SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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« La vapeur est en train d’être renversée ! » Les salariés de la SAM obtiennent le maintien de 50 emplois

Grève reconductible et occupation de l’usine. Les salariés de la fonderie automobile de Decazeville, la SAM, ont fait reculer la direction et obtenu le maintien de 50 emplois supplémentaire alors que le site est menacé par un PSE. Une première victoire pour l'emploi qui en appelle d'autres !

Imposons zéro suppressions d'emplois !

A l’occasion d’une table ronde sur l’avenir de la fonderie SAM, les salariés de cette entreprise avec le soutien des salariés de Bosch et de la population locale ont manifesté ce jeudi 11 mars contre les licenciements et pour défendre le bassin d’emplois de Decazeville. Après des journées de grève et d’occupation de l’usine, les salariés ont fait reculer la direction en obtenant 10 millions de chiffre d’affaires supplémentaires, l’équivalent de 50 postes. Si cette victoire montre la voie, ce n’est qu’un premier pas !

Les difficultés liées à la mauvaise gestion patronale de la Société Aveyronnaise de Métallurgie (SAM) ont mis en 2010 l’entreprise dans une situation de redressement judiciaire, ce qui a impliqué la mise en vente de l’entreprise et ses emplois. C’est sept ans plus tard que le chinois Jinjiang reprend cette usine avec un compromis d’investissement de plus de 40 millions qui ne sera jamais mené à bien. Les difficultés liées au délaissement du site ne cessent et en 2019 un deuxième redressement est annoncé, avec en fond la possible fermeture de l’usine. Cette fois, c’est le groupe espagnol CIE qui a candidaté pour reprendre la fonderie du sous-traitant de Renault, c’est le groupe espagnol CIE.

Dans la continuité des plans des précédents patrons du sous-traitant, le groupe espagnol annonçait ce mardi 9 mars sa volonté de réduire presque 60% de totale des salariés. Le nouveau repreneur voudrait donc licencier 214 salariés sur les 365 actuellement employés dans la fonderie. Le profit c’est tout, la vie des salariés et ses familles, rien. Le plan du repreneur s’inscrit parfaitement dans le projet de Renault, qui saigne la fonderie à petit feu en délocalisant depuis des années des parties de sa production là où la main d’œuvre est moins cher à exploiter.

Face à cette casse sociale organisée, les salariés exigent un investissement équivalent au chiffre d’affaires délocalisé lors de ces dernières années pour sauver tous les emplois. Comme nous le racontaient Mathieu, salarié chez la SAM, la fonderie tourne à 60% de ses capacités alors que les fonderies roumaines par exemple fonctionnent à 140%, avec le risque évident sur la santé et la sécurité des travailleurs. Un salarié interroge : « C’est là tout le paradoxe : certaines travaillent trop, mal payés et d’autres fonderies comme la nôtre se trouvent dans des situations très compliqués. […] Pour les employeurs c’est tout bénéfice. Mais est qu’on veut un monde comme ça, où les salariés sont de la chair à canon ? Ou est-ce que on fait en sorte que le travail soit pour tout le monde ? »

Récemment Renault annonçait encore vouloir en finir avec la production de petites pièces fabriquée dans cette fabrique (l’équivalent de 10 millions de son chiffre d’affaires) pour les produire en Tunisie. Dans la ligne stratégique du patronat et soutenu et impulsé par l’État avec les 5 milliards d’euros du plan de relance, Renault cherche à délocaliser certains processus productifs à faible valeur ajouté pour concentrer les éléments à forte valeur ajoutée, comme le moteur électrique, en France. Cela résume bien le plan de relance soi-disant vert défendu par l’État et le patronat : précariser les travailleurs en France et à l’étranger sans se soucier, comme le dénoncent les salariés, de l’environnement.

Les salariés de SAM et Bosch manifestent pour l’emploi et contre la casse sociale organisée par le patronat et le gouvernement

Étant donné la quantité d’emplois indirects et le tissu qui se développe autour de l’activité de la fonderie, elle est considérée, avec Bosch, comme un des poumons économiques du bassin d’emplois. Plus de mille familles dépendent de l’activité de la SAM à Viviez. Comme nous l’expliquait Serge Soulier, « si la SAM disparaît, ce sont des commerces qui vont disparaître et la population qui va partir ». C’est pourquoi le plan annoncé par le repreneur espagnol s’est heurté à la colère et la riposte immédiate des salariés du sous-traitant. Le même mardi 9 mars, la totalité des salariés de la SAM se sont mis en grève tout en bloquant les livraisons. La grève a été reconduite jusqu’à jeudi 11 mars, journée où se tenait un Table ronde à la préfecture de Rodez à propos de l’avenir de l’usine. Réunissant représentants de l’état et de Renault, des élus locaux et des délégués des salariés, la tenue de cette Table ronde a été l’occasion pour les salariés de la SAM de manifester et montrer leur colère.

 

Des salariés de la Sam, de Bosch, des postiers, des travailleurs de l’aéronautique, des familles de salariés…environ 500 personnes se sont rassemblée à l’esplanade des Ruthènes dans une ambiance combative rythmée par les explosions de pétards. La préfecture était gardée par un dispositif important de CRS, exprimant l’inquiétude des représentants de l’État et de Renault qui tentent de jeter à la rue des centaines de famille depuis leurs bureaux confortables. « On voit à qui protège la police ! », les salariés de cette région baigné par la tradition des luttes minières et des travailleurs de la métallurgie savent déjà qui prête main forte au patronat quand il s’agit de casser la résistance des travailleurs.

Dans la manifestation, les salariés de la SAM se sont distingués en amenant tous un panneau accroché dans le dos avec l’inscritpion « -1 ». Les familles des salariés étaient aussi présentes, avec des t-shirts où on pouvait lire « fille et petite-fille de métallo ». Jérémy Gargaros, délégué CGT chez Figeac Aéro était aussi présent au rassemblement : « on est venu nous aussi à apporter notre soutien. On a tous des connaissances, des gens qui travaillent à Figeac aéro connaissent des gens de la SAM et de Bosch. (…) Chez nous on est aussi victimes d’un plan social de 220 suppressions d’emplois. Ça n’a rien à voir avec un plan social, c’est un plan de licenciements. Donc on est venu nous aussi pour apporter notre soutien »

Après trois heures de négociations, les délégués des salariés ont finalement annoncé les résultats : « l’obtention de 10 millions de chiffre d’affaires supplémentaires ». Ce qui signifie cinquante autres postes (soit 200 au total) conservés sur le site. Mais comme a également pointé la déléguée syndicale, cela n’est pas suffisant, ce n’est qu’une première étape. En effet lors de la dernière AG, les salariés s’étaient mis d’accord pour revendiquer le maintien de 300 emplois sur le site. Les négociations pourraient donc durer jusqu’au 10 juin, date à laquelle la procédure de reprise de l’usine devrait finir. L’assemblée des grévistes de la SAM qui s’est tenu au soir suite aux annonces a décidé d’arrêter la grève pour le moment.

Les annonces d’investissement supplémentaire sont l’expression d’un premier recul du patronat. Comme l’expliquait Sébastien « la vapeur est en train d’être renversée grâce à la mobilisation de tous ». En effet la convergence qui commence à se construire dans le bassin entre les boites et la population locale, suscite l’inquiétude du patronat et de l’État. Cette convergence, liée à la combativité et le méthode radicale de lutte des salariés de la SAM (organisés en assemblée générale avec 100% de grévistes et occupation de l’usine), à rebours de l’illusion de « dialogue social » dans lequel les directions syndicales et le gouvernement enferment le monde du travail, risque de faire tache d’huile dans la région et d’inspirer d’autres boites subissant les attaques du patronat. Approfondir ces méthodes de lutte, à l’image de ce qu’on fait les raffineurs de Grandpuits, c’est la seule voie pour imposer zéro suppressions d’emploi !


 

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INDECOSA  CGT Assurance véhicules terrestres à moteur

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SOURCE : Le site Grand Soir

Union Européenne, Covid-19 et documents confidentiels volés

Le 10 février 2021, la députée européenne Manon Aubry, élue sur la liste de « La France Insoumise », co-présidente du groupe de la « Gauche unitaire européenne/gauche verte nordique » prend la parole au parlement européen et interpelle vivement Ursula Von der Leyen, membre de l’Union chrétienne-démocrate (Allemagne), ministre fédérale entre 2005 et 2019 et actuelle présidente de la Commission européenne.
Manon Aubry constate que les citoyens européens doutent du vaccin contre le Covid-19. Une des raisons, dit-elle, est que l’Union européenne s’est couchée devant les laboratoires pharmaceutiques.

Elle brandit un contrat souscrit par l’Europe pour la commande de vaccins destinés aux pays membres de l’Union européenne. Les élus ne peuvent en connaître le contenu. La plupart des lignes sont noircies pour cacher le texte. Le prix, le calendrier de livraison, le détail des clauses de responsabilité du laboratoire sont masqués.

Devant la présidente, figée derrière son masque de protection, la députée française assène : « Les dirigeants de big pharma ont fait la loi à votre place ». Vidéo de l’intervention de Manon Aubry.

Le 16 janvier 2021, le quotidien le Monde a publié une enquête troublante sous le titre :
« Ce que disent les documents sur les vaccins anti-Covid-19 volés à l’Agence européenne des médicaments ».

L’article porte sur une enquête à laquelle ont contribué des journalistes italiens, allemands, néerlandais, suisses. Il est signé par la journaliste française Lise Barnéoud. L’enquête a été conduite dans le cadre du projet européen Behind the pledge (Derrière l’engagement) financé par Journalism Fund (Fond de journalisme) et IJ4EU.

IJ4EU (Journalisme d’investigation pour l’Europe) est un fond qui soutient le journalisme d’investigationtransfrontalier dans l’Union européenne. Il déclare accorder « des subventions à des équipes de journalistes ou d’organismes de presse en Europe qui enquêtent sur des sujets d’intérêt public ». IJ4EU est lui-même cofinancé par la Commission européenne (DG Connect), par une subvention de la Fondation Open Society Institute (1) en coopération avec le programme sur le journalisme indépendant des fondations Open Society et par Fritt Ord.

Les « documents volés à l’Agence européenne des médicaments » (EMA) ont été diffusés par Dark Web, aussi appelé web clandestin ou encore web caché qui utilise Internet, mais n’est pas accessible sans protocoles spécifiques. L’enquête est une analyse de près de 900 pages d’échanges d’e-mails provenant de la direction de l’EMA, des rapports confidentiels du personnel scientifique et des présentations de Pfizer/BioNTech en novembre 2020.

Elle nous révèle, entre autres, des discussions internes de l’Union européenne, « dans une atmosphère plutôt tendue, parfois même désagréable » selon un responsable de l’EMA et qui portaient sur l’évaluation des vaccins Pfizer et Moderna que l’UE devait acheter alors même que des problèmes avaient été soulevés. Il y avait, par exemple, de préoccupantes « différences qualitatives entre les lots commerciaux et ceux qui avaient servi durant les essais cliniques ».

Dans la course aux résultats et pour passer plus vite du « stade clinique » au « stade commercial », des processus de fabrication ont été changés, entraînant des modifications dans la composition des vaccins avec une diminution du degré d’ARN pouvant aller jusqu’à créer un écart de 30 %, troncature que l’EMA qualifia le 23 novembre, en privé, de « point bloquant ».

Bref, des désaccords furent discrètement discutés. Une capture d’écran d’un mail échangé le 30 novembre entre l’EMA et les fabricants est révélateur : « Ces problèmes sont considérés comme critiques, en particulier dans le contexte de la nouveauté de ce type de produit et de l’expérience limitée ; une stratégie de contrôle plus stricte est donc attendue ».

Sur tout cela, Pfizer « n’a pas souhaité s’exprimer ». Quant à l’EMA, sur sollicitation des enquêteurs, elle assure que le problème de qualité a été réglé par la suite et qu’il est « peu probable que ces molécules d’ARN tronquées puissent être traduites en protéine ou en peptide, et ainsi provoquer des effets indésirables ». Peu probable, donc. Egalement interrogée par les enquêteurs, la Commission européenne affirme que toutes ces discussions «  n’ont jamais empiété sur l’indépendance de l’agence et n’ont jamais interféré de quelque manière que ce soit avec l’intégrité de la mission de l’EMA en ce qui concerne l’évaluation des candidats-vaccins ou d’autres médicaments ». Ni sur l’urgence à autoriser le vaccin américain avant d’autres, et de préférence (idéologique) à d’autres (russe, chinois, cubain) ?

La journaliste Lise Barneoud émet un léger soupçon : « Ces données dérobées, puis diffusées sur le Dark Web, montrent la pression à laquelle faisait face l’agence pour approuver au plus vite le vaccin Pfizer-BioNTech ». Approuver au plus vite.

Surgit alors une question qui inquiète les dirigeants européens : un hackeur d’Etat russe ou russophile ne serait-il pas à l’origine du vol et de la divulgation des documents publiés sur le Dark Web sous le titre : « Preuves de la grande arnaque aux données des vaccins de Pfizer (…) ! » ?

Le saura-t-on jamais ? Ce que l’on peut comprendre cependant sans attendre, c’est pourquoi la députée française Manon Aubry a pu dire publiquement à la présidente de l’Europe que les citoyens européens doutent du vaccin contre le Covid-19 et que l’Union européenne s’est couchée devant les laboratoires pharmaceutiques.

Maxime Vivas

 

Publié par FSC

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César 2021: en prendre plein la poire

Marina Foïs aux César 2021

Ce n'est pas un titre de film nominé, mais un résumé du discours d'ouverture des César 2021 par Marina Foïs à l'encontre du palais de l'Elysée et de sa ministre de la Culture. D'ailleurs, par avance, dans la série courage fuyons, madame Roselyne Bachelot n'était pas présente dans la salle. Mais confinée dans une loge. Des fois que ceux qui occupent les théâtres en France, viendraient lui faire un petit coucou.

 

Et ce que dit le Huffpost sur cette cérémonie 2021: La maîtresse de cérémonie de la 46e nuit des César s'en est pris notamment à Roselyne Bachelot et à sa recette aux pâtes au gorgonzola.

“La ministre n’a pas rien fait. (...) Madame Bachelot vous sortez un livre (...) dans lequel vous donnez votre recette de pâtes au gorgonzola”. À la 46e cérémonie des César, Marina Foïs s’est payé le gouvernement et son choix des priorités pendant la pandémie de coronavirus avec un humour très piquant.

En ouverture de la soirée, ce vendredi 12 mars, la maîtresse de cérémonie a livré un monologue plein de sarcasme. L’actrice a débuté par une analyse globale de la gestion de la pandémie de coronavirus depuis un an, pointant évidemment la fermeture des salles de spectacle, des cinémas ainsi que l’interdiction des concerts.

“Comme (le Covid, ndlr) ça tue surtout les vieux, on a enfermé les jeunes, fermé les cinémas, les théâtres, les musées et interdit les concerts pour ouvrir les églises parce qu’on est un pays laïc. Pour que les vieux qui ont eu le droit de sortir de l’Ephad à Noël aillent à la messe puisqu’on est un pays laïc”, a-t-elle lâché, faisant référence aux images de messes géantes organisées à Noël dans plusieurs communes en France à Noël et qui avaient fait polémique, comme à Gap dans les Hautes-Alpes.

Marina Foïs a poursuivi en s’attaquant ensuite aux décisions de maintenir les grands magasins ouverts tout en laissant les lieux culturels fermés. Une décision que le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal peinait d’ailleurs à expliquer dans les colonnes du Parisien le 7 mars. 

“Comme Dieu merci les salles de spectacle étaient fermées, il y avait moins de flux de gens, donc on a pu organiser de gros flux dans les grands magasins et les centres commerciaux pour qu’on puisse s’offrir à Noël des trucs qu’on a déjà pour pouvoir les revendre le lendemain sur Ebay (...) tout ça pour soutenir le personnel soignant pour qu’il y ait du monde en réa. Parce que quoi de plus triste qu’un lit vide. C’est comme une salle vide pour un artiste, mais Dieu merci les salles de spectacle étaient fermées, donc elles ne risquaient pas d’être vides ou pas assez remplies parce que c’est vrai l’art quand c’est pas rentable, ça fait chier (sic).”

“C’est maso, comme avoir une pharmacienne à la culture en pleine pandémie”

La suite a dû faire bondir de sa chaise la ministre Roselyne Bachelot, présente dans les coulisses de la salle. “Soyons justes. Le gouvernement n’a pas rien fait. Il y a des aides. Et la ministre non plus elle n’a pas rien fait. Madame Bachelot vous sortez un livre, en prévente sur Amazon, Ma vie en Rose dans lequel vous donnez votre recette de pâtes au gorgonzola. Vous avez vraiment des petits trucs pour donner du réconfort pour traverser les crises,” a-t-elle ironisé avant de poursuivre sa tirade préparée avec ses co-auteurs pour la soirée, Blanche Gardin et Laurent Laffite.

“Mais en interview chez Delahousse vous dites: ‘le gorgonzola, ça se râpe très bien’. Et la je vous perds Madame la Ministre et je perds confiance en vous. Le parmesan oui, le gorgonzola non ça ne se râpe pas. Et que faire lorsqu’on a plus confiance en son ministre de tutelle à l’heure où se joue l’avenir du cinéma et de l’exception culturelle française?”

Marina Foïs a conclu son discours de près de huit minutes en tentant d’expliquer pourquoi elle avait accepté d’être la maîtresse de cérémonie de la soirée alors qu’elle n’a jamais remporté le moindre César, malgré cinq nominations. “C’est quand même un peu sadique de proposer, c’est carrément maso d’accepter. C’est comme avoir une pharmacienne à la culture en pleine pandémie.” Ambiance. 

Note de ma pomme: Le film Adieu les cons d'Albert Dupontel a récolté pas moins de 7 César 2021. Je n'ai certes pas vu ce film. Mais en ce moment, plus qu'en un autre, le titre me laisse songeur et plein d'espoir. Pas Vous?

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General Electrics Belfort : Débrayage pour l’emploi et les salaires

Depuis 3 jours, une grève a débuté sur le site de Belfort de General Electric, notamment pour défendre les salaires, et les emplois, qui sont aujourd'hui remis en cause avec la crise.

Patrons-Voyous

Photo SEBASTIEN BOZON / AFP

Depuis trois jours, le site de Belfort de la General Electric est en grève, les travailleurs se mobilisent pour de meilleures salaires et pour l’emploi, notamment pour défendre l’embauche d’intérimaires. Ce sont plus de 180 salariés qui ont décidé de suivre la CGT dans une lutte offensive. Les travailleurs réclament ainsi une prime de 1000 euros, une revalorisation salariale et l’embauche des intérimaires et apprentis. Pourtant selon certains médias, dont france info, après plusieurs jours de blocage, un accord de fin de grève serait en cours de rédaction.

Cependant le PSE planerait toujours sur différents secteurs de la General Electricsn notamment sur la branche Thermal Systems. Si la section syndicale CGT et son secrétaire SaÏd Bersy affirment à [ France 3 région →https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/territoire-de-belfort/belfort/blocage-de-ge-a-belfort-un-accord-trouve-avec-la-direction-la-fin-de-la-greve-pas-encore-actee-1994089.html] leur satisfaction : "Nous avons rencontré la direction ce mercredi et nous avons abouti à quelque chose. Les salariés grévistes ont obtenu gain de cause. Nous rédigeons actuellement un protocole de fin de conflit et les salariés ont accepté de mettre fin au mouvement suite à ces évolutions", le mouvement pourrait se poursuivre. En effet, les salariés de la branche Thermal System ont décidé de prendre le relais du débrayage, pour lutter contre le Pse et proposer un contre projet à celui de la direction.

En effet, le but de la direction est clair, découper l’activité du site pour mieux régner et diviser. En ce qui concerne les suppressions d’emploi, elles seront toujours à l’ordre du jour. Un PSE plane donc toujours sur des secteurs différents de la General Electric, notamment sur la branche, Thermal Systems.

Différents secteurs de General Electric en mouvement pour les salaires, mais pas seulement

Comme le souligne Dominique Thiriet, militant de CGT à GE Steam Power Belfort, « il y a une braie convergence, une grogne générale depuis plusieurs mois. C’est la première fois depuis 1994 que toutes les entités sont dans le mouvement ». C’est pourquoi la grève est loin d’être terminée, nouvelle exemple en date, une partie des salariés d’Altom Transport se sont mis en grève pour exprimer leur solidarité et pour réclamer des « des garanties sur la pérennité de (leur) outil de travail de production et des augmentations de salaire justifiées par la travail et l’engagement des salariées". Un mouvement qui à fait reporter la visite du PDG d’Alstom Henri Poupart-Lafarge le 11 mars. Dans la branche du Transport les travailleurs ont des inquiétudes sur leur outil de travail dans le cadre de la crise économique, où le patronat tente par tous le moyens de restructurer et supprimer des emplois.

L’unité de tous les salariés est indispensable pour créer le rapport de force et imposer nos intérêts, irréconciliables avec ceux du patronat, dont les profits passent avant nos vies. Le militant CGT de la GE Dominique Thiriet poursuit en disant « Des salariés partent. Des jeunes ingénieurs qui pensent qu’ils n’ont plus d’avenir dans la boite. C’est tout cela qui contribue au ras-le-bol général aujourd’hui. Le fait que le direction cède un peu sur les salaires et sur des embauches intérimaires au bout de trois jours de conflit montre bien la peur du patronat de voir la grève faire tâche d’huile dans d’autres secteurs.

Cette grève met une nouvelle fois en exergue les intérêts irréconciliables entre les travailleurs et les capitalistes, et une nouvelle fois la volonté du gouvernement et du patronat de faire payer la crise sur les dos des travailleurs. Elle montre également l’horreur d’un système qui n’arrive même pas à fournir des emplois et de quoi vivre, où les inégalités s’accentuent, alors que des milliards sont octroyés au patronat sur un plateau d’argent.

Face à l’ombre des licenciements et des suppressions d’emplois qui menacent de nombreux secteurs en France, il est dès lors urgent de se mobiliser pour faire reculer le patronat et le gouvernement. A l’heure ou le patronat mène une attaque d’ampleur contre les travailleurs, les salariés attaqués doivent refuser à tout prix les suppressions d’emplois par la grève et l’auto-organisation, et à leur tour relever la tête en poussant à la solidarité et à l’alliance de classe.

 

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Avec la complicité de l’Etat, Renault abandonne 350 salariés à la Fonderie de Bretagne !

L’entreprise automobile Renault a annoncé jeudi la fermeture de l’usine, trahissant sa promesse tenue en mai dernier de maintenir le site en activité. Malgré les cinq milliards d’aides publiques perçues par la multinationale, Renault poursuit sa logique de suppression d’emplois avec la complicité des pouvoirs publics.

Patrons-Voyous

Crédits photo : Fred TANNEAU / AFP

Alors qu’un comité économique et social extraordinaire s’est tenu ce jeudi 11 mars à la Fonderie de Bretagne, la direction de Renault a annoncé la fermeture du site de Caudan, près de Lorient dans le Morbihan. La fermeture de ce site, implanté sur la ville depuis 1965, menace ses 350 salariés, auxquels il faut ajouter au moins 150 sous-traitants, pour une usine qui produit des pièces de fonderie brutes et usinées pour l’industrie automobile. Si Renault affirme rechercher un repreneur, l’entreprise s’est montrée très flou. Pour le syndicat CGT des Fonderies de Bretagne, les intentions du patron sont claires : il compte fermer l’usine.

Renault revient sur sa promesse : « une trahison à tous les niveaux »

Pour la section CGT de l’usine, cette annonce est le signe d’une « trahison à tous les niveaux ».
Trahison d’une part à l’encontre des travailleurs qui, alors que l’usine a été incendiée en 2019, ont tout fait pour remettre sur pied l’outil de travail. Comme l’explique Maël le Goff élu CGT, les employés « se sont démenés avec les changements de poste et changements d’horaires »
pour maintenir l’activité malgré l’incident. La malhonnêteté de Renault va plus loin, en mai 2020 alors que la fonderie était déjà menacée de fermeture, l’entreprise avait affirmé par la voix du directeur de la fonderie de Bretagne Laurent Galmard : « La fonderie ne fermera pas », cédant ainsi face au bloquage de l’usine par les salariés

Moins d’un an plus tard, la multinationale revient sur sa promesse, et s’apprête à détruire 500 emplois. Elle fonde sa décision sur une étude commandé par l’entreprise au cabinet Advancy, qui démontre en apparence l’obsolescence du site, condamné à ne pas être rentable.

Dénoncée par la CGT, cette étude se fonde effet sur des informations partielles, essaie de justifier la fermeture du site par la manque de compétitivité par rapport aux autres concurrents, sans préciser desquels concurrents il s’agit, ni d’expliquer le volume que ses concurrents produisent. Cette étude donne dès lors l’impression d’avoir été commandé pour justifier la suppression de l’usine. En effet, elle arrive à la conclusion que le site nécessite 116 millions d’euros de financement sur les 10 prochaines années, quand une autre étude, mandatée par le CSE lors du conflit de mai dernier, estime que les Fonderies de Bretagne seront positives financièrement pendant 10 ans.

La décision de Renault de ne pas prendre en compte l’étude du CSE constitue selon la CGT de l’entreprise la preuve que la promesse de trouver un repreneur est vaine, et que l’intention de Renault est bel est bien de fermer un site viable économiquement.

Si les salariés dénoncent la trahison de Renault, ils n’en oublient pas pour autant la complicité des pouvoirs publics. A l’échelle des collectivités locales d’abord, la région de Bretagne, et l’agglomération de Lorient aurait versé cinq millions d’euros à Renault en 2009, pour reprendre l’usine qu’une autre multinationale de l’automobile, Teksid-Fiat gérait depuis une dizaine d’années. Après avoir déboursé des sommes considérables pour le budget de collectivités locales, voir Renault abandonner le site à peine dix ans après, pousse évidemment les élus à s’indigner.

 De l’Etat aux collectivités locales : complicité à tous les étages

Si ces derniers, à l’image des maires socialiste de la commune de Caudan et de l’agglomération de Lorient, ou de la présidence de la région Bretagne qui s’offusquent de la décision de la firme automobile, les ouvriers de l’usine rappellent à l’inverse leur duplicité. La CGT des Fonderies de Bretagne insiste en effet sur la « trahison des élus » qui ont accepté une charte de confidentialité, permettant à Renault d’avancer masqué.

Forts de cette dénonciation, les salariés de l’entreprise doivent en effet garder à l’esprit, que malgré leurs larmes de crocodiles, les élus et représentants des différents partis bourgeois ne seront d’aucune aide dans la lutte contre les licenciements, comme ont pu le démontrer les luttes précédentes, à l’image de celles Bridgestone, où, malgré l’émotion affichée par les pouvoirs publics, rien n’a été fait pour empêcher les 863 licenciements

Au contraire, entre Renault et les ouvriers bretons, l’Etat penche clairement du côté de la multinationale. Sûre de son soutien, cette dernière peut mettre sur le carreau 350 travailleurs, alors qu’elle a bénéficié d’un prêt bancaire de cinq milliards d’euros garanti par l’Etat français.

Une aide d’une telle importance n’empêche en effet pas l’entreprise de prévoir plus de 15 000 suppressions d’emplois, dont 4600 en France, et ce alors même que l’Etat est le principal actionnaire de Renault, détenant 15% des parts de l’entreprise.

Dès lors, les travailleurs des Fonderies de Bretagne doivent garder à l’esprit qu’ils n’ont rien à attendre d’un Etat qui laisse Renault licencier, après que le groupe se soit gavé de bénéfices, ces derniers atteignant la somme de 25 milliards d’euros sur les dix dernières années.

Bien décidé à faire payer ses échecs industriels aux travailleurs, Renault risque de généraliser les fermetures de site. Selon Jean-François Pibouleau, de la CGT Renault, la multinationale compte se défaire de nombreuses fonderies, similaires à celle de Bretagne, notamment au Mans et à Cléon, mais aussi la fonderie du Poitou, d’ores et déjà menacée de 292 suppresions d’emplois

Face à l’ombre des licenciements et des suppressions d’emplois qui menacent l’ensemble de 48 000 salariés de Renault en France, il est dès lors d’urgent de se mobiliser pour faire reculer la multinationale. A l’heure ou le patronat mène une attaque d’ampleur contre les travailleurs, avec 83 000 personnes déjà menacées par des plans de licenciement, les salariés de la Fonderie de Bretagne doivent refuser à tout prix les suppressions d’emplois par la grève et l’auto-organisation, et à leur tour relever la tête face aux mensonges et trahisons de Renault, appuyés par les pouvoirs publics.

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Des heures sup non payées pour les hospitaliers : encore du mépris pour la première ligne !

Le mépris du gouvernement à l'égard des hospitaliers n'a plus de limites : après la culpabilisation sur la lenteur de la campagne de vaccination, alors que l'exécutif est le seul responsable d'une gestion catastrophique de la crise, l'acharnement contre le personnel de santé continue : cette fois-ci, dans certains centres, leurs heures sup ne sont pas rémunérées.

Encore du mépris pour les hospitaliers

Crédits photo : AFP

De la même manière que l’ensemble de la gestion de la crise sanitaire, depuis un an déjà, le lancement de la campagne de vaccination a été catastrophique et a pris beaucoup de retard. Face au manque de personnel dû aux coupes budgétaires successives dans les hôpitaux, surchargés et en surtension depuis le début de la crise où les hospitaliers ont dû faire appel au système D, des soignants retraités et du privé ont été réquisitionnés en renfort, de la même manière qu’au début de la pandémie l’avaient été des étudiants de médecine, payés 1 €. À Garches, où Libération a été en reportage, des personnels de santé attendent d’être payés depuis près de deux mois. Les hospitaliers appelés en première ligne pour vacciner racontent être baladés entre les instances de santé et la municipalité quand ils réclament une rémunération : « à chaque fois qu’on appelle quelqu’un, on nous renvoie toujours vers le bureau d’à côté, ou on nous dit d’envoyer un mail », résume à Libération Véronique*, infirmière à la retraite qui participe à la campagne de vaccination.

Le mépris du gouvernement envers la première ligne continue de se déverser, si ce n’est de dépasser chaque fois plus les limites infinies de l’inconsidération et de l’insolence à l’égard de ces travailleurs essentiels à la société comme l’a démontré de manière explicite la crise. Hier les gouvernements successifs fermaient des hôpitaux, des services et des places, en imposant l’austérité dans les services publics toujours dans une logique lucrative et pour dégager des profits, aujourd’hui les hospitaliers maintiennent difficilement le cap, dans des établissements souvent surchargés, et ne sont parfois même pas payés pour leur travail. Une situation inacceptable, qui rend compte de la considération du gouvernement à l’égard de ces travailleurs essentiels, qui sont des secteurs souvent très féminisés et précaires, qu’on organise de plus en plus comme une usine à profits, avant la santé de toutes et tous.

Ce nouvel scandale de la part du gouvernement souligne encore une fois ses priorités en pleine pandémie mondiale, face aux hospitaliers qu’il appelait autrefois des « héros de la nation » en toute démagogie. Comme nous le rappelait Marie-Pierre Martin, une professionnelle de santé et membre du collectif Inter-Urgences, dans une interview accordée à Révolution Permanente : « Il y a une différence entre vouloir et pouvoir se faire vacciner ». En effet il est très compliqué d’un point de vue logistique de pouvoir vacciner tous les personnels en tenant compte de la période de récupération après l’injection des doses, car les services déjà en sous effectifs ne peuvent pas se priver de personnels pendant deux jours. D’autre part, par le manque de doses et le surmenage du personnel hospitalier en manque cruel d’effectifs, il est souvent pour eux difficile de prendre sur leurs jours de repos pour se faire vacciner.

Alors que le gouvernement a fait le choix de ne pas reconfiner et compte uniquement sur la vaccination pour arrêter l’épidémie, encore une fois, on assiste à une nouvelle déferlante de mépris à l’égard des soignants qui sont dépeints comme ne faisant pas assez d’efforts pour se vacciner alors qu’ils sont en première ligne face au virus depuis près d’un an.

Pour ces raisons, il est plus que jamais nécessaire d’exiger des investissements massifs dans les services publics, et en particulier dans les hôpitaux, mais aussi de centraliser l’ensemble du secteur de la santé du privé, pour que ce service public essentiel soit public, gratuit, et accessible à toutes et tous. S’il est évident de rappeler l’urgence d’embauches de personnel, et des moyens matériels, il convient également de souligner l’importance de la revendication que les hôpitaux et la gestion de la crise soient menés sous contrôle des travailleurs de la santé eux-mêmes, en lien avec les usagers, qui savent mieux que quiconque ce dont ils ont besoin et leurs priorités, qui sont notre santé et nos vies, et pas leurs profits. Face à la gestion catastrophique du gouvernement, qui s’est illustrée une énième fois dans la campagne de vaccinations, nous devons exiger la transparence sur ceux-ci, qu’ils soient accessibles à toutes et tous, et surtout, l’abolition des brevets.

La semaine passée, le gouvernement osait dire que c’était la lenteur du personnel qui ralentissait les campagnes de vaccination, cherchant à pointer du doigt un coupable et culpabiliser les hospitaliers. Comme l’a montré la crise, les hospitaliers jouent un rôle central dans la société, au-delà de les applaudir comme au premier confinement, nous devons nous battre aux côtés de ces travailleurs, ces mains essentielles de la société, contre ce gouvernement criminel au service du patronat, qui cherche à nous faire payer les pots cassés de la crise dont ils sont les responsables, et se faire du profit sur nos vies.

*Le prénom est un prénom d’emprunt

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Une enquête montre la hausse des syndromes dépressifs du fait des confinements

Ce vendredi 12 ont été publiés les résultats de l’enquête EpiCov, menée sur les premiers confinements. Elle dévoile une hausse des syndromes dépressifs , par rapport aux enquêtes de santé européennes (EHIS) menées en 2014 et 2019, en première ligne, les femmes et les jeunes.

Gestion sanitaire

Crédits photo : Reuters

L’étude publiée par la Dress (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) note en mai 2020, à l’issue du premier confinement, une augmentation de la prévalence des syndromes dépressifs de 2,5 points par rapport à 2019, touchant ainsi 13,5 % des personnes âgées de 15 ans ou plus (soit presque une personne sur sept).
Cette augmentation de ces syndromes a été particulièrement forte chez les 15-24 ans, passant de 10,1 % en 2019 à 22 % en 2020. Une autre augmentation notable concerne les femmes, qui sont passées de 12,5 % à 15,8 % en l’espace d’un an. Ainsi, le résultat de l’enquête affirme que « le jeune âge, la solitude, la monoparentalité et le sexe féminin ont probablement placé certaines des personnes concernées en situation de vulnérabilité lors du premier confinement de 2020 ». Si ces facteurs étaient déjà associés à la présence de syndromes dépressifs avant la crise sanitaire, l’étude précise que « ces associations semblent plus prononcées en mai 2020, avec certains écarts de prévalence bien plus importants d’une année sur l’autre ».
 

Les jeunes et les femmes particulièrement vulnérables

En ce qui concerne les jeunes, les résultats montrent une vulnérabilité particulière à la dépression lors du premier confinement chez les jeunes de 15-24 ans, et en général chez les 15-44 ans. Ainsi, la vitesse à laquelle la proportion de jeunes atteints d’un syndrome dépressif augmente s’est considérablement accélérée, doublant en l’espace d’un an seulement, de 2019 à 2020. Ces données montrent une situation vraiment alarmante si l’on tient compte du fait que cette proportion a doublé de 2014 à 2019 selon l’enquête de Santé européenne (EHIS).
Dans cette tranche d’âge de 15 à 24 ans, les femmes ont été particulièrement touchées psychologiquement par la crise sanitaire, « leur taux de syndromes dépressifs augmentant de 15 points entre 2019 et mai 2020, dont 8 points pour les syndromes dépressifs majeurs, qui concernent, en mai 2020, 11,6 % d’entre elles ». En fait, l’enquête a révélé que « le fait de se retrouver confronté à des comportements violents, agressifs ou dégradants de la part de son conjoint ou partenaire est également lié au syndrome dépressif. Ainsi, celles et ceux qui déclarent avoir subi, de la part de leur conjoint, des remarques désagréables sur leur physique, des injures, des violences physiques ou sexuelles lors des quinze derniers jours ont un plus grand risque de présenter ces syndromes ».
Cette association entre les violences sexistes et le risque de présenter des symptômes liés à la santé mentale n’est pas spécifique au confinement, mais sa hausse peut s’expliquer par l’augmentation des plaintes pour violences conjugales et pour viols en 2020 par rapport à 2019.
 

L’incertitude de la crise économique et la méfiance envers le gouvernement, deux facteurs importants

L’enquête montre également que de nombreux facteurs liés au syndrome dépressif lors du confinement du printemps dernier sont spécifiquement liés à la crise économique. Elle explique ainsi qu’« indépendamment du niveau des ressources, de la situation financière perçue et d’autres variables sociodémographiques, le fait de voir sa situation financière se dégrader au cours de la crise sanitaire est lié à un sur-risque de présenter un syndrome dépressif ».

En même temps, cette étude affirme que, en ce qui concerne le confinement et la crise sanitaire, il existe une forte corrélation entre les syndromes dépressifs et le manque de confiance dans les pouvoirs publics pour affronter et résoudre la crise.
Alors que la crise sanitaire s’aggrave de jour en jour en France, le gouvernement ne fait que confirmer son incapacité à proposer un plan à la hauteur de cette situation qui ne cesse d’empirer. Face à cela, nous devons nous battre pour un véritable plan sanitaire qui nous permettra d’avoir une vie sociale dans des conditions adéquates, tout en nous battant contre toutes les politiques purement répressives qui ne résolvent en rien la crise sanitaire, mais aussi contre la casse sociale du gouvernement, contre la précarité, contre le chômage et contre les politiques d’austérité que le gouvernement prépare.

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