SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

SOURCE : Le phare de Dunkerque

 

 

 

 

 

 

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Un collectif de soutien veut structurer le soutien aux salariés. La CGT interpelle la députée LREM de Cognac.

« La mobilisation va être massive le 9 septembre à Cognac !

Tout le monde (ou presque) se mobilise contre cette cupidité financière qui va détruire le monde », avance Michel Adam. Ce militant associatif fait partie des fondateurs, avec Didier Pillet et Alain Destrain, d’un collectif de soutien aux salariés de Verallia.

L’usine de Châteaubernard doit perdre un four et 80 emplois dans le cadre d’un plan de restructuration du groupe verrier (notre site Internet jeudi dernier). Le collectif a été rejoint par plus de 70 personnes, des élus, des militants syndicaux, mais aussi des représentants de tous les milieux.

Les retraités sont là

« On est là en tant que citoyens », indique Alain Destrain. Retraité de Verallia depuis 2018, il en connaît bien les arcanes. Il a été administrateur du groupe, représentant les salariés, au nom de la CGT.

« On a combattu la vente au fonds d’investissement Apollo, en 2015. Il y a un industriel qui proposait plus. Cette stratégie a été poussée par les financiers », dénonce-t-il. Retraité depuis quinze ans, ancien militant CGT, Didier Pillet regrette aussi la gestion menée quand le verrier s’appelait Saint-Gobain. « La politique du groupe, c’était puissance et proximité. On ne livrait pas à plus de 400 kilomètres, et les usines ne se faisaient pas concurrence entre elles. »


En somme, Saint-Gobain était en avance sur l’époque actuelle qui privilégie les circuits courts, auxquels elle tourne aujourd’hui le dos…

 

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Comme si la casse du service public ferroviaire ne se poursuivait pas avec les fermetures de lignes, l'ouverture à la concurrence sous pilotage de l'Union européenne.

Mais sans doute Jean-Baptiste Djebbari fait  semblant de ne pas comprendre !

 

 

"C’est un peu, j’ai l’impression, une grève par habitude et c’est dommage", déplore le ministre délégué aux Transports.

La CGT-Cheminots, premier syndicat de la SNCF, a déposé la semaine dernière un préavis de grève pour la journée nationale d'action du 17 septembre. Le mouvement a été lancé par la CGT, rejointe par la FSU, Solidaires et des organisations de jeunesse.

"J'ai du mal à comprendre très honnêtement cette grève. J'ai l'impression d'une grève par habitude. C'est dommage parce que je crois qu'en ce moment, dans un moment quand même compliqué pour la France, singulièrement compliqué pour les transports publics et notamment le mode ferroviaire, dans un moment où le gouvernement fait confiance au groupe SNCF, évidemment à ces cheminots pour investir plus que jamais dans le monde ferroviaire, a réagi Jean-Baptiste Djebbari. "Mais je note qu'ils ont décidé en liberté de faire autrement. C'est bien leur responsabilité", a-t-il ajouté.

 

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Malgré la progression du virus, les
 
personnes vulnérables
 
obligées de retourner au travail

 

Depuis le 1e septembre, la grande majorité des personnes vulnérables susceptibles de développer des cas graves de Covid-19, ainsi que les membres de leurs foyers, ne peuvent plus bénéficier des dispositifs de chômage partiel mis en place pendant le confinement.

 

Nos vies, pas leurs profits

Crédit photo : LUDOVIC MARIN AFP

Un décret publié le dimanche 30 août au Journal officiel acte “la fin des placements en activité partielle (...) des salariés partageant le domicile d’une personne vulnérable” ainsi que le durcissement très important des critères permettant de définir une personne « vulnérable ». En effet, depuis le 5 mai 2020, une grande partie des personnes dites “vulnérables”, c’est-à-dire les personnes ayant, en raison de leur âge ou de leur état de santé, un plus grand risque de développer des cas graves de Covid-19, pouvaient bénéficier d’un certificat d’isolement, ce qui leur permettait de continuer à télétravailler, où, dans certains cas, à bénéficier d’un chômage partiel. Ce n’est désormais plus le cas. Comme si elles avaient miraculeusement guéri du jour au lendemain.

Sont concernées : “les personnes qui vivent avec une personne vulnérable, celles de plus de 65 ans bien portantes, celles ayant des antécédents cardiovasculaires (hypertension artérielle compliquée, antécédent de chirurgie cardiaque...), les personnes diabétiques, obèses ou encore les femmes enceintes au troisième trimestre de grossesse” comme l’explique Franceinfo. Sachant que près d’un quart des clusters actuels proviennent d’entreprises, le message du gouvernement est clair : nos vies passent après les profits des patrons.

Au total, sept des onze critères de vulnérabilité initiaux ont été retirés du décret du 5 mai 2020. “J’étais en mesure d’isolement depuis mars. Du jour au lendemain, je ne fais plus partie des personnes fragiles et on m’envoie au travail. [...] Pourquoi serais-je moins susceptible d’attraper ce virus et d’en faire une forme sévère aujourd’hui ?” explique Louise*, atteinte d’hypertension, à Franceinfo. “Je ne comprends pas, on nous a dit que le Covid touche les poumons, mais le gouvernement enlève les malades pulmonaires de la liste des personnes à risque.” ajoute Ana, qui souffre d’une maladie inflammatoire des bronches.

Cette décision est d’autant plus aberrante que les contaminations sont en forte hausse dans le pays, et que le protocole sanitaire de la rentrée, dans les lieux de travail et d’étude, relève souvent de l’improvisation. Passant du port du masque « inutile » à son obligation désormais dans la plupart des grandes villes, la stratégie erratique et irresponsable du gouvernement continue avec une obligation du port du masque gérée essentiellement au forceps et par la répression comme en témoigne les premières amendes pour un Kinder ou encore la police du masque qui circule dans les bars et restaurants de Paris.

De plus, ce même protocole indique que des sanctions pourraient être prises en cas de non-port du masque et qui laissent ouverte la voie à l’arbitraire patronale. Cela est d’autant plus grave que le flou des règles laisse place à une interprétation large des règles : “Au sein des bureaux partagés, ou en open space, vous pouvez, selon certaines conditions, fixées en fonction du niveau de circulation du virus dans votre département, enlever votre masque de manière temporaire au cours de votre journée de travail.” Même flou pour le protocole sanitaire au cas où un employé tombe malade du coronavirus. Ses collègues doivent-ils être confinés ? Si oui, selon quels paramètres ? Si le télétravail est impossible, comment gérer la situation ?

De plus, comme à son habitude, le gouvernement laisse une marge de manœuvre au patronat pour négocier au cas par cas, en ce qui concerne les masques comme les autres mesures (télétravail, etc.) – laissant la porte ouverte à ce que des conditions encore moins favorables aux salariés soient mises en place. Si 24% des clusters sont situés en entreprise, c’est en raison de ce type de logiques, où la priorité est donnée aux profits du grand patronat plutôt qu’à la préservation de la santé, de la sécurité et des conditions de travail des salariés.

Le gouvernement est poussé par l’impératif absolu du redémarrage de l’économie, après de longs mois au ralenti, voire à l’arrêt. Cette logique de la rentabilité à tout prix est aussi celle qui a causé la destruction de l’hôpital public par les gouvernements successifs, avec les conséquences désastreuses que l’on connaît sur la gestion de la crise sanitaire ; c’est également cette logique qui fait que le gouvernement renvoie les personnes vulnérables travailler en dépit du bon sens.

La gestion erratique de Macron et ses ministres l’a prouvé : aucune confiance ne peut être accordée à ce gouvernement pour gérer la pandémie. Loin des réunions à Matignon et autres négociations avec le gouvernement, il serait absolument nécessaire que les directions syndicales mettent en œuvre un plan de bataille à la hauteur de la situation, pour l’ensemble de notre classe, contre le gouvernement et contre ce système. Ce plan de bataille devrait porter un programme avec des mesures telles que la gratuité des masques pour tous et toutes, la généralisation des tests et la fin de la gestion répressive de la crise.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Quand la crise sanitaire rapporte : la vente de MASQUES a rapporté 175 millions d’euros à la grande distribution
Quand la crise sanitaire rapporte : la vente de MASQUES a rapporté 175 millions d’euros à la grande distribution

Les ventes de masques a généré 175 millions d’euros de chiffre d’affaires à la grande distribution en dix semaines, selon les chiffres de la société d’analyse des données Nielsen. Cela représente 14 % de la croissance des produits de grande consommation.

lls se faisaient rares au début de l’épidémie, désormais les masques sont présents dans toutes les grandes surfaces. Depuis le 4 mai, les enseignes de la grande distribution peuvent vendre des masques dits « grand public », en tissu lavable et réutilisable ou des masques chirurgicaux, à usage unique.

Selon les chiffres de Nielsen, une société de mesure et d’analyse de données sur la consommation, leur vente a généré 175 millions d’euros de chiffre d’affaires à la grande distribution. Cela représente 14 % de la croissance des produits de grande consommation sur les dix dernières semaines.

I

Pic de vente lors de la semaine de déconfinement

 

Pendant la semaine du déconfinement, du 11 au 17 mai, les ventes de masques ont décollé. Ils ont rapporté en seulement une semaine 37 millions d’euros de chiffre d’affaires. Les ventes ont par la suite diminué progressivement, pour stagner entre 8 et 10 millions à partir du 8 juin jusqu’au 12 juillet. Avec l’obligation du port du masque dans tous les lieux clos depuis le lundi 20 juillet, les ventes devraient repartir à la hausse dans les semaines à venir.

Rappelons que le prix des masques chirurgicaux est encadré par la loi. Le prix maximum de vente aux consommateurs est fixé à 95 centimes d’euros toutes taxes comprises l’unité.

Les ventes de gel hydroalcoolique ont rapporté 78 millions d’euros

De leur côté, les ventes de gel hydroalcoolique ont rapporté 78 millions d’euros de chiffre d’affaires. Comme pour les masques, la vente de gel a connu un pic lors de la semaine du déconfinement, avec 8 millions d’euros de ventes.

 

 

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

SOURCE : le site Unité CGT

 
Unité CGT Bulletin #9
 
 
 
 
 
10, 12, 17 septembre : trois dates de mobilisation contre le régime de Macron !
 
En cette « rentrée sociale », nous mettons en avant 3 événements qui affirment la nécessité d’une riposte générale de la classe ouvrière et du peuple français contre le gouvernement et le patronat.
 
Lire notre éditorial
 
 
 
 
Vaccins cubains : Unité CGT censurée par Facebook, ce Big Brother qui nous veut du bien
 
Hier matin nous avons été informés par Facebook de la censure de notre post du 26 août sur le lancement de tests cliniques sur le vaccin cubain « Soverena 1 ». Nous revenons dans notre article sur la nouvelle politique de censure digitale du réseau social ainsi que sur les tentations liberticides du gouvernement français.
 
 
Lire notre article
 
 
 
 
Plan de relance : le gouvernement offre 100 milliards d'euros au patronat
 
Jean Castex a été clair le 26 aout lors de son intervention à l’ouverture de l’université d’été du MEDEF, l’essentiel des 100 milliards d’euros du plan de relance ira directement en « soutien aux entreprises »
 
Lire notre brève
 
 
 
 
Guerre sociale : brèves et dépêches
 
Chaque samedi, Unité CGT publiera une série (non exhaustive) de brèves complémentaires de nos articles et posts sur les réseaux sociaux sur la guerre sociale en France.
 
Lire notre article
 
 
 
 
Le capitalisme nous empêche de respirer
 
Rappelons-nous, le 2 septembre 2015, l'image du corps sans vie d’Aylan Kurdi, un enfant syrien de trois ans échoué sur une plage turque, faisait le tour du monde.
Cinq ans plus tard, tout a changé… en pire.
 
Lire notre brève
 
 
 
 
 
 
Vidéo-podcast avec Olivier Mateu, secrétaire général de l'UD CGT 13
 
Extrait : « On a proposé de travailler à une marche pour l’emploi et la dignité. D’autres professions et départements s’y inscrivent. Ça grandit petit à petit. Bien entendu on s’inscrira dans toutes les initiatives prises par la CGT, dont le 17 septembre. »
 
Ecouter l'interview
 
 

 

 
 
Vidéo-podcast avec Olivier Mateu, secrétaire général de l'UD CGT 13
 
Extrait : « On a proposé de travailler à une marche pour l’emploi et la dignité. D’autres professions et départements s’y inscrivent. Ça grandit petit à petit. Bien entendu on s’inscrira dans toutes les initiatives prises par la CGT, dont le 17 septembre. »
 
Ecouter l'interview
 
 
 
Cuba lance les essais cliniques de son vaccin “Souverain” contre le Covid-19
 
L’île socialiste de Cuba, très impliquée dans la lutte contre le Covid-19, et plus largement dans la recherche médicale, a lancé le 24 août les essais cliniques de son propre vaccin contre le coronavirus. Baptisé Soberana 01 (“Souveraine 01”).
 
Lire notre article
 
 
 
 
Vidéo-podcast avec Amar Lagha, secrétaire général de la Fédération CGT Commerce et Services
 
Extrait : "Il faut que chaque organisation s’associe à la marche pour l'emploi et la dignité proposée par des organisations au sein de la CGT. Notre fédération en sera partie prenante".
 
Ecouter l'interview
 
 
 
 
Inde : les travailleuses de la santé en lutte !
 
Démonstration de force des travailleuses indiennes de la santé il y a quelques jours avec le puissant syndicat de classe CITU (Centre of Indian Trade Unions), affilié à la Fédération Syndicale Mondiale.
 
Voir la vidéo et lire notre brève
 
 
 
 
Vidéo-podcast avec Samuel Meegens, secrétaire à la communication de l'UD CGT 59
 
Extrait : « La lutte doit être organisée […] à tous les échelons de notre CGT pour combattre et pour gagner, c’est une idée maitresse dans le travail quotidien qu’on mène

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Surtout lorsqu'en période de crise elles sont confrontées à la possibilité d'une résistance et d'une révolte de ceux qu'elles exploitent et spolient.

C'est  ce qui apparaît au corps défendant d'une émission consacrée à Carlos GHOSN et plutôt complaisante à son égard.

 

 

Recruté chez Michelin, en 1985 il est envoyé au Brésil afin de " redresser " la situation de deux sites (pneus et acier).

Comme dans toute sa carrière et particulièrement chez Renault sa préoccupation essentielle c'est de réduire les " coûts", c'est-à-dire de diminuer les salaires et de licencier massivement, de fermer les entreprises comme dans le cas de Vilvorde!

Ce qui lui vaut bien sûr la reconnaissance des actionnaires!

Mais ce qu'il dit au cours du documentaire de la 5 dépasse le seul cadre de son comportement.

Autour de la 35 ème minute intervenant sur la situation qu'il a rencontré au Brésil il lâche :

 

" ça c'est toujours bien quand les gens ont peur, car quand les gens ont peur  ça c'est le début de la sagesse ... quand les gens ont peur c'est fini, il n'y a plus de fantaisie, ils respectent la compétence, ils font attention, ils ne vous mettent pas des bâtons dans les roues "

 

Mais n'est-ce pas là la stratégie courante des classes dominantes, misant sur la peur pour faire admettre leurs contre-réformes, les reculs sociaux, les logiques que l'on retrouve actuellement dans les campagnes médiatiques s'appuyant sur la crise sanitaire, le chantage permanent qui s'exerce sur les salariés particulièrement au niveau des entreprises à coups d'accords de performance?

Alors que l'expérience montre qu'à la longue céder à la peur et au chantage ne garantit rien pour les travailleurs et que les promesses de garantie de l'emploi contre acceptation des reculs sociaux sont toujours perdantes pour le monde du travail!

 

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Pour rappel, les dirigeants de l'entreprise avaient exigé l'acceptation de reculs sociaux (passage aux 39 heures ...) contre l'engagement à pérenniser l'emploi.

On voit ce que ces promesses et ce chantage donnent à la longue et que seule la lutte et la résistance des salariés, leur intervention dans les questions liées à la stratégie des entreprises est en mesure de garantir les intérêts des travailleurs!

___________

SOURCE  :France Bleu

L'intersyndicale de l'usine automobile Smart à Hambach appelle à un mouvement de grève pour tous les samedis travaillés du mois de septembre. Et cela commencera dés ce week-end, ce samedi 5 septembre.  Les syndicats veulent mettre la pression pour obtenir des "garanties inaltérables" pour l'emploi et l'activité sur le site mosellan. 

Le groupe allemand Daimler, le propriétaire de Smart, qui emploie 1500 personnes en comptant les sous-traitants, est en négociation pour vendre l'usine au britannique Inéos. Mercedes, qui appartient à Daimler, a annoncé le 3 juillet dernier, à la surprise générale, vouloir vendre son usine Smart. 

Articles précédents :

http://frontsyndical-classe.over-blog.com/2020/07/smart-hambach-la-preuve-qu-accepter-les-reculs-sociaux-contre-les-promesses-de-perenisation-de-l-emploi-c-est-un-piege.html

http://frontsyndical-classe.over-blog.com/2017/09/hambach.html

 

http://frontsyndical-classe.over-blog.com/2016/10/les-39-heures-payees-37-chez-smart-ca-ne-passe-pas.html

 

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

 

SOURCE : Rapports de Force

 

Le 26 août, Amazon aurait dû installer des caméras intelligentes sur ses sites français. Censées aider à la distanciation sociale, elles devaient émettre un signal sonore lorsque les salariés s’approchaient à moins de deux mètres les uns des autres. Jugé infantilisant et dangereux, le dispositif a finalement été reporté grâce à l’action des syndicats.

 

Il peut paraître cocasse de voir une entreprise qui avait dû restreindre son activité en France pendant le confinement sur décision du tribunal, parce qu’elle était jugée dangereuse pour la santé des ses salariés, faire désormais du zèle en matière de protection sanitaire. Mais on ne manque pas d’air chez Amazon.

Ainsi, dans les entrepôts français du géant américain, on ne pratique pas 1 mètre de distanciation mais 2 et des « ambassadeurs de l’hygiène », (aussi appelés « safety angels) » rappellent à l’ordre les collègues qui se rapprochent trop, oublient de se laver les mains, ou portent mal leurs masques. Enfin depuis peu, on tente même d’installer des caméras intelligentes pour aider les employés à respecter la distanciation.

Déjà mis en place aux Etats-Unis, au Royaume-Unis ou encore en Espagne et innocemment appelé « dispositif d’aide à la distanciation sociale » ces caméras auraient dû proliférer dans les entrepôts français d’Amazon dès le 26 août, c’est-à-dire moins d’une semaine après que la décision d’en faire usage n’a été annoncée en CSE.

Elles auraient dû permettre deux choses, explique Amazon France aux représentants du personnel lors de ces différents CSE locaux, le 20 août :

Alerter en temps réel les salariés qui se trouvent à moins de deux mètres l’un de l’autre grâce à un signal sonore.
Compter le nombre de personnes présentes dans une même zone et alerter si le seuil de sécurité sanitaire est dépassé.

 

Dialogue social sauce Amazon
 

« On ne nous a même pas demandé notre avis, s’indigne Jérôme Guilain, élu au CSE pour le syndicat Sud sur le site de Douai, et le 20 août on nous annonce tranquillement en CSE que, puisque les caméras n’enregistrent pas les images, ne les stockent pas et ne les transmettent pas au réseau d’Amazon, il n’y a aucun problème.»

Même rengaine à Sevrey (Châlons-sur-Saône) où Harold Propin, élu CGT au CSE, déplore la non consultation des instances représentatives du personnel et le manque d’information. « Ils n’ont pas pu nous dire combien ils comptaient installer de caméras ni dans quels endroits. » Contacté, Amazon n’a pas donné plus de détail sur le sujet : « le nombre [de caméras] est variable et la mise en place se fait de façon progressive notamment dans les zones à fort passage », répond l’entreprise.

Il n’en faut pas plus pour que les délégués de Sud sur les sites de Saran (Orléans) et de Douai rappellent l’entreprise à l’ordre via une délibération du CSE transmise dès le 20 août. « Amazon a informé le CSE mais ne l’a pas consulté avant de prendre une décision qui a des conséquences sur la sécurité et les conditions de travail des salariés. Or la loi l’y contraint. Amazon n’a pas non plus évalué les risques liés à la mise en place de ce nouvel outil. Elle doit donc en passer par ces étapes avant de pouvoir prétendre installer une quelconque caméra intelligente », fait valoir Jérôme Guilain. La remarque fait mouche et le 26 août : pas l’ombre d’une caméra dans les entrepôts d’Amazon France.

 

« Banalisation de technologies

intrusives »
 

Si c’est la contestation de la procédure, trop rapide, trop verticale, qui semble avoir permis au syndicat de repousser l’installation des caméras, ces derniers critiquent également le fond de l’affaire.

« Des caméras pour faire respecter des mesures sanitaires, c’est infantilisant, juge Harold Propin, la direction nous dit que le dispositif n’a pas vocation à punir les salariés, qu’il est pédagogique, mais nous sommes dans une entreprise ou dans une école ? ». Jérôme Guilain abonde : « Même si les données ne sont pas enregistrées, il faut se représenter ce que ça peut faire pour un salarié d’être filmé toute la journée. Il y a de vrais risques psycho-sociaux qu’il nous faut évaluer avant d’installer quoi que ce soit. »

De fait, leurs préoccupations rejoignent celles de la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés) qui, face à la multiplication des dispositifs vidéos visant à lutter contre la Covid-19 a tenu à appeler le public à la vigilance dans un communiqué de juillet.

Elle y déclare : « Le déploiement massif de ces dispositifs de captation de l’image des individus et de détection de certains de leurs attributs ou comportements pourrait conduire, chez les personnes concernées, à une modification – voulue ou subie – de leurs comportements.

(…)

Leur développement incontrôlé présente le risque de généraliser un sentiment de surveillance chez les citoyens, de créer un phénomène d’accoutumance et de banalisation de technologies intrusives, et d’engendrer une surveillance accrue, susceptible de porter atteinte au bon fonctionnement de notre société démocratique. »

 

Droit d’opposition
 

Enfin le dispositif de caméras intelligentes qui tente d’être mis en place chez Amazon pourrait se heurter au droit d’opposition dont dispose toute personne lorsqu’elle est filmée. Il lui permet de refuser de faire l’objet d’une captation dans l’espace public.

Or, selon la CNIL, les caméras intelligentes « captent automatiquement l’image des personnes passant dans leur spectre de balayage, sans possibilité d’éviter les personnes ayant exprimé préalablement leur opposition. En pratique, ces personnes pourront uniquement obtenir la suppression de leurs données et non éviter leur collecte. » Leur droit d’opposition ne sera donc pas respecté. Si tel est le cas « les dispositifs concernés doivent être spécifiquement autorisés par un cadre légal spécifique prévu soit par l’Union européenne, soit par le droit français », conclut la CNIL.

Lorsque nous demandons à Amazon pourquoi le projet de caméras dans ses sites français a été repoussé c’est d’ailleurs ce point que souligne l’entreprise et non le fait que les CSE demandent à être consulté et non simplement informés.

« Lors des discussions avec les représentants du CSE, ceux-ci ont émis le souhait que les salariés aient la possibilité de ne pas être dans le champ de ce dispositif. Nous avons pris note de ces demandes et étudions par conséquent une solution technique qui permettrait aux salariés qui ne souhaitent pas être dans le champ du dispositif d’alerte d’emprunter un chemin alternatif. Dans l’attente d’une telle solution, nous avons mis le projet en suspens », conclut Amazon.

 

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
DEFENSE : gel des salaires et casse des statuts !

Alors qu’à chaque déplacement de leur ministre en terre toulonnaise les salariés de la Défense rongent leur frein voyant rogner leurs compétences, leur formation et leurs emplois sans trouver d’oreille attentive à leurs revendications espérant à chaque fois que la visite soit l’occasion d’en référer directement à l’intéressée, Florence Parly s’est rendue à nouveau mardi 1er septembre sur la base navale du Port du Levant. Sans, semble-t-il, s’intéresser davantage aux doléances des personnels civils qui dénoncent à cor et à cri la casse de leur statut. Et, à terme, « la privatisation générale des employés d’État ».

Pendant ce temps, comme le rappelle la CGT, « les commissions locales de restructuration ont repris avec visiblement pour seul objectif de réduire encore les effectifs des établissements de 5 à 40 % d’ici 2025 ».

Refoulée à l’entrée de la base navale pour un prétendu défaut d’accréditation, La Marseillaise, une nouvelle fois écartée dans le Var des visites officielles, s’est tout naturellement tournée vers les forces syndicales pour donner un écho un peu moins « guindé » à la visite officielle avec, comme il était prévu, le coup de projo sur le nouvel appontement pyrotechnique destiné à faciliter l’embarquement des armes à bord des frégates furtives multi-missions, comme les missiles de croisière par exemple.

Dix ans de gel de salaire


« Ce qu’on a répondu cette fois gentiment aux Renseignements généraux, qui nous ont contactés il y a deux jours pour savoir si l’on souhaitait rencontrer à nouveau les conseillers sociaux de la ministre, c’est que ce serait la ministre elle-même, ou alors c’était pas la peine », explique Didier Quattropani, le secrétaire général de la CGT Arsenal. « C’est bien elle qui devrait recevoir les représentants des personnels du ministère la Défense et de l’industriel de défense Naval Group, notamment après ce qui s’est passé sur le sous-marin nucléaire d’attaque Perle au mois de juin et l’incendie qui l’a très sérieusement endommagé », poursuit-il .

Une rencontre pour lui demander, entre autres, « de stopper toutes les réformes qui vont à l’encontre de l’emploi et de la relance du pays ». « Le moteur c’est l’État. Il doit montrer l’exemple », ajoute le syndicaliste, en rappelant que les fonctionnaires vont « fêter » dans 1 mois 10 ans de gel de salaire. En termes d’exemplarité, on fait mieux.

« Tout le monde a dit "le monde d’après, le monde d’après"... Mais il ressemble étrangement au monde d’avant », conclut Didier Quattropani.

On est très loin de la messe officielle. Mais c’est tant mieux.

 

Publié par FSC

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>

Visiteurs

470490

 

Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

Articles récents

Hébergé par Overblog