SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Si la grève est actuellement suspendue suite à l’ouverture de négociations, les salariés d’Orano R Melox dans le Gard n’avaient pas hésité à partir en grève reconductible, à l’appel notamment de la CGT, pour mettre la pression sur une direction qui n’affiche que du mépris pour les travailleurs et qui refusait en bloc leurs revendications concernant l’obtention d’une prime compensant un intéressement non perçue cette année mais aussi une augmentation des salaires sous forme d’un talon de 40€ uniforme pour tous les salariés.

Gard. À Orano Melox, une grève reconduite 7 jours face à une direction qui reste sourde aux revendications

Crédit photo : Facebook Orano Cycle Melox

Face à une direction qui ne voulait rien entendre des demandes des syndicats - l’obtention d’une prime ainsi que d’une revalorisation des salaires dans le cadre des négociations annuelles obligatoires demandées par la CGT -, les salariés d’Orano Melox (ainsi que ceux de la Hague appartenant à la même entité) décidaient de partir en grève reconductible à partir du 11 février.

La grève, appelée par la CGT et le reste de l’intersyndicale, a donc été votée lors d’une assemblée générale des salariés en lutte le 9 février dernier comme moyen pour durcir le rapport de force avec la direction. Dès le 11 février au matin, c’est donc plus d’une centaine de salariés de Melox qui se sont mis en grève et se sont organisés pour pouvoir tenir le piquet de grève les jours suivants à l’entrée du site.

 

De jour en jour le piquet s’est poursuivi et la grève est reconduite à l’issue de votes. Le bras de fer se poursuit sans obtenir d’avancées concernant leurs demandes, jusqu’au 18 février où la grève sera finalement « suspendue ». Comme nous l’explique Gilles Noirez, délégué syndical CGT : « la grève n’est pas terminée » : les salariés se réservent en effet le droit de reprendre leur mouvement si les propositions de la direction ne les satisfont pas.

Sept jours de grève en continu pendant lesquels la production a été bloquée. Une perte pour l’entreprise qui s’approcherait de l’équivalent du montant des revendications portées par l’intersyndicale, estime le délégué CGT. Orano R Melox vient s’ajouter à la liste des conflits locaux qui montrent qu’il existe une volonté de se battre à la base, tandis que les directions syndicales brillent par leur silence et l’absence de plan de bataille à la hauteur. Alors que la crise économique touche des centaines de milliers de personnes, il est indispensable de penser une riposte à la hauteur pour que ce ne soit pas notre camp social qui soit sacrifié par le patronat.

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SOURCE : L'Humanité

 

Deux semaines après l’audience du 8 février dernier, le tribunal a décidé de relaxer Hervé Ossant, le secrétaire départemental de la centrale. Il était accusé d’avoir giflé un policier lors d’une manifestation. Une vidéo a permis de le disculper.

Le tribunal de Bobigny a relaxé Hervé Ossant ce lundi. Le secrétaire départemental de la CGT 93 était accusé d'avoir giflé un policier lors d'une manifestation organisée en octobre 2019 devant la préfecture, en soutien au service public de la Seine-Saint-Denis.

Les faits avaient d'abord été considérés comme des violences. Ils avaient été requalifiés en outrage lors de l'audience du 8 février dernier. « C'est une victoire de la vérité contre le mensonge éhonté de personne dépositaire de l'autorité publique, écrit la CGT dans un communiqué de presse. C'est aussi une victoire de nos libertés syndicales. »

Hervé Ossant était poursuivi pour avoir donné une gifle à un policier, alors qu'il affirmait avoir seulement fait tomber le calot du gardien de la paix. C'était parole contre parole. Mais lors de la manifestation du 31 octobre 2019, qui rassembla une quinzaine de militants cégétistes, l'un d'eux avait filmé la scène avec son smartphone. En l'occurrence, c'est Abdel Saidi, élu depuis maire de Bobigny, qui a immortalisé ces instants.

Cette vidéo montrait bien un couvre-chef s'envoler mais nullement un soufflet sur la joue du policier. Le procureur l'avait lui-même admis : « Il y a eu une grosse foire d'empoigne, mais on ne peut pas en déduire qu'il y a eu gifle. » Il avait donc demandé la requalification des faits en outrage.

Cette vidéo est maintenant brandie par le syndicat qui la place au cœur de son combat : « Cette décision rappelle l'utilité de la liberté de filmer, d'informer alors qu' une sombre loi dite de sécurité globale souhaite l'entraver », martèle le syndicat.

Fort de sa relaxe, Hervé Ossant ne souhaite pas en rester là. « Il faut que toute la lumière soit faite sur ces policiers qui ont menti sciemment, insiste-t-il. Nous réfléchissons aux suites à donner ».

 Bobigny, le 8 février 2021. Sur le parvis du tribunal judiciaire, Hervé Ossant (à droite), secrétaire départemental de la CGT 93, échange avec Philippe Martinez, secrétaire général de la centrale.
Bobigny, le 8 février 2021. Sur le parvis du tribunal judiciaire, Hervé Ossant (à droite), secrétaire départemental de la CGT 93, échange avec Philippe Martinez, secrétaire général de la centrale.

Bobigny, le 8 février 2021. Sur le parvis du tribunal judiciaire, Hervé Ossant (à droite), secrétaire départemental de la CGT 93, échange avec Philippe Martinez, secrétaire général de la centrale.

LP/N.R.

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SOURCE : France Bleu

 

Gros dimanche de mobilisation à Viviez près de Rodez en Aveyron. Plus de 2000 Aveyronnais sont venus soutenir les salariés de la fonderie. La société de métallurgie Jinjang SAM (ex-SAM Technologies) est dans l'attente d'une proposition ferme de rachat, 365 emplois sont en péril.

2.000 personnes mobilisées pour soutenir la SAM dans le bassin de Decazeville en Aveyron

Salariés, habitants, syndicalistes et maires ont affiché leur soutien à la société aveyronnaise de métallurgie. © Radio France - Louis Fontaine

La situation se tend dans le bassin de Decazeville. Salariés et habitants s'inquiètent de l'avenir de l'ex-SAM Technologies. Cette fonderie d'alliages d'aluminium se nomme "Jinjiang SAM" depuis son rachat en décembre 2017 , alors qu'elle était déjà en redressement judiciaire. 

 

Véritable poumon économique pour Decazeville et ses communes alentours, la SAM attend une offre de reprise ferme pour sauver les 365 salariés de la fonderie. Renault, son client quasi unique, et les pouvoirs publics cherchent à faire émerger une solution de reprise par un fondeur espagnol.

Toute une population derrière la SAM

Ils étaient nombreux ce dimanche à avoir répondu à l'appel de la CGT devant la fonderie. Des habitants de Decazeville, d'Aubin, de Viviez ont répondu présent. Bernard, Decazevillois depuis sa naissance, voit le bassin industriel dépérir depuis 20 ans : "On est en train de mourir ici. Je vois les gens déserter le bassin. _Les jeunes quittent la ville_. Les équipes sportives n'attirent plus. Le peu de magasins que nous avons ferment petit à petit. C'est catastrophique pour nous si on perd la SAM" regrette Bernard. 

Karine vit à Aubin, non loin de Viviez. Elle a fait le déplacement pour pointer du doigt le groupe chinois Jinjiang : "Il y a quatre ans, les Chinois devaient investir. Il ne s'est rien passé. Les machines sont détériorées. Si la SAM ferme, que va-t-il rester ? L'hôpital ? La maison de retraite ? C'est triste pour le bassin".

Decazeville perd ses habitants au compte-goutte

Philippe Martinez a fait le déplacement de Paris pour apporter son soutien. C'est la troisième fois que le secrétaire général de la CGT se rend sur ce site : "Quand nous avons ici une usine avec autant de savoir-faire, de technicité, on la soutient. Plutôt qu'envoyer les pièces aux quatre coins du monde, autant le faire ici, dans un bassin industriel fiable. _On doit continuer à favoriser le circuit-court_. Je vais continuer à interpeller le gouvernement qui est le premier actionnaire de Renault pour que le constructeur automobile continue à donner des charges de travail à la SAM" promet Philippe Martinez.

Le maire et président de la communauté de communes de Decazeville François Marty ne supporte plus de voir son territoire amputé de ses piliers économiques : "Il y a 1000 familles derrière la SAM. Vous imaginez si ces 1000 familles quittent l'agglomération ? C'est tout l'aménagement du territoire qui est en danger". Le maire espère maintenant que l'Etat et Renault vont s'accorder pour sauver son bassin industriel.

À l'époque, on était 15.000. Aujourd'hui Decazeville ne compte plus que 6.500 habitants" François Marty, maire de Decazeville.

Des salariés désabusés 

Alain fait partie des plus anciens de la SAM. Il a peur pour lui et ses collègues : "On nous a promis de favoriser les fonderies françaises comme ici à Viviez. Rien. Le groupe chinois devait nous aider. Rien. On est dans l'attente d'un repreneur pour pouvoir se projeter".

Les salariés de la SAM réclament désormais une table ronde avec Renault, les acteurs, les actionnaires.

La Région demande une table-ronde avec l'Etat, Renault, les élus locaux. Nous n'avons pas reçu de réponse à notre lettre du 11 février. — Nadia Pellefigue, vice-présidente en charge du développement économique à la Région

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Le momentané " quoi qu'il en coûte " ne durera pas!

Forcés d'en appeler à l'intervention de l'état et de révéler donc en creux l'incapacité de l'initiative privée d'apporter des solutions à la crise, les forces " libérales" préparent déjà des lendemains de serrage de vis et d'austérité ... POUR LE PEUPLE ET LES TRAVAILLEURS.

C'est ainsi qu'ils psalmodient : " il va bien falloir payer la dette ", tandis que de son côté l'Union européenne pousse à la poursuite des contre réformes, celle des retraites, de l'indemnisation du chômage, des privatisations et de la casse des services publics comme celui de l'énergie.

 

 

Et l’ineffable,

 

 

FACE à cela,

non pas le dialogue social auquel appellent le MEDEF, le pouvoir macronien et la CFDT,

MAIS,

la lutte et la résistance, CAR souvenons nous,

 

 

Et contrairement à ce qu'affirme mensongèrement France inter occupée à célébrer Léon Blum, les congés payés ne résultent pas de la politique de non-intervention et d'apaisement, MAIS des grèves et des occupations d'usine.

Et constatons en cette occasion, cette une tendance permanente de l'idéologie bourgeoise d'effacer la trace de l'intervention populaire !

Publié par FSC

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SANTÉ AU TRAVAIL : une LOI SCÉLÉRATE pour les travailleurs

La proposition de loi « renforcer la prévention en santé au travail » portée par la députée Lecoq vient d’être débattue et adoptée à l’assemblée.

Dans la droite ligne de son rapport et de l’Accord National Interprofessionnel (ANI) du 10 décembre 2020 rejeté par la CGT, cette proposition entérine, de notre point de vue, une réforme régressive pour les travailleurs.


Nous pouvons affirmer qu’elle s’inscrit pleinement dans le contexte de réformes systémiques ultra libérales engagées par Emmanuel Macron et vient compléter les réformes dites de « dialogue social » qui ont fusionné les IRP, mis en place les CSE et supprimé les CHSCT. Située aussi sur la même ligne que la réforme de la formation professionnelle, de l’assurance chômage et de celle que le gouvernement souhaiterait voir aboutir malgré la forte mobilisation des travailleurs et rejetée par tous, celle des retraites.


Ce projet de loi dit de « renforcement de la prévention en santé au travail » vise, surtout, à déresponsabiliser les employeurs en termes de santé et de sécurité pour les travailleurs. Par la création d’un passeport prévention qui recenserait toutes les formations suivies en santé et sécurité au travail, c’est un réel transfert de responsabilité sur les travailleurs eux-mêmes qui devront se plier aux consignes apprises même si l’organisation du travail ne le permet pas.


Cette loi réorganise la médecine du travail en donnant, entre autres, une délégation des fonctions et missions du médecin du travail aux infirmiers. Elle amène un décloisonnement de la santé au travail et de la santé publique avec l’accès en l’occurrence au Dossier Médical Partagé (DMP) par le médecin du travail.


Elle modifie, également, les visites de pré-reprise et de reprise après une maladie et/ou un accident du travail. En effet, il est créé dans le texte final un RDV de liaison permettant à l’employeur de rencontrer le salarié avant le médecin du travail. La CGT considère qu’il existe, ici, un risque de pression sur les travailleurs avec, à terme, une multiplication des licenciements pour inaptitude.


Par contre, rien dans l’ANI, ni dans la loi, n’oblige l’employeur à trouver de vraies solutions d’adaptation du poste de travail ou de reconversion dans l’entreprise afin d’éviter le licenciement pour inaptitude.


Cette loi a été votée par les députés le 17 février. Son manque d’ambition à prévenir les risques professionnels ne pourra que laisser se poursuivre une dégradation de la santé au travail, le maintien d’une organisation du travail délétère et des conditions globales de travail toujours aussi néfastes pour la santé et la sécurité au travail. Son passage au Sénat au printemps prochain augure de nouveaux reculs. Nous resterons vigilants !


L’avenir reste sombre pour de nombreux travailleurs mais la CGT continuera son combat pour que chacun travaille dans les meilleures conditions, puisse vivre dignement de son travail et que la réparation, par un départ en retraite anticipé, soit garantie.

Montreuil, le 19 février 2021

SOURCE :


 

Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

A lire et pas peut-être. C'est pour le dialogue social afin de  "repenser le rôle de la démocratie sociale dans la vie démocratique du pays", dit sans rire Geoffroy Roux de Bézieux, le patron des patrons français. En pleine crise économique et sociale, quand les licenciements secs se multiplient et que se discutaillent les plans de sauvegarde de l'emploi (PSE), lesquels ne sauvent que les profits du capital et jamais l'emploi.

 

la CFDT a salué "une bonne démarche" par son secrétaire général Laurent Berger. Yves Veyrier, de FO, a félicité "qu’ai été réinstallé dans les esprits le fait qu’il y a un espace de négociation au niveau interprofessionnel porteur d’avancées pour les droits des salariés", La CFTC s’est déclarée "plutôt favorable au projet". Bref, le réformisme syndical rassemblé a trouvé du grain à moudre pour ses stylos.

Toujours selon le journal La Croix, la CGT a répondu: "Il faut nous laisser le temps d’y réfléchir collectivement."

Si je peux me permettre, étant syndiqué à la CGT, pour la réflexion collective autour du rôle de la démocratie sociale...

Le Medef aux syndicats: "le 17 février, je vous ai écrit une lettre"

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
On apprend que de très nombreux hôpitaux sont devenus des clusters, que des malades y entrent négatifs au Covid et en sortent positifs, voire dans certains cas décèdent.

La raison essentielle de cette situation étant le manque de moyens des établissements (en vaccination des soignants, en insuffisance du nombre de personnels ...).

Et que continue à faire le pouvoir ?

Eh bien il restreint ENCORE les moyens de l'hôpital public !

 

 

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SOURCE : France Bleu

Par , France Bleu Berry, France Bleu

Alors que les établissements hospitaliers viennent de passer en "organisation de crise", l'hôpital de Châteauroux-Le Blanc a décidé de fermer provisoirement 14 lits de chirurgie. La direction parle d'un "ajustement de la capacité d'accueil". La pilule ne passe pas à la CGT.

Hôpital de Châteauroux

Hôpital de Châteauroux © Radio France - Manon Klein

L'annonce a été faite mercredi dernier aux soignants de l'hôpital de Châteauroux-Le Blanc : 7 lits en chirurgie digestive et 7 autres dans le service de chirurgie orthopédique vont fermer provisoirement. 

Pour Karine Jouhanneau, secrétaire CGT du centre hospitalier, cette situation est inacceptable alors que les établissements hospitaliers du pays viennent de passer en "organisation de crise" pour prévenir une aggravation de la situation sanitaire. "On ferme des lits pour récupérer du personnel, parce qu'on a un gros manque d'effectifs" précise la syndicaliste. "On nous demande de passer en "organisation de crise mais avec quelles moyens ? Ça fait un an que cette crise sanitaire à commencé, à un moment donné il va falloir que le ministère de la Santé se réveille et attribue des moyens humains aux hôpitaux et qu'on ouvre des lits de réanimation pérennes."


Avec la fermeture provisoire de ces 14 lits en chirurgie, Karine Jouhanneau déplore par ailleurs une déprogrammation des interventions non urgentes et souligne que "seulement deux infirmières sont récupérées ; ça ne va pas sauver l'hôpital !"

"Non, nous n'avons pas déprogrammé d'interventions" assure Evelyne Poupet, la directrice de l'hôpital de Châteauroux-Le Blanc

[les justifications bidon de la directrice]

Contactée par France Bleu Berry, Evelyne Poupet, la directrice de l'hôpital de Châteauroux-Le Blanc confirme ces fermetures temporaires de lits en chirurgie digestive et orthopédique : "Plus que de fermetures, je préfère parler d'une réorganisation au fil de l'eau. Nous n'avons pas déprogrammé d'interventions dans ces deux activités. Ça veut dire simplement que temporairement, nous n'allons pas admettre de nouveaux patients. C'est une réorganisation interne qui va permettre aux professionnels de se reposer alors que les vacances viennent de débuter. Quand on peut réduire la capacité d'accueil, nous le faisons, nous ajustons au fur et à mesure." 

Evelyne Poupet confirme aussi que ces fermetures temporaires de lits vont permettre également de rééquilibrer les ressources humaines et soulager un peu des services très sollicités : "On continue malgré tout à faire appel à du personnel intérimaire, qui est difficile à trouver", précise la directrice de l'établissement castelroussin.

Même si elles sont temporaires, ces fermetures de lits démontrent en tout cas, après presqu'un an de crise sanitaire, que la situation est très tendue sur la question des moyens humains, alors que beaucoup de soignants ne cachent plus leur lassitude et leur exaspération, à travailler dans des conditions de plus en plus difficiles.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Selon l'économiste David Cayla : « L’électricité repose sur un coût fixe important. On plaque un système de concurrence là où c’est le monopole centralisé qui était efficace. » © Laurent Grandguillot / RÉA

Selon l'économiste David Cayla : « L’électricité repose sur un coût fixe important. On plaque un système de concurrence là où c’est le monopole centralisé qui était efficace. » © Laurent Grandguillot / RÉA

L’Humanité, 20 février 2021

 

Bond de 60 % sur la facture d’électricité en quinze ans, de 3,5 % en février sur le gaz… La dérégulation du marché de l’énergie et le « dopage » subventionné du secteur privé n’en finissent pas de plomber le budget des ménages.

 

C’est devenu une triste habitude pour les foyers français : les prix de l’électricité ont connu une nouvelle hausse, le 1er février, de 1,6 %. Une progression qui devrait coûter en moyenne 15 euros supplémentaires aux ménages par an, d’après la Commission de régulation de l’énergie (CRE). C’est la quatrième année consécutive que la facture grimpe, atteignant une augmentation cumulée de plus de 11 % depuis 2019. Si la CRE, à l’origine de la proposition de hausse des tarifs, et EDF justifient ce renchérissement par des phénomènes conjoncturels liés à la pandémie de Covid 19 – notamment l’ampleur des impayés des entreprises –, les raisons profondes de cette évolution sont plutôt à chercher du côté des choix de l’État en matière de politique énergétique, estiment plusieurs spécialistes de la question.

 

Parafiscalité et profits du privé

 

« Sur une dizaine d’années, les prix de l’électricité pour le consommateur ont bondi de 50 à 60 %, soit trois à quatre fois l’inflation. Quand on regarde les données de manière objective, la majeure partie de la hausse des prix de l’électricité vient de la parafiscalité », explique François Carier, chargé du dossier énergie pour l’association Consommation logement cadre de vie (CLCV). Au-delà de la TVA, c’est notamment la contribution au service public de l’électricité (CSPE) qui pèse lourd dans la balance. Destinée principalement à financer la transition énergétique, cette taxe est en effet passée de 4,50 euros du kilowatt/heure à 22,50 euros du kilowatt/heure en 2016.

« D’un côté, on est favorable aux énergies renouvelables ; de l’autre, on peut se demander si les conditions auxquelles EDF rachète cette électricité à ces acteurs privés ne sont pas trop avantageuses », précise François Carier. En 2018, un rapport particulièrement sévère de la Cour des comptes estimait que l’État s’acquitte chaque année de 2 milliards d’euros pour produire par le solaire… 0,7 % du mix électrique français. « Le gouvernement a fait le choix que le développement de ces énergies soit privé. Or, on fait porter cette politique de subvention vers le privé aux consommateurs, en augmentant le prix de l’électricité », dénonce Aurélien Bernier, auteur du livre « les Voleurs d’énergie ».

Mais, plus fondamentalement, ce phénomène serait surtout un effet de la libéralisation du marché de l’énergie. « Il y a plein de libéralisations qu’on soutient. Mais là, au minimum, il était clair dès le début que la concurrence n’a pas permis de faire baisser les prix et, depuis deux-trois ans, cela les a même fait grimper », estime François Carier.

« La caractéristique de l’électricité, c’est qu’elle repose sur des coûts fixes importants en ce qui concerne la production et la distribution. La construction et l’entretien de centrales nucléaires ou de barrages hydrauliques coûtent très cher. Mais les coûts marginaux en termes de production unitaire du kilowatt/heure sont ensuite très faibles », analyse David Cayla, maître de conférences à l’université d’Angers et membre des Économistes atterrés. « On a voulu plaquer un système de concurrence sur une situation où, en réalité, c’est le monopole centralisé qui était efficace », précise l’économiste.

 

Un cadeau à la concurrence, un « poison » selon le PDG  d’EDF

 

Afin d’organiser ce marché et de le rendre « artificiellement rentable » pour les nouveaux entrants, comme l’explique Aurélien Bernier, l’État a décidé d’imposer à EDF de vendre à prix coûtant un quart de sa production nucléaire à ses concurrents privés. C’est le mécanisme de l’Arenh (accès régulé à l’électricité nucléaire historique), mis en place par le gouvernement Fillon en 2011 après la loi portant sur la nouvelle organisation du marché de l’électricité (Nome). Un cadeau à la concurrence que même le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, a qualifié de « poison », conduisant l’entreprise publique au surendettement.

Mais, pour achever de convaincre ces acteurs privés de rentrer sur le marché, encore faut-il que le prix à la revente soit attractif, de même que la perspective de profits. « Le législateur a décidé que le tarif réglementé allait varier en fonction des coûts de production, mais aussi des coûts de l’électricité en Bourse », poursuit le spécialiste de l’énergie. C’est ainsi que la Commission de régulation de l’énergie se retrouve à proposer, année après année, le rehaussement du tarif réglementé de vente de l’électricité (TRV), pour s’aligner sur les attentes du privé. Pour ces concurrents d’EDF – une trentaine d’entreprises sur le marché français –, c’est tout bénéfice. « Quand les prix en Bourse sont bas, elles vont acheter sur ce marché et n’usent pas leur droit à l’Arenh, mais dès que les prix s’envolent en Bourse, on les voit se ruer dessus », décrypte Aurélien Bernier. Un comportement purement parasitaire, qui n’apporte rien de plus, in fine, au consommateur. « Quand les concurrents d’EDF vous proposent des prix plus bas, c’est qu’en réalité, ils font des économies de bouts de chandelle en délocalisant des services clientèle. Et qu’ils vous présentent des prix hors taxes », ajoute le spécialiste. « Ces acteurs privés ne sont que des revendeurs. Si vous êtes énergéticien et que vous ne savez pas produire de l’énergie, peut-être qu’il vaudrait mieux faire des baraques à frites », tacle François Carier.

 

Pour satisfaire l’Europe libérale

 

Si le système de l’Arenh doit prendre fin en 2025, ce qui est amené à le remplacer n’est pas bien plus réjouissant pour les usagers. « Le gouvernement français est en discussion avec Bruxelles pour faire en sorte que cette mise à disposition de l’énergie nucléaire d’EDF à ses concurrents ne soit plus limitée à 25 % de ses capacités, et que cela continue ad vitam aeternam », alerte le représentant de CLCV. « In fine, le projet phare de l’Union européenne, c’est l’Europe de l’énergie : un grand marché régi par une concurrence au niveau européen entre grands opérateurs », estime Aurélien Bernier.

 

DERRIÈRE HERCULE, UN ENJEU DÉMOCRATIQUE

« Les prix de l’électricité sont fixés sur la base de montages d’une extraordinaire complexité, plus personne n’y comprend rien. On a substitué des formules techniques à un débat démocratique », fustige l’auteur Aurélien Bernier, qui estime qu’une privatisation accrue d’EDF, comme ce que propose le projet Hercule, représenterait un nouveau recul social. À l’image de la campagne populaire de mobilisation autour des Aéroports de Paris, celui-ci espère que cet enjeu d’un grand service public de l’énergie sera porté bien au-delà des seuls salariés d’EDF, qui luttent depuis des mois contre ce projet. Une pétition lancée par l’intersyndicale et déjà signée par plus de 33 000 personnes est disponible sur change.org.

 
Publié par anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Municipales. LREM dévoile l’ampleur de la déroute : 2,2 % des suffrages exprimés !

Plusieurs mois après les élections municipales, le gouvernement s'est enfin résolu, après les avoir dissimulé soigneusement, à dévoiler les scores au niveau national par couleur politique. Ces résultats révèlent l'ampleur de la claque que s'est prise LREM lors de ces élections avec le très mauvais score de 2,2%.

Elections

Crédit photo : Eric Cabanis/AFP Photo

Les élections municipales de cet été ont été sans conteste un fiasco pour le gouvernement. Entre les conditions chaotiques dues à la crise sanitaire, l’abstention record et la déroute pour les candidats LREM, le gouvernement aurait préféré laisser derrière lui cet épisode désastreux. Mais la totalisation des scores au niveau national est enfin sortie, montrant l’ampleur de l’échec de ces élections pour La République En Marche.

Si il était déjà clair que ces municipales étaient déjà un échec pour Macron qui n’a gagné aucune grande ville, si ce n’est dans des alliances, en particulier avec la droite, comme à Toulouse, ces résultats apportent une nouvelle donnée : le parti présidentiel a en effet atteint le score ridicule de seulement 2,2%.

Le gouvernement a longtemps traîné à sortir ces résultats et quand on voit les scores on comprend bien pourquoi. C’est d’ailleurs un député LR, Olivier Marleix qui a fait la demande de publication de ces résultats. Après huit mois d’attente, le gouvernement a enfin publié les scores nationaux par couleur politique, alors qu’ils sont habituellement disponibles publiquement dès le soir des élections.

Les scores plus généraux de ces élections montrent bien la faiblesse de LREM : la gauche (des communistes aux écologistes) fait 36,66 %, le centre (LREM, MoDem et alliés) 15,98 %, la droite (UDI, LR, Debout La France) atteint 33,71 %, l’extrême droite 3,33 % et les listes sans étiquette et « gilets jaunes » rassemblées sous « divers/autres » ont réussi à faire 10,32 % comme l’indique Le Point.

Pour Olivier Marleix, dont on peut comprendre l’intérêt d’une telle déroute tant la droite cherche à se recomposer en vue de la présidentielle 2022, sa position est claire : il s’agit d’une « manœuvre » qui trahit selon lui une « volonté délibérée de dissimuler aux Français l’ampleur de la claque prise par La République en marche ». Il explique également : « En voyant ces chiffres, où LREM atteint seulement 2,22 % sous ses propres couleurs, on comprend bien pourquoi le pouvoir n’est pas pressé de les diffuser. En réalité, cela révèle l’échec d’un ancrage politique qui ne parvient pas à bousculer le paysage local. Autant, il y a une marque Macron, autant ces municipales montrent la grande difficulté pour son parti à exister ».

Bien sûr, ces résultats réellement catastrophiques sont à mettre en perspective avec la stratégie de LREM visant à des alliances avec d’autres forces politiques. Pourtant, ce sont d’autres éléments qui soulignent que le manque d’ancrage est visible. D’abord, le mouvement présidentiel revendique 146 maires élus, et moins de 10000 conseillers municipaux, objectif affiché durant la campagne. Surtout, comme le révélait le Canard Enchaîné en juillet dernier, le mouvement a vu ses effectifs fondre comme neige au soleil : de 418 377 militants en 2017 à environ 20 000 aujourd’hui.

Le score de 2,2 % de LREM « sous ses propres couleurs » aux municipales symbolise donc les grandes difficultés du mouvement présidentiel, qui pourrait à nouveau s’exposer lors des prochaines élections régionales, qui pourraient par ailleurs être reportées selon la situation sanitaire. En soi, LREM, qui s’est aussi largement désagrégé en multiples groupes à l’Assemblée Nationale, ne constitue pas une force politique consolidé dans l’hexagone, et reste structuré essentiellement autour de la figure d’Emmanuel Macron. Une réalité qui laisse ouverte la porte aux recompositions politiques, du centre gauche à la droite, et à une instabilité politique forte, toujours marquée par la crise des grands appareils traditionnels.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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