SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

SOURCE :

https://www.sitecommunistes.org/index.php/france/syndicats/1148-interview-de-emmanuel-lepine-secretaire-general-de-la-federation-nationale-des-industries-chimiques-fnic-cgt

 

1. Les industries chimiques représentent un large secteur d’activité industrielle. Quels changements observe-t-on dans la concentration et la structure du capital dans ce secteur ?

Notre Fédération couvre cinq grands secteurs professionnels : la chimie, le caoutchouc, la plasturgie, le pétrole et les industries de santé (fabrication et diffusion du médicament). L’ensemble de ces secteurs couvrent une grande quantité de besoins directs des consommateurs finaux, et les quatre premiers sont également indispensables à la bonne marche de l’ensemble des autres secteurs industriels. Par exemple, la chimie est dénommée « la mère des industries » car sans chimie, pas de métallurgie ni d’industrie minière, pas d’industrie du verre, d’agro-alimentaire, d’aéronautique, etc.

Ces activités constituent des secteurs extrêmement capitalistiques, la part des salaires ne représente qu’une faible partie du capital engagé, notamment au regard des investissements. Le summum est atteint avec les grands groupes de raffinage de pétrole, où la part des salaires dans la valeur ajoutée représente moins de 10% de la valeur ajoutée produite. Quand on entend les employeurs de nos secteurs se plaindre d’un supposé « coût du travail », quand on les voit bénéficier d’allègements de cotisations salariales, y compris l’ancien CICE aujourd’hui pérennisé, on se dit qu’il y a un gouffre entre les paroles et la réalité.
Depuis toujours, le capital est concentré entre quelques mains. Au cours des décennies précédentes, il y a eu un processus continu de concentration. Qu’on se souvienne des méga-fusions des années 2000 qui ont créé des quasi-monopoles privés, dans le secteur du pétrole (TOTAL absorbe alors FINA puis ELF ; SHELL se désengage du raffinage en France au profit du Suisse PETROPLUS qui finira par ferrailler toutes ses installations de production, EXXON fusionnant avec MOBIL), ainsi que dans le secteur du médicament (SANOFI absorbant SYNTHELABO, puis AVENTIS). On peut aussi citer des exemples dans la chimie et les autres secteurs.
Ces activités dégagent un cash énorme, une rémunération vers l’actionnaire qui n’a cessé d’augmenter, y compris quand il faut les payer au moyen d’un endettement bancaire du groupe ! Ce cash trouve aussi une utilisation pour racheter des concurrents gênants, ou se séparer d’activités jugées insuffisamment rentables, comme par exemple SANOFI qui veut aujourd’hui stopper toute son activité chimique avec son projet Pluton-Alastor. On pourrait aussi parler du secteur du caoutchouc, avec MICHELIN qui concentre l’une après l’autre toutes ses productions dans des pays où l’on peut exploiter le travailleur et polluer la nature sans contrainte. Idem pour BRIDGESTONE et HUTCHISON, filiale de TOTAL.
Les crises capitalistes comme aujourd’hui celle qu’on attribue faussement au COVID ne remettent pas en cause ce phénomène, bien au contraire. Elles sont l’occasion d’une accélération de ces phénomènes, qui voient une recomposition du capital à grande échelle.

2. Quelle est l’état du rapport des forces salarié /patronat dans la chimie, où en sont les différentes forces syndicales ?


Dans nos secteurs professionnels, la CGT reste la seule organisation syndicale qui soit en capacité de mobiliser les travailleurs, sur des sujets locaux comme nationaux, la mobilisation restant la seule arme avec laquelle les salariés peuvent agir face à l’arbitraire patronal. Notre Fédération a analysé la stratégie qui a consisté, à une époque, à rechercher l’unité organique des syndicats, autrement dit, le syndicalisme rassemblé, la stratégie dont l’objectif est d’opposer un front large d’organisations syndicales. Cette stratégie a des résultats très disparates en fonction des périmètres. Elle peut être efficace dans les sites ou les entreprises, au plus près des travailleurs, lorsque le sujet est précis, par exemple, une augmentation de salaire. L’ensemble des syndicats est alors sous contrôle ouvrier dans la lutte, et les risques de dérives ou de trahisons par les directions syndicales sont faibles.
Il n’en va pas de même quand on élargit le périmètre, au niveau d’une branche professionnelle, et pire, au niveau national interprofessionnel, où règnent les centrales syndicales qui ne visent qu’au meilleur aménagement possible pour les travailleurs sans remettre en cause le système économique, pourtant source de toutes les contradictions. Le simple examen des reculs sociaux depuis 40 ans démontre l’échec de cette stratégie au niveau national interprofessionnel.
Nous faisons ainsi partie, dans la CGT, de ceux qui considèrent que si l’unité syndicale peut être utile et efficace dans l’entreprise, et encore, tout dépend des sujets et de la répartition du rapport de forces à ce niveau, elle est clairement contre-productive et pour tout dire, néfaste au niveau national interprofessionnel. Et qu’il faut ainsi changer de stratégie. Cela n’est pas une posture dogmatique, mais au contraire une orientation pragmatique, issu de l’analyse concrète de la situation.
Cette stratégie orientée vers la lutte est dictée également par l’existence en face de nous, d’un patronat particulièrement rétrograde, héritier des grands cartels du 20e siècle. La lutte des classes est ainsi une réalité pour nombre de nos militants dans leur activité quotidienne, les atteintes aux libertés syndicales, parfois d’une violence inouïe, sont loin d’être rares.
Bien sûr, cette réalité est rattrapée comme partout, par le climat de peur dans la tête des salariés, alimenté par le gouvernement et par les directions d’entreprise, en ces temps de pandémie. Malgré cela, les militants de la FNIC font chaque jour un travail pour alimenter la bataille des idées et transformer le mécontentement général en action revendicative.

3. Peux-tu nous parler des luttes et en particulier des luttes actuelles, quels sont leur contenu? On se souvient de la longue lutte des Good-Year contre la fermeture de l’entreprise, se résument-elles à empêcher des fermetures ? Depuis des décennies, les gouvernements successifs s’emploient, pour le compte du patronat, à liquider les conquêtes sociales, selon toi quelle stratégie syndicale est de nature à les faire reculer ?


Toute lutte doit partir d’une réalité existante et non d’une situation rêvée. Empêcher les fermetures ou la réduction des activités, c’est la réaction naturelle et de légitime défense quand on sait qu’on va perdre ses moyens d’existence, alors qu’on a une famille à nourrir et le crédit de la maison à rembourser. C’est le cas chez CARGILL (59), chez TOTAL GRANDPUITS (77) ou chez TORAY (64). Ce ne sont que quelques exemples. Ces combats sont acharnés voire parfois héroïques, ils sont nécessaires. Ils visent à agir sur les conséquences de la politique patronale, que ce soit en temps de crise ou non. La question est de savoir si on ne pourrait pas agir sur la cause, tous ensemble, plutôt que sur les conséquences, les uns après les autres. La cause, c’est le régime économique. Les conséquences, c’est l’impact sur les emplois, la remise en cause des garanties collectives comme les salaires, le temps de travail.
C’est à la Fédération d’organiser les syndicats pour les amener à agir de la manière la plus efficace possible, en agissant sur les causes plutôt que les conséquences. C’est l’idée et l’objectif des marches pour l’emploi et la dignité que nous avons initié depuis juin 2020. Elles visent à rassembler les travailleurs sur des perspectives concrètes, larges, interprofessionnelles car l’attaque est bien globale. La manifestation nationale à Paris le 17 octobre a été le point de convergence de ces marches, rassemblements, manifestations, grèves dans différents bassins d’emploi en France. Elle s’est poursuivie par les Assises nationales pour un changement de société le 29 octobre à Martigues, où 400 militants CGT de 20 fédérations professionnelles et 70 départements ont réfléchi à une autre stratégie de lutte que celle qui se borne à être défensive.
Un plan d’action a été dégagé, avec pour fil d’ancrer les luttes sur le terrain, notamment en fédérant celles qui existent dans les entreprises menacées par les patrons et le capital, comme chez BRIDGESTONE, FAMAR, TOTAL ou SEPR, par exemple, de manière à donner espoir et prendre appui sur d’autres secteurs moins touchés ou plus faibles. La date du 5 décembre est appelée comme une date de mobilisation mais l’important, c’est qu’un processus est en route, il nous faut préparer à stopper l’économie, la machine à faire des profits. Car si nous ne le faisons pas, si nous ne portons pas d’alternatives de changement de société aux travailleurs, on laisse la place dans les têtes aux seuls qui offrent des perspectives, mais de toute autre nature, à savoir l’extrême-droite.

4. La FNIC-CGT est adhérente à la FSM, qu’est ce qui a justifié ce choix ?

Nous considérons que l’internationalisme n’est pas une revendication à côté ou « en plus » des autres, mais que c’est le fondement de notre conception du syndicalisme. Nous avons une analyse de classe de la société dans laquelle nous vivons. C’est vrai dans l’atelier de travail, dans la cité, à l’école ou encore dans le domaine politique. C’est notre structuration en classes sociales antagonistes entre les producteurs de richesse que sont les travailleurs, et ceux qui les exploitent, qui caractérise notre société.
Cette analyse s’élargit bien sûr jusqu’au niveau international. L’entrée de la CGT dans la CES avait pour visée de transformer cette dernière, institution européenne d’accompagnement du « projet européen », autrement dit du cartel capitaliste qu’on nomme « Union européenne ». Comme pour le syndicalisme rassemblé, nous avons fait le bilan, après 15 ans dans cette situation, au début des années 2010. La CES ne s’est pas transformée en contre-pouvoir de la politique européenne, de plus, elle n’organise pas les luttes au niveau européen, la crise de 2008, où chaque classe de travailleurs s’est battue seule dans son propre pays face à l’austérité, l’a montré de manière éclatante.
En parallèle, la FSM, organisation quasi-moribonde après la chute de l’URSS, s’est transformée en profondeur à l’occasion de son congrès de la Havane en 2005, pour redevenir une organisation de lutte de classes, avec ses imperfections et ses atouts, ces derniers finissant par l’emporter sur les premiers.
Après un débat large dans notre Fédération, nous avons donc décidé de ré adhérer à la FSM lors de notre congrès de 2014. Aujourd’hui, la FSM est une organisation dynamique, indépendante du grand capital, ce que n’est ni la CES, ni la CSI. Elle fait le choix difficile de porter l’exigence d’un changement de régime économique comme objectif pour la classe des travailleurs. C’est aussi notre opinion et notre combat, souvent difficile, mais pourtant nécessaire.

 

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Chômage, dépression, suicide:

 

les effets "dévastateurs" des

 

confinements sur le monde du

 

travail

 Santé, Société

Perte d'emploi, maladies, suicides...: l'impact des confinements décidés en raison de la crise sanitaire sur le monde de travail risque d'être "dévastateur" en terme de santé globale et de fracture sociale, alertent des acteurs de la santé au travail interrogés par l'AFP.

"Tous les voyants sont au rouge. Les gens sont sortis du premier confinement épuisés, avec une pression réelle de beaucoup d'entreprises et parfois des travailleurs eux-mêmes pour mettre les bouchées doubles. Beaucoup n'ont plus de ressources pour vivre un deuxième confinement", estime Xavier Alas Luquetas, psychothérapeute et cofondateur du cabinet Eléas, spécialisé dans la prévention des risques psychosociaux.

"Quand on pense aux licenciements massifs prévisibles, au nombre de ceux qui vont mettre la clé sous la porte, on peut s'attendre à des conséquences sanitaires et sociales très importantes. Une partie de la population va être totalement déclassée et mise de côté. Les effets induits auront des conséquences très lourdes sur la santé psychique et physique des gens", ajoute-t-il.

L'Insee prévoyait 730.000 destructions d'emplois sur l'année, avant même le deuxième confinement. Le premier (du 17 mars au 11 mai) a entraîné l'appauvrissement d'un quart des ménages. 

La France comptait 9,3 millions de pauvres en 2018 et ils pourraient être un million supplémentaire du fait de la crise, ont avancé certaines associations. 

Pour Jean-Claude Delgènes, économiste et directeur général du cabinet de prévention des risques professionnels Technologia, "on a anesthésié la douleur sous forme d'aides et de prêts garantis par l'État mais elle demeure".

- Isolement et hyperstress -

"Ca génère une très grande anxiété, un sentiment d'impuissance et de fatalité qui peuvent conduire à une spirale connue: ruine, divorce, dépression, suicide", ajoute M. Delgènes, s'attendant à de "nombreux dépôts de bilan".

Avec son réseau de "sentinelles" (juges, mandataires judiciaires, experts-comptables, avocats...) en lien avec 1.200 psychologues apportant leur soutien aux chefs d'entreprises en détresse, l'association Apesa, créée en 2013 à l'initiative du tribunal de commerce de Saintes (Charente-Maritime), fait état d'une "hausse de 40% des prises en charge (730)" entre janvier et octobre, comparé à la même période de l'année précédente.

"La ruine financière et morale des chefs d'entreprise a toujours existé mais là, on est confronté à une crise majeure", dit son co-fondateur Marc Binnié. 

Côté salariés, "l'isolement" lié au télétravail et au chômage partiel, est "l'ennemi majeur", estiment MM. Delgènes et Alas Luquetas.

Isolement, insécurité, usure, hyperstress: Marie Pezé, docteur en psychologie responsable du réseau national de consultations de souffrance au travail, constate "une dégradation générale de la santé" de ses patients avec des tableaux cliniques allant "d'une très grande fatigue à des décompensations psychiatriques en mode délirant".

Elle dénonce "la violence policée des plans sociaux" et "celle désinhibée de certaines organisations de travail" contre des salariés "contraints de travailler bien qu'étant en chômage partiel", d'autres "sans aucun moyens de protection", d'autres encore "poussés à la démission ou à +l'abandon de poste+".

Employée d'un groupe hôtelier en région parisienne et reléguée à des "tâches administratives quelques heures par semaine dans un hôtel fantôme" depuis le reconfinement, Maria (prénom modifié), la cinquantaine, dit "faire avec les difficultés financières et la déprime". Mais elle confie à l'AFP se sentir "prisonnière d'un système qui s'enrichit en (lui) volant (sa) santé et (sa) vie". Elle craint "que l'isolement et la perte de tout lien social tuent plus que le virus". 

"Alors qu'on était depuis dix ans dans une accélération vertigineuse des rythmes de vie, tout s'est arrêté avec une perte de routine et de repères, en particulier dans le travail où l'appartenance sociale est mise à mal", constate M. Delgènes. 

"Certains sont perdus sans le collectif, d'autres travaillent de manière compulsive pour démontrer leur engagement par peur de perdre leur emploi, dans un environnement où toutes les autres facettes de la vie sociale sont gelées", ajoute-t-il.

- Alertes suicidaires -

Ce professionnel rôdé au traitement des crises suicidaires en entreprise dit avoir été confronté à "un grand nombre d'alertes (en entreprises) depuis avril".

"Quand j'ai vu la nature des remontées avec le durcissement du management face aux objectifs de rentabilité, les injonctions là où il faudrait de l'empathie et de la souplesse, je n'ai pas arrêté d'alerter", assure-t-il, déplorant des "+accords de performance collective+ d'entreprises qui ont conduit à une très forte perte de salaire pour les salariés mais pas pour les dirigeants".

Une enquête réalisée du 21 au 28 septembre par l'institut Ifop pour la fondation Jean Jaurès révèle que, comme 27% des dirigeants d'entreprise et 27% des chômeurs, 25% des commerçants et artisans ont eu l'intention réelle de se suicider en 2020, notamment depuis la fin du premier confinement. Parmi ces derniers, 42% confient avoir été hospitalisés après une tentative.

"Je voudrais qu'on soit autant mobilisés face à cela que face à la Covid car si on prend en compte tous les effets induits des confinements, il y aura des effets dévastateurs sur la santé globale", fulmine Michel Debout, professeur de médecine légale et de droit de la santé, membre de l'Observatoire national du suicide, et co-auteur de l'enquête.

 

Enquête ci-dessous

                       👇🏻

Rédigé par BLOG-PCF-ARRAS et publié depuis Overblog

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Des syndicats d'Amazon appelent à une grève illimitée en France. G. SOUVANT/AFP

Des syndicats d'Amazon appelent à une grève illimitée en France. G. SOUVANT/AFP

ABONNÉS

ENQUETE – Jamais Amazon n’a été dans une situation économique aussi privilégiée qu’aujourd’hui en France. Confrontée à une croissance exponentielle, la direction en demande toujours plus aux salariés qui viennent de lancer un appel à la grève illimitée.

Jamais les commandes n’ont été aussi importantes chez Amazon qu’en cette fin d’année. Pour y faire face, la direction a rendu obligatoire le travail le samedi 28 novembre et les trois suivants: 5, 12 et 19 décembre. En échange les salariés toucheront 37,5 euros bruts par samedi travaillé. Une décision qui a mis le feu au poudre: trois organisations syndicales –Sud (majoritaire), CGT et FO– viennent d’appeler à la grève illimitée à compter d’aujourd’hui sur tous les sites français d’Amazon. « Pendant la première vague, la direction avait fait un geste en nous augmentant de deux euros bruts par heure, mais cette fois-ci, ils ont refusé toutes nos demandes », s’indigne Gael Begot de la CGT. Seule compensation offerte par la direction: cinq minutes de plus de pause. « Nous avions demandé une prime exceptionnelle de 1.000 euros pour la charge du travail de fin d’année, la conversion massive des intérimaires en CDI et que le travail le week-end se fasse sur la base du volontariat mais la direction a rejeté toutes nos demandes », indique Christophe Boquet de FO. Il n’est pas certain que ce mouvement soit très suivi. Les mouvements sociaux le sont très rarement chez Amazon dont la culture syndicale reste très faible. Mais alors que la direction cherche à tout prix à redorer son image, cette grève tombe très mal.

7 milliards de chiffre d’affaires

Pour l’heure, la direction France d’Amazon n’est pas franchement inquiète. Elle est bien plus occupée à gérer sa croissance exponentielle en cette fin d’année. Car c’est Noël avant Noël chez Amazon. « Nos ventes ont déjà augmenté de 15% depuis la mise en place du confinement il y a une semaine environ », se félicite Ronan Bollé, le président d’Amazon France logistique. Jamais la situation d’Amazon en France n’a été aussi privilégiée. Le géant américain voit en effet son leadership considérablement renforcé par la décision du gouvernement de fermer tous les commerces et d’interdire la vente de « produits non essentiels » en grandes surfaces comme les produits de beauté, parfum, livres, maquillages, vêtements. Un boulevard pour Amazon qui double déjà habituellement ses ventes à cette période de l’année. Conséquence: « Amazon France devrait voir son chiffre d’affaires augmenter de 20% cette année », précise à Challenges Ronan Bollé pour dépasser largement les 7 milliards d’euros!

 

La mairie de Strasbourg ne veut pas d’Amazon

 

Publié par anti-K

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Chômage-partiel à Auchan : les
 
milliardaires à la tête du groupe
 
refusent de compenser les
 
pertes de salaires

 

Dans le sillage des 1475 suppressions de postes annoncées en septembre, Auchan a annoncé le basculement de ses hypermarchés en chômage partiel sans que les 16% non pris en charge par l'Etat ne soient compensés par l'entreprise. Une décision qui s’inscrit dans la droite lignée de la stratégie de maximisation des profits de la famille Mulliez dont la fortune est déjà estimée à 30 milliards d’euros.

 

patrons-voyous

Des salariés de Auchan en grève en 2019 à Saint-Martin-Boulogne en 2019 contre la dégradation des conditions de travail/La Voix du Nord

Depuis la sortie du premier confinement où l’enseigne phare du groupe Mulliez, 6ème fortune de France, a vu son taux de rentabilité augmenter de 79%, la direction générale met en place une véritable casse sociale à travers son plan d’économies de long terme baptisé « Renaissance ». Alors que le groupe avait déjà prévu en janvier dernier un plan de départs de plus de 500 salariés puis, en septembre, la réorganisation de l’enseigne comprenant plus de 1400 suppressions de postes : - la fermeture de 9 des 11 centres de SAV ainsi qu’un remplacement des caisses traditionnelles par des caisses automatiques à hauteur de 80 %, ce sont les hypermarchés qui font l’objet d’une nouvelle attaque cette semaine.

Dans le cadre du nouveau confinement et suite à la décision du gouvernement de fermeture des rayons considérés comme non-essentiels depuis le 4 novembre dernier, l’enseigne a décidé de recourir au chômage partiel sans compenser les 16 % non pris en charge par l’État dans les hypermarchés en prétextant une perte de chiffre d’affaire alors même que l’entreprise a comptabilisé un excédent brut d’exploitation de 1,25 milliard d’euros ces derniers mois et qu’elle a par ailleurs versé 2 milliards d’euros de dividendes aux actionnaires ces dernières années.

Cette nouvelle mesure a suscité la colère des salariés un mois après la mobilisation du 8 octobre où plusieurs centaines de travailleurs- de différentes régions de France avaient manifesté devant le siège du groupe Mulliez. En effet, les sections CGT et SUD n’ont reçu les documents nécessaires à la préparation des CSE censé débattre du basculement en chômage partiel que 24h à l’avance et certains salariés se voient déjà proposer, en alternative, de passer en "polyactivité" alors que cela n’est en aucun cas prévu dans les contrats de travail. L’objectif est clair : engranger toujours plus de bénéfices en sacrifiant toujours plus les salariés en mettant en place une polyvalence à outrance et l’augmentation des cadences de travail.

Face à cette offensive patronale, il est urgent de revendiquer la prise en charge à 100 % de l’activité partielle et de construire un rapport de force puissant permettant de préserver l’outil de travail et les emplois au-delà des journées de grèves sectorielles espacées une fois par mois dont la prochaine échéance est fixée au 27 novembre par la Fédération CGT Commerce et Services. Alors que la crise économique que nous traversons est la plus importante depuis 1929 et que d’ici la fin de l’année, le nombre de chômeurs supplémentaires va atteindre les un million, la revendication du partage du temps de travail entre tous et toutes, et cela sans baisse de salaire est d’une importance centrale.

En ce sens, développer les initiatives de regroupement des différents secteurs pour penser une contre-offensive collective à l’image des rencontres dans le secteur des transports ou encore la création du collectif des salariés de l’aéronautique constitue un embryon d’organisation face à la division que le gouvernement et le patronat veulent nous imposer.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
« Des flics frappent nos
 
gosses ! » Répression des
 
lycéens : coup de gueule de
 
Faouzi, agent RATP

 

Agent de maintenance à la RATP et ancien gréviste, Faouzi réagit avec colère à la répression qui s'abat contre les lycéens mobilisés : « Après nous avoir gazés et tapés sur les piquets de grève, vous massacrez nos enfants ! Mais c'est fini ça va pas durer longtemps cette histoire là ! On est en train de payer deux fois vos incompétences à gérer cette crise sanitaire : la première vague on n'avait pas de masques, et là on ne fait toujours rien pour les hôpitaux... mais vous vous moquez de qui ? »

Vidéo

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
65.000 verbalisations en 2
 
semaines : Darmanin appelle les
 
préfets à... renforcer les
 
contrôles policiers

 

Alors que le ministère de l'Intérieur parle de 65.000 verbalisations depuis le début du 2ème confinement, Darmanin a demandé à l’ensemble des préfets de renforcer les contrôles policiers concernant le non-respect du confinement. La gestion répressive de la crise sanitaire continue.

 

Répression

Crédit photo : Thomas Samson / AFP

Sanitairement, la situation continue de s’aggraver. L’Europe redevient l’épicentre de la pandémie avec plus de 12 millions de cas de contaminations au covid-19 déclarées. La France est particulièrement frappée avec des hôpitaux au bord de la saturation. Mais pour le gouvernement, c’est une gestion par la répression qui doit primer dans le cadre de son logiciel pro-patronal et austéritaire, qui lui interdit de renforcer les moyens alloués à la santé pour permettre au personnel soignant de gérer efficacement la crise sanitaire.

Le 2 novembre, Darmanin se vantait ainsi au micro de Bourdin que 100.000 contrôles et 5000 contraventions avaient été réalisés depuis l’annonce du reconfinement. Hier, c’est le chiffre de 65.000 verbalisations nationalement qu’émettait le Ministère de l’Intérieur. Malgré tout, le 9 novembre, Darmanin a envoyé un télégramme à l’ensemble des préfets pour demander « le renforcement des actions de contrôles du confinement ».

Dans ce courrier, le ministre de l’intérieur précise aux préfets qu’il attend « une particulière fermeté pour faire respecter, sur le terrain, les dispositions qui concernent en priorité les rassemblements privés, les rassemblements de voie publique et la fermeture des établissements recevant du public » mais aussi « les déplacements individuels n’entrant pas dans le champ des exceptions autorisées » en insistant sur le fait que « toute personne ne disposant pas de motif légitime devra être verbalisée ».

Le gouvernement, incapable de faire face à la crise sanitaire, cherche donc, selon ses dires, à faire preuve de plus de fermeté, après « une première phase de forte volonté d’explication et de nécessaire pédagogie ». Si 65.000 amendes en deux semaines, c’est faire preuve de pédagogie, qu’est-ce que va être la fermeté ! Et certains préfets ont déjà compris le message, comme témoigne l’article d’Europe 1 qui interviewe le préfet de police des Bouches-du-Rhône, déclarant que « on va renforcer les contrôles là où vous ne nous attendrez pas ».

Le choix de l’attaque aux libertés individuelles et le renforcement de la répression est le corollaire d’un confinement imposé par le gouvernement mais moins respecté que lors de la première vague. Et pour cause, le confinement made in Medef du gouvernement, qui nie la réalité concernant les principaux lieux de contaminations, à savoir les lieux de travail et les écoles, et maintient le travail à tout prix tout en tentant d’interdire toute vie sociale a bien du mal à convaincre. Si pour Darmanin, « il faut désormais que chaque Français prenne conscience de la nécessité de respecter strictement les règles de confinement », il paraît logique que pour la majorité de la population, qui continue de s’exposer quotidiennement au virus en allant travailler, l’interdiction d’aller dîner chez un ami ou de se balader dans un quartier éloigné de son domicile apparaisse aberrante.

Et si la volonté de renforcement des contrôles par le gouvernement se focalise sur le non-respect du confinement dans le cadre privé, le gouvernement se préoccupe moins des écoles ou des lieux de travail, où ils cherchent à éviter toute contrainte et toute mesure qui demanderait des moyens supplémentaires. Un discours qui est largement contesté depuis plus d’une semaine par les personnels de l’éducation nationale et les lycéens, qui se mobilisent et notamment par la grève pour dénoncer l’ouverture des établissements sans protocole sanitaire suffisant, et qui met en danger enseignants, élèves et leurs parents. Une première réponse à la politique criminelle du gouvernement, dans le cadre de laquelle des protocoles sanitaires alternatifs ont été mis en place, passant outre les décisions du rectorat, et qui a permis de faire reculer, bien que partiellement, le gouvernement.

Face à un gouvernement qui n’a en tête que le maintient de l’économie et comme outil la répression, les profs et les lycéens ont ainsi montré la voie. Pour imposer à large échelle des mesures sanitaires à la hauteur et la reprise en main par les travailleurs et la jeunesse de la situation, c’est de la mobilisation la plus large que nous aurons besoin !


Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Et ça continue !...Le groupe Printemps va fermer sept magasins en France

Ces dernières années, Le Printemps avait orienté ses ventes en direction des touristes haut de game, anglo-saxons, chinois, qataris ...et transformé ses rayons grand publics en espaces réservées aux marques de luxe.

Ce choix, guidé par le superprofit, était guidé par la répartition des activités prévues entre les états membres par le traité de Maastricht, la France priorisait le tourisme, l'Allemagne se gardait  l'industrie. ..

On mesure aujourd'hui les dégâts, fruits pourris  de cet accord... 

Et ça continue !...Le groupe Printemps va fermer sept magasins en France

 

Le groupe Printemps annonce la fermeture de sept magasins en France, des enseignes Printemps et Citadium. 450 postes seraient menacés.

Le groupe de grands magasins Printemps "prévoit la fermeture" de quatre magasins Printemps situés à Paris, Le Havre, Strasbourg et Metz, et de trois magasins Citadium (Paris, Toulon), dans le cadre d'un "plan de relance" visant à "assurer la pérennité de ses activités", a-t-il annoncé mardi.

Le groupe, qui prévoit aussi "l'adaptation et la mutualisation de certaines fonctions support", n'a pas précisé le nombre de postes menacés mais indiqué que sa priorité était "d'accompagner les salariés concernés par ce projet avec des mesures appropriées et personnalisées". "Il fera également appel à un partenaire pour la recherche de repreneurs" des magasins.

Les syndicats parlent de la suppressions de 450 postes. "On a eu un CSE ce matin, 450 emplois sont concernés par un Plan de sauvetage de l'emploi, dont 330 dans les magasins Printemps et 120 chez Citadium", a indiqué à l'AFP Jean-Jacques Liebert, délégué syndical central CGT. Ce chiffre a été confirmé par la CFDT.

Le groupe Printemps, fondé en 1865, et qui détient 19 grands magasins en France à son nom, ainsi que huit magasins Citadium, emploie quelque 3.000 personnes. "Depuis plusieurs années", explique-t-il, il "évolue sur un marché structurellement difficile et détérioré par la succession de crises conjoncturelles (attentats, manifestations des gilets jaunes, grèves)", sans même parler de l'épidémie de Covid-19 qui a réduit drastiquement les flux touristiques. Il se dit "dans l'obligation de transformer son modèle pour arrêter les pertes, s'adapter aux exigences de marché et assurer sa pérennité sur le long terme". Il entend notamment "renforcer la différenciation de son offre, "redévelopper son socle de clientèle". Et prévoit 40 millions d'euros investis chaque année sur "les deux à trois prochaines années".

(Avec AFP)

 

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Scandaleux ! 1250 intérimaires
 
licenciés chez PSA Sochaux et
 
Rennes

 

C'est reparti de plus belles. Le groupe PSA, sous prétexte de crise sanitaire et de baisse de production ponctuelle, a mis au chômage 750 intérimaires à Sochaux puisque l’équipe de week-end est supprimée temporairement sans date de reprise, et 500 à Rennes où l'équipe de nuit est suspendue.

 

La crise a bon dos

Crédits photo : DANIEL ROLAND / Crédits : AFP


1250, c’est le nombre d’intérimaire mis à la porte par le groupe PSA, à Sochaux et à Rennes. L’argument de la baisse des demandes est complètement dérisoire et sans fondement, puisque le groupe PSA ne se positionne plus sur les ventes de véhicules mais sur les gains de productivité. Mais PSA profite largement de la situation de la crise sanitaire comme l’ensemble du patronat pour dégraisser, et ce sont les plus précaires qui en font les frais. Dans la période aucune embauche ne se fait autrement que par l’appel à des contrats intérimaires. Dernièrement, une nouvelle équipe devait se monter a Sochaux et ce sont 250 intérimaire qui ont été embauchés. Une méthode très pratique puisque PSA peut s’en séparer dés lors que ses profit risquent de baisser. Idem à PSA Rennes où 500 postes vont être supprimés avec l’arrêt de l’équipe de nuit qui est composée presque exclusivement d’intérimaires. Sur un effectif de 2200 salariés, 800 sont intérimaires .

 

Des contrats précaires pour se séparer de centaines de salariés, sans faire de PSE ni de plan de licenciement

 

La situation est ainsi, puisqu’à chaque fois qu’il y a des équipes à monter et des effectifs supplémentaires à embaucher, ce sont des précaires qui le sont, et jamais en CDI. Une stratégie qui permet de pouvoir liquider des équipes entières et 500 emplois sans faire la une des journaux, puisque les intérimaires sont la variable d’ajustement utilisée à cet effet. Une stratégie qui devient la norme dans le secteur automobile, chez PSA comme chez les entreprises sous-traitantes.

Des licenciements « non officiels » qui, ne l’oublions pas, entrent dans le cadre de la crise sanitaire et des aides octroyées aux grands groupes comme PSA avec un montant de 8 milliards pour la filière automobile. Licencier des salariés intérimaires uniquement pour ne pas payer de salaires pendant cette période et augmenter encore les profits est jusque scandaleux alors que tous les feux sont au vert avec un chiffre d’affaire de 12 milliards pour le groupe PSA .

 

Des centaines de précaires pris en otage par PSA pour faire pression sur le gouvernement

 

Depuis le début de ce re-confinement light, les concessions automobiles sont fermées et PSA veut imposer leur réouverture pour pouvoir vendre à nouveau des voitures. Il s’agit là de l’argument majeur pour justifier de se séparer de centaines d’intérimaires. Dans cette situation, trois organisations syndicales ont publié un communiqué de presse pour soutenir le patron de PSA (FO , CFE-CGC et CFTC) en mettant en avant le fait que la fermeture des concessions automobile entraînera une catastrophe pour les emplois, et avançant que le protocole sanitaire chez PSA est l’un des meilleurs du pays.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’ensemble des salariés des usines PSA ne partagent pas ce constat Au quotidien, ce sont des cadences infernales dans les usines, des contaminations en masses et des postes supprimés par centaines. Le tout sans pauses ou presque pour souffler, et alors que travailler masqué augmente la pénibilité.

 

Contre les suppressions d’emplois ! Tous les salariés précaires en CDI !

 

Avec les conditions de travail actuelles, tous les intérimaires peuvent aider sur les lignes de montage. A contrario du scenario actuel et des licenciements, il serait indispensable de créer des postes supplémentaires et de baisser les cadences pour travailler dans de meilleures condition.

Pour cela, il est indispensable de rompre avec la politique de dialogue social, et d’exiger des embauches massives en CDI, pour éviter ce turn-over brutal et mortifère. Le mot d’ordre doit ainsi être 0 licenciements, d’intérimaire comme de CDI, 0 pertes de salaires, une baisse du temps de travail pour éviter les contaminations et une hausse générale des salaires, pour lutter contre les situations de précarité dans lesquelles sont plongées les travailleurs et les mêmes conditions de travail pour tous, salariés d’entreprises donneur d’ordre ou sous-traitante. Une logique qui va à l’encontre de la politique de la direction, et qui nécessiterait un rapport de force d’ampleur capable de faire plier la direction de PSA.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Aéronautique : Un bond
 
boursier de 20% mais des
 
licenciements qui continuent

 

Après l'annonce d'un potentiel vaccin efficace à 90% par le laboratoire Pfizer , les bourses ont fait un bond inédit. Notamment les valeurs des secteurs les plus touchés par les restrictions sanitaires, comme l'aéronautique avec l'exemple d'Airbus qui a bondit de plus de 18%. Mais dans les entreprises, la réalité des fermetures et licenciements se poursuivent.

 

Crise sanitaire et économique, mais pas pour tout le monde

Credits : ShutterStock.com

« Un bond historique ». C’est comme cela qu’est décrite la hausse éclair des différentes bourses, dont le CAC40, dans les minutes qui ont suivi l’annonce par Pfizer et Biontech, respectivement laboratoires états-unien et allemand. « Dans l’autre sens, on appelle ça un krach, mais une telle hausse est tellement inédite qu’on a pas de mot dans le vocabulaire » s’étonnait même un éditorialiste de BFM-business.
 
Dans les valeurs les plus haussières, les compagnies aériennes (Air-France KLM écarterait même la nationalisation qui était évoquée) et les constructeurs comme Airbus, qui a terminé à plus de 18% de hausse. 
On le voit, malgré les rares annonces, lors du premier confinement, selon lesquelles les dividendes seraient suspendus (ce qui relève d’une fausse concession d’ailleurs, puisque suspendre les dividendes pour les verser aux fonds propres de l’entreprise et ainsi renforcer la trésorerie, n’empêche pas de verser le double de dividendes l’année suivante par exemple), les actionnaires ont continué à boursicoter et les patrons à faire du profit. Pour être les premiers à recueillir les fruits quand des annonces vont dans le sens d’une amélioration. 
 
À l’inverse, c’est aux salariés, d’Airbus ou des nombreux sous-traitants, qu’ils ont décidé de faire payer la crise, par des plans de licenciements massifs (annonçant 5000 suppression d’emplois pour Airbus par exemple) et même des fermetures totale d’usine, comme Simair à Colomiers, près de Toulouse. 
 
Et à l’annonce d’un possible vaccin, aucune modification de la dynamique des suppressions d’emplois. C’est même en partie ce qui explique le bond des actions, qui spécule sur un marché de retour "à la normale" plus tôt qu’ils le prévoyaient eux-mêmes (
nous avons polémiqué par ailleurs avec ces prévisions optimistes ), mais avec des entreprises "restructurées", saignées d’une grande partie du personnel.
Via d’ailleurs des plans de licenciements financés grâce à l’argent public (le fameux plan de 15 milliards pour l’aéro, qui finance surtout le chômage partiel, les PSE, et les baisses d’impôts pour les patrons).
 
Si la réponse à la crise économique se fait dans le seul l’objectif de garder les intérêts du patronat, le bond sur les bourses montre qu’une éventuelle reprise partielle de l’activité ne changerait rien à cette logique. La raison c’est que la saigné sur l’emploi et les salaires n’est pas seulement une réponse ponctuelle à la crise, mais aussi la base permettant au patronat, dans un scenario de reprise partielle, de concurrencer plus efficacement dans le marché internationale sous tension. Car si la concurrence entre capitalistes s’aggrave en temps de crise à cause de la contraction du marché, elle s’accentue encore ensuite quand la conjoncture économique semble s’améliorer : dans la course entre patrons pour avoir la main dans la plus grande partie du gâteau il est toujours mieux d’être léger en termes de « coûts du travail ». Les sacrifices que le patronat impose aujourd’hui aux salariés sous prétexte de crise seront donc aussi nécessaires demain en cas de reprise.
 
Le bond boursier a été une preuve supplémentaire que pour nos intérêts, nous ne pouvons compter ni sur des annonces de vaccin, ni sur les « aides » du gouvernement ou la bonne volonté des patrons, mais sur nos propres forces. Dans ce sens se préparer au combat des maintenant en commençant par casser la division artificielle qui règne dans le secteur à l’image du
Collectif des Salariés de l’Aéronautique il est indispensable. Tirer les bilans des luttes récentes comme celle de Derichebourg ou encore celle d’Onet Airbus, bâtir la solidarité ouvrière autour de l’objectif de lutter pour 0 suppressions d’emploi et 0 baisses de salaire ce sont les premiers pas pour donner une réponse de fond à la crise. Une réponse qui doit passer nécessairement par mettre en cause le fait que les commandes de l’économie restent dans les mans du patronat et subordonné aux intérêts d’une minorité parasitaire.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>

Visiteurs

470490

 

Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

Articles récents

Hébergé par Overblog