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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /2010 21:48
Les six salariés de l'usine, tous militants ou sympatisant Cgt, de Continental de Clairoix (Oise) condamnés à des peines de prison avec sursis ont été jugés en appel aujourd'hui à Amiens pour le "saccage" de la sous-préfecture de Compiègne en avril 2009.


Le jugement a été mis en délibéré au 5 février 9h

Les 6 CONTI ont clairement réaffirmé que l'action menée en préfecture de Compiègne était "une action non préméditée, non volontaire, une réaction, un coup de colère".

A la barre, des responsables politiques, du porte-parole du Parti socialiste Benoît Hamon à la secrétaire nationale du Parti communiste Marie-Georges Buffet en passant par la dirigeante des Verts Cécile Duflot, ont été appelés en tant que témoins.

Ils ont apporté leur soutien aux six prévenus qui avaient violemment manifesté leur colère contre la fermeture de l'usine du fabricant allemand de pneumatiques.

"Le gouvernement fustige les patrons voyous, mais veut faire condamner les salariés de Continental", a dit le porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste Olivier Besancenot.

Les prévenus ont assuré que l'action menée dans la préfecture de Compiègne était "non préméditée, non volontaire".

Marie-Laure Dufresne-Castets, l'avocate des 6 CONTI, a demandé la relaxe.

Dans la matinée, à l'appel de la Cgt, plus de 1500 personnes se sont rassemblées devant la gare d'Amiens malgré les gros problèmes de circulation, puis ont défilé jusqu'au tribunal de la ville. (6 cars n'ayant pu rejoindre le cortège).

Derrière la banderole "Relaxe pour nos six camarades", le cortège a défilé en scandant "Les voyous, c'est pas nous",.

Dans le cortège, outre des anciens salariés licenciés de l'usine de Clairoix, plusieurs politiques ont donné de la voix.

"En relaxant les Six, on condamne les patrons voyous et on rend la justice. La violence, elle est du côté de ceux qui licencient pas du coté de ceux qui se défendent",

L'usine Continental, qui comptait 1.120 salariés, a fermé ses portes en 2009. Après des semaines de hautes lutte, les salariés ont obtenu une prime de départ supplémentaire de 50 000 euros.

Le 21 avril 2009, des salariés de Continental avaient saccagé la sous-préfecture de Compiègne après la décision du tribunal de grande instance de Sarreguemines (Moselle) de ne pas annuler le plan de fermeture de leur usine.

A bientôt

Par Syndicat CGT Le Meux
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