SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Bezos s'envoie en l'air, et une petite leçon d'économie

« Je tiens également à remercier chaque employé d’Amazon et chaque client d’Amazon », a déclaré Jeff Bezos mardi au retour du bord de l’espace, « parce que vous avez payé pour tout cela ».

Bezos dit vrai : c'est avec le fric accumulé par l'exploitation sans borne de ses salariés et par le bénéfice tiré de millions de clients, que le milliardaire, puissance 100, s'est payé une ballade de quelques minutes aux frontières de l'espace

Histoire et société

Ce qui n’est rien d’autre qu’une approbation inattendue de la théorie de la plus-value de Karl Marx qui a connu des moments difficiles depuis l’effondrement du communisme à la fin des années 1980 avec le néo-libéralisme et le keynesisme, l’un reposant sur le seul marché et niant l’exploitation même s’il y a un retour à la valeur travail de Ricardo, l’autre reposant sur le postulat keynésien de la valeur utile et de la monnaie qui conduit à rejeter la théorie de la valeur et de la répartition auprofit des bienfaits de la régulation étatique .

Merci donc à ceux que j’exploite… pour m’offir le privilège du parasitisme spatial…

Bezos s'envoie en l'air, et une petite leçon d'économie

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
PASSE SANITAIRE, IMPASSE SOCIALE
PASSE SANITAIRE, IMPASSE SOCIALE
PASSE SANITAIRE, IMPASSE SOCIALE

Publié par CGT FACEBOOK COMPIEGNE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Le pass sanitaire adopté au Parlement : sous pression de la rue, Macron négocie avec la droite

Ce dimanche, le projet de loi relatif à la gestion de crise a été adopté après des négociations en commission mixte paritaire. Le texte final contient quelques modifications, produit des pressions de la colère suscitée par le texte et de la rue, qui ont conduit Macron à nouer un compromis avec la droite pour faire passer son texte en urgence.

PASS EN FORCE

Crédits photo : AFP

Dans la nuit de dimanche à lundi, le projet de loi relatif à la gestion de crise a finalement été adopté après des débats parlementaires agités et alors que ce samedi plus de 160.000 personnes étaient mobilisés contre la mise en place du pass sanitaire, mesure phare du texte du gouvernement. Un texte produit d’un compromis entre le Sénat et l’Assemblée qui s’est noué dimanche après-midi à l’occasion d’une commission mixte paritaire.

Celle-ci a été l’occasion de plusieurs modifications du texte. Ainsi, le contrôle de l’isolement des patients sera finalement assuré par l’assurance-maladie et non par la police comme le souhaitait le gouvernement, le pass sanitaire ne sera mis en place qu’à partir du 30 septembre pour les mineurs de 12 à 17 ans tandis que les centres commerciaux seront globalement exemptés du pass sanitaire, sauf en cas de décision du préfet. Les amendes contre les chefs d’établissements concernant l’application du pass sanitaire ont également été réduites, tandis que l’application du pass sanitaire au-delà du 15 novembre devra faire l’objet d’un nouveau vote du Parlement.

Des mesures portées par la droite, majoritaire au Sénat, qui a cherché à apparaître comme une opposition modératrice tout en donnant ainsi des gages au patronat, échaudé par certaines dispositions du pass sanitaire. Une attitude hypocrite et politicienne de la part des Républicains, spécialistes en mesures liberticides et sécuritaires, qui ne change par ailleurs rien à la nature autoritaire du texte.

Ainsi, si les sénateurs ont théoriquement retiré du texte la possibilité de faire du refus du pass sanitaire un motif de licenciement pour les salariés, le texte autorise bien la suspension du salaire des salariés concernés, les poussant ainsi qui à démissionner sans pouvoir bénéficier des droits ouverts à l’assurance chômage. D’autre part, il rend possible une interruption anticipée du contrat pour les travailleurs en CDD, équivalent à un licenciement de fait. Malgré les modifications, c’est donc un texte qui constitue une attaque contre le monde du travail qui a été adopté cette nuit.

La volonté de Macron de négocier avec le Sénat sur ces différentes dispositions est en revanche un signe clair d’inquiétude face à la pression du mouvement entamé le 14 juillet dernier. Comme le notent Les Echos : « la volonté de s’entendre était par ailleurs réelle car le gouvernement cherche le soutien des élus de droite alors que la rue commence à s’agiter. » Et pour cause, en plein été, ce sont plus de 100.000 personnes qui ont manifesté les 17 et 24 juillet, dans le cadre d’une mobilisation qui ne cesse de s’élargir contre le pass sanitaire. C’est dans ce contexte agité que Macron a dû céder aux pressions de la droite, qui menaçait de prolonger les débats parlementaires. ce qui aurait ouvert un espace plus grand à la rue.

En cédant à la droite, Macron a atteint son objectif de passer le texte en une semaine et espère ainsi probablement couper l’herbe sous le pied des manifestants anti-pass sanitaire en les mettant devant le fait accompli. Un pari qui peut compter pour l’instant sur la passivité des directions syndicales, qui ont choisi de boycotter le mouvement, mais qui pourrait se heurter à la détermination de nombreux manifestants mais aussi à la colère suscitée par la mise en œuvre du pass sanitaire. Du côté du monde du travail, celle-ci pourrait aller croissante. La semaine dernière les bibliothécaires parisiens ont déposé un préavis de grève contre le pass sanitaire tandis que SUD Rail a appelé ce matin les cheminots a refusé de contrôler le pass sanitaire.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

La mobilisation était forte partout en France ce samedi 24 juillet contre le pass sanitaire et l’autoritarisme de Macron, à Bordeaux la manifestation a encore pris de l’ampleur avec plusieurs milliers de manifestants, parmi lesquels défilaient certains militants d'extrême droite, qui ont pris à partie des manifestants en fin de parcours.

Bordeaux. Plusieurs milliers de manifestants contre le pass sanitaire et l’autoritarisme de Macron !

Crédits photo : O. D.

Ce vendredi les députés ont adopté en première lecture la loi relative à l’extension du pass sanitaire, encore en examen par le Sénat, des appels à manifester étaient donc lancés partout en France pour contester cette mesure autoritaire et liberticide du gouvernement. A Bordeaux, ce sont plusieurs milliers de personnes qui ont répondu à l’appel et scandaient « Non au pass sanitaire ! ».

Le cortège est parti à 15h depuis Place de la Bourse, derrière une banderole jaune barrée du message « Non au pass sanitaire », remontant le Cours Victor Hugo pour ensuite s’arrêter à l’hôpital Saint-André vers 15h45 où les manifestants ont fait une ovation aux blouses blanches, en scandant cette fois-ci « aides soignantes, résistez ! ». Les hospitaliers sont en effet parmi la première ligne des travailleurs impactés par le pass sanitaire, soumis à l’obligation vaccinale sous peine de suspension de contrat ou de licenciement alors qu’ils étaient hier les « héros de la nation » selon les dires de Macron.

Dans le cortège, on retrouvait des aides-soignantes, des puéricultrices, des travailleurs précaires de la restauration, mais aussi des petits patrons, des jeunes et des retraités qui ont crié dans la rue leur colère et leur défiance vis-à-vis de la politique sanitaire catastrophique de Macron.

Si pour leur grande majorité, les manifestants expriment un ras-le-bol contre la politique sanitaire répressive du gouvernement, il faut cependant noter que l’extrême-droite était elle aussi présente dans la manifestation. Ainsi des militants de Bordeaux Nationaliste ont pu défiler tranquillement avant que des militants antifascistes ne viennent les chasser en fin de manifestation.

Une présence ultra-réactionnaire contre laquelle il est essentielle de lutter, et face à laquelle il est essentielle de défendre un programme qui lie la lutte contre les mesures autoritaires de Macron à la défense d’une stratégie sanitaire ouvrière et à la lutte contre ses réformes anti-sociales.

En ce sens, et dans cette perspective, les grands absents de cette mobilisation restent les centrales syndicales qui se fendent de quelques communiqués, mais laissent par leur absence d’initiatives l’espace à des secteurs réactionnaires pour tenter d’hégémoniser la colère. La présence du mouvement ouvrier serait pourtant essentiel pour chasser l’extrême-droite et porter une perspective radicalement différente de celle vers laquelle les réactionnaires veulent canaliser la colère.

On notera pour finir que la mobilisation a également fait face à la répression. A Bordeaux, les fourgons de CRS ont ainsi bloqué les manifestants au niveau du Cours d’Albret, ils ont ensuite gazé les manifestants qui tentaient de rejoindre l’Hôtel de ville et bloqué l’accès à la rue Saint-Catherine vers 16h30.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Voilà la situation qui menace l'hôpital public que le pouvoir macronien s'acharne à détruire !

 

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SOURCE : L'Yonne RépublicainePublié le 26/07/2021 

Deux jours de fermeture de l'accueil des urgences à Clamecy !

Deux jours de fermeture de l'accueil des urgences à Clamecy : dans l'Yonne, "pas de difficultés signalées" à ce jour
Publié le 26/07/2021 à 15h00
Deux jours de fermeture de l'accueil des urgences à Clamecy : dans l'Yonne, "pas de difficultés signalées" à ce jour
"Ces décisions exceptionnelles découlent d’une pénurie médicale en période estivale", expliquait Julien Kiszczak, directeur délégué au centre hospitalier de Clamecy, le 20 juillet dernier. Photo d'archives © BRERARD Pierre
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Membre du Groupement hospitalier de territoire Unyon, l’hôpital de Clamecy a été contraint, le 22 juillet 2021, de fermer l’accueil de ses urgences faute de personnel suffisant. Une situation qui pourrait se reproduire le 30 juillet. Les organisations syndicales demandent un renfort humain d'Auxerre.
"Le service des urgences de l’hôpital connaît sa première fermeture depuis sa création faute de médecin urgentiste pour assurer la continuité des soins aux seins du service", relate la CGT santé et action sociale du CH de Clamecy, dans un communiqué du 22 juillet.


Une situation inédite qui pourrait se répéter le 30 juillet prochain, et qui pousse l’organisation syndicale à solliciter les ressources médicales du GHT (*), "notamment celle du CH d’Auxerre afin de palier l’absence de continuité du service public d’urgence à Clamecy."

Pas de situation similaire dans les hôpitaux de l’Yonne

Une tension, que l’Agence régionale de santé n’a pas relevée dans les autres centres hospitaliers du département. "Pour l’instant, aux Urgences d’Auxerre, il n’y a pas de manque ou de difficultés constatés vis-à-vis d’éventuels manques de médecins", confirme Corine Rivière, du syndicat CGT du centre hospitalier auxerrois.

À quelques kilomètres plus au sud, à Tonnerre, "nous avons la chance d’avoir des effectifs adaptés, certains ont fait des concessions pour réduire un peu leurs vacances, mais à ce jour nous n’avons pas de difficultés, même si nous ne sommes pas l’abri d’un imprévu", témoigne Sophie Labart, la directrice. 


(*) Le GHT Unyon comprend les centres hospitaliers d’Auxerre, Tonnerre, Avallon, Clamecy.

Caroline Girard

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

 

 

Accident à Massy. « La sécurité doit demeurer une priorité absolue » estime la CGT-Cheminots
La CGT-Cheminots, réagissant après l’éboulement qui a provoqué la mort d’un salarié de la SNCF dimanche 25 juillet sur un chantier à Massy-Palaiseau (Essonne), a souligné lundi 26 juillet que « le milieu ferroviaire est dangereux » et que « la sécurité doit demeurer une priorité absolue ».

« La famille cheminote est une nouvelle fois endeuillée », après ce « tragique accident », regrette dans un communiqué le syndicat CGT-Cheminots, réagissant lundi 26 juillet après l’éboulement qui a provoqué la mort d’un salarié de la SNCF à Massy : les « premières pensées vont à la famille et aux proches de la victime ».


« La sécurité des personnels et des circulations doit demeurer une priorité absolue. Cela passe par une maîtrise publique du réseau, avec des personnels formés et appliquant des règles strictes de sécurité », ajoute la CGT-Cheminots, qui « mettra tout en œuvre pour que la lumière soit faite sur les circonstances » de cet accident.

« Tous les collègues très affectés par ce drame »

De son côté, l’Unsa ferroviaire « exprime sa peine » et « exige que les enseignements soient tirés parce qu’elle n’acceptera jamais la fatalité ». « Toute la lumière doit être faite » sur « ce tragique accident », demande le syndicat dans un communiqué, où il « adresse ses sincères condoléances aux proches de la victime » et « assure son soutien à la famille cheminote ».

Dans un communiqué, la CFDT-Cheminots dit avoir appris « avec une grande émotion » le décès accidentel du salarié de « SNCF Réseau sur le chantier de la gare de Massy ». « Nos pensées vont à sa famille et à ses proches à qui nous présentons nos sincères condoléances », écrit le syndicat, qui soutient « tous les collègues très affectés par ce drame ».

L’ouverture d’une enquête judiciaire

Une enquête judiciaire a été ouverte pour rechercher les causes de la mort de l’ingénieur de SNCF Réseau, qui a été enseveli dimanche par l’éboulement d’un chantier de forage à proximité des voies, sur le chantier d’un pont à Massy-Palaiseau. Lundi 26 juillet matin, peu avant 09 h, les sapeurs-pompiers de l’Essonne ont indiqué à l’AFP que le corps de l’ingénieur n’avait pas encore été « récupéré ».
Cet accident mortel avait entraîné l’interruption du trafic des TGV dimanche en fin d’après-midi entre la gare de Paris-Montparnasse et le Sud-Ouest. Le trafic, qui avait repris dimanche 25 juillet au soir, était quasi normal lundi 26 juillet au matin, selon la SNCF.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Italie, Grèce, Australie : les opposants aux mesures sanitaires battent le pavé

Manifestation du 24 juillet à la piazza del Popolo à Rome contre la généralisation du pass sanitaire (image d'illustration).

Angleterre : des milliers de manifestants à Londres et Manchester contre les mesures sanitaires
Une manifestation anti-restrictions sanitaires à Trafalgar square, à Londres le 24 juillet 2021.

RT France

Malgré le fait que le gouvernement britannique vienne de lever la majorité des restrictions, un grand rassemblement s'est tenu dans le centre de Londres ainsi qu'à Manchester pour protester contre les mesures sanitaires. Plusieurs milliers de personnes ont défilé le 24 juillet à Londres et Manchester pour protester contre les mesures sanitaires, selon le Daily Mail, qui revient sur un grand rassemblement à Trafalgar Square, dans la capitale britannique, comme le montrent les images de l'agence Ruptly.

 

Face à la propagation mondiale du variant Delta, les restrictions sanitaires se multiplient à travers le monde, tout comme les manifestations. A l'instar de la France, l'Italie ou encore l'Australie ont été le théâtre d'importants rassemblements.

Si 161 000 personnes ont manifesté dans toute la France le 24 juillet d'après le ministère de l'Intérieur, la protestation contre la généralisation du pass sanitaire ou de la vaccination obligatoire contre le Covid-19 s'est cristallisée dans d'autres pays.

Au Royaume-Uni, ce sont ainsi plusieurs milliers de personnes qui se sont mobilisées à Londres, notamment à Trafalgar Square, et ce malgré la levée de la plupart des restrictions sanitaires le 19 juillet. Ce «rassemblement mondial pour la liberté» a également défilé devant le bureau de Boris Johnson au 10, Downing Street. Les participants ont notamment dénoncé la volonté du gouvernement de rendre la vaccination obligatoire dans certaines zones. A Manchester, des manifestants ont également défilé dans les rues.

POUR LIRE LA SUITE
ET VISIONNER LES VIDEOS
CLIQUEZ CI-DESSOUS

https://francais.rt.com/international/89029-rome-opposants-mesures-sanitaires-battent-pave

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Reims. La quatrième vague, c'est le peuple qui se réveille et qui s'exprime
Reims. La quatrième vague, c'est le peuple qui se réveille et qui s'exprime
Reims. La quatrième vague, c'est le peuple qui se réveille et qui s'exprime
Reims. La quatrième vague, c'est le peuple qui se réveille et qui s'exprime
Reims. La quatrième vague, c'est le peuple qui se réveille et qui s'exprime
Reims. La quatrième vague, c'est le peuple qui se réveille et qui s'exprime
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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Aux États-Unis, les géants du numérique sortent les griffes contre l’émergence du syndicalisme

Bezos, le patron d'Amazone,  ou quand le guignol fait le gendarme

Le 9 avril dernier, les employé·es du site [de l’entrepôt Amazon de Bessemer dans l’Alabama] ont voté à une écrasante majorité contre la création d’une section syndicale, lors d’un scrutin très suivi aux États-Unis. Mais depuis, des témoignages de travailleur·euses ont émergé accusant le géant du commerce en ligne d’avoir cherché à interférer dans le vote, en demandant aux services postaux d’installer une boîte à l’extérieur du site, visant à recueillir les bulletins des salarié·es. La presse américaine a révélé qu’au cours de la campagne syndicale, Amazon avait encouragé à de multiples reprises les employé·es à se servir de cette boîte aux lettres [pour voter], installant même une petite tente autour d’elle. Une initiative critiquée par le puissant syndicat du commerce de détail, des entrepôts et des grands magasins (Retail, Warehouse and Department Store Union – RWDSU), qui aurait représenté les salarié·es en cas de victoire du « oui ». Celui-ci estime que l’installation de la boîte à la demande d’Amazon a pu dissuader certains travailleur·euses de participer au scrutin, par crainte d’être surveillés. Sur les 5 800 salarié·es invités à prendre part au vote, 45% ont préféré s’abstenir.

Contacté par Equal Times, Amazon n’a pas donné suite à une demande d’interview. L’affaire est actuellement discutée devant le National Labor Relations Board (NLRB), l’agence fédérale chargée de conduire les élections syndicales et d’enquêter sur les pratiques illégales au sein du monde du travail. Dans un entretien au magazine Vox, l’ancienne présidente du NLRB, Wilma Liebman a affirmé que le problème de la boîte aux lettres était « un motif assez solide pour faire annuler le résultat de l’élection ».

SMS, affiches dans les toilettes et réunions obligatoires

Ce n’est d’ailleurs pas la seule pratique que dénonce le RWDSU. Au cours des derniers mois, Amazon n’a pas ménagé ses efforts pour tenter de dissuader ses employé·es de créer un syndicat au sein de l’entrepôt de Bessemer : SMS et e-mails encourageant les salarié·es à voter « non », affiches placardées dans les toilettes ou encore réunions obligatoires hebdomadaires organisées sur le temps de travail des employé·es visant à dissuader les travailleur·euses de se syndiquer à coup de présentations PowerPoint.

« Cette dernière technique est une pratique très courante aux États-Unis, appelée « captive audience meeting » [une réunion avec auditoire contraint, ndlr] », explique John Logan, professeur à l’université d’État de San Francisco et spécialiste des stratégies patronales anti-syndicales. « C’est une tactique tout à fait légale tant que les représentants de l’entreprise chargés de diriger ces réunions ne menacent pas directement les salarié·es de suppression d’emplois ou de réduction de leurs avantages salariaux. »

Pour convaincre ses salarié·es de voter « non », la compagnie fondée par Jeff Bezos s’est aussi appuyée sur une solide équipe d’experts en stratégies anti-syndicales. « Amazon recrute déjà depuis longtemps ce genre de professionnels : en faisant des recherches au sujet de l’entreprise au cours des dernières années, j’ai trouvé sur Internet des dizaines d’offres pour des emplois dans le domaine des ressources humaines, exigeant souvent cinq ans d’expérience en évitement syndical », raconte John Logan.

En plus du recrutement de consultants, Amazon s’appuie sur le cabinet d’avocats Morgan Lewis, l’un des plus chers du marché, spécialisé dans les tactiques anti-syndicales.

En 2014, c’est en partie grâce à cette firme qu’Amazon était parvenu à faire échouer le tout premier vote sur la création d’un syndicat au sein de l’entreprise, soutenu à l’époque par un petit groupe de technicien·nes d’un entrepôt de Middletown, dans le Delaware.

Selon John Logan, le vote de Bessemer a aussi fait émerger de nouvelles tactiques de dissuasion. « Amazon a notamment fait pression sur les autorités du comté afin de changer la durée des feux de signalisation à proximité de l’entrepôt dans le but d’accélérer la fluidité du trafic ». Certains travailleur·euses soupçonnent l’entreprise d’avoir ainsi cherché à réduire le temps d’arrêt des voitures au cours duquel les employé·es pouvaient être amenés à discuter avec des salarié·es pro-syndicats faisant campagne pour le « oui », à proximité de l’entrepôt.

Réseaux sociaux, algorithmes : les nouvelles frontières de l’évitement syndical

Les réseaux sociaux semblent également avoir été exploités : pendant la campagne, de nombreux tweets anti-syndicats générés par des « bots » informatiques sont apparus sur Twitter jusqu’à ce que l’entreprise les désactive. Des publicités affichant des messages similaires se sont également multipliées sur Twitch, une plateforme de streaming de jeux vidéo acquise en 2014 … par Amazon. Face à la fronde des utilisateur·trices, le réseau social aux 15 millions de visiteur·euses quotidiens a lui aussi retiré les contenus publicitaires anti-syndicats en assurant qu’ils n’auraient jamais dû être diffusés sur la plateforme, car ils violaient « l’interdiction de diffuser des publicités à caractère politique ».

Ce n’est pas la première fois qu’Amazon a recours aux nouvelles technologies pour lutter contre la création de syndicats au sein de son entreprise. L’an dernier, le magazine Business Insider avait révélé que la chaîne de supermarchés Whole Foods, détenue par le géant de l’e-commerce, utilisait un algorithme lui permettant d’évaluer le risque de syndicalisation au sein de ses magasins. Plusieurs facteurs étaient pris en compte : la distance entre le supermarché et le syndicat le plus proche, le pourcentage de familles vivant en dessous du seuil de pauvreté dans les environs ou encore la loyauté des salarié·es préalablement évaluée grâce à des sondages internes.

En décembre, la NLRB a conclu, au terme d’une enquête d’un an, que Google avait violé le droit du travail américain en épiant, puis en licenciant deux salarié·es qui tentaient de mobiliser leurs collègues contre le recrutement par Google d’un cabinet de consultants anti-syndicats. L’agence fédérale avait notamment révélé que le géant du Web avait consulté les calendriers de ses employé·es ainsi que des présentations utilisées par les deux salarié·es pour convaincre leurs collègues de se mobiliser.

« Nous avions toujours eu des doutes concernant le fait que nous étions surveillés », raconte Alex Gorowara, ingénieur logiciel chez Google et porte-parole de l’Alphabet Workers Union, le premier syndicat créé au sein de l’entreprise début janvier. « Les révélations du NLRB ont confirmé nos craintes. D’ailleurs, lorsque nous discutons aujourd’hui entre salarié·es de problèmes au sein du groupe, nous évitons de le faire sur nos appareils de bureau. Nous nous parlons directement », raconte-t-il.

« Les deux gros avantages qu’ont les géants du numérique par rapport à d’autres entreprises en matière de lutte contre les syndicats, c’est qu’ils disposent à la fois de ressources financières gigantesques, mais aussi d’algorithmes et d’outils de surveillance perfectionnés qui leur permettent d’anticiper tout mouvement social », remarque John Logan. « Les nouvelles technologies sont vraiment la nouvelle frontière de l’évitement syndical. D’autant que la plupart d’entre elles ne sont pas régulées par des lois : les agences gouvernementales sont très à la traîne dans ce domaine. »

Une loi pour renforcer le droit syndical

Face à tous ces obstacles, les salarié·es qui militent pour la création de syndicats au sein de leurs entreprises misent aujourd’hui tous leurs espoirs sur l’adoption par le Congrès du Protecting the Right to Organize Act (dit PRO Act), une loi démocrate, soutenue par le président Joe Biden, qui vise à renforcer le droit syndical aux États-Unis, actuellement l’un des plus faibles des pays développés. Le texte prévoit notamment de faciliter le droit de grève, d’élargir la base syndicale, mais aussi d’interdire et de sanctionner certaines pratiques utilisées par les employeurs pour dissuader les travailleur·euses de se syndiquer. Il mettrait ainsi fin à l’organisation de réunions obligatoires avec auditoire contraint.

Adopté le 9 mars dernier par la Chambre des représentants, le projet de loi doit encore passer devant le Sénat à faible majorité démocrate, où il a très peu de chances d’être validé. Selon des données récemment rendues publiques, les plateformes de services de la Silicon Valley Uber, Lyft, DoorDash et Instacart ont déjà dépensé plus d’un million de dollars en frais de lobbying pour dissuader les parlementaires de voter la loi.

14 juin 2021

Noémie Taylor-Rosner. Publié par Equal Times

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Contre le pass sanitaire et les réformes antisociales, des milliers de personnes ont manifesté ce samedi. A Paris, un dispositif policier important a été déployé pour encadrer la manifestation, et les Brav-M ont été envoyés plusieurs fois pour réprimer à coups de matraque et de gaz lacrymogènes.

VIDEOS. Gaz lacrymos, BRAV M, nasse mobile : la manif anti pass sanitaire réprimée à Paris

Crédits photo : capture d’écran Clément Lanot

A Paris ce samedi, plusieurs milliers de personnes ont manifesté au départ de Bastille à l’appel de différents collectifs. Une manifestation qui a réuni du monde et qui a fait face à un encadrement policier important et serré qui a généré des tensions au cours de la manifestation.

Tentant d’interrompre l’avancée du cortège sur la rue de Saint-Lazare, la police a ainsi provoqué des tensions avant de gazer les manifestants.

Par la suite, alors que certains manifestants tentaient de s’extraire du dispositif policier étouffant, les BRAV-M ont été envoyés matraquer les manifestants avant de les gazer comme le montrent notamment les images de Clément Lanot.

Une scène qui s’est répétée à plusieurs reprises avec à chaque fois gaz, coups de matraques et violences contre les manifestants.

Si la manifestation est finalement arrivée à la Porte de Champerret, cette répression s’inscrit dans la continuité de la volonté du pouvoir de faire taire toute contestation.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Amazone store - Home | Facebook

Chez Amazon, des accidents du travail 2 fois supérieurs à la moyenne du secteur

Un nouveau rapport révèle que les employés d’Amazon subissent deux fois plus d’accidents de travail que la moyenne du secteur.

Source : Scheerpost, Andrea Germanos / Common Dreams
Traduit les lecteurs Les-Crises

« Le bilan abyssal d’Amazon en matière de santé et de sécurité n’est pas un accident », indique le rapport.

 

Un colis Amazon Prime. (Flickr / https://quotecatalog.com/)

Un nouveau rapport publié mardi accuse Amazon d’avoir un « bilan abyssal en matière de santé et de sécurité » en raison de son obsession pour les cadences de production, soulignant que les taux d’accidents du travail sont bien plus élevés que la moyenne du secteur de l’entreposage et de la distribution.

L’analyse, intitulée Primed for Pain : Amazon’s Epidemic of Workplace Injuries, a été publiée par le Strategic Organizing Center (SOC), un regroupement de quatre syndicats, et intervient dans un contexte d’examen approfondi des mauvais traitements infligés aux travailleurs par l’entreprise, parallèlement à une envolée des profits.

Le rapport est basé sur les données qu’Amazon a fournies à l’administration fédérale de la sécurité et de la santé au travail (OSHA) et couvre une période de quatre ans, de 2017 à 2020.

« Chaque jour, c’est juste go, go, go ! » a déclaré Safiyo Muhamed, qui a travaillé pendant deux ans et demi dans un centre de traitement des commandes d’Amazon à Shakopee, dans le Minnesota, et qui a été victime d’une hernie discale en manutentionnant une charge lourde.

« Amazon veut que vous travailliez comme un robot, comme une machine », a-t-elle déclaré dans un communiqué. « Chaque semaine, ils vous classent, ils vous surveillent par le biais de l’ordinateur. On vous demande une telle rapidité. Les humains ne sont pas capables de faire ça. »

Le constat de Mohamed n’est pas surprenant étant donné que le rapport affirme que « l’obsession d’Amazon pour la vitesse dans tous les domaines de son activité a été un élément clé de sa stratégie de croissance. »

« Mais l’obsession de l’entreprise pour la productivité a eu un coût énorme pour la main-d’œuvre d’Amazon », indique le rapport.

 

Les effectifs d’Amazon sont passés de 208 764 travailleurs en 2017 à 581 624 en 2020. Il y a eu des blessures dans 191 établissements en 2017, et dans 658 en 2020.

Selon l’analyse, les données révèlent des « taux d’accidents du travail nettement plus élevés » pour les travailleurs d’Amazon que pour ceux d’autres entreprises du même secteur.

En 2017, Amazon a enregistré 11 883 cas de blessures – dont environ 87 % concernaient des lésions qui ont rendu les travailleurs incapables d’exercer leurs fonctions professionnelles habituelles (service restreint) ou les ont obligés à s’absenter du travail (temps perdu).

En 2020, il y a eu 27 178 blessures comptabilisées, dont 90 % ont contraint les travailleurs à un service restreint ou à un arrêt de travail. Ce taux est d’autant plus significatif, selon le rapport, que la pandémie de coronavirus a contraint Amazon à procéder à des « changements opérationnels massifs » en 2020 qui ont probablement réduit les cadences.

Bien que le secteur des entrepôts soit notoirement dangereux, le rapport indique que le taux d’accidents d’Amazon est encore bien supérieur à celui des autres employeurs dans ce domaine.

« Au cours des quatre années pour lesquelles des données sont disponibles, le pourcentage d’accidents dans les entrepôts Amazon est nettement plus élevé que celui des employeurs non-Amazon dans le secteur général des entrepôts », peut-on lire dans le rapport.

En 2020 par exemple, il y a eu 6,5 accidents pour 100 salariés des plate-formes logistiques Amazon, contre 4 accidents pour 100 salariés dans toutes les autres.

Qui plus est, les blessures subies par les travailleurs d’Amazon sont plus graves. En 2020, le rapport indique qu’il y a eu 5,9 traumatismes graves pour 100 travailleurs d’Amazon, soit un taux supérieur d’environ 80 % à celui des autres employeurs du secteur de l’entreposage.

L’analyse a également comparé Amazon à son concurrent Walmart, spécialisé dans le commerce électronique de détail. « En 2020, le taux global de blessures dans les entrepôts d’Amazon (6,5/100 ETP – Equivalents Temps Plein) était plus de deux fois supérieur à celui de Walmart (3/100 ETP), tandis que le taux de blessés graves d’Amazon (2,6) était plus de deux fois et demie supérieur à celui de Walmart. »

SOC a recueilli d’autres données à partir d’une enquête menée en février 2021 auprès de 996 travailleurs d’Amazon dans 42 États. Quarante-deux pour cent des personnes interrogées ont déclaré qu’un accident du travail les avait fait manquer le travail, et environ 80 % d’entre elles ont attribué leur blessure à la pression ou à la cadence de production.

Autre conclusion de cette enquête : 52 % des salariés sondés ont déclaré que depuis que la pandémie a éclaté, Amazon a licencié, sanctionné ou menacé les travailleurs qui ne maintenaient pas le rythme de travail.

« Les récits des travailleurs sur la pression de production extrême en 2021 donnent à penser que la réduction des taux de blessures d’Amazon pendant la période Covid pourrait ne pas être poursuivie si l’entreprise revient à ses pratiques antérieures », avertit le rapport.

Ce ne serait pas imprévisible, selon l’analyse.

« Le bilan abyssal d’Amazon en matière de santé et de sécurité n’est pas un accident », indique le rapport. « Il s’agit plutôt du bilan prévisible d’une entreprise qui privilégie la productivité, la croissance et les profits à la santé et à la sécurité de ses employés. »

« Malheureusement », poursuit la publication, « ce taux alarmant de blessures graves sur le lieu de travail est susceptible de se poursuivre, à moins qu’Amazon ne soit contraint par les travailleurs et par d’autres intervenants à prendre des mesures concrètes et pérennes pour rendre ses lieux de travail plus sûrs. »

Eric Frumin, directeur de la santé et de la sécurité de SOC, n’a pas mâché ses mots dans son évaluation du devoir d’Amazon envers ses employés.

« En ignorant de fait les conséquences évidentes de leurs propres décisions, » a déclaré Frumin, « les dirigeants d’Amazon ont manqué à leur responsabilité légale, éthique et morale de protéger leurs propres employés contre les risques graves et contre le danger très réel d’accidents mettant en danger leur carrière. »

Source : Scheerpost, Andrea Germanos / Common Dreams, 01-06-2021
Traduit les lecteurs Les-Crises

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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