SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Adoption du pass sanitaire à l’assemblée : la macronie passe en force pour imposer sa loi liberticide

Alors que le projet de loi relatif à l'extension du pass sanitaire rencontre de fortes oppositions dans la rue depuis plus d'une semaine, le passage en première lecture à l'assemblée nationale n'a pas su cacher la fébrilité de la macronie qui a fini par passer en force pour éviter de voir les débats se prolonger.

Autoritarisme

Crédits photo : AFP/Thomas Samson

Après des heures de discussion, une nuit blanche et plus d’un millier d’amendements déposés et débattus, l’Assemblée Nationale a adopté le projet de loi sur le pass sanitaire et l’obligation vaccinale des soignants en première lecture, à 6h du matin ce vendredi. Les débats pour l’adoption du projet de loi sur le pass sanitaire sont marqués par la fébrilité de la macronie, qui se retrouve seule contre tous. Alors que l’exécutif voulait « aller très vite » et continuer son opération de séduction à droite après la claque des régionales, le pari est difficile à tenir.

Mercredi, les députés ont débattu 10 heures à l’Assemblée sans réussir à avancer sur l’adoption du texte de loi. Alors que les débats ont duré jusque 4h du matin, la majorité parlementaire s’exaspère : « Après 10 heures sur 300 amendements, le texte n’a pas bougé d’une ligne » expliquaient les députés macronistes. Le débat portait alors principalement sur l’obligation du pass sanitaire en extérieur, ou encore dans le Parlement. Jeudi, c’est l’obligation du pass sanitaire dans les hôpitaux et autres établissements de santé (Ephad) qui avait initialement été retoquée par l’Assemblée nationale, malgré l’avis du gouvernement, notamment incarné par Olivier Véran qui s’est égosillé sur les bancs de l’Assemblée pour défendre cette mesure.

« Dans un hémicycle bien fourni, les oppositions ont soufflé le chaud et le froid. Les socialistes rejettent le pass et préfèrent une "vaccination obligatoire" des majeurs contre le Covid-19 "d’ici au 1er octobre". Les députés Les Républicains réclament de la "souplesse", avec des amendes réduites et une dérogation pour ceux qui ont reçu une première dose de vaccin. Les Communistes et Insoumis s’orientent vers un vote global contre le projet de loi, dénonçant des "atteintes" aux libertés individuelles » explique France Info.

A droite, les Républicains se sont majoritairement abstenus, refusant selon leurs dires de donner un « blanc-seing » au gouvernement pour mettre en place ce « passeport du quotidien ». Le député Philippe Gosselin a déclaré qu’il faudrait « lever les ambiguïtés » de ce texte. Une position hypocrite qui sert surtout à se délimiter d’un gouvernement qui marche sur ses plates-bandes. A la gauche des marcheurs, le PS, le PCF et la FI ont majoritairement voté contre, dénonçant pour certains une « vaste blague », s’agissant de l’examen expéditif de ce projet de loi.

Le gouvernement a tout fait pour que l’allocation de Macron devienne loi, allant jusqu’à insister lors des débats nocturnes entre jeudi et vendredi pour que soit à nouveau réinstaurée la mesure supprimée initialement par les députés visant à l’obligation du pass sanitaire pour les visites à l’hôpital et la prise en charge des patients considérés comme « non-urgents ». Au-delà de l’obligation vaccinale pour les soignants et du pass sanitaire pour les patients « non-urgents », la mesure la plus décriée et controversée est la possibilité nouvelle d’entamer des procédures de licenciements pour les salariés non-vaccinés.

Mais l’opposition n’est pas la seule à exprimer des désaccords. En effet, même dans les rangs du gouvernement, des députés ne sont pas d’accord avec le texte initial. Ainsi Pacôme Rupin a expliqué au Point qu’il « voterait contre le pass sanitaire », qu’il estime être une « atteinte majeure à la liberté d’aller et venir » qui va « fracturer le pays ». Le député a par ailleurs, défendu un amendement au texte pour enlever l’obligation du pass sanitaire dans les transports. Pour autant, à quelques exceptions près, la macronie a réussi à souder ses rangs sur les bancs de l’Assemblée pour faire passer ce projet de loi.

Comme l’explique Le Monde « L’adoption définitive du projet de loi “contre le séparatisme”, qui était prévue, jeudi 22 juillet, à l’Assemblée nationale, a été reportée à vendredi, au vu du grand nombre d’amendements restant à examiner sur le projet de loi controversé étendant le passe sanitaire. »

La macronie s’est justifiée de ce calendrier contraint et exceptionnel en se cachant derrière la nouvelle vague épidémique. « La situation sanitaire est inquiétante, arguait Olivier Véran. Il y a une urgence à légiférer […] Le pass sanitaire (parcours vaccinal complet ou test récent) on en a besoin tout de suite ». Une exhortation à boucler les débats à l’Assemblée avant le week-end appuyée par Castaner, patron des députés LREM, qui a mobilisé le ban et l’arrière-ban pour l’occasion : « Nous sommes dans une course contre la montre […] Face à cette situation, l’adaptation de notre dispositif est indispensable ».

Face à une forte opposition, le gouvernement avait pour objectif de reprendre la main sur le calendrier des réformes, renouant avec ses habituelles procédures accélérées pour renforcer la gestion répressive et autoritaire de la crise sanitaire. Un pari qui semble pour l’heure réussi par le gouvernement, alors que le texte s’apprête à passer entre les mains des sénateurs, à majorité de droite. Les députés de l’opposition, de gauche comme de droite, dénoncent quant à eux le véritable passage en force du gouvernement, qui a imposé ces débats express qui se sont conclus par l’adoption du projet de loi à marche forcée à 5h40 du matin ce vendredi, par 117 voix pour et 86 contre.

Pourtant, l’objectif du gouvernement de s’adresser tout particulièrement à la droite au travers de cette loi ne semble que partiellement atteint, et ce nouveau cap franchit dans sa gestion autoritaire de la crise va devoir s’accompagner de résultats concluants du point de vue des contaminations pour que Macron ne perde pas toute crédibilité. Car si le projet de loi est un bâton pour imposer la vaccination à toutes et tous, la carotte qui l’accompagne s’incarne dans la promesse pour les vaccinés de ne plus être soumis à l’obligation du port du masque et le fait de ne plus être considérés comme cas contacts. Un jeu dangereux de la part du gouvernement, en pleine quatrième vague, alors que la vaccination ne garantit en aucun cas l’absence de contagiosité.

De plus, le gouvernement s’affronte à une contestation qui dépasse largement les rangs de l’Assemblée nationale. « Lors d’une audition par la commission des lois du Sénat, mercredi, sa présidente [de la CNIL], Marie-Laure Denis, a estimé que l’instauration du passe sanitaire restait une atteinte « particulièrement forte » aux libertés qui « ne peut être admise que si l’Etat peut démontrer le surplus d’efficacité qu’apporte le passe sanitaire » » relèvent les journalistes du Monde.

Les nombreuses manifestations qui ont vu le jour dans plusieurs villes du pays depuis l’allocution de Macron témoignent également d’une colère sourde face aux mesures liberticides du gouvernement, qui s’en prend aujourd’hui aux secteurs qui se sont trouvés en première ligne depuis le début de la pandémie, et tout particulièrement les soignants (mais aussi les petits commerçants, les intermittents, les salariés de la restauration et de la grande distribution, les transports…). Alors que les directions syndicales restent l’arme au pied et refusent d’appeler à la mobilisation qui se construit dans la rue, laissant ce terrain à l’extrême-droite, au complotisme et aux anti-vaccins, il est urgent d’imposer par en bas un véritable plan d’urgence sociale et sanitaire, pour en finir avec les attaques liberticides et répressives de Macron et avec les conséquences de la crise.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Contre le pass sanitaire et l’autoritarisme de Macron, pour la vaccination : tous dans la rue samedi !

L'extension du pass sanitaire constitue un nouveau saut autoritaire du gouvernement Macron. Face à ces attaques liberticides et antisociales, et face à l'extrême-droite qui tente de récupérer la colère, manifestons ce samedi à 14h à Bastille à Paris et partout en France !

Manifestation

Manif contre le pass sanitaire samedi 17 juillet 2021 à Paris, organisée par les Gilets jaunes d’Île-de-France. Crédit photo : Olivier Roberjot Photo

L’assemblée nationale valide l’extension du pass sanitaire : un nouveau saut dans la gestion autoritaire de la crise sanitaire par Macron et son gouvernement

Ce vendredi les députés ont adopté en première lecture la loi relative à l’extension du pass sanitaire à 177 voix pour et 80 contre, qui est désormais présentée au Sénat. Avec 117 voix et 86 contre, l’Assemblée Nationale a donc dit « oui » à l’obligation vaccinale pour les soignants, sapeurs-pompiers et personnels d’Ehpad et de maison de retraite et à l’extension du pass sanitaire dans les cafés-restaurants, cinéma, salles de sport, trains et autocars longue distance...

Une attaque qui marque un nouveau saut dans la gestion autoritaire de la crise sanitaire par le gouvernement en entérinant de nouvelles attaques contre les travailleurs – notamment la possibilité pour les employeurs de suspendre puis de licencier tout salarié qui ne présenterait pas de pass sanitaire – et contre nos droits démocratiques avec la constitution de « citoyens de seconde zone ».

En pointant du doigt les non-vaccinés, le gouvernement cherche à masquer sa propre responsabilité dans la gestion de la crise, tout en divisant notre camp social pour faire passer ses attaques anti-sociales – retraites, assurance-chômage... Macron promet ainsi au grand patronat une reprise économique à coup de matraque et d’exclusion de tout ceux qui auraient un schéma vaccinal incomplet.

La colère s’exprime dans la rue, ne laissons pas l’extrême-droite la récupérer !

Depuis le 14 juillet dernier, des milliers de manifestants sont descendus dans les rues contre le pass sanitaire. Des aides-soignantes, des puéricultrices, des travailleurs précaires dans la restauration, mais aussi des petits patrons, des jeunes et des retraités ont crié dans la rue leur colère et leur défiance vis-à-vis de la politique autoritaire et anti-sociale de Macron, ainsi que de sa gestion erratique de la crise sanitaire. Pour tenter de récupérer cette colère et la mener vers des voies réactionnaires, l’extrême-droite anti-vaccin et complotiste était présente dans la manifestation.

A l’instar de Florian Philippot, qui a manifesté en tête de cortège d’une des trois manifestations parisiennes, aux côtés de Nicolas Dupont-Aignan le 17 juillet ou encore de Francis Lalanne. Celui qui était numéro deux du Rassemblement National avant de créer son propre parti les Patriotes espère ainsi pouvoir récupérer la colère et la mettre au service de ses ambitions électorales dans le cadre de sa candidature aux élections présidentielles de 2022. Il ne faut laisser aucune illusion dans la capacité de cette figure de l’extrême-droite qui se revendique de De Gaulle, de la Vème République et ses institutions particulièrement anti-démocratiques, à mener la colère vers une autre voie que celle d’un projet nationaliste et xénophobe, dont le négationnisme du Covid-19 met en danger la vie des travailleurs et des classes populaires.

En ce sens, alors qu’à Paris l’extrême-droite tente de rééditer l’opération du 17 juillet pour instrumentaliser la colère à des fins réactionnaires en appelant à descendre dans les rues derrière elle à partir de Trocadéro, il s’agira de manifester aux côtés des Gilets Jaunes et des collectifs comme Cerveaux Non Disponibles qui appellent à manifester à 14h à Bastille « contre le pass d’identité sanitaire ; pour un accès libre, éclairé et équitable au vaccin ; pour la levée des brevets des vaccins ; contre les réformes antisociales ».

Les organisations politiques et syndicales du mouvement ouvrier doivent manifester et construire un plan de bataille à la hauteur

Pour empêcher l’extrême-droite, les complotistes et anti-vaccins de récupérer la colère, le mouvement ouvrier et ses organisations politiques et syndicales doivent proposer des perspectives.

Tout d’abord pour lier la lutte contre l’offensive liberticide de Macron à celle contre ses attaques anti-sociales, en revendiquant le retrait de la réforme des retraites et de l’assurance chômage au même titre que le retrait du pass sanitaire. D’autre part en opposant à la gestion autoritaire et pro-patronale de la crise sanitaire par Macron et son gouvernement, une stratégie qui cherche à vaincre le virus – et pas seulement à en limiter les effets pour favoriser la reprise économique au plus vite, au risque de laisser se développer des variants toujours plus contagieux et résistants. La réussite d’une campagne vaccinale massive est un élément central pour mettre sur pied une telle stratégie sanitaire, et c’est sur la base de commission indépendante du gouvernement, formées de soignants, de travailleurs et d’usagers, qu’il faudrait chercher à convaincre plutôt qu’à contraindre la population, en répondant aux besoins réels notamment dans les quartiers populaires et les territoires ruraux où tant l’accès aux informations relatives à la vaccination et qu’au système de santé publique en général est restreint voire inexistant.

A ce titre l’attitude des directions syndicales depuis le 14 juillet a été de rester l’arme au pied – la direction confédérale de la CGT se contentant cette semaine d’interpeller les parlementaires, sans proposer aucune perspectives de mobilisation aux travailleurs, une véritable trahison. Sous pression de la rue et de l’ampleur des attaques certaines positions évoluent cependant, à l’image de l’Union Syndicale Solidaires qui appelle ce vendredi dans un communiqué « à participer aux mobilisations sociales et de défense des libertés qui se construisent et qui n’ont rien à voir avec les rassemblements initiés par l’extrême-droite et les mouvances complotistes ».

Cependant, la mobilisation des directions du mouvement ouvrier reste loin d’être à la hauteur, et, à rebours de cette passivité complice, il s’agit de leur imposer la construction d’un véritable plan de bataille, en commençant se mobiliser à la base comme l’ont fait la CGT Orléans et la CGT du Cher en manifestant la semaine dernière, et comme appellent à le faire ce samedi l’intersyndicale CGT - FO - Solidaires du Maine-et-Loire, ou encore l’UL CGT de Nantes ce samedi. Face à Macron et l’extrême-droite, construisons la riposte dans la rue dès ce samedi partout en France !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

La fédération CGT des cheminots

appelle à la riposte

IM-PASS SANITAIRE :
NOUS DÉFENDRONS
NOS COLLÈGUES !

 

Tract aux cheminots

 
 

Lors d’une allocution télévisée le 12 juillet 2021, le Président Emmanuel Macron a annoncé que les usagers et les salariés des transports seraient soumis au « pass sanitaire ».
La Fédération CGT des cheminots a immédiatement déposé une alerte sociale (DCI) auprès de la direction SNCF pour savoir de quoi il retourne et contester toute forme de sanction envers les agents.
Les réponses que nous avons obtenues sont inquiétantes et scandaleuses !

Nous refusons toute sanction !

Au lieu de choisir la pédagogie (et de mettre les moyens nécessaires à l’information et à la protection de tous), le Gouvernement choisit la contrainte et la répression.

Le projet de loi, modifié le 19 juillet après avis du Conseil d’État, prévoit explicitement l’application des mesures aux « activités de transport public de longue distance au sein du territoire national ».

Les usagers comme les salariés devront présenter un examen de dépistage virologique négatif ou un justificatif de statut vaccinal.

Pour les salariés, s’ils ne se conforment pas à cette obligation, leur employeur leur notifiera la suspension de leurs fonctions ou de leur contrat de travail, accompagnée de l’interruption du versement de la rémunération.

Au-delà de 5 jours, le salarié sera convoqué à un entretien. Au-delà de 2 mois, l’employeur pourra le licencier.

Pour la Fédération CGT des cheminots, il est totalement inacceptable de sanctionner, voire de licencier des salariés qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas se faire vacciner !

La direction SNCF main dans la main avec le Gouvernement

Lors de l’audience du 19 juillet 2021 consécutive à la DCI CGT, la direction a apporté des réponses à nos questions :

Personnels concernés : les ASCT intervenant sur les trains longues distance (internationaux, TGV, TET), les agents SUGE, la restauration ferroviaire et le nettoyage à bord sont concernés par le pass sanitaire.

Les personnels médicaux-sociaux sont concernés par l’obligation vaccinale.

La règle retenue par la direction pour le pass est : tous les personnels en espace confinés et en contact avec les voyageurs, ce qui exclurait les ADC (pas en contact avec les usagers sauf s’ils ont des retours en voiture dans leur roulement), les personnels en gare (pas considéré

Délais d’application : fin juillet pour les usagers, fin août pour les cheminots (mais la direction a demandé un mois de délais supplémentaire pour les cheminots).

Réalisation du contrôle : la direction attend des informations du Gouvernement, mais ce sera sûrement à la charge des ASCT, des agents d’Escale et de la SUGE pour les voyageurs. Pour les cheminots, probablement le N+1. Pas de renforts prévus à ce stade. Une nouvelle fois, le Gouvernement fait reposer sur les cheminots l’application de mesures qui ne font pas partie de leur travail et qu’il a décidé unilatéralement.

Rôle des cabinets médicaux : la direction dispose de vaccins Moderna en petite quantité mais ne veut pas privilégier la vaccination dans nos centres. Elle refuse d’ouvrir les cabinets aux ayants droit, aux retraités et aux sous-traitants concernés par le pass. Elle ne veut pas non plus mettre à disposition de tests PCR dans les cabinets médicaux car ce serait, selon elle, un palliatif à la vaccination.

La loi prévoit que les salariés puissent se faire vacciner sur le temps de travail : à ce stade, la direction ne nous a pas donné d’information sur la manière dont ce droit allait se mettre en place. N’hésitez pas à solliciter un militant CGT pour interpeller votre direction.

Sanctions envisagées : la direction appliquera la loi. Autrement dit, la suppression de la rémunération et le licenciement sont bien envisagés !

Ces réponses sont soumises à des évolutions en fonction des amendements du Parlement ou des décrets d’application que pourrait écrire le Gouvernement.

CONCLUSION

La direction ne met aucun moyen pour permettre aux cheminots de se faire vacciner, mais elle va mettre en oeuvre les pressions et sanctions, ce qui est injuste !

Seule notre solidarité permettra de mettre en échec la répression.

La CGT considère que le vaccin est aujourd’hui la seule arme à disposition contre la COVID. La vaccination du plus grand nombre est donc nécessaire. C’est une question de protection individuelle et surtout de protection collective. Mais il faut informer, convaincre, donner les moyens, et en aucun cas réprimer.

Le Gouvernement nous occupe avec des mesures mal ficelées qui font polémiques et qui divisent. Pendant ce temps-là, il fait avancer ses réformes du chômage et des retraites. La CGT reste donc mobilisée sur la défense individuelle des cheminots pour éviter toute sanction, mais elle concentre aussi son énergie dans la préparation des mobilisations sociales qui seront nécessaire pour faire échouer les réformes régressives.

Plus nous sommes nombreux,

plus nous sommes forts : rejoignez-nous !

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Les députés votent la possibilité de licencier les salariés qui refusent le pass sanitaire

Hier soir, les députés ont adopté en première lecture l'article 1 de la loi Gestion de la crise sanitaire. Il ouvre la possibilité aux employeurs de suspendre puis de licencier tout salarié qui ne présenterait pas de pass sanitaire dans les secteurs concernés par cette mesure.

Mouvement ouvrier

Crédits photo : AFP

L’examen du projet de loi "Gestion de la crise sanitaire" se poursuit à l’Assemblée nationale depuis mercredi. Hier, l’examen du texte en première lecture s’est à nouveau poursuivi dans la nuit. Les députés ont notamment adopté l’article 1 du projet de loi, qui étend de façon importante l’utilisation du pass sanitaire et statue notamment sur l’application du pass sanitaire aux salariés travaillant dans des lieux concernés par ce dispositif répressif.

L’article 1 permet notamment à l’employeur de suspendre « de son contrat de travail » tout salarié dont l’activité est concernée par le pass sanitaire et qui ne présenterait « pas les justificatifs, certificats ou résultats » dont les dispositions de la loi « lui imposent la présentation » et qui ne souhaiterait pas ou ne pourrait pas se mettre en congés. Une suspension qui « s’accompagne de l’interruption du versement de la rémunération. »

Surtout, l’article 1, amendé par le gouvernement, dispose que « le fait pour un salarié de ne plus pouvoir exercer son activité pendant une durée cumulée supérieure à l’équivalent de deux mois de journées travaillées en raison du non-respect de l’obligation de présentation des justificatifs, certificats et résultats mentionnés au premier alinéa peut être un motif spécifique constituant une cause réelle et sérieuse de licenciement. »

Une disposition qui ouvre la voie à une offensive importante contre les salariés des secteurs concernés et qui, alors que les tests PCR devraient devenir payants à la rentrée, constitue une obligation vaccinale de facto. Une disposition qui constitue par ailleurs un véritable coup de canif dans le Code du Travail.

Interviewée cette semaine par L’Humanité sur cette mesure Savine Bernard, avocate en droit du travail rappelait ainsi : « En droit, on ne peut pas licencier quelqu’un pour un motif lié à l’état de santé, sauf dans deux cas ­exceptionnels : l’inaptitude constatée par un médecin du travail ou quand des arrêts de maladie prolongés causent une désorganisation du service et entraînent la nécessité de pourvoir au remplacement définitif du salarié. Là, on crée un troisième motif de licenciement sui generis lié à l’état de santé, qui pose un problème de discrimination. ». Une véritable « atteinte au respect de la vie privée ». qui crée un précédent important.

L’adoption de l’article 1 du projet de loi en première lecture rappelle par ailleurs les premières menaces de licenciement qui se sont multipliées cette semaine dans le secteur du commerce ou de la restauration. Il souligne à nouveau l’urgence d’une mobilisation du mouvement ouvrier contre le pass sanitaire et la gestion répressive du gouvernement, qui constitue une arme contre le monde du travail.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
La grève paie chez Jeumont Electric

Après une dizaine de jours de grève quasi générale, la direction de Jeumont Electric, dans le Nord, a finalement plié. Une belle victoire pour les salariés et leurs représentants qui obtiennent prime et augmentation salariale.

« Lors des NAO 2020, négociées en début d'année 2021 et applicables à partir du 1er janvier, notre direction nous avait dit que, à cause de la Covid-19, du manque de moyens, elle ne pourrait pas nous donner d'augmentation. Zéro ! », explique Florian Brasseur, délégué syndical chez Jeumont Electric, entreprise sise à Jeumont, dans le Nord. « La goutte d'eau qui a fait déborder le vase, c'est que l'on n'a pas eu non plus de primes de participation et d'intéressement, distribuées normalement tous les ans, alors que l'actionnaire majoritaire a encore pris 1,2 million de dividendes cette année. » De quoi « vraiment outrer » les salariés.

D'autant que, si le spécialiste des « très gros moteurs » pour centrales nucléaires ou thermiques, les bâtiments de marine, était jusqu'à il n'y a pas si longtemps « réputé comme une usine qui payait bien », ce n'est plus le cas aujourd'hui. Sans oublier « les conditions de travail qui se dégradent parce que l'on a une très grosse perte de savoir-faire sur des métiers hyper spécifiques pour lesquels on ne forme plus, une charge de travail de moins en moins répartie, des heures supplémentaires qui augmentent et une pression pour la réalisation effective des quotas ».

« On a lancé un mouvement de grève le mardi 29 juin et il a tout de suite été très bien suivi », reconnaît Florian. Surprise, inquiète par ce ras-le-bol général qui se manifeste, la direction propose aussitôt « une prime ». Quand les syndicats réclament « une prime de 800 euros et 1,5 % d'augmentation générale ». Au refus des dirigeants répond alors une grève générale, déclenchée le 2 juillet. Le bras de fer s'engage, entre blocage du site par les salariés et fermeture décidée par la direction, « du jamais vu » dans l'entreprise.

Alors que la tension devient de plus en plus « palpable », la grande majorité des salariés restant mobilisés, la CGT décide de « frapper un grand coup ». « Parce que l'on n'allait pas continuer à faire grève pendant des semaines avec les mêmes revendications », défend le responsable syndical. « On leur a dit : “Si vous ne répondez pas favorablement à nos revendications, 800 euros de prime et 1,5 % d'augmentation, à partir de lundi matin [12 juillet, NDLR], elles doublent et passent de 800 à 1 500 euros de prime, de 1,5 à 3 % d'augmentation !”. »

Pari osé ? « Le moment était très bien choisi. Il y avait des audits dans l'entreprise, des clients devaient venir », précise Florian, qui admet que la mobilisation de l'USTM locale, des camarades de Toyota, PSA, Bombardier, venus renforcer celle des salariés de Jeumont n'est pas non plus étrangère à la décision d'une direction « soucieuse de son image ». Laquelle finissait par acter, vendredi 9 « en fin de matinée », « une augmentation générale de 1,5 % et une prime de 800 euros. Ce que l'on avait demandé ».

Une « grosse victoire politique » pour Florian Brasseur et ses camarades, qui justifie sans aucun doute les sourires sur les visages des salariés de Jeumont Electric ce lundi matin. La lutte paie.

Publié par NVO Par | Photo(s) : DR

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Boycott: Israël menace Unilever de « graves conséquences »

Le Premier ministre israélien a menacé mardi le directeur d’Unilever, propriétaire du fabricant américain de glaces Ben & Jerry’s de « graves conséquences » après l’annonce la veille par la compagnie qu’elle arrête de commercialiser ses produits dans les territoires palestiniens occupés.

 

« Du point de vue de l’Etat d’Israël, cette action aura de graves conséquences notamment sur le plan juridique », a affirmé Naftali Bennett, selon un communiqué de son bureau, précisant qu’il s’était entretenu avec Alan Jope, le patron d’Unilver.

 

Le Premier ministre israélien considère cette décision « de boycotter Israël comme une action anti-israélienne claire ».

Dans un communiqué publié lundi, la filiale d’Unilever a déclaré: « Nous pensons qu’il n’est pas compatible avec nos valeurs que les glaces Ben & Jerry’s soient vendues dans les territoires palestiniens occupés ».

« Nous avons un partenariat de longue date avec les détenteurs de notre licence qui fabriquent nos glaces en Israël et les distribuent dans la région », ajoute Ben & Jerry’s, qui a toutefois décidé de ne pas renouveler l’accord de licence qui expire en fin d’année prochaine.

Ben & Jerry’s précise toutefois dans son communiqué qu’il va « rester en Israël », bien que ses produits ne soient plus vendus dans les territoires occupés.

« La décision de Ben & Jerry’s est une capitulation honteuse à l’antisémitisme, au mouvement BDS (de boycott des produits israéliens, ndlr), à tout ce qui est mauvais dans le discours anti-israélien et anti-juif », a commenté pour sa part le chef de la diplomatie israélienne Yaïr Lapid dans une vidéo.

Fondée en 1978, Ben & Jerry’s est une entreprise connue pour ses engagements progressistes, de la protection de l’écologie au respect des droits humains ou la question des inégalités.

Publié par www.h24info.ma

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
2 poids 2 mesures : Ferrand (LREM) s’oppose à l’application du passe sanitaire à l’Assemblée

Un amendement au projet de loi sanitaire proposant l’instauration du passe sanitaire à l’Assemblée Nationale a été refusé hier. Alors que cette mesure liberticide menace de nombreux salariés de licenciement, les députés en sont, eux exemptés dans l'hémicycle, leur lieu de travail.

GESTION DE CLASSE DE LA CRISE SANITAIRE

Lionel Bonaventure / AFP

Jusqu’au sein de la majorité présidentielle, le passe sanitaire fait débat. Des députés LREM endossent l’habit de l’idiot utile et tentent de sauver le peu de soutien populaire au parti macroniste encore existant. Ainsi, certains députés comme Pacôme Rupin, après avoir avalisé l’ensemble de la politique plus répressive que sanitaire du gouvernement montent au créneau en dénonçant « la fracture » que provoquerait le passe sanitaire.

De l’autre côté, il y a les idiots, un peu moins utiles à la majorité, qui proposent des amendements pour que les députés soient astreints à la présentation du passe sanitaire pour se rendre à l’Assemblée. Ainsi, un amendement a été déposé par des parlementaires LREM, de leur propre aveu moins à des fins sanitaires que d’exemplarité, indiquant : « L’accès à l’Assemblée nationale peut également être subordonné à la présentation des documents [...] sur décision du président de l’Assemblée nationale  ». Un amendement qui a été refusé en commission dans la nuit de mardi à mercredi. Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale y a opposé l’inviolabilité constitutionnelle du « libre exercice du mandat parlementaire », aucun député ne pouvant être empêché de siéger. Un amendement qui risquait donc d’être retoqué par le Conseil constitutionnel. C’est derrière cette excuse que Ferrand se permet désormais de dénoncer l’instrumentalisation de cette affaire par les opposants au passe sanitaire, et doit enrager contre les quelques fans de l’exemplarité de sa majorité qui le mettent dans une situation inconfortable.

Mais cet épisode ne fait que refléter les avantages desquels politiciens bourgeois profitent constamment. La déconnexion de la vie réelle des travailleuses et des travailleurs est telle qu’une « source parlementaire » peut sans problème confier à LCI, pour justifier le refus de cet amendement : « on parle bien de l’enceinte de l’Assemblée nationale, qui est un lieu de travail, pas une salle de cinéma ni une salle de spectacle ».

Encore que cette affirmation ne soit pas certaine, comment est-il possible de tenir de tels propos alors que de nombreux salariés ont la menace du licenciement sanitaire ou de la suspension de salaire au-dessus de la tête à cause de l’extension du passe sanitaire ? Un restaurant ou un cinéma n’est un lieu de loisir que pour ceux qui n’y travaillent pas, et aujourd’hui, la réalité pour les salariés de nombreux commerces et restaurants, c’est celle de la menace du licenciement si on ne se vaccine pas assez vite, alors même que ce sont des secteurs qui ont vu leurs conditions de travail et l’encadrement légal se dégrader tout au long de la crise sanitaire.

Le gouvernement n’a que le mot de suspension du contrat de travail à la bouche, pour les salariés du commerce, de la culture, de la restauration, pour les soignants ! C’est dans ce sens qu’Elisabeth Borne a évoqué sur BFM la possibilité de congés sans solde.

Pendant ce temps, la gestion catastrophique et anti-sociale de la crise sanitaire permet à des démagogues comme Philippot d’essayer de faire oublier qu’ils sont eux aussi des membres de cette caste politicienne privilégiée. L’ancien parlementaire européen, mouillé jusqu’au cou dans l’affaire des faux assistants parlementaires du FN, essaye surfer sur une colère légitime face au pass sanitaire, pour la récupérer électoralement pour ses idées nationalistes et anti-ouvrières, comme il avait déjà essayé de le faire, sans succès, avec les Gilets jaunes. Pour cela, il est prêt à diffuser le plus largement possible la propagande anti-vax. Mais pendant que Philippot tente de convaincre les classes populaires, qui ont déjà payé le plus lourd tribut face au virus, que le vaccin serait quasiment un poison mortel, les riches et les députés eux se font vacciner !

Pour les députés, pas de mandat révocable quand on trahit ses engagements et ses électeurs, et qu’on est absent la majeure partie du temps à l’assemblée alors qu’à l’inverse les salariés voient leur travail remis en cause à chaque instant. Un mandat de député est un droit inviolable, pas celui de garder son emploi et de recevoir un salaire suffisant pour vivre dignement !

Pourtant quand Macron veut instaurer des mesures comme la réforme des retraites et passe sanitaire, les policiers et les politiciens en sont toujours exempts. C’est là tout le symbole d’une crise qui a été gérée pour les riches, à coups d’amendes et de matraque, et d’où émane logiquement la défiance face au vaccin. Face à une gestion de la crise qui veut faire payer notre classe, nous devons répondre avec les méthodes du mouvement ouvrier, pas seulement pour s’opposer à l’autoritarisme de Macron mais pour proposer un plan de bataille à ceux qui veulent se battre pour une sortie de crise alternative.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Les personnes vaccinées ne seront plus cas contacts : une mesure anti-sanitaire et pro-patronale

Aujourd’hui, Jean Castex a annoncé que les personnes vaccinées ne seront plus considérées comme cas-contacts, montrant que la préoccupation du gouvernement n’est pas celle de la prévention mais du retour au travail.

CRISE SANITAIRE

Source photo : LUDOVIC MARIN / AFP

Depuis l’allocution de Macron le 12 juillet, le passe sanitaire, moyen profondément liberticide instauré par le gouvernement pour contraindre la population à la vaccination, est sous le feu des projecteurs. Mais au passe sanitaire, s’ajoutent d’autres mesures qui témoignent de la gestion sanitaire catastrophique du gouvernement.

Ce mercredi, Jean Castex, invité sur le plateau de TF1 à la sortie du conseil de Défense, a apporté quelques précisions quant au projet de loi sanitaire, énumérant par la même occasion de nouvelles mesures. En revenant d’abord sur la situation de la pandémie en France, qui connaît une croissance exponentielle due à la diffusion du variant Delta, il a notamment expliqué qu’à partir d’aujourd’hui, les personnes ayant reçues leurs deux doses de vaccination ne seront plus considérées comme cas contact. Cette décision, justifiée par Castex soit disant parce que « ces personnes n’ont plus de chances d’attraper la maladie », est un non-sens sanitaire dangereux.

En effet, la vaccination, si elle est le meilleur moyen d’endiguer l’épidémie, ne permet pas d’en empêcher la transmission mais le développement de formes graves. En témoigne les flambées des contaminations dans les pays comme Israël ou l’Angleterre, pourtant aux avant-postes de la vaccination. Comme l’indique un article du Monde, en Israël à la fin du mois de juin, 40 % des nouveaux cas étaient des personnes vaccinées. L’arrêt de la période d’isolement pour les personnes vaccinées signalées comme cas-contact ouvre donc la voie à la création de clusters, induisant non seulement une hausse des contaminations mais également la mise en danger des personnes n’ayant pas encore eu accès à la vaccination.

Cette nouvelle mesure qui constitue un non-sens d’un point de vue sanitaire et qui se mêle à une gestion répressive de l’épidémie, s’ajoute à d’autres mesures complètement inefficace d’un point de vue sanitaire mais aussi totalement inégalitaire et qui vont toucher en premier lieu les plus précaires. Le gouvernement a ainsi annoncé le non-remboursement des tests PCR à l’automne, pourtant indispensables pour prévenir la diffusion de l’épidémie, ainsi que le retrait du port du masque dans les lieux où le passe sanitaire sera appliqué, alors que la vaccination n’empêche pas la transmission du virus.

Or, le signalement des cas contacts, couplé à l’usage des tests PCR est un moyen de casser les chaînes de contamination et de détecter la formation de clusters, une tâche centrale pour protéger la population et éradiquer l’épidémie. Seulement le gouvernement, qui depuis le début de la pandémie fait fi de toute stratégie réelle de prévention, choisit à l’inverse de vendre aux personnes vaccinées un pseudo « retour à la vie normale » au mépris de la santé de l’ensemble de la population.

Mais si le gouvernement ferme les yeux sur les exemples des pays voisins qui montrent que la vaccination n’empêche pas la contamination, il semble pourtant être attentif au cas de l’Angleterre, qui après avoir levé toutes les restrictions sanitaires, se retrouve en difficulté sur le terrain économique à cause de l’isolement des salariés, même vaccinés.

Avec la levée de l’isolement des cas contacts vaccinés, le retour aux « jours heureux » que veut prôner le gouvernement français n’est en vérité que le retour au travail progressif des salariés. Comme depuis le début de la pandémie, c’est bien toujours les profits que Macron fait passer avant nos vies.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

La branche santé du syndicat CGT de l’Orne s’oppose aux annonces gouvernementales qui « culpabilisent » les personnels du sanitaire, du social et du médico-social.

La CGT de l’Orne considère également que « la reconnaissance en maladie professionnelle, qui devait être automatique, est en fait une véritable arnaque et un parcours du combattant, sauf pour celles et ceux qui ont eu une oxygénothérapie ou qui sont décédés ». | ARCHIVES OUEST-

Aujourd’hui, « le gouvernement veut se dédouaner de ses manquements et déplacer sa responsabilité sur les personnels pas encore vaccinés ». Or, rappelle le syndicat, une résolution du Conseil de l’Europe relative aux vaccins contre le Covid-19 indique que « les citoyens et citoyennes » doivent être « informés que la vaccination n’est pas obligatoire, et que personne ne doit subir de pressions pour se faire vacciner ou ne soit victime de discrimination pour ne pas avoir été vacciné. »


La CGT s’oppose « à la marginalisation d’une partie de la population qui ne peut accéder ni au dépistage, ni à la vaccination » et revendique « la gratuité des tests PCR ». « Oui au vaccin comme bien commun de l’humanité », conclut le syndicat.

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
4 e vague ?

Publié par anti-K

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
CE QUE JE PENSE DU PASS SANITAIRE ? – Par François Boulo

Depuis quelques jours, de nombreuses personnes me sollicitent pour donner mon avis sur les mesures annoncées par Emmanuel Macron lundi soir dernier, et en particulier sur l’extension du pass sanitaire aux cafés, restaurants, centres commerciaux etc.

J’aurais d’innombrables choses à dire sur le sujet. Mais malheureusement, je ne vais pas pouvoir le faire. Car mon avis se voudrait rationnel et nuancé, ce que la période d’hystérie collective que nous vivons actuellement ne tolère pas. Il faut être dans le camp des « pro » ou des « anti », aucune autre position n’étant permise.

Or, je ne veux pas contribuer à diviser plus que ne l’est déjà la société. Car c’est peut-être là-dessus que les gouvernants ont déjà gagné. Ils ont réussi à générer tellement de frustrations, d’inquiétudes et de colères parmi nous qu’ils ont anéanti toute possibilité de dialoguer pour dépasser nos désaccords.

Ce que nous devons ne pas perdre de vue, c’est que cette crise sanitaire n’a pas surgi dans un contexte serein et apaisé. Cela fait 40 ans que les gouvernants se sont appliqués à trahir le peuple, sapant chaque jour un peu plus la confiance qu’il portait en eux. On ne produit pas 9 millions de pauvres, 6 millions de chômeurs et 150.000 SDF sans qu’il n’y ait de graves conséquences sur le long terme. Qu’ils ne viennent donc pas maintenant pleurnicher en se plaignant qu’une partie de la société refuse de se laisser entraîner par eux pour résoudre la crise sanitaire. Ce d’autant qu’ils auront multiplié les approximations, les mensonges, et les mesures incohérentes ou inutiles pour tenter de dissimuler leur incompétence.

Et pour couronner le tout, Emmanuel Macron réouvre « en même temps » le front de la guerre sociale avec la casse de l’assurance chômage et la réforme du régime des retraites (allongement de l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans … alors que le chômage des 55 ans et plus est massif !) alors même que nous entrons dans une crise économique historique ! Son cynisme n’a décidément aucune limite …

Aujourd’hui, je n’en veux ni à ceux qui soutiennent le pass sanitaire parce qu’ils pensent que c’est la seule solution pour sortir rapidement et définitivement de cette crise sanitaire, ni à ceux qui s’y opposent parce qu’ils y voient le franchissement d’une nouvelle étape décisive dans la restriction des libertés publiques.

J’en veux à ceux qui sont responsables d’avoir détruit toutes les conditions nous permettant  d’échanger sereinement nos points de vue pour transcender nos différences et construire un chemin commun.

C’est à cause d’eux si nous allons droit dans le mur.

L’Histoire les jugera.

François Boulo

Gilet jaune

TEXTE REPRIS SUR

 

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 > >>

Visiteurs

481311

 

Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

Articles récents

Hébergé par Overblog