours et à venir, mais surtout du caractère explosif de la colère sociale qui couve derrière le chômage de masse, a de son côté tout misé sur son « plan de relance ». Un plan de relance de 100 milliards d’euros, dont la visée est d’offrir des dizaines de milliards d’euros supplémentaires au grand patronat, notamment en baisses d’impôts, comme une manière de relancer les profits du grand patronat. 

En réaction à ces milliards de cadeaux patronaux, les directions syndicales, toujours à la recherche du « dialogue social », se sont contentées de demander des « contreparties », validant ainsi de fait les fondements du plan de relance. Des demandes que le gouvernement a feint d’entendre, se déclarant « ouvert » à des discussions avec les partenaires sociaux concernant des « contreparties » pour les entreprises qui ont bénéficié d’aides de l’Etat. Une manière pour le gouvernement de maintenir le fil du « dialogue social » pour tenir en haleine les directions syndicales. Pourtant, les milliards d’euros de subventions ont déjà démontré de quel type de « contreparties » il s’agissait : des dizaines de milliers de licenciements massifs quand il ne s’agit pas de baisse de salaires. Des milliards que le contribuable devra lui aussi rembourser à travers la dette (« il faudra la rembourser », lançait Bruno Le Maire). Vaste programme, qui promet de nouvelles attaques dures du gouvernement et du patronat, afin que cette dette soit remboursée par les travailleurs et les classes populaires.
 
Comme l’explique Cédric Brun, délégué CGT de PSA Valenciennes, site sur lequel 180 suppressions d’emplois sont annoncées malgré des bénéfices records réalisés grâce à des aides publiques faramineuses, « ça fait des années que l’on crève dans les ateliers, ça fait des années que c’est de plus en plus difficile ». « Les premières victimes de la crise, c’est les intérimaires car aujourd’hui quand la direction annonce qu’elle va faire des mutations d’un pays à un autre, ce sont les premières victimes. Quand on annonce 120 transferts à Sevelnord, c’est 120 intérimaires qui vont perdre leur boulot ».

 

 
Ce que l’on voit déjà à l’œuvre, c’est non seulement que les aides d’Etat n’ont servi qu’à pérenniser les profits des grands patrons, mais que ce sont déjà les travailleurs, et avant tout les plus précaires, qui payent la note de la crise. Une tendance qui, au vu des derniers chiffres et dernières déclarations, ne peut aller qu’en s’empirant pour notre camp social.
 

De premières résistances ouvrières ont émergé

Dans ce contexte d’attaques fortes du patronat et du gouvernement, la grève exemplaire des travailleurs de Derichebourg Aero à Toulouse en juin dernier semble bien être un élément annonçant des remous sur le terrain de la lutte des classes. En effet, nombre de grèves, pour l’instant éparses, émergent dans la période. C’est le cas des ouvriers d’Arcelor Mittal à Dunkerque, en grève depuis ce lundi 7 septembre, et qui exigent une prime pouvoir d’achat de 2 000 euros, 3 % d’augmentation générale, le droit à bénéficier de leur temps de pause ou bien encore des budgets de maintenance à hauteur des besoins, permettant de préserver l’outil de travail.
 
Et il ne s’agit évidemment pas d’un phénomène isolé. Alors que
les travailleurs de Biocoop tenaient un piquet de grève ce dimanche 5 septembre, les travailleurs de TUI France ont eux aussi organisé un rassemblement ce lundi, s’opposant à 583 licenciements à Levallois-Perret.

 

 
Plus au Sud, à Toulouse, les salariés de l’entreprise AAA, sous-traitante de l’aéronautique, sont eux aussi touchés par un plan de licenciements massif. 719 sur 1587, soit plus de 45 % des effectifs. Une attaque qui a déclenché une riposte, avec un premier rassemblement devant le siège de l’entreprise ce 8 septembre.
 

 

Face aux plans du gouvernement promettant misère et chômage, il est urgent que le mouvement ouvrier ouvre une alternative de sortie de crise !

C’est bien auprès de ces luttes, pour l’heure partielles et éparses, que se situe les prémisses d’une alternative à la gestion catastrophique du gouvernement et du patronat de la crise, qu’elle soit sanitaire, économique ou sociale. Pourtant, les directions syndicales ont une toute autre stratégie : celle de la recherche d’un compromis avec le gouvernement, comme en attestent les multiples demandes à une série de « contreparties ».
 
Or, il est aujourd’hui plus qu’évident que le contexte actuel ne permet aucun compromis possible. D’un côté, le gouvernement, au vu de sa politique d’aides d’Etat et des annonces pour la suite, entend poursuivre sa stratégie de maintien des profits des très grandes entreprises, allant même jusqu’à encourager les licenciements au travers de subventions massives comme à Renault. De l’autre, c’est bien le spectre du chômage de centaines de milliers de travailleurs, et d’une précarisation encore accrue, qui se profile à l’horizon. Entre ces deux réalités objectives, il n’y a aucun espace disponible à des avancées un tant soit peu progressistes.
 
Tout au contraire, l’heure est à l’appui des grèves existantes et à l’élaboration d’une riposte d’ensemble contre la politique du gouvernement et du patronat. Pour cette rentrée sociale, plusieurs dates de mobilisation sont prévues. Premièrement, la mobilisation du 12 septembre des Gilets jaunes, qui
appellent à reprendre la rue face à la crise ou encore la journée de mobilisation nationale du 17 septembre, à l’appel notamment de la CGT. Plusieurs journées de mobilisation qui sont à considérer comme des points d’appui, mais qui indépendamment d’un plan de bataille plus global et réellement à la hauteur des attaques en cours et à venir, ne suffiront pas à elles seules à construire un véritable rapport de force. A ce titre, la nécessité de construire et tisser les liens à la base revêt une importance primordiale. Loin de s’engluer dans le piège du dialogue social, l’urgence est à l’élaboration d’un plan de riposte à la hauteur des enjeux, historiques, de cette fin d’année 2020.
 
Pour ce faire, il est indispensable de se doter d’un programme conséquent, qui vaut la peine de se battre. L’urgence absolue est d’exiger l’interdiction des licenciements et de toutes formes de suppressions d’emplois ; la fin des emplois précaires de type CDD ou intérim, pour des reconversions en CDI ; et contre la baisse des salaires. Contre le chômage, déjà conséquent et qui menace d’exploser dans les prochaines semaines, il est tout aussi indispensable d’exiger le partage du temps de travail, sans baisse mais avec une augmentation nette des salaires. Bien entendu, l’ensemble de ces revendications ne peut être obtenu sans une bataille énorme, mobilisant l’ensemble de notre classe, la jeunesse, les mouvements féministes, anti-racistes ou bien encore écologistes. C’est pourquoi l’exigence de la rupture de tout cadre de dialogue social va de pair avec l’élaboration d’un plan de bataille permettant d’ouvrir une réelle alternative à leur monde de chômage et d’extrême précarité.

 

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Dans le sillage de la vague de licenciements qui s’abat sur de nombreux secteurs en France, le groupe Auchan Retail, filiale du pôle alimentaire d’Auchan, a annoncé ce mercredi la suppression de 1475 postes sur l’ensemble de ses enseignes. Depuis la chaîne de marchandises jusqu’aux volets administratifs, en passant par les fonctions de SAV, le groupe au rouge gorge entend se réorganiser en profondeur pour réaliser toujours plus de bénéfices, en sacrifiant toujours plus de salariés.

1475 suppressions de postes : voilà comment Auchan remercie les « héros » du confinement

Des salariés de Auchan en grève contre le rachat de leur magasin à Villetaneuse, en 2019 / Le Parisien/Gwenael Bourdon

Grossir les comptes en amaigrissant les effectifs : quand Auchan se met à la diète capitaliste

Le 28 août dernier, le groupe Auchan détenu par la famille d’actionnaires Mulliez publiait dans un communiqué de presse ses résultats pour le premier semestre 2020. Contrairement à des petites enseignes indépendantes, et comme on s’en serait douté, l’enseigne de grande distribution n’a pas excessivement souffert de la crise sanitaire, et même au contraire, elle affiche un chiffre d’affaires à la hausse (+0,8%) et une progression de 162 millions d’euros sur son Ebitda* par rapport au premier semestre 2019. L’entreprise a par ailleurs versé « 2 milliards d’euros de dividendes aux actionnaires ces dernières années » a en outre rappelé la Fédération CGT Commerce et Services dans un communiqué.

Comme Auchan l’explique dans ce communiqué : « La baisse du chiffre d’affaires enregistrée en hypermarché a été plus que compensée par la progression du chiffre d’affaires de l’ensemble des autres formats ». Des résultats au beau fixe donc. . Certes, mais sans doute pas assez pour le groupe qui dans cette course frénétique aux profits livrée par l’ensemble des secteurs de la grande distribution, souhaite toujours plus renfler ses caisses et grossir ses comptes. Une prise de masse qui passe néanmoins par un amaigrissement des effectifs.

En effet, réuni depuis hier, le comité central d’entreprise d’Auchan s’achève aujourd’hui par la publication d’un communiqué annonçant la grinçante suppression de 1 475 postes sur l’ensemble des enseignes présentes en France. Relayé par LSA, le communiqué reprend le projet d’entreprise lancé en 2019 et baptisé « Auchan 2022 » visant à modifier en profondeur l’organisation et l’offre de l’enseigne pour s’adapter « aux nouvelles habitudes des clients » et « assurer le redressement de l’entreprise ». Une adaptation qui passe donc par le licenciement de milliers de salariés, parmi lesquels toute une partie a dû faire face à des conditions de travail difficiles pendant le confinement et au plus fort de la crise sanitaire, assurant le maintien d’une activité essentielle au péril de leur santé et de celle de leurs proches .

Précisé par le communiqué, les pôles concernés par ce plan de transformation sont notamment : l’ensemble de la chaîne de marchandise, le SAV, l’encaissement, le back-office en hypermarché mais aussi les volets ressources humaines, ressources administratives et contrôle de gestion. S’ajoute à cela la fermeture de l’atelier de découpe de viande de Lieusaint qui emploie aujourd’hui 57 salariés.

Mais pas de panique, semble vouloir rassurer Auchan, malgré ses 1 475 postes supprimés, 377 seront créés. Fabuleux. « Seulement » 1 088 licenciements injustifiés au total donc... Et si ça ne suffit par pour rassurer, le communiqué conclut sur cette douce note : « Dans ce contexte, et comme il l’a toujours fait, Auchan Retail France souhaite mettre en place un accompagnement exemplaire des salariés ».

Or, des doutes, il est légitime d’en avoir lorsqu’on se demande ce que sont devenus les quelques 1 000 salariés d’Alinéa, entreprise appartenant au même groupe qu’Auchan, qui ont vu leurs emplois supprimés il y a peine quelques semaines.

Toujours plus de bénéfices en sacrifiant toujours plus de salariés : la récidive capitaliste d’Auchan

Le choix du groupe de faire payer la crise et les restructurations aux salariés n’est malheureusement pas inédit. Ainsi, en avril dernier, Auchan annonçait la mise en vente de 21 de ses supermarchés, éparpillés dans toute la France, impactant entre 700 et 800 salariés, comme le précisait le journal Le Parisien. Cette mise en vente était la triste conséquence d’un plan de réformes lancé par le groupe pour réduire ses pertes financières.

De même, en mars 2020 c’était à l’entreprise commerciale d’ameublement et de décoration, Alinéa, également propriété des actionnaires de l’association Famille Mulliez (AFM), d’expérimenter les effets de cette course aux profits. Le directeur ayant déclaré l’état de cessation de paiement de l’entreprise, celle-ci avait été placée en redressement judiciaire. Or, grâce à une ordonnance prise par le gouvernement le 20 mai, permettant à l’actuel propriétaire d’une entreprise de déposer le bilan et de la racheter derrière, Alinéa a pu être rachetée fin août par les Mulliez, sous l’entité de « Néomarché ». Une stratégie permettant de fermer des magasins et d’éponger les dettes que 1 000 salariés d’Alinéa ont dû payer par leur licenciement.

En outre, avec l’annonce de la poursuite de son plan de transformation baptisé « Auchan 2022 », la 6ème famille la plus riche de France, possédant à son compteur près de 26 milliards d’euros de patrimoine, profite à nouveau de la crise pour grossir ses fonds sur le dos des salariés. En effet, ce plan visant principalement à réaliser 1,1 milliards d’euros d’économie d’ici 2022 avait été lancé en 2019, mais selon le groupe, « La crise sanitaire a confirmé la justesse des axes, a prouvé la pertinence des engagements historiques de l’entreprise et a permis d’accélérer significativement certaines initiatives. ».

Alors qu’Auchan n’en a que très peu subi les effets, la crise sanitaire sert une nouvelle fois d’excuse pour licencier des milliers de salariés. L’enseigne au rouge gorge niché dans le A, sensé rappeler le côté « sympathique et proche de l’homme », montre à nouveau ce qu’il en est de son humanité.

Face à cette situation, la Fédération CGT Commerce et Services a réagi en appelant les salariés à la grève le 17 septembre prochain dans un communiqué de presse. Pourtant, face à cette vague de licenciements c’est la question plus large de la coordination des secteurs qui font face à des attaques qui se pose. Une coordination essentielle qui doit aller de pair avec la construction d’un véritable plan de bataille à la hauteur, autour d’un programme pour refuser que les travailleurs ne paient la crise en revendiquant l’interdiction des licenciements, le partage du temps de travail ou encore la nationalisation sous contrôle ouvrier des entreprises qui se déclarent en faillite. Seules des initiatives en ce sens permettront de briser l’isolement des salariés attaqués, de TUI France à AAA en passant par Alinéa, Airbus, Air France, General Electric ou la Raffinerie de Grandpuits.

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Rentrée sécuritaire du gouvernement : le
 
monde du travail doit imposer un autre
 
agenda

 

Hier se tenait le séminaire gouvernemental de rentrée. Centré sur la question sécuritaire, celui-ci est révélateur du projet du gouvernement pour les mois à venir : continuer d’imposer un débat public centré sur les enjeux sécuritaires, distiller ainsi le poison du racisme et de la peur, évincer les enjeux économiques et sociaux et ouvrir la voie à un durcissement répressif. Un projet face auquel le monde du travail doit imposer un autre agenda, qui peine pour le moment à émerger.

 

Edito

Crédit photo : Les travailleurs de Grandpuits aux côtés de la Coordination RATP-SNCF lors de la bataille des retraites / O Phil des Contrastes

Un séminaire de rentrée à l’image du projet du gouvernement pour la fin du quinquennat

« Poursuivre l’offensive [du plan de relance] avec un gouvernement à l’attaque pour être efficace, pour aller chercher toutes les bonnes volontés, à l’attaque aussi pour faire reculer ceux qui veulent faire douter le pays », c’est ainsi que Gabriel Attal synthétisait hier l’état d’esprit qui a animé le séminaire gouvernemental de rentrée. Rendant compte du séminaire, le porte-parole du gouvernement est revenu sur le projet du gouvernement en cette rentrée, en évoquant tour à tour le plan de relance et la mise en place d’un « Comité de suivi », la lutte contre l’épidémie, l’égalité des chances « fil rouge du quinquennat », le « patriotisme républicain à travers la sécurité du quotidien et la lutte contre les séparatistes » ou encore l’écologie.

Si le porte-parole avait affirmé le 26 août dernier que la question sécuritaire « figurait en priorité à l’ordre du jour du séminaire gouvernemental » à la demande d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal a choisi de rester évasif sur cette question, se contentant d’évoquer le bilan actuel du gouvernement et l’importance accordée à la lutte contre « les séparatismes ». Un moyen de contrebalancer la centralité prise par ce sujet ces dernières semaines et d’apaiser les tensions que celui-ci suscite dans la majorité ? On sait en tout cas que le gouvernement a bien choisi de mettre l’offensive sur le terrain régalien au cœur de sa rentrée. Au menu d’hier figurait ainsi un tour d’horizon des mesures sur lesquelles planche le gouvernement qui veut démontrer son activisme sur le terrain sécuritaire, sous la houlette de Gérald Darmanin et de Marlène Schiappa, avec un projet de loi sur le « séparatisme », la mise en place des points mensuels sur les chiffres de la délinquance ou encore le développement de la « lutte contre les stupéfiants ».

Pour la fin de son quinquennat, Emmanuel Macron veut occuper le terrain sécuritaire pour mieux étouffer les critiques que les Républicains pourraient formuler à son encontre sur ce point. En parallèle, la question sécuritaire que ne cesse d’alimenter l’extrême-droite et les médias dominants constitue un contre-feu idéal face à la triple crise économique, sanitaire et sociale qui gronde. Enfin, l’offensive du gouvernement constitue une réaction et un moyen de faire taire la contestation anti-raciste massive qui s’est déployée en juin dernier et a surpris le gouvernement.

Trois bonnes raisons de s’engouffrer dans la brèche ouverte par l’extrême-droite, qui multiplie les campagnes sur les réseaux sociaux pour imposer ces questions dans le débat public. Symbole du succès de l’opération ? La banalisation du terme raciste d’« ensauvagement » qui, s’il suscite quelques remous dans le gouvernement et la majorité, a vu son usage se répandre massivement. Au point que même dans l’opposition située à gauche du gouvernement, les prises de position sur l’« insécurité » se multiplient.

A gauche, la grande adaptation aux thématiques sécuritaires imposées par le gouvernement

Face à l’activisme sécuritaire du gouvernement, la droite et l’extrême-droite tentent de contre-attaquer. Tandis que certains pointent l’insuffisance des mesures évoquées ou le « retard » du gouvernement, comme Valérie Pécresse qui affirmait hier sur Europe 1 que « Emmanuel Macron ne fait pas une politique de droite », d’autres poussent l’outrance jusqu’à faire passer l’offensive sécuritaire pour du laxisme à l’image de Marine Le Pen qui affirme que l’amende de 200€ pour l’usage de stupéfiants serait un pas… vers la dépénalisation.

Pourtant, une partie de l’opposition située à la gauche du gouvernement a également choisi de suivre le gouvernement et l’extrême-droite dans le débat sécuritaire qu’ils imposent. Sur le plateau de BFM TV, Yannick Jadot a ainsi épousé en début de semaine les termes d’Emmanuel Macron et de Jean Castex, en se disant « extrêmement inquiet d’une forme de banalisation de la violence », terme préféré par le chef du gouvernement à celui d’« ensauvagement ». L’écologiste, perçu comme le candidat potentiel d’une union de centre-gauche pour 2022, a ensuite affirmé : « Ce n’est pas simplement un sentiment d’insécurité, c’est une réelle insécurité. C’est une réalité ». Le PCF s’est de son côté tristement illustré par un discours très ambigu appelant à « reprendre le pouvoir dans toutes les rues de la République ».

Du côté de La France Insoumise, le député Ugo Bernalicis, interrogé par L’Express souligne avec justesse : « On assiste à une offensive médiatique et politique, relayée par les chaînes d’informations en continu. Emmanuel Macron veut sanctuariser son électorat de droite et neutraliser les sujets économiques et sociaux. » De son côté, Adrien Qatennens de La France Insoumise a pointé sur LCI la « surenchère » et dénoncé le terme d’« ensauvagement ». Le parti de Jean-Luc Mélenchon défend cependant l’augmentation des moyens de la police et le recrutement de « 10 000 policiers » supplémentaires comme une mesure nécessaire.

Ces de l’opposition sont diverses, mais elles tendent souvent à répondre à l’offensive sécuritaire sans en dénoncer les fondements, ou à n’y opposer, au mieux, qu’une position attentiste, voire une solution sur le terrain des moyens à allouer aux forces de répression. A l’inverse, il faut souligner que le champ laissé aux discours réactionnaires est inhérente à la faible expression de la question sociale, dans un contexte de crise économique et sociale pourtant explosif. Dès lors, seul son surgissement, au travers des luttes de tous ceux qui s’opposent à la crise, peut clore cette séquence sécuritaire.

Le monde du travail doit imposer un autre agenda

Si l’on ne doute pas que la lutte de classe et la question sociale pourraient provoquer la fermeture de la séquence sécuritaire à l’œuvre, force est de constater que l’absence de réponse coordonnée face à la crise laisse pour le moment le champ libre au gouvernement pour imposer son agenda réactionnaire. Dans un tel contexte, seule la construction d’un grand mouvement opposé à la crise économique et sociale, mais aussi à la gestion pro-patronale de la crise sanitaire, permettrait d’imposer un autre agenda.

Or sur ce plan, on ne peut que constater l’absence d’un plan de bataille à la hauteur de la situation. En guise de plan pour le moment, outre l’Acte 96 des Gilets jaunes qui aura lieu samedi 12 septembre, la date du 17, une journée interprofessionnelle isolée à l’appel de la CGT. Pourtant, partout où les plans sociaux et autres attaques contre les salariés s’abattent, les salariés montrent leur détermination à répondre. A Derichebourg, à la MCA-Maubeuge, à la Fonderie de Bretagne, chez Nokia, dans les magasins Alinéa, chez TUI France ou encore très récemment chez AAA.

Isolées ces batailles sont généralement passées sous silence et invisibilisées. Une coordination des secteurs en lutte associée à un véritable plan de bataille autour d’un programme de refus radical que les travailleurs ne paient la crise constituerait un véritable bouleversement dans la situation, qui ferait vaciller le gouvernement autant que ses projets sécuritaires et racistes. Mais une telle démarche implique que les directions syndicales sortent immédiatement de la logique du dialogue social qui, tant au niveau local que national, les conduit à une conciliation qui constitue une véritable trahison des intérêts de la majorité de la population dans cette période de crise.

Un tel plan de bataille serait également la meilleure des manières de répondre à l’offensive sécuritaire et raciste, dont les effets vont être bien réels pour une partie de notre classe.

 

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« Fraude sociale » : discours médiatiques
 
anti-pauvres sur fond de cadeaux au
 
patronat

 

Dans un rapport rendu le 8 septembre, la Cour des Comptes revient sur la fraude aux prestations sociales. Médias et politiciens se sont jetés sur le prétexte pour s'indigner face à la perte représentée par cette fraude, estimée en 2019 autour de 1 milliard d’euro. Un deux poids deux mesures évident au lendemain d’un cadeau de près de 100 milliards d’euros aux entreprises…

 

Polémique

Crédits photo : THOMAS SAMSON/AFP

A la demande de la commission des affaires sociales du Sénat, la Cour des Comptes a produit un rapport sur la fraude sociale, publié hier. La Cour y pointe la gravité de cette fraude et les pertes qu’elle représenterait pour l’État. Selon le rapport : « En 2019, les principaux organismes sociaux ont détecté 1 Md€ de préjudices à ce titre ». Une estimation qui reste relative puisque la Cours des Comptes elle-même annonçait dans un rapport du 2 décembre 2019 qu’on ne peut calculer précisément le montant de la fraude sociale, étant donné la complexité des formes de fraude et des modalités de calcul obscures.

Quoiqu’il en soit ce milliard d’euros de fraude sociale « se concentrent sur le revenu de solidarité active, la prime d’activité et les aides au logement pour les caisses d’allocations familiales (CAF) ; les professionnels de santé et les établissements de santé pour les caisses primaires d’assurance maladie ; le minimum vieillesse pour les caisses de retraite ; les reprises d’activité non déclarées pour Pôle emploi » toujours selon le rapport. Une définition large de la « fraude sociale » qui a la très grande limite de mettre sur le même plan les fraudes des allocataires et celles des employeurs ou des personnels de santé libéraux comme le rappelle Yves Faucoup, travailleur social et consultant, sur son blog.

Pour faire face à cette fraude qui constitue « à la fois une atteinte au principe de solidarité et un coût financier élevé », la Cour des Comptes préconise, autour de 15 recommandations, de pérenniser les contrôles a posteriori tout en renforçant le contrôle a priori des bénéficiaires d’aides sociales par une systématisation des croisements de données, le contrôle les comptes bancaires, etc…En clair, un véritable système de flicage des pauvres, soupçonnés de chercher à « profiter » du système. Le sujet n’a dès lors pas manqué d’intéresser autant que d’indigner médias et politiciens, jamais en reste lorsqu’il s’agit de stigmatiser les pauvres.

Une campagne politique de stigmatisation des plus précaires aux accents racistes

Autrice d’un rapport sur « la fraude aux prestations sociales » l’année dernière, Nathalie Goulet, sénatrice UDI, s’est ainsi empressée d’aller sur les plateaux télés pour évoquer ce véritable drame. Sur BFM TV ou aux Grandes Gueules, la sénatrice a ainsi pu répéter l’histoire de « deux couples de roumains » qui auraient monté des dossiers de fausses grosses jusqu’à frauder 1,7 millions d’euros. Une anecdote choc, bien conçue pour scandaliser le téléspectateur et alimenter le mythe de l’étranger pauvre fraudant les aides sociales.

De fait, si la « fraude sociale » sert à stigmatiser les pauvres, elle vise aussi centralement les fraudeurs « étrangers » ou issus de l’immigration. Jean Messiha, membre du bureau national du Rassemblement National, s’est ainsi empressé de reprendre l’anecdote pour fustiger la fraude sociale immigrée. De même, Charles Prats, magistrat proche de l’extrême-droite qui s’est fait une spécialité des outrances sur la question des fraudes sociales a pu arpenter les plateaux télés pour dérouler le même type d’anecdotes.

Une véritable campagne médiatique de stigmatisation des plus précaires, dont la fraude estimée semble pourtant bien loin des milliards de fraude fiscale des grandes entreprises, ou des récents cadeaux aux patronats au travers du plan de relance, sans aucune contrepartie.

La vraie « fraude » est ailleurs…

Il existe plusieurs estimations du montant de la fraude fiscale en France, dont les fraudeurs font globalement parti des « premiers de cordées » selon l’expression du Président. L’estimation de cette fraude est de l’ordre de 60 à 80 milliards d’euros selon un rapport actualisé de Solidaires Finances publiques de 2013, dont l’actualisation en 2018 porte le chiffre à 80 à 100 milliards ! L’estimation la fraude fiscale monte à 117,9 milliards de dollars si l’on prend les estimations de 2015 de Richard Murphy pour l’Université de Londres, une fraude qui atteint selon lui environ 824 milliards pour l’ensemble de l’UE.

Si les médias et politiciens se scandalisent de cette fraude sociale, passant sous silence la fraude fiscale, on peut aussi rappeler les dizaines de milliards d’euros versés directement dans les poches du patronat. Du CICE, à hauteur de 40 milliards d’euros en 2019, aux près de 100 milliards d’euros du plan de relance dédiés au patronat, sans qu’aucune contrepartie ne soit exigé, les chiffres de la « fraude sociale », même en mettant dans le même sac celle des allocataires et celle des entreprises, font de toute façon pâle figure.

Dans la La face cachée de la fraude sociale, paru dans Le Monde Diplomatique, Philippe Warin rappelle ainsi la citation d’un rapport du Conseil d’Etat daté de 2011 : « La fraude des pauvres est une pauvre fraude ». En effet, celle-ci ne représente qu’un poids infime du manque à gagner des recettes de l’Etat, comparativement à la fraude fiscale des plus riches. Le traitement dont bénéficie en revanche la « fraude sociale » qui passionne les médias est l’expression d’une offensive idéologique continue, qui fustige les pauvres, ouvrant la voie à une gestion de plus en plus répressive et intrusive des aides sociales, en même temps qu’elle invisibilise les cadeaux au patronat.

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

 

Mardi 11h, devant le bâtiment de la brigade autoroutière de CRS, dans la zone industrielle de Toulon Est. Banderoles, drapeaux de la CGT et des autres organisations syndicales ont été déployés pour soutenir et faire acte de solidarité avec le secrétaire général de la CGT convoqué en ces murs une nouvelle fois ce matin suite à l’opération organisée le 21 décembre dernier en intersyndicale CGT FSU et Solidaires dans le cadre des journées d’action contre la réforme des retraites.

En attendant la « libération du camarade », les langues se délient : « On veut faire la peau aux militants », s’indigne Brigitte Cheinet (CGT retraités). « Aujourd’hui c’est notre secrétaire général, demain s’en sera un autre. On est dans un déni de démocratie et de syndicalisme. Si on ne se mobilise pas, ils feront ce qu’ils veulent », prévient-elle. Et de conclure : « Il faut se souvenir que l’on a eu, fut un temps, des syndicalistes qui sont allés en prison parce qu’ils défendaient les droits des travailleurs. »

« Pendant 1 heure, j’ai été interrogé sur l’action collective et intersyndicale que nous avions menée sur le péage de Bandol au mois de décembre. On m’a demandé ce que je pensais du mal que nous avions fait à ce géant du péage autoroutier qu’est Vinci », lâche à sa sortie Pascal Brun (Solidaires) qui a été auditionné avant Olivier Masini. Audition au cours de laquelle on aurait essayé de lui faire dire qu’il s’agissait ce jour-là d’une manifestation illégale. Alors que c’était bel et bien une opération d’information à destination des automobilistes, comme s’échine à l’expliquer depuis le début patron de la CGT. Ce que Pascal Brun a bien évidemment confirmé à la police.

La lutte continue

« L’affaire est classée sans suite », lance à son tour Olivier Masini. « Mais vous savez qu’il y en a une autre. Celle de Draguignan [le même type d’action d’information au péage, Ndlr] », précise-t-il, pour expliquer que les inquiétudes concernant les libertés syndicales ne sont pas éteintes pour autant. « Les cas se multiplient. On va rencontrer l’avocate cet après-midi pour évoquer différentes affaires en cours dans le Var à l’encontre d’élus du personnel », ajoute-t-il. Pour le patron de la CGT varoise, « il y a une véritable volonté aujourd’hui de criminaliser l’action syndicale ». Il prévient donc : « Il est hors de question qu’on soit muselé. Avec les chiffres qui sont annoncés pour la fin de l’année et les 1,5 million d’emplois qui risquent d’être supprimés, l’action syndicale est plus que jamais indispensable. Plus que jamais on sera là et on sera toujours présents dans la rue. ». Prochain rendez-vous le 17 septembre.

 

Publié par FSC

  

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Hotels ACCOR DOIT NÉGOCIER : rassemblement LE 8 SEPTEMBRE !
Hotels ACCOR DOIT NÉGOCIER : rassemblement LE 8 SEPTEMBRE !
Hotels ACCOR DOIT NÉGOCIER : rassemblement LE 8 SEPTEMBRE !

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Continental annonce la suppression de
 
30 000 emplois dans le monde, 11 ans
 
après la lutte des « Contis »

 

Une énième saignée de l’emploi a été annoncée, cette fois-ci par le groupe Continental, géant multinational de la production de pneumatiques. Pas moins de 30.000 travailleuses et travailleurs dans le monde seront concernés par ce plan qui représente une nouvelle attaque contre la classe ouvrière.

 

licenciements

Les plans de licenciements et les attaques contre la classe travailleuse se multiplient dans un contexte de crise économique aiguë, accélérée par la crise sanitaire. Les secteurs les plus importants de l’économie mondiale sont touchés, notamment les secteurs aéronautiques et automobiles. Après des entreprises comme PSA ou le groupe Renault, c’est au tour de la multinationale Continental d’annoncer un plan de licenciement massif concernant 30 000 emplois sur les 230 000 postes du groupe à travers le monde
 
En réalité cette annonce s’inscrit dans un plan de licenciement prévu depuis septembre 2019. Initialement, l’équipementier automobile allemand avait annoncé la suppression de 20 000 emplois, mais ce seront bien 30 000 travailleuses et travailleurs qui verront leur emploi menacé.
 
A l’heure actuelle, nous savons que 13.000 postes seront supprimés en Allemagne, où la société est basée. Le groupe a indiqué que les principales unités de production concernées seront celles situées dans les pays où « le coût de la main d’œuvre » est « élevé ». Bien que rien de plus n’ait été annoncé, nous pouvons nous attendre à ce que certains sites industriels situés en France, comme par exemple le site pneumatique de Sarreguemines dans le Grand Est, puisse être touchés par cette suppression massive d’emplois.
 
Ces attaques contre les travailleuses et les travailleurs ne se feront pas sa réaction. En effet, plusieurs séquences de luttes menées par les travailleurs pour la sauvegarde de leur emploi ont déjà éclaté à la suite des nombreux plans de licenciements annoncés. Les travailleurs des usines Renault de Choisy-le-Roi et de Flins avaient ainsi commencé à se mobiliser cet été en se mettant en grève pendant plusieurs jours pour maintenir l’activité de leurs sites.
 
Rappelons-nous par ailleurs que les travailleurs du site Continental de Clairoix avaient mené une bataille historique contre les suppressions d’emploi au moment de la vague de licenciements massifs introduite par la crise économique de 2008. La célèbre lutte des « Contis » avait été l’une des principales luttes ouvrières de ces quinze dernières années. Les salariés avaient livré une lutte exemplaire, pendant près de quatre mois, marquée par une combativité et une radicalité importante, qui si elle a permis de négocier des primes de départ, n’avait pourtant pas suffit à empêcher les licenciements. C’est pourquoi face à la crise actuelle, sans précédents depuis 1929, les organisations traditionnelles du mouvement ouvrier doivent proposer un plan de bataille à même d’unifier les travailleurs de toutes les entreprises et tous les secteurs menacés de licenciement pour refuser que les travailleurs paient la crise et pour imposer l’interdiction des licenciements.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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