SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Répression et contrôle des
 
journalistes : Darmanin met en
 
place son nouveau schéma du
 
maintien de l’ordre

 

A l’issue du rassemblement à proximité de l’Assemblée Nationale contre la loi « sécurité globale » mardi soir de nombreux journalistes ont été réprimés. Hier Darmanin a justifié cette répression, et pour cause, elle répond au nouveau schéma de maintien de l’ordre mis en place par le Ministre de l’Intérieur en septembre dernier.

 

Attaque anti-démocratique

Crédit photo : Lionel BONAVENTURE / AFP

Répression violente contre les manifestants mobilisés contre la loi « sécurité globale »

Mardi 17 novembre plusieurs milliers de manifestants étaient rassemblés à proximité de l’Assemblée Nationale pour protester contre la loi « sécurité globale », qui menace, notamment, le droit de la presse en faisant peser sur la diffusion d’images de policiers le risque de lourdes sanctions. À Paris, c’est plus de 10 000 manifestants qui se sont rassemblés près de l’Assemblée Nationale pour protester contre le texte de la loi relative à la « sécurité globale » mardi soir. Parmi eux de nombreux jeunes, aux côtés des syndicats de presse, dénoncent les attaques anti-démocratiques et liberticides de cette loi qui renforce les pouvoirs de surveillance et de répression de la police tout en rendant passible de prison la diffusion de l’image d’un agent de police par la presse.

Pour l’occasion, un dispositif policier important avait été déployé dès 18h. Après une heure de prises de paroles et de slogans repris massivement par la foule, fusent les premiers gaz lacrymogènes. S’ouvrent alors un épisode qui illustre parfaitement la façon dont le gouvernement fait face à la moindre contestation : les canons à eau sont déployés, les coups de matraques assénés massivement, et les gazs répandus, jusque dans le métro. Alors que les débats parlementaires autour de la loi commençaient au même moment à l’Assemblée, les policiers n’hésitent ainsi pas à réprimer violemment les manifestants et à interpeller 33 personnes comme l’a notifié l’AFP hier matin.

Dans le cadre de cette répression, les journalistes ont fait l’objet d’un traitement spécial. Deux photographes qui couvraient la manifestation pour le site d’information indépendant Taranis News ont notamment fait les frais de ces violences. Images particulièrement symboliques, Hannah Nelson s’est ainsi faite interpeller, traîner au sol par deux policiers puis menotter avant d’être placée en garde à vue et libérée hier après-midi. Plus largement, de nombreux autres journalistes racontent avoir été victimes d’intimidations et de violences de la part des forces de l’ordre. C’est le cas par exemple de Rémy Buisine, Clément Lanot, Taha Bouhafs ou Simon Louvet. Or, si l’entrave à l’activité des journalistes et la violence à leur encontre est habituelle, les policiers n’ont pas hésité à la justifier hier en évoquant le nouveau schéma de maintien de l’ordre mis en place par Gérald Darmanin en septembre dernier, qui facilite la possibilité d’interpeller des journalistes coupables de couvrir la répression policière.

Darmanin revendique son nouveau schéma de maintien de l’ordre liberticide

Dans différents échanges enregistrés mardi soir, des policiers intiment à des journalistes l’ordre de quitter les lieux sous peine d’être interpellés, alors même que ceux-ci couvrent la manifestation. Sur des images captées par le journaliste Thibault Izoret, Rémy Buisine raconte ainsi « Ils comptaient m’interpeller, ils disaient ‘’c’est un délit, on a demandé à disperser les gens’’ alors qu’on voit bien que je suis entrain de filmer les gens. » Sur une autre vidéo, des policiers expliquent clairement : « Les journalistes qui ont une carte officielle, je vous demande de la présenter et de partir. Maintenant on a pour ordre d’interpeller, si vous êtes dedans on interpelle également. »

Au lendemain de cette répression, Gérald Darmanin n’a cependant pas hésité à revendiquer cette entrave à la liberté de la presse. Et pour cause, le ministre de l’intérieur c’est exprimé sur les dispositions qu’il réserve aux journalistes qui couvrent une manifestation, en évoquant son « schéma du maintien de l’ordre » entré en vigueur en septembre dernier. Il explique que tout journaliste qui souhaiterait couvrir une manifestation sans se faire interpeller devrait au préalable avoir demandé une accréditation par la préfecture de police : « Un journaliste a fait savoir (…) qu’il aurait été menacé d’être interpellé. Ce journaliste ne s’est pas rapproché de la Préfecture de Police de Paris (…) pour couvrir cette manifestation. Si les journalistes couvrent des manifestations, conformément au schéma de maintien de l’ordre que j’ai indiqué, ils doivent se rapprocher des autorités (…) pour se signaler. »

En clair, Darmanin évoque l’obligation pour les journalistes de se faire accréditer par le pouvoir pour ne pas risquer une interpellation lorsqu’ils travaillent sur la voie publique. Cette nouveauté scandaleuse est rendue possible par le schéma de maintien de l’ordre qui élargit les possibilités pour les forces de répression d’évacuer les journalistes et de les interpeller s’ils refusent. « Le délit constitué par le fait de se maintenir dans un attroupement après sommation ne comporte aucune exception, y compris au profit des journalistes ou de membres d’associations. Dès lors qu’ils sont au cœur d’un attroupement, ils doivent comme n’importe quel citoyen obtempérer aux injonctions des représentants des forces de l’ordre en se positionnant en dehors des manifestants appelés à se disperser. » note en effet le texte. Une disposition à propos de laquelle les organisations de journalistes (SNJ, SNJ-CGT), la CGT et la Ligue des Droits de l’Homme avaient saisi le Conseil d’Etat fin septembre dans le cadre d’une demande de suspension en référé qui a été rejetée, et qui montre aujourd’hui tout son caractère répressif en ouvrant la voie à un contrôle accru du gouvernement sur les médias.

Alors que la loi sécurité globale s’inscrit dans la continuité de cette offensive sécuritaire dont le schéma de maintien de l’ordre a été un jalon important, bien que largement passé sous silence, la répression qui s’est abattue hier soir montre à nouveau la gravité des attaques perpétrées par le gouvernement contre les droits démocratiques. Face à cette situation, le front le plus large doit se consolider pour s’opposer au gouvernement, et le mouvement ouvrier devrait jouer un rôle central pour mettre sa force au service de la défense de droits élémentaires.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Mardi 17 novembre 2020, la dite loi sécuritaire controversée, notamment sur l'entrave à la liberté de la presse, est discutée à l'Assemblée nationale.  Deux journalistes, arrêtés et placés en garde-à-vue, pour avoir filmé la manifestation.

Discussion par les députés de la loi dite "sécurité globale": la police semble en avance sur la loi

Capture d'écran sur HUFFPOST de l'arrestation de Hannah Nelson travaillant pour Taranis News.

Un journaliste de FR3 Île-de-France s'est également fait serré dans les mêmes conditions par les forces de l'ordre dirigées par la Préfecture de police de Paris.

Ils ont été libérés mercredi 18 novembre dans l'après-midi, sans poursuite aucune à leur encontre. Un rappel à la Loi leur a été toutefois signifié.

Quelle loi, celle qui est discutée en ce moment par les députés parmi lesquels les élus de l'Elysée sont majoritaires et porteurs de ladite loi?

En lien l'article du HUFFPOST:

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
A propos de la colère des petits commerçants: un article de Canaille le Rouge

Je vous le délivre. En effet, dans ma bonne ville de Mantes-la-Jolie, dirigée par le parti de Sarkozy-Fillon-Bédier depuis 1995, le bureau électoral du centre ville, lieu névralgique du petit commerce, apporte la majorité de ses suffrages au parti de Sarkozy-Fillon-Bédier.

 

"Certes, ils sont frappés de plein fouet par la crise sanitaire. Eux qui pensaient pour leur plus grand nombre ne subir que les dégâts collatéraux de la crise économique (encore que dans les zones où le capital détruit l’appareil productif, on ne les a pas vu souvent dans les manifestations pour l’emploi), celle-là les rattrape avec une brutalité amplifiée par les choix du gouvernement.

Parfois, quand tout un bassin est sinistré par une fermeture d'usine, d'une maternité, les rideaux se baissent le temps d’une journée d’action et...ensuite, faut bien que les affaires reprennent.

Oui, on a vu des commerçants au sein des colères populaires, c'est certain. Canaille le Rouge en connait qui en plus, quand ils persistent dans leur choix, sont des merles blancs montrés du doigt  dans leur environnement. Dire que cette solidarité n’existe pas, sera donc erroné.

Mais par exemple, les limonadiers et restaurateurs, y compris ceux qui se goinfrent le tiroir-caisse tout le long des parcours des manifestations des salariés, ne sont que très rarement à la tête de cette solidarité. Ceux qui protestent le plus fort sont ceux des beaux quartiers et des tables à 150€, boisson non comprise. 

Le monde des commerçants dans les luttes sociales, comme dit Gabin, dans Monsieur le président"c'est comme les poissons volants, ça existe, mais ce n'est pas la caractéristique première de l'espèce". On pourrait même ajouter, et cela sur tout le territoire national, concernant la quasi totalité des dirigeants de leurs fédérations professionnelles - par eux, commerçants électeurs des chambres consulaires- élus et mandatés, qu'ils se recrutent plus parmi les piranhas que parmi les éperlans.

Toujours parmi ces restaurateurs et  limonadiers, pour ne parler que de ceux qui font partie des faiseurs d’opinions médiatiques, combien durant les grands mouvements sociaux stigmatisaient les "feignants à statuts, preneurs d'otages, gréviculteurs" quand nous nous battons depuis un quart de siècle pour les services publics, l'emploi et les salaires qui assurent leur trésorerie.

Les mêmes se plaignent de la faiblesse et du coût de leur couverture sociale qui, parlant de leurs salariés, ne parlent que de charges. Mais leurs organisations se sont battues depuis 75 ans contre la Sécu. Et combien ont manifesté avec les personnels de santé quand on fermait un service , la maternité, les urgences, voire tout l'hôpital?

La compréhension, voire une certaine solidarité, n’interdit pas, au risque de déplaire, de dire franchement les choses et de rappeler que, dans de nombreuse villes, ils font partie, apolitiques, de ces notables parfois élus derrière des caciques de toutes les droites qui cassent les outils qui permettraient aujourd’hui de plus et mieux faire face. 

Et ces tenanciers de bureaux de tabac, qui se précipitent pour se transformer en bureau de poste, en agents des impôts, ou en agent SNCF, se sont-ils posé la question à qui il prenait le boulot? Ils sont avec leurs fédérations professionnelles, leurs chambres de commerce, les auxiliaires de ceux qui épargnent la grande distribution et cassent le tissu social et économique du pays. 

Leur réflexe « pourquoi nous et pas eux » se comprend. Mais que ne s’interrogent-ils pas sur les choix de ces élus que massivement ils soutiennent? Pour le mesurer, la composition du sénat où commerçants et professions libérales sont sur-représentés au regard de leur place dans la société est un excellent indicateur. 

En cela, toute une catégorie sociale liée au petit commerce tient l’échelle à ceux qui coupent l’arbre qui leur apporte les fruits."

 

Canaille le Rouge le 14 novembre 2020. Et son blog en lien

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Grève des usines chez UNILEVER
Grève des usines chez UNILEVER

Plus de 80 salariés (usine de Le meux) ont répondu à l'appel des syndicats suite au tract distribué en début de semaine. (pour le tract, le lien ci-dessous)

 

Il était important de faire un point avec les salariés sur la situation de l'activité ainsi que sur la stratégie industrielle d'Unilever en France et sur les conditions de travail imposées par le groupe pour des raisons de coût !

 

Cet appel concernait aussi d'autres usines du groupe Unilever en France :

 

A Duppigheim (soupe KNORR) les salariés ont répondu présents.

 

A Saint-Dizier (glaçe Miko) les salariés ont suivi le mouvement.

 

A Saint-vulbas (tablette SUN, usine concernée par le projet de vente de l'outil industriel et le transfert des contrats des salariés chez le groupe Espagnol), les salariés étaient en grève.

 

Les salariés doivent être replacés au centre des priorités.

Pour une meilleure répartition des richesses.

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Ils sont maintenant des milliers à Paris, tout autour de l’Assemblée Nationale
A Nantes où ils sont également très nombreux à défiler contre le #PPLSécuritéGlobale, la police gaze
La foule est aussi au rendez-vous à Lyon contre le #PPLSecuriteGlobale

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Refuser l’offensive autoritaire,
 
pourquoi manifester contre la
 
loi sécurité globale ?

 

Ce mardi 17 novembre, le texte de loi relatif à la sécurité globale sera examiné à l'Assemblée Nationale. Mais quel est l'objectif d'un tel projet de loi dont la portée liberticide est dénoncée jusque... l'ONU ? En jeu notamment pour l’exécutif : renforcer une institution policière particulièrement délégitimée, pour faire face aux prochaines vagues de contestations sociales.

 

Publié par Le Mantois et Partout aille

Crédit PHOTO GONZALO FUENTES/REUTERS

Dans un entretien donné au Parisien dimanche 15 novembre, Gérald Darmanin a affirmé que le « cancer de la société, c’est le non-respect de l’autorité ». Des mots qui synthétisent plutôt bien ce pourquoi Darmanin a été nommé ministre de l’intérieur en juillet dernier, à savoir : relégitimer une police particulièrement fragilisée et mener la politique ultra-sécuritaire du gouvernement. En ce sens, le premier flic de France et le gouvernement n’ont pas chômé. Loi séparatisme islamophobe visant la communauté musulmane et ses associations, augmentation des moyens alloués à la police et à la répression, loi sécurité globale, loi LPR criminalisant les luttes étudiantes etc.
 
Ce mardi 17 novembre, le texte de loi relatif à la sécurité globale passe en première lecture à l’Assemblée nationale. Cette loi, qui propose notamment d’interdire de filmer des policiers en exercice, entérine un tournant autoritaire de la part de l’État français, palpable depuis maintenant plusieurs années. Dans la continuité de cette loi, dimanche dernier le Ministère de l’Intérieur a publié son « Livre blanc de la sécurité intérieure » dans lequel sont données les futures orientations du gouvernement en matière sécuritaire et qui confirme l’orientation actuelle vers toujours plus de répression.
Dans un article, Mediapart a analysé le contenu de ce rapport. Au programme : surveillance accrue, contrôle de l’information, affermissement idéologique pro-flic, renforcement de l’impunité policière et recours accru aux sociétés de sécurité privée. Ce rapport devrait servir de cadre pour une prochaine loi d’orientation et de programmation de la sécurité intérieure prévue pour 2022 (LOPSI 2022). Ça promet…
 
La loi sécurité globale en étendant les pouvoirs des forces de police, représente une véritable attaque contre les droits démocratiques. Ainsi pour les journalistes notamment, diffuser des images de policiers en exercice pourrait coûter 1 an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. La loi prévoit aussi l’élargissement des prérogatives de la police municipale. Cependant, une large opposition à cette loi s’est faite entendre. Par exemple, pratiquement tous les médias mainstream de BFM au Figaro, en passant par Le Monde, Libération et des chaînes du service public, ont signé une récente tribune contre l’article de la loi qui interdit de filmer les policiers en exercice.
 
Cet agenda ultra-sécuritaire confirme ainsi que ce sera bien par la matraque que le pouvoir en place compte répondre à la profonde crise politique qu’il traverse, sur fond de crise économique accélérée par la crise sanitaire. La dernière séquence introduite par la crise sanitaire n’a fait qu’intensifier les conditions de potentielles explosions sociales. Le premier confinement, qui avait révélé que c’est bien la classe ouvrière et ceux d’en bas qui font tourner la société, avait été particulièrement dur et violent pour les classes populaires, précarisant toujours plus ces dernières. Dans les quartiers populaires ce confinement a impliqué une répression nettement intensifiée et meurtrière. Une dizaine de personnes décédaient des mains de la police. Cette situation avait ainsi débouché sur des débuts de révoltes dans différents quartiers populaires en Île-de-France et dans différentes villes de provinces. Situation qui continue aujourd’hui où les classes populaires continuent de payer durement la facture d’une gestion catastrophique de la crise sanitaire par le gouvernement.
 
A la sortie du premier confinement, un mouvement massif contre le racisme et les violences policières avait éclaté. D’ampleur international, le mouvement mené par le Comité Adama en France avait approfondi la crise de l’institution policière, en dévoilant son caractère fondamentalement raciste et oppressif. En réponse à ce mouvement le gouvernement, Darmanin et Schiappa en tête, contre-attaquait sur un terrain sécuritaire avec comme objectif de renforcer une police déligitimée.
 
Récemment, c’est le corps enseignant ainsi que les lycéens qui ont exprimé leur colère à travers l’organisation de grèves et de blocages contre l’absence de protocole sanitaire dans les établissements scolaires. Une nouvelle fois les lycéens ont fait l’objet d’une répression particulièrement violente où des jeunes de 16 ans avait été matraqués, gazés et embarqué en garde-à-vue. Cette explosion pourrait bien en annoncer d’autres dans un contexte où les attaques contre les travailleurs s’intensifient avec la multiplication de plans sociaux massifs ou de fermeture d’usines comme celle de Bridgestone à Béthune, qui ont déjà détruits plusieurs centaines de millier d’emplois en quelques mois.
 
En ce sens, de nombreux éditorialistes et politologues proches du régime comme Pascal Perrineau, s’inquiètent et craignent, à juste titre, que la dernière séquence introduite par la crise sanitaire ne vienne que renforcer cette crise profonde et débouche sur
une « nouvelle « gilet-jaunisation » de la France ». La stratégie du gouvernement de répondre à cette crise sur un terrain principalement répressif et en attaquant les droits de démocratiques illustre un renforcement répressif préventif ainsi cette peur de futures explosions sociales mais aussi l’incapacité à y faire face autrement.
 
N’ayant plus rien à offrir aux exploités et aux opprimés depuis un moment, les classes dominantes et leur gouvernement sont donc aujourd’hui contraintes de devoir renforcer l’un de leurs principaux pilier : l’appareil répressif et la coercition. Face à ce tournant autoritaire et la multiplication des attaques contre les droits démocratiques, il est impérieux d’organiser une réponse à la hauteur de ces attaques en construisant un rapport de force large par la base, entre les différentes associations ciblées par ces attaques, les organisations de jeunesses et les organisations du mouvement ouvrier. Un rapport de force qui puisse être la base pour imposer une autre réponse à la crise que celle que tente de mettre en place le gouvernement et les capitalistes et qui n’augure que plus de répression et de précarité.

En ce sens nous appelons à venir massivement au rassemblement qui se tiendra devant l’Assemblée Nationale à 18h contre la loi Sécurité Globale.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Le ministre de la police à la police: "souriez, vous ne serez plus filmée"

Gérard Darmanin soutient deux fois plutôt qu'une la proposition de loi des députés-godillots de l'Elysée venant à l'Assemblée nationale ce mardi 17 novembre 2020. Elle est dite loi sur la "sécurité globale". Inquiétante pour la démocratie et les libertés, notamment celle d'informer.

 

Si chacun doit condamner sans aucune réserve les agressions contre les policiers, restreindre la liberté d'informer ternit immanquablement la réputation des forces de l'ordre dit républicain. En effet, l'article 24 de cette proposition de loi interdit la diffusion "malveillante" d'images de policiers et de gendarmes. En clair, sous peine d'amendes et d'emprisonnement, interdiction de filmer des violences policières, à moins de flouter les visages. Bonjour donc à l'identification de ceux qui transgressent la loi républicaine qu'ils doivent pourtant servir envers et contre tout.

Autre cerise sur le gâteau, si j'ose dire, dans ladite proposition de loi: la surveillance généralisée de l'espace public par des drones. Souriez braves gens qui manifestez, vous êtes filmés!

Et poire après le dessert, le transfert de certaines compétences de la police nationale aux policiers municipaux, pire aux officines de sécurité privée.

La Commission nationale consultative des droits de l'Homme, chargée de conseiller l'Elysée et le Parlement, estime que cette proposition de loi redessine de "manière préoccupante les contours d'une nouvelle donne sécuritaire".

On s'en fiche, ont répondu l'Elysée et ses factotums de l'Assemblée nationale.

Cela va dans le bon sens, mais peut mieux faire, a dit le Rassemblement national, ex-FN fondé avec des collaborateurs pétainistes durant l'occupation nazie de la France.

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleur

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Video. Grève exemplaire à
 
Toray contre les licenciements :
 
soutenez la caisse de grève !

 

Depuis le 18 octobre les salariés de Toray sont en en lutte pour le retrait du plan de « départs volontaires » concernant 29 salariés. La grève se durcit depuis 10 jours, l’usine de Lacq est à l’arrêt complet et une seule des cinq lignes de l’usine d’Abidos fonctionne. De par leur combativité et leur intransigeance dans la défense des conditions de vie et de travail des salariés, la grève des Toray est un exemple à suivre !

 

Aéronautique

Depuis le 18 octobre les salariés de Toray Carbon Fibers Europe (CFE) sont en en lutte pour le retrait du plan de « départs volontaires » concernant 29 salariés. La grève se durcit depuis 10 jours, l’usine de Lacq est à l’arrêt complet et une seule des cinq lignes de l’usine d’Abidos fonctionne. De par leur combativité et leur intransigeance dans la défense des conditions de vie et de travail des salariés, la grève des Toray est un exemple à suivre !

Son exemple et ses enseignements, notamment si leur grève était victorieuse, pourraient marquer un changement dans la dynamique et l’état de esprit des travailleurs du secteur aéronautique et au-delà. Les soutenir en apportant à leur caisse de grève afin qu’ils puissent tenir dans la durée est un enjeu central pour la victoire !

Gaetan Gracia, délégué CGT aux Ateliers de la Haute Garonne et militant au NPA-Révolution Permanente revient sur cette lutte et appelle à soutenir les grévistes !

 



Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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