SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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Plateforme logistique de Savigny-Le-Temple (Seine-et-Marne ) en grève !

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La proposition de loi « renforcer la prévention en santé au travail » portée par la députée Lecoq vient d’être débattue et adoptée à l’assemblée.

Dans la droite ligne de son rapport et de l’Accord National Interprofessionnel (ANI) du 10 décembre 2020 rejeté par la CGT, cette proposition entérine, de notre point de vue, une réforme régressive pour les travailleurs.


Nous pouvons affirmer qu’elle s’inscrit pleinement dans le contexte de réformes systémiques ultra libérales engagées par Emmanuel Macron et vient compléter les réformes dites de « dialogue social » qui ont fusionné les IRP, mis en place les CSE et supprimé les CHSCT. Située aussi sur la même ligne que la réforme de la formation professionnelle, de l’assurance chômage et de celle que le gouvernement souhaiterait voir aboutir malgré la forte mobilisation des travailleur.euse.s et rejetée par tous, celle des retraites.
Ce projet de loi dit de « renforcement de la prévention en santé au travail » vise, surtout, à déresponsabiliser les employeurs en termes de santé et de sécurité pour les travailleur.euse.s. Par la création d’un passeport prévention qui recenserait toutes les formations suivies en santé et sécurité au travail, c’est un réel transfert de responsabilité sur les travailleurs eux-mêmes qui devront se plier aux consignes apprises même si l’organisation du travail ne le permet pas.
Cette loi réorganise la médecine du travail en donnant, entre autres, une délégation des fonctions et missions du médecin du travail aux infirmiers. Elle amène un décloisonnement de la santé au travail et de la santé publique avec l’accès en l’occurrence au Dossier Médical Partagé (DMP) par le médecin du travail.
Elle modifie, également, les visites de pré-reprise et de reprise après une maladie et/ou un accident du travail. En effet, il est créé dans le texte final un RDV de liaison permettant à l’employeur de rencontrer le salarié avant le médecin du travail. La CGT considère qu’il existe, ici, un risque de pression sur les travailleur.euse.s avec, à terme, une multiplication des licenciements pour inaptitude.


Par contre, rien dans l’ANI, ni dans la loi, n’oblige l’employeur à trouver de vraies solutions d’adaptation du poste de travail ou de reconversion dans l’entreprise afin d’éviter le licenciement pour inaptitude.


Cette loi a été votée par les député.e.s le 17 février. Son manque d’ambition à prévenir les risques professionnels ne pourra que laisser se poursuivre une dégradation de la santé au travail, le maintien d’une organisation du travail délétère et des conditions globales de travail toujours aussi néfastes pour la santé et la sécurité au travail. Son passage au Sénat au printemps prochain augure de nouveaux reculs. Nous resterons vigilants !


L’avenir reste sombre pour de nombreux travailleur.euse.s mais la CGT continuera son combat pour que chacun.e travaille dans les meilleures conditions, puisse vivre dignement de son travail et que la réparation, par un départ en retraite anticipé, soit garantie.

Montreuil, le 19 février 2021

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Reportage. Grandpuits, 2e round : « La DIRECCTE a la vie de nos conjoints dans ses mains »

Après 40 jours de grève reconductible, les Grandpuits manifestaient ce jeudi à Melun devant la DIRECCTE du 77, entre les mains de qui se trouve aujourd'hui le plan social de Total. Ils scellent ainsi l'entrée dans le deuxième round d'une mobilisation qui n'a pas dit son dernier mot.

Plan Social

« La DIRECCTE a la vie de nos conjoints dans ses mains ». Au micro Anna, femme de raffineur. Entourés de nombreux soutiens, les Grandpuits ont mené une action symbolique mettant en scène le risque que représente la reconversion de l’usine, où les suppressions d’emplois entraîneront de graves menaces pour la sécurité des ouvriers comme des populations alentours. Reportage de Flora Carpentier

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2020, du fait des mesures de contention de la pandémie, a été la pire année de l'histoire du groupe Renault avec un déficit historique de 8 Milliards. Luca de Meo, directeur général du groupe, avance dans une stratégie de réduction des coûts et de restructuration de la production. Le groupe avait déjà annoncé qui paierait la facture en mai 2020 : 15 000 suppressions d'emploi dans le monde.

Renault entend restructurer sa production et supprimer 15000 emplois dans le monde

Crédit photo : © Renault - L’assemblée générale des actionnaires

Une perte nette historique

Ce vendredi 19 février, le groupe Renault a annoncé ses résultats pour l’année passée : Une perte historique qui s’élève à 8 Milliard d’euros. C’est surtout le premier semestre qui a été catastrophique, avec 7.3 milliard de perte contre un deuxième semestre où la perte n’a été « que de » 660 millions d’euros. Pour autant, le groupe a de quoi voir venir avec plus de 16 milliards d’euros de trésoreries au 31 décembre 2020 dont 5 milliards provenant de prêts garantis par l’État (PGE).

Le groupe avait déjà publié des résultats négatifs en 2019 avec 141 millions de pertes. En effet, côté Renault les ventes se sont réduites de 21,3% en 2020 mais cette perte provient aussi en partie des très mauvais résultats de Nissan, dont le groupe Renault détient 43% et qui pèse à hauteur de 4.9 milliards d’euros sur les affaires. Si l’on prend l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi la perte explose à 15 milliards sur l’année. Vers 14h ce vendredi, le groupe perdait 6,67% de sa cotation boursière au CAC 40. Et ce alors que les concurrents semblent avoir tenu le choc, notamment du coté de Toyota, Général Motors ou Honda dont les résultats a paraître semblent selon les analystes se diriger vers des bilans d’exercice plutôt positif.

Changement de stratégie du groupe : de la part de marché à la haute valeur ajoutée

Le nouveau directeur général Luca de Meo, successeur de Carlos Ghosn, a entrepris un changement de stratégie pour le groupe qu’il a détaillé le 14 janvier dernier. La logique générale de cette nouvelle stratégie est d’à la fois réduire les coûts tout en visant à vendre sur les marchés les plus rémunérateurs, à l’inverse de la stratégie passé qui visait l’extension géographique des ventes et le gain de part de marché face à la concurrence.

Selon le groupe, ces pertes sont en partie liées à la réduction d’activité dû aux mesures sanitaires mais aussi à des problématiques plus structurelles du groupe qui nécessite cette restructuration du groupe, cette « Renaulution » selon le nom du plan stratégique.

Le plan se découpe en trois temps, d’abord de 2021 à 2023 une baisse importante des coûts à hauteur de 3 milliards d’ici 2025. Une réduction notamment sur les aspects de recherche et développement dont l’investissement passera d’actuellement 10% du chiffre d’affaires à moins de 8% en 2025, ainsi que sur le coût de production à l’unité en réduisant de 600 euros les coûts variables sur chaque véhicule produit. L’objectif est ici de maximiser l’extraction de plus-value sur chaque voiture vendue, afin de rentabiliser chaque vente plutôt que de chercher à tout prix l’extension des parts de marché. Ces coupes budgétaires sont à n’en pas douter une réelle attaque contre les conditions de travail dans les unités de production du groupe.

Ensuite de 2023 à 2025 le lancement de nouveaux modèles, principalement électrique afin de maintenir une position favorable des ventes du groupe notamment Europe, avec la volonté de tout même conquérir, du moins maintenir, ses parts de marché sur ce « nouveau marché ».

Enfin à partir de 2025 et jusqu’à 2030, phase sobrement appelé « Révolution » le groupe entend tiré plus de 20% de son chiffre d’affaire d’activité de service, hors de l’automobile avec une nouvelle marque Mobilize. Ici, le groupe cherche à diversifier son activité, ne plus la circonscrire à la production et vente automobile mais en fournissant des services notamment en autopartage, location libre-service de véhicule de ville, ainsi que dans la collecte et la vente de données en lien notamment avec Google.

Une aubaine de restructuration au frais de l’État et des travailleurs pour Renault

Il est clair que le groupe Renault est dans une pente glissante, et semble difficilement pouvoir convaincre les investisseurs de sauter sur les actions du groupe. Pour autant le plan stratégique proposé par la nouvelle direction semble faite sur mesure pour renouer avec la rentabilité et permettre de verser de gros dividendes. En ce sens la crise sanitaire a en quelque sorte constitué un point d’appui pour le groupe afin de s’avancer vers une restructuration d’aubaine, en profitant généreusement des 5 milliards de PGE financés par le contribuable et en s’avançant dans une destruction de l’emploi inédite de 15 000 postes dans le monde dont 4600 en France. Le groupe a annoncé qu’il n’y aurait pas de suppressions de postes supplémentaires à la suite de la publication des résultats, mais cette réalité est à tempérer au vu du nombre d’emplois précaires qui sert de réelles variables d’ajustement. En effet, sur 40 000 travailleurs ce seraient près de 10 000 intérimaires, dont le statut précaire ne nécessite pas de PSE pour les mettre à la porte. Par exemple, si l’on prend les chiffres de 2015 citées par Usine Nouvelle « Dans l’usine Renault de Flins (Yvelines), Fabien Gache, délégué syndical central CGT, fait état de 84 % d’intérimaires au montage ! "Seul l’encadrement est permanent ! On n’a jamais vu ça !" Sur l’ensemble du site, il y a 2 000 intérimaires pour un peu moins de 1 000 CDI chez les ouvriers. »

De manière générale le groupe vise à engraisser les actionnaires et à faire payer sa crise et sa restructuration aux travailleurs, comme le souligné Ali Kaya dans une interview pour Révolution Permanente : « Cette histoire de 5 milliards montre à quel point c’est open bar pour les entreprises. Le gouvernement donne tout ce que veut Renault sans aucune contrepartie ! En 2008 c’était déjà la même chose, et Renault avait transformé ces aides en dividendes pour ses actionnaires, et ça risque à nouveau d’être le même scénario. Le fond du problème pour eux, c’est de savoir comment maintenir les profits malgré la crise. Donc c’est absolument choquant de voir des entreprises comme Renault qui ont fait, depuis la dernière crise de 2008, 25 milliards de bénéfices qui se sont évaporés… enfin pas pour tout le monde évidemment. Maintenant, ils viennent pleurer auprès du gouvernement, alors qu’il s’agit d’un groupe riche à milliards, dont les actionnaires finiront par dilapider l’argent encaissé. Comme d’habitude, quand ça va bien ce sont les actionnaires qui se régalent, et quand ça va mal c’est à nous de payer pour les renflouer ! ».

Cette logique de rentabilité à tout prix, de course au profit, sur le dos des travailleurs est scandaleuse. A l’inverse, afin que les emplois d’aujourd’hui soit maintenu et même augmenter, afin que l’auto-mobile de demain soit plus écologique et disponible à l’ensemble de la population sans gaspillage, il est nécessaire de saisir cette crise du groupe comme une aubaine pour une nationalisation sans rachat et sous contrôle des travailleurs de Renault !

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Chantage aux congés à Grandpuits : la direction "veut faire payer aux grévistes leur détermination"

Les salariés de Grandpuits, en lutte depuis le 4 janvier, sont entrés dans le deuxième round du bras de fer face à Total. « Pour que la lutte s'arrête, la direction cherche tous les moyens, elle tente de mettre les congés des salariés dans la balance », témoigne Adrien Cornet, délégué CGT de la raffinerie.

Grandpuits

Crédits Photo : Flora Carpentier

Révolution Permanente : Les salariés ont reçu de la part de la direction une consigne qui menace leur prise de congés si jamais le planning de démantèlement de l’usine ne se fait pas dans les temps prévus par l’entreprise, comment interprétez-vous ce chantage ?

Adrien Cornet : Total déclare que les demandes de congés seront autorisées sous condition du respect du planning du Grand Arrêt et il termine son mail en disant : « tous les congés seront refusés en cas d’événements entraînant des dépassements d’horaires supérieurs à 8h. », comme, par exemple, des journées de mobilisations extérieures à la raffinerie. C’est un moyen de pression pour faire en sorte que la grève et même les journées de mobilisations s’arrêtent en mettant en balance les congés des salariés.

R.P. : Cette pression intervient à l’aube du deuxième round du bras de fer face à Total. Pouvez-vous nous dire plus précisément quelle est la stratégie de cette nouvelle phase de lutte et le lien que vous faites avec ce nouveau chantage de la direction ?

A.C. : Le conflit va perdurer sous une autre forme, les points de tension que sont la Direccte et la direction au niveau de Total et du CSE Central sont dans le viseur des travailleurs en lutte. Ils veulent maintenir la pression notamment dans de prochaines échéances. Les organisations syndicales ont signé les mesures sociales d’accompagnement ; pour Total ça signait la fin de la procédure et du conflit. Mais ce n’est pas le cas pour les travailleurs, puisque la Direccte a demandé des précisions sur le PSE suite à notre injonction. Ça rend complètement folle la direction de voir la procédure d’arrêt ralentie.

Au sein de la raffinerie, on sent une direction revancharde qui veut faire payer aux grévistes et à la CGT leur détermination. Ils passent en salle de contrôle pour dire que si les mutations sont bloquées ce serait de la faute du syndicat. Des mensonges pour essayer de camoufler que si le processus continue c’est que la direccte nous donne raison sur les manquements au plan social. Les risques psychosociaux et industriels sont totalement impensés : « Des informations majeures sont manquantes sur la période de transition », « la direccte relève l’absence totale de plan de prévention conséquent ». Total, la tête-de-pont du CAC 40, produit un plan social qui n’est là que pour maximiser ses profits au détriment de la sécurité de ses travailleurs.

La direction cible les travailleurs en grève et fait de la CGT son ennemi à abattre pour leur détermination. Pourquoi FO et la CFDT ne sont pas ciblés ? Parce qu’ils ont lâché la lutte sur l’emploi. Aujourd’hui c’est la détermination des travailleurs grévistes, le comité de grève et notamment la CGT qui en fait partie que Total cherche à faire vaciller.

Pour que la lutte s’arrête, la direction cherche tous les moyens, ils sont prêts à priver les travailleurs de leur familles pendant les vacances de février, de Pâques ; une nouvelle fois ce sont les familles qui sont touchées par Total. La lutte ne va pas s’arrêter tant que les raffineurs grévistes seront déterminés, s’en prendre à leurs congés c’est aussi mettre en danger leur vie, fatigue mentale, physique, risque de dépression, risque d’accident accrue, comme si le directeur nous punissait, nous faisait payer le mouvement social.

R.P. : Après 50 jours de grève et autant de manœuvres de la direction pour diviser le collectif et faire arrêter le conflit, on voit toujours les grévistes aussi déterminés, comme à l’action devant la Direccte jeudi dernier où ils étaient présents en nombre. Pensez-vous que cette détermination sera encore une fois la réponse à la pression mise par Total ?

A.C. : Oui, depuis le début, les grévistes font fi des pressions de la direction, qu’elle soit locale ou centrale. On rentre aujourd’hui dans un deuxième round qui est sur le temps long, on reprend le lien avec les équipes, les délégués de lignes. Ce n’est pas au patron, à qui on a imposé durant toute la grève nos modalités de travail, nos conditions, nos revendications, de définir quand partir en vacances, c’est à nous de déterminer quels sont nos besoins et que s’il n’y répond pas on va repartir en grève.

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Carrefour. Nouvelle suppressions d’emplois pour maintenir des bénéfices records

Alors que le groupe voit ses chiffres d’affaires considérablement augmenter, celui-ci perpétue depuis deux ans sa politique de suppression d’emplois et de mépris envers ses employés. Alors que cette année encore son chiffre d'affaire a progressé de 7,8% le géant de la distribution prépare des réductions d'effectifs.

Patrons-Voyous

Crédits : AFP/Loïc VENANCE

Le PDG de Carrefour a annoncé ce jeudi 18 février une "performance commerciale record en 2020”, la meilleure depuis 20 ans. On découvre, en effet, des chiffres historiques : une hausse de 7,8 % du chiffre d’affaire, de 78,6 milliards d’euros, et de 3,6 % en France. Pour Carrefour la crise sanitaire et la fermeture des restaurants a entraîne de forts bénéfices, en effet absolument tous les modèles de vente ont progressé : que ce soit les hypermarchés (+1%), les supermarchés (+6,8%) ou les magasins de proximité (+8,3%). Cela s’explique par le fait que Carrefour fait partie, depuis maintenant plus d’un an et comme ses concurrents, des commerces appelés “essentiels” en temps de pandémie. Ils ont donc été les seuls ouverts pendant une longue période de l’année 2020 et vers qui les consommateurs se tournaient. Les mesures prises pendant le deuxième confinement pour éviter la concurrence aux petits commerces, notamment en fermant certains des rayons, n’ont absolument rien changé. 

Des chiffres attendus par certains syndicats car les négociations salariales annuelles arrivent au même moment que l’annonce de ces chiffres. Mais cette augmentation des profits du groupe Carrefour ne change rien à sa politique concernant les emplois. Celui-ci a annoncé de nouvelles réductions d’effectifs : « En fin d’année [2020], on nous a annoncé trois vagues de départs de 2021 jusqu’à début 2022, sans nous donner de volumétrie ni de plafond” explique Sylvain Macé, au Monde. Ces postes concernent les sièges et se base sur “le volontariat”. Une formule qui peut surprendre dans un contexte de chômage important. Ces annonces illustrent bien les plans de licenciements réguliers depuis bientôt deux ans. En 2019, par exemple, le groupe signait avec FO et la CFE-CGC un accord de rupture conventionnelle collective visant à supprimer 3000 emplois, ces annonces suivaient les coupes de 2018, soit 2400 emplois dans les sièges et 2000 dans les magasins DIA, comme le rapportait alors les Echos

Autre fait des plus importants : concernant les hypermarchés, la direction a proposé une revalorisation des salaires de 0,3%, pour finalement la changer à 0,5 %, associé à une prime de 117 euros conditionnée, bien évidemment, à la présence sur le lieu de travail. Autrement dit, la direction vient de proposer une revalorisation des salaires de 6,15€ pour un Smic mensuel net, comble du mépris. Pas besoin d’étayer pour comprendre la colère des syndicats et des employés de Carrefour. La CGT a pour cela prévu une journée de manifestation le 5 mars.

Les employés des commerces essentiels tels que Carrefour, qu’ils aient été en caisse ou dans les rayons, ont été, et sont toujours, en première ligne de la pandémie. Ils ont notamment été contraint de faire des sacrifices en temps de crise sanitaire notamment sur leurs horaires. Des conditions de travail qui traduisent le manque d’intérêt des directions. Le PDG de Carrefour et comme la plupart des grands patrons préfèrent penser “profits” avant “social” ou même “humain”. Une politique que le groupe renouvelle à travers des coups de com comme la face cachée de l’annonce d’embauche de 15 000 jeunes en décembre qui, en réalité, dissimulait l’arrêt de tout renouvellement de la quasi-totalité des CDD et une baisse drastique des recrutements en CDI, comme nous l’expliquions sur Révolution Permanente. Carrefour se posait alors en tant que sauveur de la jeunesse, très souffrante ces derniers mois, tout en lui proposant des emplois précaires, mal payés et extrêmement fatigants. Finalement, rien de très prometteur pour résoudre la précarité étudiante et le chômage grandissant en France. 

Mais Carrefour ne s’arrête pas là : ce jeudi le groupe a aussi annoncé “ 2,4 milliards d’euros d’économies de coûts additionnels d’ici à 2023 en complément des 3 milliards d’euros déjà réalisés depuis le lancement du plan stratégique.” Ce qui annonce sûrement des licenciements et des délocalisations massives. Des mesures en hausse depuis l’arrivée de M.Bompard au conseil d’administration, en 2017 et qui a lancé ce fameux “plan stratégique” en 2018 pour réaliser des économies : c’est-à-dire, plan de “sauvegarde” de l’emploi, rupture conventionnelle collective, mises en location-gérance d’hypermarchés en difficulté, départs volontaires… D’après Sylvain Macé : « on a atteint près de 10 000 départs » depuis son arrivée.

Dans un contexte de crise sanitaire, économique et sociale, le patronat en profite pour réaliser des chiffres d’affaires historiques tout en oubliant ses employés. Il apparaît donc important de continuer à dénoncer ces pratiques et exiger l’interdiction des licenciements qu’ils soient sur la base du “volontariat” ou non. Ce n’est toujours pas aux travailleurs de payer la crise !

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
« Il va y avoir des morts ». A Melun, les Grandpuits mettent l’État face à ses responsabilités

Les raffineurs menaient ce jeudi une nouvelle action devant la DIRECCTE, afin d’interpeller l’Etat sur les dangers qu’impliquerait la validation du plan social de Total.

Raffineurs

En grève depuis le 4 janvier pour faire face au plan de reconversion voulu par Total, qui menace pas moins de 700 emplois, les raffineurs s’opposent au saccage de l’emploi dans la région et au greenwashing de Total. Depuis un mois et demi, les travailleurs défient ainsi le géant pétrolier. Après une grève reconductible de plus d’un mois, suspendue le 11 février dernier, les raffineurs sont catégoriques : la lutte pour l’emploi continue.
 
Hier, ils étaient ainsi réunis aux côtés de leurs soutiens devant la DIRECCTE, pour une première action. L’objectif : ne pas lâcher Total sur le terrain des suppressions d’emplois et des problèmes de sécurité qui vont directement découler de celles-ci, mais surtout mettre la pression aux services de l’Etat chargés de valider ou non le plan social Les grévistes s’érigent en effet contre le risque d’un « Lubrizol bis » ; une épée de Damoclès que Total s’apprête, à coup de licenciements, à faire peser au-dessus des têtes, non seulement des raffineurs, mais aussi des habitants de la Seine-et-Marne.
 
« On est là devant la DIRECCTE pour lui rappeler ses responsabilités, la mettre face à ses responsabilités. La DIRECCTE a aujourd’hui le pouvoir d’empêcher 700 suppressions d’emplois » est ainsi intervenu Adrien Cornet, délégué CGT à la raffinerie de Grandpuits. « Il va y avoir des morts et on ne peut pas laisser faire, nous nous sommes responsables ! » a-t-il ajouté.
 

 
Un constat appuyé par les nombreux soutiens présents. Parmi eux des travailleurs du pétrole, venus soutenir leurs collègues. « Il y a déjà 35 ans, Grandpuits, Donges, Feyzin menaient des combats communs pour préserver l’emploi. A Donges c’était donc important d’être là aujourd’hui, mais aussi d’être présent en grève les 3 et 4 février derrière. La lutte continue ! » est ainsi intervenu Fabien Privé-Saint-Lanne, secrétaire de la CGT de la raffinerie de Donges. « Vous avez su résister, vous avez mis le doigt là où ça fait mal, sur la sécurité, sur l’environnement » a ajouté de son côté un militant CGT de la raffinerie de Normandie.
 
Par-delà la préoccupante question de la sécurité, les raffineurs ont insisté sur un autre problème d’envergure : celui de l’impact dramatique qu’aura le projet de Total sur la vie des travailleurs touchés. « Si le PSE est signé dans cet état là ça veut dire pas de congé, stress au travail, condition au travail déplorable, des heures pas possibles, surcharge de travail. Et les gens, ils vont finir en dépression, et même peut-être par se suicider ! » a ainsi rappelé Paul, raffineur à Grandpuits et militant CGT. Un constat confirmé par David, ancien gréviste de la raffinerie de Flandres qui en a fait la dramatique expérience. « J’ai vécu la même chose que vous à Flandre. J’ai une pensée pour vos familles, j’ai dû partir à Normandie et j’ai pris deux ans à prendre la décision. C’était très difficile, on a connu des divorces, des suicides et ça Total s’en fout complètement. » a ainsi raconté David, désormais raffineur à la raffinerie de Normandie.
 
Face à ces difficultés, les raffineurs de Grandpuits peuvent compter sur le soutien de leurs familles. Anna, conjointe d’un raffineur, a ainsi tenu à s’exprimer à son tour : « Ce ne sont pas uniquement des ouvriers qui sont en grève aujourd’hui dans une société qui les écrasent. Ce sont des familles, des femmes, des enfants. Ce que l’on fait aujourd’hui c’est pour demain. Nos maris sont fatigués, ils mènent une bataille. Nous sommes inquiets et inquiètes, nous ne savons, demain, dans quelles conditions de travail, et avec quels risques, nos maris vont travailler. Aujourd’hui la DIRECCTE a la vie de nos maris entre ses mains. »
 
D’autres soutiens étaient également présents. A l’image de la CGT 77, qui est revenue sur les difficultés profondes auxquelles est confrontée la Seine-et-Marne, du groupe interprofessionnel de Melun mais aussi de différentes organisations politiques. Une représentante de PEPS était ainsi présente, de même que Julie Garnier, oratrice nationale de La France Insoumise. « Lorsque Paulo parle de sa famille, de sa femme, il parle à tout le monde. Pour ce deuxième round comme pour les autres, on sera à vos côtés. Tant que la cloche n’a pas sonné le combat n’est pas fini » a-t-elle expliqué. De son côté Julie, étudiante en art et militante au NPA, arborant une parka de raffineur est revenue sur le soutien apportée par les étudiants en art au conflit depuis le départ. « Si Julie a une parka de Raffineur aujourd’hui c’est parce qu’elle s’est mise au service de notre grève et que nous en l’avons fait l’un des nôtres » a d’ailleurs noté à ce propos Adrien Cornet.
 
A l’issue des prises de parole, les raffineurs ont réalisé une action symbolique très forte. Alors que des bruits d’explosions se faisaient entendre, une sirène a résonné devant la DIRECCTE, au son de laquelle les raffineurs se sont jetés à terre. Des soutiens sont alors venus apposer des croix blanches sur leurs corps. Un message adressé directement à Total et à la DIRECCTE : c’est la vie des raffineurs qui est menacée par le plan social mis en œuvre et le projet de conversion du site sous-doté en emplois.

Ce jeudi, les raffineurs ont ainsi montré une nouvelle fois qu’ils ne comptent rien lâcher face à Total. l’épisode de Grandpuits, et de ses irréductibles raffineurs qui ont décidé de ne pas ployer le genou et de relever la tête face au géant Total, n’est pas fini, il n’en est qu’à son deuxième chapitre. Quel qu’en soit l’issue, il apparaît en tout cas d’ores et déjà comme exemplaire ainsi que l’a noté de façon frappante le délégué CGT de la raffinerie de Donges : « Dans la période que vous avez vécu, où les salariés sont anesthésiés par la crise sanitaire et les PSE à répétition, vous avez fait le choix d’aller chercher des convergences avec des militants politiques et associatifs, y compris sur la question du changement énergétique. Je vous le dis en toute honnêteté en tant que raffineur depuis 20 ans ça ne me serait pas forcément venu à l’idée de converger avec les militants écolos. Et pourtant la voie que vous avez choisi était juste ! Ce pont que vous avez fait il m’a fait évoluer. Merci ! »

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Signalement de notre camarade Danielle GAUTHIER  de Clermont :

Pour ne pas oublier et dénoncer les calomnies négationistes à la   Michel Onfray!

SOURCE : les archives de l'institut national de l'Audiovisuel (INA) :

https://www.ina.fr/video/I04323635/henri-krasucki-a-propos-de-la-marche-de-la-mort-d-auschwitz-video.html

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

On l’oublie souvent depuis la crise sanitaire mais le télétravail est un coût pour les salariés concernés... L’occasion de revendiquer le paiement par l’employeur des frais induits

#teletravail : derrière l’apparente liberté, une perte de pouvoir d’achat

Publié par CGT FACEBOOK COMPIEGNE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Ce jeudi, le groupe a publié les résultats pour son année 2020. Avec un chiffre d’affaires en forte hausse de 7,8%, boosté par une année confinée au cours de laquelle ses magasins n’ont pas été contraints à la fermeture.

Archives. Avec une hausse de chiffre d'affaires considérable, Carrefour réalise sa meilleure performance depuis 20 ans. LP/ Elie Julien

Archives. Avec une hausse de chiffre d'affaires considérable, Carrefour réalise sa meilleure performance depuis 20 ans. LP/ Elie Julien

Le groupe Carrefour, dont les magasins ne font pas partie des commerces qui ont été contraints à la fermeture par les confinements successifs, semble avoir tiré profit de cette année particulière en raison de l’épidémie de Covid-19.

Ce jeudi, il a publié ses résultats pour l’année 2020. On découvre ainsi qu’il enregistre une hausse de 7,8 % de son chiffre d’affaires mondial par rapport à 2019. Sa meilleure performance depuis 20 ans, selon le communiqué. Un chiffre d’affaires qui s’élève à plus de 78 milliards d’euros

Dans le détail, la France a connu une augmentation de 3,6 %. Dans notre pays, ce sont les petits magasins de proximité qui ont connu la plus grande hausse de leurs résultats (+ 9,8 %), devant les supermarchés (+ 6,8 %) et les hypermarchés (+ 1 %). Signe, peut-être, que les consommateurs ont préféré les petites surfaces pour être moins confrontés à un risque d’infection au Covid-19. La hausse est de 7,1 % en Espagne et 18,2 % au Brésil.

Un plan d’économies colossal

Sans surprise, dans un mouvement observé au niveau national, l’e-commerce alimentaire, avec le succès du drive grâce au Covid, croît de 70 %. De même pour la filière bio, Carrefour affiche une croissance de chiffre d’affaires de + 18 % en 2020. Toutefois, le leader de la grande distribution en France enregistre un fort recul de son résultat net à 641 millions d’euros, soit une baisse de 43 % par rapport à 2019.

 

Autre indicateur dévoilé par le géant de la distribution, la satisfaction des clients. Elle aurait augmenté de 12 % en 2020. Alexandre Bompard, le président-Directeur Général, s’est félicité de ces résultats et dit confiant pour l’avenir.

« 2020 a été une année d’engagement pour Carrefour. Celui de nos équipes, mobilisées au service de nos clients, qui ont relevé avec succès d’immenses défis sanitaires, logistiques, humains. Aujourd’hui, ce modèle assure de façon pérenne le dynamisme de nos ventes et la profitabilité de notre Groupe, et nous permet de dégager d’importantes capacités de financement pour poursuivre notre développement », écrit-il dans un communiqué.

L’année du groupe a aussi été marquée par le rachat manqué par la chaîne de supérettes canadienne Couche-Tard, stoppé par le ministère de l’Economie.

 

Publié sur CGT FACEBOOK COMPIEGNE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
A Blois, les salariés de Tecalemit refusent le plan social et continuent le blocage du site !

Le site de Tecalemit à Blois est bloqué depuis le 11 février. Ce mardi, les salariés ont refusé la signature du PSE proposé par la direction et maintiennent la pression pour obtenir leurs revendications.

Mouvement ouvrier

Au début de l’été 2020 la direction du site de Blois de Tecalemit Aerospace annonçait aux salariés le déménagement de la production sur un autre site en Sarthe. Les salariés se sont battus pendant des mois par la grève mais aussi par voie juridiques afin d’essayer de maintenir les 120 emplois sur Blois. Aujourd’hui, la validité du PSE est dans les mains de la DIRRECTE.

Après des mois de lutte une nouvelle phase s’est ouverte pour les Tecalemit depuis le 11 février dernier. Alors que leur direction les somme de continuer à travailler, les salariés ont en effet décidé de bloquer leur site 24h sur 24h. Depuis rien ne sort rien ne rentre, la production est arrêtée. Devant les grilles de l’entreprise avenue de Châteaudun, au Nord de Blois, les salariés ont installé un baraquement où le feu des palettes crépite.

Les travailleurs exigent une prime supra légale entre 15 000 et 60 000 € ainsi que la prise en charge d’un congé de reclassements. Alors que le froid hivernal est là sur Blois, les deux réunions de négociations avec la direction, n’ont donné lieu à aucune proposition sérieuse : la direction ne leur propose qu’un à six mois de salaires. Une lutte difficile qui n’entame pas le moral des grévistes. Comme nous l’a expliqué Yoann Pirou le secrétaire du CSE : « les salariés sont à fond. On n’est pas prêt de lâcher ! ». Les salariés sont déterminés à gagner cette bataille face à un patronat qui depuis des années n’hésite pas à exploiter les salariés afin d’accroître ses profits.

Le secteur de l’aéronautique est l’un des plus touchés par la crise et les licenciements ces derniers mois. Le site de Tecalemit Aerospace à Blois – qui produit de consommables pour l’aéronautique, des tuyaux - en est un exemple parmi tant d’autres. Les salariés maintiennent leur grève ainsi que le blocage du site, déterminés à tenir. Les jours à venir seront déterminants.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Mais peut-on s'étonner du contraire quand un factotum du capital siège dans le palais de l'Elysée? En tout cas, les associations de consommateurs AFOC, CLCV, UNAF, Familles Rurales et UFC-Que Choisir dénoncent le manque de lisibilité des tarifs bancaires.

 

 

390 tarifs égrenés sur 27 pages. Voici à quoi ressemblent en moyenne les brochures bancaires tarifaires des banques en 2021. Le pompon revient à la Société générale avec sa brochure de 55 pages!

Pour que la concurrence entre elles soit libre et non faussée(sic), en 2010, les banques s'étaient engagées à un extrait standard des tarifs en première page de leur brochure. Un résumé pour permettre aux consommateurs de comparer les prix des principaux services. Promis, juré, si je mens, je vais en enfer!

En 2010, c'était Sarkozy président. Ensuite vint Hollande président dont l'ennemi était la finance(sic). Aujourd'hui, c'est l'ex-gérant de la banque d'affaires Rothschild qui gère les affaires du capital depuis l'Elysée.

Les associations de consommateurs demandent une loi au gouvernement pour que la parole des banques soit tenue pour créer, selon leur communiqué, "les conditions d’une saine concurrence, génératrice de modération tarifaire."

Macron en est-il tout retourné?

Frais bancaires: le pouvoir toujours gentil avec les banques

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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