SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Un couvre-feu contre le feu de l'épidémie de covid-19

Voilà, voilà, Il nous a parlé hier soir à la télé, les yeux dans les yeux et face à deux gentillets journalistes sensés l'interroger: L'une d'une chaine publique, l'autre d'une chaine privatisée. Mais il m'a semblé que les gentilles questions posées avaient été préparées à l'avance. Mais ne suis-je pas mauvaise langue dans une société libre et non faussée?

Macron a donc fait flamber un couvre-feu en région parisienne et dans 8 méga-métropoles françaises. Et en tout cas, aucune question des très aimables journalistes de TF1 et de France 2 sur les milliers de lits fermés qu'il faudrait ouvrir d'urgence. Pas plus de question sur la surchauffe du personnel soignant devant l'engorgement de la santé publique. Et rien sur les 4 milliards d'économies prévus en 2021 dans la branche maladie de la Sécu.

Dès lors, on aurait échauffé les oreilles d'un ex-gérant d'une grande banque internationale à lui causer de la taxe obligatoire de 18 euros à devoir bientôt aux urgences si on n'est pas hospitalisé sur-le-champ.

En revanche, il faut toujours bosser dur dans les entreprises, à l'école ou dans les universités, alors que plusieurs études prouvent que ce sont des lieux évidents de contamination. Et continuer à vous serrez comme des sardines en boite dans les transports en commun, bandes de derniers de cordée. Quant aux grandes surfaces, comme aujourd'hui, rien à signaler.

Couvre-feu donc de 21h à 6h, mais vous pouvez voyager pour les vacances.

Dans une déclaration à l'AFP, le sous-chambellan chargé du Tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne puisqu'il faut le nommer par son nom, déclare: "Nous allons tout faire jusqu'à NoÊl puisse se dérouler. Et j'incite les Français à réserver pour les vacances de la Toussaint".

Euh, le jet privé, pour se dorer la pilule dans des îles paradisiaques et hautement paradis fiscaux, c'est remboursé par la Sécu ?

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

SOURCE : le site de Jean LEVY

 

 

Ce mercredi 14 octobre, le président de la République s

e faisait interwiever sur TF1 et France2 sur la pandémie qui

sévit en France depuis février dernier, et sur les moyens qu'il

envisageait pour enrayer définitivement la Covid 19 dans notre

pays.

Disons-le tout net :  Emmanuel Macron n'a pas répondu aux

questions que les journalistes ne lui ont pas posées. 

Faisons-le à leur place.

"Vous semblez craindre par dessus tout de revoir nos hôpitaux dont les couloirs seraient, comme au printemps dernier, encombrés de malades soignés pour le Covid, et que cette image de désolation fasse le tour du monde, créant pour vous une situation intenable en France.

Mais, Monsieur le Président, qui est responsable de cette situation ?

Combien avez-vous fermé de lits d'hospitalisation depuis votre installation à l'Elysée ? Car c'est bien votre politique visant à "rentabiliser" l'hôpital qui a mené à la pénurie actuelle. *

Vous nous direz que vos prédécesseurs, Sarkozy comme Hollande, en ont fait autant.. 

Certes, mais c'est vous qui avez nommé Olivier Véran ministre de la Santé, alors que ce dernier avait été chargé en 2016 par la  ministre de la Santé de l'époque, Marisol Touraine, du pilotage du "Comité de réforme du mode de financement des établissements de santé"; autrement dit de réduire les charges des hôpitaux en réduisant entre autres, le nombre de lits d'hospitalisation.

C'est donc un "spécialiste" que vous avez nommé ministre...Et il a bien répondu à  vos attentes...

D'autre part, vous annoncez, comme une évidence que le coronavirus va sévir jusqu'à l'été prochain. Cette déclaration étonne :

Ou vous n'avez guére confiance dans les mesures que vous prenez quant à leur efficacité, ou vous nous menez en bateau quant au but recherché en insufflant un climat de peur pour mieux tenir notre peuple politiquement désarmé. 

Et puis, il faudrait nous expliquer que, là où elle a commencée, en Chine pour être précis, l'épidémie s'est éteinte depuis avril dernier, et toutes les restrictions levées à cette date pour la population. Les miliers de ressortissants étrangers - dont beaucoup de Français comme le médecin Philippe Klein, établis à Wuhan, confirment cette victoire remportée dur la Covid 19. Celui-ci serait plus résistant en France, ou les moyens mis en oeuvre pour le juguler ne sont pas les mêmes à Paris et à Pékin ?

Vous avez aussi, monsieur le Président, insisté sur votre volonté de protéger notre économie en vous refusant de ptendre des mesures plus contraignantes, tel le confinement pur et dur. Donc, chacun devra normalement se rendre au travail, utiliser le métro pour s'y rendre et revenir chez lui pour faire dodo.

Il faudrait alors nous prouver qu'un atelier chez Renault, une salle des marchés,  chez Auchan le samedi matin, des transports bondés, sont bien plus salubres que le bistrot du coin...

Mais, soyons justes ! En tant que Président, vous nous avez appelés à aérer nos logements trois fois par jour, au moins...

Merci, monsieur le Président.

 

*4.172 lits d’hospitalisation complète ont bien été supprimés entre le 31 décembre 2017 et le 31 décembre 2018

 

 

Publié par FSC

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Non au couvre-feu, des moyens pour la
 
santé !

 

La mesure était sortie dans les médias comme un ballon d’essai, et Macron vient de le confirmer. Incapable de répondre à l’épidémie depuis son arrivée en France, le pouvoir n’a aujourd’hui comme unique réponse à proposer que le couvre-feu de 21h à 6h dans les zones géographiques à risque, soit l’Île-de-France et huit métropoles. Une nouvelle mesure de restriction des libertés individuelles au nom de la lutte contre le Covid-19, alors que cette deuxième vague n’a rien d’une fatalité.

NPA

Communiqué du NPA

Crédit Photo : DR

Communiqué du NPA publié initialement sur le site du NPA : ici

La mesure était sortie dans les médias comme un ballon d’essai, et Macron vient de le confirmer. Incapable de répondre à l’épidémie depuis son arrivée en France, le pouvoir n’a aujourd’hui comme unique réponse à proposer que le couvre-feu de 21h à 6h dans les zones géographiques à risque, soit l’Île-de-France et huit métropoles. Une nouvelle mesure de restriction des libertés individuelles au nom de la lutte contre le Covid-19, alors que cette deuxième vague n’a rien d’une fatalité. Le sens fondamental de cette nouvelle mesure, Macron ne s’en est même pas caché, c’est que « la vie économique », c’est-à-dire la machine capitaliste à faire travailler la majorité pour le profit de quelques-uns, ne peut pas s’arrêter, ne doit pas s’arrêter, coûte que coûte...

Dans quelques jours, nous aurons donc le droit de porter à peu près partout des masques que nous aurons dû nous-même acheter, de nous entasser dans les transports en commun et au travail, au détriment de la distanciation physique… mais par contre il sera impossible d’avoir un minimum de vie sociale, familiale, amicale, de distraction, en dehors de son boulot !

Depuis des mois, Macron et ses amis n’ont rien fait pour éviter ce rebond de l’épidémie. Sans aucune organisation, la politique de dépistage s’est effondrée, permettant juste aux labos privés de « faire du chiffre » mais pas de briser les chaînes de contagion. Et les hôpitaux n’ont eu les moyens ni de recruter ni de former pour faire face à l’épidémie. Il n’y a eu aucun plan d’ouverture de lits, comme le demandent pourtant les hospitalierEs et leurs syndicats qui se mobilisent à nouveau demain et pour lesquels Macron n’a visiblement rien à proposer. À l’évidence, le traitement sanitaire de cette épidémie, qui passe par le développement de notre système de santé, de ses établissements, n’est pas le soucis de ce gouvernement.

Le pouvoir croit-il vraiment que nous allons accepter ces mesures improvisées et incohérentes, et ces attaques contre nos droits sociaux et nos libertés alors qu’aucune politique publique sanitaire n’est réellement mise en œuvre ? C’est l’inverse de ce que fait le gouvernement qu’il faut défendre. Le NPA construira et soutiendra toutes les mobilisations portant des mesures d’urgence sanitaire et sociale : la gratuité des protections (masques…), la réquisition des laboratoires d’analyse médicale pour organiser la politique de dépistage, l’ouverture massive de lits et l’embauche de 120 000 personnels soignants à l’hôpital sur postes statutaires, avec des revalorisations salariales de 300 euros pour touTEs. Des mesures qu’il faudra leur arracher, par la lutte, jour et nuit s’il le faut.

Le NPA va prendre au plus vite contact avec l’ensemble des organisations progressistes pour construire une riposte collective aux plans que nous réserve Macron pour les mois qui viennent.

Montreuil, le mercredi 14 octobre 2020

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

 

Roulette russe

 

 

et

 

 

protocoles thérapeutiques

 

 

lire "patronales"

Le virus est-il soluble dans les solutions managériales ? *

 -Ici, licencié par son patron (HLM de Mulhouse) pour "faute grave"pour être venu travailler alors que testé positif (les arguments - disons "exotiques"-  de la position patronale se traitent d'ores et déjà au prud'hommes du Haut Rhin).

- Là, soignants testés positifs réquisitionnés pour venir travailler à l'hôpital.

La roulette russe est devenue l'hydroxychloroquine du patronat, il en joue à haute dose.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

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La simplification de la structure d'Unilever ouvre la voie à des grandes manoeuvres.

Par Les Echos
 
 

Le mariage est la cause principale de divorce, assurait Oscar Wilde. Il reviendra peut-être à un groupe bientôt uniquement britannique par sa cotation, Unilever, de faire mentir le poète irlandais en montrant qu'un divorce peut aussi être la principale raison d'un remariage. Pour l'instant, l'encre de la séparation d'avec les investisseurs en euro, détenant 55 % du tour de table du géant anglo-néerlandais, n'est pas encore sèche. Après le feu vert, fin septembre, des actionnaires de l'entité hollandaise appelée à se saborder, leurs homologues d'Unilever Plc ont voté lundi la « réunification », comme la nomme le groupe, de sa structure capitalistique après quatre-vingt-dix années à camper des deux côtés de la Manche. Les « Brexiteers » verront dans les scores de république bananière (plus de 99 % dans les deux cas) la confirmation de la supériorité de l'attractivité de la place londonienne, en omettant le risque d'une taxation brandie par l'opposition verte à La Haye. Soit une épée de Damoclès à 11 milliards d'euros. Si Alan Jope, le patron depuis bientôt deux ans du fabricant de Skip et Cif, n'a pas hésité à le courir, c'est parce qu'il a urgemment besoin de faire le ménage dans un portefeuille de moins en moins adapté à la montée en gamme des consommateurs des pays émergents. Le remède, assure un courtier, pourrait s'appeler Reckitt Benckiser, coté lui aussi à Londres. What a surprise !

 

À noter

Après l'approbation des actionnaires des deux entités hollandaise et britannique, la justice du Royaume-Uni sera la dernière à donner son feu vert, attendu le 30 octobre. Les actions d'Unilever NA cesseront leur cotation à Amsterdam le 20 novembre.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Centrale nucléaire de Gravelines.
 
Plusieurs sous-traitants en grève
 
reconductible !

 

Depuis plus d’une semaine, les travailleurs d’OMS sous-traitant au CNPE de Gravelines sont en grève reconductible, rejoint en fin de semaine dernière par ceux de Daher, salariés et intérimaires revendiquent de meilleures conditions de travail dans cette industrie à risque.

Sous-traitance

Crédits photo : Ol. D. (Voix du Nord)

Au CNPE de Gravelines comme ailleurs, EDF, les donneurs d’ordre, veut toujours pressuriser la sous-traitance, pour dégager toujours plus profit quitte à mettre en danger, l’ensemble des salariés. Une véritable volonté de la part d’EDF de sous-traiter toutes les activités qui ne sont pas rentables, en précarisant les travailleurs pour payer au prix le plus bas, aujourd’hui c’est autour de 80 % des tâches de maintenances qui sont sous-traitées dans le secteur.

La situation des travailleurs d’OMS (prestataire de Daher) est typique, en effet l’entreprise a récemment récupéré le marché en proposant donc à EDF un prix intéressant : les conséquences sont immédiates pour les travailleurs. C’est face à cette situation qu’une partie des salariés du nettoyage de la centrale nucléaire de Gravelines sont entrés en grève reconductible depuis le 30 septembre.

Concrètement, OMS a dès son arrivé remis en cause l’article 7 de la convention collective du nettoyage, en ne conservant aucun des quelques acquis des travailleurs. De nombreuses choses sont pointés, dont l’annualisation du temps de travail, qui engendre d’importante perte de salaires, entre 400 et 600 euros ! La situation était déjà dégradée avant l’arrivé d’OMS, où les travailleurs demandaient une augmentation de salaire ainsi que des embauches pour effectuer correctement leur travail. L’attachement à la convention collective du nettoyage est également problématique, sur un site nucléaire, ce ne sont pas seulement des bureaux qui sont entretenus, mais une zone industriel qui est décontaminé, assainie, des qualifications qui ne sont pas pris en compte et contraint à des conditions de travail détérioré.
Pour Daher, la logique est la même, l’entreprise est positionnée sur le marché des PGAC (Prestation Globale d’Assistance Chantier), qui inclue des interventions dans les domaines de la radioprotection ou encore de la gestion de magasin. Pourtant, les travailleurs sont aujourd’hui rattachés à la convention collective des transports… Encore une fois, un écart entre les réalités de travail et les conventions censés les encadrer.

Les grévistes dénoncent donc ces conditions et revendiquent de sortir du nucléaire « low-cost » qui met en danger les travailleurs et la population. Il est inadmissible que les conditions de travail soient autant différentes, d’autant plus dans une industrie à risque comme celle-ci. Les multiples conventions collectives de la sous-traitance nucléaire précarisent les conditions de travail, une enfreinte totale aux textes censés structurés le travail dans le nucléaire et notamment l’article 4 de la convention collective des IEG (Industrie Électrique et Gazière) qui stipule que les sous-traitants doivent avoir les mêmes avantages et statuts qu’un travailleur EDF par exemple.

Grève reconductible et combative

C’est depuis le 30 septembre, dès 5heures du matin que la grève a débuté pour les travailleurs d’OMS, avec depuis un piquet de grève quotidien devant la centrale. C’est avec une détermination importante que la grève se poursuit depuis, d’autant plus que les sous-traitants subissent des pressions supplémentaires de part leur localisation dans les chaînes de commandements. Cela n’empêche pas les travailleurs d’affirmer leur détermination à gagner cette bataille, avec notamment une quarantaine d’intérimaire qui participent également à la mobilisation. Pour eux, se rajoute un statut encore plus précaire, pour ne donner qu’un exemple certaine agence ose facturer les EPI aux travailleurs, en toute illégalité ! Ils ont donc été rejoint jeudi dernier par les travailleurs de Daher, également en grève reconductible.

Cette grève dans un secteur relégué en secondaire zone est importante, sans eux les centrales ne pourraient évidemment pas tourner. Il s’agit de la sécurité des travailleurs, de la population, mais aussi de condition de travail digne pour celles et ceux qui entretiennent cette industrie. Concernant les conventions collectives, nous devons exiger que l’ensemble des travailleurs obtiennent à minima le statut des IEG et que celles et ceux qui le souhaitent sortent de l’intérim et soit embauchés !
Si la pression augmente avec Daher qui a rejoint la mobilisation, c’est une occasion importante de remettre en cause la politique de sous-traitance dans les centrales nucléaires. Il est central que cette bataille soit rejointe par d’autres secteurs et notamment par
les travailleurs d’EDF, qui avait démontré leur combativité notamment durant la réforme des retraites.

Les rassemblements quotidiens devant la centrale sont des rendez-vous importants que les grévistes ont instaurés, qui doivent permettre à la fois de décider des suites de la mobilisation mais aussi de permettre des rencontres nécessaire avec les autres ouvriers en luttes, afin d’envisager des coordinations plus large du monde du travail qui se voit aujourd’hui attaqués de toute part et doit se donner les moyens d’une riposte d’ensemble pour ne pas payer la crise qui ne fait que commencer. Ce lundi matin, les piquets de grève d’OMS et de Daher se sont rejoints et les travailleurs ont appelés à poursuivre la mobilisation, ils ont évidemment besoin de soutien :
https://www.leetchi.com/c/solidarite-des-salaries-grevistes-oms
https://www.leetchi.com/c/solidarite-des-salaries-greviste-daher

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Sur la fable, servie par les médias aux ordres, de l'enrichissement en épargne des gens depuis le confinement
Les deux tiers de l’épargne accumulée depuis le confinement sont détenus par les 20 % des Français les plus aisés

Selon une étude du Conseil d’analyse économique, les 20 % des ménages les plus modestes non seulement n’ont pas réussi à épargner plus que d’habitude entre mars et août, mais ils se sont même globalement endettés.

Toutefois, je rappelle que ledit Conseil d'analyse économique est un lieu de réflexion qui conseille le Premier ministre, composé d’économistes professionnels reconnus.

Pour la composition dudit Conseil, voir sur Wikipédia:

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Unilever : risque fiscal limité, Oddo reste à l'achat

(CercleFinance.com) - Le groupe Unilever conduit actuellement un projet d'unification, consistant à domicilier Unilever NV et Unilever PLC au Royaume-Uni.

Ce faisant, il s'expose potentiellement à une loi néerlandaise, actuellement en projet, visant à sanctionner fiscalement les groupes qui quittent les Pays-Bas en récupérant les avantages fiscaux dont ils avaient bénéficié. Le risque de sanction, bien réel, a été évalué à 11 milliards d'euros par Unilever.

Cependant, ' il est suffisamment limité pour qu'Unilever maintienne ce projet d'unification légale du groupe ', estime Oddo.

Unilever pourrait d'ailleurs arguer que le transfert de domiciliation a eu lieu avant le Brexit (qui ne sera effectif qu'au 1er janvier 2021) et qu'il est conforme au traité de Maastricht qui assure la libre circulation des biens, des personnes et des capitaux.

Dans ce contexte, Oddo maintient sa recommandation d'achat sur le titre, avec un objectif de cours de 58 euros.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Répression syndicale. Grève et blocage
 
d’un Carrefour à Marseille contre le
 
licenciement d’un salarié

 

Au Carrefour Le Merlan à Marseille, c’est une importante journée de mobilisation qui s’est déroulée en réponse à une tentative de licenciement d’un employé syndiqué. La direction a été contrainte d’annoncer une fermeture exceptionnelle !

 

Réponse collective !
Un « licenciement pour l’exemple » d’un employé syndiqué.
 

C’est aujourd’hui une lettre de convocation adressé à Franck Meynier qui déclenche la colère et l’action des salariés du Carrefour Le Merlan, déjà fortement indignés par leurs conditions de travail de plus en plus précaires et difficiles.

Franck Meynier, gestionnaire au rayon épicerie chez Carrefour Le Merlan et employé depuis 11 ans, s’est vu adresser une convocation ce vendredi 9 octobre 2020, une convocation injustifiée qui se veut avant tout être un exemple, cherchant à démoraliser les luttes à venir.

Le salarié qui ne recevait qu’éloges de la part de ses supérieurs, s’est vu depuis sa syndicalisation, victime de pressions morales par ces derniers. C’est en invoquant une dispute par textos, en outre de l’ordre du privé, dans laquelle il n’aurait pas respecté sa hiérarchie dont il était victime de harcèlement et humiliation, que se pose le prétexte de sa mise à pied.

En effet, Franck Meynier, syndiqué à la CGT et militant actif représente une figure de choix pour la direction. Selon Yohann Nezri, élu CGT, « Franck n’aime pas l’injustice, il connaît et défend ses droits, la direction s’en sert d’exemple pour que la révolte se taise au moment de l’accélération des mesures de licenciements  ».

 

Une nouvelle direction qui applique la ligne nationale : le profit avant tout

 

Le nouveau directeur, Cyril Vaussard, en poste depuis un mois au Carrefour le Merlan est ici dans une attaque frontale face aux employés syndicalisés, témoignant d’une course à l’efficacité économique et fonctionnelle qui ne prend évidemment pas en compte l’humain. La nouvelle direction, motivée à mettre en place un plan économique qui une fois encore, place les salariés en variable d’ajustement dans la course au profit, ne peut se permettre une mobilisation et préfère prévenir que guérir.

Réponse collective !

Yohann Nezri nous parle d’actions déjà présentes dans l’entreprise mais seulement en voie d’accélération : accélération des plans de licenciements, ruptures conventionnelles collectives, licenciements pour inaptitude ou longue maladie, polyvalence à outrance ou embauche d’intérimaires ; des mesures rendues possibles par les lois Covid-19 soit la réponse du gouvernement à la crise économique qui renforce la position précaire des travailleurs face à celle immuable du grand patronat.

Si l’économie sur les salariés n’est pas nouvelle, elle compte s’intensifier et c’est dans cette optique que les salariés avertis et syndiqués représentent un ralentisseur pour le patronat qui se voit imposer un rapport de force. C’est ce qu’essaye de prévenir le nouveau directeur de Carrefour le Merlan en licenciant Franck Meynier.

Aujourd’hui en pleine mobilisations, les salariés n’ont qu’un mot d’ordre, ils sont là pour défendre leur collègue Franck et leurs droits à tous en tant que salariés. Dans une vidéo tournée par un des employés et publiée par le groupe CGT Carrefour Marseille Le Merlan au moment des négociations avec la direction, les salariés dénoncent leurs conditions de travail déplorables, accentuées par la crise sanitaire et des équipes en sous effectifs.

C’est ensuite dans le bureau du directeurs où se sont rendus un nombre important de mobilisés que continue le rassemblement. La solidarité des salariés autour d’un directeur qui restera silencieux et mains croisées sur son bureau face aux appels des employés : « attaque globale, riposte globale  » ; « ce magasin il est à nous, il est à ceux qui travaillent dedans »

Si la direction n’a pas lâché, les salariés non plus et la mobilisation s’est étendue à un carrefour voisin bloqué depuis 15h.

 

Une lutte globale dans la grande distribution

 

Si ce sont aujourd’hui les salariés de Carrefour Le Merlan, c’était hier les travailleurs de Auchan qui étaient en lutte. Auchan qui tout comme Carrefour, profite du contexte de la crise sanitaire et économiques, des assouplissements gouvernementales pour licencier et précariser ses employés dans un but commun de profit, faisant sa fortune sur les plans de licenciements, la famille Mulliez, propriétaire d’Auchan ayant racheté sa propre enseigne pour éponger ses dettes mais surtout restructurer son entreprise, soit licencier.

La réponse collective des travailleurs de carrefour est un exemple important, conscient des luttes à venir, ils ne laisseront pas passer ne serait ce qu’un licenciement ! L’extension de la mobilisation a un magasin voisin est également une démonstration. Dans ce contexte de licenciements massifs, des secteurs de l’aéronautique à la grande distribution, il est urgent de construire une lutte globale et de s’organiser en réponse à des attaques systématiques et dont le seul rapport de force possible reste celui à l’initiative des travailleurs à qui l’on cherche a faire payer la crise. En perspective, nous avons besoin de coordinations et surtout un plan de bataille qui vaille la peine de se battre !

 

Lien caisse de grève en soutien à Francky Meynier : https://www.cotizup.com/jesuisfrancky?fbclid=IwAR0k-ZyNpZlJ4Mg_1p3aGaCWHnh2DxGaldlryNBqmcmBiPouSy056Dtn2UM

 

Crédit photo : compte Facebook CGT Carrefour Marseille Le Merlan



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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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