SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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Comment les forces de l’ordre ont saboté la manifestation du 12 décembre 2020
 PAR SÉBASTIEN BOURDONCAMILLE POLLONIANTTON ROUGET ET ANTOINE SCHIRER

Mediapart a collecté et analysé des centaines de vidéos prises le 12 décembre à Paris lors de la manifestation contre la loi « Sécurité globale ». Notre enquête démontre le caractère illicite de plusieurs dizaines de charges policières effectuées ce jour-là et documente les arrestations arbitraires de manifestants, les coups portés sans raisons et la communication mensongère de Gérald Darmanin, notamment au regard du bilan judiciaire.

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Grève contre les suppressions
 
d’emplois à Grandpuits : « c’est
 
un nouveau Bridgestone
 
déguisé »

 

En grève reconductible depuis le 4 janvier, les raffineurs de Grandpuits dénoncent « un nouveau Bridgestone » orchestré par Total. A la clé 700 suppressions d’emplois. Une casse sociale qui va avoir des conséquences directes sur toute la Seine-et-Marne et contre laquelle se battent les salariés, qu’il est impératif de soutenir.

 

les raffineurs de Grandpuits

Crédits photo : O Phil des Contrastes

 

Malgré les déclarations de Total, des suppressions de postes en masse

 

Contrairement à ce que prétend la direction de Total qui a annoncé qu’il n’y aurait aucun licenciement, ne pouvant se permettre avec leurs 10 milliards de bénéfices sur l’année 2018 et leurs 7 milliards de dividendes sur l’année 2020 d’annoncer des centaines de licenciements face à l’opinion publique, la reconversion de la raffinerie de Grandpuits annoncée par Patrick Pouyanné va bien toucher 200 emplois de chez Total et 500 sous-traitants du site. S’il ne s’agit pas de licenciements secs chez Total, mais plutôt de mutations forcées ou de non renouvellement des contrats en CDD, cela signifie, pour les salariés une véritable casse sociale. Pour ceux à qui on demande d’aller travailler ailleurs, cela signifie de s’arracher de leur famille, la direction leur proposant d’aller travailler par exemple à Donges ou en Normandie, soit à plusieurs heures de route. Et ceux qui refuseraient d’être mutés seront sans doute mis « au placard », c’est-à-dire qu’ils continueront à aller travailler mais se retrouveront sans mission, sans tâches déterminées à effectuer, dans des emplois en deça de leurs qualifications avec des acquis à la baisse, avec pour conséquences une démoralisation, dans le but de les pousser à partir. Paul Feltmann, raffineur et délégué CGT, dénonce les conséquences psychosociales que pourrait avoir le PSE imposé par Total : « on a 11% de la plateforme qui était déjà en risques psycho-sociaux avant le PSE, donc là on sait qu’on va avoir une explosion des cas de gens qui vont être dépressifs, qui vont plus avoir envie de travailler ».

Pour les sous-traitants, nombreux sur le site, l’alternative est encore plus dure : mutation ou licenciement. Pendant la conférence de presse de ce jeudi, Florian Bourget, syndiqué FO, raconte : « un sous-traitant m’a dit que sa boîte lui avait proposé un poste à Lyon et que s’il n’acceptait pas il serait licencié ». La sous-traitante Clemessy aurait d’ailleurs déjà muté beaucoup d’entre eux sous prétexte qu’il n’y avait plus de travail. Pour ces travailleurs souvent immigrés, il est beaucoup plus difficile de se syndiquer, de se mobiliser et de se mettre en grève, car cela signifierait se faire licencier directement. Une technique habile de la part de Total, qui, en mettant en place jusqu’à parfois quatre niveaux de sous-traitance, se dédouane de toute responsabilité quant à l’emploi et à la sécurité des travailleurs sous-traitants tout en divisant les salariés du site. Les sous-traitants sont d’ailleurs traités bien différents des salariés employés directement par Total, étant souvent réprimés rien que pour le fait de parler ou fumer avec eux.

Pour les CDD, eux employés directement par Total, les perspectives sont à peu près les mêmes : ils n’ont aucune garantie d’être repris, et beaucoup d’entre eux se doutent que leur emploi ne sera pas reconduit. Souvent jeunes, ces travailleurs aux contrats courts et précaires ne peuvent souvent pas se permettre de faire grève non plus. Adrien Cornet, raffineur et délégué CGT, dénonce par ailleurs l’hypocrisie de Pouyanné, qui s’est fendu d’un tweet affirmant qu’il soutenait « l’appel pour l’emploi des jeunes » : « 700 emplois supprimés à Grandpuits, autant dans les sièges sociaux, plus de 4000 emplois dans la filière du caoutchouc : c’est comme ça qu’il pense l’emploi des jeunes ? »

 

Une catastrophe pour le département de Seine-et-Marne

 

En effet, la raffinerie de Grandpuits est une des plus grosses activités dans la région, et constitue un des seuls moyens pour les jeunes de trouver un boulot dans la région qui soit stable et avec une rémunération supérieure au SMIC. Fermer la raffinerie de Grandpuits, c’est donc condamner ces centaines de jeunes au chômage et faire d’eux les sacrifiés de la crise, contrairement à ce que prétend le patron de Total.

Comme le rappelle Marc, chauffeur de camion et délégué CFDT, le PSE que veut imposer Total va avoir des conséquences dramatiques pour la région de Seine-et-Marne s’il venait à passer : « c’est quand même plusieurs centaines de salariés et de familles qui vont être impactés directement ». « Ça va être un drame humain pour la région de Seine-et-Marne qui n’est pas un bassin d’emplois, ça va générer des conflits dans les familles, des problèmes terribles ». Selon des experts, chaque poste Total induirait en effet entre 5 et 7 emplois directs et indirects. Si la raffinerie de Grandpuits, ce sont des dizaines de boulangeries, d’écoles, de restaurants, de bars, de cafés et de magasins alimentaires qui risquent de fermer.

« C’est une vraie casse de l’emploi pour les salariés de Total, pour les entreprises extérieures et pour le bassin seine-et-marnais », résume Florian Bourget. À l’Assemblée Générale de ce jeudi, Adrien rappelle ainsi aux grévistes : « les travailleurs de Grandpuits ont besoin de vous, les sous-traitants ont besoin de vous, la Seine-et-Marne a besoin de vous » ; et ce avant de conclure sur une note de détermination, affirmant qu’« il n’y aura pas une seule suppression d’emploi, sous-traitants compris ».

 

Empêcher un nouveau Bridgestone

 

De fait, les salariés de Grandpuits sont bien déterminés à empêcher cette casse sociale d’advenir. Et pour cause : ils se rappellent des conséquences qu’ont pu avoir de tels plans par le passé. « Dunkerque, qui est la première raffinerie de Total à avoir fermé, c’est 2 suicides et 95 suicides », rappelle Paul.

Plus récemment, c’est la fermeture de l’usine de Bridgestone qui donne un aperçu de ce que pourrait donner celle de la raffinerie de Grandpuits. Ce fabricant de pneus, numéro un de son secteur qui a fait 27 milliards de chiffre d’affaires l’année dernière, avait annoncé la fermeture du site de Béthune, laissant sur le carreau 863 salariés. Mais comme le rappelait Christophe, militant Solidaires, « une usine qui ferme c’est jamais bien bon, parce que ça va entraîner des pertes d’emploi, ça va entraîner, par un tsunami de fermetures d’autres emplois, ça va fermer peut-être des commerces, des services publics, c’est une suite sans fin. Des régions comme le Nord vont être sacrifiées pour des profits, pour le fric. » Jean-Luc Ruckebush, délégué CGT, rappelait d’ailleurs dans La Dépêche à propos de Bridgestone : “Ça fait 5000 familles qui vont être impactées ». Et c’est bien un nouveau drame comme celui de Bridgestone que les salariés de Grandpuits comptent bien empêcher, Adrien Cornet dénonçant ainsi “un nouveau Bridgestone déguisé”.

Après la casse sociale à Bridgestone et une certaine atonie dans le mouvement ouvrier face au déferlement de licenciements depuis le début de la crise sanitaire qui ne va faire que s’accélérer, il est urgent d’adopter un véritable plan de bataille et de se battre pour empêcher la catastrophe sociale que nous préparent le gouvernement et le patronat. En ce sens, le combat des raffineurs de Grandpuits peut faire tâche d’huile et doit devenir un exemple pour l’ensemble de la classe ouvrière. Leur détermination, à l’image de celle d’Adrien qui déclarait à l’Assemblée Générale “on ne laissera pas marcher sur les pieds”, doit “donner du courage toute la classe ouvrière qui subit des plans sociaux, des APC”. Alors qu’en face, ils sont bien déterminés à faire payer la crise aux travailleurs, il va falloir organiser la riposte.

 

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Un cabinet de conseil américain
 
à 13 000 dollars par jour pour
 
penser la campagne de
 
vaccination

 

C’est le nouveau scandale de la campagne désastreuse de vaccination lancée en France depuis 10 jours : le gouvernement a employé un cabinet de conseil américain aux factures salées pour penser les aspects logistiques de la campagne.

 

Pas d'argent magique

SYLVAIN LEFEVRE / HANS LUCAS / AFP

Et si la start-up nation, c’était cela ? Un gouvernement qui fait appel à des cabinets de conseil internationaux pour lui déléguer des missions importantes comme le fait de penser les structures logistiques d’une campagne de vaccination contre la plus grande pandémie depuis la Seconde Guerre Mondiale ? C’est ce qu’ont critiqué de très nombreux politiques, de la droite à la France Insoumise, depuis les révélations du site Atlantico.eu, étayées par celles du Canard Enchaîné : Yannick Jadot y voit le « diagnostic gravissime d’un pouvoir à la dérive dans la gestion de la pandémie » ; Bastien Lachaud (FI) critique « l’abaissement de l’État et le règne de l’incompétence » ; Raphaël Glucksmann s’exclame lui que « la déchéance de notre Etat est un crève-cœur ».

Au cœur de la polémique, l’appel au cours du mois de décembre de McKinsey, un cabinet de conseil américain, par le gouvernement pour penser le déploiement du vaccin en France, notamment le « cadrage logistique » et la « coordination opérationnelle ». Ce cabinet, parmi les plus importants au monde, emploie 33 000 salariés et a eu un chiffre d’affaires de plus de 10 milliards de dollars en 2018. Un mastodonte du système qui conseille 90 des 100 entreprises les plus importantes du globe, ainsi que de nombreux gouvernements.

L’appel à ce cabinet de conseil montre une nouvelle fois l’impréparation du gouvernement, qui a fait appel à l’entreprise à la mi-décembre, visiblement dépassé par la difficulté de la tache qui lui incombait, à savoir une campagne de vaccination capable de protéger des dizaines de millions de personnes dans un temps très réduit. Pourtant, les compétences des agents de l’État sont censés être loin de manquer et les ministères fourmillent de hauts-fonctionnaires qui pantouflent souvent avec ces mêmes cabinets de conseil. Le problème n’est donc pas une question de compétence, mais bien de préparation politique à une nouvelle phase de la pandémie : celle de la vaccination de masse. Si le retard français par rapport à ses voisins européens montrait déjà l’incompétence de la macronie, cette révélation vient la renforcer.

Ce qui choque d’autant plus, c’est le montant d’une telle prestation aux frais de l’État et donc des contribuables : près de deux millions d’euros par mois, selon Le Point. Car si pour beaucoup de politiques, le problème central serait la « disparition » de l’État face aux entreprises privées, le problème est bien ailleurs. En effet, la pratique de faire appel à des sociétés de conseil pour penser des pans entiers de la politique gouvernemental n’est pas nouveau, comme le note Le Figaro. Selon un rapport de la Cour des Comptes de 2014, entre 2011 et 2013, l’État avait déjà employé McKinsey, pour 19,1 millions d’euros. Le premier client de l’État était alors CapGemini, un cabinet français, qui avait décroché près de 55 millions d’euros de contrat. Un cabinet qui illustre comment ce type de cabinet de conseil fonctionne très bien en synergie avec les ministères et la haute fonction publique, avec de nombreux hauts fonctionnaires qui « pantouflent », passant des hautes administrations aux entreprises publiques. On trouve ainsi dans les onze membres du Conseil d’Administration de CapGemini deux hauts fonctionnaires sortis de l’ENA : Frédéric Oudéa, inspecteurs des finances, maintenant DG de la Société Générale avait été conseiller de Nicolas Sarkozy ; Xavier Musca, lui aussi inspecteur des finances avait ensuite été secrétaire général de la présidence de la République toujours sous Sarkozy.

Des interconnexions qui s’illustrent aujourd’hui par la présence de Maël de Calan, « associate partner » chez McKinsey France, ancien membre du bureau politique de l’UMP, et conseiller d’Alain Juppé. Ces interconnexions entre le gouvernement français et les grandes multinationales bancaires et financières sont loin cependant de montrer une « dégradation de l’Etat », mais montre au contraire comment la bourgeoisie française a toujours su alterner ses responsabilités politiques et ses intérêts financiers, n’hésitant pas à utiliser des cabinets indépendants dont les membres sont issus de ses rangs pour mieux se rémunérer. 

 

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Sur fond de crise, Elon Musk,
 
patron de Tesla, devient
 
l’homme le plus riche du
 
monde

Avec 188,5 milliards de dollars de fortune personnelle, Elon Musk est devenu l’homme le plus riche du monde grâce à l’explosion des cours de son entreprise Tesla en bourse. Derrière ce milliardaire excentrique se cache en réalité un patron avide de profits, défenseur de l’impérialisme américain et dont le succès illustre les déséquilibres de l’économie mondiale.

 

La crise, mais pas pour tout le monde

Crédit : Brendan Smialowski / AFP

Si la crise sanitaire a eu pour conséquence une énorme augmentation du chômage et de la pauvreté partout dans le monde, dont déjà 1 million en France elle profite quand même à quelques uns.
Avec d’un côté Jeff Bezos, patron d’Amazon, une entreprise qui a tourné à plein régime, a vu son patrimoine enrichi de 24 milliards de dollars supplémentaires pendant le confinement ; et de l’autre Elon Musk, dont la fortune a progressé de 150 Milliards en 2020, on peut dire que
l’année a été particulièrement bonne pour les milliardaires.

Ce dernier, industriel sud-africain et patron de Tesla, Paypal ou Space X, est dès lors devenu l’homme le plus riche du monde, son patrimoine atteignant le montant hallucinant de 188,5 milliards de dollars, équivalent à 150 Milliards d’euros.

 

Elon Musk qui fait fortune pendant l’épidémie, tout sauf un hasard

 

Connu pour ses activités autour de l’innovation, avec l’entreprise de voitures électriques de haute gamme Tesla, c’est surtout l’envolé des titres de l’entreprise en bourse, dont Elon Musk possède 18% des parts, qui explique la fortune du milliardaire, davantage que les résultats réels de l’entreprise. S’il peut d’abord sembler paradoxal qu’on assiste à une telle flambée des actions en bourse et donc des revenus des milliardaires, alors que l’économie est au plus bas et que les prévisions sont très mauvaises, il n’y a en réalité pas de hasard. Le succès de grands patrons comme Musk et Bezos est directement lié à leur volonté de faire tourner leurs activités coûte que coûte, malgré le covid-19. Elon Musk a même été à la pointe du mouvement anti-confinement qui est apparu au printemps dernier aux Etats-Unis. Celui qui ne cachait plus son affection pour Trump a réclamé la réouverture des activités non essentielles , comme il a continué à faire fonctionner ses usines au Nevada et en Californie malgré l’interdiction et la saturation des hôpitaux dans une période où les travailleurs ne disposait d’aucune protection adaptée (masques, distance, tests). Alors qu’il s’est construit l’image d’un ingénieur ayant foi en la science et au progrès, en niant la réalité et la dangerosité du virus, Elon Musk est apparu comme ce qu’il est vraiment derrière sa communication : un patron qui veut assurer ses profits à tout prix. 

 

Derrière une image fantasque, un capitaliste féroce

 

L’image que s’est donnée Elon Musk est en effet importante car le succès en bourse de Tesla est largement du à la communication de son président, laquelle a pu séduire grands investisseurs comme petits porteurs. L’intérêt qu’a suscité Tesla est largement lié aux promesses d’ « innovation » et d’ « écologie » portée par la voiture électrique et appuyée par la personnalité fantasque d’Elon Musk, qui veut construire une ville autonome sur Mars et reverser une grande partie de sa fortune à des charités Derrière ce vernis, on retrouve en réalité le capitalisme sauvage le plus classique. Du point de vue de l’écologie d’abord, la voiture électrique n’implique pas une pollution moins importante. Sa production entraine une émission de C02 50% supérieur à celle d’une voiture classique, et requière notamment des métaux rares, dont l’extraction est très couteuse pour l’environnement, avec de l’eau mélangée à des produits chimiques déversé dans les rivières en Chine notamment, où Tesla fait appel à des sous-traitants et à de nombreux intermédiaires Une fois produite, la Tesla ne tourne en effet pas à l’essence, mais à l’électricité. Or dans de nombreux pays et notamment en Allemagne, l’électricité est produite par combustion de charbon, procédé très polluant. 

Ensuite, depuis qu’Ellon Musk a annoncé qu’il donnerait la moitié de sa fortune à des œuvres de charité, il n’a fait que reporter cette promesse, expliquant dans un Tweet, en 2018, qu’il ferait « de gros versements dans vingt ans quand Tesla sera stabilisée ».Quand on sait que Tesla n’est rentable que depuis 2020, on voit qu’il s’agit surtout d’un coup de com qui sert à Musk à construire son prestige personnel. On imagine aussi l’intérêt de recourir à la charité plutôt que de payer ses impôts, ce que Musk ne semble pas apprécier, lui qui a quitté la Silicon Vally pour le Texas, ou la fiscalité est moins importante. Aussi, sa gestion cupide de son entreprise montre qu’il est loin d’être un philanthrope, en témoigne son action en soutien au coup d’Etat en Bolivie. 

Alors qu’en octobre 2019 le pays andin a été victime d’un coup d’Etat contre la victoire d’Evo Morales à l’élection présidentielle, Elon Musk n’a pas hésité à soutenir publiquement le putsch provenant de l’extrême droite bolivienne. En effet, la Bolivie possède la plus importante réserve de lithium au monde , métal essentiel pour produire des batteries électriques, et le milliardaire, conscient des meilleures conditions dont il disposerait pour exploiter les boliviens avec un président d’extrême droite, a déclaré « nous menons des coups d’État contre qui nous voulons ! Faites avec. ». En balayant la droite aux élections un an après le putsch, les travailleurs boliviens ont dès lors porté un coup important envers cet allié de l’impérialisme américain. 

 

La réussite de Tesla et la menace d’une bulle spéculative

 

Au delà de la personnalité d’Elon Musk, , l’ascension fulgurante de Tesla en bourse constitue également un signe important de l’état de l’économie mondiale et de l’importance de la spéculation. En effet, si Tesla a réussi à être rentable en 2020 pour la première année, il s’agit d’une entreprise qui a atteint 700 milliards de dollars de valeur boursière alors qu’elle n’a vendu que 500 000 véhicules sur l’année, quand Volkswagen par exemple en a vendu 11 millions. 
Grâce à une augmentation hallucinante de ses titres avec près de + 740% , Tesla a désormais un montant en bourse supérieure à celui des 11 plus grosses entreprises automobiles réunies. 
Un tel déséquilibre entre sphère productive et sphère financière laisse présager la menace d’une bulle spéculative, d’autant que le succès de la côte Tesla s’explique largement à sa présence dans des ETF pour « exchange-traded funds » , un type de placement très risqué et abusivement utilisé dans la finance, et
qui pose de gros problème de spéculation. La réussite de Tesla apparait dès lors comme très fragile, est illustre bien les déséquilibres financiers actuels. 

Conséquence des contradictions d’une économie menacée par la spéculation, l’immense fortune qu’a acquis Elon Musk, en exploitant les travailleurs en dépit de la crise sanitaire et en soutenant des coup d’Etats impérialiste, constitue une preuve de plus qu’il faut en finir avec ce système absurde et inégalitaire qu’est le capitalisme. 

 

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Des faits et une propagande récents qui illustrent cette donnée à l'encontre de la caractérisation de la Chine comme société capitaliste :

contrairement au monde capitaliste occidental où la propriété privée des moyens de production rend intouchables les grands propriétaires privés et consacre l'état comme instrument à leur service contre le monde du travail,

les grands capitalistes chinois doivent eux rendre des comptes à la puissance publique et se soumettre aux objectifs de la politique économique définie comme relevant de l'intérêt général.

Une lecture des faits qui fait litière de la prétention occidentale à identifier la liberté d'exploiter sans entraves avec la liberté du peuple à vivre dignement !

_______________________________

REPRIS du site Initiative Communiste

 

Avec cette belle unanimité qui la caractérise, la presse pluraliste du monde civilisé nous invite désormais à pleurer sur le sort de , célèbre  mystérieusement disparu. Le malheureux homme d’affaires va-t-il reparaître un jour, ou sombrer dans les oubliettes d’un régime totalitaire prêt à tout pour asseoir sa domination ? Va-t-il finir dans un camp de concentration, triste compagnon d’infortune des pauvres  qui n’ont pas encore été mangés tout cru ? Est-il en train de sarcler les pommes de terre dans une exploitation agricole, de manier la pelle à charbon dans une centrale thermique, ou bien, peut-être, de se préparer une infusion de chrysanthème dans une obscure maison de retraite pour capitalistes récalcitrants ?

En fait, rien de tout cela. Sa famille a déjà annoncé qu’il était chez lui, bien portant, et qu’il préférait faire profil bas un certain temps vu les circonstances. Voilà, inutile de pleurer devant le poste de télé, Jack s’est simplement fait remonter les bretelles. Pourquoi ? Parce qu’il est trop gourmand. La firme qu’il a créée est en train de conquérir une position monopolistique et elle a tendance à assujettir ses partenaires à des règles exorbitantes. Révélés à l’automne dernier, les démêlés du groupe avec l’autorité régulatrice des marchés financiers sont la conséquence de cette attitude conquérante, confrontée à une politique antitrust dont le gouvernement chinois ne se prive pas de réaffirmer à cette occasion la pertinence.

Nous sommes tellement accoutumés, en Occident, à voir les multinationales faire la pluie et le beau temps, que l’intervention de l’État est présentée comme une violation des droits de l’homme. Mais l’économie chinoise est une économie mixte où, depuis les réformes, un puissant secteur privé coexiste avec le secteur public. Outre un appétit démesuré, Jack Ma a alors commis une deuxième erreur : il a ouvertement critiqué la politique des banques chinoises. Or le secteur bancaire, en , appartient majoritairement au secteur public. Il n’est pas le tiroir-caisse de ses actionnaires privés, mais l’instrument privilégié des politiques publiques.

Faire le procès des banques, c’est donc porter le fer contre la politique économique du gouvernement. Lorsqu’on s’appelle Jack Ma, et qu’on détient la deuxième fortune du pays, on doit savoir rester à sa place : celle d’un puissant opérateur privé, certes, mais qui n’a aucune légitimité pour intervenir dans la détermination de la politique économique. La seule autorité détentrice de cette légitimité, c’est le parti communiste, auréolé de sa victoire historique, fort de ses 90 millions d’adhérents et comptable des résultats qu’il a obtenus dans le développement du pays.

La Chine contemporaine dérange nos habitudes de pensée, et tenter d’en élucider la complexité en appliquant des catégories inadéquates est le plus sûr moyen de s’abuser sur le sens des événements. Les réformes lancées par Deng Xiaoping ont injecté dans l’économie chinoise une dose massive de capitalisme, et les inégalités sociales, de revenu et de patrimoine, se sont envolées. En Chine, les odes au communisme côtoient la saga des nouveaux milliardaires, et l’exaltation des valeurs socialistes la consécration de l’enrichissement privé.

Réalité complexe, contradictoire, mais il s’avère que cette contradiction permanente est le moteur d’un développement qui vaut aujourd’hui à la Chine le titre de première puissance économique en parité de pouvoir d’achat, de première puissance exportatrice mondiale, de premier investisseur dans les énergies renouvelables, sans compter un système éducatif qui occupe le premier rang dans les dernières évaluations internationales et une espérance de vie moyenne désormais supérieure à celle des États-Unis. Ces performances ne font pas de la Chine un eldorado, les contradictions sociales y sont palpables, et la montée de l’individualisme y menace la cohésion de la société. En attendant, l’amélioration continue des conditions d’existence de la population, parce qu’elle est une priorité politique, assoit la légitimité du pouvoir exercé par le parti communiste.

Indéchiffrables tant qu’on applique les catégories occidentales, les paradoxes de la Chine actuelle nécessitent aussi une mise en perspective historique. Sur le drapeau de la République populaire de Chine, la grosse étoile représente le parti communiste, investi d’un rôle dirigeant qui n’est pas négociable. Les quatre petites étoiles figurent les classes sociales qui participent au développement du pays : la classe ouvrière, la paysannerie, la petite bourgeoisie et la bourgeoisie nationale. Ce pacte fondateur a connu bien des vicissitudes depuis 1949 : la Chine maoïste était beaucoup plus pauvre et nettement plus égalitaire. Ce qui n’a pas varié, c’est le pilotage de l’économie chinoise, qui a toujours été confié à la main de fer de l’État, et non à la main invisible du marché. La modeste affaire Jack Ma rappelle que la Chine post-maoïste a des milliardaires, mais que ces derniers n’y exercent pas le pouvoir.

Publié par FSC

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Pro-Trump et Gilets jaunes,
 
même combat ? Certainement
 
pas !

 

Alors que les images de militants pro-Trump envahissant le Capitole à Washington se multiplient sur les réseaux sociaux, nombre de journalistes et d'internautes ont comparé cette action aux Gilets jaunes marchant vers l'Elysée. Une comparaison bien loin de la réalité de ces deux mouvements.

 

Envahissement du Capitole

Crédits photo : AFP/Bertrand Guay

 

La classe dominante française compare les trumpistes aux Gilets jaunes

 

« Bravo aux Gilets jaunes de France ! » aurait scandé un milicien d’extrême droite ayant participé à l’envahissement du Capitole à Washington, selon le correspondant aux États-Unis de Paris Match. Le syndicat des commandants de police Synergie se permet le même parallèle sur Twitter, publiant une photo du conspirationniste Jake Angeli, membre de QAnon et fervent défenseur de Donald Trump, paré de cornes et d’un bonnet de fourrure à côté de la photo d’un homme vêtu d’un gilet jaune et portant un casque à cornes.

Les médias s’en sont depuis donnés à cœur joie. Tandis que les journalistes de Radio Classique titrent « Capitole envahi par les pro-Trump : le rêve des Gilets jaunes ? » et concluent en déclarant que « le comportement des trumpistes mauvais perdants et jusqueboutistes pourrait donner des idées » au mouvement des Gilets jaunes, on peut lire sur Atlantico que : « Ces scènes évoquent en partie les manifestations des Gilets jaunes en France et notamment les débordements et les actions violentes menées à l’époque à l’Arc de Triomphe ou au siège du ministère occupé par Benjamin Griveaux. »

C’est la même rhétorique qu’utilisent bon nombre de personnalités politiques, à l’instar de Prisca Thevenaud, porte-parole de LREM à l’antenne de BFMTV.

Même son de cloche du côté de Jean-Louis Gagnaire, ancien membre du PS devenu un fervent soutien de Macron.

Ces analogies s’appuient essentiellement sur le fait qu’en se concentrant sur l’Élysée ou l’Arc de Triomphe, les Gilets jaunes ciblaient des lieux de pouvoir, tout comme les manifestants pro-Trump ayant envahi le Capitole. Mais la comparaison ne peut aller plus loin.

Derrière ce raccourci il faut voir une volonté de réduire le mouvement des Gilets jaunes à des militants d’extrême-droite. Ainsi, Darmanin avait dit que les Gilets Jaunes, « c’est la peste brune qui a manifesté sur les Champs-Elysées ». C’est un moyen également de décrédibiliser les mobilisations, par peur d’un retour de lutte sociale dans un contexte de crise économique et de gestion désastreuse de la crise sanitaire que les macronistes se sont empressé de faire un parallèle qui n’ pas lieu d’être. Du côté de l’opposition c’est aussi un moyen de rappeler à Macron ses échecs et à la contestation qu’il a du affronter.

 

Gilets Jaunes et pro-Trump deux mouvements que tout oppose

 

Ce qui faisait à la fois la force et la limite du mouvement des Gilets jaunes, c’est leur farouche détermination à rester indépendant de toute représentation politique, refusant les leaders auto-proclamés et les rapprochements avec des paris politiques. A mille lieues des trumpistes, défendant corps et âme un milliardaire d’extrême-droite ayant été au pouvoir de la plus grosse puissance impérialiste mondiale durant quatre ans.

Et surtout, les Gilets jaunes scandaient « Macron démission », s’accordant sur le rejet du président et son incarnation du pouvoir, tandis que les militants pro-Trump jouissent du soutien à peine voilé de leur idole qui a déclaré « Nous vous aimons, rentrez chez-vous en paix », justifiant leurs actions en décrétant que c’est « ce qui arrive quand une victoire sacrée absolue leur est retirée d’une manière aussi peu cérémonieuse et violente. »

Si les Gilets jaunes se distinguent notamment par leur hétérogénéité politique, il est important de rappeler que nombre d’entre eux ont défilé au côté du Comité Adama, emblématique de la lutte anti-raciste en France, au sein du « Pôle Saint-Lazare ». En juillet 2019, des milliers de Gilets jaunes ont participé à la marche pour exiger justice et vérité pour Adama, dans plusieurs villes du pays. Outre-Atlantique en revanche, tout sépare les militants d’extrême-droite ayant envahi le Capitole des mobilisations anti-racistes qui ont secoué le pays après la mort de George Floyd. Suprémacistes blancs, néonazis tatoués de croix gammées, les soutiens de Trump sont bien loin de « antifa infiltrés » dénoncés par l’entourage de Trump.

Enfin, la gestion policière des deux mouvements permet de montrer la claire démarcation qui existe, autour du rapport à l’État et à la répression. A un an du mouvement des Gilets jaunes, David Dufresne décomptait parmi les manifestants au moins « un mort, 24 éborgnés, 5 mains arrachées, 315 blessés à la tête ». Du côté des trumpistes, soutenus par le président sortant, c’est un tout autre scénario : les policiers leur ont ouvert les portes du Capitole, certains allant jusqu’à se prendre en selfie avec les manifestants.

Alors que les trumpistes comptent dans leurs rangs les éléments les plus réactionnaires et conservateurs de la population états-unienne, dont l’unique objectif est de défendre l’ordre établi, ils ne peuvent en aucun cas être comparés aux Gilets jaunes qui ont fait tremblé le pouvoir le 1er décembre 2018, obligeant Macron à se réfugier dans son bunker et à préparer sa fuite en hélicoptère. Les premiers incarnent la défense de l’impérialisme américain et ce qu’il entraîne d’oppression et d’exploitation, tandis que les deuxièmes, dans une révolte subversive, remettaient en question les inégalités structurelles qui traversent la société.



 

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REPRIS du site de Nicolas MAURY

 

 

Il l'explique dans le Moustique (magazine) : “Je lie vraiment ça avec mon mandat. (...) c’est la question d’être connecté, de garder les pieds sur terre, d’être en contact sans arrêt avec la base.” 

"Au contact des travailleurs, je fonctionne comme une éponge. C’est la vie des gens, leurs problèmes au boulot, à la maison, ceux de leurs enfants ou de leurs parents en maison de repos. Je prends énormément d’informations.” C'est à partir de là qu'il fonde son travail parlementaire. 

D'ailleurs, note Moustique, "plusieurs députés d’autres partis lui reconnaissent des propos pertinents sur ses thématiques fétiches. L’un d’eux: “ Quand ça parle de la classe ouvrière, on sent qu’il vient du cru”. 

 

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Et ce ne sont pas les choix actuels des pouvoirs de l'oligarchie occidentale en temps de pandémie mondiale qui viendront contredire cette appréciation qui date pourtant du XIXe siècle !

 

 

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SOURCE : http://www.cecilia-zamudio.blogspot.com___________________

REPRIS du site de Danielle BLEITRACH

de notre camarade Cecilia Zamudio, depuis la connaissance chèrement acquise par l’Amérique latine des pseudos alternatives des Etats-Unis voici la mise à nu d’une opération médiatique sur l’aliénation des masses par le racisme, la confusion mentale et les illusions d’un progressisme aux Etats-Unis. Il n’est pas difficile de voir l’équivalent en France quand on voir à travers la palinodie du Capital une pseudo-opposition entre Marine le Pen et autres soutenant Trump et le camp libéral s’indignant pour mener la même politique. (note de Danielle Bleitrach)

1.06.2021

Cirque, propagande et fable de « démocratie » sous la dictature du Capital : pèlerins fanatiques au Capitole

par Cecilia Zamudio

À propos de l’occupation momentanée du Congrès étasunien par les hordes fanatiques du courant Trump, qui ont fait irruption dans le Capitole le 6 janvier 2021 avec une étonnante facilité, il faut avoir en tête que les forces répressives ne laissent habituellement pas entrer les manifestations au Congrès. Les manifestations de masse du “Black Lives Matters” contre les assassinats réitérés de la population afro-descendante par les forces de police étasuniennes, n’ont jamais pu passer le cordon de police. 

Les manifestations contre les guerres impérialistes, ni aucune des manifestations remettant en cause d’une manière ou d’une autre le système établi, n’ont pas non plus pu franchir la barrière policière ; mais c’est par contre avec une étonnante facilité que sont entrées les hordes fanatiques de la droite la plus aliénée, qui n’ont évidemment aucune revendication de fond, structurelle, contre le système établi.

Les assaillants tolérés dans le Congrès, représentent la population la plus aliénée par ce système, leur action, en appui d’un magnat capitaliste face à une autre candidature également fonctionnelle pour le pouvoir économique, s’est déroulée avec passion car ils croient vraiment que soutenir un magnat capitaliste face à un autre c’est “lutter pour la liberté” (évidemment leur concept de “liberté” est l’escroquerie imposée par ce même système). C’est pour cela qu’ils les ont laissés entrer. Ce n’est qu’après le déploiement d’un spectacle de selfies et d’images rocambolesques que les forces répressives sont intervenues pour expulser les “pèlerins”.

Parmi les occupants du Congrès, fanatiques religieux, nationalistes, militants de l’aberrante “suprématie blanche” et autres aliénations, s’est distingué par sa tenue un homme portant un couvre-chef en fourrure à cornes et la poitrine découverte, remplie de symboles contradictoires, qui s’est même fait photographier à la tribune du Congrès et pendant des échanges verbaux avec la police inhabituellement “aimable”.

Dans une interview d’il y a quelques mois, le sujet, du nom de Jake Angeli, exprimait la pensée anticommuniste et saturée de confusion que l’appareil d’aliénation du capitalisme a réussi à répandre chez de nombreux individus. Angeli déclarait que son objectif était : «récupérer notre nation face aux communistes et des mondialistes qui ont infiltré notre gouvernement jusqu’au plus haut niveau pour le détruire de l’intérieur et créer un nouvel ordre mondial»[1].

Dans la pensée confuse que les moyens d’aliénation de la bourgeoisie sont arrivés à imposer à des esprits comme celui d’Angeli, il y a une incohérence destinée à empêcher toute possibilité d’analyse et de compréhension de la réalité. L’idée est de semer la confusion pour exalter le fascisme fonctionnel à la bourgeoisie, le fascisme qui feint de remettre en question l’injustice tout en la renforçant. Cette confuse pensée fascistoïde ne comprend pas que l’ordre mondial actuel c’est le capitalisme, que le capitalisme est transnational et qu’il opère son pillage au niveau mondial, qu’il augmente chaque jour l’exploitation et le pillage. Cette pensée confuse ne comprend pas qu’il n’y a aucun “nouvel ordre” dans l’augmentation de l’exploitation mais que c’est l’évolution logique du système actuel, que le caractère “mondialiste” est consubstantiel de l’expansion capitaliste et que le magnat Trump lui-même, perpètre le pillage capitaliste au niveau local et mondial alors même qu’il se gargarise avec un discours “protectionniste” pour tromper ses hordes ; que le communisme auquel ils vouent tant de haine n’a justement rien à voir avec le capitalisme. Les sujets à ce point aliénés ne comprennent pas que ce qui les opprime dans le système actuel ne sera pas changé par un “messie” ni par un magnat capitaliste, au contraire. Il faut remettre en question ce système à la racine pour apporter des changements en faveur de l’émancipation humaine et de la nature, et non défendre le fascisme systémique.

L’ignorance est le terrain fertile du fascisme ; l’ignorance est favorisée par le capitalisme, un système de profonde injustice sociale dans lequel la classe dominante maintient son hégémonie par l’aliénation et la violence répressive; le fascisme est l’outil de choc de la bourgeoisie pour perpétuer le capitalisme. Ainsi la bourgeoisie s’assure, au travers de l’aliénation, que ce soient les opprimés eux-mêmes qui défendent avec ferveur leurs oppresseurs.

Après tout le cirque, le Congrès a rendu effective la présidence de Biden, une autre carte du capitalisme. Nous ne devons pas nous leurrer, quel que soit le caractère répugnant de Trump et de ses hordes, sur le caractère tout aussi impérialiste et prédateur de la nouvelle présidence des États-Unis.

Tout ce cirque sert aux médias étasuniens et internationaux pour alimenter leur propagande destinée à faire croire à la prétendue “alternance démocratique” qui n’est qu’un leurre dans le capitalisme, car ce sont toujours les mêmes pouvoirs économiques qui gouvernent, indépendamment du nom du président en exercice. Mais ils feront couler des rivières d’encre et satureront les émissions avec le thème de la prétendue “démocratie en danger et retrouvée”, afin de soutenir les mécanismes plus que discrédités d’un système pourri.

Consolider la tromperie d’une prétendue “démocratie” sous le capitalisme est la pierre angulaire du récit qui perpétue le système. D’autant plus s’il s’agit de la puissance impérialiste qui a déchaîné le plus d’agressions contre les libertés des peuples du monde au cours du siècle dernier, qui a promu le plus de coups d’États contre des gouvernements qui ne se sont pas totalement agenouillés devant le pillage capitaliste, qui a mis en place le plus de plans d’ingérence et d’extermination contre des mouvements révolutionnaires dans le monde entier.

L’impérialisme étasunien et européen a planifié des exterminations massives, entraînant même en techniques de torture et de guerre sale les militaires et paramilitaires de régimes sanguinaires (comme en Colombie, pour citer un génocide colossal contre l’opposition au pillage capitaliste), a déclenché des guerres impérialistes avec leur effrayante charge de bombardements, mercenaires, imposition de régimes totalement asservis au capitalisme transnational (comme il l’a fait contre la Libye, l’Irak, etc.). L’impérialisme a promu le fondamentalisme religieux pour lutter contre les processus d’émancipation des peuples (comme il l’a fait contre l’Afghanistan, en créant les Talibans qui ont détruit l’émancipation afghane et qui règnent encore aujourd’hui sous les auspices des États-Unis), il a promu les bandes telles que les “Maras” et autres groupes paramilitaires (en Amérique Latine) afin de semer le “chaos contrôlé” pour “tuer dans l’œuf” toute possibilité d’organisation politique solide à caractère de classe, qui remette en cause le pillage capitaliste. Il a bloqué et saboté des pays (comme Cuba) dans une tentative constante d’effacer de la surface de la terre toute tentative de système socio-économique autre que le capitalisme.

Les États-Unis et l’Europe, dans leur profond caractère impérialiste et antidémocratique, ont besoin de ré-impulser de temps en temps la fable de la “démocratie”, et plus encore dans des moments historiques d’accélération exponentielle de l’accumulation capitaliste et d’accentuation des antagonismes de classe, quand l’injustice sociale hurle sa souffrance même au sein des métropoles capitalistes.

La “crise” de Trump, bon connaisseur des mécanismes réels du système, fait peut-être partie d’un macro théâtre ou peut-être est-ce la véritable crise de nerf d’un mégalomane ; ce qui est clair, c’est comment l’appareil médiatique du système met en scène ses cirques.

La bourgeoisie organise et règle au millimètre le jeu électoral (surtout dans des pays comme les États-Unis), pour que la classe ouvrière croie qu’elle “choisit” quelque chose. Alors qu’en réalité c’est la bourgeoisie qui dicte dans une large mesure qui on “élit”, car, sans les sommes de plusieurs millions de dollars, personne ne peut faire campagne et c’est précisément la bourgeoisie qui finance ses candidats (parfois plusieurs en même temps) qui lui rembourseront l’investissement avec bénéfices en se servant des budgets de l’État. Les budgets publics (argent récolté par les contributions de tous) sont régulièrement utilisés pour enrichir les plus grandes fortunes : les gestionnaires de l’État bourgeois injectent des sommes milliardaires dans la banque privée, la grande entreprise, le complexe militaro-industriel, des multinationales colossales, laissant de maigres miettes pour les budgets de la santé, de l’éducation, des retraites, des services sociaux, etc. Sous la forme de “contrats”, “exonérations d’impôts”, “subventions” (etc.) les États bourgeois effectuent un transfert constant de l’argent public vers le capital privé.

Ils nous vendent l’escroquerie majuscule que sous le système capitaliste existe la “démocratie” (pouvoir du peuple, étymologiquement) alors qu’en réalité c’est la classe bourgeoise qui dicte ce qu’on fait et comment on le fait. Le concept de dictature du Capital est sans doute celui qui correspond le plus à la réalité que nous vivons, puisque les diktats d’une poignée de capitalistes s’imposent à l’immense majorité de la population, à travers différents mécanismes. La propriété des moyens de production assure à ceux qui les possèdent le pouvoir sur la classe ouvrière, obligée a vendre sa force de travail pour subsister ; la propriété des médias et de l’industrie culturelle assure l’aliénation voulue par la classe dominante ; l’appareil de l’État bourgeois assure l’ordre social injuste tout en revêtant l’illusion de “démocratie” ; la répression et même la violence génocidaire se chargent de réduire les opposants à l’exploitation.

En tant que classe ouvrière, il est important que nous cherchions à discerner la paille du grain, que nous comprenions le fonctionnement structurel du système actuel qui nous opprime, que nous ne succombions pas aux tromperies de la bourgeoisie et au continuel cirque destiné à maintenir notre vision à la surface, que nous élevions les niveaux de conscience pour pouvoir nourrir la lutte nécessaire pour abolir le capitalisme et toute sa barbarie, pour abolir ce système de classes qui détruit l’humanité et la planète._________________

 

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