SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Interview. Répression syndicale à Vitesco : « il faut qu’on se prépare à d’autres coups qui vont suivre »

Suite au scandale de répression syndicale dans l'entreprise Vitesco Technologies France en Ariège, nous avons interrogé une déléguée syndicale CGT de l'entreprise qui nous explique les manœuvres de la direction ainsi que les perspectives face à cela.

Mouvement ouvrier

Crédit photo : DDM

RP : Pouvez-vous nous raconter la situation vis-à-vis des licenciements de trois de vos collègues dans l’entreprise Vitesco ?

Déléguée syndicale de la CGT à Foix : le 24 septembre 2021, 3 salariés ont reçu une mise à pied à titre conservatoire - qui débouche généralement sur un licenciement. Dans leur lettre de mise à pied, aucun motif, aucun élément n’est apporté. Le 6 octobre ces 3 salariés ont un entretien préalable, lors de cet entretien la direction leur a notifié les reproches qui leur ont été fait, à savoir d’avoir donné une opinion lors d’une réunion d’échange environnement/sécurité/hygiène. Cette animation proposée par l’entreprise avait comme slogan « venez échanger et partagez vos expériences ». Résultat : ces trois salariés ont tellement bien échangé et partagé qu’ils ont été licenciés.

La CGT considère que ces licenciements sont fondés sur un délit d’opinion. En effet, sur l’ensemble des stands, ces trois salariés ont eu un échange contradictoire avec des intervenants et on peut se demander si aujourd’hui dans cette société, le fait de ne pas être d’accord avec les principes et les idées de l’entreprise peuvent mener à une mise à pied quelle qu’elle soit. La réponse est oui. Richard Fitoussi était un ex-élu de la CGT, Ciaran Cullen ex-élu de chez Solidaires et Thomas Vialettes était un salarié lambda. Tous les trois étaient connus pour leur franc parler. Lors de cet événement même s’ils ont donné leur opinion et leur avis, il me semble quand même que l’on est encore dans un pays démocratique où l’on a le droit de donner une opinion sans pour autant avoir une sanction. Or là, la sanction a été immédiate.

Donc ils ont été licenciés pour faute grave, si on reprend le Code du Travail c’est « un danger grave et imminent dans l’entreprise  ». La question c’est, est-ce que quand on donne une opinion ou un avis qui diverge avec les idées d’une direction, est ce que ça fait d’eux des « dangers graves et imminents pour l’entreprise » ? Je ne crois pas. Le 18 octobre, suite à cet entretien préalable, ils ont reçu leur lettre de licenciement et comme c’est avec une faute grave, que tout ce qui est préavis de licenciement sauf les congés payés qui leur ont été rémunéré, tout le reste il n’y ont pas droit : pas indemnités pour les années d’ancienneté, impact sur la rémunération mais aussi sur la recherche sur leur emploi futur.

Ce sont clairement des licenciements abusifs ! Pour nous cette forme de répression à pour conséquences de réduire les capacités d’actions des syndicats envers les salariés, elle dissuade les salariés de se syndiquer, de s’organiser et aussi fragilise le collectif de travail dans leur capacité à se défendre et à faire respecter leurs droits et en gagner de nouveaux. Il faut que les choses soient dites et clairement. Le simple geste d’adhésion à un syndicat est stigmatisé, c’est un élément perçu comme déloyal à l’égare de l’entreprise. Dans cette entreprise il y a plusieurs organisations syndicales, aujourd’hui la seule qui est venue soutenir ces trois salariés c’est la CGT. Depuis la réorganisation de l’entreprise on sent bien que le style de management du nouveau comité de direction est rigide et autocratique, c’est un management par la peur qui muselle l’ensemble des salariés. La répression syndicale s’est durcie ces derniers mois, c’est un fait, on le vit dans toutes les entreprises.

RP : Pouvez-vous parler de la réorganisation de l’entreprise ?

Déléguée syndicale de la CGT à Foix : Avant la réorganisation nous étions l’entreprise Continental, le comité de direction allemand à décidé d’une stratégie différente à savoir qu’ils ont arrêté les injecteurs et les pompes ; par rapport à ça ils ont décidé de mettre en place un spin-off et de se débarrasser de la branche Powertrain - calculateur, injecteur et pompe. De cette scission on est passé de Continental à Vitescol. Le spin-off a été effectif en septembre 2021 et la scission a eu lieu courant 2018-2019.

RP : Vous avez ressenti une dégradation des conditions de travail ?

Déléguée syndicale de la CGT à Foix : Oui, par le turnover et une direction qui pratique un management par la peur.

Il y a avait déjà eu des cas de répression syndicale dans l’entreprise ?

Déléguée syndicale de la CGT à Foix : La répression syndicale il y en a dans toutes les entreprises, sur les organisations syndicales la pression il y en a, mais c’est les règles du jeu qui font que les élus sont sous pression, sous tension. Pour l’instant la direction s’en est pas directement prise à des élus, licencier des élus c’est plus compliqué, il faut avoir l’accord de la DIRRECTE. Aujourd’hui les 3 camarades de Foix qui ont reçu cette lettre ont reçu le motif d’"incivilité envers des intervenants et collègues extérieurs". La direction veut faire un exemple, jauger les autres salariés. Car si demain elle prépare d’autres mauvais coups, elle peut voir s’il va y avoir de la résistance. Là c’est clair que la résistance il y en aura. À la CGT, on pense que ces trois collègues ont été des exemples. Ca aurait pu tomber sur d’autres. Les choses s’étant passées comme elles se sont passées, la direction à profiter : ça a été une aubaine pour licencier 3 salariés en même temps et jauger la résistance des autres.

Ce qu’il faut comprendre c’est que cette attaque contre ces collègues c’est un avertissement, il faut qu’on se prépare à d’autres coups qui vont suivre c’est sur et certain dans notre entreprise. Pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui on fait des calculateur thermique et notre entreprise a fait un choix stratégique de se tourner vers l’électrification. Sauf qu’aujourd’hui on a aucun projet électrique qui rentre. Donc c’est compliqué parce qu’il faut robotiser les lignes et la robotisation induit une diminution de la main d’œuvre. Les plans de départ volontaire qui ont été négociés, les objectifs de la direction n’ont pas été atteints : leur objectif était de supprimer 70 emplois. Nous on se demande si elle utilise pas d’autres moyens pour baisser les effectifs. Certains ont été licencié, d’autres sont partis en rupture conventionnelle, d’autres ont démissionné... apparemment ça ne suffit pas pour la direction. La phase 3 est l’utilisation de moyens pour licencier et imputer à des salariés des fautes graves ou lourdes...

RP : Surtout que les salariés dénoncent des choses d’une vérité absolue : le greenwashing de l’entreprise ainsi que son hypocrisie envers la santé mentale de ses salariés

Déléguée syndicale de la CGT à Foix : Ils ont juste donné une opinion sur un échange qu’ils ont eu avec un intervenant du stand risque psychosociaux. Dire à une intervenante que c’était mal venu de demander à des salariés lambda de diriger des salariés RPS (risques psychosociaux) vers des services aptes à les aider, moi je ne vois pas le problème. Car en effet il y a les élus, la CHSCT, l’observatoire du stress, des représentants du personnel qui sont là pour ça, ça fait partie de leur prérogative. Pourquoi aujourd’hui on va demander à des salariés lambda de diriger d’autres salariés ? C’est mal venu, ça va mettre en difficulté des salariés qui n’ont pas de mandat, aucune formation pour gérer ces salariés en situation de RPS. Je vous le dis comme eux ce sont exprimer, est ce que vous sentez de l’incivilité dans ce que je vous ai dit ? Est-ce que c’est diffamatoire ? Insultant ? A aucun moment ces trois salariés ont été insultants ou ont proféré des injures ou des agressions verbales. Ils ont juste donné un avis contradictoire.

Aussi, la direction reproche aux 3 salariés d’avoir entaché l’image de Vitesco Technologies France par rapport aux intervenants de Véolia - qui sont partenaires - sur une échange concernant la question environnementale. Les salariés ont reçu une gourde à l’effigie de l’entreprise qui prétend faire sa transition écologique alors qu’au fond il y avait écrit "Made In China", pareil pour un stylo. Cette critique aussi a déplu à la direction.

Enfin, on leur a également reproché d’avoir monopolisé le temps de parole ; on leur reproche de ne pas avoir respecté les distanciations entre eux et l’intervenant (2 mètres), sur un stand de 4m2 où l’affichage prévoit 2 personnes à l’intérieur, comment ces personnes-là pouvaient respecter le protocole sanitaire ? Bref, tout ceci est une machination.

Quels sont les perspectives au-delà de la pétition que vous avez mise en place ?

Déléguée syndicale de la CGT à Foix : Il y a de la combativité chez les salariés ! Par contre il y a des syndicats dans cette entreprise qui ont préféré ne rien faire, rester en retrait alors que trois salariés sont licenciés ! La répression syndicale s’exprime de différente manière : un plafond sur la carrière et la rémunération mais aussi sur l’égalité de traitement entre les organisation syndicales. Dans cette entreprise on est aussi là-dessus, certains syndicats sont plus ou moins derrière les intérêts de la direction... c’est une réalité et pas uniquement chez Vitesco.

Les salariés vont aller aux Prud’hommes, sans illusion qu’ils auront une réintégration mais au moins pour requalifier leur licenciement pour faute grave vers un licenciement "sans causes réelles et sérieuses". Ceci pour faciliter leur recherche d’emploi, sinon aucun employeur en Ariège ne les embauchera.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Plus de 400 jets privés pour parler CLIMAT à la COP26 de Glasgow

Ils transportaient les participants (chefs d'état, dirigeants politiques, personnalités des affaires et du spectacle) au sommet international pour le climat et parler de bilan carbone. Un très bel exemple quoi!

 

Environ 400 jets privés, moyen de transport le plus émetteur de CO2 au monde, ont afflué à Glasgow, en Ecosse, provoquant au passage un embouteillage sur le tarmac de l'aéroport écossais. Tellement que les avions ont dû parcourir 50 km, à vide, pour trouver une place de stationnement.

Le big boss qui accueillait ses potes en climat, Boris Jhonson, premier ministre de sa gracieuse majesté Elisabeth II d'Angleterre, a donné l'exemple: en jet privé Londres-Glascow. 640 km en 2 coups les gros alors que par train (moyen de transport peu goulu en émission de CO2), il fallait 4h 30.

Jo Biden, mister président de la libre Amérique a pris également les airs. Si on comprend bien qu'il ne peut pas traverser la mer océane dans une barcasse de réfugiés, pourquoi en plus de son Air Force One, 3 autres avions présidentiels et sur place un hélicoptère et une ribambelle de bagnoles qui ne roulent pas à l'électrique.

Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne de l'UE du capital, s’est rendue à Glasgow en jet qu’elle a décrit comme un «moment de vérité» pour l’avenir de la lutte contre le changement climatique.(sic) Sur 34 voyages officiels à l’étranger, 18 fois en jets privés. Dont une fois pour un trajet d’un peu plus de 50 kilomètres, selon les révélations du journal britannique The Telegraph.

Et notre Macron national, la main sur le coeur pour sauver la terre que le capitalisme détruit chaque jour davantage? En train, tout comme Anne Hidalgo, candidate pour le parti de François Hollande, et Yannick Jadot, le ni à gauche-ni à droite d'Eelv et candidat également pour l'Elysée en 2022.

Ben oui, faut faire bien et se montrer sur les photos. Mais dans le train, pas dans le même compartiment ? Si ?

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Certains CSE ont l’habitude de demander à leur expert de travailler sur les pratiques d’optimisation fiscale de leur entreprise. De nombreux groupes internationaux transfèrent en effet la marge réalisée en France vers d’autres pays où l’imposition est plus faible et où des mécanismes obligatoires tels que la participation des salariés aux résultats n’existe pas. Les dividendes prélevés sur le bénéfice échappent ainsi également à la fiscalité française. Cette pratique est courante et relativement facile à organiser, notamment par le biais de facturations excessives de prestations parfois fictives réalisées par une filiale étrangère et vendues à une filiale française. Ce transfert de marge est encadré par des normes internationales de l’OCDE, dont le respect limite la fraude mais pas l’optimisation.

Au-delà de ces mécanismes malheureusement habituels, une affaire d’évasion fiscale massive a éclaté en Europe en 2018 et une nouvelle enquête montre que l’ampleur de la fraude est encore plus importante qu’imaginé à l’époque. En effet, l’équipe « CumEx Files », un consortium de seize médias internationaux, vient d’aboutir à une estimation de 140 milliards d’euros sur les vingt dernières années au niveau européen (contre 55 milliards estimés lors de l’enquête de 2018) et 33 milliards d’euros pour la France en particulier.

La France est ainsi la principale victime de cette fraude dont le principe est le suivant : certains pays ont une convention fiscale avec des pays européens permettant à leurs résidents actionnaires de sociétés européennes de ne pas payer la taxe sur les dividendes qu’ils prélèvent sur leurs bénéfices. C’est le cas par exemple des Émirats arabes unis. Le système d’optimisation fiscale CumCum, à la frontière de la légalité, permet ainsi à un actionnaire de transférer ses actions à un prête-nom étranger juste avant le versement du dividende, pour éviter sa taxation, et de récupérer le dividende par la suite.

La pratique frauduleuse nommée CumEx va plus loin et permet à certains actionnaires de profiter de ces possibilités d’optimisation fiscale pour se faire rembourser la taxe sur les dividendes sans l’avoir pourtant payée. Le système est le suivant : juste avant le versement du dividende, plusieurs personnes basées dans des pays ayant ce genre de convention fiscale s’entendent pour procéder à de nombreux transferts de propriété d’un même titre, en particulier par le biais de la « vente à découvert » qui permet de vendre un titre avant même de le détenir. Ainsi, l’administration fiscale n’arrive pas à savoir qui est le réel détenteur des actions et qui a donc touché les dividendes. Les investisseurs demandent tous à se faire rembourser la taxe sur les dividendes, qu’ils n’ont en fait jamais payée.

Quatre grandes banques françaises sont dans le collimateur du fisc français, car elles auraient participé à l’organisation de cette fraude fiscale : BNP Paribas, la Société générale, Natixis et le Crédit agricole. Mais l’enjeu est avant tout politique : considérant que les conventions fiscales favorisant le versement de dividendes rendent la France plus attractive pour les investisseurs étrangers, le pouvoir en place n’a pour le moment rien mis en œuvre pour limiter cette fraude.

 

Publié par JDS

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Champagne et tout ce qui va avec: le CAC 40 est au plus haut des cieux!

Ce 2 novembre au soir, les 40 plus grandes entreprises cotées en Bourse ont franchi la barre des 6 927 points. La valeur d'origine (1 000 points) avait été fixée le 31 décembre 1987. C'est dire si ça va bien pour le capitalisme made in France depuis Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande et Macron

 

6 927 points, c'est comme si un record sportif, du temps où le dopage était roi, venait de tomber. Mais aujourd'hui, en terme de dopage, ce sont les flots de liquidités publiques et les plans de relance sortis du même tonneau public qui profitent aux actionnaires et plus à un pavillon national.

Pour le reste, annonce l'Insee, 14,6% de la population française survit en situation de pauvreté monétaire en 2020, avec moins de 60% du revenu médian (1 940 euros) calculé par le même institut. C'est à dire une moyenne entre le Smic et un salaire de 3 200 euros nets. Ben oui, il faut ce qu'il faut, la marche est haute. Mais l'Insee n'est pas une association caricative, qu'un organisme gouvernemental.

Covid : comment la France a évité une vague de pauvreté grâce au "quoi qu'il en coûte", pris sur Europe 1, mais pas que.
Et vous voudriez un commentaire sur votre pouvoir d'achat ?

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Fichage illégal à la RATP

Fichage illégal à la RATP, 400 000€ d’amende infligés par la CNIL.
Une première victoire que seule la CGT a mené dans l'entreprise en déposant une plainte + une 2nd au pénal, reste plus qu'à faire réparer les préjudices qu'ont subis les salarié-es discriminé-es.

Publié par CGT COMPIEGNE FACEBOOK

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
"L’entreprise fait des milliards !" 2500 salariés d’Amazon en grève pour les salaires en Allemagne

Commencé ce lundi dans trois sites, le mouvement s’est étendu ce mardi. Au total, 2.500 salariés du groupe en Allemagne se sont mis en grève pour exiger une augmentation de leurs salaires, que l’entreprise de Jeff Bezos a l’audace de qualifier d’"excellents" alors que les travailleurs y gagnent à peine plus que le salaire minimum.

Nos vies pas leur profits !

L’entrepôt d’Amazon en grève à Leipzig, le 1er novembre 2021. Crédits photo : Jens Schlueter / AFP

Ce mardi, en Allemagne, suite à l’appel du syndicat Ver.di, 2.500 salariés d’Amazon sur sept sites différents se sont mis en grève afin d’exiger une augmentation immédiate des salaires, à hauteur de 3 % cette année, et 1,7 % l’an prochain. Une augmentation prévue dans le cadre de la convention collective de la distribution s’appliquant aux autres entreprises du même secteur : « Il est inacceptable qu’une multinationale qui engrange des milliards d’euros refuse d’accorder à ses travailleurs les augmentations salariales », déclarait Orhan Akman, secrétaire général du syndicat Ver.di, rapporte le journal allemand Tagesschau. Et pour cause, selon le dirigeant syndical, le géant américain refuse depuis plus de huit ans toute adhésion à cette convention, prétextant dépendre du secteur de la logistique, comme l’explique Le Figaro.

Pourtant, comble de l’hypocrisie, un porte-parole de la multinationale américaine s’est permis de déclarer, en réaction aux déclarations du syndicat, que cette dernière offrait un « excellent salaire, d’excellents avantages sociaux et d’excellentes opportunités de carrières », se vantant de payer ses salariés 12 euros bruts de l’heure, c’est-à-dire à peine plus que le salaire minimum allemand, qui est à 9,60 euros de l’heure. Une déclaration bien méprisante dans la bouche d’une entreprise qui engrange des milliards chaque année (8,1 milliards en 2020) en exploitant des millions de travailleurs à travers le monde dans des conditions particulièrement terribles comme le dévoilait un rapport en juin dernier. De plus, comme l’explique le syndicat Ver.di, les augmentations dont ont bénéficié les salariés ces dernières années ne sont que le fruit d’une succession de combats menés contre l’entreprise. Par ailleurs, cette dernière paye toujours moins que les entreprises couvertes par les conventions collectives auxquelles Amazon refuse d’adhérer depuis plus de huit ans.

Pour l’instant, les porte-parole des syndicats évoquent une grève ponctuelle, allant de 24 heures à 3 jours. Le combat que mènent aujourd’hui les salariés contre le géant Amazon révèle une forte détermination de la part des travailleurs allemands. Cependant, cette détermination mérite un plan de bataille à la hauteur, pour espérer vaincre l’entreprise américaine, notamment via une alliance avec les quelques 50.000 ouvriers de Stellantis qui ont également manifesté cette semaine contre leur direction qui a annoncé la suppression de milliers de postes.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
La répression en marche : le gouvernement commande 90 nouveaux blindés pour 56 millions d’euros

Le ministère de l’Intérieur a annoncé la commande de véhicules blindés pour un montant s’élevant à 56 millions d’euros. Un investissement massif, qui marque le souci du gouvernement de préparer les mouvements sociaux à venir, en renouvelant son arsenal répressif.

Police partout, justice nulle part

Un nouveau véhicule blindé acheté par la gendarmerie nationale à Soframe

Dans un communiqué de presse, le ministère de l’Intérieur a confirmé l’achat de 90 Véhicules blindés à roues de la gendarmerie ( VBRG ) auprès de l’entreprise Soframe, pour une commande s’élevant à 56 millions d’euros.

Une somme exorbitante, qui fait suite à un appel d’offres lancé à l’hiver dernier. En pleine pandémie, le gouvernement se préparait déjà à réprimer les mouvements sociaux, tandis qu’il laissait les hôpitaux sans moyens, comme nous l’écrivions à l’époque.

Cette commande s’inscrit en effet dans une perspective de plus long terme, et obéit notamment au Nouveau Schéma du maintien de l’ordre, voulu par Darmanin et Castaner avant lui. Derrière cette mesure, se cache en réalité un investissement massif dans la répression et les violences contre les manifestant.e.s des mouvements sociaux à venir, qui passe par un recours accru aux armes de guerre. En effet, l’achat massif de véhicules blindés est un véritable symbole de répression, dans un contexte de criminalisation des manifestations et des militant.e.s.

Un pas de plus dans l’armement du maintien de l’ordre : le gouvernement se prépare à de nouveaux affrontements

D’une certaine manière, l’achat de ces nouveaux blindés symbolise la nouvelle manière de criminaliser les manifestants.

Comme l’explique le média Nantes Révoltée , le modèle de véhicule blindé que l’Etat utilisait auparavant a « été acheté après mai 68, dans les années 70. Déployés dans les territoires d’Outre Mer sur les populations colonisées, ils n’ont quasiment jamais été utilisés en Métropole, sauf à de très rares occasions. Ils ont refait leur apparition tout récemment sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes ou contre les Gilets Jaunes »

L’utilisation récente de ces engins de guerre est dès lors un signe du tournant autoritaire opéré ces dernières années, notamment dans le sillage de la répression du mouvement des Gilets Jaunes. Par cet achat de 90 véhicules blindés neuf, le gouvernement cherche à adapter son matériel aux nouvelles pratiques qu’il met en vigueur, impliquant plus d’actions au contact direct des manifestants. Cette acquisition s’inscrit en effet dans la continuité des commandes de munitions, armes, ou véhicules au cours des derniers mois, mais aussi d’une série de dispositions législatives afin de préparer la répression sur le terrain judiciaire, à travers la loi sécurité globale notamment.

En outre, si le gouvernement a pu débourser 56 millions d’euros pour des blindés, c’est aussi un signe qu’il sait que la vague de luttes sociales, dont le mouvement des Gilets Jaunes a été l’expression la plus marquée, n’est pas terminée, et qu’il se prépare à de nouveaux affrontements.



 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
A cet article repris de “rouge-cerise” j’ai envie d’ajouter puisque s’ouvre le sommet de Glasgow sur le climat, la folie de cette destruction du service public, cette mise en concurrence avec privatisation dont on ne voit que trop avec l’énergie où cela mène. Alors que le rail devrait permettre un fret et un maillage du territoire qui permet de contrôler la pollution et le coût des déplacements pour l’usager. Lutter avec les cheminots contre cette folie, celle de l’UE et de Macron. (note de DB pour histoire et société)

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Casse de l’hôpital et urgences pédiatriques : des enfants non pris en charge faute de soignants

L'épidémie de bronchiolite, particulièrement aiguë cette année, met sous pression les urgences pédiatriques d'un hôpital public déjà exsangue de la crise du Covid. Le Collectif Inter Hôpitaux dénonce les tri de patients auxquels sont contraints les soignants après des années de destruction de l'hôpital public.

Casse de l'hôpital public

Crédits photo : AFP

Ce 28 octobre, le Collectif Inter Hôpitaux alertait lors d’une conférence de presse sur la situation critique des urgences pédiatriques, confrontées à une épidémie particulièrement virulente de bronchiolite cette année, et dénonçait au-delà la « grande difficulté » de l’ensemble des services de pédiatrie des hôpitaux, « des urgences aux services les plus spécialisés ».

L’épidémie de bronchiolite met sous tension les urgences pédiatriques

« La première épidémie hivernale (la bronchiolite) dépasse dès à présent nos capacités de prise en charge. Pourtant nous ne sommes qu’au début de l’épidémie et le nombre de cas est encore loin en-deçà des pics des années précédentes », relatait la Dr. Véronique Hentgen, Pédiatre dans le service de pédiatrie générale du CH de Versailles. Le pic de bronchiolite est en effet estimé pour la fin-novembre, début décembre, confirme le professeur Romain Basmaci, secrétaire général de la Société Française de Pédiatrie, auprès du Huffingtonpost. Il s’agit d’une hausse de 20 à 30% de fréquentation des urgences par rapport aux hivers précédant le Covid que le professeur attribue en partie à la faible immunité des enfants, moins infectés par la bronchiolite durant l’épidémie de Covid 19, du fait des gestes barrières.

Cette hausse de fréquentation met sous pression des urgences et des services pédiatriques déjà sous tension. Le Collectif Inter Hôpitaux dénonce en ce sens un hôpital « dépassé », contraint à trier les patients :

« Aux urgences, nous trions les malades en fonction de leur gravité et nous sommes obligés de revoir nos exigences de surveillance à la baisse. Mais ce n’est pas la seule situation de tri dans notre service. Lorsque nous demandons à notre collègue ORL de différer une chirurgie pour une infection ganglionnaire, c’est du tri. Lorsque notre collègue neuropédiatre ne peut pas hospitaliser un enfant en proie à des crises d’épilepsie à répétition pour un électroencéphalogramme des 24 heures ‒ examen pourtant nécessaire pour adapter le traitement ‒, c’est à nouveau du tri. Lorsque nous disons à des parents que, malgré la déscolarisation complète de leur enfant depuis le mois de septembre en raison de douleurs articulaires, nous ne pouvons pas l’hospitaliser pour poser un diagnostic, c’est encore du tri. Lorsque notre collègue diabétologue ne peut plus poser de pompes à insuline car il n’y a plus de place d’hospitalisation, c’est toujours du tri. Toutes ces situations de tri ont des conséquences pour nos patients à court, moyen et long terme. Nous le savons, mais nous sommes impuissants. »

Une dénonciation démentie par le gouvernement, en la personne de Brigitte Bourguignon, la ministre déléguée à l’Autonomie devant le Sénat qui a assuré qu’il « n’y a pas de tri, notamment dans les urgences », sans réagir aux exemples concrets donnés par les praticiens. Pour autant, Olivier Véran a évoqué « la possibilité, si besoin, de déclencher des plans blancs et de faire preuve de solidarité territoriale pour pouvoir libérer des places dans les services de pédiatrie générale ou d’urgences pédiatriques ».

Une situation de crise causée par la casse de l’hôpital public

Cette situation critique est la conséquence du manque de personnels et de l’insuffisance des moyens alloués à l’hôpital public qui ont conduit à des fermetures de lits successives. Début octobre, le rapport du conseil scientifique attestait ainsi de la fermeture de 20% des lits d’hôpitaux du fait du manque de soignants. De même, ce sont 27 000 lits qui ont été depuis 2013 dont 5800 en 2020, en plein milieu de la crise du Covid.

« A l’instar de la grave crise que traverse l’hôpital public, les services de pédiatrie font face à la fermeture de lits ou à l’impossibilité d’ouvrir leurs lits saisonniers par manque de puéricultrices et d’infirmières, d’auxiliaires puéricultrice et de pédiatres », rapporte ainsi le Collectif Inter Hôpitaux. A titre d’exemple 10 des 24 lits du service d’hépatologie pédiatrique du Centre Hospitalier Universitaire Bicêtre (APHP) ont été fermés faute de personnel, tout comme 4 des 32 lits du Centre Hospitalier de Versailles, ou encore jusque 23 lits de l’hôpital Necker.

Si le gouvernement s’est livré de manière scandaleuse à une culpabilisation des soignants, c’est bien la casse de l’hôpital public à laquelle il a plus que contribuer qui explique cette situation. Le manque de personnels en effet est surtout lié à un épuisement des soignants chez qui se multiplient les burn-out et le ras-le-bol face à des conditions de travail catastrophiques, encore aggravées par le manque de personnels, et des salaires très bas. Cette pénurie est particulièrement marquée dans les métiers les plus précaires de l’hôpital, comme les infirmiers.

« Nous rentrons dans les urgences avec la boule au ventre car nous ne savons pas si nous sommes en nombre suffisant. Nous regardons les plannings pour savoir s’il y a du renfort et parfois non. […] Le stress et l’angoisse montent car nous voulons prendre en charge aux mieux nos jeunes patients. », témoignaient Laurent Rubinstein et Yann Simon, infirmiers.

Les conséquences désastreuses de la casse de l’hôpital public, particulièrement mises à nu avec la crise du Covid, continuent ainsi de s’alourdir. Les vagues de colère à l’hôpital ces dernières années se sont succédées à mesure de la dégradation des conditions de travail, et reprennent de la force depuis un mois. En lien avec la lutte des soignants, il est nécessaire d’exiger un plan d’investissement massif dans la santé, qui passe par des recrutements et une revalorisation salariale, mais aussi un contrôle par les soignants sur le terrain.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

En faisant des approximations sans trop prendre de risque, on peut dire que quand le patron verse 2284€ de salaire, il génère 6800€ de CA et 2200€ de marge.

LAURENT BRUN
Certains camarades partagent un texte de patron qui se plaint que le salaire qu’il « donne » à son salarié soit bouffé par l’Etat. Au delà des chiffres bidons, l’argumentaire vise à attaquer le « poids des charges », comme si c’était la raison de la faiblesse des salaires.
Il me paraît donc nécessaire de replacer quelques éléments et des chiffres réels.
Prenons l’exemple d’un salarié qui gagne 1500€ nets par mois, soit 18000€ par an.
1) pour un salaire de 1500€ net, il y aura 423€ de cotisations sociales dites « salariales », ce qui donne un brut de 1923€, et 361€ de cotisations dites « patronales » soit un salaire total de 2284€. Sources : calculateur urssaf.
Arrêtons nous déjà 5 minutes là dessus :
Au total, les cotisations représentent 784€ soit 34% du salaire total.
Déjà elles devraient représenter plus, mais le patronat bénéficie de 331€ d’exonérations. Le salaire total devrait etre 2615€, dont 1115€ de cotisations.
Ensuite ces cotisations ne sont pas un impot, elles ne sont pas prélevées par l’Etat mais par l’URSSAF.
Elles constituent un salaire socialisé car elles financent des prestations dont nous bénéficions à différents moments de notre vie pour nous protéger : sur les 1115€ théoriques, 530€ sont consacrés aux retraites, 160€ à la maladie, 80€ au chômage, 70€ à la famille et au logement, 43€ aux accidents de travail et maladie pro, 23€ à la formation… et 185€ de csg/crds.
Donc les exonérations amputent les budgets dans ces différents domaines. Or lorsqu’il y a des pensions plus faibles on se retrouve à devoir prendre une assurance, lorsque les médicaments sont moins remboursés on les achète plus cher, lorsqu’il y a moins d’aide aux logement nos loyers pèsent plus lourd, etc… autrement dit, à chaque fois que le salaire socialisé diminue, cela génère des dépenses supplémentaires pour les salariés qui doivent être assumées par le salaire direct.
Les exonérations de cotisations sociales sont donc bien une baisse de salaire.
2) Sur les 1500€ de salaire net, les impôts et taxes vont représenter : 33€ pour l’impôt sur le revenu ; et environ 113€ de TVA (selon ce qu’on consomme, le taux de tva est de 2,1 ; 5,5 ; 10 ou 20%… pour un célibataire dans cette tranche de revenu une étude de la EDHEC bussiness school évalue le taux moyen de TVA à 8%). L’Etat préleve aussi d’autres taxes (essence, cigarette, etc…).
On peut donc considérer que 10% des 1500€ de revenu net va financer l’Etat, donc l’école et la recherche publique, la justice, la police, l’armée, les institutions culturelles et sportives, certaines infrastructures publiques, la diplomatie, l’administration publique, une partie des ressources des collectivités locales, les cadeaux fiscaux aux entreprises, etc… il y a évidemment des dépenses à revoir dans le budget de l’Etat, mais considérer que les 10% versés sont du vol et ne serviraient à rien est malhonnête. D’ailleurs les patrons en bénéficient largement puisque la productivité du travail (les français sont parmi les salariés les plus productifs du monde) est liée à une haute qualification du personnel, de bons réseaux de transport, un système administratif efficace, etc…
3) Enfin, le patron ne « donne » pas 2284€ à son salarié par mois. Il le « paye » pour un travail dont le produit est vendu et rapporte un chiffre d’affaire (CA).
Par exemple, en 2014, l’INSEE avait calculé le CA par salarié des entreprises du CAC40. Cela allait de 77 000€/salariés par an à CapGemini jusqu’à 1918000€ pour Total, en passant par 411000€ pour Airbus, 304000€ pour Air Liquide, 247000€ pour Orange ou encore 237000€ pour Lafarge. Cela montre la quantité de richesses qu’un salarié génère par son travail.
Dans une entreprise moyenne on peut considérer que le chiffre d’affaire est découpé en 3 : les achats et les salaires (nécessaires à la production) et la marge. Le taux de marge moyen en France est de 32,7%. Donc en faisant des approximations sans trop prendre de risque, on peut dire que quand le patron verse 2284€ de salaire, il génère 6800€ de CA et 2200€ de marge.
Cette marge est repartie ensuite entre investissement, remboursement des banques, impôts sur les résultats et rémunération aux propriétaires (par exemple dividende aux actionnaires dans le cas d’une société par actions).
Lorsque le patron rémunère le salarié 2284€, il est probable que le « coût du capital » représente 1000 à 1500€.
4) Les petites entreprises sont souvent montrées en exemple par la bourgeoisie pour expliquer que les marges sont faibles et donc que le coup du travail est trop important.
Mais c’est le résultat d’un système dans lequel ces entreprises sous-traitent pour des plus grosses. Par ce système de sous traitance, les grands groupes cantonnent la majorité des coûts de production dans les petites entreprises, font pression sur les prix de ces productions, mais vendent le produit final au prix maximal et peuvent ainsi s’accaparer la plus grande partie de la plus value.
Au nom de la faiblesse des marges, les entreprises obtiennent des exonérations de cotisations sociales.
Et pour échapper à l’impôt sur les plus values qu’ils captent, les grands groupes utilisent les paradis fiscaux.
Conclusion :
1) Non le salaire directement « dépensable » par le salarié n’est pas de 39€ lorsque le patron verse 150€. Il est plutôt de 88,5€. En plus, ce calcul n’a pas beaucoup de sens parce que le salarié récupère peut être des allocations familiales ou autres prestations sociales qui vont augmenter sa capacité de dépenses…
2) Dans l’écrasante majorité des cas, ces prélèvements sociaux ou fiscaux servent le salarié. Donc les supprimer ne représenterait pas une économie pour le salarié, qui y perdrait en plus le caractère solidaire (de chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins… les gros salaires payent plus, il n’ont pour autant pas besoin de plus de médicaments pour soigner une grippe… d’où un système juste et efficace).
3) Le salaire est payé parce qu’il génère un chiffre d’affaire bien plus important. Pour qu’il « reste plus » aux salariés pour sa consommation directe, il suffit d’augmenter les salaires. Cela augmenterait aussi les cotisations sociales.
Pour une hausse de 10% des 1500€ de salaire net, il faut accroître le salaire total de 228€. Au regard du chiffre d’affaire et du coût du capital, cela paraît tout à fait possible.

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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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